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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 06:16




Un nouveau site est né, celui du Parti de Gauche des Bouches du Rhône !


http://www.lepartidegauche13.com



Ce site complétera les informations du site national, à destination des militants des Bouches du Rhône.


DH

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 06:13




Jean-Luc Mélenchon sera à Ripostes avec Serge MOATI


sur France 5 dimanche 16 novembre 17h40.





DH





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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 06:33




J'ai quitté le PS pour le rejoindre le Parti de Gauche lancé par Jean-Luc Mélenchon. Je reste cohérent avec la ligne politique qui a toujours été la mienne. J'ai tenu a quitter le PS après le vote des militants sur les motions, en prenant acte des résultats. J'ai tenu à le faire avant le congrès pressentant ce qui allait se passer. Les évènements de la semaine me confortent dans mon choix.


Mon désaccord avec Ségolène Royal est d'abord politique. Ce désaccord est  cependant d'autant plus fort, que pour « accéder au pouvoir » Ségolène Royal s'appuie sur 2 fédérations PS « particulières ». La première est celle de l'Hérault, et il apparaît clairement que Ségolène Royal a monnayé le soutien de cette fédération avec la promesse de réintégrer George FRECHE au PS. Cela me choque profondément, pour moi qui avais signé la pétition pour l'exclusion de George FRECHE.


Elle s'appuie par ailleurs, sur la fédération PS des Bouches du Rhône. Pour illustrer les pratiques, il suffit de lire le Canard Enchainé de cette semaine... C'est suffisamment éloquent. Je compléterai l'article en disant qu'il m'était arrivé, avant un congrès, il y a quelques années d'assister à un diner au Conseil Général en tant que Secrétaire de Section. Le même Président qu'aujourd'hui affirmait dans son discours que « la fédération des Bouches du Rhône serait avait le vainqueur ». Le nom nous serait précisé en temps utile... En clair, la ligne politique dépend des évènements et de comment la fédération peut peser sur le cours des choses. Le programme, les idées, etc. passent au second plan des préoccupations. Evidemment à l'époque comme aujourd'hui, j'ai gardé mon indépendance dans mes votes ! La fédération des Bouches du Rhône, c'est aussi Théo Balalas...


Finalement, de tout cela je me moque, puisque je pars pour une nouvelle aventure politique avec le Parti La Gauche, fort de mon expérience ! Je n'en respecte pas moins les camarades qui restent au PS et qui continuent ou continueront à vouloir "changer les choses" de l'intérieur.


A suivre...


DH




Démocratie élimitative (1)


La fédération PS des Bouches du Rhône a au moins une qualité : elle reste fidèle à une tradition née sous Gaston Deferre. Le jeudi 30 octobre dernier, lors d'un diner organisé au Conseil Général, les objectifs avaient été fixés par le premier fédéral (2), groupie de Ségolène, Jean-Noël Guérini : 80 % des voix pour la motion Royal. Résultat presque atteint avec 73 % des bulletins.


Mais malheur aux vaincus. Lors d'un congrès fédéral express convoqué samedi 8, les dissidents ont été proprement phagocytés. A Aix, les sections Ouest, qui avait voté Delanoë, est purement et simplement supprimée, comme la section Est, dite des « Milles », qui était pour Aubry. Ces fortes têtes sont priées de se fondre dans la section centre, qui elle, s'est bien conduite.


A Marseille, Marie - Arlette Carlotti menait une section pro-maire de Paris. Punie, celle-ci sera coupée en deux. Quant à la section de Maussanne, qui couvre aussi la ville voisine de St Martin de Crau, elle est dissoute avec ses 99 militants. Dans les Bouches du Rhône, la rénovation du PS n'est pas un vain slogan...



(1)   Le Canard Enchainé du 12 novembre 2008


(2) En fait le 1er secrétaire Fédéral est Eugène Caselli, le Président de la Communauté Urbaine de Marseille. Mais dans les faits, comme c'est Jean-Noël Guérini le vrai pilote, les journalistes font souvent la confusion...

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 05:27



Plutôt que les banques, c'est la planète qu'il faut sauver



Le camarade Gilbert Soulet de PERTUS m'a fait passer cet article. Il me demande d'en « faire la publicité ». Actualité oblige, j'en avais différé la publication...


Je le fais d'autant plus aujourd'hui, que l'environnement est l'enjeu majeur pour la planète dans la décennie qui vient.


Ces « belles » images de Marseille doivent nous interpeller. Il y a urgence à régir !


Comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, le monde tel qu'il est aujourd'hui ne peut pas continuer. Au-delà de la crise financière, nous sommes à l'aube d'une crise environnementale et énergétique.


C'est aussi un enjeu majeur dont les politiques n'ont pas toujours pris la mesure... Il ne s'agit plus aujourd'hui de sauver les banques, c'est la planète qu'il faut sauver !


A suivre...


DH



Marseille après la tempête, A voir...


