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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 07:15

 



J
’ai connu Raoul - Marc JENNAR au travers de ses livres et interventions. Je faisais encore récemment référence à lui avec son dernier livre sur l’ACGS.

 
 
 

Il quitte notre pays pour d’autres horizons, apparemment un peu contraint et forcé. C’est quelque part un peu triste… J'ai reçu ce communiqué par différents canaux. je vous le livre.

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

AU REVOIR !

 
 
 
 
 

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous écris ces lignes. Toute ma vie, j’ai payé cash le prix de mes choix. Il en est allé ainsi, une fois encore, lorsque j’ai pris la décision de soutenir la candidature de José Bové.

 
 
 

Je suis sans emploi et sans ressources. Depuis des mois, je cherche. En dépit d’un curriculum vitae bien fourni, qui, ailleurs, m’aurait très vite ouvert de nombreuses portes, notamment à l’Université, en France, mon pays d’adoption, je n’ai trouvé ni soutien sérieux, ni proposition crédible.

 
 
 

Au Cambodge, où on n’a pas oublié le rôle que j’y ai joué pendant douze ans pour l’aider à sortir des séquelles d’une des plus grandes tragédies du XXe siècle, certains ont appris ma situation. Ils ont considéré que ce n’était pas acceptable. Une offre m’est faite de travailler comme expert-consultant auprès du gouvernement cambodgien sur certains dossiers où je peux apporter quelque chose à ce pays. Je l’ai acceptée. Comme j’ai accepté une autre offre sur le Liban. Je vais partager les quatre années qui me séparent de la retraite entre ces deux pays.

 
 
 

Depuis sept ans, je me suis impliqué, avec toute la force de mes convictions, dans l’action citoyenne. Comme militant altermondialiste d’abord, au nom d’une certaine idée de l’Europe ensuite, dans la recherche d’une gauche de gauche enfin. Je l’ai fait en toute liberté, sans souci de carrière. En restant fidèle à mes convictions et en n’obéissant qu’à ma conscience.

 
 
 

Ce qui me peine le plus au moment de me retirer de l’action militante, c’est de laisser derrière moi un champ de ruines où gisent toutes les gauches. Dans les gravas, on ne trouve que sauve-qui-peut carriériste ou sectarisme. Le socialisme a contribué de manière décisive à la mondialisation néolibérale et à son extension aux champs européen et français. Les disciples de Lénine, quelle que soit la secte qu’ils dirigent, ont tué l’espérance née le 29 mai 2005. Les militants altermondialistes sont repliés sur des combats certes essentiels, mais dans une approche trop sectorielle.

 
 
 

Le mot « gauche » ne porte plus aucune espérance. Il demeure néanmoins, pour ceux qui entendent mettre leurs actes en cohérence avec leurs convictions, une certaine manière de penser et d’agir qui allie liberté, égalité et fraternité, qui recherche le beau et le bien, qui ne renonce jamais à l’engagement. C’est à cela que j’entends rester fidèle, plus que jamais disciple des Lumières et attaché aux idéaux de Mai 68.

 
 
 

Je ne serai pas là pour participer à la création d’une gauche nouvelle fondée sur des valeurs et une pratique où la fin se trouve déjà dans les moyens. Je le regrette profondément. Je ne serai cependant pas absent du débat européen grâce à un livre que je termine ces jours-ci.

 
 
 

Je souhaite à chacune et à chacun du bonheur dans vos vies et vos combats.

 
 
 
Raoul
 

15 août 2007

 
 
 
Raoul Marc JENNAR
 

Consultant - questions internationales

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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 07:07

 


L’analyse de la défaite conduit certains à dire que nous avons perdus, parce que nous n’étions pas assez à Droite et que la France est à Droite. Pour d’autres la défaite nous le devons au fait que nous n’étions pas assez à gauche. Je vous épargne la version de BAYROU, ni gauche, ni droite, mais à droite un peu quand même !
 
 

La France est – elle réellement à droite ? Je vous conseille la tribune d’Yves SALESSE parue dans Libération.

 
 

DH

 

 
Vers une nouvelle gauche ?
 
 


Si Sarkozy a été élu, c'est parce que le programme de Royal ne portait pas d'alternative claire,

 


Par Yves SALESSE (*)

 


QUOTIDIEN : vendredi 11 mai 2007

 
 
 
« La France est à droite C'est, paraît-il, une affaire entendue.
 
 

Une telle affirmation rend incompréhensible l'histoire politique et sociale de ces vingt-cinq dernières années, y compris les plus récentes. A droite, la France qui soutient massivement les grèves de 1995 ? A droite, le non à l'Europe libérale ? A droite, la France qui défend les services publics, inflige une cinglante défaite à la droite aux élections européennes et régionales, rejette le CPE ? Non. La réalité est plus complexe et instable. Notre pays est confronté à la violence du capitalisme mondial. Presque toutes les couches sociales, frappées d'une façon ou d'une autre, sont traversées par des mouvements et des aspirations contradictoires. Il en est de même pour les individus. Ils cherchent une issue, d'un côté et de l'autre. Sarkozy a gagné essentiellement sur une promesse de volontarisme politique et d'efficacité que la gauche lui a laissée. On ne peut dire que cette promesse est de droite.
Si la France n'est pas à droite, elle pourrait le devenir. Elle le deviendra si la gauche s'avère durablement incapable d'apporter une alternative sérieuse et crédible. Là est la question centrale. Le mystificateur de Neuilly, candidat d'un Medef «enthousiaste», a attiré une partie des couches populaires grâce à la faillite de la gauche.

 


Nous avons dit depuis longtemps que le social-libéralisme n'est pas le mieux placé pour battre la droite. La perception de la campagne de Ségolène Royal vient de l'illustrer. Le flou du projet, les renoncements et l'insuffisance des réponses sont vite apparus. Sarkozy a un projet et des mesures. Sa cohérence a fait sa force. Et si la gauche ne défend pas sérieusement la protection sociale, assure que la puissance publique est désarmée face à la mondialisation, une partie des milieux populaires veut qu'au moins on lui promette d'être protégée de l'agresseur, voire de l'étranger. L'approfondissement de l'adaptation à la mondialisation libérale prônée à l'intérieur et à l'extérieur du PS ne résoudra pas le problème mais l'amplifiera.

