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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 07:56



Fillon veut faire disparaître les paradis fiscaux. Dont acte !


Henri Emmanuelli, s'est étonné à juste titre, que ce soit justement Jean-Claude Junker, le 1er ministre du Luxembourg, 1er paradis fiscal européen, qui annonce une réunion de dirigeants européens pour la refondation du système financier international. Cherchez l'erreur...

 

Les paradis fiscaux, c'est un sujet traité avec détermination par ATTAC. Je vous livre leur communiqué à ce sujet.

 

Au-delà des discours des SARKOZY et FILLON, il faut des actes !

 

A suivre...

 

DH




Communiqué Attac France


Supprimer les paradis fiscaux ? Il serait temps (*)


« Les trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister... Leur disparition doit être le prélude à une "refondation" du système financier international », a déclaré hier François Fillon devant l'Assemblée nationale. Le Premier ministre reprenait ici l'idée de Dominique Strauss-Kahn qui, en tant que président du FMI, suggère de « pourchasser et faire disparaître les paradis fiscaux ». Cette idée était déjà présente dans le discours de Toulon de Nicolas Sarkozy qui avait déclaré « Il faudra bien se poser des questions qui fâchent, comme celle des paradis fiscaux », et avait également été évoquée la semaine dernière par Eric Woerth pour qui « On ne peut pas accepter qu'il y ait des paradis fiscaux en Europe ».


Attac France s'étonne que ce ralliement à l'une des demandes majeures du mouvement altermondialiste depuis dix ans ait dû attendre qu'une catastrophe financière intervienne. Ne serait-ce pas parce qu'officiellement, selon le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), il n'existerait plus de paradis fiscaux dans le monde et que la déclaration du gouvernement français ne l'engagerait à rien ? Or, hélas, les paradis se comptent par dizaines, et nombre d'entre eux sont en Europe ou aux portes de celle-ci. Les personnes et entreprises dont les fortunes sont exilées dans ces pays ont largement bénéficié de la spéculation et de la financiarisation qui nous ont conduits à la crise actuelle. A-t-on entendu le gouvernement leur demander une contribution pour éponger la casse sociale qui résultera de la crise ? Cela supposerait qu'il renonce à sa politique néolibérale et, notamment, à sa politique fiscale et à son bouclier fiscal.


Dans ce contexte, Attac exprime sa volonté de voir interdire le plus rapidement possible les paradis fiscaux, en commençant par :

 
- fermer toutes les filiales des banques dans ces pays et, le cas échéant, leurs sièges sociaux, sous peine d'être exclues du dispositif étatique d'aide décidé par l'Union européenne ;


- interdire tous les flux financiers en provenance ou à destination des paradis fiscaux ;


- entamer des poursuites judiciaires contre toutes les institutions, personnes morales et physiques impliquées dans l'affaire de la fraude fiscale au Liechtenstein.


Enfin, la remise en cause des paradis fiscaux prendra son véritable sens lorsque l'Union européenne aura abrogé les articles de ses traités qui interdisent de contrôler le mouvement des capitaux.


(*) http://www.france.attac.org/spip.php?article9068


Attac France, Montreuil, le 17 octobre 2008

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 06:17



Il y a quelques semaines j'ai été interviewé par un journaliste du journal Le RAVI au sujet de Théo Balalas.


Si vous ne connaissez pas Théo Balalas, je vous conseille les liens suivants :


http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article1110&var_recherche=balalas


http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article1223&var_recherche=balalas


http://www.bakchich.info/article194.html


Je pense que cela doit interpeller tous les socialistes, et particulièrement ceux des Bouches du Rhône.


Chaque homme a le droit d'avoir un passé, et surtout d'évoluer. Pour Théo Balalas, cela semble être plus complexe, avec un passé dont la page ne semble pas être totalement tournée.


Cela doit interpeller tous les militants socialistes...


Il était en bonne place, à coté de la tribune, lors de la présentation des motions le 16 octobre...


Au-delà je vous conseille la lecture du Ravi, journal satirique Marseillais, qui nous informe sur la vie de notre département...


DH



L'Arme de la mémoire



L'amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie français (Adimad), fondée en 1967, s'autoproclame " vitrine du juste combat de l'Algérie française ". Outre l'organisation de manifestations publiques et de messes en l'honneur des morts pour l'Algérie française, son action consiste principalement à édifier des monuments, stèles et plaques commémoratives pour glorifier l'OAS. Cet été, un long démêlé judiciaire a pris fin au sujet d'une des « réalisations » de l'Adimad à Marignane (13).


Une stèle occupant six mètres carrés dans le cimetière Saint Laurent doit ainsi être déplacée et rendue à ses instigateurs. Il y est gravé des dates dont trois font explicitement référence aux jours où, par décision de justice, des assassins de l'OAS furent fusillés (Cf le Ravi n°22).


Réalisant son propre putsch mémoriel en 2005, l'ex maire ex-FN ex-MNR, désormais affilié UMP au Conseil général des Bouches-du-Rhône, Daniel Simonpieri, avait en effet décidé par arrêté  municipal   d'accorder  un emplacement à l'Adimad durant sa mandature sans même consulter son conseil municipal. Christiane Azam, responsable du MRAP sur la commune, analyse : « La communauté pied-noir de Marignane est très importante, même si elle n'est pas entièrement pro-Adimad. Simonpieri a sans cesse cherché à l'instrumentaliser et continue de le faire depuis son siège de conseiller d'opposition ».


Bien entendu, Jean-François Collin, le président de l'Adimad, s'insurge contre l'injonction de démonter la stèle. " Les juges ont pris une décision politique pour Marignane, affirme cet ancien conseiller municipal FN de la ville d'Hyères-Les-Palmiers (83). Nous avons déposé une plainte contre X car les juges étaient trois. Ils ont outrepassé leurs droits. Les rapatriés n'ont plus de terre, plus de monuments et on nous interdit les lieux de mémoire. " Reste toutefois, rien qu'en Paca, un monument à Toulon, place d'Italie, une stèle à Nice, des plaques à Antibes, Saint-Laurent-du-Var, Théoule (06)...


