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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 06:40

Dans le cadre de mes activités syndicales, j'ai été amené à plancher lors d'un

colloque de l'IRES (Institut de Recherche Economique et Sociale) la 24 avril dernier, sur « la nationalité des entreprises a - t elle encore un sens ? Le cas AIRBUS ».

 

Dans le cadre de la mondialisation, la question est pertinente et amène un certain nombre d'interrogations ! C'est avec plaisir que je vous livre mon intervention !

 

DH

 


 

 

La nationalité des entreprises a - t - elle encore un sens ? Le cas AIRBUS

 

 

"Mesdames, messieurs, bonjour,

 

Tout d'abord, je tiens à remercier Jean-Louis LEVET d'avoir invité la CFDT pour débattre aujourd'hui. J'ai l'honneur de remplacer et d'excuser Monsieur Jean-Bernard GAILLANOU, coordinateur syndical CFDT du groupe EADS retenu par d'autres obligations. Qui plus est l'actualité d'AIRBUS est aujourd'hui chargée avec un mouvement de grève dans les usines française.

 

Je suis moi-même Délégué Syndical CFDT à Eurocopter, élu au comité d'établissement de Marignane, représentant syndical au Comité Central d'Entreprise (CCE) et au Comité Européen.

 

Eurocopter est une filiale d'EADS et l'entreprise européenne par excellence. Eurocopter étant un peu moins connu qu'Airbus, je rappelle que c'est le premier hélicoptériste mondial qui s'appuie sur 3 piliers : la France avec 2 établissements, Marignane dans les Bouches du Rhône et La Courneuve issus de l'ex Aérospatiale, l'Allemagne avec 2 établissements dans la région de Munich issus du constructeur MBB et désormais l'Espagne à Albacete. Eurocopter a été crée en 1992. C'est une filiale à 100% d'EADS, comme AIRBUS.

 

La nationalité des entreprises a- t - elle encore un sens ?

 

La question bien évidemment se pose pour une entreprise mondialisée comme EADS, et ses filiales AIRBUS, Eurocopter et d'autres !

 

En préparant mon intervention, il y a quelques jours, je me suis effectivement moi - même posé la question ! De quelle nationalité est mon entreprise ? Est - elle française ? Est - t- elle Allemande ? Est - elle Européenne ? Et d'ailleurs quel critère doit être retenu ?"

 

 

Pour la suite, cliquez ICI ...

 

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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 06:10

 

Les initiatives se multiplient juste avant l’été...

 

A vos agendas !

 

DH



Le 12 juin Aubagne fait l'évènement politique...


I   N   V   I   T   A   T   I   O   N     A   U     D   E   B   A   T


 

Alors que le sarkozysme se heurte à la résistance du pays, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la possibilité d'une alternative au libéralisme en France et en Europe.


Nombreux aussi sont ceux qui rêvent d'une gauche enfin à gauche et qui devienne une véritable force susceptible de changer en profondeur la donne politique et éviter l'installation chez nous d'un bipartisme toujours au service au libéralisme.


Nous le savons : le rassemblement des forces de transformations sociales et écologiste est un passage obligé. Celui-ci est-il encore possible ?


Autant de questionnements au centre du débat public du

 

12 juin à Aubagne, à 18 h 30

salle des Marronniers

 

sur le thème :

 

« Face au libéralisme, quelle alternative en France et en Europe ? »


En présence de Patrice Cohen Seat pour le PCF, d'Yves Salesse de la fondation Copernic et des collectifs unitaires antilibéraux et de René Revol responsable national du PS et vice-président de Pour la République sociale.


Débat animé par Michel Soudais, journaliste à Politis et Christian Digne de La Marseillaise.


Vous y êtes cordialement invités...

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 06:01

Le Monde a publié la tribune de Gérard Aschiéri, Jean-Marie Harribey et Pierre Khalfa sur les retraites, qui était en attente depuis deux mois. Réécrite trois fois pour tenir compte de l'actualisation nécessaire, à la demande du Monde, mais ce n'est pas la version définitive qui est parue. De plus, Le Monde, a censuré le sixième alinéa que vous trouverez-ci-joint, au motif qu'il était "idéologique". Il portait sur le temps de travail que les auteurs disaient vouloir baisser et non pas augmenter. Moralité, la RTT, c'est idéologique, mais l'ATT (augmentation du temps de travail) n'est pas idéologique, la censure non plus.


Je vous livre la version complète. J'aime bien la conclusion qui reprend des propos que j'ai souvent tenu sur ce blog !


DH


 

Le système de retraites, un choix de société

 

Le Monde, 31 mai 2008


Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU

Jean-Marie Harribey, coprésident d'Attac

Pierre Khalfa, secrétaire national de l'Union syndicale Solidaires


La crise financière sans précédent qui affecte toutes les institutions financières, notamment les fonds de pension, confirme que seul un système par répartition permet de garantir les retraites pour toutes les générations. Un tel système est basé sur un contrat intergénérationnel. Les salariés actifs payent avec une partie de leur salaire, versée sous forme de cotisation sociale, les pensions des retraités car ils savent qu'une fois venu leur tour d'être à la retraite, la génération suivante fera de même. Comme tout contrat, il ne peut reposer que sur la confiance. Or, alors que le niveau de vie moyen des retraités a presque rejoint celui des actifs, les réformes en cours programment une paupérisation des retraités.


Le gouvernement actuel est sur cette voie. Il veut augmenter encore la durée de cotisation à 41 ans et engager un processus d'allongement permanent de celle-ci en y affectant les deux tiers de la croissance de l'espérance de vie à 60 ans, le Medef s'étant prononcé pour 45 ans. Il s'agit d'une rupture historique. Alors que, depuis plus d'un siècle, l'augmentation de la richesse produite, du revenu national, était en partie utilisée pour baisser le temps de travail, que ce soit de façon hebdomadaire ou sur toute la durée de la vie, l'objectif aujourd'hui est de « travailler plus pour gagner plus ». Dans le cas des retraites, ce slogan se traduit par le dilemme, mille fois ressassé : « soit l'augmentation de la durée de cotisation, soit la baisse du niveau des pensions ». En fait, les salariés ont l'une et l'autre depuis les mesures Balladur de 1993.


Depuis cette date, pour les salariés du secteur privé, ces mesures entraînent, selon le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), une baisse du pouvoir d'achat de la retraite du régime général de 0,3 % par an et de 0,6 % pour la retraite complémentaire, celui de la retraite des fonctionnaires baissant de 0,5 % par an. Ces baisses devraient se poursuivre dans le futur et le décrochage par rapport aux salaires s'accentuer. Selon le Conseil d'orientation des retraites (COR), le taux de remplacement moyen - le niveau de la retraite par rapport au salaire - est aujourd'hui de 72 %, il devrait passer à 65 % en 2020 et à 59 % en 2050.


Ces mesures ont aggravé les inégalités pour toutes les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40 % aux hommes, sont particulièrement touchées par l'allongement de la durée de cotisation et par les effets très pénalisants de la décote. En effet, à ce jour, seulement 39% des femmes retraitées ont pu valider 37,5 ans contre 85 % des hommes. Dans la fonction publique, la réforme de 2003 a porté gravement atteinte aux droits des femmes avec la remise en cause des bonifications pour enfants.


On mesure l'hypocrisie du discours sur l'emploi des seniors quand on sait qu'aujourd'hui plus de six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite. En outre, les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail. Toute nouvelle augmentation de la durée de cotisation se traduira donc inévitablement par une nouvelle baisse du niveau des pensions. Hypocrite, cette solution est aussi dangereuse car elle revient à rompre le contrat entre générations. Si les actifs paient les pensions des retraités, en contrepartie, les salariés âgés laissent leur place sur le marché du travail aux nouvelles générations. Cette exigence est d'autant plus forte que le chômage de masse perdure. Décaler l'âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites.


Mais surtout est-ce que travailler plus longtemps est une solution acceptable alors que les conditions de travail se détériorent, que la souffrance au travail se développe et que de nouvelles pathologies apparaissent ? Est-ce que le sort des êtres humains est de travailler jusqu'à n'en plus pouvoir pour permettre que les dividendes versés aux actionnaires continuent leur croissance faramineuse ? Disons le sans fard, alors que la productivité du travail ne cesse de progresser, il faut travailler non pas plus, mais moins !


En vérité, la solution au financement des retraites existe et elle figure en filigrane de tous les rapports du COR. Elle consiste à mettre un terme à la baisse de la part salariale (10 points en 20 ans) dans la valeur ajoutée, la richesse créée par les salariés dans les entreprises, et à accompagner l'évolution démographique par un relèvement progressif des cotisations sociales. Est-ce possible ?


Le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du COR de novembre 2007 à un point de PIB en 2020 et à 1,7 point en 2050. Personne ne peut raisonnablement croire que l'évolution de l'économie ne permettra pas de le couvrir. Un point de PIB correspond aujourd'hui à 10 % des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières. L'hésitation n'est plus permise : il faut rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée en augmentant le taux des cotisations dites patronales et en réfléchissant à l'élargissement de l'assiette des cotisations aux profits pour y appliquer le même taux qu'aux salaires. Un tel rééquilibrage de la part des salaires serait compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires et ne toucherait pas à l'investissement productif. Il ne pénaliserait donc pas la compétitivité des entreprises.


La litanie sur le renchérissement du « coût du travail » n'a donc pas lieu d'être. La frénésie de profits, facilitée par la financiarisation de l'économie mondiale avec sa spéculation récurrente, sa prolifération de produits financiers et ses paradis fiscaux pour abriter fraude et évasion fiscales, frappe d'illégitimité toutes les lamentations patronales sur ce point. Car ce qui est en train de délabrer les sociétés, du Nord au Sud de la planète, c'est le « coût du capital », dans un double sens : ce qu'il prélève comme richesses devient exorbitant et ce qu'il provoque comme dégâts sociaux et écologiques devient inestimable. C'est en ce sens que la question des retraites pose la question de savoir dans quelle société nous voulons vivre.


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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 06:00

Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel aux différentes mouvances à Gauche du PS. Gérard Filoche y a répondu favorablement. Benoit Hamon et Henri Emmanuelli, « pour le moment » ne souhaitent « pas donner suite ». Dommage, mais il reste encore quelques mois, pour que l'unité se fasse !

 

Ce congrès doit être celui de clarification des lignes ! Il ne pourra pas se terminer par une synthèse molle, qui ne règle rien, et qui mène à la défaite comme en 2007...

 

DH

 


 PS - Pour Hamon, Delanoë et Royal sont «ringards»

 

«Reconquête»: c'est le nom de la contribution que déposera le NPS, un courant classé à la gauche du Parti socialiste, au Congrès de Reims. Lors d'une conférence de presse ce mercredi midi, l'eurodéputé Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont annoncé vouloir «incarner une nouvelle voie» en opposition à «l'offre politique partagée par Bertand Delanoë et Ségolène Royal», dont ils estiment qu'ils représentent une «seule et unique ligne». Une analyse similaire à celle développée par Laurent Fabius mardi dernier.


A la tribune, le NPS avait misé sur la jeunesse: pas moins de trois - jeunes - anciens présidents du Mouvement des jeunes socialistes (MJS): Benoit Hamon, Régis Juanico, député de la Loire, et Razzye Hammadi, Bruno Julliard, l'ancien président du syndicat étudiant Unef, et Olivier Dussopt, benjamin de l'Assemblée du haut de ses 29 ans. Un réseau que Benoît Hamon travaille à maintenir depuis son départ du MJS en 1995.


Delanoë et Royal «se fourvoient»


«Ils se fourvoient», a lancé Benoît Hamon au sujet de ce qu'il appelle des«initiatives à la droite du PS»: «Ils miment le blairisme ou les choix politiques des Allemands dans les années 90». A ses yeux, c'est «dépassé, conservateur, et pour tout dire complètement ringard», affirme-t-il, dans une allusion au débat sur la modernisation de la ligne politique du PS. «Cela fait»


Il a souligné que la démarche de Bertrand Delanoë n'étais pas «couronnée de succès sur le terrain», tandis que la base de soutien de Ségolène Royal avait plutôt tendance au «rétrécissement». Avec pour conséquence l'absence d'une «force collective autour d'eux».


«Monolithisme générationnel»


Concernant le projet développé par son courant, le NPS, Benoît Hamon a appelé la gauche à en finir avec «l'improvisation programmatique et politique», face aux «crises que traverse le libéralisme». «Peux-t-on faire une vraie relance économique avec le Pacte de stabilité? Sans augmenter la progressivité de l'impôt, peut-on redistribuer? Nous répondons non», a-t-il donné comme exemple.


Il entend travailler à «une majorité nouvelle qui prépare et anticipe l'avenir», face au «monolithisme générationnel» incarné par les leaders socialistes actuels. Cette aspiration à être «majoritaire» a conduit Hamon et Emmanuelli à ne pas donner suite pour le moment à la proposition du sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, «adjure le NPS d'entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti». La gauche du parti, «ça fait déjà longtemps que nous sommes bien plus que cela», explique-t-il, soucieux d'éviter la «posture de témoignage».


Le NPS discute actuellement avec les «reconstructeurs», qui rassemble Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Pierre Moscovici: «nous avons un a priori positif sur leur démarche», explique Benoît Hamon, qui a également fait part de son intérêt pour la ligne incarnée par Martine Aubry, avec laquelle il a travaillé quand elle était ministre de l'emploi. «Mais pour le moment on attend de voir» a-t-il résumé.


Jean-Pierre Muller AFP¦ Le porte-parole du PS Benoît Hamon, le 1er septembre 2007 à La Rochelle


20Minutes.fr, éditions du 28/05/2008

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 06:37

SARKOZY s'apprête à brader EADS...


Sarkozy prêt à brader l'Aéronautique française et à sacrifier aux allemands les entreprises  EADS, avec notamment AIRBUS et Eurocopter. En effet, le Financial Times du 20 mai s'est fait l'écho d'un plan industriel en préparation à l'Elysée afin de constituer un pôle nucléaire français avec en embuscade ( ?) l'ami Martin Bouygues, qui a pris 21% d'Alstom.


Areva et Alstom seraient fusionnés. Mais il faut dédommager les allemands, car Siemens, actionnaire d'Areva, devrait sortir du nouvel ensemble (on ne sait pas bien pourquoi).


Comme solution, les français leur offriraient le contrôle d'EADS en échange


Ceci alors que la réalité technique et industrielle d'Airbus, comme le souligne le FT, est que le contrôle opérationnel est aujourd'hui plutôt français. Conclusion désabusée du journal anglais : The sad thing about this proposed Franco-German split is that it eloquently shows that cross-border industrial co-operation between the countries does not work. Moreover, the real expertise in aviation lies far more on the French than the German side. Under the circumstances, it seems only fair to ask whether such a division of industrial spoils is areally in Europe's broader interests in the longer term.

 


Après son recul sur l'union euroméditeranéenne, Sarkozy s'apprête encore à faire d'énormes concessions à l'Allemagne, pour faire plaisir à son copain de vélo Martin Bouygues (et patron de TF1 - Télé Sarkozy).

 


Si ce schéma se réalise, ce sera un véritable scandale. Comment imaginer que la France de la Caravelle, de Concorde et d'Airbus, de l'Alouette 2 et 3 au NH90 abandonne un pan entier de son industrie de pointe ?


On comprend mieux quelque part l'agitation de Sarkozy pour vendre des centrales nucléaires à chacun de ses déplacements à l'étranger !


L'information n'a par ailleurs, pas été démentie par l'Elysée.


A suivre de près, car si cela se concrétise, cela méritera une vraie réaction...


DH


 Financial Times FT.com

FT.com logo

Franco-German carve-up of Europe's industrial spoils

 

By Paul Betts


Published: May 19 2008


French presidents like to make their mark with a grand project.

One of General de Gaulle's proudest achievements was launching (with the British) the now-defunct Concorde supersonic airliner. François Mitterrand constructed the Louvre pyramid and Jacques Chirac brought his passion for ethnic art to life with the Musée Branly.


Nicolas Sarkozy has yet to reveal his grand project, but that does not mean he is not drawing up blueprints behind the scenes. True to his interventionist approach, the current president has an even grander scheme in mind to make France the undisputed European champion of nuclear energy. To achieve his ends, however, will require industrial engineering on a scale not seen since nationalisation under the first Mitterrand presidency in the early 1980s.


The pragmatic Mr Sarkozy seems prepared to cut a deal with the Germans that would mean France giving up to Germany its long-held ambition of leading the European aerospace industry. In return, Germany must be willing to surrender its own ambitions in the energy sector to the French. In practice, this means handing over leadership of EADS to the Germans and the withdrawal of Siemens from France's Areva nuclear group.


It is only an idea being bandied about in the highest circles, but serious enough to be worrying the French aerospace community. In effect, the plan could go like this. The troubled Alcatel-Lucent telecoms equipment group sheds its 21 per cent stake in Thales, the French defence electronics company, to EADS. This would help balance the EADS industrial portfolio, which is still too reliant on Airbus. Meanwhile, Dassault Aviation would regain its freedom from EADS by buying back the 46 per cent stake held by the Franco-German group.


EADS - where the need to maintain an equal balance between French and German influence has been a source of permanent friction - would then come firmly under German control. In turn, this would satisfy Berlin's long cherished desire to re-establish Germany as a leading aerospace nation.


The price for obtaining leadership of the European aerospace industry will be lifting the German obstacles to Mr Sarkozy's grand nuclear plan. In particular, Siemens would have to pull out of Areva, clearing the way for a merger between Areva and Alstom - the French heavy engineering group and builder of power turbines that was rescued by Mr Sarkozy's vigorous intervention when he was finance minister a few years ago.


Mr Sarkozy believes this would anchor French leadership in the nuclear industry and in the booming energy sector in a lasting and more profound way.


The sad thing about this proposed Franco-German split is that it eloquently shows that cross-border industrial co-operation between the countries does not work. Moreover, the real expertise in aviation lies far more on the French than the German side. Under the circumstances, it seems only fair to ask whether such a division of industrial spoils is really in Europe's broader interests in the longer term.


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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 06:11

Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel aux différentes mouvances à Gauche du PS.
Gérard FILOCHE
de Démocratie et Socialisme y répond favorablement. C'est très positif. Y'a plus qu'à...

 

A suivre...

 

DH

 

 

NB : Gérard FILOCHE sera à Gardanne le 2 juin.

 

 Pour en savoir plus…

 

 


 

 

Unité de la gauche des socialistes, rencontrons nous !

 

 

"Le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon « adjure » la gauche du parti, dans un communiqué, d'œuvrer au « rassemblement » de ce courant pour stopper « un nouveau glissement social-libéral » du PS.

 

« Le congrès du PS va-t-il se résumer à une course à : "plus libéral que moi, tu meurs" ? », s'alarme le sénateur, qui critique « la surenchère permanente » entre « Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Manuel Valls » sur le thème du libéralisme. Selon Jean-Luc Mélenchon, « cette ligne politique est mortifère » et « en Italie, elle a produit la défaite et l'éclatement de la gauche en camps inconciliables »

 

Affirmant que « la gauche du Parti socialiste a une responsabilité essentielle pour bloquer ce processus », l'ancien ministre « adjure le NPS (Nouveau parti socialiste) d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon d'entendre les appels au rassemblement de la gauche du parti que je leur lance ». « Chaque occasion manquée par la gauche du parti condamne le PS à un nouveau glissement social-libéral, condamne la gauche à la défaite et donc le pays à la souffrance sociale », ajoute ce membre du Bureau national.

 

« Il faut une gauche au PS. Ou il n'y aura plus de PS de gauche. Alors Sarkozy aura gagné sur tous les tableaux », conclut Mélenchon. Interrogé par l'AFP, Benoît Hamon a déclaré que « pour avoir une chance crédible d'empêcher les déchirures, il faut que la gauche du PS soit en capacité de se dépasser », en s'alliant « avec tous ceux qui veulent porter une alternative politique » et « construire une nouvelle majorité »."

 

Jean Luc Mélenchon a totalement raison. Cela fait des années et des mois que nous prêchons cela sans être entendu. Nous avons écrit a tous, dont lui, en automne, en hiver et au printemps sans réponse. Mais quand JL Mélenchon se décide, le veut, on se voit avec tous ceux qui sont concernés et on travaille pour cet objectif.

 

Pour D&S, Gérard Filoche

 

dans le cadre du congrès du PS a lancé un appel pour qu'il ne se transforme pas en duel pour savoir qui est plus à droite de l'autre !
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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 06:44

Lundi 2 juin, j'ai noté 2 conférences intéressantes dans notre région. Malheureusement elles sont le même jour. Les thèmes choisis sont d'actualités.


Il va falloir choisir !


DH


                                              

A Gardanne : Conférence sur le code du travail avec Gérard Filoche Gardanne


Lundi 2 juin à 19h00 à la Maison du Peuple. Attac Gardanne Bassin minier invite Gérard Filoche, inspecteur du travail, pour une conférence-débat intitulée


« Entreprise de destruction du droit du travail ».


L'occasion de revenir sur le nouveau code du travail entré en vigueur le 1er mai et les conséquences pour les salariés. La conférence sera suivie d'un buffet.


Je rappelle à ceux qui ne le connaissent pas, que Gérard Filoche est Inspecteur du travail et spécialiste du monde salarié. Il est aussi membre du PS. Ce qui ne gâche rien, c'est un excellent orateur !



A Marseille :


« Indépendance de la presse, pluralisme de l'information, attention danger ! »


Organisé par la revue Marianne.


Avec Philippe VAL (Charlie Hebdo), Daniel SCHNEIDERMANN (Arrêt sur Image) et Jean - François KHAN (Marianne).


Au Théâtre du Gymnase

4 rue du Théâtre Français à Marseille


Le  lundi 2 juin à 20h00



MAJ du 1er juin 2008 : Philippe Val est remplacé par Laurent Joffrin de Libération et Aurélie Filippetti, Députée PS.



 

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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 06:42

Et allons-y, Laurence Parisot la patronne du MEDEF en rajoute une couche et propose la retraite à 63,5 ans ! Pourquoi  63,5 et pas 64 pour faire un compte rond ?


La retraite c'est un choix (politique) de société, et de place que nous voulons consacrer à nos anciens. Ensuite, c'est une question de répartition de la richesse.


L'allongement de la durée de vie est un « plus » et non une catastrophe comme la Droite et le MEDEF le sous-entendent. Ce « plus » doit - il est consacré à travailler et à s'user plus vite ? C'est vrai qu'ave »c il y a des années en arrière, avant François Mitterrand et la gauche au pouvoir,  la retraite à 65 ans réglait tout. Entre ceux qui mourraient avant 65 ans, et les autres qui mourraient peu d'années après, il n'y avait pas de problèmes de financement. C'est peut - être la solution imaginée par la droite de Sarkozy et le MEDEF. Peut - être est-ce leur modèle de société ? Dans tous les cas ce n'est pas le mien !


DH


 

La retraite à 63,5 ans ! Par Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche

 
C'est la nouvelle provocation du Medef. Selon Mme Parisot c'est « le seul scénario qui permette en 2020 de retrouver un équilibre financier ». Elle oublie un autre scénario : l'augmentation de la part de la richesse nationale consacrée au financement des retraites. Un scénario qui ne devrait pas présenter de réelle difficulté dans la mesure où en 2020, avec un taux de croissance médiocre de 1,7 % par an, la richesse réelle de notre pays aura augmenté de plus de 25 %. De 1 700 milliards d'euros aujourd'hui, le PIB passera en effet à 2 150 milliards d'euros (constants c'est-à-dire une fois l'inflation neutralisée), soit une augmentation de 450 milliards d'euros.

 
Le « besoin de financement » de nos régimes de retraites, serait, selon Madame Parisot de 15,7 milliards d'euro en 2020. Il suffit de rapprocher ces deux chiffres (450 et 15,7) pour constater qu'un tout autre scénario que celui préconisé par le Medef est possible. Augmenter la part du PIB destinée à financer les besoins des régimes de retraites par répartition. Une fois répondu à ce besoin, il resterait encore, en effet, un supplément de richesse de plus de 430 milliards d'euros. De quoi financer l'assurance-maladie, l'assurance-chômage, l'augmentation des salaires directs, l'investissement productif et même les profits...

 
Ce scénario aurait, certes, un grave inconvénient aux yeux du patronat, celui d'empêcher les profits de confisquer la part de l'augmentation de la richesse nationale qui devrait revenir aux retraites en augmentant les cotisations-retraites et tout particulièrement la part patronale de ces cotisations.

 
Madame Parisot se permet d'ajouter que le passage de l'âge de la retraite à 63,5 ans permettrait de résoudre du même coup le problème du taux d'emploi des salariés de 55 à 64 ans. Par quel miracle ? Quel est le rapport entre ces deux phénomènes ? Si le patronat continue, comme il le pratique depuis 25 ans,  à licencier sans aucune retenue les salariés de plus de 55 ans, en quoi le passage de l'âge à la retraite à 63,5 ans pourrait-il bien permettre d'augmenter le taux d'emploi des « Seniors » ? Pourquoi, d'ailleurs, faudrait-il augmenter le taux d'emploi des « Seniors » alors que des centaines de milliers de jeunes ne trouvent pas d'emplois ?

 
Ce passage de l'âge de la retraite de 60 ans à 63,5 ans aurait, en fait, une seule conséquence : les salariés qui disposeraient des trimestres nécessaires pour partir en retraite à 60 ans seraient privés de ce droit. Il leur faudrait encore attendre 3,5 ans. Autant de gagné pour éviter l'augmentation des cotisations retraites patronales. Et, comme le Medef veut progressivement supprimer la dispense de recherche d'emploi pour les salariés au chômage de plus de 57 ans, il ne resterait plus qu'une solution par un salarié sans emploi de plus de 60 ans mais de moins de 63,5 ans disposant de 160 trimestres de cotisations : le RMI.

 
Quant au gouvernement, il estime qu'aucun élément nouveau n'est intervenu depuis la loi Fillon de 2003 et qu'il n'y a donc aucune raison de ne pas allonger d'un an (de 40 à 41 annuités) la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d'une retraite à taux plein en 2012


Sans doute n'a-t-il pas lu le dernier rapport du COR (2007) qui remet très sérieusement en cause les hypothèses démographiques qui avaient servi de prétexte à cette loi. Le population en âge de travailler ne subirait plus une diminution de 2,2 millions de personnes entre 2006 et 2050 mais resterait stable. Quant au nombre de retraités, il diminuerait de 650 000 en raison d'une baisse moins rapide du taux de mortalité. Le chiffre d'un trimestre d'augmentation de l'espérance de vie annuelles, sans cesse affirmé par le Medef et le gouvernement est totalement infirmé par ce rapport qui chiffre cette augmentation à 0,44 trimestres par an.

 
Sans doute le gouvernement n'a-t-il pas lu non plus le bilan que tirait le COR de l'augmentation de la durée de cotisation ? 60 % des salariés du privé continuent à ne plus être au travail au moment où ils prennent leurs retraites. Ils sont au chômage, en invalidité ou en maladie. Selon le COR, l'âge réel de cessation d'activité des salariés du secteur privé augmentait 7 fois moins que la durée d'assurance exigée (0,2 année pour un allongement de 1,5 année). Le passage à 41 annuités de cotisation ne pourrait, dans ces conditions, avoir qu'une conséquence : une nouvelle baisse du montant des retraites. C'est tout aussi inacceptable que la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans. 



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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 05:26

Une délégation de PRS a participé au Congrès de Die Linke à Cottbus en Allemagne les 24 et 25 mai 2008.


Die linke est une expérience à suivre de près. J'en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog.


Voici donc,  un compte rendu de leur dernier congrès.


A suivre...


DH


Congrès du Die Linke des 24 et 25 Mai 2008 à Cottbus.

 

 

Samedi matin : ouverture du Congrès


Die Linke tient ce week-end son « premier Congrès ». En réalité il s'agit du second si l'on compte le Congrès de fondation de Berlin l'année dernière. Mais cette fois, Die Linke tient un Congrès ordinaire. En conséquence, les délégations étrangères sont beaucoup plus réduites. Venu comme nous de France, je n'ai rencontré que Francis Wurtz, le président du groupe de la Gauche européenne au Parlement européen, qui parle couramment allemand et est ici comme chez lui. Cependant, Die Linke est une trop jeune organisation pour que ses Congrès soient vraiment ordinaires. Par exemple, les délégués vont élire ce soir leur direction. Acte a priori banal pour un parti politique. Mais ce sera la première fois que Die Linke élira de la sorte ses instances. L'année dernière, les deux partis fondateurs, le PDS des anciens communistes et le WAASG d'Oskar Lafontaine, avaient désigné chacun de son côté leurs représentants dans une direction strictement paritaire. Cette fois-ci, les délégués voteront librement et indistinctement, sans tenir compte de l'origine des candidats et sans avoir à respecter un équilibre imposé entre les composantes originelles. Seule les co-présidence et co-vice présidence subsisteront sur une base paritaire, dernier témoignage de la fusion initiale. C'est un moment extraordinairement difficile. S'ils y parviennent, on pourra dire que nos camarades de Die Linke auront tenu leur premier Congrès pleinement unifié.


Pour nous, les discussions de nos camarades allemands prennent une résonance particulière. L'an prochain se tiendront les élections générales en Allemagne. Même chose en Grande Bretagne. Au vu des élections locales désastreuses qu'il a subies ce mois-ci, le moins que l'on puisse dire est que le Labour britannique n'est pas très bien parti... Si les Britanniques étaient battus et si les Allemands connaissaient le même sort, tous les principaux pays de l'Union Européenne seraient dirigés par la droite (à l'unique exception de l'Espagne). Et si seuls les Anglais s'en sortaient, la lamentable politique des blairistes au pouvoir continueraient sans doute à susciter plus souvent la consternation qu'autre chose. Après la déroute de la gauche française en 2007 et le naufrage italien de 2009, la gauche européenne n'a vraiment pas besoin en 2009 d'une nouvelle défaite en Allemagne, premier pays de l'Union.


Or la gauche allemande ne peut pas gagner sans Die Linke. Déjà à l'élection dernière, la percée de Die Linke avait permis à la gauche de redevenir majoritaire en Allemagne après une succession ininterrompue de défaites aux élections régionales dans 13 Länder. Certes pour réaliser l'union des gauches dans le gouvernement, les sociaux-démocrates du SPD auraient du renoncer à certaines de leurs réformes, notamment les lois Hartz IV qui ont réduit drastiquement l'indemnisation des chômeurs. Hélas, on connaît l'histoire. Le SPD a préféré poursuivre sa politique en écartant toute alliance à gauche et en choisissant à l'inverse de gouverner avec la droite sous la direction d'Angela Merkel. Or la montée en puissance de Die Linke pourrait contraindre le SPD à rompre cette stratégie mortifère. Et l'année 2009 pourrait être celle du retour de la gauche allemande, ce qui serait la première bonne nouvelle depuis longtemps pour la gauche européenne.


Les deux co-présidents Oskar Lafontaine et Lothar Bissky, dans leurs discours d'ouverture, situent d'ailleurs d'emblée ce Congrès dans un contexte mondial et européen. Lafontaine énumère : la gauche écrasée en Italie, la gauche battue en France... Il en conclut que « la gauche européenne a besoin d'un nouveau profil ». Dès lors « notre responsabilité n'est pas nationale mais européenne » souligne-t-il.


Cette entrée en matière soulève l'enthousiasme de la salle. On voit beaucoup de jeunes délégués, dont certains sont sans doute des nouveaux adhérents qui n'ont connu ni le PDS ni le WAASG. Impossible le plus souvent de deviner l'origine des uns et des autres. La mayonnaise a visiblement pris. Encouragé par leurs succès électoraux, les militants de Die Linke ont adhéré à l'ambition de donner « de nouvelles idées à la gauche » plutôt que de cultiver les identités du passé en crise.

 

Die Linke existe vraiment. C'est une force nouvelle. Elle pèse déjà dans la politique allemande. Et elle s'apprête à débattre pendant deux jours des responsabilités que cette situation lui crée.


En savoir plus : Die Linke dénonce la montée de la pauvreté en Allemagne


Samedi, après-midi et soirée


L'essentiel de l'après-midi et la totalité de la soirée sont consacrés à l'élection des dirigeants du Parti : les deux co-présidents, les quatre vice-présidents, le secrétaire général, le trésorier, puis tous les membres du bureau du parti. Chaque candidat se présente devant les délégués, qui peuvent l'interroger pendant plusieurs minutes depuis la salle. Puis chaque délégué vote nom par nom. Même avec le concours du vote électronique, cet exercice requiert donc un temps considérable.


Je m'en étonne auprès d'Oskar Lafontaine. « N'avez-vous pas besoin de temps aussi pour discuter de la stratégie du parti en vue des élections générales de 2009 ? Quand avez-vous prévu de débattre de votre stratégie d'alliance ? ». Il m'explique alors que ces questions seront au centre d'un Congrès qui se tiendra en juin 2009 pour lancera la campagne pour le Bundestag. Un deuxième Congrès aura lieu la même année, en février, consacré cette fois aux élections européennes. Un à deux Congrès par an ! C'est une charge énorme pour une organisation mais c'est sans doute nécessaire pour maintenir et renforcer à chaque étape l'homogénéité du nouveau parti en prenant le temps de la discussion collective.


Ceci est rendu nécessaire pour achever la fusion entre les deux composantes originelles. Mais aussi pour accueillir les nouveaux adhérents qui se pressent dans le parti. Die Linke est en effet le seul parti dont les effectifs progressent dans le pays. Parmi eux il y a bien sûr des « déçus » issus des Verts et du SPD (de 1990 à aujourd'hui, le SPD a perdu 37% de ses adhérents). Mais ce que l'on remarque surtout, c'est le nombre particulièrement élevé de jeunes. Ils sont ici beaucoup plus nombreux que lors du Congrès de fondation l'année dernière. Beaucoup de ces jeunes sont mobilisés contre la résurgence, pour la première fois depuis la chute du nazisme, des partis d'extrême-droite, dont ils demandent d'ailleurs l'interdiction. Je comprends ce que signifiait Bissky ce matin même lorsqu'il disait que Die Linke devait être « pont entre générations », et accueillir pour cela de nombreux nouveaux adhérents. Die Linke se construit comme un creuset des histoires, des cultures, des générations de la gauche. D'où l'enjeu que revêt la constitution patiente, brique après brique, de sa direction.




Dimanche à Cottbus


Le Congrès continue inlassablement ses votes. Je me demande s'il subsiste une instance du parti dont les membres ne sont pas élus individuellement et directement par les délégués ! Je profite de ce long moment où je n'ai pas besoin de suivre les interventions pour rassembler mes idées. Dans quelques heures, je serai de retour en France. Que retirer de ce séjour à Cottbus qui éclaire la situation politique dans mon propre pays ?


Ce qui se passe en ce moment en Allemagne n'est pas complètement exotique pour nous autres Français. Nous retrouvons des similitudes avec notre propre trajectoire. Bien sûr, il n'y a pas chez nous de « Grande Coalition » et le Parti socialiste est dans l'opposition quand le SPD gouverne avec la droite. Cela change tout. Mais le gouvernement français compte aussi son lot de ministres titulaires jusque récemment d'une carte du PS, qui ne manquent d'ailleurs pas de rappeler qu'ils appliquent en France une politique identique à celle que mettent en œuvre leurs homologues allemands...


Ici en Allemagne, la presse elle-même souligne ces jours ci la parenté entre la réforme de l'assurance chômage préparée par Nicolas Sarkozy avec les lois Hartz de Schröder, qui provoquèrent le départ de Lafontaine et la naissance du Linkspartei. Les politiques qui sont appliquées par les gouvernements européens se ressemblent souvent comme deux gouttes d'eau. Voici le point de départ commun à tous nos pays. Ses conséquences sont implacables. Partout ces orientations font entrer la société en crise, et cette crise de la société s'exprime aussi dans une crise de la gauche. Une crise qui est donc mondiale et européenne. J'ai déjà signalé que c'est justement ainsi que Lafontaine a débuté hier son intervention. Je voudrais citer intégralement ce passage de son discours car je le trouve très révélateur de la manière dont il aborde l'avenir de la gauche.


« Pendant que nous progressons ici en Allemagne, en Italie, Rifondazione Communista n'est plus représentée au Parlement depuis la dernière élection et le parti de Veltroni a été clairement battu par Berlusconi. En Espagne, Izquierda Unida [parti de gauche radicale comprenant les communistes espagnols] a été marginalisé pendant que le PSOE [Parti des socialistes espagnols] n'a encore rassemblé qu'une majorité relative. En France, le PCF a subi lors des élections présidentielles et législatives des défaites dévastatrices et le Parti socialiste se trouve dans un processus de clarification dont l'issue est ouverte. (...) Beaucoup d'hommes politiques de la gauche européenne regardent vers l'Allemagne avec beaucoup d'espoir et se demandent pour quelle raison ce phénomène est venu de chez nous. Ils espèrent que la Linke en Allemagne deviendra une force durable dont jaillira une impulsion pour l'ensemble de la gauche européenne. Cela montre, chers amis, que notre responsabilité est de taille. Pour tout dire : nombreux sont ceux qui en Europe ont les yeux tournés vers nous et le cœur qui partage nos espoirs et nos craintes. »


En quoi cet extrait m'apparaît-il révélateur ? D'abord, parce qu'il est hélas devenu très inhabituel de voir un dirigeant de la gauche européenne inscrire ainsi son action dans un cadre international. Parce qu'ils ont restreint leur horizon à la gestion, locale ou gouvernementale, les partis socialistes et sociaux-démocrates d'Europe ont renoncé pour l'essentiel à porter une alternative globale au système mondialisé. Ils se flattent de penser « modeste » et « pragmatique », mais dès lors ils pensent souvent « petit » et finalement assez « conservateur » faute de remettre en cause le cadre borné des règles du jeu qui fondent la mondialisation libérale.


Ensuite, on voit ici comment Lafontaine, lorsqu'il se penche sur le sort de la gauche, s'intéresse à toutes ses composantes. Le double échec des formations de la gauche dite radicale et des partis sociaux-démocrates en Europe est traité comme un enjeu global. Lafontaine ne se contente pas de constater la déroute de la social-démocratie européenne, il pointe aussi celle de l'autre gauche. Dès lors, il ouvre un débat sur les responsabilités de la gauche qui ne se réduit pas à la lamentation rituelle sur la « trahison des socialistes » qui semble constituer le seul facteur historique pertinent pour certains responsables de la gauche radicale, comme la providence divine expliquerait à elle seule les événements historiques chez les fondamentalistes religieux...


Enfin, je note bien sûr la manière singulière dont il considère le Parti socialiste français. Il estime à la fois que le Congrès socialiste ouvre un moment de clarification et que celle-ci est encore « ouverte » puisque le PS français n'a pas encore définitivement choisi d'aller dans la même voie démocrate que ses homologues européens. J'aimerais retrouver cet optimisme chez tous mes amis et camarades de la gauche du PS !


Mais Lafontaine a-t-il raison d'inscrire dans un même paysage l'ensemble de nos pays ? Cette question est décisive. Car elle éclaire bien sûr la portée européenne de la fondation du nouveau parti allemand et de ses premiers succès.


Dans la crise européenne et mondiale de la gauche, on constate des convergences évidentes. Quand on examine les alternatives qui se bâtissent ici ou là, de nouvelles similitudes apparaissent au regard. Il est par exemple frappant de voir que lors de son Congrès, dans le pays le plus riche d'Europe, Die Linke a donné une importance centrale à la question de la pauvreté... qui est justement le point de départ de presque tous les programmes de la nouvelle gauche latino américaine.


Mais en même temps la crise de la gauche prend une forme très différente dans chaque pays. Car la mise en œuvre des mêmes politiques libérales ébranle chaque nation de manière singulière: En France c'est l'identité républicaine du pays qui se trouve percutée. En Allemagne, la question de l'Etat social occupe une place centrale. En Italie, c'est l'unité géographique du pays et le fonctionnement des institutions politiques qui sont mis en cause. En raison des différences dans les constructions nationales, une même crise « globale » prend à chaque fois un cours « local » très différent.


Pour expliquer ces divergences (ce qui permettrait de répondre à la question d'Oskar « pour quelle raison ce phénomène est venu de chez nous »), il y a une autre hypothèse. Le décalage ne serait pas dans l'espace mais dans le temps. C'est ce que me suggère une camarade italienne présente dans les invités internationaux à Cottbus. Graziella Mascia est une dirigeante éminente de Rifondazione Communista. C'est une amie de Fausto Bertinotti. Elle était la vice-présidente du groupe de Rifondazione au Parlement italien avant les élections. Depuis, comme tous les autres, elle a perdu son mandat. Entre autres facteurs que je ne peux développer ici (car elle jette un regard critique très lucide sur les erreurs de la coalition de la gauche « arc-en-ciel » dans son pays), Graziella explique ainsi les différences entre la réussite de Die Linke et le désastre italien : l'Allemagne ne serait pas en avance sur l'Italie mais en retard.


Il faut bien comprendre ici qu'il ne s'agit pas pour elle de hiérarchiser les deux pays. Ce qu'elle veut dire, c'est que le processus de crise est plus avancé en Italie qu'il ne l'est encore en Allemagne. Ce qu'elle soumet à la réflexion, c'est que la crise n'est pas au même point dans tous les pays. Ce type de situation historique est après tout très classique. Des évolutions internationales identiques peuvent produire des effets décalés dans le temps d'un pays à l'autre. Vu avec l'illusion d'immédiateté construit par l'actualité, c'est-à-dire en oubliant que le temps est une propriété de l'espace social, qui n'est donc pas identique d'un lieu à un autre, on peut croire à tort à l'existence de trajectoires fondamentalement divergentes. Par exemple, l'ensemble des pays développés a connu des mobilisations sociales, culturelles et politiques assez similaires en 1968. Mais en raison de structures spécifiques, ces mouvements ont entraînés des victoires électorales plus ou moins rapides de la gauche. Le travailliste Wilson est élu en 1974, Jimmy Carter est élu en 1977. Mais en France, il a fallu attendre treize années, de mai 1968 à mai 1981 pour qu'émerge une nouvelle majorité politique. Au même moment, la gauche aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne était déjà submergée par ce que l'on a appelé la « contre-révolution libérale ». Mitterrand devenait président presque en même temps que Thatcher et Reagan. La France nationalisait toutes les banques du pays au moment où l'Etat américain et britannique engageaient la libéralisation des marchés financiers. Tout est donc une question de perspective. Pour un militant de gauche, mieux valait en 1981 être en « retard » sous Mitterrand qu'en « avance » sous Reagan... Surtout que l'on ne sait qu'après coup dans quel sens allait la dynamique globale. Il est facile de dire aujourd'hui que la France était « en retard » sur la vague conservatrice, on pouvait à l'époque la penser très en avance sur le vieux monde...


Ce qui est important aussi est que la différence qui porte sur les rythmes au départ peut produire ensuite une modification des processus eux-mêmes. Ainsi le contexte international du néo-libéralisme triomphant a contribué à modifier le cours de l'expérience de la gauche au pouvoir en France. La situation mondiale a poussé les socialistes français à ouvrir la fameuse « parenthèse » et à espérer dans la construction européenne un cadre qui rompe leur isolement. Les différents « temps » nationaux sont relativement autonomes, mais ils ne se déroulent pas pour autant indépendamment les uns des autres.


Une fois ceci bien précisé, l'hypothèse du « retard allemand » mérite d'être posée. Bien sûr la société allemande est déjà heurtée de plein fouet par la mise en œuvre du nouveau modèle libéral. La fin du compromis historique entre le patronat industriel et les ouvriers percute l'identité du pays lui-même. Le ralliement de la social-démocratie au paradigme néolibéral a fait éclater le paysage traditionnel de la gauche. L'existence de Die Linke en témoigne. Mais en même temps la crise n'a pas atteint le paroxysme italien. Elle n'a pas entraîné par exemple une remise en cause de l'unification du pays, un creusement de la distance -non encore résorbée- entre l'Est et l'Ouest du pays. D'ailleurs, la fondation de Die Linke a semblé parachever d'une certaine façon la réunification allemande, 17 années plus tard. De même, la droite allemande, CSU bavaroise mise à part, n'est pas encore touchée par la radicalisation à droite qui caractérise la « droite décomplexée » de Sarkozy et que l'on observe sous une forme exacerbée en Italie.


Et si la crise continue son chemin sous le fouet de la poursuite des politiques néolibérales que mène en ce moment la Grande Coalition ? Comment la situation pourrait-elle évoluer en Allemagne ?


Je pense que la réponse à cette question dépendra en grande partie de l'attitude des classes dites moyennes (c'est-à-dire de ceux qui croient être membres de cette catégorie fabriquée de toutes pièces par l'idéologie dominante). Ici plus encore qu'ailleurs, la classe moyenne est le pivot du régime. Car l'Allemagne est riche. Son niveau d'inégalité sociale est faible comparé à celui des principales nations développées. La classe ouvrière y est traditionnellement bien intégrée. L'Allemagne doit à ce poids de la « classe moyenne » sa tradition de modération et de stabilité politiques. Elle lui doit aussi les embardées les plus violentes de son histoire, au premier rang desquelles le nazisme. Si l'hypothèse de ma camarade italienne est juste, et si la crise de la société va continuer son chemin en Allemagne, s'attaquant notamment aux cadres après avoir paupérisé les chômeurs, le basculement des classes dites moyennes prendrait sans doute des formes radicales. Dans ce contexte, l'existence d'un parti comme Die Linke est décisive. N'oublions pas que les années d'ascension au pouvoir d'Hitler ont aussi été celles d'un essor remarquable de la gauche, notamment de sa branche la plus radicale, le Parti communiste allemand. Hitler est nommé chancelier après les élections de 1933. La gauche a pourtant obtenu la majorité dans les urnes. Mais ses divisions violentes et la ligne sectaire du Parti communiste allemand rendent l'unité impossible. C'est pourquoi il est vital pour l'Europe entière que l'Allemagne dispose d'un parti de gauche remettant en cause les politiques néo-libérales, défendant l'Etat social, et que celui-ci soit aussi un parti d'unité de la gauche sans exclusives.


Je ne sais pas si l'hypothèse du « retard allemand » répond en partie à la question de Lafontaine. Mais elle conforte son affirmation : toute l'Europe devrait avoir les yeux tournés vers l'Allemagne et vers Die Linke afin de partager leurs espoirs comme leurs craintes.


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Published by Didier HACQUART - dans PRS
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 05:46

Nous fêtons cette année les 40 ans de mai 68. Je ne reviendrais pas sur les propos de Sarkozy qui souhaite en finir avec Mai 68., quoique ...


En tant que politique, syndicaliste et salarié du secteur privé, il me semble important de revenir sur les nouveaux acquis pour le monde du travail obtenus à la suite des accords de Grenelle.


Aujourd'hui, 40 ans plus tard, nous les avons parfois oublié. Pourtant, les droits acquis en 68 continuent à régir la vie de nos entreprises, et notre vie tout court. Est -ce que ce sont ces droits que Nicolas Sarkozy et ses amis veulent remettre en cause (temps de travail, retraite, droit syndical, protection sociale, etc.).

 

Mai 68, c'éatit aussi des slogans et des affiches, et je ne résiste donc pas au plaisir d'en reprendre quelques unes...


DH


Les principaux acquis du constat de Grenelle.


- Augmentation du Smig de 35% et de 56% pour les salariés agricoles.


- Augmentation générale des salaire de 10% en moyenne sur l'année.


- Reconnaissance légale de la section syndicale d'entreprise et de l'exercice du droit syndical dans l'entreprise.


- Proposition d'aller par étapes aux 40 heures (première étape à 43h00) et engagement d'une réduction de deux heures de la durée hebdomadaire pour les horaires hebdomadaires supérieurs à 48 heures.


- Révision des conventions collectives sur la base du constat, réduction et intégration des primes dans le salaire.


- Sécurité sociale (branche maladie) : réduction du ticket modérateur applicable aux visites et consultations (de 30% à 25%s du constat de Grenelle).


- Avance de 50% du salaire perdu pendant la grève, théoriquement  récupérable jusqu'au 31 décembre 1968 


Les négociations  par branches et entreprises vont amplifier, parfois de manière considérable, les acquis du constat de Grenelle.


Quelques exemples :


La reconnaissance du droit syndical dans l'entreprise s'accompagne dans nombre de secteurs de mesures protectrices et/ou d'heures de délégation. Ainsi : à Citroën, crédit mensuel de 120 heures pour les délégués syndicaux ; bénéfice du plein traitement pour les congés d'éducation syndicale, à la SNCF, dans la Fonction publique ou les industries du Verre ; mise en place pour les Mineurs de comités de bassin inspirés des comités d'entreprise.


En matière de salaires,  des augmentations substantielles de salaires s'ajoutent aux acquis du constat de Grenelle  ainsi que la suppression des abattements de zone. Par exemple,  augmentation du salaire garanti de + 18 % dans l'habillement,  de +12% à +46% dans le Bâtiment selon les départements, de +28% dans la Chimie.


En matière de durée du travail, nombreux sont les secteurs d'activité qui obtiennent des réductions et des congés supplémentaires : passage de 48h à 45 heures dans l'Agriculture, de 48h à 42 dans le Papier-carton, de 46h à 44h30 chez les cheminots, de 45h à 42h dans la Santé publique, de 48h à 40h, selon un calendrier précis, dans le Verre.


Les impacts de mai 68


Les organisations syndicales se renforcent : environ cent mille adhésions à la CFDT, quatre cent mille à la CGT.


Il y a des acquis moins directement palpables qui vont s'ancrer durablement dans le salariat, comme la dignité retrouvée, la confiance dans l'efficacité de l'action collective  et solidaire.



A voir ou revoir pour les plus anciens !


INA : Accords de Grenelle : déclaration du premier ministre, Georges Pompidou

JT 20H - ORTF - 27/05/1968 - 00h10m25s

 

 

Cliquer ICI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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