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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 21:22


J’ai déjà présenté à plusieurs reprises l’association de défense des services publics sur ce blog. J'ai adhéré d'ailleurs à l'association.
 
Des états généraux se tiendront à Paris le 10 mars prochains. Les candidat(e)s à la Présidentielle seront interpellés et auront l’occasion de définir leurs orientations sur le sujet.
 
Cela risque d’être intéressant pour ceux qui veulent sans cesse casser le service public…
 
A suivre…
 
DH
 
 

Á l’initiative de

 

LA CONVERGENCE nationale des COLLECTIFS de Défense et de Développement des SERVICES PUBLICS

 

et des ORGANISATIONS SYNDICALES, ASSOCIATIVES et POLITIQUES qui s’associent à son action

 

Action Consommation, ACME (Asso. pour le Contrat Mondial de l'Eau),Alternative citoyenne ile de France, ANECR, ATTAC, CGT Banque de France, CGT- Cheminot, CGT- FME, La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, Collectif National Droits des Femmes (CNDF), Convergence citoyenne, CN Logement, EGSAM, FSU, Fondation Copernic, La convention des collectivités hors AGCS, Les amis de la Confédération Paysanne, La gauche républicaine, LCR, Les Verts, MARS, MNCP, MRC, PCF, PCOF, PRS, Réseau féministe Ruptures, Résistances Electriques et Gazières, Résistance sociale, Solidaires, SUD énergie, SUD Rail, Sygma-FSU, UD CGT Paris, UFAL, UGFF-CGT, UNRPA,

 
se tiendront
 
les Etats Généraux du Service Public,
 
le 10 mars 2007 à Paris
 

Les Etats Généraux du service public qui se tiendront le 10 mars à Paris (salle Olympe de Gouges 11è Arr. Square de la Roquette de 10h à 17h30) vont permettre de faire entrer la problématique des services publics au cœur de la campagne présidentielle.

 

Cette journée sera un moment important pour les luttes que nous menons tous localement et nationalement (usagers, syndicats, élu(e)s ) car elle détermine les points de convergences que nous avons mené ensemble depuis quelques années.

 

 La création du manifeste pour les services publics - dont la version officielle sera distribuée le 10 mars - en est l’émanation et nous remercions encore l’ensemble de ceux qui y ont participé.

 

A l’heure ou l’ensemble des départements sont concernés par des fermetures d’écoles, par des hôpitaux au bord de l’asphyxie budgétaire, par des bureaux de Poste fermés ou en manque d’effectif, par des lignes SNCF détériorées ou abandonnées...

 

A l’heure ou l’ensemble des services publics sont accusés d’aggraver le déficit publique alors que l’ensemble des citoyens et principalement ceux qui souffrent le plus manquent des besoins vitaux les plus élémentaires comme se loger, se déplacer, se soigner, s’éduquer, se chauffer...

 

De nombreux collectifs ont déjà fait part des délégations qu’ils décident d’envoyer aux Etats généraux, les organisations qui soutiennent et participent à Convergence s’amplifient (cf. liste des signataires ci dessus), des candidat(e)s à l’élection présidentielle ont également fait savoir leur volonté de venir débattre avec nous, donc il est temps de montrer que nos luttes locales se prolongent dans une résistance globale.

 

Notre manifeste se termine par cette phrase "Nous sommes le nombre, soyons aussi l’espoir" ! Il ne tient qu’à nous d’écrire l’Histoire.

 
Programme de la journée
 

A partir de 10H00 Café d’Accueil

 

10H45 (précises) Adresse au public

 

Présentation du déroulement de la journée et du Manifeste des SERVICES PUBLICS

 

11h15 Table ronde 1

 

Droits fondamentaux, biens publics communs,

 

A partir de secteurs très concrets, Education, Santé, Service d’aide à la petite enfance, Logement,…

 

Temps d’expression des candidat-e-s

 

12H45 Pause casse-croûte

 

Echange des collectifs et des organisations présentes

 
Intervention de G. SARRE maire du 11è arrondissement
 
14h 10 Table ronde 2
 

Les Services Publics pivot d’un modèle social

 

Temps d’expression des candidat-e-s

 

15H40 Table ronde 3

 

Europe et Services publics

 

Temps d’expression des candidat-e-s

 

17H15 : Clôture

 

Appel à la mobilisation : le 31 mars, Toutes et Tous ensemble à FIRMI pour des services publics de qualité, partout !

 

Pour l’égalité, les droits, la solidarité et la démocratie !

 

Pour en savoir plus : http://www.v-s-p.org/

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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 08:30


Tout et son contraire, en fonction de son interlocuteur. En l’espace de quelques jours, Nicolas SARKOZY change de position sur AIRBUS. Hier c’était un problème d’actionnaires, aujourd’hui c’est à l’état de s’engager. Quelle crédibilité accorder à un syndicat qui dit tout et son contraire en l’espace de quelques jours, sachant que son avis évolue en fonction de la proportion que prend l’évènement en l’occurrence AIRBUS dans les médias ?

Par ailleurs, si aujourd'hui SARKOZY est pour une recapitalisation d'EADS, Son ami Thierry BRETON, Ministre de l'économie du gouvernement auquel il appartient, prône exactement le contraire.

Dans tous les cas cela fait désordre, et ressemble à une certaine panique...