 


La faillite de la gauche ne s'arrête évidemment pas à celle du social-libéralisme. Parce qu'il n'apporte par de réponse à la hauteur, la division de ceux qui portent une autre orientation à gauche fait des ravages. La surprise de cette élection n'aurait pas dû être Bayrou, mais la percée de cette gauche alternative. Les directions de la LCR et du PCF en ont décidé autrement.

 


Alors que faire ? Résister, démystifier, convaincre, construire. Organiser bien sûr la résistance aux coups qui vont tomber, avec toutes les forces disponibles. Mais cela ne peut suffire. Le désarroi exige un travail en profondeur. La mystification sarkozyste doit être démontée, y compris sur le plan idéologique. Il faut nous adresser à ceux qu'elle a ébranlés. Cela ne sera vraiment possible qu'avec la refondation d'une gauche authentique : une gauche de gauche, une gauche de transformation sociale.

 


Il est indispensable d'approfondir le débat sur le projet et les propositions. Nous héritons d'un siècle tragique qui a connu un double échec stratégique. Les tentatives de transformation révolutionnaire ont engendré des dictatures bureaucratiques et policières. Et les sociaux-démocrates qui prétendaient subvertir le capitalisme par une accumulation de réformes structurelles ont finalement été subvertis par lui. Ce double échec nourrit un doute qui taraude tout le monde : est-il vraiment possible de résister aux puissances financières, de construire «un autre monde» ? A ce doute on ne peut répondre en promettant «les lendemains qui chantent». Depuis longtemps je défends que nous devons être en mesure de proposer une politique applicable dans le monde actuel, avec ses mutations, ses dangers, ses défis. J'ai formulé des propositions précises sur l'Europe, les relations Nord-Sud, l'importance nouvelle des services publics, l'Etat. Bien d'autres travaux individuels se sont engagés sur cette voie. Mais il faut déboucher sur des propositions collectives, qui font largement accord. Nous avons, dans les collectifs unitaires, élaboré «125 propositions» qui tiennent la comparaison avec celles des «grands» partis, mais sont insuffisantes. Ce travail programmatique doit être approfondi.

 


Ce travail ne prendra véritablement son sens que si apparaît une force capable de porter une telle politique de transformation, d'agir et de poursuivre la réflexion et le débat. Sans une telle force, les meilleures propositions seront incapables de créer une dynamique populaire.

 


Malgré les difficultés, nous devons poursuivre l'effort de regroupement de toutes les forces de la gauche de transformation sociale. Regroupement nécessaire pour que l'alternative au libéralisme devienne majoritaire dans ce pays et en Europe. La catastrophe électorale ne doit pas effacer ce qui s'est passé pendant cette campagne. Des forces existent pour poursuivre cette bataille : collectifs unitaires divers, réseaux, minorités dans le PCF, la LCR, les Verts, le PS. Sauront-elles résister au découragement et à l'éparpillement ?

 
 
 

Rebonds, Liberation.fr

 
 

(*) Yves Salesse membre des collectifs unitaires antilibéraux.

 

Derniers ouvrages parus : Réformes et révolution. Propositions pour une gauche de gauche (Agone, 2001) ; Manifeste pour une autre Europe (Félin, 2004)
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 08:24
 

Collectif  de la gauche antilibérale
Vitrolles - Marignane - St Victoret
 
 
 
Je vous informe et invite à la prochaine réunion du collectif aura lieu le
 
vendredi 26 janvier 18h00

 
au local du PCF vitrolles ( en face de la clinique de vitrolles ).

L'ordre du jour sera le suivant :
 
  
- Campagne pour les Présidentielles
 
  
-  Proposition de candidature pour les législatives
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 08:22



Le conseil national de PRS, Pour la République Sociale  s’est réuni les 20 et 21 janvier 2007. Voici la résolution adoptée.

 

 

DH


        Conseil national de PRS

des 20 et 21 janvier 2007

 


Dans trois mois presque jour pour jour se tiendra le premier tour de l’élection présidentielle.

 
 
 

Cette élection survient au terme des cinq années de droite au pouvoir qui ont suivi le désastre du 21 avril 2002. Celles-ci ont systématiquement aggravé l’état d’urgence sociale et politique que connaît notre pays.

 


L’Etat d’urgence

 
 
 

● Après cinq ans de droite, l’urgence sociale est plus criante que jamais. Plus de 1 200 000 adultes vivaient en 2006 avec le RMI (20% de plus qu’en 2002). La moitié d’entre eux n’est pas inscrits à l’ANPE et un quart a des enfants à sa seule charge. On dénombre 3,5 millions d’allocataires des minima sociaux et 6 millions de personnes en vivent. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs recensé par l’ANPE dépasse les 5 millions.

 
 
 

S’il faut d’abord mentionner cette pauvreté de masse, c’est qu’elle n’est pas un à-côté du système. Elle en est le cœur. Elle est à la fois un instrument et la manifestation la plus significative du déséquilibre social organisé par le capitalisme de notre temps. D’un côté une accumulation record, de l’autre la destruction progressive des protections sociales sans laquelle une telle accumulation de richesse ne serait pas réalisable. La pauvreté de masse est le résultat de l’austérité salariale, de la précarisation du travail, des déremboursement médicaux et autres forfaits à la charge des malades, de la diminution du montant des retraites, de l’affaiblissement des services publics, de la spéculation foncière et immobilière. Elle témoigne de la dégradation générale de la condition salariale. D’ailleurs, sur dix personnes sans domicile fixe, plus de 3 en moyenne sont des personnes qui travaillent et qui reçoivent un salaire.