" La stèle ne devrait pas être démolie. Mais elle doit se trouver en dehors du territoire Marignanais ", explique Vincent Gomez, élu d'.opposition socialiste à Marignane. Quant au nouveau maire divers droite de la ville, Eric Le Disses, il opte pour le ton pédagogue : " J'ai jusqu'au 7 novembre pour me décider. Le tribunal n'a pas demandé sa destruction. Donc on étudie la situation. ".


S'il ne fait aucun doute qu'il appliquera la décision de justice, reste à savoir si l'Adimad hébergera ensuite son gros caillou, financé par ses membres, sur un terrain privé... ou tentera de l'implanter dans une autre commune. " Nous avons plusieurs pistes, lance, espiègle, Jean-François Collin, même si je ne les révélerai pas. " Parmi elles, il y a fort à présager qu'Aix-en-Provence figure en bonne place (voir ci-après). Toute cette affaire réveille de vieux démons. Guy Macary, conseiller régional du FN et ancien parachutiste, évoque " les camarades qui sont tombés à mes côtés en Algérie " sans cacher sa sympathie pour l'Adimad. " Quatre dates sur la stèle de Marignane concernent des massacres d'européens réalisés en Algérie que l'on devrait pouvoir honorer, poursuit l'avocat d'extrême droite. Concernant les autres (ndlr : connotant l'OAS) il y a violation de la loi pénale lorsque le tribunal fait une allusion à " des agissements amnistiés " car ils ne devraient pas, étant amnistiés, être invoqués   en  faveur   de   cette démolition. "


Des arguties que condamne Jean-François Gavoury, animateur de l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (Anpromevo) : " C'est inexact ! Les amnisties portent sur les condamnations, non sur les faits ! " Fils du commissaire central d'Alger Roger Gavoury poignardé en 1961 par des activistes condamnés à mort par la justice française, c'est lui qui a obtenu justice contre la stèle de Marignane. Serait-il possible d'honorer la mémoire commune de tous les morts de la guerre d'Algérie ? " Avec qui ? Les fellouzes ? Les terroristes du FLN ? Les porteurs de valise ? Ceux qui nous ont massacrés, qui ont détruit nos maisons, nos cimetières ?, tempête Jean-François Collin. Chacun sa mémoire ! Toutes les communautés, juives ou arméniennes par exemple, ont le droit de pratiquer leurs mémoires. Nous, pieds-noirs, il nous l'est interdit, car nous sommes des patriotes et que nous avons défendu la constitution devant le machiavélisme de De Gaulle. L'Adimad rassemble des gens de tous horizons : du FN, du MNR,   Ai de l'UMP, des anciens communistes   d'Algérie, des militants de gauche.


Des socialistes également comme  Théodore Balalas, aujourd'hui responsable des adhésions à la fédération du PS  des Bouches du Rhône. Il a été emprisonné à la prison de la santé pour avoir  v participé au combat de l'OAS. Navette historique de Gaston Defferre entre le PS et le FN, il fut un correspondant de Minute et un des fondateurs du FN  Marseillais. Quand on lui évoque Théodore Balalas, référencé sur le site de l'ADIMAD, Jean-François Collin   " lance : " Nous ne divulguons aucune  information sur nos membres, « si vous souhaitez en savoir plus, traitez directement avec eux ".


" Théo Balalas ne donne pas d'interviews ", informe la secrétaire de la fédération socialiste. Mais quand on lui parle de son CV, candidat Front National aux législatives de 1973 à  Marseille, elle confie : " J'ignorais son passé. Il est vrai que tout cela est à éclaircir... ".


Didier Hacquart, ancien adjoint au maire PS à Vitrolles, connaît lui le passif de "Théo " : " Je l'ai découvert dans le livre Le Pen en Provence (3). Depuis rien, pas une explication. C'est peut-être propre à la fédé du 13... ".          


Autre ex-OAS aujourd'hui recyclé par un parti républicain en Paca : Gabriel Anglade, membre d'un commando qui assassina six inspecteurs de l'éducation nationale en 1962, est aujourd'hui élu UMP à Cagnes-sur-Mer (06) et président de la maison des pieds-noirs de la ville.


Oscillant entre mutisme et revendications exubérantes, L'Adimad et ses sympathisants, plus de 45 ans après une guerre sanglante,  continuent  de percevoir l'apaisement comme une insulte. Dans un courrier adressé à Maryse Joissains, le maire d'Aix-en-

Provence, Jean-François Gavoury formulait une proposition : " Honorer sans distinction TOUTES les victimes civiles et militaires de cette guerre participerait sans doute à la réconciliation de TOUTES les mémoires blessées ".


Sous cet angle, la mémoire deviendrait enfin peut-être autre chose qu'une arme dont se réclame l'Adimad...


Jean-Baptiste Malet


(1) La liste FN ayant réalisé un score de 22,95  au premier tour.


(2) Le Pen en Provence, de Frédérique-Joël Guilledoux, Fayard.


À lire également « La main droite de dieu », Seuil, sur Mitterrand et l'extrême droite. où un chapitre est consacré à Théo Balalas.




Maryse Joissains dans la prose


Jean-François Gavoury, fils d'une victime de l'OAS, a adressé le 13 juin 2008 un courrier à la maire d'Aix-en-Provence au sujet de ses déclarations controversées concernant l'OAS (voir le Ravi n°54, page 2). Nous publions l'intégralité de La réponse de Maryse Joissains.