Le site « Marseillebelle » : http://marseillelabelle.over-blog.com/article-24378949.html


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 10:19



Première réunion de « Ca suffit comme çà » à Vitrolles le 11 novembre 2008



Mardi 11 novembre à l'initiative des premiers signataires de l'appel "Ca suffit comme ça" une trentaine de militants se sont réunis à Vitrolles, pour aborder la question de la création du nouveau Parti de gauche suite à la décision prise par Jean Luc Mélenchon, Marc Dolez et maintenant des centaines d'élus, de militants de quitter le Parti Sociale.


voir le site http://www.casuffitcommeca.com/


Un accord général semble se dégager de cette première assemblée départementale pour aller dans cette direction.


Les militants réunis provenaient de divers horizons de la gauche (militants et responsables syndicaux, militants associatifs, militants ex membres du PS ou encore membres, militants du PCF, d'Utopia, sans parti).


les villes suivantes étaient représentées : Marseille, Aix, Vitrolles, Venelles, Eguilles, Puy Ste Réparade, Aubagne. Les questions de l'urgence sociale, l'urgence environnementale, la réhabilitation de la République et du Socialisme ont été largement débattues. La constitution d'un large front unitaire pour les élections européennes aussi.


Il a été décidé de


1/ faire signer massivement l'appel '"Ca suffit comme ça" signature en ligne à l'adresse suivante :

http://www.casuffitcommeca.com/


2/ de diffuser cet appel dans les manifestations du Jeudi 20 Novembre à 14 heures Place Castellane à Marseille (grève unitaire de l'Education Nationale)


Samedi 22 Novembre à 14 heures Rue H Barbusse 13001 Marseille manifestation en défense du service public de La Poste


3/ de participer au meeting national de lancement du nouveau parti le samedi 29 Novembre à la Maison de la Chimie avec Jean Luc Mélenchon Marc Dolez et Oskar Lafontaine du Die Linke allemand


4/ de s'adresser à toutes les forces de gauche du département


5/ de tenir une nouvelle assemblée au début du mois de décembre


L'appel à signer en ligne est le suivant :


Nous soutenons l'appel à la construction d'un nouveau parti de gauche lancé par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez. En effet nous ne trouvons pas notre compte avec la gauche telle qu'elle est aujourd'hui. La crise du capitalisme éclate sous nos yeux. Mais la gauche n'apparaît pas comme une alternative. Elle échoue à s'opposer efficacement à la droite. Elle y renonce même parfois ! Dans plusieurs pays européens, les partis majoritaires à gauche gouvernent avec la droite. Nous ne voulons pas perdre notre temps et notre énergie à attendre qu'ils se ressaisissent. C'est maintenant qu'il faut agir pour un nouvel horizon pour le futur de l'Humanité. Rien de moins.


C'est pourquoi la construction de ce nouveau parti de gauche est une bonne nouvelle. Tourner la page du capitalisme quand il nous replonge dans les débâcles qui ont déjà fait les désastres du passé, c'est si difficile. Mais c'est l'urgence ! Transformer le système et le contenu de la production pour éviter la catastrophe écologique qui s'avance, cela parait une tâche tellement hors de portée. Mais c'est vital ! Changer la répartition des richesses pour que le plus grand nombre vive enfin dignement, cela semble ardu. Mais pouvons-nous accepter l'enrichissement colossal d'une petite minorité pendant que la misère s'étend ? Refonder la République et redonner le pouvoir aux citoyens en toutes choses, c'est devenu presque utopique. Mais sinon quel moyen pour changer le monde ? Faire vivre une laïcité intransigeante, c'est désormais un engagement souvent vilipendé. Mais sans cela, quelle société laisserait-on s'imposer ? Construire une Europe enfin démocratique et sociale, cela heurte de front le Traité de Lisbonne ? Mais la solidarité des peuples vaut mieux que leur concurrence !


Tout cela il faut oser le vouloir, ici et maintenant, en faire un programme de gouvernement, un projet de rassemblement majoritaire de notre peuple. Pour cela il faut bousculer les conformismes, les opportunismes, les sectarismes, la résignation. Die Linke en Allemagne a montré que cette ambition pouvait faire son chemin. En France, nous le pouvons aussi. Nous savons de quelle magnifique et longue histoire nous pouvons être les héritiers. Nous pouvons reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au capitalisme. C'est pour cela que nous soutenons la création du nouveau parti de gauche. faisons le connaitre autour de nous



Pour tout contact une adresse électronique : "Ca suffit comme ça 13"

casuffitcommeca13@gmail.com



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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:37



C'est parti et j'en suis comme un des premiers signataires !

DH




Communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez


Création du « Parti de Gauche »





A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s'exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l'ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.


Ces soutiens montrent l'immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C'est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.


D'ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n'est qu'un début. D'autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.


Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d'union au service de la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d'une autre Europe. Dans ce but nous avons d'ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA

.
Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d'autres, d'entraîner la société au service d'un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.


Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d'Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l'accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.


Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert d'ici peu


Pour en savoir plus :http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=638


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 06:03


L'initiative de Jean - Luc Mélenchon et Marc Dolez  de quitter le PS ne laisse pas indifférent à Gauche.


Différentes personnalités et mouvements on déjà réagi positivement.


A suivre...