 
 
 

La situation faite à ces travailleurs pauvres résume le moment que vit le salariat de notre pays. Précarité d’un côté : en 10 ans, l’intérim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60%, les CDI de seulement 2%. Austérité de l’autre : 12% des salariés ont un salaire inférieur au SMIC. Résultat : 7 millions de travailleurs perçoivent un salaire inférieur à 722 euros par mois. Ils se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment. Le nombre d’impayés de loyer n’a jamais été aussi grand. Celui des ménages surendettés bat aussi des records. Pendant ce temps, la part des ménages imposés à l’ISF n’a jamais été aussi élevée. Les inégalités explosent. Les 10% les plus riches possèdent 40% de la richesse du pays. Les inégalités dans le salariat ne cessent de s’accroître, tirées par le bas de l’échelle des salaires. La différence d’espérance de vie entre cadres et ouvriers n’a pas cessé d’augmenter. 90% des cadres partent en vacances mais seulement 48 %des ouvriers. Un quart des enfants de 5 à 19 ans ne partent jamais en vacances.

 
 
 

Il faut ne jamais l’oublier : la question sociale est le cœur de la crise du pays. Elle ne peut pas être traitée sans rompre la chaîne des privilèges qui favorise nécessairement les uns au détriment des autres. Seule une nouvelle politique rompant avec les orientations actuelles permettra de résoudre l’urgence sociale. Nous voulons donc mettre cette question au cœur de l’élection présidentielle en sachant que nombreux sont ceux qui voudront « parler d’autre chose. En particulier la diversion sécuritaire restera l’objectif permanent de la droite et de l’extrême droite. Notre ligne d’action va donc viser à rendre incontournable la question sociale sous toutes ses formes dans la campagne électorale.

 

 
● Les cinq années de droite à la tête du pays ont également vu s’aggraver l’état d’urgence politique que le résultat du 21 avril 2002 a fait jaillir en pleine lumière. La législature a creusé le fossé qui existe entre les aspirations populaires et les responsables politiques censées les représenter. Le pouvoir a été désavoué à plusieurs reprises dans la rue puis dans les urnes. Il n’a pu mener sa politique de dynamitage des acquis sociaux et républicains qu’à cause d’une Constitution qui permet de gouverner sans tenir aucun compte des votes qui interviennent après l’élection d’un président de la République. Mais en agissant de cette façon la droite au pouvoir a renvoyé à la présidentielle de 2007 l’intégralité de la crise politique. Dès lors, ce rendez-vous dans les urnes trouve le pays dans un état d’exaspération qui a encore franchi plusieurs crans. Dans tous les camps en présence, on constate une même radicalisation des points de vue. Mais en même temps s’accroît aussi le nombre immense des désorientés-désemparés, qui peuvent passer en quelques instants de la rage de tout changer à un sentiment désespéré d’impuissance.

 
 
 

● Pour l’instant, la crise n’a pas trouvé son issue. Elle cherche encore son chemin. Le moindre mouvement dans la société peut la faire éclater et la donner soudain à voir. Il y a à peine plus d’un an, c’est un jeune mort dans un transformateur alors qu’il cherchait à échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois qui mettait le feu aux poudres dans la jeunesse des quartiers populaires. Et c’est la ligne sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui en tirait les bénéfices politiques immédiats avec le vote de l’état d’urgence au Parlement occultant l’état d’urgence sociale dans le pays. Demain, dans le cours de la campagne présidentielle, tout peut à nouveau arriver.

 
 
 

Déjà, des signes forts annoncent une campagne électorale placée sous contrainte sociale. On n’avait jamais vu à trois mois d’une présidentielle se lever comme à Firmi pour les services publics ou à Paris pour le logement des mobilisations aussi fortes et déterminées à intervenir directement dans le contenu de la campagne. La société est en mouvement. L’approche de l’élection précipite l’implication populaire.

 


De l’implication populaire à l’insurrection civique

 
 
 

● Cette implication populaire prend fondamentalement une forme civique. Déjà, la fin d’année 2006 a connu un grand nombre de nouvelles inscriptions sur les listes électorales. Nous ne disposons pas encore de totalisation nationale. Mais les indications de multiples communes convergent. A Lyon, les nouvelles inscriptions ont doublé par rapport à 2005. A Metz, elles ont été multipliées par quatre. A Toulouse, 23 826 personnes se sont inscrites entre février et décembre 2006 (7 420 en 2005). A Rouen, l'année 2006 enregistre 10 689 inscriptions nouvelles (contre 4 096 en 2005). Le 22 décembre, Nantes enregistrait 19 985 nouveaux futurs électeurs (9 140 en 2005). A Roubaix, les chiffres ont été multipliés par dix entre novembre 2005 et novembre 2006, passant de 52 à 577. Comparé à celui de la présidentielle de 2002, le corps électoral marque des hausses très importantes dans plusieurs villes : +12% à Marseille, +60% à Nancy, +76% à Amiens, +90% à Trappes.

 
 
 

Mais cela ne veut pas dire que le processus civique en cours ne fait son chemin que dans l’attente du jour des élections. Ni que le bulletin de vote pour l’élection présidentielle soit son unique forme d’expression à venir. Ce bulletin de vote est un moyen fondamental, bien sûr et cela se confirme à chaque discussion. Mais les candidats ne doivent pas s’y tromper. L’implication populaire préfigure un projet politique où la souveraineté populaire est le cœur de tout, même si les mots pour le dire ne sont pas toujours prononcés de cette façon. Dès lors loin d’être une atténuation ou une « modération » de la colère sociale que telle ou telle forme de lutte exprime c’est au contraire la radicalité de sa volonté d’aboutir qui se manifeste. Son contenu fondamentalement anti libéral est dans le fait qu’elle nie le droit du marché à décider là où la volonté humaine décide de s’imposer. C’est la revendication d’une régulation particulière qui s’impose : la régulation citoyenne. En République cela s’appelle la souveraineté du peuple.