Le 10 juillet 2008


Monsieur,


L'Algérie et la France ont eu leurs martyrs et leurs héros. Et ils sont nombreux ceux qui, en Algérie, ont souffert pour la France et sont morts pour son drapeau et sa devise républicaine. Ils sont nombreux ces appelés, ces rappelés, ces harkis, ces pieds noirs violentés, massacrés, ces victimes innocentes du 26 mars 1962, ces expulsés, ces exterminés, ces fusillés qui ne se réclamaient que d'un parti, celui de la France.


Il ne faut jamais faire de la haine et de la calomnie de ces français, une sorte de profession de foi républicaine car alors notre société ne serait plus démocratique.


Il faut écouter tout le monde, et surtout, les gens poussés à bout, menacés dans leur survie. Il faut essayer de comprendre le " pourquoi " en tentant de ne pas condamner le " comment " et le " parce que ".


Tel est le rôle des politiques et des pouvoirs publics à leur égard quand l'histoire a voulu les oublier pendant trop longtemps. Je vous assure. Cher Monsieur, de mes sentiments les meilleurs.


Maryse Joissains Masini


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:02



Présentation des motions à la fédération PS des Bouches du Rhône, premières impressions


Photo La Provence


Tout d'abord il faut rappeler que cette présentation des motions se  voulait confidentielle, dans la mesure, ou peu de publicité avait été faite sur l'évènement. Cela n'a rien à voir avec le battage qui avait été fait, il y a quelques jours pour la présentation de la motion GUERINI / ROYAL, à Allauch... Malgré cela, la salle était pleine, mais quand on sait que la fédération se vante de 10000 adhérents, cela fait finalement peu...


Lors de la présentation des contributions, il y a quelques semaines, Eugène CASELLI, 1er fédéral, avait bien rappeler que conformément aux statuts, lors des contributions, il n' y a pas de débat, et que le débat se fera lors des motions. Ce n'est évidemment en aucun cas statutaire, mais bon, on a l'habitude dans le 13.


Surprise, aujourd'hui, Eugène CASELLI, arguant le trop grand nombre de motions, et sachant qu'un débat serait interminable, il n'y eu donc pas de débat, ni de question de la salle. Pour celui qui défend ardemment Ségolène ROYAL et sa démocratie participative, en donnant la parole aux citoyens, il est amusant de voir, qu'il refuse de donner la parole aux militants PS... Classique.


Je retiendrai « à chaud » des présentations de Kader ARIF (motion A - Delanoë), Christophe Caresche (Motion B), Benoit Hamon (Motion C), Martine Aubry (Motion D), Vincent Peillon (Motion E - Royal - Guérini) et Henri Lombard (Motion F - UTOPIA), les points et phrases suivantes :


- Sans parti pris, Benoit HAMON, et sans parti pris, tient la tête à l'applaudimètre devant Martine Aubry et Vincent PEILLON. Au passage, c'est un petit exploit, pour les 2 premiers dans cette fédération...


- Il y a eu plusieurs interventions qui ont insisté sur « le respect des choix (vote) des militants », et  « l'importance pour des socialistes de rester des hommes et des femmes indépendantes ». Le congrès doit donner lieu à un « débat de confrontation des idées ». Autant d'idées que je défends sur ce blog...


- Le représentant d'UTOPIA a été cinglant mais pertinent lorsqu'il s'est étonné que certains au PS voulaient retarder le congrès de Reims, arguant de la crise (Julien DRAY de la motion ROYAL/ GUERINI) : « Ils ne sont donc pas prêts face à la crise ? Ils ne peuvent pas apporter de réponses ?  Mais alors qu'ont -ils fait jusqu'à aujourd'hui ? Ils ne travaillaient pas ? 


- Les 2 motions les « plus politiques » ont été celles de Benoit HAMON et Martine AUBRY. Vincent PEILLON est lui parti dans de grandes tirades, mais n'avait pas grand-chose à dire, si ce n'est de justifier les alliances avec le MODEM, sans le dire franchement, pour se maintenir au pouvoir. Kader ARIF n'avait malheureusement pas grand-chose à dire...


- Christophe CARESCHE a fustigé lui les motions qui disent, « voter pour moi  et se mettra au travail après »... Il y en a plusieurs qui se sont sentis visés à la tribune !


Pour finir, après cette soirée forte intéressante, et après avoir bien écouté les uns et les autres, je confirme mon choix pour la motion C conduite par Benoit HAMON et soutenue par Trait d'Union et Jean-Luc MELENCHON.  Ce n'est pas un scoop...


Dans les jours qui viennent, je dois normalement défendre la motion C notamment devant les militants de Vitrolles-Marignane-St Victoret puis de Gignac, après l'avoir fait à Velaux, le 9 octobre.



A suivre, DH


Les copains de la Motion C avant le meeting...



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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:02



Aujourd'hui, le 16 octobre 2008, Benoit HAMON présente la motion C à Marseille à 18h30 à la Fédération PS 13, rue Montgrand.


C'est une occasion unique de comparer ses arguments, à ceux des autres motions. Martine AUBRY sera présente pour la motion D.


Fait quasi historique, le congrès de Reims n'est pas « plié d'avance » er reste au contraire très ouvert. L'issue ne dépend que des militants. Leur positionnement doit venir du débat des idées, et pas d'autre chose ! Nous ne pouvons que tous nous en féliciter...


A suivre,


DH

 


Résumé de la motion C : Un monde d'avance

 

Le monde se métamorphose : le néo-libéralisme plonge la planète toute entière dans la crise. Un monde s'éteint et le neuf hésite encore à naitre. Notre congrès se déroule dans ce clair obscur, cet intervalle entre deux cycles dont peuvent émerger le meilleur, un monde régulé et plus juste, ou le pire, le nationalisme ou la renaissance d'un capitalisme financiarisé.


Le contexte international n'est pas étranger à la détérioration de la situation en France. Mais la droite en porte la responsabilité principale. La politique de Nicolas Sarkozy a affaibli toutes les fondations du pays. Cette politique fait système et rien n'est plus absurde que de vouloir y répondre au coup par coup, sans stratégie ni projet clairs.