 
 
 
A suivre…
 
 
 
DH
 
 
 

La "versatilité" de Nicolas Sarkozy sur Airbus (*)

 
 
 

Jack Lang a jugé "inquiétante" la "versatilité" de Nicolas Sarkozy dans le dossier Airbus. Son attitude "met en cause sa crédibilité présidentielle, a déclaré le conseiller de la candidate socialiste, Ségolène Royal, dans un communiqué, lundi 5 mars. En quelques jours, le même personnage change son fusil d'épaule"

 
 
 

"Le même, qui expliquait qu'il ne saurait être question de favoriser l'intervention de l'Etat et, qu'au contraire, il fallait au plus vite confier Airbus à un partenariat privé, annonce aujourd'hui qu'il serait favorable à une recapitalisation publique", écrit-il.

 
 
 

Lundi à Toulouse, M. Sarkozy a affirmé que "le rôle de l'Etat est essentiel" et que s'il était président de la République et qu'Airbus avait besoin d'une augmentation de capital, il serait "prêt à le faire".

 
 
 

Mercredi dernier, il avait estimé que "les Etats" ne sont pas "les actionnaires industriels les plus avisés". Le lendemain, il avait affirmé qu'il n'était "pas décidé à laisser tomber" Airbus. Ces derniers jours, l'UMP a critiqué les propos de Ségolène Royal, qui a adopté une attitude très volontariste sur la crise d'Airbus, affirmant que "l'Etat non seulement peut mais doit faire".

 
 
 

 

M. Sarkozy a réaffirmé lundi soir que l'Etat devait "accompagner l'augmentation du capital" d'Airbus

 
 
 

Invité lundi soir du 19-20 de France 3, Nicolas Sarkozy a aussi précisé qu'il pensait nécessaire de "renégocier le pacte d'actionnaires", de "trouver un partenaire financier privé qui remette de l'argent", de "trouver un opérateur industriel" pour diriger l'entreprise.

 
 
 

"Il faut un véritable actionnaire qui soit le patron industriel de l'entreprise, qui détermine un management, où on arrête de faire la parité franco-allemande. On prend simplement les meilleurs pour prendre les meilleures décisions", a argumenté le candidat de l'UMP.

 
 
 

"Tout les gens sérieux reconnaissent qu'il faut un plan et les modalités de ce plan, elles sont discutables et sont négociables, et je veux m'assurer que la répartition des tâches entre les Allemands et les Français sont faites sur une base d'équité. L'aéronautique c'est quand même la spécialité française", a-t-il ajouté. - (Avec AFP)

 
 
 
 
 

(*) LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.07 | 19h54 

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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 21:29

 


Vous avez la parole !

 
 
 

Ce blog se veut un espace de discussions et d’échanges libres, mais un espace citoyen et respectueux d’autrui. C’est pourquoi les commentaires seront modérés, je me réserve le droit de ne pas publier les contributions qui ne respecteraient pas cette charte.

 
 
 

Les commentaires racistes, antisémites, homophobes, pornographiques, révisionnistes, sexistes, diffamatoires, grossiers, injurieux, exagérément agressifs, violents ou en général tout sujet contraire à la loi et aux valeurs humanistes seront retirés. Les accusations sans preuves, déformations de faits, mensonges etc. seront également supprimés. Je veillerai également à ce que les trolls ne viennent pas perturber les débats.

 
 
 

En outre, je vous  informe que la publicité n’est pas acceptée sur ce blog. Un lien ou un trackback peut être inséré à condition que le commentaire soit pertinent et ne serve pas d’alibi à une publicité déguisée.

 
 
 

Tout commentaire respectant ces principes de base sera publié, même s’il est polémique ou qu’il ne me fait pas particulièrement plaisir, je m’y engage personnellement car c’est dans la liberté de parole que je conçois l’échange constructif, pour peu que cette parole sache argumenter de façon sereine et respectueuse les idées qu’elle vise à défendre. En tout état de cause, les commentaires qui sont diffusés n'engagent que leurs auteurs et en aucun cas moi-même.

 
 
 

Afin d’éviter certaines dérives qui ont pu avoir lieu sur ce site, la mise en place de cette charte me parait un rappel utile.

 
 
 

Bonne lecture, bon débat !

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:14


Je vous communique 2 articles de
Jean - Luc MELENCHON sur la situation d’AIRBUS. Jean – Luc a saisi l’importance du sujet, et son analyse sur la situation est pertinente et éclairée.
 
 
 
L’enjeu c’est aujourd’hui la survie de l’entreprise. Mais au travers d’AIRBUS, c’est la politique industrielle de la France, la politique de recherche, le rôle de l’Etat, l’emploi,  les déclocalisations, le rôle de la BCE (parité € / $), le rôle de l’Europe (avances remboursables) par rapport aux Etats-Unis (politique de l’OMC) qui sont autant de sujets éminemment politiques qui viennent sur le devant de la scène politique.
 
 
 
A suivre.
 
 
 
DH






AIRBUS redécollera !








 
 
 
LA CATASTROPHE A AIRBUS NE TOMBE PAS DU CIEL (*)
 
 
 

L'affaire d'Airbus est une caricature. Un dossier de propagande clef en main pour apprenti anti-capitaliste de base. N'était le désastre humain inouï et la destruction d'intelligence concrète qu'il signifie à l'heure à laquelle j'écris ces lignes amères, on rirait de l'avidité farcesque des dirigeants gloutons et prédateurs qui ont amené une des plus belles réussite de l'Etat entrepreneur, jacobin et colbertiste au désastre grâce au passage obligé par la case "gros profits tout de suite".