 
 
 

● Sur le terrain social, les formes de lutte montrent que cette réappropriation citoyenne des fondements républicains s’opère dans la confrontation avec le pouvoir en place. Les citoyens mobilisés retournent contre ceux qui nous gouvernent ce qui constitue dans notre culture républicaine le fondement même de leur légitimité. C’est, par exemple, la « consultation citoyenne » avec l’organisation rigoureuse d’un référendum local, voulu par le Maire de Firmi et demandé par les habitants conformément à la loi sur la démocratie de proximité du gouvernement Jospin. L’intérêt général également, qui légitime le refus de soumettre la collectivité à la loi du marché. On retrouve ces ingrédients dans la création du « Ministère » de la Crise du Logement et dans l’application de la loi de réquisition à la place d’un Etat qui se dérobe à sa mission d’assurer le droit au logement inscrit dans la Constitution. On les retrouve dans le mouvement du Réseau Educations Sans Frontières à travers l’organisation de parrainages républicains dans les mairies pour soutenir les jeunes sans papiers. On les retrouve dans le combat d’ « AC le Feu » appelant la jeunesse populaire à s’inscrire sur les listes électorales pour répliquer à Sarkozy au lendemain des émeutes.

 
 
 

La lutte sociale militante et la mobilisation démocratique fusionnent en une démarche unique. Après Guéret, Firmi en donne la forme la plus aboutie. C’est cela une « mobilisation républicaine » : 1) la défense d’un intérêt général clairement énoncé, 2) la désignation claire de l’intérêt particulier auquel elle s’oppose, 3) l’implication citoyenne (c'est-à-dire sans exclusive de catégorie de participant en vue d’une décision qui engagera tous ceux qui l’ont prise ensemble quelque soit leur avis), 4) la forme démocratique et citoyenne de cette implication populaire, 5) l’articulation avec une instance démocratique représentative (comme par exemple le conseil municipal dans le cas de Firmi).

 
 
 

● Ces mobilisations participent au processus d’émancipation individuelle et collective par rapport à l’idéologie dominante. Une nouvelle légitimité se construit dans ce type de processus. Les citoyens motivés y détiennent seuls aux yeux de tous l’autorité incontestée. Devant elle tous les pouvoirs et autorités constitués sont pries de se plier. Elles le font à mesure sans y gagner aucune considération mais plutôt en affichant le discrédit des pouvoirs légaux. Dernier exemple en date, les enfants de Don Quichotte et les Macaq font céder le gouvernement en trois semaines sur une question pendante depuis près de vingt ans. Personne pourtant ne croit à la parole donnée. L’impuissance de l’Etat s’aggrave en s’affichant. On peut alors dire que l’implication populaire prend la forme d’un processus d’insurrection civique.

 
 
 

La place des socialistes républicains est au cœur de cette insurrection civique. Il s’agit pour eux de la conforter, l’éduquer, lui permettre de s’exprimer dans la bataille présidentielle afin de rendre le peuple acteur de la victoire contre la droite. En 2003 contre les retraites, en 2004 lors des élections régionales, cantonales et européennes, en 2005 lors du référendum sur le projet de Constitution européenne, en 2006 avec le mouvement contre le CPE, c’est l’irruption du peuple qui a permis de battre le libéralisme. Dans l’élection présidentielle de 2007, c’est la participation populaire qui sera la clé de la situation. Elle fera le résultat.

 


La gauche en réinvention

 
 
 

● Le paysage politique à gauche pour la présidentielle achève de se fixer. Nous avons vécu l’épilogue de la démarche engagée par de nombreux militants et organisations pour constituer un rassemblement antilibéral de gauche et présenter des candidatures communes aux élections de 2007. L’objectif des initiateurs n’a pas été atteint. Il s’est en effet révélé impossible de trouver un consensus sur un nom permettant le rassemblement de toutes les composantes. Faute de s’élargir, la démarche s’est régulièrement rétrécie. Il y a d’abord eu le refus de la majorité de la LCR qui a préféré présenter en solitaire Olivier Besancenot, puis le retrait de José Bové. Même moins nombreuses, les composantes n’ont pu s’accorder sur un candidat commun. Dans ces conditions, après avoir échoué à convaincre ses partenaires de soutenir la candidature de Marie-George Buffet, le Parti communiste a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa secrétaire nationale à l’élection présidentielle. Depuis, à Montreuil la candidature de José Bové a été relancée.

 
 
 

Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. La dynamique d’union de l’autre gauche manquera à l’ensemble de la gauche. Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein avec des visions contradictoires sur les voies de la recomposition à gauche. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche.

 
 
 

● Pour autant nous savons qu’au lendemain des chocs du 21 avril et du 29 mai, la recomposition politique de la gauche est inéluctable. D’une certaine façon, elle est même engagée. Le choix de la candidate socialiste est analysé comme un rejet de l’ancienne structure du Parti socialiste. Déjà, le Bureau national du PS ouvre désormais ses réunions à des représentants du PRG et du MRC. Le futur statut de Désirs d’Avenir, association politique animée par une candidate à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses conjectures. La direction du PCF annonce des initiatives pour les législatives. Quant aux Verts, après avoir débattu d’un rapprochement avec Nicolas Hulot, ils n’ont pas encore finalisé d’accord politique et électoral avec le PS. La LCR s’est divisée sur la stratégie unitaire au moment où elle a choisi de s’en émanciper. Mais elle n’a toujours pas recueilli les 500 signatures pour présenter Olivier Besancenot. A gauche tout bouge.

 
 
 

Le processus par lequel les forces politiques se réorganisent pour exprimer la réalité des rapports de force sociaux est long et complexe. Il affronte ses propres inerties. PRS pense que l’émergence d’une force politique nouvelle est indispensable pour que puisse se construire un débouché solide à l’aspiration antilibérale majoritaire dans le pays et prendre à bras le corps l’état d’urgence sociale et politique. La construction de cette force politique nouvelle doit se faire en tirant la leçon du double échec du communisme d’Etat (stalinisme) et de la social-démocratie. Elle doit aussi intégrer l’expérience et la dimension pertinente des luttes civiques et alter mondialistes.