Notre parti n'a pas la faveur des Français qui jugent notre action timorée et souvent illisible. Il n'est seul. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de la défaillance du projet social démocrate ? Cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable ! Ce qui est essentiel pour un parti, ce qui entraîne l'adhésion ou motive la critique, c'est son orientation politique. Nous devons retrouver un temps d'avance. Trois tâches immédiates s'imposent aux socialistes.

 

S'opposer

 

Nous devons nous opposer sans donner le sentiment d'avoir toujours besoin de nous justifier d'être de gauche et de notre rejet de la politique de la droite. Car au regard de la politique de Nicolas Sarkozy, la fois réactionnaire et anachronique, cela n'a presque jamais été aussi simple d'être de gauche.. Mais pour cela, il faut dire clairement que le vieux système libéral est en bout de course. Or, nous avons manqué de pugnacité et de clarté dans notre combat contre la droite. Reims doit ouvrir le cycle d'une gauche décomplexée.


Proposer

 

Notre motion propose de clarifier notre ligne politique, en tranchant ce que nous voulons, mais aussi ce que nous refusons, sur 9 points : Sortir du libre échange généralisé, répondre à l'urgence écologique, redistribuer les richesses, affirmer le retour de la puissance publique, changer le cours de la construction européenne, aller à la reconquête de la démocratie, promouvoir une société de progression des droits et libertés, aller vers une société d'émancipation plutôt qu'une société d'ordre, définir une politique étrangère progressiste.


Rassembler

 

Le congrès de Reims sera utile s'il permet de clarifier les orientations stratégiques de notre Parti. Les ambiguïtés sont en effet loin d'être levées. Nous revendiquons une stratégie claire de refus d'alliance avec le centre. Nous proposons d'engager une démarche politique et programmatique pour l'émergence d'un "Parti de la Gauche".



Voter pour la motion Un monde d'avance c'est :

 

Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu'elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le PS doit donc s'affirmer à gauche.


Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du PS dont sont issues les 3 autres principales motions.


Faire le choix du renouveau et de la rénovation : le PS a besoin d'un nouveau souffle, d'un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.


C'est ainsi offrir aux Français les raisons d'espérer qu'ils attendent de nous.

 

C'est donner à la Gauche les meilleures chances de gagner en 2012.

 

Le 6 novembre, saisissons la chance qui nous est donnée d'affirmer notre volonté de voir notre parti changer.


Ensemble, prenons un monde d'avance, reconstruisons l'espoir.

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:43


Congrès de PS de Reims : Présentation des motions aux militants à la Fédération PS 13 à Marseille



Pour une fois, le résultat du congrès du PS n'est pas joué d'avance. Si cela inquiété certains, cela est aussi une chance. Cela signifie, que le congrès « n'est pas verrouillé » et que l'avenir du PS est vraiment dans la main des militants.


Déjà s'activent les tenants du vote utile, qui brandissent cet argument, en évitant de parler du fond et des idées. C'était le sens du discours, et quasiment le seul argument du camarade qui présentait la « motion Royal », à la section PS de Velaux, il y a quelques jours (*).


Plutôt que d'aborder les vraies questions, « l'angoisse » c'était le parti près le congrès. Ensuite, avec une majorité, il sera toujours temps de réfléchir à ce que nous ferons... Sans commentaire, d'autant que sa candidate, est tout de même celle qui n'a pas prononcé le mot socialiste qu'une seule fois, lors de son dernier rassemblement de la Fraternité au Zénith le 27 septembre dernier.


Le congrès de Reims ne doit justement pas être un congrès de personnalité, et on verra après ! C'est tout le contraire. Il faut que nous débattions ensemble sur des questions aussi essentielles que la crise financière, qui va déboucher sur une crise économique, puis sociale, puis internationale.


J'invite tous les militants PS à lire et relire les motions qui sont soumises à leur vote. J'invite les militants PS des Bouches du Rhône à venir assister à la présentation des motions dans leurs sections, et à la fédération PS de Marseille, rue Montgrand, le 16 octobre prochain.


Benoit HAMON, au nom de la motion, « un monde d'avance » sera présent. Je vous invite à venir l'écouter.


Pour en savoir plus : Le site de la motion C « Un monde d'avance ».


A suivre...


DH



(*) Je présentais la motion C, "Un Monde d'avance" à cette réunion de section

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 06:36

 


Nouvelles zone constructibles à Vitrolles ?



Parmi les raisons de ma non candidature à l'élection municipale de 2008, dans l'équipe du maire actuel, était mon opposition à la construction immobilière sur le plateau de Vitrolles.


Je suis surpris ou à moitié, hélas, de voir apparaitre depuis ces derniers mois deux constructions neuves. La première à l'entrée de la route qui mène aux collets rouges, et la seconde encore plus étonnante, un peu avant d'arriver aux collets rouges.


Je m'interroge sur la politique de la nouvelle municipalité en termes d'aménagement de cette zone. A ma connaissance, cela n'a été débattu nulle part et encore moins annoncé aux Vitrollais ?


Je pense que cela mérite quelques explications de notre Maire Guy Obino...


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Vitrolles demain
13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 06:27


Dans la série « on ne nous dit pas tout », où la face cachée de la crise financière actuelle, je vous conseille cet article, qui mérite notre attention...


Le fameux Paulson, du plan du même nom est loin d'être clair.


A suivre...


DH



Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondial (*)


Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondial

F. William Engdahl , 10 octobre 2008


Ce qui ressort du comportement du marché financier européen ces deux dernières semaines, c'est que les anecdotes dramatiques de la crise financière et la panique servent délibérément à certaines factions influentes, dans et en-dehors de l'UE, à façonner la face future de la banque mondiale suite à la débâcle du subprime (prêt à haut risque) et des titres adossés à des créances (ABS) aux États-Unis.