DH



1 - Communiqué de Clémentine AUTAIN et Roger MARTELLI


L'autre gauche doit se rassembler.

 

La crise est d'une ampleur exceptionnelle. Elle bouleverse la donne politique. Elle disqualifie absolument les choix de la « dérégulation » ultralibérale. Elle vieillit brutalement les stratégies d'adaptation au capitalisme, dites « sociales-libérales » depuis l'exemple anglais. Nous devrions savoir désormais que nous ne nous en sortirons ni par un toilettage, ni par un retour mythique aux cycles vertueux de l'État keynésien.


Le réalisme, que cela plaise ou non, est aujourd'hui du côté de la rupture et non de la conservation, de la répétition ou de l'incantation. Il faudra bien, d'une façon ou d'une autre, changer en profondeur les moteurs de la créativité, les modes de développement, les mécanismes d'allocation des ressources, les finalités et les formes de la décision collective. Ou alors, nous décidons de nous enfermer à jamais dans le balancement stérile de la concurrence libre et non faussée et de l'État administratif. Le parti pris radicalement transformateur est le seul raisonnable.


Politiquement, s'affrontent les obstacles persistants à l'initiative critique forte et les potentialités de son expansion. Le Parti socialiste reste dominant à gauche ; mais nous le voyons s'épuiser dans des querelles de clan qui n'empêcheront pas son recentrage, sous une forme brutale ou sous une forme plus prudente. L'autre gauche est aujourd'hui dispersée, éclatée, ce qui nuit sur sa lisibilité, sa capacité à faire réellement du neuf, sa possibilité de disputer à terme l'hégémonie à gauche à la ligne d'accompagnement.


L'appel lancé par Politis a donné à voir la profondeur et la permanence du désir de rassemblement de la gauche antilibérale, la LCR a choisi de se dissoudre dans un nouveau parti anticapitaliste qui la dépasse, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont choisi courageusement de quitter le PS, le PCF semble répondre positivement à cette dernière initiative, d'autres courants alternatifs veulent se fédérer... : notre espace politique est en mouvement car les clivages actuels sont obsolètes pour répondre aux défis de notre temps. C'est à la convergence la plus large de toutes celles et ceux qui souhaitent changer d'horizon économique, social et sociétal qu'il faut plus que jamais travailler. Les militants déboussolés, qui se battent sur le terrain, mais que désespère l'absence de grand mouvement politique collectif, sont légion. Les militants syndicaux ou associatifs, qui se battent pour les droits et les avancées sociales, mais se désolent de ne pas trouver de correspondance politique à la hauteur, sont légion. Les féministes, les altermondialistes ou les anticonsuméristes, qui combattent pied à pied mais enragent de ne pouvoir adosser leur action sur une dynamique politique conséquente, sont légion. À un moment où tout bouge, les potentialités critiques sont incommensurables. Et politiquement, nous restons l'arme au pied.


C'est folie que d'en rester là. Que ce mouvement préserve sa diversité, qu'il cesse de rêver à l'enfer du monolithisme et aux impasses des avant-gardes éclairées, est une chose. Que chacun pense d'abord à cultiver son propre jardin en est une autre. Et que chacun s'imagine qu'il va être le centre des rassemblements à venir est une sinistre plaisanterie. Ou nous nous mettons tous ensemble, comme nous avons su le faire en 2005, ou nous nous résignons à être des supplétifs, roues de secours ou aiguillon de majorités dominées par la social-démocratie. Il y a des différences persistantes ? C'est une chance. Des divergences insurmontables ? L'expérience montre que, quand on en a la volonté politique, aucune divergence ne peut empêcher le rassemblement. Que l'on n'aille pas nous faire croire qu'il y a des lignes de fracture plus importantes à la gauche du PS que dans la social-démocratie ou à l'intérieur de la droite ! De ce côté-là, on sait faire la part du fondamental et de l'accessoire. Quand allons-nous enfin nous décider à en faire de même à la gauche de gauche ?


Convaincre tous ensemble ou nous enliser tous séparément : il n'y a pas de voie médiane. Profitons de l'échéance européenne, qui s'y prête à merveille, pour faire nos travaux pratiques.


Clémentine Autain et Roger Martelli (co-directeurs de Regards) 10 novembre 2008



2 - Communiqué du courant UNIR de la LCR

 

CONGRES SOCIALISTE : MELENCHON ET DOLEZ ROMPENT A GAUCHE


Le vote des militantes et militants socialistes était annoncé sans surprise. Il aura provoqué une rupture... à gauche. Celle de Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon... Il est vrai que, pour quiconque entend demeurer fidèle aux valeurs transformatrices dont s'est longtemps prévalu le PS - même s'il les a systématiquement mis en charpie dans sa pratique du pouvoir -, ce 6 novembre aura signé une dérive irréversible.


