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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 07:10

 


L’amélioration du droit du travail en chine, bloquée par les multinationales occidentales !

 
 
 
 
 

2007, a été proclamée en Chine « l’année du droit du travail », un an avant les JO de Pékin qui placeront le pays sous les projecteurs.

 
 
 

Après plusieurs années de débat, une loi sur le contrat de travail a été promulguée le 29 juin 2007. Elle entrera en vigueur au 1er janvier 2008.

 
 
 

Le contrat de travail devient obligatoire, la loi qui instaure une période d’essai non renouvelable assortie d’un salaire minimum, rend le recours au CDD moins intéressant pour l’employeur et assure au travailleur à temps partiel une rémunération minimale. L’interdiction de licenciement, déjà garantie aux femmes enceintes, ou aux salariés victimes d’un accident du travail, est étendue aux seniors, les salariés qui prendront leur retraite dans moins de 5 ans et ont travaillé plus de 15 ans avec le même employeur.

 
 
 

Si c’est une avancée notable réelle, il ne faut pas rêver et la Chine ne s’est pas jusqu’alors distinguée par le respect des droits des travailleurs. Le pays n’a pas ratifié les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la liberté d’association et les ONG dénoncent régulièrement le sort réservé aux travailleurs « migrants » venus des provinces de l’intérieur.

 
 
 

Mais le plus surprenant, quoique, c’est le lobbying qui a été fait par les occidentaux, pour réduire et limiter dans cette loi le droit syndical.

 
 
 

En effet, les chambres de commerce américaine, mais aussi européenne, ont expliqué aux autorités chinoises qu’une loi trop favorable aux travailleurs allait les handicaper et que les entreprises n’étaient plus certaines d’investir autant. (*)

 
 
 

Outre que cela est proprement scandaleux, on voit bien que les délocalisations en Chine et ailleurs ne sont pas une fatalité. Les multinationales spéculent sur les conditions de travail des salariés et s’opposent à ce qu’ils puissent défendre leurs droits via le droit syndical. Vive le monde de la concurrence libre et non faussée, disaient certains ?…

 
 
 

A méditer…

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

(*) Syndicalisme Hebdo CFDT n°3136 du 13/09/07

 

et :

 

http://www.cfdt.fr/actualite/international/actualite_monde/monde_2007_007.htm

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 07:09
Dimanche dernier je suis tombé par hasard sur l’émission de Serge MOATI dont l’invité était Dominique de VILLEPIN. A priori ce n’est pas ma tasse de thé, mais le sujet traité à ce moment là était la crise Iranienne, avec François HEISBOURG (voir ci-après son livre Iran, le choix des armes).
 
La discussion était très intéressante et inquiétante à la fois, car si on en croit les 2 protagonistes, nous sommes au bord de la guerre. VILLEPIN a apporté un éclairage pertinent, dans le sens où dans son passé de diplomate, il a travaillé sur le sujet, et qu’en tant que 1er ministre, il est l’homme qui a défendu à l’ONU, le non engagement de la France dans le conflit Irakien aux cotés des USA. Qu’aurait – fait Nicolas SARKOZY s’il avait été Président à l’époque, lui qui s’est excusé auprès de BUSH de ce non-engagement de la France ?
 
Pour lui, il faut absolument engager les américains à négocier aux cotés des européens avec les Iraniens. Il faut absolument que la France et l’Europe ne rentrent pas dans une spirale infernale qui conduirait à la guerre. Il était totalement hostile à la politique étrangère de Nicolas qui conduit à un alignement sur les américains. Il trouve totalement inopportun, la volonté de rapprochement des forces armées françaises avec l’OTAN. Cela ne peut conduire la France que dans une impasse…
 
Ces propos sont à mettre en lumière avec ceux de Bernard KOUCHNER le soir même (pro de l’intervention de la France en IRAK) à ceux d’Hervé MORIN, il y a quelques jours et à la conférence des ambassadeurs tenue par le chef de l’Etat.
 
Avant de nous retrouver dans une situation inextricable, il va falloir se mobiliser ardemment pour que Nicolas SARKOZY dans une politique d’alignement pro-américaine conduise la France dans une guerre en Iran, avec toutes les conséquences que cela suppose…
 
Pour mieux comprendre les enjeux, je reprends l’article du Monde sur le livre l’Iran et la bombe, la guerre ou la paix.
 
A suivre.
 
DH
 
Complément : Dans le 20minutes du 18 septembre, il est précisé que les Etats unis tout en affirmant maintyenir l'option diplomatique, se félicite de l'infléchissement des positions françaises (SARKOZY / KOUCHNER) sur la leur...


 
L'Iran et la bombe, la guerre ou la paix
 
Le Monde a publié l'introduction et la conclusion du livre de François Heisbourg Iran, le choix des armes ? (Stock, 100 pages, 15,50 €) en librairie le 12 septembre.
 
La paix et la guerre nucléaires dans le monde dépendent de l'avenir des ambitions nucléaires iraniennes. Si l'Iran acquiert des armes nucléaires, la possession de la "bombe" deviendra la règle et non l'exception, au Moyen-Orient et à l'échelle de la planète, avec en perspective, tôt ou tard, un conflit atomique. A l'inverse, si l'Iran s'abstient de franchir le seuil nucléaire, il y aura une chance que notre planète échappe à la prolifération généralisée des armes atomiques.
Ces affirmations ne sont pas nuancées. Elles sont potentiellement lourdes de conséquences si elles sont prises au pied de la lettre comme un guide pour l'action politique et stratégique.
 

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 06:30

 


Je vous ai déjà parlé du dernier livre de Jean-Luc MELENCHON, « en quête de gauche ». Je l’ai lu cette semaine ! Pour mes amis Vitrollais et provençaux, on peut le trouver dans les 2 librairies du cours Mirabeau à Aix en Provence, ou par correspondance à la Fnac ou autre.

 

 

 

Ce livre est classé à tort dans la littérature à charge contre Ségolène ROYAL. Ce n’est absolument pas le cas. C’est en fait une véritable réflexion politique, comme MELENCHON, que l’on soit d’accord pu pas sait les mener.

 

 

 

Jean-Luc dans un premier temps nous donne le détail des expériences des pays nordiques. On en parle beaucoup, ils sont souvent la référence, mais nous explique – t - on réellement ce qui s’y passe ? Intéressant…

 

 

 

Ensuite, il nous fait tout un retour historique sur la social démocratie et toutes les expériences menées en Europe. Là aussi le constat est édifiant.