 
 
 

● Dans cet objectif, PRS refuse toute logique de règlement de comptes après l’échec du rassemblement antilibéral. Elle ne pourrait rien produire d’autres que d’inutiles blessures retardant ou compromettant cet objectif. Dans la présidentielle de 2007, chaque candidature issue des composantes de ce rassemblement est légitime. Mais aucune d’elles ne peut prétendre être une candidature commune des antilibéraux. Cette mise en commun reste l’objectif dans la réinvention de la gauche désormais indispensable.

 
 
 

Forte de l’expérience accumulée dans la bataille au côté de l’autre gauche pour que se réalise son unité, l’association connaît la part spécifique qu’elle doit prendre dans la réinvention globale de la gauche. Nous avons bien compris que le « trait d’union » à gauche ne peut se limiter à un nom sur un bulletin de vote ou à un accord électoral. Nous savons qu’il dépend aussi de la production d’une culture commune. Ses éléments fondamentaux sont déjà repérables aujourd’hui dans les principes républicains. Faire rayonner ces principes, accroître leur compréhension, diffuser leurs objectifs c’est donc participer d’une façon particulièrement engagée à la recomposition de la gauche. Nous réaffirmons donc notre objectif de parvenir à bâtir dans la gauche une « convergence des républicains de gauche ». D’ailleurs ceux-ci sont présents dans les principales organisations de gauche, à tous les niveaux. Ils ont dès lors un rôle clé dans l’élaboration et la diffusion de cette culture commune, ferment indispensable de son union.

 


L’action d’abord

 
 
 

Pour aborder efficacement cette étape nouvelle, il faut le faire dans la mobilisation pour réaliser le programme minimum de la présidentielle : battre la droite pour ouvrir la voie à une alternative.

 

 
● Au premier tour de l’élection présidentielle, PRS ne présente et ne soutient pas de candidat. Il aurait pu en être autrement si un rassemblement s’était opéré. Aujourd’hui chaque force politique à son candidat. Dès lors, conformément à sa déclaration de principes, ses militants, venus de tous les horizons de la gauche, voteront selon leur conscience et leurs engagements personnels. Au cours de nos débats, plusieurs intervenants ont indiqué qu’ils s’apprêtaient à faire campagne ou à voter pour tel ou tel candidat. Tout l’arc de force de la gauche est représenté dans ces déclarations. Les noms de Ségolène Royal et de Marie Georges Buffet sont les plus souvent cités mais nous ne connaissions pas à ce moment la décision de José Bové.

 
 
 

Quoiqu’il en soit, au deuxième tour, toute l’association se mobilisera pour la victoire du candidat de gauche le mieux placé. Pour nous toute la campagne n’est pas résumée par le choix du candidat. Pour la gauche, cette campagne davantage qu’aucune autre au cours des décennies passée doit se jouer sur les contenus et la construction des convictions de chaque citoyen.

 
 
 

● PRS décide donc d’engager donc une campagne politique appelant à battre la droite à l’élection présidentielle. Comme nous l’avons fait pendant la campagne du « non » de gauche au projet de Constitution européenne, nous élaborerons dans ce cadre des outils d’éducation populaire pour informer chacun des menaces que les projets de la droite et de l’extrême-droite font peser sur les acquis sociaux et républicains auxquels la majorité de nos concitoyens sont attachés. Nous appelons chacun de ceux qui subissent les politiques libérales à intervenir dans cette campagne présidentielle pour mettre au premier plan l’urgence d’une alternative répondant à la question sociale.

 
 
 

Notre objectif est d’ancrer dans la campagne les questions qui sont au cœur de l’Etat d’urgence sociale. Pour cela notre calendrier est fondé sur l’action et l’éducation populaire davantage que sur la propagande et la personnalisation comme c’est l’obligation des partis qui soutiennent un candidat.

 
 
 

Notre méthode consiste à nous doter de points d’appui dans l’action. Elle part de la certitude d’un haut niveau d’implication populaire dans la campagne présidentielle et du maintien d’un lien fort entre le vote et les mobilisations. Nous ne savons pas ce qui cristallisera cette jonction. Mais nous savons que tout part de l’action.

 
 
 

● C’est pourquoi, très ouvert et appelé à s’enrichir du fait des circonstances, à cette heure, notre plan de travail s’articule autour de trois rendez-vous essentiels. Nous les avons choisis parce qu’ils impliquent des thèmes dont nous voulons qu’ils vivent dans la campagne car ils sont cruciaux pour les Français. Nous les avons aussi choisis parce qu’ils seront au cœur du lendemain de l’élection.

 
 
 

1) Nous soutenons la proposition de la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics d’organiser un rassemblement en Aveyron à Firmi, trois semaines avant le premier tour. Toutes les structures de PRS se mobiliseront pour réussir le rassemblement sur place le 31 mars. La défense des services publics prend donc la tête de notre agenda.

 
 
 

2) Nous appuyons les initiatives prises contre la pauvreté de masse et pour le droit au logement, et en particulier l’ouverture d’un Ministère de la Crise du Logement à Paris. Nous aiderons à l’ouverture de nouveau point de ce type sur le reste du territoire.

 
 
3) Nous souhaitons que le débat sur la construction d’une autre Europe soit présent dans la campagne. Nous voulons faire vivre sans relâche la nécessité d’une réorientation de la construction européenne actuelle lors de la présidence Française de 2008. Nous organiserons donc un rassemblement public à Paris autour de la proposition de Constituante Européenne avec d’autres forces et groupes politiques de la gauche européenne.
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 11:42

Après Jean – Luc MELENCHON, c’est au tour de Clémentine AUTAIN de subir une vague de désinformation sur son ralliement à Ségolène ROYAL. Alors que l’histoire des collectifs antilibéraux n’est pas encore écrite, il y a manifestement une volonté des médias « bien pensants » de la vouloir soldée ! Mais pourquoi donc ?
 