Huit adhérents sur dix, en portant leurs suffrages sur les motions issues du centre de gravité de la machine socialiste, ont en effet confirmé l'orientation responsable du désastre que connaît présentement la gauche française. Par-delà des différences incontestables, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry ont en commun de refuser toute rupture avec les logiques financières et marchandes qui ont mené à la crise actuelle du système capitaliste. Ils se retrouvent, les uns et les autres, dans l'abdication dont la direction du PS a fait preuve face à la volonté sarkozyenne de détruire un siècle et plus de conquêtes sociales et démocratiques dans ce pays, abdication qu'auront signé les abstentions répétées des parlementaires socialistes sur des dispositions gouvernementales de premier plan (de l'intervention française en Afghanistan au récent plan de sauvetage des banques menacées de faillite, aux frais de la collectivité et sans la moindre mesure de protection des salariés victimes des plans de licenciements, sans parler de ce Revenu de solidarité active qui généralisera la précarité de l'emploi). Dans la foulée du « oui » au traité constitutionnel européen, qui fut le choix majoritaire du parti, ils approuvent à l'unisson le traité de Lisbonne et se sont montrés parfaitement solidaires d'un François Hollande qui exigeait récemment, du président de la République, le respect des critères du Pacte de stabilité.


L'avance prise, dans ce contexte, par Ségolène Royal n'est que l'ultime démonstration de la mutation de cette famille politique en force libérale-démocrate, se ralliant avec retard à l'évolution de l'ensemble de la social-démocratie européenne. Elle atteste de la déréliction politique et de la désintégration idéologique qu'avait amorcée la campagne de l'élection présidentielle. Peut-être, à Reims, la semaine prochaine, ses concurrents distancés se retrouveront-ils dans un « tous sauf Ségolène » destiné à l'empêcher de prendre le contrôle de l'appareil. Mais qu'est-ce qui les distingue vraiment de la présidente de la région Poitou-Charente ? L'alliance avec le Modem ? Martine Aubry l'a elle-même réalisée, lors du scrutin municipal, alors qu'elle n'en avait nul besoin pour conserver son beffroi de Lille. La soumission au libéralisme ? Bertrand Delanoë s'est lui-même illustré par son pitoyable plaidoyer en faveur de la conversion du socialisme français à ce qui est devenu la référence intellectuelle des classes dirigeantes. Les axes de la politique à mettre en œuvre demain pour défaire ce que le pouvoir actuel a entrepris et répondre aux attentes populaires ? Royal ne prononce pas une seule fois le mot « salaire » dans sa motion, tandis que Delanoë se borne à évoquer vaguement la nécessité d'une négociation salariale, et qu'Aubry se dérobe à toute exigence chiffrée d'augmentation du Smic ; tous acceptent, au demeurant, les préceptes du Medef en matière de retraites...


Alors ? Les socialistes de gauche, qui s'étaient regroupés derrière la motion Hamon, se retrouvent devant un choix fondamental. Ils peuvent, bien sûr, entrer dans le grand Mercato qui va décider des équilibres futurs rue de Solferino. Ils ne feraient alors que perdre tout le crédit acquis au fil de leur bataille pour le congrès. Il leur au contraire constater que leur parti n'est plus l'instrument à même de faire avancer leurs principales propositions : par exemple, l'augmentation des salaires et leur indexation sur la productivité du travail ; le maintien du droit à une retraite à taux plein à 60 ans ; la redistribution des richesses et la taxation du capital pour financer la réponse aux besoins vitaux de la population ; le refus de l'Europe de la « concurrence libre et non faussée »...


Parlons sans ambages : Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon ont fait le choix de la lucidité et du courage. Leur décision est de nature à écrire une nouvelle page de l'histoire de la gauche.


Dans leur communiqué commun de ce 7 novembre, ils écrivent : « Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. » Tels sont effectivement les enjeux décisifs du moment. Un moment nullement anodin, puisqu'il voit éclater une crise exceptionnelle du système, une crise porteuse de tous les dangers, une crise face à laquelle des millions d'hommes et de femmes se révèlent en attente d'un projet de nature à leur redonner espoir.


Parce que leur rupture intervient au sein de la formation qui dominait jusqu'alors la gauche, en clair qu'elle se produit au cœur de cette dernière, Dolez et Mélenchon ouvrent ainsi la voie à une possible redistribution des cartes sur le champ politique. Comme nous le faisons, pour notre part, depuis bien des années - avec d'autres, d'ailleurs, au Parti communiste, dans la mouvance alternative, chez les républicains sociaux, ou encore chez les écologistes - ils en viennent à poser la question d'un parti nouveau à gauche, qui rassemblerait l'ensemble des énergies antilibérales et anticapitalistes, et s'inscrirait dans un espace comparable à ceux qu'occupent Die Linke en Allemagne, la coalition Synaspismos-Syriza en Grèce ou le Bloc de gauche au Portugal. Mieux, ils désignent à leur tour les élections européennes de juin prochain comme l'occasion de faire exister une vraie gauche, porteuse de la proposition audacieuse d'une autre construction européenne, au service des peuples et des travailleurs.