Le développement le plus intéressant des derniers jours est la position unifiée et forte allemande, de la chancelière, du Ministre des Finances, de la Bundesbank et du gouvernement de coalition, tous opposés à un super-fond de renflouage bancaire du style étasunien dans l'Union Européenne.


Pendant ce temps-là, le Ministre étasunien des Finances, Henry Paulson, continue son copinage envers le capitalisme au détriment de la nation et au profit de ses copains du monde financier. C'est un cocktail inutilement explosif.


La chute de 7 à 10 pour cent de la bourse par jour fait les gros titres dramatiques de l'actualité et sert à susciter un grand sentiment de malaise proche de la panique chez le citoyen ordinaire. Les événements des deux dernières semaines dans les banques de l'UE, depuis le sauvetages de la situation dramatique des banques Hypo Real Estate, Dexia et Fortis, et l'annonce d'Alistair Darling, le Chancelier de l'Échiquier au Royaume-Uni, d'un changement radical dans la politique du traitement des banques en difficulté au Royaume-Uni, ont commencé à révéler les grandes lignes des diverses réponses européennes, à ce qui est en réalité une crise « Made in USA. »


De sérieuses raisons font penser que Henry Paulson, l'ancien directeur général de Goldman Sachs, n'est pas stupide en tant que Ministre des Finances. Il y a aussi des raisons réelles de croire qu'il agit en fait en fonction d'une stratégie à long terme bien pensée. La façon dont se déroulent à présent les événements dans l'UE tendent à le confirmer. Comme me l'a dit un haut responsable banquier européen lors d'une discussion privée, « Une guerre est en cours entre les États-Unis et l'Union Européenne pour définir la face future de la banque européenne. »


Du point de vue de ce banquier, la tentative en cours du Premier Ministre italien Silvio Berlusconi et de Nicolas Sarkosy en France, de créer un « fond » commun en Union Européenne, avec peut-être plus de 300 milliards de dollars pour sauver les banques en difficulté, serait de facto jouer directement dans la stratégie à long terme de Paulson et de l'establishment étasunien, en affaiblissant en réalité les banques et en remboursant les titres véreux d'origine étasunienne détenus par les banques de l'UE.


Utiliser la panique pour centraliser le pouvoir


Comme je le docume dans mon prochain livre, Power of Money : The Rise and Decline of the American Century, (pouvoir de l'argent : essor et déclin du siècle étasunien), dans toutes les grandes panique financière aux États-Unis depuis au moins celle de 1835, les titans de Wall Street, surtout la Maison JP Morgan avant 1929, ont déclenché délibérément la panique bancaire en coulisses pour consolider leur emprise sur la banque des États-Unis. Les banques privées ont utilisé la panique pour contrôler la politique de Washington, notamment la définition exacte de la propriété privée de la nouvelle Réserve Fédérale en 1913, et pour consolider leur contrôle sur l'industrie, comme US Steel, Caterpillar, Westinghouse et ainsi de suite. En bref, ils sont les vétérans de ce genre de guerre financière pour l'élargissement de leur pouvoir.


Ils doivent maintenant faire quelque chose de semblable à l'échelle mondiale afin de pouvoir continuer à dominer la finance mondiale, le cœur de la puissance du Siècle Étasunien.


Cette pratique, du recours à la panique pour concentrer leur pouvoir privé, a créé une concentration extrêmement puissante de pouvoir financier et économique entre quelques mains du secteur privé, ces mêmes mains qui, en 1921, créèrent l'influent groupe d'expert en politique étrangère étasunienne, le Council on Foreign Relations, pour guider la montée du Siècle Étasunien, tel que l'appelait le fondateur de l'époque, Henry Luce dans un essai capital en 1941.


Il devient de plus en plus évident que les gens comme Henry Paulson, qui, par la façon dont il fut l'un des promoteurs les plus énergiques de la révolution de l'ABS à Wall Street, avant de devenir Ministre des Finances, sont animés par des mobiles qui dépassent de loin leurs instincts de cupidité. Dans ce contexte, la propre expérience de Paulson est intéressante. Dans le passé, à l'aube des années 70, Paulson entama sa carrière en travaillant pour un homme célèbre nommé John Ehrlichman, l'impitoyable conseiller en politique intérieure de Nixon qui, à l'époque du Watergate, avait créé les fameux Plombiers pour réduire au silence les adversaires du Président, et que Nixon a abandonné « à être forcé d'exister sans soutien » en prison pour lui.


Paulson semble avoir pris de la graine de son mentor de la Maison Blanche. Selon un article du New York Times, quand il était coprésident de Goldman Sachs, il a fait partir de force en 1998 son coprésident, Jon Corzine, dans ce qui équivalait à un « coup d'État. »


Il devient évident que Paulson, et ses amis de Citigroup et JP Morgan Chase, ont une stratégie, de même que le parrain de la titrisation des hypothèques et de la déréglementation bancaire, l'ancien président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan, comme je l'ai exposé en détail dans la partie IV de ma précédente série, Financial Tsunami.


Étant sûrs qu'à un moment la pyramide de billions de dollars de subprimes douteux et des autres titres adossés à des prêts hypothécaire à hauts risques allaient s'effondrer, ils étaient apparemment déterminés à propager le plus possible dans le monde entier les ainsi nommés « déchets toxiques » de l'ABS, pour attirer les grandes banques du monde, plus particulièrement celles de l'Union Européenne, dans leur piège à miel.