 
 
 

Lisez la communication prétentieuse et bouffie d'EADS qualifiant de "légitimes" les "attentes des actionnaires" en matière de rentabilité de l'entreprise et plaçant publiquement cette préoccupation au poste de commande et vous aurez compris que le désastre ne fait que commencer. Car la rentabilité dont il est question ce n'est pas celle de l'équilibre des comptes mais le prélèvement d'un 15% de rente sur la bête, chaque année, à l'heure où l'on tond les coupons, selon les "standards" (dixit EADS) désormais exigés de l'industrie par le marché boursier.

 
 
 

L'Etat "mal placé pour gérer", "trop lourd à l'heure de la mondialisation réactive" et dont "ce n'est pas la vocation de produire des avions", avait pourtant porté l'entreprise au numéro un mondial de son secteur contre la toute puissance américaine. Pour cela la bureaucratie d'Etat avait mobilisé tout l'argent public nécessaire sous forme d'avances remboursables à long terme. Et permis, entre autres, de révolutionner la technique de construction des avions (soudage au laser et matériaux composites) et de leur fonctionnement (commande électrique inventée dans le Concorde et industrialisée par Airbus). On voit que ça ne pouvait plus durer.

 
 
 

Lire la suite

 
 
 
 
 
AIRBUS DU GOULAG JACOBIN AU PARADIS LIBERAL (*)
 
 
 
 
 
 

J'ai été aussi assez content de lire dans la presse les réactions des dirigeants socialistes, et notamment de Ségolène Royal, sur un registre de résistance au plan prévu par EADS. Je pense que c'est important de le constater. En fin de note je parle de la réaction de Sarkozy.

 
 
 

On voit bien sur ce dossier la ligne de partage. Je prends le pari que le commentaire verbeux de Sarkozy répétant les refrains fétiches de la résignation néo libérale sur ce dossier aura un retentissement au moins aussi assassin que l'avait été la malheureuse phrase de Lionel Jospin avec les LU à Evry.

 
 
 

Je prends le pari que le volontarisme de Ségolène Royal, son étatisme et son appel aux ressources de la puissance publique fut elle régionale face à l'inertie de l'Etat UMP lui vaudront un très sérieux bonus.

 
 
 

A juste titre. Vu de ma tour d'observation, ceci fera davantage que bien des shows télévisés. Bref, je considère que c'est une confirmation d'un possible retour du débat de la présidentielle sur les questions de fond, à belles distances des grotesques pantalonnades qui ont surchargé la scène publique ces derniers temps. Bien mené, bien expliqué cet épisode de solidarité dans la lutte avec les travailleurs les plus hautement qualifiés pour une des productions industrielles les plus moderne de notre temps, peut faire prendre la colle qui réuni les français dans les épreuves et tout faire aller l'énergie dans le bon sens, de droite à gauche, de la résignation bavarde à l'action audacieuse. EADS peut aussi être le procès public du bilan du libéralisme en France.

 
 
 
 
 
 

(*) Par Jean – Luc MELECHON

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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 08:02

Le PEN est les 500 signatures…
 
Jean – Marie LE PEN aurait du mal à obtenir ses 500 parrainages.
 
Cela poserait un « problème de démocratie ». Il serait « normal »que les parrainages ne soient pas rendus publics. Une « pression intolérable » serait exercée sur les maires des petites communes, etc.
 
C’est vrai que l’on peut se poser la question de savoir pourquoi des maires de petites communes hésitent à parrainer au nom de la démocratie de notre pays, un candidat  qui :
 
- Déclare que le 11 septembre 2001 ne serait qu’un incident,
 
- Pense que « Durafour crématoire » est une bonne plaisanterie,
 
- Déclare que les chambres à gaz sont un point de détail de l’histoire
 
- A été condamné pour haine raciale
 
- Dont les députés européens FN s’associent avec l’extrême droite la plus dure pour constituer un groupe parlementaire à Strasbourg (L’Europe brune)
 
 -  Etc.
 
Non décidément, je ne comprends pas pourquoi les Maires hésitent, et pourquoi, LE PEN a autant de mal à réunir ses 500 signatures!…
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 10:07

Airbus devient un réel sujet politique sur le quel les candidats à la présidentielle s’engagent.
 
A ceux qui défendent l’idée que la droite et la gauche c’est la même chose, les positionnements des uns et des autres sur ce sujet très politique démontre le contraire.
 
Au travers d’AIRBUS, c’est la politique industrielle pour le pays que l’on veut mettre en place, et l’engagement de l’Etat.
 
Pour bien comprendre AIRBUS, il faut rappeler que sans l’engagement de l’Etat au travers de Sud Aviation (La Caravelle, CONCORDE, etc.) puis d’AEROSPATIALE (ARIANE, les hélicoptères, etc.) il n’y aurait pas d’AIRBUS aujourd’hui. Aucun investisseur privé ne se serait lancé dans l’aventure. Sans une vision européenne des dirigeants de l’époque, le GIE (Groupement d’Intérêts Economiques) AIRBUS n’aurait pas vu le jour.
 
Nicolas SARKOZY trouve que les Etats ne sont pas les actionnaires les plus avisés. Il est cependant reconnu de tous aujourd’hui que le GIE AIRBUS, avec un actionnaire étatique était un réel succès, et que ce sont bien les actionnaires privés d’EADS et d’AIRBUS qui ont plombé l’entreprise (LAGARDERE et DASA). Nicolas SARKOZY oublie aussi que les incessantes luttes de pouvoir en interne avec Noel FORGEARD avec l’appui de Jacques CHIRAC pour prendre le contrôle d’EADS ne sont pas étrangères aux problèmes que rencontre l’entreprise aujourd’hui (*).
 
