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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 06:44




Jacques Généreux, comme de nombreux autres rejoignent le Parti de Gauche. Ce n'est pas anodin.


A titre personnel, cela me fait plaisir, car c'est un intellectuel que j'apprécie. C'est un vrai économiste qui ne met pas les mathématiques en avant, et pour qui l'économie c'est homme avant tout.


C'est l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment « la dissociété ». Que je conseille à tous.


C'est un proche d'Henri Emmanuelli et de Gérard Filoche. Son départ en annonce - t il d'autres.


A suivre...


DH



Pourquoi je m'engage dans la construction du Parti de Gauche


Communiqué de Jacques Généreux

(Ex-membre du Conseil national du PS)

 

La ligne politique que je crois la plus adaptée aux défis du XXIe siècle, et la plus susceptible de s'opposer à la grande régression engagée par la droite, reste irréductiblement minoritaire au sein du PS. Ce constat, trop de fois confirmé, me conduit à quitter ce parti pour m'engager dans la construction d'un nouveau parti de gauche, socialiste, républicain, démocratique et résolument décidé à refonder l'union des partis de gauche autour d'un programme de gouvernement.



Tout au long des années 2000, au côté d'autres socialistes, je me suis engagé contre la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales : privatisation et mise en concurrence des services publics, baisse des impôts sur les revenus du capital et les hauts salaires, dérégulation des marchés financiers, généralisation du libre-échange, philosophie de la responsabilité individuelle, culte de la compétitivité, abdication devant la mutation de l'Union européenne en espace de guerre économique. Face à cette dérive, bien des militants découragés ont déjà quitté le PS, tandis que d'autres, dont je fus, n'ont jusqu'ici pu se résoudre à abandonner le parti de Jaurès sans combattre pour sa renaissance. Le courage politique commandait de ne pas se résigner, car les seules batailles perdues d'avance sont celles que l'on renonce à mener. Mais voici venu le temps où la lucidité politique commande de reconnaître la défaite.



Les résultats du congrès de Reims sont à cet égard peu équivoques : la ligne résolument socialiste que j'ai défendue aux côtés d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon est soutenue par moins d'un militant sur 5 ; en votant pour Ségolène Royal malgré l'opposition de tous les autres leaders du PS, 50% des militants estiment que le clivage gauche-droite est dépassé, et que l'avenir de la transformation sociale passe par la mutation du PS en un parti démocrate allié au centre-droit ; enfin, si la courte victoire de Martine Aubry est confirmée, c'est celle d'une coalition ambiguë intégrant les plus ardents défenseurs des options libérales, celle d'un front construit sur le rejet de Ségolène Royal, et non sur une ligne commune concernant des questions aussi essentielles que le libre-échange ou le traité de Lisbonne. La vieille direction du PS, celle qui a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002, celle qui a creusé le divorce entre le PS et son électorat lors du référendum européen du 29 mai 2005, aura peut-être « sauvé les meubles » en se liguant contre une personne. Mais le PS sort de cette manœuvre tout aussi illisible qu'avant et laisse ses électeurs tout aussi orphelins d'une représentation politique claire et efficace.


Je garde intactes mon amitié et mon estime pour les camarades qui, face à ce constat d'échec, pensent que la bataille interne au PS demeure l'engagement le plus utile au pays. Pour ma part, devant l'urgence qu'il y a à proposer une alternative politique à la régression sociale en cours, devant l'exigence immédiate d'une représentation politique du « non » socialiste aux prochaines élections européennes, je ne crois pas utile de dépenser mon énergie à convaincre 50 % des militants du PS de redevenir « socialistes », et j'entends l'exaspération des électeurs qui attendent d'un responsable politique qu'il s'occupe enfin davantage du pays que de son parti.


Je n'ai plus d'illusion sur la capacité de la « gauche du PS » à constituer rapidement l'axe central de ce parti sur les questions économiques, sociales ou européennes. Qui plus est, même quand elle parvient à inscrire ses propositions dans le programme du PS, ce peut être en pure perte. Ainsi, en 2004, pour les élections européennes, au nom de l'unité et sous l'impulsion de François Hollande, le conseil national, unanime, a accepté en bloc la ligne défendue par Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, ligne selon laquelle la Constitution européenne était en l'état inacceptable et n'aurait le soutien du PS qu'à un certain nombre de conditions. Mais cette ligne, qui valut au PS une grande victoire en juin 2004, était, dès le mois de juillet, piétinée par le Premier secrétaire. Ce dernier entrait en campagne pour le « oui », engageant à sa suite une majorité de militants, quand bien même aucune des prétendues « conditions » proclamées devant le peuple français n'avait été seulement discutée.