Du côté des forces de transformation, il serait d'une tragique irresponsabilité de laisser passer cette occasion de bousculer les routines et les engluements, de révolutionner la physionomie de la gauche pour les prochaines années, d'y changer les rapports de force, d'y battre les tenants du social-libéralisme. La direction majoritaire de la LCR, mais aussi le futur NPA (qui réunit, ces 8 et 9 novembre, ses comités d'initiative pour débattre des orientations de son congrès fondateur) sont en premier lieu interpellés. Ils se doivent de saisir la balle au bond, d'amorcer sans tarder le dialogue avec ces socialistes qui osent le pari de l'avenir, de nouer avec eux un partenariat susceptible d'affirmer une réponse de gauche crédible à la crise capitaliste, de créer en compagnie de tous ceux qui s'y montreront prêts les conditions d'une grande coalition pour les élections européennes. Rien n'est, évidemment, jamais écrit à l'avance. Mais il n'est plus possible aujourd'hui de se réfugier derrière l'argument selon lequel il n'existerait pas de partenaires nationaux pour reconstruire dans ce pays une gauche à la hauteur des défis du moment.


Nous avons, pour ce qui nous concerne, notre feuille de route : ouvrir grand la porte qui vient de s'entrebâiller !




3 - Communiqué du Mouvement MARS-Gauche Républicaine

 

ENFIN, DU NEUF !


Le MARS-GAUCHE REPUBLICAINE ne saurait trop se féliciter de la décision prise aujourd'hui par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez de rompre avec le Parti Socialiste. Ne cachons pas notre profonde satisfaction : cette annonce peut faire date dans la reconstruction d'une gauche de gauche si nécessaire à notre pays. En effet, tant le sénateur Jean-Luc Mélenchon que le député Marc Dolez représentent, avec leurs amis, des courants importants du Parti Socialiste et, si leur décision a été difficile à prendre, elle est d'autant plus révélatrice de l'impossibilité d'inverser désormais de l'intérieur la dérive social-libérale de cette formation.


En dépit de la puissance du non au Traité Constitutionnel Européen en son sein, les courants de gauche du Parti Socialiste n'ont pu infléchir la ligne du renoncement incarnée, après le congrès du Mans, par sa candidate Ségolène Royal et sanctionnée par un troisième échec consécutif de la gauche à une élection nationale. Aujourd'hui, malgré la campagne de la motion incarnant la gauche socialiste dont nous saluons les militants, le cumul du résultat des trois motions arrivées en tête démontre que globalement le rapport de force s'est encore dégradé au sein du PS.


Alors que la crise du capitalisme appelle à une véritable alternative, ce parti, à l'image des autres partis socio-libéraux européens, confirme plus que jamais qu'il ne peut être à l'origine d'une alternative véritable, seule condition à même de battre la droite.


Comme nous l'affirmons depuis longtemps, c'est un nouveau ferment qu'il faut à la gauche, une formation capable à la fois de proposer une refondation de la gauche sur une base réellement transformatrice et d'offrir un débouché politique électoral. Une force capable de mobiliser ET de gouverner. Une force capable d'appliquer un programme de rupture avec le libéralisme sans s'exonérer pour autant des impératifs du suffrage universel.


Les tentatives de rassemblement de la gauche de transformation ont révélé depuis deux ans qu'il manquait pour cela un parti en mesure de renouer avec le meilleur du mouvement socialiste et des traditions républicaines et sociales. La rupture de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez avec le PS, leur disponibilité pour lancer une telle force, rendent, cette fois, pareil projet crédible.


Un nouvel élan est possible à gauche. Il peut, en s'appuyant sur un ancrage militant et électoral qui devrait s'affermir rapidement, interpeller les autres forces de transformation pour que la gauche antilibérale, unie dans un Front, soit en mesure de créer la bonne surprise des prochaines élections européennes. Nous pensons en premier lieu ici au PCF qui, dans une résolution récente, a exprimé sa disponibilité pour un tel rassemblement.


Oui, cette décision peut changer bien des choses à gauche et dans notre pays. Il appartient à tous ceux qui se sentent proches du mouvement qui s'amorce de ne pas en rester spectateurs mais d'en devenir des acteurs résolus. C'est pourquoi non seulement nous saluons la bonne nouvelle mais nous annonçons que le MARS-Gauche Républicaine (dont la vocation a toujours été de permettre l'émergence d'une telle force) va dans le mois à venir engager un débat démocratique en son sein pour discuter de cette offre politique nouvelle, de la forme sous laquelle nous pouvons contribuer à son succès et des meilleurs moyens de poursuivre notre combat pour une République sociale, égalitaire, émancipatrice, laïque, sociale et transformatrice.


Paris, le 7 novembre 2008



4 - Communiqué du mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP)

 

APRES LA DEMISSION DU PARTI SOCIALISTE DE MARC DOLEZ ET JEAN-LUC MELENCHON : UNION DE TOUTE LA GAUCHE DE GAUCHE !


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, et Marc Dolez, député du Nord, ont annoncé le 7 novembre qu'ils quittaient le Parti socialiste et qu'ils s'engageaient dans la "construction d'un nouveau parti de gauche".