DH
 

Ca continue, par Clémentine AUTAIN
 
J’ouvre Libération ce matin (15/01/2007), et me voilà annoncée en plein rapprochement avec Ségolène Royal, prête à participer à un gouvernement dominé par le PS…. On n’arrête pas la désinformation !
 
Je voulais écrire ce matin sur ce blog pour vous parler de Nicolas Sarkozy, de l’overdose médiatique à son sujet (pas moins de 11 pages dans Le Parisien samedi!!!), de son slogan de campagne, de ses dernières propositions, notamment contre les immigrés, de son équipe présentée dans Le Monde sur une demi page et qui compte 3 femmes (dont la sienne) pour 22 hommes… Bref ! De mon inquiétude face à la déferlante Sarkozy.
 
Je voulais dire un mot de cette polémique qui oppose Royal et Hollande sur les impôts : elle montre, au-delà de l’affaire de couple (candidate socialiste/secrétaire national du PS), le manque de clarté sur les objectifs d’une nouvelle fiscalité.
 
J’aurais aussi voulu exprimer mon écoeurement à propos de l’entretien de Le Pen paru hier dans Le Parisien, les morceaux sur la Shoah sont notamment édifiants. 
 
Je voulais enfin parler de l’ampleur de la pétition en faveur de José Bové et vous dire combien le débat autour de cette candidature doit pouvoir trouver sa place sur ce blog - dans un esprit de sérénité, d’unité, de respect les uns des autres… La question n’est pas simple, la discussion est donc précieuse.
 
Eh bien non… je vais passer ma matinée à corriger les effets de la première dépêche de Reuters. Les journalistes (ou apparentés) ont eu le bon goût de la recopier, sans vérification de la prétendue information. Je suis furax. Et je pense que ce bug en dit long sur la vague médiatique en faveur du duel Sarkozy/Royal. C’est comme si nous étions décidément toutes et tous sommés de rejoindre Ségolène Royal, car happés par sa merveilleuse ascension ! A-t-on le droit de rester soi-même, fidèle à une orientation politique et de ne pas courir après ce qui, à un moment donné, apparaît comme le sens du vent.
Clémentine Autain
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 09:11

A suivre ! 

DH


Lettre de José Bové aux 15 000 signataires (*)

 

 

Montredon, le 15 janvier 2007.

 

 

Chers amis, chers camarades,

 

La pétition « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche » est déjà un immense succès : 15000 signatures en neuf jours !

 

Je tiens à remercier tous les signataires de la confiance qu’ils me font et, surtout, du geste citoyen qu’ils accomplissent pour forcer les appareils politiques à faire le choix d’une candidature unitaire à l’élection présidentielle.

 

J’ai toujours dit que j’étais disponible pour incarner, sur le bulletin de vote, une campagne collective et unitaire de la gauche antilibérale, écologique, alternative et solidaire, si deux conditions étaient remplies : une dynamique populaire pour légitimer cette candidature ; une démarche de rassemblement avec toutes les forces du « non » de gauche à la Constitution européenne.

 

La dynamique populaire est en marche, la démarche unitaire reste un combat. Je n’ai pas l’intention de fuir mes responsabilités. C’est pourquoi je voudrais lancer aujourd’hui un appel à l’espérance.

 

J’appelle tous les citoyens qui se reconnaissent dans la mobilisation unitaire pour en finir avec la logique de chômage, de précarité et d’inégalités sociales à signer massivement la pétition. Notre objectif doit désormais être de plusieurs dizaines de milliers de signatures avant la fin du mois de janvier.

 

J’appelle tous les jeunes et habitants des quartiers populaires, toutes les victimes de discriminations à prendre part activement au débat électoral. J’entends bien les aider à ce que leurs préoccupations soient au centre de la campagne.

 

J’appelle tous les citoyens écologistes à considérer que le combat pour sauver la planète est indissociable d’un combat contre l’économie libérale et productiviste. Nous ne pouvons faire confiance ni à la gauche traditionnelle ni à la droite pour mettre en œuvre un véritable pacte écologique.

 

J’appelle tous les militants des collectifs unitaires de la gauche antilibérale à mettre la richesse de leur expérience et de leur diversité au service de la mobilisation unitaire. La réunion nationale des 20 et 21 janvier doit être l’occasion de poursuivre le combat pour une candidature de rassemblement, sur la base de la pétition, avec l’ensemble des sensibilités et des personnalités qui ont participé à cette démarche depuis le printemps 2006.

 

J’appelle tous les élus antilibéraux à manifester leur solidarité en offrant publiquement leur parrainage pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale. Je pense plus particulièrement aux élus communistes, aux élus verts et aux élus « divers gauche » qui se sentent privés de cette perspective.

 

J’appelle Olivier Besancenot et Marie-George Buffet à construire ensemble une campagne unitaire sur les bases suivantes : programme antilibéral des 125 propositions, meetings communs reflétant toutes les sensibilités du rassemblement, partage équitable des temps de parole officiels. Je leur propose une rencontre dans les meilleurs délais pour examiner toutes les dispositions pratiques d’une telle campagne.

 

J’appelle tous les collectifs unitaires à se préparer à mener campagne pour l’élection présidentielle, mais aussi pour les élections législatives. Notre objectif doit être de présenter dans toutes les circonscriptions des candidats unitaires de la gauche antilibérale.

 

Chers amis, chers camarades,

 

Au vu de la poursuite de la mobilisation populaire et unitaire autour d’une candidature de l’alternative à gauche, je dirai, à la fin du mois de janvier, si je reste disponible pour l’incarner sur le bulletin de vote. Un formidable mouvement est en passe de ruiner les logiques de division qui ont prévalu jusqu’alors. Amplifions-le encore et nous gagnerons !