Ils avaient de l'aide. Lors de son dernier témoignage sous serment, Eric Dinallo, le directeur du New York Insurance Department, a déclaré à l'audition de surveillance du renflouage d'AIG de Paulson, que la réduction du financement ces dernières années dirigées par l'administration Bush-Cheney, avait réduit la fiabilité du département, qui devait contrôler ou veiller sur 80 billions de dollars de titres adossés à des créances (ABS), incluant le subprime empoisonné, les titres hypothécaires de catégorie Alt-A et bien d'autres. L'administration Bush a réduit un personnel de plus de 100 personnes à une seule. Oui « UNE, » ce n'est pas une faute de frappe.


Est-ce que c'était juste une coupe de budget par ferveur idéologique, ou était-ce délibéré ? Est-ce que le responsable garantissant qu'aucune personne efficace au gouvernement ne supervise l'explosion de la titrisation des actifs hypothécaires était l'ancien homme de Goldman Sachs, l'homme qui avait convaincu le Président d'embaucher Paulson, l'ancien directeur de l'Office of Management and Budget (OMB) de Bush, l'actuel chef d'état-major du Président : Joshua Bolten ?


Ce sont peut-être des questions que le Congrès ferait bien de poser à des gens comme Henry Paulson et Joshua Bolten, au lieu de questions de diversion du genre de la hauteur de la prime reçu par Richard Fuld a Lehman. N'y a-t-il pas, là sur le cadavre, les empreintes digitales de M. Bolten ? Et pourquoi n'y a-t-il aucune question sur le rôle de Paulson en tant que directeur général de Goldman Sachs, le promoteur de Wall Street le plus agressif en faveur des titres exotiques et des autres produits de titrisation adossés à des actifs ?


Il semblerait aujourd'hui que la stratégie de Paulson était d'utiliser une situation de crise, de crise pré-programmée, prévisible dès 2003, quand Joshua Bolten est devenu chef de l'OMB, au moment où tout ça a éclaté, pour affoler les gouvernements les plus conservateurs de l'Union Européenne en les précipitant au secours des actifs toxiques des États-Unis.


Si cela devait arriver, ça détruirait ce qui reste de bon dans le système bancaires et les institutions financières de l'UE, rapprochant d'un pas de plus le monde vers un marché monétaire contrôlé par les copains de Paulson, des copains du style capitaliste étasunien.


Le copinage capitaliste est certainement une explication appropriée ici. Robert Rubin, le prédécesseur de Paulson à la fois chez Goldman Sachs et aux Finances, aimait accuser les banquiers asiatiques de Thaïlande, d'Indonésie et des autres pays frappés en 1997 par les attaques spéculatives des fonds de couverture sponsorisés par les États-Unis, de « copinage capitaliste, » donnant l'impression que la crise avait sa source en Asie et n'était pas la conséquence d'attaques délibérées des institutions financières parrainées par les États-Unis pour éliminer le modèle du Tigre Asiatique, entre autres objectifs, et transformer l'Asie en bailleur de fonds de la dette étasunienne.


Il est intéressant de noter que Rubin est à présent directeur de Citigroup, manifestement l'une des banques survivantes des copains de Paulson, la banque qui a dû jusqu'ici passer par pertes et profits la plus grande somme en actifs titrisés empoisonnés.


Si l'allégation de panique planifiée est exacte, dans le style de la panique de 1907, et c'est un grand si, alors le plan a réussi jusqu'à un certain point. Ce point est tombé pendant le week-end du 3 octobre, par hasard au moment des vacances de l'unification nationale de l'Allemagne.


L'Allemagne lâche le modèle étasunien


Dans la soirée du dimanche 5 octobre, lors de pourparlers à huis clos, Alex Weber, le patron réaliste de la Bundesbank, Jochen sanio, le dirigeant de BaFin, et des représentants du gouvernement de coalition à Berlin de la chancelière Angela Merkel, ont lancé pour Hypo Real Estate (HRE) un plan de renflouage d'un valeur nominale de 50 milliards d'euros. Toutefois, derrière ce chiffre considérable dans les gros titres, comme le soulignait Weber dans une lettre rendue publique du 29 septembre au Ministre des Finances Peer Steinbrück, non seulement les banques privées allemandes ont proposé 60 pour cent de ce chiffre, avec 40 pour cent pour l'État, mais en plus, compte tenu de l'attention avec laquelle le gouvernement, en coopération avec la Bundesbank et BaFin, ont structuré l'accord de crédit de secours, dans le pire des scénarios, la perte maximale possible pour l'État, serait limitée à 5,7 milliards, et non pas à 30 milliards d'euros comme beaucoup l'ont cru.


C'est toujours de l'argent, mais pas le chèque en blanc de 700 milliards de dollars que le Congrès des États-Unis, contraint par les quelques jours de chute des cours boursiers, a décidé de donner à Paulson.


La rapidité d'action du Ministre des Finances Steinbrück à virer la direction de HRE, en contraste frappant avec Wall Street où les mêmes délinquants fraudeurs restent dans leur bureau à récolter d'énormes primes, montre aussi l'approche différente. Mais cela ne tranche pas le noeud du problème. La situation de HRE provient, comme noté précédemment, des excès de sa banque filiale auxiliaire, en propriété exclusive, DEPFA en Irlande, un pays de l'UE connu pour sa réglementation libérale relâchée et son bas régime fiscal.


Changement dans la politique britannique


Au Royaume-Uni, après le stupide et coûteux renflouage de Northern Rock en début d'année, le gouvernement du Premier Ministre Gordon Brown vient d'annoncer un changement politique radical allant dans le même sens que l'Allemagne. Les banques britanniques obtiendront exceptionnellement 50 milliards de livres (64 milliards d'euros) de renflouage du gouvernement et des prêts de secours de la Banque d'Angleterre.


Le trésor public a déclaré que le gouvernement allait acheter des actions privilégiées de la Royal Bank of Scotland Group Plc, de Barclays Plc et d'au moins six autres banques, et fournira environ 250 milliards de livres de garanties de prêts pour refinancer la dette. La Banque d'Angleterre mettra à disposition au moins 200 milliards de livres. Le plan ne précise pas combien obtiendra chaque banque.


