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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 05:54


Manifestation à Marseille pour arrêter les massacres à GAZA



J'étais à Marseille samedi 17 janvier pour manifester à nouveau pour arrêter le massacre de la population palestinienne à GAZA.


J'y étais évidemment sous la bannière du Parti de Gauche, pleinement impliqué dans cette lutte.

Beau symbole que le drapeau Français , symbole de la République française Laïque

au coeur de la manifestation


La semaine dernière, il y a eu une manifestation à Marseille organisée par le CRIF, à laquelle ont participé « en écharpe » des élus PS et UMP, alors qu'ils sont toujours absents des « autres » manifestations.


Cela est choquant.


La banderole de l'Union Juive Française pour la Piax, écrite en Arabe et en Hébreux, voilà un acte fort pour la paix...


Je trouve par contre très bien l'interpellation de ces élus par l'association Quartier Nord - Quartier Forts. Je ne sais pas si ces élus ont répondu. Dans tous les cas l'UMP, ce qui n'est guère étonnant, mais aussi le PS était absent de la manifestation d'aujourd'hui. C'est aussi cela la différence avec le Parti de Gauche...


DH







Marseille, le 14 Janvier 2009


Lettre ouverte adressée à Mesdames & Messieurs Roland Blum, Sylvie Andrieux, Antoine Rouzaud, Janine Ecochard, Garo Hovsepian...


Madame, Monsieur,


C'est avec stupéfaction que nous avons appris votre participation à la manifestation organisée, le 11 Janvier 2009 par le Conseil Représentatif des Instances Juives de France, manifestation qui avait pour but de soutenir l'armée Israélienne dans l'agression qu'elle mène actuellement à Gaza.


Nous citoyens marseillais, électeurs et électrices habitants les quartiers populaires, qui ont largement contribués à vos élections et réélections respectives, sommes ulcérés par la rupture de la neutralité républicaine qui prévaut  dans ce type de question et qui aurait du vous amener à une immense retenue dans vos implications partisanes.


En tant que simple citoyen le fait de soutenir le peuple palestinien ou l'armée Israélienne relève d'un choix personnel a défaut d'être un choix moral et il s'agit en démocratie d'un droit fondamental ;


En tant que grands Elu(e)s  vous n'êtes pas sans savoir que la préoccupation actuelle des pouvoirs publiques français est le maintien de la cohésion sociale et la lutte contre « l'importation du conflit du Proche Orient » dans l'hexagone. Pensez-vous que le fait de défiler dans les rues de Marseille en manifestant pour soutenir les agissements criminels du gouvernement Israélien soit la marque d'une quelconque sagesse ou d'un courage particulier inhérent à la charge républicaine dont le peuple souverain vous a donner mandat ?


Entendons-nous bien, outre le fait qu'aucune des associations ou des nombreux citoyens engagés que comptent  vos Mairies d'arrondissements, vos  circonscriptions  électorales ou vos cantons , n'a eu « l'outrecuidance » de vous appeler à venir manifester votre soutien au peuple Gazaoui martyrisé , nous nous attendions, à tout le moins, de votre part à des appels à la paix et a l'arrêt des hostilités ; Au lieu de cela vous vous engagez de façon explicite dans le soutien indéfectible à la politique de l'état d'Israël .


Dont acte, nous n'engagerons pas avec vous une polémique sur les raisons de votre parti pris, vous avez votre conscience pour vous, par contre nous vous demandons des comptes sur le fait d'avoir engagé vos mandats républicains dans cette manifestation !


Nous attendons de savoir quelle est la justesse de cette cause que vous défendez malgré les nombreux rapports des ONG présentes sur place, malgré les protestations unanimes de la classe politique française (dont vous faîtes partie), malgré les images d'horreurs qui nous parviennent quotidiennement de la bas, malgré l'escalade vertigineuse du chiffres des civils tués.


Nous attendons de vous une explication rationnelle, politique et humaine de votre participation à cette manifestation, dont le fait qu'elle existe est déjà en soi une incongruité. Nous espérons que vous saurez éviter les poncifs habituels et les lieux communs t usités lorsqu'il s'agit de répondre a ces questions.


Nous vous rappelons le contexte de la crise actuelle (qui dure depuis 60 ans, bien avant le Hamas, l'OLP...).Le conflit du Proche Orient est un conflit de type colonial dans lequel il y'a un occupant (Israël) et un occupé (la Palestine). L'état d'Israël est la 4ème puissance   militaire du monde, Israël est  fort, il est pérenne et les fables sur sa possible destruction ne font plus partie de l'argumentaire des discussions sérieuses, de plus Israël utilise aujourd'hui un arsenal terrifiant de puissance  composé d'armes conventionnelles et d'armes non conventionnelles (bombes au Phosphore, munitions enrichies à l'Uranium appauvri...) ; en face le Hamas est une milice qui résiste avec des roquettes au milieu de la population civile parce que la topographie du théâtre des opérations est celle-ci : Gaza c'est 1,5 Million d'habitants sur un territoire de 360Km². De plus vous êtes toutes et tous rompues aux stratégies de négociations et vous savez donc que c'est le plus fort, en l'occurrence Israël, qui détermine le type de négociation et jamais l'inverse, par conséquent la violence ou la pacification du conflit dépend de la volonté du plus fort.