 

 

 

Ce qui est nouveau comme approche, c’est que contrairement aux apparences, le virage du PS lors de la campagne électorale vient de très loin, en se basant sur les parcours de Ségolène ROYAL et François HOLLANDE et notamment les textes de ce dernier. C’est un véritable virage « démocrate » à la Bill CLINTON qui est en jeu. Jean- Luc explique bien les liens avec BLAIR, SCHRODER, PRODI, etc.  et une nouvelle internationale Démocrate autour de CLINTON. C’est une approche inédite, qui interpelle et explique un certain nombre de chose (défense de bipolariation de la politique par exemple, etc.).

 

 

 

Jean Luc n’oublie pas de traiter l’Amérique du sud, sujet qu’il affectionne. Cela permet de mieux comprendre certains positionnements ambigus du PS…

 

 

 

Enfin, pour donner une perspective, car on voit bien que la fracture au sein du PS ne fait que s’agrandir, il revient sur l’exemple du Die-LINKE allemand autour d’Oskar LAFONTAINE…

 

 

 

Je vous livre l’interview de Jean-Luc dans le Noue lobs de cette semaine…

 

 

 

Pour finir, n’hésitez pas à le lire et le faire lire !

 

 

 

DH


 
 
 

Mélenchon publie «en quête de gauche»

 


«le PS a un métro de retard»

 


Selon le sénateur de l'Essonne, la social-démocratie, c'est fini ! Seuls les peuples d'Amérique latine défient la fatalité libérale

 
 
 
 
 

Le Nouvel Observateur. - A vous lire, vous reprochez moins à Ségolène Royal d'avoir perdu l'élection présidentielle que d'avoir dénaturé le Parti socialiste ?

 


Jean-Luc Mélenchon. - Le parti ? Ce n'est pas fait ! Mais elle a rudement bouleversé ses fondamentaux. C'est pourquoi je refuse d'en rester aux critiques sur sa personnalité. J'essaie de mettre au jour la cohérence idéologique de ce qu'elle dit. Je ne l'ai pas fait avant qu'elle soit désignée, ni pendant la campagne, pour ne pas employer de mots définitifs. Après la défaite, c'est un devoir. Une amie m'a soufflé le mot juste : Royal est plus «démocrate» que «sociale-démocrate». Je me suis replongé dans les textes qu'elle et François Hollande ont signés dès le début des années 1980. J'ai mesuré combien elle était le produit d'une mutation idéologique entamée depuis longtemps, à l'école des «New Democrats» de Bill Clinton.

 


N. O. - Quels sont les fondements de cette pensée «démocrate» ?

 


J.-L. Mélenchon. - D'abords la question du partage des richesses ne serait plus centrale. Elle est écartée avec des boniments du type «il faut d'abord produire des richesses avant de les répartir». Soit ! Mais, justement, en France elles sont déjà produites : entre 1981 et aujourd'hui, le PIB du pays a augmenté de 795 milliards d'euros... Il y a donc de quoi répartir. Le second credo se résume d'une phrase : «les classes sociales, c'est fini, il est de plus en plus difficile d'avoir une conscience de classe». Question : à quel moment dans l'histoire du mouvement socialiste, cela a-t-il été facile ? La réponse est simple : jamais ! L'enjeu du socialisme, c'est justement de construire une conscience collective majoritaire. Notre histoire est faite de contestations, de mises en question du réel et d'insurrections. Si vous commencez par accepter le monde tel qu'il est, il n'y a plus de culture socialiste. Enfin, le dernier refrain consiste à expliquer que la droite et la gauche c'est dépassé, qu'il nous faut désormais rassembler au-delà, c'est-à-dire au centre. C'est un tour de bonneteau. Car que faisons- nous à chaque campagne, sinon convaincre des gens qui ne sont pas de notre avis ? Dès lors cette formule ne veut rien dire, sinon servir d'alibi à des alliances contre nature.

 


N. O. - Vous en voulez beaucoup à Ségolène Royal d'avoir tendu la main à François Bayrou ?

 


J.-L. Mélenchon. - On me reproche sans cesse d'avoir violé la discipline du parti en faisant campagne pour le non lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, mais personne ne remarque que Ségolène Royal a fait exactement la même chose sur ce sujet sensible des alliances. En effet, lors de notre dernier congrès, au Mans, en 2005, nous avions voté contre les alliances avec le centre. Certains s'étaient même offusqués qu'on ose poser la question. Quel cynisme ! Et quelle désinvolture ! Car qui s'est soucié de savoir ce que Bayrou en pensait ? Qui s'est soucié de lire son programme pour savoir s'il est compatible avec le nôtre ? Il ne l'est pas ! Qui doit céder : lui ou nous ?

 


N. O. - Vous dénoncez l'échec des gouvernements sociaux-démocrates Scandinaves ou anglo-saxons. Ce ne sont donc pas des exemples à suivre ?

 


J.-L. Mélenchon. - Il y a un mythe au PS sur l'Europe du Nord. On en parle sans jamais donner de chiffres ni dresser de bilan. Ceux qui m'accusent sans cesse d'irréalisme comparent la France aux pays Scandinaves alors même que nos structures économiques n'ont rien à voir... Et le plus ridicule, c'est qu'ils ont un métro de retard : ils veulent nous convertir à la social-démocratie quand elle- même s'est convertie à autre chose. Sa stratégie du compromis social et du contrat dans un cadre national ne tient plus dès lors que le capitalisme s'est mondialisé. Elle s'est donc coulée dans le moule et démantèle l'Etat social qu'elle avait construit. Retraites, services publics, tout y passe. Les désastres électoraux suivent partout.

 

 
N. O. - Pourquoi la social-démocratie est-elle autant à la mode au PS ?

 


J.-L. Mélenchon. - Paresse intellectuelle peut-être. Beaucoup disent : voyons ce qui se passe ailleurs, mais personne ne le fait sérieusement ! Il y a aussi une forme d'aveuglement, liée à la peur du vide. Pensez donc : si, après le communisme d'Etat, la social-démocratie se meurt aussi... Difficile d'inventer la suite, surtout quand toute pensée est réduite à une question : qui va être candidat ? L'imaginaire socialiste s'est rabougri à l'Europe. Il faudrait pourtant regarder vers l'Amérique latine. Pas pour faire du Châvez en France, comme on me le reproche parfois bêtement. Mais pour comprendre comment ces peuples ont défié la fatalité libérale. Oui, ils ont inversé les clés de répartition de la richesse. Sans abolir l'économie de marché !

 


N. O. - Pourquoi restez-vous au Parti socialiste ?

 


J.-L. Mélenchon. -Trente années de militantisme ne se rayent pas d'un trait de plume. Mais je vois bien que la pente est prise : les rénovateurs actuels rivalisent d'audaces droitières ! La question du divorce est posée par ces infidélités répétées à notre idéal. Je me sens souvent bien seul à me réclamer de la gauche du parti et à en porter publiquement les idées ! N'empêche : j'ai l'optimisme de l'action. Le socialisme historique n'a pas dit son dernier mot.

 



«En quête de gauche», Balland, 314 p., 19,90 euros.

 
 
 
Matthieu Croissandeau
 


Le Nouvel Observateur.fr

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 07:35

 


Je vous avais parlé à plusieurs reprises de l’arrêt de l’émission de Daniel SCHNEIDERMANN et de son licenciement.

 
Il nous donne de ses nouvelles, et est prêt à rebondir. Dans cette époque de mainmise sur les médias par le pouvoir politique et financier, c’est salutaire.

 

A suivre...

 

 
DH


 

 
 
 

Arrêt sur image, la suite par Daniel SCHNEIDERMANN

 
 
 

Bonjour à toutes et à tous,

 
 
 

En ces jours de rentrée, je souhaite vous donner de bonnes nouvelles de l'avenir d'Arrêt sur images.

 
 
 

Nous avons été silencieux cet été. Pourtant, du Tour de France à la libération spectaculaire des infirmières bulgares, en passant par les nouveaux empiètements de la presse people, nous aurions eu beaucoup de sujets à traiter, dans un univers médiatique plus monocolore, et plus violent que jamais. Mais nous préparions la rentrée.

 


En un mot comme en cent, nous avons décidé de construire un site. Puisque aucune chaîne de télé ne veut produire ni diffuser Arrêt sur images, et puisque au fond seuls ses téléspectateurs veulent que cette émission continue, nous allons nous passer de la télévision. Nous allons faire l'émission sur Internet.

 


Evidemment, ce ne sera pas la même émission. D'ailleurs, ce ne sera pas vraiment une émission.  Ce sera...un site.

 


Avec des textes, comme dans les blogs. Avec des images diffusées par les télés, évidemment. Avec des reportages, filmés ou écrits, sur les personnages de la tragi-comédie médiatique. Et avec des débats en plateau, comme dans l'émission supprimée par France 5. Les débats seront évidemment plus courts. On ne regarde pas des images sur Internet de la même manière qu'à la télévision. Donc, la grand messe du dimanche sera éclatée en une pluie de rendez-vous et d'enquêtes. Il y aura des rendez-vous quotidiens ou hebdomadaires. Il y aura aussi des surgissements inopinés. Il y aura des visages que vous connaissez déjà. Il y aura aussi de nouveaux visages. Le site sera très réactif à l'actualité, mais nous construirons aussi un solide fonds d'archives, pour restituer sa mémoire à l'univers audiovisuel, univers de la fugacité et de l'amnésie.

 


Le site sera essentiellement financé par ses abonnés.

 


Nous avons beaucoup hésité à choisir ce mode de financement. Ne fallait-il pas tout miser sur la pub ? Ne fallait-il pas faire appel à de généreux investisseurs? C'est votre nombre, qui a emporté notre décision. Votre nombre, et la motivation de tous ceux d'entre vous que nous avons croisés cet été, au hasard de nos déplacements.

 


Nous n'avons donc pas fait appel à des investisseurs. Et nous souhaiterions que le recours à la pub soit modéré.

 


En choisissant ce mode de financement, nous savons que nous allons à contre-courant d'un certain air du temps. L'air du temps répète que l'évolution vers la gratuité de tous les services produits sur Internet est inéluctable. L'air du temps répète qu'on n'y peut rien. Nous n'aimons pas trop écouter l'air du temps.

 


Nous faisons donc le pari inverse. Nous parions qu'assez de citoyens estimeront qu'une information indépendante sur l'univers médiatique est un service qui a un coût.

 


 Pour autant, nous ne souhaitons pas nous limiter aux convaincus. Certaines parties du futur site seront accessibles à tous. Nous voulons qu'il contribue fortement au débat public. Nous voulons que ses analyses, ses informations, irriguent Internet, et viennent contrarier le ronron de la grosse machine.

 


La campagne d'abonnements sera lancée courant septembre, le temps d'achever les derniers préparatifs. Tous les détails de la résurrection d'Arrêt sur images vous seront alors dévoilés en priorité, à vous tous qui avez signé pour que votre émission continue.

 


 Simultanément à cette campagne, nous entreprendrons la construction du site définitif.

 


Ce devrait être l'affaire de quelques mois. Le temps de trouver les mains qui le construiront (ce qui n'est pas le plus facile) et...de le construire, accueillant, durable, vaste, confortable, équipé pour traverser le déluge.

 
 
 

Vivement 2008 !

 
 
 

 Daniel Schneidermann

 
 
 
 
 

Pour accéder à notre site provisoire, cliquez ici.

 
 
 

Pour que @rrêt sur images soit accessible à tous, y compris aux très bas revenus, nous avons fait preuve d’imagination. Rendez-vous sur la page d’abonnement.

 
 
 

Donnez-nous les moyens de l’indépendance. Abonnez-vous dès aujourd’hui à @rrêt sur images.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 07:11

 


Les échecs successifs de la gauche ne doivent pas nous conduire à désespérer, en acceptant par exemple des affirmations aussi fausses que démobilisatrices, selon lesquelles la société française aurait  viré à droite, la gauche serait durablement divisée, la mondialisation actuelle s’imposerait sans alternative et rendrait caduques bien des valeurs de la gauche.

 

Face à une droite décomplexée, la gauche, désorientée, écartelée et sans véritable repère unifiant, a le devoir d’actualiser et de rendre leur force à ses valeurs, ainsi que de  redéfinir des objectifs simples qui préparent une véritable transformation de la société. Il s’agit là d’un préalable à une large mobilisation militante et à la confiance retrouvée du monde du travail.

 

Cela ne sera possible que par une démarche patiente et sérieuse, s’appuyant sur une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de la gauche.

 

Gauche Avenir lance donc les 7 clés du renouveau de la Gauche et engage à rejoindre l’appel lancé après la Présidentielle.

 
 
 

N’hésitez pas à consulter l’appel, et à rejoindre Gauche Avenir dont les fondateurs sont issus du PS (Marie-Noëlle LIENENMANN, Paul QUILES, etc.) du PC (Jean Claude GAYSSOT, Francis WURTZ, etc.) de personnalités comme Yvan LEVAÏ, etc.

 
 
 
A suivre…
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
 
 
Les sept clés du renouveau de la gauche
 
 
 
 
 

Jeudi 13 septembre, les premiers signataires de l'appel de Gauche Avenir ont présenté lors d'une rencontre de presse les sept clés du renouveau de la gauche. Ce texte, qui s'inspire des premières contributions des signataires de l'appel, s'engage résolument en faveur d'une charte pour l'unité de la gauche

 
 
 

   

 

Face à une droite dure et déterminée, et après trois défaites consécutives aux présidentielles, la gauche n’est pas au mieux de sa forme. Fort logiquement, les appels au sursaut fleurissent. Même les plus fervents adeptes de l’immobilisme se sentent obligés de plaider en faveur de la nécessaire « rénovation ».

 


    

 

Celle-ci ne doit en aucun cas se traduire par la liquidation pure et simple de nos valeurs et de nos principes. De même, il ne saurait être question de renoncer à la stratégie d'unité de la gauche, qui a toujours été la condition de la transformation sociale. Droitisation, renoncement, alliances au centre: nous n'accompagnerons pas cette mutation.     Au contraire, il est temps de renouer aujourd'hui avec la bataille idéologique et culturelle. La gauche ne peut rester passive face à une droite décomplexée qui a réussi à imposer son vocabulaire et à légitimer ses problématiques.  Face à cette offensive conservatrice, la gauche doit réaffirmer la modernité de ses valeurs et se réarmer idéologiquement. Cela suppose de renouer avec le débat et la réflexion intellectuelle. Telle est l'ambition de Gauche Avenir.

 


 Au delà de cette entreprise idéologique, nous voulons réaffirmer un cap stratégique : celui de l'unité.

 


-    L’unité est une nécessité historique pour reconstruire une gauche forte après les échecs répétés  des présidentielles et pour donner au camp progressiste une réelle capacité à combattre les reculs sociaux, les dérives néolibérales et à faire naître une véritable alternative politique. 

 


-    L’unité est une question majeure pour la  gauche et singulièrement pour ceux qui refusent les tentations d’alliance au centre ou l’affadissement de son projet de transformation sociale. 

 
 
 


  1)- L’unité de la gauche, pour une gauche offensive et décomplexée

 


L’exigence d’unité va de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la gauche. Cette identité ne doit pas être réduite à quelques généralités ou formules creuses. Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néo-libérale.

  2)- Contre l’alliance au centre

 


Nous ne pouvons pas rester impassibles et impuissants face aux prises de positions répétées de responsables du PS  en faveur d’accords avec le Modem. Hier, ce fut la confusion entre les deux tours des présidentielles, aujourd’hui c’est l’appel de certains pour les municipales.

 

  
L’unité de la gauche est la seule alternative à ces dérives. Elle seule redonnera du sens au clivage gauche-droite et peut créer une nouvelle dynamique qui dépassera, le moment venu, les partis existants. Elle doit mobiliser la jeunesse mais aussi les hommes et les femmes de gauche engagés dans des clubs, associations, syndicats, qui  ne se sentent pas utiles et  reconnus  dans les partis existants.

 


  3)- Concilier gestion et contestation

 


L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir, de transformer la société par l’action gouvernementale, en veillant à solliciter le concours des citoyens.  Les exigences de la gestion ne doivent en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques ! Son ambition doit être de retrouver le sens de ce que Jaurès appelait « l'évolution révolutionnaire »

 


  4)- L'unité, condition de la victoire électorale et du changement social

 


La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas, avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. A contrario, les divisions ont toujours été fatales à la gauche et les ouvertures au centre se sont soldées par des désastres électoraux et des renoncements inacceptables. L’unité ne peut se décréter au dernier moment, uniquement dans un accord électoral et moins encore compter sur l’automatique désistement au second tour, qui en est la version minimale.

 


   5)- L’unité, pour mobiliser tout le peuple de gauche

 


Même si, sur le terrain électoral, le PS se porte mieux que les autres, il faut reconnaître que tous les partis de gauche et du monde écologiste vont mal. Bon nombre de militants et de citoyens sont désorientés.

 

  
Au delà des partis, il y a la gauche syndicale, des associations ou des clubs qui ont souvent incarné une forme de militantisme dans les phases de crises et de refondation.

 


La gauche n’est pas seulement représentée par ses partis. C’est particulièrement net aujourd’hui lorsqu’on regarde leur nombre d’adhérents et surtout de militants, qui a considérablement diminué depuis 30 ans. Il y a donc des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche, qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.

 


   6)- Une dynamique à créer

 


Ce n’est pas parce que l’unité est difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes.

 


Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militant(e)s de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes.

 


Gauche Avenir, dès son origine, a fait ce choix. Toutes les contributions, tous les échanges, toutes les réunions ont déjà montré une forte aspiration unitaire.

 


                   -> Actualiser les valeurs de gauche 

 


Gauche Avenir, sans prétendre se transformer en un nouveau parti, veut être un acteur déterminant de cette dynamique, notamment en poursuivant son travail de fond. Donner un contenu clair à nos valeurs, jeter les bases d’un projet rassembleur et offensif: telle est l'ambition de Gauche Avenir.

 


Le partage des richesses doit être remis au cœur du projet de la gauche. Il faut réaffirmer que les politiques publiques doivent viser à améliorer la situation du salariat et non à tenter d’amadouer un capitalisme prédateur et destructeur de l’environnement ; que la socialisation des services publics essentiels est la condition sine qua non pour repenser des services modernes, efficaces et véritablement accessibles à tous. Plus que jamais,  la démocratie et la république doivent s’imposer dans la sphère économique et sociale. Quant à l’écologie, elle devient une nouvelle frontière, qui impose une vision à long terme et « soutenable » du développement.

 


Dans les années 70, c’est la rédaction d’un programme commun qui a permis l’union, car à l’évidence il était impossible à l’époque de surmonter les divergences idéologiques.

 


Aujourd’hui, l’expérience gouvernementale et la réalité mondiale et culturelle nous imposent au contraire de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet  politique et culturel.  Comme tout est fait pour disqualifier l’idée d’alternative politique (pseudo-droitisation de la société française, acceptation sans nuance du capitalisme sous prétexte de modernisme, pseudo-dépassement du clivage droite-gauche, disparition supposée des classes sociales…), il s’agit bel et bien de redonner à celle-ci de la vigueur et de la crédibilité.
 
                   -> Une Charte de l’unité de la gauche.

 
 
 

La réflexion doit être commune et associer largement tous ceux qui souhaitent cette unité. Bien sûr, nous agissons dans nos partis, nos associations et nos syndicats respectifs dans cette direction. Mais nous pensons qu'il faut aller plus loin et préparer une Charte de l’unité de la gauche.

 


Il ne s’agit pas d’abandonner nos engagements, lorsque nous en avons, mais bien, comme ce fut souvent le cas dans l’histoire de la gauche et des républicains, de constituer un espace de rénovation et d’initiative susceptible ensuite de déclencher un  mouvement général.

 


   7)-Une « construction collective ».

 


« Fabrique » de la  Charte pour l’unité de la gauche, Gauche Avenir veut être un lieu de convergence de tous les combats progressistes contemporains.

 


La situation actuelle exige  de profonds changements  et l’émergence d’un monde meilleur. Il est temps de surmonter les divisions sclérosantes d’aujourd’hui et de trouver dans les profondeurs de la gauche française les raisons d’espérer et les forces de l’action.

 


Cette « construction collective » est une tâche exaltante et réalisable.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 07:45

Et pourquoi pas ? Voilà une initiative sympathique qui devrait nous faire du bien à tous ! Ce ne sera pas une chose facile, et il faudra beaucoup de volonté, et la pression sera certainement très forte…
 
J’en reparlerai le moment venu.
 
DH
 
Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision
 
 
Le Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision appelle à une "journée sans Sarkozy" dans les médias.
 

Sur le modèle des journées sans tabac et dans le même esprit de protection de la santé publique, le Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision (RDT) lance un appel pour une "journée nationale sans Sarkozy dans les médias" le 30 novembre, jour anniversaire de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Journalistes et citoyens, si "vous en avez plus qu'assez de l'omniprésence du président de la République dans les médias, si vous pensez que quelque chose ne va plus du tout à la télévision, que vous en avez assez des sondages et des superstars du journalisme qui monopolisent la parole, si vous vous dites que les principes de la démocratie sont de plus en plus bafoués par une dictature médiatique à laquelle il est primordial et urgent de s'opposer", alors rejoignez le Rassemblement pour la démocratie à la télévision, diffusez largement cet appel autour de vous et faites en sorte que la journée du 30 novembre devienne "une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse". [...] "Pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir ce jour-là des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît, qu'un inhabituel et démocratique silence ! Rompez, pour 24 heures, avec vos habitudes et aidez ainsi les Françaises et les Français à se désintoxiquer de la sarkozite médiatique !" demande l'association dans un communiqué publié lundi 10 septembre.

Le Rassemblement pour la démocratie à la télévision est une association loi 1901 fondée en juillet dernier par une soixantaine de citoyens. Présidée par le sociologue Pierre Biloun, elle se présente comme indépendante de toute organisation politique et composée de femmes et d'hommes de tous âges, de toutes régions et de tous milieux. Elle se propose de toucher "au cœur même du système d'influence" politico-médiatique qui sert si bien Nicolas Sarkozy en menant dans un premier temps deux actions: d'une part faire interdire les sondages dans les trois mois précédents un scrutin électoral, d'autre part démocratiser les journaux télévisés, notamment ceux de TF1 et de France 2. Pour le RDT, c'est en effet "à ces deux niveaux de la prétendue consultation des Français et des heures d'audience maximale, que se concentre la manipulation de l'opinion".

Contacts et adhésion: Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision (RDT) 28 rue d'Entraigues 37000 Tours, Tél: 02.47.39.58.30 (de 14h à 18h) / 06.71.08.96.45, E-Mail: rasdemtv@orange.fr.
 
Copyright © La République des Lettres, lundi 10 septembre 2007

 

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 07:10


Le fameux traité simplifié sur la constitution européenne dont SARKOZY revendique la paternité pour « débloquer l’Europe » continue sa vie. Malheureusement, il est difficile d’avoir une vision claire son contenu. Les médias sont plutôt muets sur le sujet, y compris Libération ou Le Monde… J’ai par contre trouvé une analyse et surtout un compte rendu de ce qui s’est passé à Lisbonne le week-end dernier, lors de la rencontre des ministres européens des affaires étrangères dans le journal l’Humanité.
 
A lire cet article, con comprend un peu mieux pourquoi il règne une certaine opacité…
 
A suivre.
 
DH
 
Traité européen simplifié : Une course de vitesse contre la démocratie
 
 
Les ministres des Affaires étrangères réunis le 7 septembre 2007 au Portugal veulent éviter à tout prix un débat populaire sur le traité européen.
 
La présidence portugaise de l’Union européenne veut faire vite. Objectif : boucler, dès le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains, l’accord sur le nouveau traité européen qui recycle la substance du projet de Constitution rejeté en 2005 par les électeurs français et néerlandais. Un calendrier que les ministres des Affaires étrangères de l’UE, convoqués vendredi à Viana Do Castello, au Portugal, pour une réunion informelle, ont dit vouloir tenir en dépit de la tenue annoncée d’élections législatives anticipées en Pologne. « C’est comme ça dans la vie démocratique, il y a des élections, ça ne m’inquiète pas spécialement », a commenté Bernard Kouchner, chef de la diplomatie française. « Nous gardons le cap », a également insisté le ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, tout en reconnaissant « quelques problèmes ». Mais, a-t-il indiqué, « jusqu’à présent, tout ce que nous avons entendu nous renforce dans notre conviction que ce sera possible ».
 
Les promoteurs du nouveau traité craignent que la crise politique en Pologne, après l’éclatement de la majorité conservatrice sur laquelle s’appuyaient les frères Kaczynski, n’encourage ces derniers à revenir une nouvelle fois sur le compromis obtenu en juin dernier, en revendiquant un mécanisme de blocage des décisions prises à la majorité qualifiée et en demandant que la Pologne soit exemptée, comme le Royaume-Uni, de l’application de la Charte des droits fondamentaux.
 
Inextricable puzzle d’amendements
 
Mais en réalité, l’incertitude porte davantage sur les délais que sur l’objectif final et le fond du texte sur lequel les Vingt-Sept doivent se mettre d’accord. Il n’est cependant pas question, ont prévenu la présidence portugaise et la Commission, d’envisager, pour l’instant, le moindre report qui pourrait ouvrir la brèche d’un début de débat démocratique.
 
Après la présentation, le 23 juillet, à l’ouverture de la Conférence intergouvernementale, d’une première mouture du document, des groupes « d’experts juridiques » ont planché tout l’été à huis clos. Vendredi, les ministres des Affaires étrangères devaient examiner l’état d’avancement de ces travaux, présentés comme des ajustements « techniques » sur le « traité modificatif ». Celui-ci se présente sous la forme d’un inextricable puzzle d’amendements issus du projet de constitution avorté, qui doivent s’inscrire dans les traités actuellement en vigueur. Le document - plusieurs centaines de pages, sans compter les innombrables déclarations et protocoles - n’a rien de « simplifié », comme promis par Nicolas Sarkozy, et ferait presque passer le texte rejeté le 29 mai 2005 pour un parangon de clarté. Quant à son contenu, ce traité modificatif consacre, comme le projet de traité constitutionnel, le sacro-saint principe de « concurrence libre et non faussée » au fondement des orientations libérales de l’Europe, la toute-puissance de la Banque centrale européenne en matière de politique monétaire et le carcan de la discipline budgétaire qui dicte la baisse des dépenses sociales et utiles au développement (voir ci-après).
 
Les États membres pressés de faire vite
 
Si un accord est entériné dès le Conseil européen d’octobre, les chefs d’État et de gouvernement pourraient signer formellement le nouveau traité en décembre, ouvrant ainsi la voie aux ratifications dans les États membres. Ceux-ci sont pressés de faire vite, et surtout d’éviter le recours à des consultations populaires, jugées trop risquées. Si l’engagement du président français, Nicolas Sarkozy, de procéder à une ratification parlementaire rassure les dirigeants européens, les pressions se multiplient, en revanche, sur le premier ministre britannique, Gordon Brown, qui n’exclut pas l’organisation d’un référendum si le texte devait franchir les « lignes rouges » fixées par Londres. Les tractations vont bon train pour éviter à tout prix cette perspective, qui pourrait remettre en cause l’objectif d’une entrée en vigueur du nouveau traité avant les élections européennes de 2009.
 
Rosa Moussaoui
 
L’entourloupe du « traité simplifié »
 
Pour Francis Wurtz, président du groupe GUE-GVN au Parlement européen, les citoyens doivent exiger la clarté sur ce traité élaboré à huis clos pour recycler l’ex-constitution européenne.
 
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union ont examiné vendredi l’état d’avancement des travaux des « experts » sur le projet de traité modificatif. Que vous inspire cette méthode ?
 
Francis Wurtz. Les dirigeants européens craignent avant tout que les citoyens ne se mêlent du contenu de ce traité. Ils savent que ce qui s’est exprimé par la victoire du « non » en France et aux Pays-Bas ne peut se résumer à un problème français ou néerlandais. Même Peer Steinbrück, le ministre allemand de l’Économie et des Finances, a reconnu récemment dans un petit cercle « un risque de crise de légitimité du modèle économique et social européen ». Les applications du principe d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » suscitent de très fortes interrogations, voire le rejet de la part de couches de plus en plus larges de la population européenne. Ils en ont conscience. Cela explique l’opacité de la méthode adoptée. La Conférence intergouvernementale a été lancée le 23 juillet, quand l’Europe entière était en congés. Ils veulent achever au plus vite les travaux, si possible les 18 et 19 octobre. Ils travaillent à huis clos. Ils dissuadent enfin les gouvernements d’organiser des consultations, et même des débats publics sur le contenu de ce traité. C’est une sorte de reconnaissance implicite du divorce grandissant entre les opinions publiques et les institutions.
 
L’illisibilité de ce texte, véritable puzzle d’amendements aux traités existants, est-elle délibérée ?
 
Francis Wurtz. Le traité constitutionnel a été rejeté, en France, au terme d’un débat très approfondi sur les ressorts de l’Europe libérale. Le problème des dirigeants européens était, dès lors, de faire accepter demain ce qui a été refusé hier. Nicolas Sarkozy leur a apporté la clé : l’engagement à ne pas faire ratifier ce traité par référendum. Pour faire passer ce coup de force, il a imaginé l’entourloupe du « traité simplifié », qui dissimule en fait un jeu de piste quasiment inaccessible aux citoyens. Il s’agit de recycler la même substance, mais sous une forme qui déroute les citoyens, donne à certains l’illusion de changements et aux autres le sentiment de n’y rien comprendre.
 
C’est une démarche profondément antidémocratique, directement liée au contenu inavouable de ce texte, en particulier sur les questions de l’économie libérale.
 
Faut-il un nouveau référendum ?
 
Francis Wurtz. Il faut, évidemment, exiger un nouveau référendum. Et demander, sans attendre, la clarté, avec des informations précises sur ce qu’il est advenu, dans ce nouveau texte, des points les plus contestés de l’ex-projet de constitution. Cela ne peut passer que par l’obtention de débats publics, pluralistes, contradictoires dans les grands moyens d’information.
 
Sur quels leviers s’appuyer pour une réorientation de la construction européenne ?
 
Francis Wurtz. Il faut faire sauter les blocages inscrits dans les traités actuels. Prenons l’exemple de l’actuelle crise financière. Aucun enseignement n’a été tiré. Les missions de la Banque centrale européenne restent inchangées. Aucune condition n’a été créée pour favoriser une économie moins dépendante des marchés financiers. De même, contrairement à ce que prétend Nicolas Sarkozy, il n’y a pas de « réorientation profonde » en ce qui concerne la concurrence. Rien ne vient entraver le dumping social et fiscal. Rien n’a été modifié dans le pacte de stabilité, comme l’ont demandé de nombreuses voix, pour soustraire du calcul des déficits les dépenses indispensables au développement, comme la formation, la santé, l’éducation, la recherche.
 
Au contraire de cette logique, les citoyens attendent de l’Europe qu’elle les protège contre les effets de la mondialisation libérale. Et qu’elle se donne les moyens de porter, dans la mondialisation, un modèle social avancé et solidaire.
 
Entretien réalisé par R. M.
 

 

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 07:36

 


Benoit HAMON incarne la nouvelle génération du PS. Contrairement à l'autre étoile montane Manuel VALLS, il n'est pas pour la suppression des régimes spéciaux, et autres joyeusetés. Il répond ici aux questions de Michel Soudais, notre ami de Politis.

Benoit HAMON, quadra, député européen et porte-parole du PS, craint une présidentialisation du PS et dénonce les « conversions » rapides.

 
 

A méditer.

 
 
DH
   
 

« Il y a une droitisation des élites socialistes », par Benoit HAMON

 
 
 

 
François Hollande a esquissé des réformes idéologiques et organisationnelles. A-t-il l’autorité suffisante pour les mener ?


Benoît Hamon : Le problème n’est pas un problème de légitimité ou d’autorité. Les difficultés du premier secrétaire aujourd’hui sont le résultat d’une forme de crise morale : certains ont des difficultés à considérer que la délibération collective les engage ; la pipolisation et la personnalisation du débat politique a considérablement meurtri le PS.

Quand tous les partis sociaux-démocrates sont confrontés à la crise de redistribution et de régulation, la logique serait de se retourner vers le parti et de faire confiance à sa capacité de produire de l’intelligence collective. Aujourd’hui, c’est cette difficulté à faire fonctionner un collectif qui caractérise le PS. Le premier secrétaire ne peut pas être seul en cause.

 
Quand les soi-disant rénovateurs s’expriment essentiellement à l’extérieur du parti, participent-ils de cette dégradation des comportements ?


Le problème serait de ne s’exprimer qu’exclusivement dans le champ médiatique, et absolument pas dans les lieux de discussion, de débat et de délibération. Cela date du débat d’investiture à la présidentielle quand après qu’on eut construit un parti de 300 000 adhérents, quelques-uns ont pris conscience qu’une grosse moitié, si ce n’est les deux tiers des militants participaient peu à la vie du parti et construisaient leur opinion et leur vote en fonction de la manière dont les débats étaient restitués médiatiquement. Ce choix de parler à l’opinion pour conquérir une majorité à l’intérieur du PS a été celui de Ségolène, lors du débat d’investiture. Je ne comprends pas bien les rénovateurs dont le discours consiste à dire « il faut débattre », et qui ne sont pas dans le débat, qui disent « il faut davantage de démocratie »et proposent qu’on abandonne la proportionnelle pour passer au scrutin majoritaire, qui donnerait tous les pouvoirs à une seule sensibilité, ce qui serait  l’extinction du débat.

 
Cet abandon est une des pistes proposées par François Hollande.


Il y a une contradiction à être pour la parlementarisation de la République et la poursuite de la présidentialisation du PS. François Hollande veut ainsi stabiliser le conseil national, mais je ne vois pas, dans le passé récent, de moment où le conseil national (constitué à la proportionnelle) aurait empêché l’exécutif socialiste de bien fonctionner. Je suis attaché à la représentation proportionnelle des sensibilités du PS sur des textes et des orientations, sinon on va poursuivre une présidentialisation dont on a déjà suffisamment payé les dérives.

 
Cette présidentialisation ne traduit-elle pas une droitisation du PS, sensible sur nombre de sujets clés –travail, sécurité, protection sociale… ?


On est contraint de composer avec la présidentialisation de la vie politique française. Cela étant dit, on n’est pas du tout obligé de présidentialiser en retour le fonctionnement du PS, ce qui en ferait un parti entièrement dédié dans son organisation à la préparation des seules élections présidentielles. Ce serait une erreur. Maintenant, il est clair que le symptôme d’une droitisation du discours politique d’un certain nombre de dirigeants socialistes s’incarne dans des emprunts philosophiques et intellectuels à la droite. La dénonciation de la société de l’assistanat en est un, qui n’a rien d’une approche réaliste des problèmes.

 
 
Cette droitisation gagne du terrain dans le parti…  

Elle gagne médiatiquement du terrain ! Ce qui est frappant, c’est l’évolution de quelques-uns sur des sujets comme celui-là. On avait hier, notamment dans la minorité à gauche du PS, des dirigeants du parti qui étaient bouillonnants et qui en sont à énoncer ce qu’ils dénonçaient il y a moins d’un an.
 
 
Vous pensez à Arnaud Montebourg ?


Oui, le tournant qu’il a opéré est assez stupéfiant. J’ai compris que son objectif est la respectabilité. Mais on ne peut pas être respectable et contester que derrière la dénonciation de la société de l’assistanat il y a d’abord, de la part de la droite, une volonté de démanteler les régimes sociaux –ce n’est pas le cas d’Arnaud-, de démanteler la Sécurité sociale
et le modèle social français. Et surtout la conviction qu’il existe une classe parasite qui empêche tout le monde d’avancer aussi vite qu’on le souhaiterait. Les conversions au sommet me préoccupent plus que celles de la base ou de l’électorat. La conversion des élites crée un effet d’optique. Cette droitisation des élites socialistes ne signifie pas une droitisation de la société française.

 
N’est-elle pas préoccupante pour l’avenir du PS quand, comme vous le dîtes, plus de la moitié des adhérents tiennent compte essentiellement d’un rendu médiatique, qui accorde une belle audience à ceux qui tiennent ces discours ?
 
Je ne conteste pas que la bataille sera âpre et je suis de ceux qui souhaitent que la clarification ait lieu. Je ne suis pas du tout découragé. Malgré ce matraquage, la base résiste plutôt bien. Ces débats de clarification ont eu lieu en Allemagne, en Italie ou aux Pays-Bas. Ils ont produit dans deux cas des scissions, et, dans le troisième, la scission est probable. Il faudra éviter que le PS lui-même explose sur  ces questions politiques à force de tirer la corde.
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 06:39

Jean – Noël GUERINI le patron PS du Conseil Général se lance à la conquête de Marseille. La partie ne sera pas facile face à un Jean-Claude GAUDIN tout puissant, qui recevra certainement tout l'aide de Nicolas SAROZY pour ne pas perdre la ville symbole de Marseille !

Je ne suis pas vraiment catalogué comme étant un pro-GUERINI, mais je trouve l’initiative courageuse, et le dessein et l’ambition qu’il donne pour Marseille (redorer le blason de la ville qui en a grand besoin et dépasser Barcelone dans les 12 années prochaines années) et ses habitants (logement, propreté, etc.) me paraissent importants et surtout intéressants !
 
Enfin !…
 
Pour les détails de sa candidature, le mieux est de se reporter à sa déclaration officielle sur son site : http://www.jn-guerini.fr/
 
L’article de Libération précise quant à lui certains points.
 
A suivre.
 
DH
 
Jean – Noël GUERINI a annoncé samedi sa candidature aux municipales de 2008 (*)
 
Le socialiste Jean-Noël Guérini, 56 ans, s’est déclaré, samedi, candidat pour les municipales de 2008, avec un programme des plus ambitieux.
 
Sa «priorité des priorités» : la propreté. Ou plutôt, la saleté, insupportable. Il supprimerait la règle du «fini parti», instaurée par Defferre : les éboueurs n’ont pas d’horaires, ils arrêtent leur travail dès qu’ils l’estiment fini, ce qui donne un résultat plus que bâclé. Guérini s’attaque ainsi à un tabou syndical que FO, qui gère la Ville avec le maire UMP, ne veut pas voir abolir. Il doit rencontrer les syndicats cette semaine, pour leur expliquer sa démarche : « Souplesse et flexibilité sans culpabiliser les agents.»
 
Dans une ville qui a voté à 56 % pour Sarkozy, la tâche de la gauche ne s’annonce pas facile, face à un maire bien implanté, Jean-Claude Gaudin (UMP), élu depuis 1995 et candidat à sa réélection. Sa chance, c’est que les deux mandats de la droite s’achèvent sur trois points faibles : la saleté de la ville, le logement, devenu inaccessible à beaucoup en raison de la spéculation immobilière et les transports en commun, en retard de vingt ans.
 
Hotte.  «Je souhaite que Marseille rattrape et dépasse Barcelone dans les douze prochaines années», affirme le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, ignorant apparemment que Marseille ne boxe pas dans la même catégorie, la capitale catalane comptant deux fois plus d’habitants. Dans la même veine, il veut voir Marseille «ville olympique en 2020 ou 2024». Dans sa hotte, le sénateur PS promet en vrac : 500 places de crèche nouvelles par an, 800 logements étudiants, le Wi-Fi gratuit dans tout Marseille, des opérations culturelles style les Nuits Blanches parisiennes, le doublement des effectifs de police municipale, le métro ouvert jusqu’à 1 heure du matin (il ferme à 21 heures) et allongé dans son parcours, la propreté dans les rues. Le tout, sans augmentation des impôts locaux.
 
Le père (Jean-)Noël avant l’heure ? On ne sait pas trop comment tout cela serait financé. A priori, en faisant passer l’Opéra municipal à la charge de la Région. En créant un syndicat mixte des transports, pour répartir la charge du métro sur d’autres collectivités. Et par des économies sur les services de la Ville, notamment en éliminant les doublons avec la communauté urbaine.
 
Pour gagner, encore faut-il créer une dynamique que le PS a été incapable de mettre en place jusqu’ici. Patron de la gauche marseillaise, Jean-Noël Guérini pouvait difficilement refuser le combat. Né en Corse, fils du Panier, le quartier historique de Marseille qui reste son fief, il est longtemps demeuré un modeste élu local, arrivé en politique sur les listes de Defferre en 1977. En 1998, ce simple conseiller général devient président de l’instance départementale par défaut, quand François Bernardini, rattrapé par les affaires, doit démissionner. Orateur peu convaincant mais habile politique, il a su ensuite fortifier son pouvoir au sein d’un PS secoué par des bisbilles internes depuis la mort de Gaston Defferre, en 1986.
 
Ouverture.  Pour la première fois depuis lors, le PS arrivera au scrutin municipal de 2008 uni derrière un chef incontesté. Et Guérini ne manque pas de prôner l’ouverture à d’autres composantes : le PCF, les Verts et le Modem.
 
(*) Par Michel Henry, Paru dans le quotidien du lundi 10 septembre 2007
 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Municipales 2008
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 07:15

 



J
’ai connu Raoul - Marc JENNAR au travers de ses livres et interventions. Je faisais encore récemment référence à lui avec son dernier livre sur l’ACGS.

 
 
 

Il quitte notre pays pour d’autres horizons, apparemment un peu contraint et forcé. C’est quelque part un peu triste… J'ai reçu ce communiqué par différents canaux. je vous le livre.

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

AU REVOIR !

 
 
 
 
 

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous écris ces lignes. Toute ma vie, j’ai payé cash le prix de mes choix. Il en est allé ainsi, une fois encore, lorsque j’ai pris la décision de soutenir la candidature de José Bové.

 
 
 

Je suis sans emploi et sans ressources. Depuis des mois, je cherche. En dépit d’un curriculum vitae bien fourni, qui, ailleurs, m’aurait très vite ouvert de nombreuses portes, notamment à l’Université, en France, mon pays d’adoption, je n’ai trouvé ni soutien sérieux, ni proposition crédible.

 
 
 

Au Cambodge, où on n’a pas oublié le rôle que j’y ai joué pendant douze ans pour l’aider à sortir des séquelles d’une des plus grandes tragédies du XXe siècle, certains ont appris ma situation. Ils ont considéré que ce n’était pas acceptable. Une offre m’est faite de travailler comme expert-consultant auprès du gouvernement cambodgien sur certains dossiers où je peux apporter quelque chose à ce pays. Je l’ai acceptée. Comme j’ai accepté une autre offre sur le Liban. Je vais partager les quatre années qui me séparent de la retraite entre ces deux pays.

 
 
 

Depuis sept ans, je me suis impliqué, avec toute la force de mes convictions, dans l’action citoyenne. Comme militant altermondialiste d’abord, au nom d’une certaine idée de l’Europe ensuite, dans la recherche d’une gauche de gauche enfin. Je l’ai fait en toute liberté, sans souci de carrière. En restant fidèle à mes convictions et en n’obéissant qu’à ma conscience.

 
 
 

Ce qui me peine le plus au moment de me retirer de l’action militante, c’est de laisser derrière moi un champ de ruines où gisent toutes les gauches. Dans les gravas, on ne trouve que sauve-qui-peut carriériste ou sectarisme. Le socialisme a contribué de manière décisive à la mondialisation néolibérale et à son extension aux champs européen et français. Les disciples de Lénine, quelle que soit la secte qu’ils dirigent, ont tué l’espérance née le 29 mai 2005. Les militants altermondialistes sont repliés sur des combats certes essentiels, mais dans une approche trop sectorielle.

 
 
 

Le mot « gauche » ne porte plus aucune espérance. Il demeure néanmoins, pour ceux qui entendent mettre leurs actes en cohérence avec leurs convictions, une certaine manière de penser et d’agir qui allie liberté, égalité et fraternité, qui recherche le beau et le bien, qui ne renonce jamais à l’engagement. C’est à cela que j’entends rester fidèle, plus que jamais disciple des Lumières et attaché aux idéaux de Mai 68.

 
 
 

Je ne serai pas là pour participer à la création d’une gauche nouvelle fondée sur des valeurs et une pratique où la fin se trouve déjà dans les moyens. Je le regrette profondément. Je ne serai cependant pas absent du débat européen grâce à un livre que je termine ces jours-ci.

 
 
 

Je souhaite à chacune et à chacun du bonheur dans vos vies et vos combats.

 
 
 
Raoul
 

15 août 2007

 
 
 
Raoul Marc JENNAR
 

Consultant - questions internationales

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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
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