Non contente de cette première trahison du suffrage universel, la direction du PS ne s'est pas dressée d'un seul bloc contre Nicolas Sarkozy quand celui-ci imposait la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (traité strictement identique à celui que 55% des Français et les deux tiers des électeurs de gauche avaient rejeté). Le président de la République commettait un crime contre la démocratie, doublé d'un crime de haute trahison puisqu'il s'entendait avec des puissances étrangères pour imposer un traité contre la volonté clairement exprimée par le peuple français. Face à pareille forfaiture, pouvait-on imaginer, que nous, les socialistes, les héritiers de Jaurès et de la promesse d'une « démocratie jusqu'au bout », nous ne serions pas, cette fois au moins, unis du premier au dernier, pour mobiliser le peuple contre la droite antidémocratique ?  Eh bien, pire qu'une simple réticence à mener ce combat, nous eûmes quelques leaders visiblement satisfaits que, grâce à Sarkozy, on ait sauvé leur cher traité, contre le peuple ! Quelques leaders qui participeront peut-être à une direction du PS, d'ores et déjà décidée à construire un programme européen commun avec le PSE, c'est-à-dire avec tous les plus ardents défenseurs du traité de Lisbonne, qui ont désormais en tête une seule obsession : convaincre les Irlandais que leur « non » à ce traité n'est pas recevable, qu'ils doivent dire « oui » à ce qu'ils refusent, car désormais, dans l'Union européenne, il n'est de place que pour les peuples qui renoncent à leur souveraineté.


Un tel entêtement à bafouer la démocratie, une telle application à mépriser le choix des peuples, ne peuvent que nourrir un ressentiment antisocialiste et antieuropéen, dont le principal débouché politique sera la montée d'un populisme gauchiste ou nationaliste, au détriment d'une gauche de gouvernement proeuropéenne. C'est pour combattre cette funeste perspective que, en 2005, j'ai mené une campagne nationale pour un « non » de gauche et proeuropéen, un tour de France du « non » socialiste aux côtés de Marc Dolez et Gérard Filoche, une campagne unitaire avec les communistes, avec Attac, avec toutes les forces de gauche engagées pour une Europe du progrès social. Je ne vois pas avec qui d'autre que ceux-là je pourrais, en 2009, mener à nouveau une campagne pour cette Europe-là.


Le PS, en quête de renouveau et de reconquête de l'électorat populaire, pouvait prendre une autre voie. À la faveur du « non » français en 2005, il aurait pu entendre que ceux qui, dans ses rangs, étaient restés aux côtés de la gauche (c'est-à-dire du côté de ses électeurs) avaient fait le bon choix politique. À la faveur de la nouvelle crise financière enclenchée dès l'été 2007, il pouvait reconnaître que tous les socialistes qui, inlassablement depuis les années 1990, avaient fait le bon diagnostic sur la mutation du capitalisme, n'étaient pas d'archaïques gauchistes mais, au contraire, des socialistes vraiment au fait du monde présent. Or, ces socialistes qui avaient « un monde d'avance », aucun autre courant au PS n'a voulu entrer dans le congrès avec eux, dans une motion commune à laquelle ils étaient disposés sans autres conditions que celles relatives à la ligne politique, concernant notamment la réorientation de la construction européenne et la remise en question du dogme du libre-échange. Je prends acte de ce refus. Je prends acte de ce que la seule motion qui, selon moi, aurait dû arriver en tête dans un Congrès « socialiste », et dans ce moment de l'histoire qui lui donne raison, est arrivée en queue avec 18,5% des votes.


En conséquence, à la suite de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon, je m'engage dans la construction du « Parti de Gauche ». J'appelle tous ceux qui m'ont fait jusqu'ici l'honneur de manifester leur soutien à mes engagements à nous rejoindre dans cette entreprise.



Dimanche 23 novembre 2008




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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 06:32




Mais dans quel monde vivons - nous ?



"Chacun sait qu'il est interdit de déposer des détritus sur la voie publique. Question d'hygiène... Vous saurez dorénavant qu'il est également interdit de laisser traîner dans la rue des SDF sous une tente. Un SDF sans tente, c'est mortel par grand froid, mais c'est toléré. Un SDF avec tente, cela revient à "embarrasser la voie publique en y laissant des objets", c'est puni par le Code pénal, et ça coûte 12.000 euros d'amende devant le tribunal de police de Paris. Ou la confiscation des tentes, sans amende, car la justice sait varier ses peines. (*)


Christine BOUTIN, la ministre du logement, justifie la condamnation du DAL.


Nous sommes donc dans un pays qui condamne avec célérité des SDF et qui est beaucoup plus compréhensif avec d'autres affaires...


Quelle est la conclusion de l'affaire de l'UIMM ?


Quelle est la conclusion de l'affaire des délits d'initiés d'EADS ?


Quelles sont les mesures prises envers les banquiers qui ont mis à mal notre économie aujourd'hui, en s'en mettant plein les poches » ?


C'est bizarre, plus les sommes en jeu sont importantes, plus les personnes concernées sont « importantes » ( ?), plus cela semble compliqué... Evidemment, suivant ce principe il ne faut pas « rater les SDF ». C'est scandaleux, et attristant à la fois. Pendant ce temps là, mes amis du PS recomptent leurs voix...


DH



Le DAL, Droit Au Logement

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 06:35




On ne nous dit pas tout, ou Sarkozy et les fonds souverains



Le 20 novembre dernier, Nicolas Sarkozy a lancé les fonds souverains pour soutenir les PME. Pourquoi pas ?


Ce qui me choque, c'est l'exemple choisi de la société DAHER. En effet, cette société va recevoir 85 millions d'€ pour faire face à la crise. C'est la même société qui a racheté la filiale SOCATA d'EADS à Tarbes, il y a à peine quelques semaines.


Il faut se rappeler aussi, que l'Etat est actionnaire d'EADS, et a donc donné son feu vert au rachat de la Socata.


Je trouve très « bizarre », que quelques semaines plus tard, que la société DAHER soit en recherche de financements. Les fonds souverains tombent donc à pic.


Je ce que je veux dire, c'est que le besoin de financement de DAHER, n'a strictement rien à voir avec la crise actuelle, et que l'on peut émettre des doutes sur l'opération de cession de la SOCATA par EADS...


Finalement, c'est l'Etat qui au travers du fond souverain et de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), finance pour DAHER, société privée le rachat d'une filiale d'EADS, dont il est actionnaire. Cherchez l'erreur ?


On en nous dit pas tout, mais il ne faut pas nous prendre pour plus idiots que nous sommes...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 06:37




PS, le pire scénario, ou le scénario du pire...



Ayant démissionné du PS pour rejoindre, il y a quelques jours,  le Parti de Gauche lancé par Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon, je pourrai me réjouir de ce qui se passe au PS. En fait, il n'en est rien.


Je n'ai certes pas voté pour la désignation du 1er secrétaire, mais je reste un observateur de la vie du PS.


Je croyais et j'espérais que le congrès de Reims, soit celui de la clarification de la ligne politique. En fait, il n'en est rien aujourd'hui. C'est pourquoi, j'ai quitté le PS après le vote des motions, prenant acte des 20 % obtenus par la « ligne Hamon », et surtout par les 80 % obtenus par la « ligne Delanoë-Royal-Aubry ».  


Les militants, quoi qu'on en dise, ont donné un signe clair sur l'orientation social-démocrate. Certes, certains rétorqueront que Aubry, ce n'est pas Royal, qui n'est pas Delanoë. C'est vrai ! Mais ce sont tout de même, les mêmes qui gouvernent le PS depuis plusieurs dizaines d'années, et qui soudainement la crise arrivant, ont radicalement changé leurs discours, en prônant aujourd'hui le contraire de ce qu'ils disaient, il y a quelques semaines à peine... Royal


Au congrès la synthèse est devenue impossible entre les motions. J'étais une la ligne contre une « synthèse molle ».  En fait il n'y a pas eu de synthèse, mais il me semble que les débats ont peu porté sur la ligne politique, mais plutôt sur le qui ?  C'est la lutte des égos qui est revenue en lumière. Martine, Ségolène et Bertrand s'estiment tous 3 « dans le créneau » de la présidentielle de 2012, et donc pas question de lâcher le manche...


Ensuite, il y a eu le 1er puis le second tour de désignation du 1er secrétaire. Quoi qu'on en pense, il faut noter la progression de Ségolène Royal, qui mathématiquement était perdante au second tour, par rapport aux résultats du premier tour.


Les militants du PS n'ont pas cependant réussi à trancher et un résultat aussi serré s'il est validé, rendra le PS ingouvernable, avec des luttes internes incessantes. Ségolène Royal ne lâchera pas le morceau, ce qui rendra la vie impossible à Martine Aubry, qui n'a de toute façon qu'une majorité que très relative. Bertrand Delanoë n'a certainement pas dit lui aussi son dernier mot pour 2012, tout comme François Hollande d'ailleurs...


Ce qui « m'amuse », ce sont les 2 candidats Royale et AUBRY, qui s'accusent mutuellement de triches dans certaines fédérations. A une époque, où elles étaient dans la majorité autour de François Hollande, ces pratiques, qui existaient déjà ne les gênaient guère. Que la Gauche du PS en fasse les frais à l'époque, était « normal »...


« Pour le fun », je note dans La Provence, que la fédération des Bouches du Rhône, toujours prompte à se placer dans le sens du vent, a été une des premières à annoncer la victoire de Martine Aubry: « C'est le début d'une histoire »...J'attends la suite avec impatience...


Pour conclure, je dirai que le PS est dans le pire scénario, et qu'il ne faut pas pour autant s'en réjouir. Mais c'est parce que je suis lassé de toutes ces batailles internes, et que la ligne politique du PS reste trop dans le flou au grès des événements, que j'ai rejoins le Parti de Gauche. Le PS a trop souvent pris des positions ambigües sur nombre de sujets car dans le fond nombre de dirigeants sociaux-libéraux étaient d'accord avec la politique de la droite...


J'engage tous les militants PS lassés eux aussi de ces histoires à venir nous rejoindre. Les militants socialistes méritent mieux que le spectacle affligeant auquel ils assistent. Le PS n'en sort pas grandi, mais la Gauche dans son ensemble en pâti pour lutter contre la politique de Nicolas Sarkozy.


Le 29 novembre à Paris se tiendra le 1er meeting de lancement du Parti de Gauche, en, présence d'Oskar Lafontaine du Die Linke allemand. Ce sera un moment fort dans la politique française. Il est temps d'offrir une vraie nouvelle offre politique, face par r         apport à un PS englué dans ses luttes internes. Je suis fier de faire partie de cette nouvelle aventure !


A suivre...


DH


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 06:10




Lu dans Politis


Samedi, j'étais avec des camarades du Parti de Gauche à la manifestation à Marseille pour la défense de la poste.


C'était l'occasion pour nous de distribuer des tracts pour faire connaître le Parti de Gauche...


L'accueil des camarades communistes était plutôt bon, mais ce n'était pas une surprise !


J'ai noté aussi que la démarche de Jean-Luc Mélenchon était connue globalement des gens présents à la manifestation.


J'ai eu aussi quelques reproches sur la division supplémentaire que représentait, à Gauche ce nouveau parti.


Du coté des médias, très présents sur la manifestation, il n'y a avait qu'une question qui revenait : Avez - vous voté hier soir au PS ? Cela semblait plus important que le soutien que nous apportions à la défense de la Poste... N'ayant pas voté, sinon, cela aurait fait 43 voix d'écarts, et pas 42, pour Martine Aubry, et pour cause, cela n'intéressait pas les journalistes présents !...


Lors de cette manifestation, un collègue syndicaliste de Gardanne m'a interpellé au sujet de ma démission du PS, qu'il avait lu dans la revue Politis! Bien qu'abonné à la revue, que je vous conseille au passage, je ne l'avais pas lu moi-même ! Comme quoi...


DH




Jeudi 13 novembre 2008


Affranchi
 

Guy Obino, le maire de Vitrolles, « réélu en mars, n'a pas renouvelé sa carte [au PS] cette année » (*) , découvre-t-on dans la Provence (8 novembre). Didier Hacquart, un de ses anciens adjoints, s'étonne sur son blog que l'élu n'ait prévenu ni les électeurs ni les militants socialistes. Il se demande ce que ces derniers « en pensent, eux qui payent une cotisation, alors que le maire s'en affranchit », tout en intervenant dans les débats de section.


Autre question de Didier Hacquart sur « une particularité du PS » : « Comment un non-adhérent au PS peut-il signer une motion [en l'occurrence celle de Ségolène Royal], pour laquelle il ne peut pas voter ? » « C'est aussi pour ce genre de pratiques que je souhaite quitter le PS ! », conclut ce proche de Mélenchon.



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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 05:39



Il y a « Michel Rocard » et « Michel Rocard ». Je suis loin de partager toutes ses idées, mais il faut reconnaître que c'est un vrai intellectuel qui réfléchit, et qui a de bonnes analyses. Il a aussi un bon coté didactique, qui ne me déplait pas.


Si je ne partage absolument pas la conclusion de l'article qui suit paru dans le Nouvel Obs, l'analyse qu'il fait de la crise, y compris son mea-culpa me parait intéressante. Je ne partage pas sa conclusion sur le PS, puisque, justement, ce que je reproche aux dirigeants du PS, c'est d'avoir cédé aux sirènes de l'air ambiant sur le capitalisme. C'est ce qui a conduit à la crise financière actuelle. Crise financière qui commence à se transformer en crise économique avec un véritable impact sur le monde réel, avec son lot de fermeture d'entreprises, de chômage, etc.


Je ne partage pas son appréciation sur les « sociaux libéraux » réformistes qui sous la pression de la finance ont été les responsables de régressions sociales.


DH

 


Face à la crise par Michel Rocard (*)

 


Le Nouvel Observateur. - Qu'est-ce que la gauche peut dire et proposer face à cette crise ?


Michel Rocard. - Cette crise, c'est l'occasion où ne jamais de remettre de l'ordre dans la confusion intellectuelle de la gauche française. La gauche pendant cinquante ans a oublié ses principes et n'a gardé de son exigence éthique que le combat salarial.