Nous vous rappelons aussi, parce que les chiffres


sont tragiquement têtus qu'en 3 semaines de combats il y'a du coté palestinien près de 1000 victimes civiles dont 400 enfants, coté Israélien 5 morts...et les roquettes continuent de tomber sur Sdérot et le sud d'Israël. Un bilan qui prouve l'absurdité de la solution militaire que le gouvernement Olmert  a engagé et que vous soutenez !


Pouvez vous, Madame, Monsieur, nous citer une cause au monde, aussi sacrée soit t'elle, qui justifie le sacrifice de 400 enfants...même palestiniens !


Nous terminerons par la citation suivante du philosophe Michael Walzer qui met en perspective la réalité de ce drame :


 « le tir au pigeon n'est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique ».


Recevez, Madame, Monsieur, l'expression de notre incommensurable affliction.



Quartier Nord - Quartier Forts




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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 00:00



Il y a quelques jours, j'évoquais une partie des dessous de l'attaque de GAZA par les Israéliens et les intérêts liés au gaz naturel...


Les journalistes internationaux ne peuvent pas accéder à GAZA. Il est donc très difficile de savoir ce qui s'y passe exactement.


Des médecins norvégiens de la Croix Rouge sont intervenus, non sans mal à Gaza. Ils ne peuvent pas se taire sur ce qu'ils ont vu.


Gaza, serait-il le terrain d'expérimentation d'un nouveau type d'armement, la question est posée.


A lire cet article du Monde...


Notamment, pour toutes ces raisons, la mobilisation continue, avec un nouvel appel pour une manifestation à Marseille le samedi 17 janvier à 15h30 à la prote d'Aix à Marseille...


A suivre,


DH



 

Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza

 


Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale



Les blessés d'un type nouveau - adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents - ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.


Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.


Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.


"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"


"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME - pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.


Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.


Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.


Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" - médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"


Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.


"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler... Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."


A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi..."



Sophie Shihab, Le Monde.fr du 12/01/09


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Published by Didier HACQUART - dans Mobilisation pour GAZA
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 06:14




Création du Comité du Parti de Gauche à Vitrolles et dans la XIIème circonscription



C'est aujourd'hui !!!!!!!!!!!!!


Pour en savoir plus : http://didier-hacquart.over-blog.com/article-26709186.html




DH

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 05:25





Communiqué sur l'exploitation du conflit à Gaza

 

Mardi, 13 Janvier 2009 13:23


 
Communiqué du Parti de Gauche

 

 


Le Parti de Gauche, qui a manifesté samedi dernier contre les bombardements israéliens à Gaza, s'oppose fortement à toute exploitation de ce conflit visant à le transformer en affrontement communautaire dans notre pays et ailleurs. Il condamne avec la plus grande fermeté les actions antisémites qui ont augmenté depuis le début de l'offensive israélienne notamment l'attaque subie par une synagogue à St Denis.



Pour autant, la mobilisation continue...



Samedi 17 Janvier à 15h30 Porte d'Aix à Marseille

 

Une Grande Manifestation encore plus nombreuse pour faire cesser les massacres à Gaza et soutenir La Palestine.

 

Il n'y a que notre mobilisation et celle des peuples pour peser, sur notre gouvernement, l'Union Européenne, les Etats-Unis et les Gouvernements arabes afin qu'ils fassent cesser les massacres du gouvernement Israélien à Gaza et qu'enfin une solution juste soit négociée pour la Palestine.  60 ans cela suffit.

 

 

 

Pour en savoir plus :


Communiqué du Parti de Gauche sur l'exploitation du conflit à Gaza


GAZA, mobilisations unitaires à Aix Marseille Martigues le 10 janvier

GAZA : Le Parti de Gauche dans la rue à Marseille le 3 janvier 2009

Communiqué du Parti de Gauche du 1er janvier 2009


Communiqué du Parti de Gauche du 29 décembre 2008



Et :

Guerre et gaz naturel, l'invasion israélienne et les gisements de Gaza

 

L'appel Unitaire de Vitrolles du 11 janvier pour GAZA dans La Provence

 
Arrêtons le massacre du peuple palestinien, Appel unitaire à Vitrolles



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Published by Didier HACQUART - dans Mobilisation pour GAZA
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 05:28



Dans la série, « on ne nous dit pas tout », j'ai trouvé un article intéressant sur certains dessous du conflit de GAZA.


Derrière le conflit se cachent des intérêts financiers pour un contrôle stratégique de réserves de gaz naturel.


Malheureusement et comme trop souvent, ces intérêts hautement stratégiques » ( ???)  génère des centaines de victimes innocentes.


A méditer...


DH



La guerre et le gaz naturel : l'invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer


Par Michel Chossudovsky


Mondialisation.ca , Le 12 janvier 2009


L'invasion militaire de la Bande de Gaza par les Forces israéliennes, est directement liée à la possession et au contrôle de réserves stratégiques de gaz en mer.


Il s'agit d'une guerre de conquête: on a découvert de vastes réserves de gaz au large du littoral de Gaza en 2002.


Dans un accord signé en novembre 1999, l'Autorité palestinienne (AP) a garanti des droits de prospection de gaz et de pétrole d'une durée de 25 à British Gas (BG Group) et son partenaire situé à Athènes Consolidated Contractors International Company (CCC), une propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.


Ces droits sur les gisements de gaz en mer sont de 60 % pour British Gas, de 30 % pour Consolidated Contractors, et de 10 % pour le Fonds d'investissement palestinien. (Haaretz, 21 octobre 2007) 


L'accord AP-BG-CCC inclut l'exploitation des gisements et la construction d'un gazoduc. (Middle East Economic Digest , 5 janvier 2001) 


La licence de BG couvre toute la zone maritime située au large de Gaza, laquelle est contigüe à plusieurs installations gazières israéliennes. (Voir la carte ci-dessous). Il convient de souligner que 60 % des réserves de gaz le long du littoral de Gaza et d'Israël appartient à la Palestine. 


BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. British Gas estime que les réserves sont de l'ordre de 1,4 billions de pieds cubes, évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres publiés par British Gas.


La dimension des réserves de gaz palestiniennes pourrait s'avérer largement supérieure.


Carte 1



Qui possède les réserves de gaz ?


La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est cruciale. D'un point de vue légal, ces réserves appartiennent à la Palestine.


La mort de Yasser Arafat, l'élection du gouvernement du Hamas, ainsi que la débâcle de l'Autorité Palestinienne ont permis à Israël de prendre de facto  le contrôle de ces réserves.


British Gas (BG Group) a négocié avec le gouvernement de Tel-Aviv. En revanche, le gouvernement du Hamas n'a pas été consulté en ce qui a trait à la prospection et  l'exploitation des gisements gaziers.


L'élection du premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur dans cette affaire. À l'époque, la souveraineté de la Palestine sur les réserves gazières en mer était contestée à la Cour suprême d'Israël. M. Sharon affirmait sans ambiguïté qu´« Israël n'achèterait jamais de gaz de la Palestine», suggérant  ainsi que les réserves marines de Gaza appartenaient à Israël.


En 2003, Ariel Sharon a opposé son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d´approvisionner Israël en gaz naturel  provenant des puits marins de Gaza. (The Independent , 19 août 2003).


La victoire électorale du Hamas en 2006 a contribué à la chute de l'Autorité Palestinienne, par conséquent confinée à la Cisjordanie sous le régime mandataire de Mahmoud Abbas.


En 2006, British Gas «était sur le point de signer un accord pour acheminer le gaz en Égypte. » (Times, 28 mai 2007). Selon les reportages, le premier ministre britannique de l'époque, Tony Blair est intervenu pour le compte d'Israël pour faire capoter l'accord avec l'Égypte.


L'année suivante, en mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du premier ministre Ehud Olmert, « d'acheter du gaz de l'Autorité Palestinienne.» Le contrat proposé était de 4 milliards de dollars et les profits envisagés à 2 milliards de dollars, dont un milliard irait aux Palestiniens.


Toutefois, Tel-Aviv n'avait aucune intention de partager ses recette avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le Cabinet israélien afin d'arriver à un accord avec le BG Group en écartant à la fois le gouvernement du Hamas et l'Autorité Palestinienne :.


«Les autorités de la Défense israéliennes veulent que les Palestiniens soient payées en biens et en services, et insistent pour que le gouvernement du Hamas ne reçoive aucun argent.» (Ibid, souligné par l'auteur.)


L'objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 entre le groupe BG Group et l'Autorité Palestinienne., alors sous Yasser Arafat. 


En vertu de l'accord proposé en 2007 avec BG, le gaz palestinien des puits marins de Gaza devait être acheminé au port israélien d'Ashkelon par un gazoduc sous-marin, transférant ainsi à Israël le contrôle de la vente du gaz naturel.


Le plan a échoué et les négociations ont été suspendues :


«Le chef du Mossad, Meir Dagan, s´est opposé à la transaction pour des raisons de sécurité, craignant que les recettes engrangées ne servent à financer le terrorisme (Membre de la Knesset Gilad Erdan, allocution à la Knesset sur « Les intentions du vice-premier ministre Ehud Olmert d'acheter du gaz des Palestiniens alors que les paiements profiteront au Hamas», 1er mars 2006, cité dans l´article du lieutenant-gé néral (à la retraite) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza's Coastal Waters Threaten Israel's National Security? Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)


L'intention d´Israël était d'éviter la possibilité que des redevances soient payées aux Palestiniens. En décembre 2007, BG Group s´est retiré des négociations avec Israël, et, en janvier 2008, ils ont fermé leur bureau en Israël. (site Internet de BG ).


Le plan d'invasion à l´étude


Selon des sources militaires israéliennes, le plan d'invasion de la bande de Gaza, nommé  l'«Opération Cast Lead» (Opération Plomb durci) a été mis en branle en juin 2008 :


"Des sources de la Défense ont déclaré qu'il y a six mois [en juin ou avant], le ministre de la Défense Ehoud Barak a demandé aux Forces Israéliennes de se préparer pour cette opération, bien qu´Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas. (Barak Ravid, Operation "Cast Lead": Israeli Air Force strike followed months of planning , Haaretz, 27 décembre 2008)


Durant ce même mois, les autorités israéliennes ont contacté British Gas afin de reprendre des négociations cruciales relativement à l'achat du gaz naturel de Gaza :   

« Les directeurs général du Trésor et du ministère des Infrastructures nationales Yarom Ariav et Hezi Kugler ont convenu d'informer BG qu'Israël souhaitait renouer les pourparlers.


Les sources ont ajouté que BG n'a pas encore répondu officiellement à la requête d'Israël, mais que des cadres de la compagnie viendraient probablement en Israël dans quelques semaines afin de discuter avec des officiels du gouvernement. » (Globes online- Israel's Business Arena, 23 juin 2008)


Chronologiquement, la décision d'accélérer les négociations avec British Gas (le Groupe BG) coïncidait avec la planification de l'invasion de Gaza amorcée en juin. Il semble qu'Israël s'empressait de conclure un accord avec BG Group avant l'invasion, dont la planification était déjà à un stade avancé. 


Qui plus est, ces négociations étaient menées par le gouvernement d'Ehoud Olmert, qui était au courant qu'une invasion militaire était planifiée. Selon toute vraisemblance, le gouvernement israélien envisageait aussi un nouvel accord politico-territorial « d'après-guerre » pour la bande de Gaza.    


En fait, les négociations entre British Gas et les officiels israéliens étaient en cours en octobre 2008, soit 2 à 3 mois avant le début des bombardements le 27 décembre. 


En novembre 2008, les ministères israéliens des Finances et des Infrastructures nationales ont sommé Israel Electric Corporation (IEC) d'entamer des négociations avec British Gas concernant l'achat de gaz naturel de ses concessions en mer à Gaza. (Globes, 13 novembre 2008) 


Yarom Ariav, directeur général du ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, chef de la direction d´IEC, l'informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d'aller de l'avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année.


Il y a quelques semaines, le conseil d´administration d´IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d´administration approuvera l'exemption pour l´offre. (Globes, 13 novembre 2008)

 
Gaza et la géopolitique de l'énergie


L'occupation militaire de Gaza a pour but de transférer la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.


À quoi pouvons-nous nous attendre après l'invasion ?


Quelle est l'intention d'Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?


Y aura-t-il un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix » ?


Assisterons-nous à la militarisation de la totalité du littoral de Gaza, lequel est stratégique pour Israël ?


Les gisements gaziers palestiniens seront-ils purement et simplement confisqués, et la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza sera-t-elle déclarée unilatéralement?


Si cela devait arriver, les gisements gaziers de Gaza seraient intégrés aux installations adjacentes d'Israël en mer. (Voir la carte 1 ci-dessus).


Ces diverses installations en mer sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d´Israël, qui se prolonge du port d'Eilat, port maritime terminal du pipeline sur la Mer Rouge, au terminal du pipeline à Ashkelon, et vers Haïfa au nord. Le corridor se rattacherait éventuellement par un pipeline israélo-turc, actuellement à l'étude, au port turc de Ceyhan.


Ceyhan est le terminal du pipeline Trans-Caspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). « On envisage la liaison du pipeline BTC au pipeline Trans-Israel Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom d'Israel´s Tipline. » (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil , Global Research, 23 juillet 2006).


Lire l'article original en anglais : War and Natural Gas: The Israeli Invasion and Gaza's Offshore Gas Fields




Traduction: Pétrus Lombard. Révisée par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11756


http://internationalnews.over-blog.com/article-26735734.html


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Published by Didier HACQUART - dans Mobilisation pour GAZA
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 06:23


Création du Comité du Parti de Gauche à Vitrolles et dans la XIIème circonscription



Le Parti de Gauche a été créé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez il y a quelques semaines, suite à leur départ du PS.


La première réunion dans les Bouches du Rhône s'est tenue à Vitrolles.


Un premier meeting à St - Ouen fin novembre auquel je participais, a donné le top de départ de ce nouveau Parti Politique.


Fin janvier, se tiendra le premier congrès fondateur du Parti de Gauche. Un second suivra à l'automne prochain.


Dans les Bouches du Rhône un collectif provisoire d'animation auquel j'appartiens a été créé.


Nous avons organisé une première réunion publique à Gardanne avec près de 200 personnes.


Avec mon camarade Jean-Claude, nous avons organisé notre première campagne d'affichage sur Vitrolles pour annoncer le meeting de Gardanne et faire connaître le « PG ».


Un blog provisoire est en place : http://www.lepartidegauche13.com/


Des comités sont créés ou en cours de création à Marseille, Aubagne, Istres, Aix en Provence, Gardanne.


D'ores et déjà le Parti de Gauche s'est impliqué dans les manifestations de soutien à Gaza à, Marseille, Aix en Provence, Martigues et Vitrolles.


Vendredi 16 janvier 2009 à 19h00 au Bartas à Vitrolles, se tiendra la première réunion de création du Comité du Parti de Gauche de la XIIème circonscription.


Cette réunion est ouverte à tous les adhérents, sympathisants et à tous les citoyens intéressés d'en savoir plus sur le Parti de Gauche !


- Pourquoi un nouveau parti à Gauche ?


- A quoi peut-il servir au niveau National ? Régional ? Local ?


- Quelles actions à mener au niveau National ? Régional ? Local ?



Alors à  bientôt !


DH












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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 05:59


Mediapart, dont je conseille l'abonnement par ailleurs, diffuse sur son site la lettre de Benjamin l'épicier -terroriste de Tarnac.

 

Je n'avais pas encore eu l'occasion sur ce blog de m'exprimer sur cette affaire. Je le fais aujourd'hui au travers de ce billet. La lettre de Benjamin ne peut que nous interpeller.

 

Je conseille aussi la consultation du site de soutien des « terroristes » de la « cellule invisible » de Tarnac : http://www.soutien11novembre.org/


Dès le la LDH dès le 28 novembre a pris position sur cette affaire. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

A suivre,

 

DH

 


Tarnac: lettre ouverte à tous ceux qui soutiennent les inculpés du 11 novembre

 

07 jan 2009 Par Benjamin épicier-terroriste...



Dans un texte adressé à Mediapart, Benjamin Rosoux, 30 ans, «épicier-terroriste», l'un des neuf de Tarnac, revient sur la prison, le traitement médiatique, judiciaire et policier de l'affaire des sabotages à la SNCF. Et prévient: «Viendra le moment où on devra bien nous rendre des comptes pour le préjudice énorme qu'on nous a fait subir, à nous, à Tarnac, mais aussi pour ce qui n'est qu'une provocation supplémentaire à l'encontre de tout ce qui ne se résigne pas au désastre en cours.»



Salut à tous,


C'est après trois semaines de décompression et un temps de réflexion, de lecture intensive de tout ce qui s'est dit sur cette affaire pendant que nous étions au trou, que j'entame l'écriture de cette lettre.


Je suis sorti de Fresnes voilà un peu plus de trois semaines maintenant, un peu déboussolé. Je ne m'attendais plus à être libéré aussi vite devant ce qui semblait être un traquenard si bien orchestré. Retrouver l'air du dehors et l'horizon du monde ont bien sûr été un grand soulagement, on s'habitue si vite à voir son existence bornée par des murs et des grilles, qu'il semble que ça fait des siècles quand bien même ça ne fait au fond que 2 ou 3 semaines. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui se sont démenés pour nous sortir de là. Je suis sûr que malgré tout l'arbitraire qui entoure les décisions de justice, cette pression nourrie par les comités, les parents, amis et tous ceux qui ont senti à raison que cette affaire les concernait au plus près a eu un effet conséquent. J'aurais aimé pouvoir le faire d'une seule voix avec mes camarades co-inculpés mais comme vous le savez il nous est interdit de rentrer en contact d'une quelconque manière sous peine notamment de retourner en prison.


Mais je suis hanté d'une certitude : cette libération relève d'une « chance » inespérée, chance qui remonte à loin, celle d'une part d'être né blanc, d'avoir eu l'opportunité d'être diplômé, d'avoir des parents et des amis issus de cercles « privilégiés » dont la mobilisation a sans nul doute plus de chance d'être entendue que si j'étais né ailleurs et dans un autre milieu.


Je suis hanté bien sûr par le fait que deux de mes amis et camarades soient toujours incarcérés pour des motifs aussi rocambolesques, mais aussi par la pensée que des centaines d'autres personnes croisées notamment au cours de ma courte détention n'ont jamais eu cette « chance » et pour cause. Les prisons françaises ont englouti au cours des dernières années toute une frange de la jeunesse de ce pays, cette frange jugée inassimilable, sans cesse harcelée, toujours « déjà condamnée » et qui refuse toujours de rentrer dans les rangs étouffoirs de cette société. Un fait saute aux yeux quand on fréquente les cours de prison, une très claire majorité de détenus est composée par des jeunes des quartiers populaires, dont certains ont été abonnés aux séjours en prison. On remarque aussi le nombre effarant de personnes détenues, pour des périodes souvent très longues, sous le régime de la détention provisoire, régime dit « exceptionnel ». 6 mois, 9 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, sans procès et bien souvent sans preuve tangible. C'est qu'il est sans doute plus compliqué d'avoir des 'témoignages de moralité', des garanties de représentation recevables quant on vient de Villiers-le-Bel, Aubervilliers ou Bagneux, quand vos parents sont considérés comme étrangers, qu'ils ne maîtrisent pas la langue des magistrats et des media ou quand ils ne justifient pas d'une activité professionnelle stable et surtout reconnue.


Pas de misérabilisme toutefois, la solidarité se forge aussi derrière les murs des prisons, la politique pénale de ce gouvernement est en train de fabriquer une bombe à retardement. Plus on bourrera jusqu'à la gueule les geôles de ce pays, plus des destins vont s'y croiser et dresser des ponts entre tous ces milieux si savamment séparés à l'extérieur.


Le rapprochement entre les traitements politiques, policiers et médiatiques (cette triade tend à devenir une expression consacrée, peut être faudrait-il penser à les fusionner officiellement !), de l'affaire de Tarnac et celle de Villiers-Le-Bel l'année dernière est pertinente à plus d'un titre...


Novembre 2005 (Clichy sous Bois), CPE, élection présidentielle, Villiers-le-Bel, LRU, ... deux parties de la jeunesse que tout a priori oppose, nourrissent conjointement la paranoïa du pouvoir.


La réponse ne se fait pas attendre et prend les même traits. D'un côté « lutte contre le règne des bandes » pour justifier la répression dans les quartiers après les émeutes, de l'autre, fabrication de toutes pièces d'une « mouvance anarcho-autonome », de « groupuscules d'ultra-gauche », comme repoussoirs à la révolte diffuse qui essaime au fil des mouvements de la jeunesse étudiante ou « précaire ». Dans les deux cas, une politique de communication de longue haleine pour dessiner les contours de « l'ennemi intérieur », qui débouche bruyamment sur des opérations coup de poing sur-médiatisées. Démonstrations de force démesurées, curées médiatiques, embastillements purs et simples. Faut-il le rappeler, outre les inculpés et incarcérés multiples de novembre 2005, cinq personnes sont toujours incarcérées après le coup de filet de Villiers-le-Bel et attendent un procès qui ne vient pas, faute de preuves. Aujourd'hui c'est notre tour, mais la chasse aux dits « anarcho-autonomes » est ouverte depuis plus d'un an, six personnes au moins ont déjà été interpellées et entendues devant les juridictions anti-terroristes depuis décembre 2007 pour des faits ou des suspicions qui n'avaient jamais relevé d'un tel régime juridique jusque là. L'étau se resserre et tous les coups semblent désormais permis.

Il a déjà été développé largement dans les communiqués des comités de soutien à quel point le recours aux outils de l'anti-terrorisme représente un glissement significatif des procédés de gouvernement et de la « gestion » de la contestation. Des scénarii déjà vus dans plusieurs pays au cours des dernières années (USA, Royaume-Uni, Allemagne, Italie...) débarquent avec fracas en France et signent l'entrée dans un régime où l'exception devient la règle. Ces procédures n'ont la plupart du temps rien à voir avec le « terrorisme » et ce quelle que soit la définition qu'on en donne, elles répondent à la logique millénaire de « en réprimer un pour en apeurer cent ». En d'autres temps on en aurait pendu « quelques-uns » à l'entrée de la ville, pour l'exemple.


Dans notre cas, il est très vite apparu que « l'affaire des sabotages de la SNCF » n'était qu'un prétexte opportun pour déployer au grand jour une opération de communication et de « neutralisation préventive » prévue de longue date (depuis l'arrivée de MAM au ministère de l'intérieur). La rapidité de la mise en branle de « l'opération Taïga » et l'absence quasi totale d'éléments matériels au dossier, même après les perquisitions et les interrogatoires croisés, dévoile très vite à qui n'est pas occupé à hurler avec les loups, la grossièreté du montage policier. Il aura pourtant été fait de sévères efforts d'assaisonnement de cette histoire un peu fadasse, un « groupuscule en rupture de ban et s'adonnant à la clandestinité », un « chef incontesté », son « bras droit », ses « lieutenants », des « relations amicales » ménagées dans le village par « pure stratégie ». Mais rien n'y fait les gens croient définitivement et heureusement plus « à ce qu'ils vivent qu'à ce qu'ils voient à la télé ».

Une fois répondu pour chacun à la question de sa participation ou non aux « actes de dégradation » sur les caténaires de la SNCF, reste cet immense gloubi-boulga qu'est l'accusation de « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». C'est d'ailleurs le seul chef d'accusation qui pèse sur la plupart des inculpés dont moi-même.


Ce chef d'inculpation repose sur un faisceau d'informations et d'hypothèses disparates, réunies par les services de renseignement, mais que seule une prose policière pour le moins imaginative permet d'articuler entre elles d'une manière aussi unilatérale. Les liens d'amitié, politiques chacun à leur manière, deviennent sans l'ombre d'un doute des affiliations organisationnelles voire hiérarchiques. On fait d'une série de rencontres, de la participation de quelques uns à des manifestations, de la présence de certains autres relevée au cours des mouvements sociaux qui ont émaillé les dernières années, les présages de la raison d'être strictement 'politique' (au sens le plus classique et plat du terme) d'un « groupe » identifiable et isolable comme « cellule » (cancéreuse ?). Cela est une contre vérité absolue et détermine un certain nombre de contre-sens vis à vis de ce dont nous avons été diversement porteurs au fil des années.


Le délit « d'association » permet d'englober d'un seul coup l'entièreté de l'existence des personnes visées et tout peut y devenir un élément à charge : lectures, langues parlées, savoir-faire, relations à l'étranger, mobilité, absence de téléphone portable, rupture avec son 'plan de carrière' où avec son extraction sociale, vie amoureuse et j'en passe.


L'utilisation de ces outils « antiterroristes » n'est finalement rien d'autre que l'indice de l'agressivité propre à tout pouvoir qui se sait de toutes parts menacé. Il ne s'agit pas tant de s'en indigner. Il s'agit en tout cas de ne pas, ou plus, être dupe de cette opération de police politique. Elle n'est que la tentative, des tenants du pouvoir, de communiquer au « corps social » leur propre paranoïa, qui, elle, n'est peut être pas totalement sans fondement.


On parle beaucoup autour de cette affaire de l'essai intitulé « L'insurrection qui vient » et tout le monde y va de son hypothèse pour dire QUI est derrière cette signature qu'est le « comité invisible ». Cette question n'est intéressante que d'un point de vue strictement policier. Le choix éditorial d'anonymat qui a été fait doit être entendu, à mon avis, non comme une particulière paranoïa des auteurs (même si elle se trouverait aujourd'hui cent fois justifiée) mais par l'attachement à une parole essentiellement collective. Non pas la parole d'un collectif d'auteurs qu'on pourrait dénombrer, mais une parole qui s'est forgée dans les aléas d'un mouvement où la pensée ne saurait plus être attribuée à tel ou tel en tant qu'auteur.


Ce livre suscite beaucoup de désaccords, voire de réprobation y compris parmi nous qui avons pourtant fait l'effort de le lire et le comprendre. Il me semble que c'est l'objet même de l'écriture politique : mettre ce qui demande a être débattu sans délai au centre, le rendre incontournable, quitte à être cru et sans nuance.


Tous ceux qui, par ailleurs, prétendent savoir QUI est l'auteur de ce livre mentent purement et simplement ou prennent leur hypothèse pour la réalité.


Les « lectures » récentes de ce livre, notamment celle de la police et de quelques criminologues de salon posent à beaucoup la question de la « radicalité ». Cette « radicalité » nous est renvoyée à nous comme trait d'identité, voir comme chef d'inculpation qui ne dit pas son nom. Je ne me sens pas particulièrement radical, au sens d'être prêt à accorder les constats, les pensées et les actes (ce que plus personne ne fait malheureusement et depuis longtemps). Par contre la situation est radicale et l'est de plus en plus. Elle détermine des mouvements de radicalisation diffus, qui ne doivent rien à quelque groupuscule que ce soit. Chaque jour dans mon activité d'épicier notamment ou quand je sers au bistrot, ou bien encore quand j'étais en prison, je discute, j'écoute ce qui se dit, se pense, se ressent, et je me sens parfois bien modéré face à la colère qui monte un peu partout. Ce gouvernement a sans doute raison d'avoir peur que la situation sociale lui échappe, mais nous ne servirons pas sa campagne de terreur préventive, car le vent tourne déjà. Il vient de Méditerranée.


Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, de doutes à lever, de manipulations à déjouer, mais tout ça ne fait que commencer. Ainsi ma position est en phase avec celle des comités de soutien qui fleurissent un peu partout : abandon des charges de « entreprise terroriste » et « d'association de malfaiteurs », libération immédiate de Julien et Yldune et de tous ceux et celles qui sont incarcérés à ce titre, pour commencer...


Viendra le moment où on devra bien nous rendre des comptes pour le préjudice énorme qu'on nous a fait subir, à nous, à Tarnac, mais aussi pour ce qui n'est qu'une provocation supplémentaire à l'encontre de tout ce qui ne se résigne pas au désastre en cours.


Benjamin, épicier-terroriste.


Site: http://www.soutien11novembre.org/

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 05:05


Je n'ai voté pour lui, et je ne partage pas toutes ses idées. Pour autant, même si une décision de justice ne se commente pas, ce qui lui arrive est un peu « fort de café »...

 

DH

 


7 janvier 2009, 14:34, Les mots ont un sens, par Napakatbra


Gérard Schivardi déclaré inéligible pour... 223,45 euros !


Gérard Schivardi, ancien candidat à la présidentielle et conseiller général de Ginestas (Aude), vient de se voir démettre de son mandat et condamner à un an d'inéligibilité pour avoir réglé une ardoise colossale de 223,45 euros à partir de son compte personnel. La "République exemplaire" en ballotage défavorable...


Ancien candidat à la présidentielle sous l'étiquette du Parti ouvrier indépendant (POI), Gérard Schivardi vient d'être démis de son mandat de conseiller général du canton de Ginestas (Aude) par le tribunal administratif de Montpellier, et déclaré inéligible pour une durée d'un an. Son tort ? En mars dernier, à l'occasion de la campagne électorales des cantonales, l'élu (avec 62% des voix) n'avait pas ouvert de compte de campagne et avait réglé une facture d'imprimerie sur ses deniers personnels pour un montant colossal de... 223,45 euros !


Trop, c'est trop !


Le sang de la commission nationale (CNCCFP) n'a fait qu'un tour : comptes de campagne rejetés et condamnation par le tribunal administratif de Montpellier. L'honneur de la République est sauf ! Le délinquant feint l'erreur humaine, invoque sa "bonne foi", et fait appel... "Je n'ai rien caché, rien volé" se défend-il. "Quelle confiance peut-on faire à la justice de notre pays ? (...) On voit des gens qui ont été condamnés pour des prises illégales d'intérêt et qui ne sont pas démis de leurs fonctions", ajoute le malotru, concluant que "si les règles doivent être suivies, alors qu'elles soient appliquées à tout le monde".


Mais c'est qu'il répond l'effronté !?


Un an d'inéligibilité... soit la même peine qu'Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs du RPR (détournement estimé entre 1 et 2 millions d'euros). Ou celle de Bruno et Catherine Mégret pour détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles (75000 euros). Et bien plus que Renaud Donnedieu de Vabres (détournement de 5 millions de francs en liquide) ou Jean-Paul Huchon (prise illégale d'intérêts de 40.000 euros) qui, eux, n'ont pas été déclarés inéligibles...


Le malheureux doit maintenant regretter de ne pas avoir été condamné à de la prison ferme. Dans ce cas, il aurait pu bénéficier d'une grâce présidentielle sans avoir à rendre de... comptes.


(*) 7 janvier 2009, 14:34, Les mots ont un sens, par Napakatbra

http://www.lesmotsontunsens.com/gerard-schivardi-condamne-ineligibilite-un-an-pour-comptes-de-campagnes-223-45-euros-2958


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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 05:58




Pour Gaza, la mobilisation continue avec un nouvel appel unitaire le 10 janvier 2009 à Marseille,  Aix en Provence et Martigues.


Vitrolles se mobilise avec un appel unitaire MRAP 13, NPA, Parti de Gauche, PC, « Vitrolles vraiment à gauche », pour un rassemblement le dimanche 11 janvier à 11h00, place de l'Hôtel de Ville.


Pour en savoir plus :


Communiqué du Parti de Gauche du 29 décembre 2008

 

Communiqué du Parti de Gauche du 1er janvier 2009

 

GAZA : Le Parti de Gauche dans la rue à Marseille le 3 janvier 2009

 

Et Jean-Luc Mélenchon

 

DH






GAZA : arrêtons le massacre du peuple palestinien

 

Appel unitaire à Vitrolles


 

Un million et demi de personnes soumises depuis 18 mois à un blocus cruel qui les prive de nourriture et de médicaments ainsi que de tous les biens de première nécessité ont été également régulièrement bombardées. Il s'agit d'une punition collective et donc d'un crime de guerre aux termes de la 4e Convention de Genève art. 33 bis.


L'Union Européenne a pourtant donné son feu vert à l'état d'Israël pour ce crime en décidant à l'initiative de sa présidence française, et contre l'avis du parlement européen, du « rehaussement » des relations Union Européenne-Israël.
 
Depuis le 27 décembre, des centaines de Palestiniens, dont de nombreux civils (femmes, enfants, vieillards), ont été tués, et des milliers ont été blessés. Cette agression brutale est encore un nouveau crime de guerre. L'armée israélienne n'a pas hésité à viser des cibles situées dans des zones d'habitation dense. L'escalade se poursuit avec l'offensive terrestre, où les combats se mènent au milieu d'une population déjà largement fragilisée et démunie de tout.

 
Cette situation appelle une riposte forte des citoyens du monde car face à la carence de la «communauté internationale», seule la voix des peuples pourra imposer la paix dans la justice.



Dès maintenant, en solidarité avec le peuple palestinien

 

 

nous appelons


les Vitrollais, Vitrollaises et habitants(es) des communes limitrophes à se mobiliser pour exiger...

 

-  L'arrêt des massacres à Gaza et de l'intervention militaire israélienne.

- La levée immédiate et totale du blocus.

La suspension de tout accord d'association entre l'Union Européenne et Israël.

- Des sanctions immédiates contre Israël.

- La protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien



RASSEMBLEMENT

 

dimanche 11 janvier 2009 à 11h00

place de l'Hôtel de Ville de Vitrolles.


A l'appel de la Fédération MRAP 13, NPA, Parti de Gauche, PCF, Vitrolles Vraiment à Gauche.




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Published by Didier HACQUART - dans Mobilisation pour GAZA
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 05:40




Neige dans les Bouches du Rhône, pour les patrons, le business avant la nature !


Je suis bloqué comme beaucoup de salariés à la maison en raison des intempéries et de la neige qui est tombée de manière exceptionnelle dans les Bouches du Rhône.


Grâce au site internet de La Provence, on peut suivre « l'actualité » de ces intempéries ainsi que les différents communiqués.


Alors que des dizaines d'agents de la DDE, des collectivités locales, des pompiers, des forces de police d'EDF, de GDF, et certainement bien d'autres se mobilisent sans relâche pour tenter de revenir à une situation, un peu plus normale, l'UPE13, qui représentent le patronat du département ne trouve rien de mieux que de « pondre » un communiqué pour  dénoncer le « blocage inadmissible » !


Certes on pourra toujours faire quelques reproches sur la gestion de la crise, et son anticipation. Cela amène plusieurs interrogations. L'activité économique ne souffre pas de la moindre perturbation, mais pas si la raison n'est autre que la nature ?


La neige est somme toute un évènement naturel, mais dans le 13 ! De telles chutes nous rappellent par ailleurs que nous sommes peu de choses face à la nature, et que « la vie » ce n'est pas que la finance, l'            activité économique, et une rentabilité de 15 % et plus pour des actionnaires spéculateurs...


J'ai eu la chance de pouvoir pratiquer la voile pendant plusieurs années. Lors de temps un peu difficile, on se retrouve en contact direct avec les éléments, et on mesure à quel point nous sommes finalement, peu de choses.


Ce communiqué me ramène encore une fois à la question environnementale et au réchauffement climatique. Que pouvons - nous attendre du patronat, qui se permet un tel communiqué pour faire ce qu'il faut pour sauver la planète ? Ce n'est pas avec de tels raisonnements et de telles logiques que les choses avanceront. Le business avant la planète, semble être leur devise...


Pour finir, je ne néglige pas aussi le fait, que le communiqué est aussi une attaque à peine ciblée contre les services publics, incapables de gérer une telle situation, ni de l'anticiper... Ce serait d'ailleurs les mêmes qui critiqueraient les politiques locaux, si jamais le département et les communes étaient équipés en moyens dignes d'une région de haute montagne, pour un évènement qui n'arrive que tous les 20 ans et plus ? Ils crieraient à la gabegie, et aux dépenses publiques inconsidérées de ces politiques irresponsables...


Au fait, les mêmes ils avaient anticipé la crise financière ? Ne l'avaient - ils pas alimentée au contraire en espérant des superprofits ?


C'est vrai que ce genre de raisonnement a le don de m'énerver. Ceci dit, mon entreprise étant toujours fermée, je vais profiter dune nouvelle journée de repos dans les neiges Vitrollaises...


DH


Neige : le patronat dénonce un "blocage inadmissible"

 

Publié le jeudi 8 janvier 2009 à 15H52


L'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) a dénoncé aujourd'hui le "blocage inadmissible de l'activité économique" occasionné par les chutes de neige exceptionnelles sur la région hier.


"Le caractère exceptionnel des intempéries vécues hier dans les Bouches-du-Rhône, s'il est indéniable, n'explique en rien l'absence de coordination des actions et l'enlisement d'une situation prévue depuis plusieurs jours", a estimé l'UPE 13 dans un communiqué.


"Dans une situation économique déjà difficile, cet épisode représente pour nos entreprises deux ou trois jours ouvrés de perdus", a-t-elle ajouté. "Si la bonne volonté de chacun n'est pas mise en cause, l'absence de procédure de crise face à ce genre d'événements, pourtant annoncé, est incompréhensible et doit impérativement être corrigée".


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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