Leur décision fait suite au vote organisé au sein du Parti socialiste sur les motions en vue du congrès de ce parti, qui a placé en tête, avec 29 % des suffrages, la motion de Ségolène Royal dont la stratégie est celle de l'alliance du PS et du MoDem. Au total, les trois motions issues de la majorité sortante du PS (Royal, Aubry, Delanoë) obtiennent 80 % des suffrages sur des orientations politiques qui ont conduit la social-démocratie européenne partout à l'échec : soutien au traité de Lisbonne, mollesse de l'opposition face à la droite, refus de mettre en cause le capitalisme... La motion de Benoît Hamon, avec 19 %, sur des bases clairement à gauche, marque une rupture. De leur côté, Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon évoquent l'expérience, en Allemagne, de Die Linke. Ils appellent à la constitution d'un « front des forces de gauche pour les élections européennes ».


Le Mouvement politique d'éducation populaire prend acte de leur intention de contribuer à la création d'une nouvelle force politique de gauche. Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon y apporteraient leur sensibilité qui enrichirait sa diversité.


Le M'PEP est donc attentif et intéressé par la concrétisation de cette intention. Ainsi le M'PEP propose que, sans attendre, les partis, forces et mouvements se reconnaissant dans la « gauche de gauche » se rassemblent, comme ils ont commencé à le faire au sein de l' « Appel de Politis ». Il faut, aujourd'hui, aller bien plus loin. Un « Comité de coordination » doit se mettre en place au plus vite et rassembler, outre le nouveau parti venant d'être créé, le PCF, le NPA, les Collectifs unitaires, le Mars, le M'PEP, etc. Son premier objectif serait de présenter des listes unitaires aux élections européennes. Ce « Comité » pourrait préfigurer la nouvelle force politique de gauche que les citoyens attendent, au sein de laquelle toutes les sensibilités de gauche seraient représentées, chacune conservant son identité, mais toutes participant à l'effort commun.


Le M'PEP a adressé un courrier, ce jour, aux responsables des organisations concernées, afin de convenir d'un premier contact.


Des listes unitaires de la gauche de gauche aux élections européennes seraient une immense source d'espoir. Elles pourraient créer la surprise


Le 8 novembre 2008.



5 - Le PCF tend la main à Mélenchon et Dolez
 

Après la décision de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez de quitter le PS pour créer une nouvelle force à gauche, le communiste Francis Wurtz leur propose une union pour créer un "Front progressiste européen". "Cette convergence d'analyse et de démarche dans la perspective du scrutin européen de juin 2009 constitue un fait politique de grande portée, à même de changer la donne à un moment où l'on en a grand besoin! Travaillons ensemble à créer la dynamique politique de gauche...", dit le député européen dans un communiqué.


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 06:30



Mercredi dernier à 5h00 du matin, alors que j'étais dans ma salle de bain, car je partais par avion à Paris ce jour là, j'ai eu en primeur à la radio, l'annonce officielle  de la victoire de Barack OBAMA...


Pour cause de congrès PS et autres, je n'ai pas encore parlé de la formidable victoire de Barack OBAMA. C'est un véritable évènement historique. Le monde entier ne s'y est pas trompé en saluant sa victoire. Au-delà de l'homme, de son parcours, le monde entier attend une « autre » Amérique. .L'attente du peuple américain est immense après les années BUSH et Barack OBAMA représente un véritable espoir.


Je suis surpris des remarques de certains qui s'inquiètent désormais de ce que va pouvoir réellement faire OBAMA ? Si justement, le peuple n'en attend pas trop ? Certes oui, mais cela veut- il dire qu'il fallait voter pour Mc CAIN et poursuivre les années BUSH ? Je ne crois pas !


Avec Barack OBAMA, c'est une nouvelle histoire des Etats-Unis qui s'ouvre.


Mon ami Yves m'a fait passer le 1er discours tenu à Chicago par Barack OBAMA après son élection. Je le cite « 



« Sublime !  à lire et relire plusieurs fois, ce discours reflète la beauté d'une pensée foisonnante, sincère et riche en passerelles  d'un homme. Il va droit dans le cœur !  C'est magnifique. Dommage que je n'entends pas et j'aurai aimé l'entendre de sa propre voix pour capter des émotions encore plus intenses  mais  ce fut un grand moment dont je me souviendrai toute ma vie !!   Yes we can ... »


Voici la traduction du verbatim du discours de Barack Obama prononcé à Chicago après sa victoire à l'élection présidentielle américaine.


DH






"Hello, Chicago.

 

S'il y a quelque part quelqu'un qui doute encore qu'en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s'interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.

 

C'est la réponse donnée par les files d'attentes qui se sont allongées devant les écoles et les églises dans des proportions que ce pays n'avait jamais vues, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, souvent pour la première fois de leur vie, parce qu'ils pensaient que cette fois devait être différente, et que leur voix pouvait faire cette différence.

 

C'est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. Des Américains qui ont envoyé au monde un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus (Etats républicains et Etats démocrates, ndlr).

 

Nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d'Amérique.

 

C'est la réponse qui a conduit ceux à qui l'on a si longtemps dit d'être cyniques, d'avoir peur et de douter de ce que nous pouvons accomplir, à prendre dans leurs mains l'arc de l'histoire et à le bander une fois encore dans l'espoir d'un jour meilleur.

 

Cela aura pris beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en cette date, dans cette élection, à ce moment décisif, le changement est arrivé en Amérique.

 

Un peu plus tôt ce soir, j'ai reçu un appel d'une extraordinaire bienveillance du sénateur McCain.

 

Le sénateur McCain s'est battu longtemps et de toutes ses forces dans cette campagne. Et il s'est battu encore plus longtemps et avec encore plus de force pour le pays qu'il aime. Pour l'Amérique, il a enduré des sacrifices que la plupart d'entre nous ne pouvons même pas essayer d'imaginer. Nous nous portons mieux grâce au service de ce dirigeant courageux et désintéressé.

 

Je le félicite; je félicite la gouverneuse Palin pour tout ce qu'ils ont accompli. Et j'ai hâte de travailler avec eux pour renouveler la promesse de cette nation dans les mois à venir.

 

Je veux remercier mon compagnon dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec tout son cœur, qui a parlé pour les hommes et les femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et avec lesquels il est rentré en train chez lui dans le Delaware: le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden.

 

Et je ne me trouverais pas ici sans le soutien sans faille de celle qui a été ma meilleure amie pendant ces 16 dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la future Première Dame de ce pays: Michelle Obama.

 

Sasha et Malia, je vous aime toutes les deux plus que vous ne pouvez l'imaginer. Et vous avez gagné le nouveau chiot qui va venir avec nous à la nouvelle Maison Blanche.

 

Et bien qu'elle ne soit plus avec nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi celui que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que j'ai envers eux une dette incommensurable.

 

A ma sœur Maya, ma sœur Alma, tous mes autres frères et sœurs, merci si fort pour tout votre soutien. Je leur suis reconnaissant.

 

A mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a bâti la meilleure, la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.

 

A mon directeur de la stratégie David Axelrod, qui a été un partenaire pour moi à chaque étape.

 

A la meilleure équipe de campagne jamais réunie de l'histoire de la politique. Vous avez rendu cela possible et je vous suis à jamais reconnaissant pour ce que vous avez sacrifié afin de l'accomplir.

 

Mais par-dessus tout, je n'oublierai jamais à qui cette victoire appartient réellement. Elle vous appartient. Elle vous appartient.

 

Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste. Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n'est pas née dans les couloirs de Washington. Elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston. Elle a été bâtie par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars à la cause.

 

Elle a tiré sa force des jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui payaient peu et offraient encore moins de repos.

 

Elle a tiré sa force des gens moins jeunes qui ont bravé la morsure du froid et la chaleur torride pour frapper aux portes de parfaits étrangers; et (elle a tiré sa force, ndlr) de millions d'Américains bénévoles qui se sont organisés et ont démontré que plus de deux siècles après, un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple n'a pas disparu de la surface de la Terre.

 

C'est votre victoire.

 

Et je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection. Et je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi.

 

Vous l'avez fait parce que vous comprenez l'ampleur de la tâche qui nous attend. Car même tandis que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent demain sont les plus grands de notre vie: deux guerres, une planète en danger, la pire crise financière depuis un siècle.

 

Tandis que nous sommes ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d'Irak et les montagnes d'Afghanistan pour risquer leur vie pour nous.

 

Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l'éducation supérieure de leurs enfants.

 

Il y a de nouvelles énergies à maîtriser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à affronter, des alliances à renouer.

 

La route sera longue. La pente sera raide. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais été aussi plein d'espoir que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets: nous, le peuple, nous y arriverons.

 

Il y aura des revers et des faux départs. Beaucoup n'approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président. Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.

 

Mais je serai toujours honnête avec vous sur les défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, surtout si nous ne sommes pas d'accord. Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l'effort pour rebâtir cette nation, de l'unique façon dont cela se fait en Amérique depuis 221 ans -pierre par pierre, brique par brique, de mains calleuses en mains calleuses.

 

Ce qui a commencé il y a 21 mois au fin fond de l'hiver ne peut pas s'arrêter en cette nuit d'automne.

 

Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons. Ce n'est que notre chance de construire ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous revenons en arrière.

 

Cela ne peut pas arriver sans vous, sans un nouvel esprit de service, un nouvel esprit de sacrifice.

 

Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décidera de se mettre au travail, de travailler plus dur et de s'occuper pas seulement de soi mais les uns des autres.

 

Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que Wall Street ne peut pas prospérer quand Main Street souffre.

 

Dans ce pays, nous nous élevons ou nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple. Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les bassesses et l'immaturité qui ont empoisonné pendant si longtemps notre vie politique.

 

Souvenons-nous que c'est un homme de cet Etat qui a, le premier, porté la bannière du Parti républicain à la Maison Blanche, un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle et d'unité nationale.

 

Ce sont des valeurs que nous partageons tous. Et si le Parti démocrate a remporté une superbe victoire ce soir, c'est avec une certaine humilité et de la détermination à guérir les divisions qui ont entravé notre progression.