Tout ça signifie que le gouvernement britannique nationalise, au moins partiellement, ses banques internationales les plus importantes, au lieu de racheter leurs prêts véreux dans le style d'un plan inapplicable à la Paulson. Dans ce genre d'approche, le coût pour le contribuable du Royaume-Uni sera bien moindre, car, une fois la crise calmée et les affaires revenues à la normale, le gouvernement pourra vendre des parts de l'État aux banques en bonne santé avec peut-être un bon bénéfice pour le trésor public.


Le gouvernement Brown a sans doute réalisé que la couverture de garantie accordée à Northern Rock et Bradford & Bingley en début d'année n'a fait qu'ouvrir les vannes des dépenses gouvernementales sans arranger le problème.


La nouvelle politique étasunienne de nationalisations, par rachat des obligations sans valeur détenues par des banques sélectionnées que Paulson a choisi de sauver, plutôt que de recapitaliser les banques pour leur permettre de continuer à fonctionner, contraste énormément de l'approche idéologique du « marché libre » de Paulson.


Les lignes de la bataille se dessinent


Que se dégage-t-il des grandes lignes des deux approches opposées face au développement de la crise. À présent, le plan Paulson fait manifestement partie d'un projet visant à créer trois géants financiers mondiaux colossaux : Citigroup, JP MorganChase et, bien entendu, la propriété de Paulson, Goldman Sachs, devenue maintenant assez opportunément une banque.


Ayant utilisé avec réussite la peur et la panique pour arracher 700 milliards de dollars de renflouage au contribuable, désormais les trois grands essayeront leurs muscles hors du commun à ravager les banques européennes dans les années à venir. Tant que les plus grandes agences financières de notation du monde, Moody's et Standard & Poors, sont épargnées par les scandales et les auditions au Congrès, le pouvoir financier réorganisé de Goldman Sachs, Citigroup et JP Morgan Chase pourrait potentiellement se regrouper et accélérer leur ordre du jour mondial dans les prochaines années, en marchant sur les cendres de la faillite de l'économie étasunienne, mise en banqueroute par leurs folies.


En s'accordant sur la stratégie de nationalisation des banques que les Ministres des Finances de l'UE estiment « trop stratégiques par leur caractère systémique pour faire faillite, » tout en garantissant les dépôts bancaires, les plus grands gouvernements de l'UE, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont opté, contrairement aux États-Unis, pour ce qui ira dans le plus long terme, en permettant aux géants bancaires de résister aux attaques financières prévues de leurs homologues, Goldman ou Citigroup.


La liquidation spectaculaire des actions sur les bourses d'Europe et d'Asie est en réalité un problème secondaire de loin le moins critique.


Selon des rapports du marché, ce bradage est alimenté surtout par les fonds de couverture (hedge funds) étasuniens qui tentent désespérément de remonter le niveau des espèces, car ils réalisent que l'économie étasunienne se dirige vers une dépression économique, celle à laquelle ils se sont exposés et pour lesquelles le plan Paulson ne règle rien.


Un mécanisme restaurant la solvabilité du système bancaire et interbancaire est de loin le plus stratégique. La débâcle de l'ABS était « Made in New York. » Néanmoins, ses effets doivent être isolés et les banques viables de l'UE défendues dans l'intérêt public, et non pas, comme aux Etats-Unis, dans le seul l'intérêt des banque des copains de Paulson.


Les instruments non réglementés à l'étranger, comme les hedge funds et les banques et assurance non réglementées, se sont tous engagés dans la construction de ce que j'ai appelé un tsunami de 80 billions de dollars en ABS. Certains des gouvernements les plus conservateurs de l'UE ne sont pas sur le point d'acheter le remède proposé par Washington.


Tout en s'emparant des gros titres, la baisse coordonnée des taux d'intérêt de la BCE et des autres banques centrales européennes ne fait pas grand chose en réalité pour traiter le vrai problème : la peur des banques à se prêter entre elles tant que leur solvabilité n'est pas assurée.


En amorçant un état partiel de nationalisation dans l'UE, et en rejetant le système de renflouage des Berlusconi-Sarkozy, les gouvernements de l'UE, cette fois menés de façon intéressante par l'Allemagne, mettent en place une base saine pour sortir de la crise.


Restez à l'écoute, c'est loin d'être terminé. Il s'agit d'une lutte pour la survie d'un Siècle Étasunien en construction depuis 1939 sur les piliers jumeaux de la domination financière et militaire : l'éventail complet de la dominance étasunienne.


Les banques asiatiques, gravement endommagées par la crise d'Asie de 1997-98 pilotée par Wall Street, sont apparemment très peu exposées aux problèmes étasuniens. Les banques européennes sont exposées de différentes façons, mais aucune ne l'est aussi sérieusement que le système bancaire mondial étasunien.


De : F. William Engdahl  (11/10/08)

 

(*) http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72452


Original :


http://engdahl.oilgeopolitics.net/Financial_Tsunami/Warfare_Behind_Panic/warfare_behind_panic.html


Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


http://www.alterinfo.net/Derriere-la-panique,-la-guerre-financiere-pour-le-futur-pouvoir-bancaire-mondial-_a24773.html

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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 06:13


Et pourquoi ne pas fermer les bourses pour calmer le jeu ?



C'est la proposition du député Communiste Jean-Pierre BRARD.


J'entendais par ailleurs, l'autre matin, à la radio, les chroniqueurs s'inquiéter de la façon dont réagissaient « les marchés », après chaque intervention des dirigeants des gouvernements américains, européens, et autres.


Une question qu'on ne pose jamais, mais qui doit bien avoir une réponse. « Les marchés » c'est qui ? Il doit bien y avoir des hommes derrière « le marché ?


Derrière la « main invisible du marché », il doit bien y avoir y avoir quelqu'un au bout de cette main, même si on ne la voit pas ?