A méditer…
 
@DH
 
Nb : Pour mieux comprendre cette partie de l’histoire d’EADS, qui a un impact certain dans la découverte tardive des problèmes de l’A380, il faut lire le livre suivant :
 
Arnaud LAGARDERE, l’insolent", Auteur Thierry Gadault Editeur Maren Sell  - novembre 2006


Ségolène ROYAL a reçu l'intersyndicale AIRBUS CFDT - CGT - CGC - CFTC et FO le 2 mars 2007.

Au 1er plan à droite, mon camarade Jean Bernard GAILLANOU) dans de grandes explications.
 



Airbus : Royal et Sarkozy s'opposent sur le rôle de l'Etat (*)
 
La restructuration de l'avionneur devient un enjeu de campagne. Si pour Nicolas Sarkozy les Etats ne sont pas les actionnaires « les plus avisés », Ségolène Royal estime que « non seulement l'Etat peut faire mais doit faire » et souhaite une entrée des régions dans le capital.
 

Le plan de restructuration chez Airbus – 10 000 emplois supprimés sur quatre ans – devient un enjeu de campagne électorale. Ici, il ne s'agit pas de débattre de la valeur travail, mais de savoir, plus pragmatiquement, comment le conserver. Les candidats sont contraints de prendre position. Mercredi, Nicolas Sarkozy a fait savoir sa préférence pour un désengagement de l'Etat : « Le problème d'EADS, ce n'est pas d'abord un problème franco-allemand, mais un problème d'actionnariat. Je ne considère pas que les Etats soient les actionnaires industriels les plus avisés. J'ai l'impression que tout ceci manque de leadership d'un opérateur industriel », a-t-il fait savoir. Le candidat UMP a annoncé qu'il recevrait les syndicats d'Airbus et ferait un « certain nombre de propositions ».


A l'opposé, Ségolène Royal défend la place de l'Etatet des régions. Considérant que « les emplois doivent être préservés », elle estime qu'« il est de la responsabilité de l'Etat français d'avoir une vision de long terme en participant avec nos partenaires allemands et espagnols à l'indispensable recapitalisation ». Hier, en meeting à Mont-de-Marsan, elle s'est fait encore plus explicite : « Non seulement l'Etat peut faire mais doit faire », s'est-elle exprimée, prenant une posture contraire à celle du candidat Jospin en 2002, qui avait déclaré, à propos de Michelin, un malheureux « l'Etat ne peut pas tout ».


Les régions dans le capital


Aujourd'hui en déplacement à Anglet, Ségolène Royal a été plus loin : elle propose que les régions « qui ont sur leur territoire des emplois liés à l'avenir (de l'avionneur) » puissent « entrer au capital d'Airbus comme le fond les Länder allemands ». Dans un entretien au Figaro aujourd'hui, le président PS de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, estime que les régions françaises pourraient prendre entre 5 et 10% dans le capital du groupe. Enfin, Laurent Fabius a accusé ce matin sur France Inter « l'euro cher » de porter atteinte à l'avionneur et Jean-Pierre Chevènement estime qu'aller « dans le sens de Nicolas Sarkozy, celui de l'actionnariat privé, ce serait vouer EADS-Airbus à subir demain le sort de Péchiney et d'Arcelor, en passant sous le contrôle des fonds de pension anglo-saxons ».

 

Tous les candidats prennent position


François Bayrou a jugé que le soutien des Etats aux groupes aéronautiques était « essentiel », évoquant les aides qu'avait reçues Boeing du gouvernement américain. « Il y a des moments où il faut apporter du soutien en termes de recherche et de développement, d'avances remboursables » a proposé le candidat centriste.


Jean-Marie Le Pen pointe les « dysfonctionnements de la double direction du groupe », comme Philippe de Villiers, qui met en cause le « dogme du 50-50 franco-allemand ».Nicolas Dupont-Aignan, qui accuse le niveau de l'euro, préconise « un minimum (de) préférence communautaire aux frontières de l'Europe. Il n'est pas normal que Lufthansa, Air France, British Airways achètent en ce moment majoritairement des avions Boeing au détriment d'Airbus ».


Marie-George Buffet veut « imposer un moratoire suspensif sur les plans de suppressions d'emplois ». Quant à l'extrême gauche, elle refuse en bloc le plan social, Olivier Besancenot proposant de « renationaliser l'entreprise » et Arlette Laguiller d'« interdire les licenciements ». Dominique Voynet voit la question sous son prisme écologique. « Compte tenu de la nécessité de réduire les émissions de carbone, souligne la candidate, des plans très vigoureux de diversification (…) doivent être mis en place », « il faut accélérer la reconversion ».

  

(*) Marianne. fr du vendredi 02 Mars 2007


José Bové invite les candidats de gauche à s'unir autour d'Airbus

 

José Bové a appelé samedi 3 mars 2007 l'ensemble des candidats et candidates de gauche à la présidentielle "à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les ravages du néo-libéralisme et les suppressions d'emplois annoncées par EADS".

 

"La suppression de 10.000 emplois et de fermer ou de céder six sites de production annoncée par EADS est inadmissible", souligne-t-il dans un communiqué.

 

Faisant valoir qu'EADS "est largement bénéficiaire", il juge que "ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, L’État français, et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales".

 

"Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue", dénonce José Bové.

 

Son équipe de campagne invite donc les candidats de gauche à la présidentielle "à se réunir en début de semaine prochaine pour préparer" une "journée d'initiatives contre les ravages du néo-libéralisme" qui se tiendrait "d'ici la fin du mois". Les initiatives, "en lien avec les organisations syndicales qui le souhaiteraient", se feraient "autour des salariés d'Airbus et dAlcatel", selon le communiqué. AP

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 11:30


Ségolène Royal signe le pacte AC le Feu

à Clichy-sous-Bois

 

Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le Feu , créé dans la foulée des violences urbaines de 2005.


Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.


La candidate socialiste laisse de côté une vingtaine de propositions qui lui semblent "irréalisables" ou dont la rédaction pose problème.

 

J’ai toujours été très critique avec Ségolène ROYAL, ce n’est pas un secret pour les visiteurs réguliers de ce blog, mais force est de constater qu’elle a été la première à s’engager avec AC Le Feu. (*)

 
Cela me fait plaisir à plusieurs titres.
 

Sur la forme, cela s’est passé à Clichy sous Bois, ville que j’ai habité et où j’ai fais mon parcours scolaire du CE1 à la 6ème inclus. Si la ville a beaucoup changé aujourd’hui. A la fin des années 60 (1966 – 1970), c’était le début des grandes cités, et j’ai le souvenir des bidonvilles qui existaient encore à l’époque. J’habitais une grande barre d’immeuble, et j’en garde de bons souvenirs.

 

Sur le fond, je m’étais fait l’écho de la démarche d’AC le Feu sur ce blog, en diffusant leurs propositions tout à fait pertinentes.

 
 

et

 
 
DH

(*) Olivier BESANCENOT a lui aussi signé le même jour.
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 07:59


Emmanuel Todd a été interviewé dans le Télérama (*) du 3 au 9 mars. J’ai trouvé son analyse pertinente sur l’économie et la présidentielle. J’ai souhaité partagé cette réflexion sur mon blog.
 
 
 
DH
 
 
 
(*) Journal de télévision dont les programmes ne se trouvent que très rarement avant la 100ème page. Il faut tellement de temps pour accéder aux programmes, que cela peut de place en final pour regarder la télévision !
 
 
 
 
 
EMMANUEL TODD « Le premier candidat majeur qui contestera le libre-échange cassera la baraque »
 
 
 
 
Face à la concurrence des pays émergents, un "protectionnisme européen raisonnable" s’impose, estime l’historien. Pourquoi l’économie n’est-elle pas au centre du débat électoral ?
 


Serait-il en voie de devenir le gourou des politiques ? Rappelez-vous sa fameuse note de l’automne 1994, Aux origines du malaise politique, qui permit à Jacques Chirac de mener campagne sur la « fracture sociale ». Peu se souviennent que, dès 1976, à l’âge de 25 ans, le jeune démographe Emmanuel Todd avait prédit dans La Chute finale la décomposition de l’Union soviétique. En 2002, il règle aussi le sort des Etats-Unis (Après l’empire) et continue de guetter leur effondrement. Et voilà qu’à l’automne dernier, il est parti en guerre contre les « candidats du vide » que sont à ses yeux Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Son nouveau combat ? La création d’une aire protectionniste européenne, afin de soulager les classes laborieuses des maux du libre-échange. A voir la virulence des réactions qu’il suscite, il semble que le petit-fils de l’écrivain Paul Nizan et le fils du journaliste Olivier Todd gratte à nouveau là où ça fait mal…

 

 


Le 13 septembre 2006, vous déclariez dans une interview au Parisien : « Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont “les candidats du vide”. » C’est toujours votre opinion ?

 


A ce jour, je ne vois pas ce qui pourrait me faire changer d’avis. Je les appelle comme ça non pas pour leur côté people, la brume autour de leur vie de couple, mais pour une absence de discours sur la seule chose qui intéresse et angoisse les Français : le système économique qui a engendré la pression sur les salaires et l’insécurité sociale. Toutefois, il serait injuste de jeter l’anathème sur Sarkozy sous prétexte qu’il dit tout et n’importe quoi, et sur Ségolène Royal parce qu’elle ne dit rien sur l’économie, sans ajouter que François Bayrou les a malheureusement rejoints. Je persiste à dire que s’ils ne mettent pas la question du libre-échange au cœur de leur programme, ils seront à côté de la situation réelle du pays, des souffrances des gens. Cela explique que la campagne ne démarre pas, et que le corps électoral ne suive pas.

 

 
Vous dénoncez un « système médiatico-sondagier » qui aurait « imposé » le binôme Sarkozy-Royal...

 


Dans les phases pré-électorales, avant que les thèmes aient été présentés par les candidats ou les partis, l’électorat populaire est inerte. Les sondages qui ont été réalisés à ce moment-là représentaient l’opinion des classes moyennes, et plutôt des classes moyennes supérieures, parmi lesquelles on trouve les journalistes, les sondeurs… Ces derniers le savaient mais, au lieu de reconnaître que leur boulot ne valait rien, ont préféré dire : « les sondages sont une photographie de l’opinion à un moment donné ». C’est une escroquerie ! Ils suggèrent que l’opinion change, alors qu’on assiste en réalité à un phénomène de formation, de cristallisation d’une opinion populaire qui n’existait pas et qui émerge dans le courant de la campagne.

 

 
Mais ce ne sont quand même pas les sondeurs qui ont choisi Ségolène Royal !

 


Il est vrai que les adhérents n’étaient pas obligés d’écouter les sondages qui leur disaient que seule Ségolène Royal avait des chances. Beaucoup plus qu’il n’a désigné sa candidate, le PS s’est révélé indifférent aux questions économiques. C’est dommage, lorsque l’on voit qu’un Fabius, dans ses derniers discours, a mûri sa réflexion et propose une vraie vision de l’Europe

 

 
Un peu tard…

 


Oui, mais il ouvre aujourd’hui la voie à une contestation efficace du libre-échange. Et le premier candidat majeur qui abordera le sujet cassera la baraque !

 

 
A quoi le voyez-vous ?

 


A l’automne dernier, j’ai fait quelques interventions radio en faveur de ce que j’appelle « un protectionnisme européen raisonnable ». La montée d’un prolétariat chinois sous-payé a un effet gravement déflationniste sur les prix et les salaires des pays industrialisés et elle n’est pas près d’être enrayée, car la Chine est un pays totalitaire. Il faut donc des barrières douanières et des contingentements provisoires. J’ai été très frappé de la réceptivité de la société française à cette remise en question du libre-échange. Puis Dominique de Villepin m’a demandé d’ouvrir la conférence sur l’emploi par un topo sur le sujet. Lorsque vous intervenez, non plus à la radio, mais au cœur du système, en présence du Premier ministre, du ministre de l’Economie, des syndicats, du Medef, c’est la panique. Tout le monde sent en effet qu’un candidat qui arriverait avec un projet protectionniste européen bien ficelé serait élu, d’où qu’il vienne. Et personne ne peut rire d’une Europe protégée de 450 millions d’habitants, d’autant moins qu’elle pourrait réaliser l’impossible, c’est-à-dire, à l’intérieur de chaque pays, la réconciliation des dirigeants et des groupes sociaux.
 
Vous avez déclaré que l’émergence du thème protectionniste viendrait plutôt de la droite…

 


Le Parti socialiste et l’UMP sont tous deux décrochés des milieux populaires et probablement d’une bonne partie des classes moyennes. Ce sont des superstructures qui flottent dans les classes moyennes supérieures. Mais cette oligarchie est coupée par le milieu : le PS représente l’Etat, et l’UMP, le marché. Ceux qui sont bien logés dans l’appareil d’Etat – fonctionnaires de catégorie A, j’en fais partie – ont une indifférence encore plus grande aux maux du libre-échange. A droite, c’est vrai que le capitalisme financier s’en contrefout. Mais ce n’est pas le cas des secteurs de production. N’oubliez pas que le premier théoricien du protectionnisme, l’économiste allemand Friedrich List, était un libéral. Les protectionnistes sont des adeptes du marché, à condition de définir la taille du terrain…
 
La régulation du marché ne serait pas qu’une histoire de gauche ?

 


D’abord, il faut rappeler que les socialistes ont une arrogance de bons élèves que n’ont pas les gens de droite. Ils oublient facilement que dans l’histoire des idées économiques, les basculements sont transpartisans ; au début des années 70, la gauche et la droite étaient en faveur d’une économie régulée par l’Etat. Le basculement dans l’ultralibéralisme a fini par toucher tout le monde. Si l’on en vient, comme je l’espère, à l’idée que la protection européenne est la bonne solution, au final, gauche et droite seront d’accord. Reste à savoir qui va démarrer le premier.
 
Vous avez eu des mots très durs pour « la petite bourgeoisie d’Etat », qui « ne comprend pas l’économie »…

 


L’une des forces de la France, c’est son égalitarisme, et la capacité de sa population à s’insurger. Cet esprit de contestation explique dans notre pays la suprématie de la sociologie. En revanche, la France n’a jamais été en Europe l’économie dominante, elle a toujours été, depuis le Moyen Age, en deuxième position. La pensée économique française est donc restée à la traîne. Il se trouve que notre unique Prix Nobel d’économie, Maurice Allais, un vieux monsieur, est protectionniste ! Alors on décrète que notre vieux Prix Nobel ne vaut rien en économie… Ne soyons pas naïfs, toutes les rigidités ne sont pas intellectuelles, car deux nouvelles catégories de soi-disant économistes sont apparues : des types issus de la haute fonction publique, d’autant plus adeptes du marché qu’ils ne savent pas ce que c’est, et des économistes bancaires, qui sont en fait des commerciaux dont les intérêts sont imbriqués à ceux du système.

 


 
Vous avez prédit en 2003 le déclin américain, qu’on ne voit toujours pas venir…
Je maintiens que si une économie est puissante, cela s’exprime dans l’échange international. Or, les Etats-Unis, avec 800 milliards de déficit commercial, sont déficitaires avec tous les pays du monde, y compris l’Ukraine. Les Etats-Unis, c’est le pays des mauvaises bagnoles, des trains qui vont lentement, où rien ne marche très bien, où il est difficile de faire changer un compteur à gaz en dehors des grandes villes, où la mortalité infantile est la plus forte du monde occidental. Où l’informatisation et la robotisation – c’est masqué par l’essor des ordinateurs individuels – est faible. Là-bas, le discours sur l’économie virtuelle, sur « l’immatériel », est un discours délirant. Parce que l’économie, ce n’est pas l’abolition de la matière, mais sa transformation par l’intelligence. De temps en temps, l’état réel de l’Amérique apparaît : face à un événement comme l’ouragan Katryna, l’économie virtuelle, les avocats, les financiers, pas terrible, hein…

 

 
C’est cette Amérique-là qui fascine Nicolas Sarkozy...

 


Ce n’est pas tant le bushisme de Sarkozy qui est scandaleux, que sa mauvaise maîtrise du temps, son manque d’à-propos, puisqu’il est allé faire allégeance à Bush juste avant que l’énormité de son échec en Irak ne soit reconnue aux Etats-Unis mêmes ; quant à Ségolène Royal, elle a manifesté une vraie rigidité de pensée en refusant pour l’Iran le nucléaire civil aussi bien que militaire. Je ne vois pas comment ces deux candidats pourraient penser le protectionnisme européen, question qui suppose intérêt pour l’économie, mais aussi maîtrise de la politique étrangère, car la première chose qu’il va falloir faire, c’est négocier avec l’Allemagne !
 
L’économie allemande est repartie. En quoi l’Allemagne aurait-elle besoin du protectionnisme ?


Pour les idéologues du libre-échange, l’Allemagne est le pays qui réussit le mieux. Mais de mon point de vue, c’est celui qui arrive le mieux à se torturer lui-même. Au prix d’une terrible compression salariale, l’Allemagne a abaissé ses coûts de production et gagné des parts de marché en Europe, contribuant à l’asphyxie de la France et de l’Italie.

 


Elle aurait maintenant tout à gagner à un marché européen prospère, où l’on protège nos frontières, augmente les salaires, gonfle la demande intérieure. Tout cela, il faut le penser, être capable de le négocier. Et je ne ressens pas dans notre binôme cette compétence diplomatique…

 

 
Le système libéral peut-il se régénérer ?

 


Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange. Donc, soit la démocratie gagne et on renonce au libre-échange, soit on supprime le suffrage universel parce qu’il ne donne pas les résultats souhaités par les libéraux. Le seul pays à avoir jamais inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les Etats américains sudistes, esclavagistes. Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe. La Chine a résolu le problème : c’est un modèle totalitaire qui pratique le libre-échange. Avec la Chine, on parle d’un modèle capitaliste imparfait, alors que c’est peut-être le modèle achevé !

 

 
Si l’Europe se décidait pour le protectionnisme, comment la Chine réagirait-elle ?


Elle s’écraserait parce qu’elle a trop besoin des machines-outils allemandes. Le rétablissement d’une souveraineté économique aux frontières de l’Europe renforcerait nos capacités de négociation. Le protectionnisme, ce n’est pas l’autarcie, on définit des zones de protection, tout peut se négocier. Ce n’est pas un univers idéologique, contrairement au libre-échange qui prétend avoir une recette universelle pour tous les produits.

 


Autre sujet polémique, l’Iran, que vous déclarez depuis 2002 être engagé « dans un processus d’apaisement intérieur et extérieur »

 


En octobre, dans Marianne, je disais : Ahmadinejad et ses horreurs sur l’Holocauste, ce n’est que la surface des choses, il faut faire le pari d’un Iran avec de vraies virtualités démocratiques, associé à sa spécificité chiite, parce que le chiisme, culture du débat, de la révolte, est une bonne matrice pour la démocratie. Or, que s’est-il passé ? Ahmadinejad s’est pris une claque électorale. Vous remarquerez d’ailleurs que l’Iran, où l’alphabétisation des femmes a fait chuter la fécondité à 2,1, où les étudiants sont en majorité des étudiantes, est un pays qui n’arrête pas de voter ! Il faut donc continuer à dire tout le mal qu’on pense d’Ahmadinejad, mais résister aux provocations, ne pas se laisser entraîner par les Etats-Unis dans une confrontation.
 
Pourquoi l’Europe devrait-elle se rapprocher de l’Iran ?

 


L’objectif des Etats-Unis n’était pas seulement de faire la guerre en Irak mais d’entraîner Français et Allemands dans cette guerre, et ils feront de même avec l’Iran. Par ailleurs, l’intérêt des Iraniens est d’importer des machines-outils européennes, celui des Européens, inquiets de la prédominance de la Russie dans leurs approvisionnements énergétiques, est d’avoir un deuxième partenaire. Ma position traduit un désir de paix mêlé d’une géopolitique raisonnable. Mais je crains que les Américains n’attendent la présidentielle française pour déclencher leur attaque sur l’Iran, une fois débarrassés de Chirac. Il faut donc absolument contraindre nos deux candidats à dire ce qu’ils feraient en cas d’attaque américaine.
 
Le goût de la prospection, d’où vous vient-il ?

 


De formation, je suis historien. C’est normal de vouloir connaître la suite de l’histoire non ? Je ne suis jamais allé en Iran, et je n’étais pas allé en Union soviétique avant d’annoncer l’effondrement du système, mais je ne suis pas davantage allé dans le XVIIIe siècle. Sur ces pays, je travaille en historien, à travers des documents, des paramètres, des statistiques. Et je prolonge des tendances… Tous les historiens ne se promènent pas dans le futur immédiat… On va souvent vers l’histoire pour échapper au présent, pour se réfugier dans le bruit et la fureur des événements d’autrefois. Mais quand on parle à des médiévistes, on s’aperçoit qu’ils ont une vision aiguë du présent. Simplement, ils n’ont pas le goût de faire ça. Il faut dire que le présent est très inquiétant. En ce moment, je travaille sur les systèmes familiaux du passé, et quand j’essaie de dater l’émergence de la famille communautaire en Chine, dans mon petit bureau, avec mes petites cartes, je me sens protégé.