Surgit la crise qui fait la preuve que le capitalisme détruit les acquis économiques, ceux-là mêmes qu'un capitalisme régulé avait assurés pendant les Trente Glorieuses. La gauche française, elle, est encore empêtrée dans ses archaïsmes. On identifie traditionnellement la gauche en France selon trois critères.


Le premier, c'est sa proximité avec le Parti communiste français. Or il est devenu caduc. Il n'y a plus, et c'est tant mieux, de projet stalinien. On a vécu pendant cinquante ans en se définissant par rapport au PCF Trop longtemps, la gauche ne s'est définie politiquement que par rapport aux autres sans vraiment dire ce qu'elle est, ce qui est quand même une souffrance.


Le deuxième critère, c'est la dimension d'étatisme. L'Etat était la garantie de la gauche contre les vices du capitalisme.


Troisième élément, le plus tordu, que j'appelle « le syndrome de la demande ». Je l'ai compris en 1980 lorsqu'on élaborait le programme d'Union de la gauche et qu'on discutait notamment du smic. Pour être considéré de gauche, il fallait à l'époque exiger une augmentation d'au moins 15% du salaire minimum. Ce que n'importe quelle crise d'inflation annule automatiquement. Ceux qui comme moi préconisaient une raisonnable augmentation de 6% afin d'augmenter le pouvoir d'achat, sans qu'il soit aussitôt dévoré par la hausse des prix, étaient taxés de droitiers.


Rappelons que, sous la Révolution, la gauche définit simplement les hommes qui veulent faire bouger les choses et qui s'installent, dans l'Hémicycle, à la gauche du président de l'Assemblée, alors que les conservateurs s'installent à droite. La gauche, c'est donc le mouvement par rapport à l'ordre, le refus d'admettre un ordre socialement injuste et donc d'accepter de payer un prix de désordre temporaire pour changer l'ordre.


Depuis toujours la gauche demande une modification du pouvoir de commandement sur l'économie et au sein de l'entreprise. La souffrance ouvrière exigeait une bataille sociale (salaires, conditions de travail, sécurité, retraite), mais le socialisme était avant tout un combat pour la dignité de l'homme. La dignité, c'est un droit reconnu à chacun de peser sur son existence, sur son destin.


C'est d'ailleurs ce qui a conduit le jeune Marx à travailler d'abord sur l'aliénation avant de se consacrer à l'analyse du capital. Le socialisme est né au XIXe siècle d'une colère contre la cruauté du capitalisme. Marx a fait l'analyse que la dureté de la condition salariale et des inégalités venait de la cupidité des patrons, de leur appétit de pouvoir et de leur appropriation des moyens de production et d'échange. Mais, on l'a oublié, Marx ne remettait jamais en cause l'économie de marché ! Son œuvre majeure et posthume, « Fondements de la critique de l'économie politique » - qui ne sera traduite en français qu'en 1968 -, affirme que le drame central du capitalisme, c'est sa tendance permanente aux déséquilibres et aux crises. Et son incapacité à dominer ses pulsions à s'étendre partout et à commander l'économie mondiale. Il insiste aussi sur la tendance de la finance à prendre le pas sur l'économie réelle. Marx annonce une crise plus grave que les autres en raison d'un déséquilibre de l'économie réelle provoquée par la toute-puissance mondiale d'une finance elle-même complètement chaotique. Eh bien, nous y sommes ! La gauche avec Marx a disposé de l'instrument intellectuel de prévision économique le plus fabuleux qui soit et n'a pas su s'en servir !


N. 0. - Pourquoi l'économie de marché est-elle un acquis fondamental ?


M. Rocard. - C'est parce qu'elle est garante de la liberté du travailleur - consommateur - citoyen de base et parce que le capitalisme a réussi à associer à l'idée de développement et de croissance la totalité de la population. Et parce que l'Histoire a montré que la réponse collectiviste au capitalisme a été inefficace et vaincue partout. Marx a d'ailleurs fait l'éloge de l'efficacité révolutionnaire du capitalisme.


Un rappel : un citoyen français sous la Révolution vivait à peu près comme un sujet de Louis XIV et pas beaucoup mieux qu'un citoyen romain ! Aujourd'hui, nous vivons 120 fois mieux que nos arrière-arrière-grands-parents. On travaillait 4 000 heures par an en 1820 ou 1830, à la naissance du capitalisme, soit 17 heures par jour, samedi compris, sans congés payés ni retraites. Nous en sommes dans la France actuelle à 1 600 heures.


C'est un progrès constant dû aux conquêtes sociales à l'intérieur du système. Reste cependant le problème de l'instabilité dé ce même système qui provoque des crises à répétition. La crise de 1929, qui a entraîné la Seconde Guerre mondiale, a été la plus grave. Après la guerre, il y eut un consensus pour rationaliser les excès du capitalisme. On s'est appuyé en fait sur trois « correcteurs d'équilibre ».


Le premier basé sur les rapports de l'économiste britannique William Beveridge qui a théorisé l'humanisation du capitalisme, particulièrement en 1944 dans son ouvrage « le Plein Emploi dans une société libre », par la protection sociale en y voyant un puissant facteur de stabilisation. Il voulait mettre l'efficacité du capitalisme au service de la lutte contre sa cruauté.


Le deuxième est bien sûr John Maynard Keynes, l'autre économiste britannique qui a théorisé l'usage des pouvoirs budgétaire et monétaire des Etats pour stabiliser les secousses du système.


Troisième régulateur, historiquement le premier, et le vrai vainqueur de Marx, c'est Henry Ford. Sa doctrine énoncée après la Première Guerre mondiale tient en une phrase : «Je paie mes salariés pour qu'ils achètent mes voitures. » Donc, après la dernière guerre mondiale, tous s'accordent à défendre une politique de hauts salaires pour faire progresser la demande. Le résultat, ce sont les Trente Glorieuses. Trente ans d'un capitalisme à croissance régulière sans crises majeures. Trente ans de redistribution avec 5% de croissance par an et le plein-emploi. Pendant lesquelles la gauche proteste contre les guerres coloniales ou les atteintes aux droits de l'homme, faute de pouvoir contester le système économique. Il ne lui restait plus qu'un combat : critiquer la société de consommation !


N. 0. - Alors, comment en est-on arrivé à la crise actuelle ?


M. Rocard. - Les actionnaires ont pris le pouvoir et, appuyés sur les idées de Milton Friedman (*) - le marché a réponse à tout -, ont pris le commandement du monde. A la fin des Trente Glorieuses, l'ouverture des échanges et surtout celle, incontrôlée, des mouvements de capitaux ont permis l'émergence de firmes multinationales et la prise de pouvoir peu à peu de l'actionnariat. Fonds de pension, fonds d'investissement, fonds d'arbitrage (ou hedgefunds) ne se sont préoccupés que d'amasser des profits à court terme sans se préoccuper de la production, de la recherche et du long terme. Leur pression permanente a conduit les entreprises à externaliser une grande part de leur production et à développer une sous-traitance généralisée avec moins de protection sociale. Voilà comment nos grands constructeurs automobiles qui, dans les années 1960, fabriquaient 80 de la valeur de ce qu'ils vendaient ne sont devenus que des assembleurs, ne fabriquant plus que 20 de la valeur de leurs produits. Avec pour conséquence l'explosion du travail précaire, du chômage et de l'exclusion, qui touchent le quart de la population !


N. 0. - Que peut proposer le PS lors de son prochain congrès ?


M. Rocard. -Je bénis le temps où la droite mondiale est enfin capable d'accepter l'idée que les sociaux-démocrates ont eu raison depuis plus de cinquante ans en demandant une régulation européenne et mondiale de l'économie de marché !


Une droite mondiale qui a été complice de ce crime contre la pensée, en martelant ce dogme : l'économie peut fonctionner sans règles. Face à la crise, le PS doit lors de son congrès de Reims affirmer fortement sa ligne sociale-démocrate. Le dernier rapport du président du Parti socialiste européen, le Danois Poul Rasmussen, porte sur le rôle des hedgefunds dans l'aggravation de l'instabilité financière mondiale. Il existe donc des réflexions et des analyses susceptibles de proposer à l'Europe un pilotage social-démocrate. Le PS a toujours été malade de ses motions de synthèse. Il a besoin de clarté, fût-elle douloureuse. J'attends du 75e congrès qu'il dise sans détour que l'Europe est le cadre nécessaire de toute politique de progrès et que la nouvelle régulation du capitalisme se fera en préservant l'économie de marché. En sera-t-il capable ?


Propos recueillis par FRANÇOIS ARMANET et GILLES ANQUETIL

13-19 NOVEMBRE 2008



(*) Milton Friedman et l'école de Chicago, lire ou relire « la stratégie du choc » de Naomi Klein




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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 06:20




Le Nouveau Parti de Gauche dans la presse.


La Provence a diffusé le 18 novembre,  un petit article sur notre première réunion de Vitrolles...


A suivre !


DH



Le nouveau Parti de Gauche a réuni ses militants


Récemment, à l'initiative des premiers signataires de rappel " Ça suffit comme ça", une trentaine de militants se sont réunis à la maison des syndicats, pour aborder la question de la création du Nouveau Parti de gauche suite à la décision prise par Jean-Luc Mélenchon, de quitter le parti socialiste.


Les militants réunis provenaient de divers horizons de la gauche (militants et responsables syndicaux, militants associatifs, militants ex-membres du PS ou encore membres, militants du PCF, d'Utopia, sans parti).