 

Comme l'a dit Lincoln à une nation bien plus divisée que la nôtre, nous ne sommes pas ennemis mais amis. Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d'affection.

 

Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien: je n'ai peut-être pas remporté votre vote ce soir, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai aussi votre président.

 

Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, dans des Parlements et des palais, à ceux qui sont serrés autour de radios dans des coins oubliés du monde: nos histoires sont singulières, mais nous partageons notre destin, et une nouvelle aube du leadership américain est là.

 

A ceux, à ceux qui voudraient déchirer le monde: nous vous vaincrons. A ceux qui cherchent la paix et la sécurité: nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l'Amérique brillait toujours du même éclat: ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux: la démocratie, la liberté, les possibilités et l'espoir inébranlable.

 

C'est le véritable génie de l'Amérique: l'Amérique peut changer. Notre union est perfectible. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

 

Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d'histoires que raconteront des générations. Mais il en est une que j'ai à l'esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près: Ann Nixon Cooper a 106 ans.

 

Elle est née une génération après l'esclavage. Une époque où il n'y avait pas de voitures sur les routes ni d'avions dans le ciel; où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de sa couleur de peau.

 

Et ce soir, je pense à tout ce qu'elle a vu en un siècle en Amérique: la douleur et l'espoir, le combat et le progrès; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d'avancer avec ce credo américain: Oui, nous le pouvons.

 

A une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle les a vues de son vivant se lever, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.

 

Quand le désespoir des grandes tempêtes de sable (le "Dust Bowl" des années 1930) et de la Dépression régnait sur le pays, elle a vu une nation dompter la peur même avec un New Deal (Nouvelle donne, ndlr), de nouveaux emplois, une nouveau sentiment de but commun. Oui, nous le pouvons.

 

Quand les bombes sont tombées sur notre base et que la tyrannie a menacé le monde, elle a été le témoin de l'élévation d'une génération vers la grandeur et du sauvetage d'une démocratie. Oui, nous le pouvons.

 

Elle était là pour les bus de Montgomery, les lances à incendie de Birmingham, un pont à Selma, et un prêcheur d'Atlanta qui disait aux gens que "We Shall Overcome" ("Nous vaincrons"). Oui, nous le pouvons.

 

Un homme s'est posé sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté par notre propre science et notre imagination.

 

Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l'Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.

 

Amérique, nous sommes allés si loin. Nous en avons tant vu. Mais il reste tellement plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question: si nos enfants vivent jusqu'au prochain siècle, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils? Quels progrès aurons-nous faits?

 

Voici notre chance de répondre à cet appel. A nous maintenant.

 

A nous maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes des possibles à nos enfants; de rétablir la prospérité et de militer pour la cause de la paix; de nous réapproprier le rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale qui veut que, dans la multitude, nous ne faisons qu'un; que tant que nous respirons, nous espérons. Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, nous le pouvons.

 

Merci. Dieu vous bénisse. Et Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique." AP



Il existe un extrait de discours sur vidéo en V.O ST français :

http://www.lepoint.fr/actualites/regardez-le-discours-d-obama-en-version-originale-sous-titree/1781/0/288902


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 07:00



Jean-Luc MELENCHON quitte le PS. Beaucoup de camarades s'interrogent.


Quitter le PS, c'est aussi l'histoire d'un parcours politique.


Il se trouve que TELETOC.net a suivi Jean-Luc durant ces dernières semaines jusqu'à l'épilogue de vendredi dernier.


A regarder, pour mieux comprendre...


A suivre,


DH


Pour en savoir plus : cliquez ICI





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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 06:36



Scoop, le maire socialiste de Vitrolles, Guy OBINO, n'est pas socialiste !



Le journal La Provence du 8 novembre nous apprend que Guy OBINO n'a pas repris en 2008 sa carte au PS !


A ce titre, il n'a pas voté pour les motions dans le cadre du congrès de Reims, ce qui est logique.


Cette révélation m'interpelle à plusieurs titres. Il n'en a pas prévenu les électeurs, lors de la dernière municipale.


Je suis aussi curieux de savoir si les militants de la section PS de Vitrolles étaient informés et ce qu'ils en pensent, eux qui payent une cotisation, alors que le Maire s'en affranchi ? Quelle est la légitimité du maire d'intervenir dans les débats de la section, s'il n'en est pas adhérent ?


Par ailleurs, va - t - il démissionner de son mandat de Conseiller Général ? Il a, me semble - t - il, été élu sous l'étiquette PS.


Ce qui me surprend tout de même c'est sa signature pour le soutien à la motion E, Ségolène ROYAL, - Jean-Noël GUERINI (voir page 117 du document de présentation des motions du PS, remis à tous les adhérents). Comment un non - adhérent au PS peut - il signer une motion, pour laquelle il ne peut pas voter ? C'est encore une particularité du PS...


Je vous dirai que je connaissais la situation, et ce n'était pas à moi de la révéler. Puisque c'est dans La Provence, c'est du domaine public.


C'est aussi pour ce genre de pratiques, que je souhaite quitter le PS !...


DH



Pour en savoir plus : http://www.casuffitcommeca.fr


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Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008