 
 
 

Propos recueillis par Vincent Remy

 
 
 

A LIRE :

 


Après l'empire - Essai sur la décomposition du système américain, de Emmanuel Todd

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 08:51


Réflexions personnelles sur les élections Présidentielles, législatives et municipales…

 
  
 

J’ai suivi lundi 26 février la « grande » émission politique de TF1. Sont passés aux questions des français François BAYROU, Dominique VOYNET, José BOVE et Arlette LAGUILLER.

 
Sans faire une analyse des interventions des uns et des autres, une chose m’a frappé : Les applaudissements à plusieurs reprises pour les interventions d’Arlette LAGUILLER.
 
Je suis loin de partager les idées de Lutte Ouvrière, que je considère plus proche du fonctionnement d’une secte que du parti politique.
 
 Cependant, son discours tenait la route, et répondait manifestement aux attentes du panel de français : logement, smic, profits des grandes entreprises et redistribution, retraite,  délocalisations, etc.
 
 
C’est la seule qui a de plus parlé d’AIRBUS, sujet qu’elle semblait bien connaître, mais je ne vais pas faire du catégoriel, comme ce genre d’émission nous habitue !
 
 
Arlette LAGUILLER est la seule qui a frappé juste ce soir là, sur la réalité d’une majorité de français. Cela ne signifie pas que cela se transformera dans un vote pour elle, mais cela doit tous nous interpeller sur la réalité quotidienne d’une majorité de français, qui ne peut plus se satisfaire de réponses en demi-teintes sur des sujets aussi vitaux que l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, les retraites, etc.
 
 
Faute de quoi, il ne faudra pas s’étonner d’un vote qui peut tout aussi bien passer de LO au FN. Nous ne sommes pas à l’abri de surprises pour les prochaines échéances électorales, et il ne faut pas oublier toutes les nouvelles inscriptions massives sur les listes électorales fin 2006.
 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 11:05

La candidate Socialiste et le PS prend position sur AIRBUS et le plan de restructuration POWER 8. Enfin, nous entendons parler de politique industrielle, d’implication de l’état, et de problème de parité € / $ à traiter par la Banque Centrale Européenne.
 
Cela tranche avec le "baisemain" de CHIRAC à MERKEL, et un plan accepté par l’UMP de SARKOZY, qui conduit au démantèlement de l’entreprise en France.
 
DH
 
Si elle est élue, Ségolène Royal demandera la suspension" du plan de restructuration d'Airbus
 
Ségolène Royal a affirmé mercredi que si elle est élue à la présidence de la République, elle demandera la "suspension" de la restructuration d'Airbus et acceptera que l'Etat remette de l'argent dans l'entreprise.
 
"Je remets à plat l'ensemble de la gestion de l'entreprise, je demande une suspension, un moratoire" et "je travaille pour qu'il y ait une concertation et un accord avec Angela Merkel", la chancelière allemande, a-t-elle expliqué sur iTélé.

"Je pense qu'il faut que l'Etat remette au pot, mais sur la base d'un projet industriel franco-allemand solide", a-t-elle ajouté, interrogée sur une éventuelle recapitalisation de l'avionneur européen.

"C'est en associant nos efforts au niveau de l'Europe qu'on peut sortir Airbus de la crise", a-t-elle insisté, dénonçant notamment la direction bicéphale de l'entreprise.

Elle a souligné que la réforme de la Banque centrale européenne (BCE) qu'elle préconise pourrait contribuer à donner de la stabilité à Airbus, qui a fortement pâti de la faiblesse du dollar.

Selon une source proche du dossier, le plan "Power 8" d'Airbus, qui sera présenté mercredi, prévoit la suppression d'environ 10.000 emplois, dont quelque 4.300 en France, 3.900 en Allemagne, jusqu'à 1.500 en Grande-Bretagne et 500 en Espagne.
 
Associated Press 28/02/2007
 
 


Communiqué du Bureau national du parti Socialiste
 
Le Parti socialiste s’insurge contre l’annonce de 4200 suppressions d’emplois et de la cession des établissements de Saint-Nazaire et Méaulte prévue par le groupe Airbus, dans le cadre du plan Power 8.
 
Depuis plusieurs années, la logique financière à l’œuvre s’est traduite par une stratégie d’externalisation, de sous-traitance et maintenant de délocalisations, qui a fragilisé l’entreprise, déjà lourdement pénalisée par la parité euro-dollar. La relance d’Airbus doit reposer sur une politique industrielle claire, à la dimension européenne affirmée fermement soutenue par les États partenaires d’Airbus.
 
Le Parti socialiste considère qu’il est essentiel de renforcer la présence des Etats dans le capital d’EADS pour redonner de la visibilité et de la stabilité à la maison mère d’Airbus et ne pas fragiliser l’avenir du groupe.
 
L’État français doit donc prendre ses responsabilités et se substituer au désengagement des acteurs privés ce qui constituerait la meilleure garantie que cette entreprise ne soit pas à terme démantelée.
 
Le Parti socialiste dénonce la suppression par la droite des dispositions de la loi de modernisation sociale, qui laisse aujourd’hui les salariés sans réels moyens de défense.
 
Il déplore de ce point de vue les prises de positions résignées du candidat SARKOZY et de ses porte-parole qui théorisent l’impuissance de l’État et la suprématie des actionnaires privés au sein du groupe.
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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
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