Une nouvelle assemblée aura lieu au début du mois à de décembre

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 06:12




ATTAC décrypte le plan d'actions du G20. Cela ne fait que confirmer ce que beaucoup pensaient...


Pourquoi changer un système qui rapporte ?  .....................A quelques-uns, bien sûr !


DH




Communiqué d'Attac France


Le nouveau consensus de Washington est arrivé

 


Le résultat de la réunion du G20 à Washington le 15 novembre 2008 est dérisoire et indécent. La déclaration adoptée par les gouvernements est un modèle du genre « réaffirmation des principes du néolibéralisme ». Pas un seul dogme ayant présidé à la financiarisation de l'économie mondiale qui a conduit à la crise n'est absent de cette déclaration finale.


Alors que la circulation absolue des capitaux, les innovations financières, le débridement des produits dérivés sont unanimement reconnus comme facteurs d'instabilité permanente, le G20 veut encourager « le développement des échanges de produits et services financiers » et faire en sorte que les institutions financières puissent « traiter des volumes croissants de produits dérivés ».


Se gargarisant de « régulation » à chaque page, le G20 ne prend aucune véritable mesure contre les paradis fiscaux et ne dit pas un mot du secret bancaire, auxquels pourtant beaucoup de chefs d'État ou de gouvernement affirmaient vouloir mettre fin.


Ne craignant pas la contradiction, le G20 affirme la nécessité d'éviter la récession, tout en appelant à « maintenir un cadre politique conduisant à la soutenabilité budgétaire », c'est-à-dire un cadre de rigueur


Faut-il s'étonner que le bilan de trente années de politiques néolibérales ne soit pas tiré ? La montée considérable des inégalités, consécutive d'une part à la forte diminution de la part de richesse produite allant aux travailleurs, et d'autre part à l'application de programmes d'ajustement structurel dans les pays du Sud, est totalement ignorée par le G20. Or le programme dit « de la valeur pour l'actionnaire », corollaire de la dégradation de la condition salariale, est la cause profonde de l'emballement de la finance et de sa crise.


Dans les années 1980 et 1990, les politiques néolibérales furent canonisées sous l'appellation de « consensus de Washington ». Aujourd'hui, on peut dire qu'un nouveau consensus de Washington vient d'être reformulé pour donner l'apparence de la nouveauté à ce qui n'est qu'une simple copie des préceptes qui ont conduit le monde au bord du désastre. L'effacement des dettes des grandes banques n'a posé aucun problème aux partisans du capitalisme, tandis que celui de la dette des pays du Sud attend encore de devenir une priorité.


L'Union européenne s'est-elle exprimée d'une voix originale dans ce concert ? Non, à l'unisson des autres grandes puissances, elle s'engage dans la poursuite des réformes structurelles du marché du travail, ainsi que l'a déclaré le Conseil des ministres des finances (Ecofin) du 7 octobre, réformes qui portent en germe l'aggravation de la situation du plus grand nombre, préparant ainsi les conditions d'une nouvelle crise avant même que l'actuelle soit jugulée. La « refondation du capitalisme », chère au président français qui est aussi le président en exercice de l'UE, n'est que l'habillage d'une nouvelle fuite en avant vers le chaos social.
Après avoir fait la part belle aux banquiers et spéculateurs fauteurs de crise, les principaux gouvernements présents dans le G20 viennent de réaffirmer leur foi aveugle dans les bienfaits du marché roi et dans les vertus de la recherche de la rentabilité à tout prix. Le prix à payer sera celui de l'impossibilité de réduire la pauvreté et les inégalités et celui de l'impossibilité de mettre les sociétés sur une trajectoire de développement respectueux de l'environnement.


Avec l'ensemble du mouvement altermondialiste, Attac propose de mettre la finance au pas, de désarmer ses acteurs et d'inscrire les citoyens au cœur des procédures de décision. Alors que le G20 s'est fixé un nouveau rendez-vous en avril 2009, Attac s'engagera dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes pour sortir du néolibéralisme, en exigeant notamment la taxation générale des transactions financières, la mise sous contrôle public du secteur bancaire et financier et un nouveau partage de la richesse produite. C'est possible et c'est maintenant indispensable rapidement.



Attac France,

Montreuil, le 18 novembre 2008

(*) http://www.france.attac.org/spip.php?article9236



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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 06:06




Cela n'a pas vraiment fait la une des médias, si ce n'est quelques articles de presse.

C'est avec un peu de retard, mais je tenais à réagir à la « dernière du ministre Brice Hortefeux ». Organiser une conférence européenne sur l'intégration à Vichy, c'est un peu « gonflé » et à la limite de l'indécence. Quand de plus, le choix de la ville a été fait pour justement, la réhabiliter d'un passé lourd à porter, et dont les vichyssois ne sont en aucun ca responsables, c'est se moquer du monde.


En politique les symboles ont leur importance. Choisir Vichy, n'est pas le fruit du hasard, pour traiter d'un tel sujet. Ce gouvernement, ne recule devant rien, ni même le pire...


DH


 

Hortefeux le Vichyssois (*)
 

Le choix de Vichy pour la tenue de la conférence européenne sur l'intégration des immigrés est un symbole inquiétant dans une période de frénésie sécuritaire où le repli sur soi et la peur de l'autre constituent des traits dominants des politiques menées en France et en Europe.


Bien évidemment, il ne s'agit officiellement pas de réhabiliter le régime de Vichy mais de redonner à la ville de Vichy le lustre d'une agréable bourgade balnéaire. Brice Hortefeux n'est donc pas vichyste mais simplement vichyssois, du fait de ses origines auvergnates revendiquées. Il prétend que son initiative n'a aucun caractère politique. Qu'il soit permis d'en douter. Une vidéo mise en ligne sur Internet le montre en train d'affirmer, dans une réunion publique, qu'«on en a ras le bol de cette histoire du passé». Mais l'oubli de la politique criminelle du régime de Vichy ne lui paraît pas suffisant. Le Canard Enchaîné s'est récemment fait l'écho de ses tentatives, vaines jusqu'à présent, pour le débaptiser et le rebaptiser en «régime de Pétain».


La perspective adoptée ici vise à faire porter le chapeau à un seul et est donc diamétralement opposée à celle de Jacques Chirac qui reconnaissait solennellement, dans son discours du 16 juillet 1995, la responsabilité de la France dans la déportation des juifs.


Cette méconnaissance, délibérée ou non, de l'histoire n'a été rendue possible que par l'émergence dans le champ politique français d'un discours nationaliste initié par le Front National et repris à son compte par l'UMP. Il est temps de réagir avant qu'il ne soit trop tard, à la fois pour perpétuer la mémoire de grandes figures de la Résistance récemment disparues, comme Georges Guingouin et Germaine Tillion, et pour ne jamais oublier l'avertissement lancé par Bertolt Brecht : le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde.


(*) http://www.liberation.fr/societe/0101166679-hortefeux-le-vichyssois


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 06:09



Réformiste et réformiste !

 

 

Dimanche soir, je regardais Eric BESSON à l’émission de Serge MOATI. Il est vrai qu’il est devenu le spécialiste du PS dans les médias… En fait, c’était surtout pour Jean-Luc Mélenchon intervenu en première partie !.

 

Donc pour Eric BESSON il y avait au PS « les réformistes sociaux démocrates et les autres ». Evidemment, dans son classement je suis « dans les autres », sous-entendus les archaïques qui ne veulent rien changer…

 

Et bien oui, je suis contre la réforme de la retraite à 70 ans.

 

Mais je suis pour une réforme des retraites qui prenne en compte l’allongement de la vie comme un progrès et non un coût pour la société. Je suis donc pour une réforme des retraites qui assure un départ à 60 ans dans des conditions décentes pour tous. C’est un choix de société et de partage des richesses.

 

J’étais contre la réforme qui privatisait les autoroutes en assurant environ 1 milliard de bénéfice par an pour l’Etat. Cette « super réforme » a fait rentrer, une année 15 milliards d’€  dans les caisses de l’Etat. Aujourd’hui, « on » s’aperçoit que l’Etat recherche des rentrées d’argents pérennes. Il va « ponctionner » les sociétés d’autoroutes qui vont répercuter le prix sur l’automobiliste. En clair, ce sont les citoyens qui ont déjà financé le réseau, qui vont payer encore plus. Sans parler du fait, que le prix a fortement augmenté depuis la privatisation.

 

Je suis par contre pour une réforme qui assure au service public les moyens d’assurer ses missions ? C’est le cas de La Poste actuellement, par exemple. « Il n’y a pas d’argent ». Ah bon ? Et pour sauver les banques, « on » trouve des solutions, me semble- t – il…

 

Je suis contre la réforme du temps de travail qui généralise le travail du dimanche.

 

Je suis pour la réforme qui a mis en place les 35h00, tout du moins la 1ère loi AUBRY, un peu moins la seconde ! Cette réforme était une avancée sociale, dont malheureusement une partie des socialistes a honte aujourd’hui.

 

Je suis contre la réforme du système financier international proposé au  G20, qui permet à Bush de dire que la « concurrence libre et non faussée » est sauvegardée et surtout acceptée par tous les chefs d’Etat, dont notre Sarko…

 

Je suis pour une véritable réforme pour un système financier basé sur l’économie réelle, et pas pour les superprofits pour quelques uns générant  délocalisation, pertes d’emplois, chômage, précarité, etc.

 

Etc.

 

Mais bien sûr pour Eric Besson, et ses collègues au gouvernement, mais aussi à Gauche au PS, je suis un archaïque…

 

DH

 

 

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