 

Fraternellement,

 

José


(*) Plus de 17 000 au 17/01/07

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 11:40


Gauche Antilibérale, l’histoire n’est pas écrite…

 
 

Deux petits évènements nous démontrent que l’histoire de la Gauche antilibérale n’est pas encore totalement écrite.

 

Tout d’abord nous venons d’apprendre dans le journal Le Monde du 10 janvier 2007, que Michel HUSSON, l’"économiste officiel" de la LCR, vient de claquer la porte de son parti.

 

En effet, Michel Husson, économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) a démissionné le 24 décembre 2006 de la Ligue communiste révolutionnaire.

 

Pour ce militant trotskiste la LCR porte "une lourde responsabilité dans l'échec prévisible" du rassemblement antilibéral issu de la campagne du non au référendum du 29 mai. "Surenchères programmatiques", "analyses unilatérales", "sous-estimation du potentiel des collectifs"... les "fautes" sont égrenées sans concession. "La direction de la LCR l'a entraînée sur une voie sectaire qui lui fait tourner le dos au mouvement de masse", conclut-il.

 

 "C'est une perte considérable, juge Christian Picquet (Minoritaire de la LCR, impliqué dans les collectifs antilibéraux) Michel est celui qui a le plus enrichi le programme économique et social de la Ligue". Pour ce membre du bureau politique, ce retrait est symptomatique : "Il y a de nombreux départs dont il est difficile d'apprécier encore l'ampleur. Mais, comme au PCF, l'incompréhension est grande."  

 

Cela bouge donc du coté de la LCR, comme du PC avec les communistes unitaires

 

Je recommande le site internet de Michel HUSSON à tous ceux qui sont intéressés par une « autre façon » d’appréhender l’économie :

http://hussonet.free.fr/

 

Autre évènement, l’appel lancé pour une candidature de José BOVE. Lancé le week-end dernier, l’objectif était d’atteindre les 10 000 signatures fin janvier. Mais il s’avère qu’en à peine 6 jours, 9000 signatures sont déjà acquises. A ce rythme, l’objectif de fin janvier devrait être atteint en moins d’une semaine !

 
 

A suivre…

 
DH
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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 18:33


Un autre monde est possible,

nous le savons depuis Millau 2003.

 

Une autre Europe est possible,

nous le savons depuis mai 2005.

 
 

Un appel national est lancé pour la candidature de José BOVE. Le collectif pour cet appel attend plus de 10 000 signatures fin janvier pour rendre crédible cette alternative.

 

Des personnalités comme Michel ONFRAY  ont déjà rejoint le mouvement ainsi que de nombreux alter-ekolos, des syndicalistes, des LCR-Unitaires, des PC, etc.

 

José Bové sera l’invité de Michel Denisot dans "Le Grand Journal" sur Canal + (en clair), ce lundi 8 janvier, 48 heures avant son procès.

 
A suivre…
 
 DH

APPEL NATIONAL
 
José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche !
 

Un immense espoir est né le 29 mai 2005 : la majorité de la gauche française a dit « Non » au projet libéral de constitution européenne. Cette majorité va-t-elle manquer le rendez-vous de 2007 et laisser le champ libre aux battus de 2005 ? La logique du « chacun pour soi » l’emportera t - elle finalement sur l’aspiration unitaire qui n’a cessé de grandir et de s’exprimer dans le mouvement des collectifs ?

 

Nous ne pouvons pas nous résigner à ce gâchis historique.

 

Il est encore temps d’éviter ce scénario-catastrophe si nous nous rassemblons autour de la seule candidature qui peut encore porter notre projet commun dans la bataille de l’élection présidentielle : celle de José Bové.

 

José Bové est dans notre pays la principale figure de la résistance populaire à la mondialisation libérale. Il est l’un des acteurs de premier plan de cette résistance à l’échelle internationale. Connu de tous nos concitoyens pour ses combats de militant syndical et altermondialiste, il est l’un des plus à même de faire entendre et partager au plus grand nombre nos propositions pour en finir avec le chômage, la précarité, la misère, le pillage et la destruction de la planète.

 

Il peut ainsi être le trait d’union entre tous ceux qui veulent que ça change vraiment. Un trait d’union entre les différents courants politiques de la gauche antilibérale. Un trait d’union entre ces courants politiques et le mouvement social, associatif, citoyen et altermondialiste qui s’est affirmé sur la scène publique ces dernières années. Un trait d’union entre les exigences sociales, écologiques et démocratiques qui ont convergé dans le « Non » en 2005.

 

José Bové s’est depuis longtemps déclaré disponible pour être le candidat de notre rassemblement.

 

Nous pensons qu’il doit l’être. Non pour ajouter de la division à la division, mais pour retrouver ensemble le chemin de l’union et de l’espoir et poursuivre l’expérience précieuse de centaines de collectifs unitaires.

 

Nous voulons l’unité de la gauche antilibérale, alternative, solidaire et écologique. Pour tous ceux qui souffrent de l’injustice et de la régression sociale. Pour ceux qui n’en peuvent plus des bas salaires et des petits boulots précaires. Pour tous les laissés pour compte, les sans emploi, les sans logis, les sans-papiers. Pour les jeunes qui galèrent. Pour tous ceux qui ont peur du lendemain. Pour répondre à l’attente de ceux qui risquent de se tromper de colère ou de baisser les bras...

 
C’est vital et c’est urgent.
 
Pour en savoir plus : http://www.unisavecbove.org/
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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 09:49


Avenir de la Gauche antilibérale,

du nouveau du coté du PC

 
 

Un nouveau site de « Communistes Unitaires , ouvert à tous ceux qui se réclament de la culture communiste, qui ont contribué au rassemblement de la gauche unitaire antilibérale ou qui souhaitent s'y investir », vient de s’ouvrir.

 
Avoir et à suivre !
 
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 07:52



JOSE BOVE. --Le porte-parole de Via Campesina a donné le 26 décembre dernier, depuis le Larzac cher à son cœur, son analyse de la situation politique avant la présidentielle. Une occasion a été manquée avec les collectifs antilibéraux, cependant l'histoire n'est à mon sens pas encore totalement écrite.

A suivre...

DH

 




José BOVE, « Nous pouvions peser à gauche... » (*)

 



José BOVE, vous êtes toujours sur le devant de la scène médiatique, mais n'avez-vous pas l'impression que votre image s'est brouillée depuis le démontage du McDo en 1999 ?

 


Non, il me semble être resté fidèle à ce que j'ai toujours été. J'avais mené des luttes sur le Larzac avant le McDo, j'en mène encore à l'échelle mondiale. J'estime que mes combats s'enchaînent logiquement.

 


Vous aviez pourtant juré que vous ne feriez jamais de politique. Or, on vous a retrouvé il y a peu candidat potentiel des antilibéraux à l'élection présidentielle.

 


J'avais participé avec la Confédération paysanne à la campagne contre le traité constitutionnel européen. Le non avait été ressenti comme une victoire et j'avais pensé qu'à partir de cette dynamique, on pouvait mener d'autres combats électoraux et peser à gauche.

 


Mais vos partenaires ont vite retrouvé leurs maillots habituels pour la présidentielle ?

 


Il s'est passé ce que je redoutais : le patriotisme d'appareil a rapidement repris le dessus. A partir du moment où nous ne pouvions plus agir de façon collective parce que le PC et la LCR jouaient individuellement, je n'avais plus qu'à me retirer.

 


Vous ne regrettez rien ?

 


Si, que ces partenaires n'aient pas compris que les gens avaient envie d'autre chose en politique et que nous pouvions obtenir un score à deux chiffres, permettant de poser des questions fondamentales. L'émiettement est une maladie infantile et incurable de la gauche française.

 


La candidate du Parti socialiste est-elle capable de donner du poids à vos idées ?

 


Je connais Ségolène Royal depuis plus de quinze ans. J'ai participé avec elle en Poitou-Charentes à des débats sur les OGM, l'irrigation... Elle n'était pas alors sous les projecteurs et elle me paraissait réellement intéressée par ces sujets. Nous verrons la suite des événements.

 


Vous connaissez également son principal rival ?

 


Oui, il m'a envoyé un hélicoptère en juin 2003 pour m'amener plus rapidement en prison. Il faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy. C'est quelqu'un de très libéral et dangereux. Ses discours sur les banlieues, par exemple, ne font qu'attiser les haines. Il ne peut qu'accroître la fracture sociale.

 


On n'ose même pas vous demander ce que vous pensez de Le Pen ?

 


Il est toujours là et surfe sur la même désespérance. C'est un danger pervers, car il prend maintenant des airs de papy bonhomme, comme Pétain en 40.

 


L'écologie est au centre des débats. Comment jugez-vous la démarche de Nicolas Hulot ?

 


On ne peut pas contester sa sincérité, mais son constat a été fait depuis longtemps. Quant au projet, je le trouve creux, car il ne s'attaque pas aux vrais responsables de la crise écologique. Hulot donne dans le discours catastrophiste et propose ensuite des solutions qui ne sont pas de nature à effrayer les pouvoirs et les lobbys en place. Que se passera-t-il une fois que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy auront signé son pacte pour l'écologie ? Rien. On ne peut pas défendre l'environnement sans remettre en cause l'ordre économique de la planète.

 


Ne restent alors que Les Verts ?

 


(Sourire.) Quand on a vu Dominique Voynet ne pas démissionner d'un gouvernement qui autorisait les premiers essais OGM et la création d'un centre d'enfouissement des déchets nucléaires, on a le droit de se dire que leurs résultats sont minces.

 


Dans ces conditions, participerez-vous à la prochaine campagne électorale ?

 


J'y participerai à ma manière, si je ne suis pas en prison.

 


Vous semblez admettre cette hypothèse avec un certain fatalisme.

 


A partir du moment où l'on commet des actes de désobéissance civique à visage découvert, on sait que l'on s'expose à des condamnations. Mais tant qu'il n'y aura pas un moratoire sur les OGM et un référendum permettant aux Français de se prononcer pour ou contre, ce ne sont pas ces risques qui m'empêcheront d'aller au bout de mon combat.

 


Quel est ce combat ?

 


C'est la lutte pour le droit des peuples à se nourrir avec les produits de leur agriculture et d'utiliser leurs semences ancestrales, plutôt que de vivre sous le joug des multinationales et de leurs OGM. Mon rôle est de mobiliser, de créer des liens entre pays. On affirmait que les paysans étaient condamnés à se taire et à mourir, mais ils se rebiffent.

 


Peut-on se sentir encore paysan quand on est une semaine à Nouméa, une autre en Bolivie, et davantage sur les plateaux de télévision que sur celui du Larzac ?

 


Je suis porte-parole de Via Campesina, un syndicat regroupant 200 millions de paysans sur la planète, ce qui explique ces déplacements. Mais je suis aussi membre d'un Gaec, ici à Montredon. Je suis associé avec Damien et Evelyne, un couple de jeunes arrivants de Savoie. Je m'occupe de l'entretien des terres, Damien du troupeau de 150 brebis et Evelyne, des fromages. Ce jeune couple savait très bien que je n'étais pas un associé comme les autres. Nous nous sommes connus en 2002, devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelonne.

 


Des mauvaises langues chuchotent que vous avez payé votre maison avec des aides agricoles.

 


Ma maison fait 110 m2 habitables et le mètre carré revient à 1 200 euros. J'ai obtenu auprès d'une banque un prêt personnel habitat de 90 000 euros. La différence est de l'autofinancement. A 53 ans, il me semble que j'avais le droit de construire ma maison sur ce plateau où je me suis battu et où j'ai choisi de vivre.

 


« L'émiettement est une maladie infantile et incurable de la gauche française »

 
 
 

(*) Journal « Sud Ouest ».

 
 
 
 
 
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