Derrière « le marché » ne se cachent  pas par hasard, notamment les grands patrons de banque qui ont conduit à la catastrophe actuelle ?


Faut - il encore les laisser agir ?


« Le marché » a parait -il besoin de reprendre confiance. Cela veut dire quoi ? La possibilité de faire son business en toute tranquillité et pouvoir retrouver des profits rapidement ? Mais alors, qu'ils se découvrent, pour savoir avec qui nous devons discuter !


N'y- a - t - il pas aussi et encore quelques spéculateurs qui comptent bien profiter de la crise ? Je sais on ne dit pas « spéculateurs », mais « investisseurs » en bon langage économique.


« Le marché » aujourd'hui au travers de la bourse joue au yo-yo. N'est - il pas temps de « calmer le jeu » et laisser effectivement le temps aux politiques de reprendre la main ?


Qu'avons - nous à perdre, nous citoyens lambdas ?


A méditer.


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 05:55


Si c'est lui qui le dit !


Michel ROCARD remet en cause l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, et le pacte de stabilité. Va - t il passé pour un archaïque et un affreux gauchiste ? Il fait même son mea culpa, pour avoir été partie prenante de cette Europe qui s'éloigne des peuples... Il apparaît comme un visionnaire par rapport à ses collègues des motions AUBRY, ROYAL et DELANOE qui tous sous-estimaitent complètement la crise à venir, début septembre...


Ceci dit,  il n'a pas dû bien lire la motion qu'il a signé pour le congrès du PS, celle de Bertrand DELANOE, pas vraiment sur cette ligne politique, et il aurait du au contraire signer celle de Benoit HAMON, plus en phase avec ses idées actuelles...


A lire avec délectation...


DH


Michel Rocard : nous n'aurions jamais dû céder sur la Banque de France (*)


1er septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Michel Rocard mâche de moins en moins ses mots lorsqu'il s'agit de parler de la crise financière que nous subissons actuellement et des causes qui en sont à l'origine. Très présent à l'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle ce weekend, Michel Rocard a prononcé quelques paroles lourdes au cours de son intervention dans l'atelier consacré à ce que doit être aujourd'hui la politique économique et sociale.


Prenant la parole à la fin d'un panel de sept intervenants parmi lesquels Vincent Peillon, Michel Sapin, Gérard Colomb et Jean Marc Ayrault, Michel Rocard a d'abord insisté sur la gravité de la crise, estimant que ses prédécesseurs qui avaient tous pourtant traité de la crise, n'en avaient pas assez insisté sur sa gravité.


Il s'en est pris à l'immoralité du capitalisme financier qui a mis fin aux « trente glorieuses » d'après guerre, comme étant à l'origine de cette crise. L'ancien Premier ministre n'a pas hésité à dénoncer « l'ordure morale » de cette forme de capitalisme qui endette délibérément des personnes incapables de tenir leurs engagements hypothécaires, se disant qu'il suffira de saisir leur bien pour se rembourser, en cas de pépin.


A ce capitalisme financier prédateur à l'origine de crises spéculatives de plus en plus graves tous les cinq ans et qui portent désormais atteinte à l'ensemble du système, Michel Rocard a opposé la stabilité des « Trente glorieuses », une période de plein emploi qui n'a pas connu de crise financière et où la croissance oscillait entre 3 et 5.5%.


Michel Rocard, qui avait cosigné un texte paru dans Le Monde du 22 mai, avec quatorze anciens chefs de gouvernement et responsables de grandes institutions, appelant à une conférence internationale de chefs d'Etat pour poser les bases d'un nouveau système monétaire et économique international, a évoqué le rôle nécessaire du crédit à bon marché dans le développement économique.


Il ne peut y avoir de création de richesses sans anticipation monétaire, a dit l'ancien Premier ministre en substance, soulignant que les critères de Maastricht nous ont poussés vers une économie extrêmement malthusienne.


Nous n'aurions pas du céder nos instruments d'intervention dans l'économie, a dit Michel Rocard, nous n'aurions pas du céder sur la Banque de France qui permettait à l'Etat d'émettre du crédit, alors qu'aujourd'hui il est contraint de l'emprunter aux banques privées... Michel Rocard a battu sa propre coulpe sur cette question où lui-même avait joué un rôle à l'époque, soulignant qu'il avait alors considéré que la création de l'euro, face au dollar, valait bien ce compromis et que l'Allemagne, de toutes façons, n'aurait jamais accepté de concessions sur l'indépendance de l'institut d'émission.


Face à l'urgence de la crise, Michel Rocard a estimé que plutôt que de poser immédiatement la question du statut de la Banque centrale européenne, car cela exigerait de revoir les traités, il fallait utiliser, dans l'urgence, la Banque Européenne d'Investissement (BEI) a laquelle aucun statut n'interdit de faire du crédit pour des investissements dans d'importants projets d'infrastructures ou en faveur des PMI/PME innovantes. Selon ses statuts, la BEI dont les capitaux sont souscrits par les Etats, peut prêter à hauteur de 250% ses capitaux propres qui atteignent actuellement, près de 165 milliards d'euros. Elle aurait donc, en principe, un trésor de guerre représentant un peu plus de 400 milliards d'euros, ce qui est bien loin de ce qui est requis pour sortir de la crise que nous connaissons.


Il n'a pas, cependant, précisé si elle a les moyens d'émettre du crédit public, à bas taux d'intérêt afin de rendre ces investissements intéressants, ou si elle est obligée d'emprunter sur les marchés aux taux élevés pratiqués par ceux-ci, cas dans lequel ces investissements ne pourraient pas représenter une sortie à la crise actuelle.


(*) http://www.solidariteetprogres.org/article4505.html

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 04:25


Alain Souchon et les parachutes dorés...



Vive l'artiste qui s'implique !





DH

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !