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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:27

 


 

A l’heure de la (re)montée du Front National, il est  important que les français sachent ce qu’est une ville gérée par le Front National. Ce fut le cas de Vitrolles entre 1997 et 2002. L’histoire que nous avons vécue pendant ces années à Vitrolles, n’a rien de banale.

 

Gérard PERRIER au travers de son live Vitrolles, un laboratoire de l’extrême droite et de la crise de la gauche 1983-2002 retrace cette période.

 

Acteur, moi-même dans la reconquête de la ville, j’espère que ce livre contribuera aux prises de conscience…

 

Didier HACQUART

 

livre Perrier

 

Pour en savoir plus le blog de Gérard PERRIER :

 

http://extremedroitehistoiresvitrolles.wordpress.com/

 

L'histoire au travers des coupures de presse et autres :

 

 

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:30




De la difficulté d'assumer son passé au FN et chez Mégret



Sur ce blog, j'ai retracé l'histoire politique de Vitrolles et notamment des années FN avec Catherine et Bruno MEGRET. Pour cela j'ai regroupé un certains nombres d'articles de presse disponibles sur Internet.


Pour la seconde fois, je suis sollicité par une personne proche de Bruno MEGRET dans ces années là et qui souhaite que son nom n'apparaisse plus. Dans les 2 cas, ce n'étaient pas des personnes ayant eu un rôle actif sur Vitrolles.


Je m'y plie sans problème dans la mesure où ces personnes ont, je suppose, tourné la page.


Je me pose simplement la question pourquoi ces personnes n'assument pas leur passé ?


Je crois que le sujet est sensible pour elles, car à chaque fois la demande est assortie de menaces. Mais bon...


DH

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 05:30


L'ancien maire de Vitrolles Catherine MEGRET (1997-2002) se faisait protéger par un garde du garde aux activités suspectes...


Bon, aujourd'hui, on s'en « fout » un peu, car la page Mégret à Vitrolles est tournée depuis maintenant 6 ans, mais quand même.


De toute façon, il n'était pas banal qu'un Maire d'une modeste ville de 35000 habitants ait un garde du corps, mais c'était Vitrolles à l'époque, et depuis 2002, le Maire n'a aucun besoin d'un garde du corps...


Comme je suis régulièrement interrogé de la France entière au sujet de personnages qui ont sévi à Vitrolles, et qui tentent de se refaire une virginité dans d'autres régions, en essayant de cacher leur passé, c'est pourquoi je publie cet article qui rentre dans l'histoire de Vitrolles...


DH

 


Un vaste trafic de drogue jugé en février 2009 à Poitiers



Quinze personnes, dont une jeune femme, seront jugées par la cour d'assises spéciale, accusées de trafic de stupéfiants en bande organisée.


Comme souvent en matière de stupéfiant, la grosse affaire qui va occuper pendant cinq jours la cour d'assises de la Vienne du 9 au 13 février est partie d'un simple renseignement recueilli par les gendarmes de la brigade de recherches : le dénommé Cyril Servant, un Poitevin d'une trentaine d'années, serait mêlé à un vaste trafic d'héroïne et de cocaïne entre les Pays-Bas et Poitiers, via la Belgique.


Les écoutes téléphoniques de Servant permettent aux enquêteurs de découvrir qu'il est en relation avec une poignée de « vieux chevaux » du trafic de stup mais aussi de trafiquants de sa génération. Le point de livraison de la drogue : le parking de l'hôpital de Saint-Herblain, près de Nantes. C'est là que, le 22 mars 2006, quatre hommes tombent dans la souricière tendue par la police. Celui qui conduit la voiture (où les gendarmes trouvent 30 kg de cannabis, de l'héroïne, de la cocaïne) est Alain Cler, 43 ans, ancien garde du corps de la mairesse MNR de Vitrolles, Catherine Mégret.
 
L'argent de la drogue blanchi dans les Deux-Sèvres ?

 
Malgré cette quadruple interpellation, les écoutes démontrent que le trafic se poursuit. Tayeb Kassa, un Parisien, et l'ami de sa fille Mélissa, soupçonnés d'être les fournisseurs de Servant, doivent se rendre en Belgique. Pris en filature, ils sont interpellés par les gendarmes à Thouars le 4 avril avec près d'un kg de cocaïne, autant d'héroïne et près de 2.000 comprimés d'ecstasy. Dans la foulée, les arrestations se succèdent : les Poitevins Cyril Servant et Damien Lige, accusés d'être à la fois des trafiquants et les principaux clients de Kassa tombent le 4 avril.


Les deux « correspondants » bruxellois des trafiquants tombent à leur tour : Hervé Laporte se rend à la police et Michel Moinard, 64 ans, originaire de Vouneuil-sur-Vienne, se fait prendre par les policiers belges en août. Enfin, le 10 octobre, les gendarmes coincent Roland Chamard-Bois, dit « le gros », un Nantais de 67 ans désigné par Cler comme son grossiste. Chamard-Bois, qui est le seul dans ce dossier à nier toute implication, a passé plusieurs années en prison pour divers délits : on sait qu'il y a côtoyé plusieurs des protagonistes de ce trafic.

La fille de Tayeb Kassa sera elle aussi poursuivie devant la cour pour divers délits dont le blanchiment de l'argent récolté par ses père et concubin. Elle aurait notamment acquis pour 10.000 € un terrain à Pamproux, dans le Deux-Sèvres, payé en partie en liquide.


Enfin, manquera à l'appel Khaled Abdelhamid, alias « Milieu », ressortissant algérien, jamais retrouvé. On sait qu'il était logé à Bruxelles par la compagne de Moinard et qu'il effectuait régulièrement des voyages entre la Belgique et les Pays-Bas. Il sera pourivi pour le crime de trafic en bande organisée, tout comme Cler, Kassa, Laporte et Moinard. Les dix autres mis en cause seront jugés pour des délits connexes.


Vincent Buche


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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 06:02

 


La condamnation des époux MEGRET pour détournements de fonds publics à Vitrolles est confirmée en appel…

 
 
 
Pour les « têtes hautes, mains propres » c’est une leçon…
 
 
 

A suivre désormais le pourvoi en cassation, qui permettre à Bruno Mégret de se présenter à Marseille en 2008…

 
 
 
A suivre.
 
 
 
DH
 
 
 

 


Détournement de fonds publics à Vitrolles : la condamnation du couple Mégret confirmée en appel

 
 
 
 
 
LEMONDE.FR du 28.11.07
 



 

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé, mercredi 28 novembre, la condamnation de Catherine et Bruno Mégret (MNR) à huit mois de prison avec sursis, un an d'inéligibilité et 8 000 euros d'amende, respectivement pour détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles en 2000 et 2001 et complicité, quand l'épouse du dirigeant d'extrême droite,  était maire de cette commune des Bouches-du-Rhône.

 
 
 

L'avocat général avait requis un alourdissement de la peine prononcée en première instance, le 18 octobre 2006, contre M. Mégret, en demandant deux ans d'inéligibilité, mais la cour n'a pas suivi ces réquisitions.

 
 
 
"DÉCISION PARTISANE"
 
 
 

L'ancien président du MNR, qui n'était pas présent à l'audience, a aussitôt fait savoir dans un communiqué qu'il se pourvoyait en cassation "contre une décision partisane". Cette démarche a pour effet de suspendre l'application de sa peine, notamment son inéligibilité, ce qui devrait lui permettre de se présenter aux élections municipales à Marseille en mars 2008, comme il a déclaré en avoir l'intention.

 
 
 

Le couple était poursuivi pour avoir utilisé les fonds publics de Vitrolles pour payer quatre envois de courriers, sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune. Les deux derniers courriers, seuls reprochés à Bruno Mégret, sollicitaient les élus locaux afin qu'ils lui accordent leurs parrainages en vue de sa candidature à l'élection présidentielle. Plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires avaient été imprimés pour un montant total de 74 653 euros, entièrement payé par la mairie, somme qui fut ensuite remboursée par le comité de campagne de M. Mégret.

 
 
 

A lire et relire :

 
 
 
http://didier-hacquart.over-blog.com/article-13337623.html
 
 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 06:23

 


La phrase du jour…

 
 
 
 
 

« Je voterai contre cette délibération qui va dans le sens de l’intérêt des citoyens ! »

 
 
 

C’est la surprenant phrase prononcée par Alain CESARI (*), élu MNR avec Catherine MEGRET en 2002, lors du dernier conseil municipal de Vitrolles du 15 novembre 2007 !

 
 
 

Alain CESARI a rejoint aujourd’hui la Droite Unie Vitrollaise autour de l’UMP…

 
 
 

Sur le fond cela nous rassure sur l’intérêt du projet mené par l’équipe municipale de Guy OBINO. Il s’agissait d’une délibération sur le projet de réhabilitation du quartier des Pins, dans le cadre de l’ANRU.

 
 
 

Sur la forme, les explications sont à chercher de son coté !

 
 
 
DH
 
 
 

(*)

 

Elu FN en 1995 sur la liste de Bruno MEGRET (opposition)

 

Elu FN sur la liste de Catherine MEGRET (majorité)

 

Elu MNR en 2001 sur la liste de Catherine MEGRET (majorité)

Elu MNR en 2002 sur la liste de Catherine MEGRET (opposition)
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 05:29

 


Bruno Mégret : 8 mois avec sursis et 2 ans d'inéligibilité requis en appel

 

 

La saga judiciaire de Bruno MEGRET continue. Une peine de huit mois de prison avec sursis, assortie d'une amende de 8.000 euros et d'une inéligibilité de deux ans, a été requise mercredi 24 octobre 2007 en appel contre Bruno Mégret (MNR), poursuivi pour complicité de détournements de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

 
 
 

Le 18 octobre 2006, M. Mégret avait été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à la même peine, la seule nuance résidant dans la peine d'inéligibilité prononcée qui était seulement d'une année.

 
 
 

Son épouse, Catherine Mégret, poursuivie comme auteur principal des détournements, avait été condamnée à la même peine que son mari.

 
 
 

"Je ne vous cache pas que j'ai le sentiment d'être un peu victime avec mon épouse d'une persécution judiciaire", a déclaré Bruno Mégret à la barre.

 
 
 

Le couple, en compagnie de plusieurs collaborateurs, était poursuivi pour avoir utilisé les fonds publics de Vitrolles à l'époque où Mme Mégret en était la maire pour financer quatre envois de courriers, sans rapport avec les intérêts des contribuables de la commune.

 
 
 
La cour rendra son arrêt le 28 novembre. A suivre…
 
 
 

Pour en savoir plus sur cette affaire qui concerne la Ville de Vitrolles, et la gestion de Monsieur et madame MEGRET :

 
 
 

« La gestion de la Mairie, c’est pas mon truc »

 
 
 

Les époux Mégret condamnés

 
 
 
DH
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 07:52


Les colleurs affichent leurs couleurs (*)

 
 
 

« Si la campagne électorale n’a pas encore officiellement démarré, les colleurs ont commencé à afficher leurs couleurs ! certains partis ont pris soin de réserver des panneaux publicitaires pour placarder la tête de leur candidate déclaré mais d’autres pratiquent l’affichage sauvage en collant à tout va, sur les ponts de la RD9 ou en squattant l’intégralité des panneaux réservés à l’opinion libre, comme celui qui est en face de l’école Carbonnel, à Saint Victoret. On ne donnera pas de nom…mais nos lecteurs pourront le vérifier en se rendant sur place. Occuper toute la surface de ce type de panneaux qui dans un souci d’équité, sont censés faire de la place à tous les partis en lice, est toutefois toléré. Pour l’instant. Mais lorsque la campagne débutera officiellement, quelques semaines avant le premier tour du scrutin présidentiel, il faudra remettre de l’ordre. Et c’est pas gagné. »

 
 
 

(*) Journal La PROVENCE du 4 janvier 2007 (page de Vitrolles)

 
 
 
 
 

Je suis intervenu à plusieurs reprises sur ce blog pour dénoncer l’affichage sauvage qui salit les abords de notre ville et dont l’image de marque se trouve ternie.

 
 
 

Si la journaliste de la Provence n’ose pas donner le nom des partis politiques incriminés, il s’agit en fait pour l’affichage sauvage du FN pour son candidat à la Présidentielle et son candidat local et du candidat local de l’UMP pour la municipale de 2008.

 
 
 

Les candidats vitrollais FN et UMP à la municipale de 2008 n’ont manifestement pas le souci de préserver l’image de notre ville, ni de préserver l’environnement. Aux citoyens d’en prendre acte.

 
 
 

Cet affichage sauvage est pratiqué volontairement depuis des mois, sur les grands axes routiers et sur l’autoroute. En effet, la responsabilité de retirer les affiches incombe à la DDE, ce qui rend la tâche plus complexe, et la vocation première de la DDE, financée par nos impôts,  n’est pas de mettre des moyens humains et financiers pour combattre sans cesse l’affichage sauvage…

 
 
 
DH
 
 
 

Pour mémoire :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 17:46


A la mémoire d’ALLENDE
 
 

A l’occasion de la mort prématurée, en fait avant un procès hypothétique,  de PINOCHET, j’ai fait une brève sur cet événement.

 
 
 

Cela a déclenché, comme un autre article sur ALLENDE, une série de commentaire sur le pseudo passé pro nazi d’ALLENDE. Comme je l’ai souvent expliqué, cela est tiré d’une thèse tirée du livre d’un certain Victor FARIAS.

 
 

Ce qui est étonnant, c’est que cette thèse circule beaucoup sur les sites internet de la mouvance d’extrême droite. C’est très souvent un paravent qui permet de salir la mémoire d’ALLENDE, pour mieux justifié un réel soutien au dictateur PINOCHET.

 

Pour clore ce débat sur ce blog, je livre aux internautes, une fois de plus des éléments pour casser cette thèse nauséabonde.

 

C’est un peu long, désolé.

 
DH
 
 
 
ELISABETH ROUDINESCO
 
LA MÉMOIRE SALIE D'ALLENDE
 

"Il faut combattre toutes les formes de scientisme et de biocratie qui existent aujourd’hui."

 

Cette polémique à propos de l'attaque déraisonnable de Farias contre Allende rappellera les psychothérapeutes relationnels à leurs devoirs d'intellectuels, vigilants à ne jamais se laisser embarquer par l'apparence du politiquement correct associé au médiatiquement fumant ou tout simplement du "scientifiquement admis", à l'instar de l'Inserm décrétant sur fausses preuves les Thérapies comportementales et cognitives étalon scientiste à l'aune duquel il conviendrait de soumettre et réduire la souffrance et son traitement à leurs mesures, et d'évacuer les pratiques des professionnels du psychisme prenant en charge le processus de  subjectivation. Qualifier les faits en toute rigueur et s'arracher au spectaculaire pour atteindre au minimum de vérité critique en tenant compte d'une réalité historique soigneusement établie représente une pratique de la méthode qui fait à nos yeux de l'article d'É. Roudinesco un exemple à méditer. Le débat intellectuel est nôtre, et l'affaire Heidegger qui revient ici par la bande, nous concerne d'autant plus que la psychothérapie relationnelle plonge certaines de ses racines dans la phénoménologie. Nous aurons peut être ici-même l'occasion d'y revenir. Pour l'instant participez par la lecture au débat sur la pseudo qualification d'Allende en taupe nazie, qui prouve qu'il est toujours sain de savoir, raison gardant, veiller à certains effets médiatiques et aux intoxications qu'ils peuvent induire. C'est dans cet esprit qu'à la Rentrée nous serons au rendez-vous pour veiller, en toute rigueur humaniste, au respect d'un cadre autorisant psychanalystes et praticiens en psychothérapie relationnelle à transmettre et pratiquer leur discipline, au service d'un public qui en a besoin, sans avoir à pâtir du bénéfice dénaturant d'un dispositif contradictoire avec leur épistémologie et leur éthique propre. Ph. Grauer

 
Rebonds
 

Comme il l'avait fait avec Heidegger, l'universitaire Victor Farias

décrit l'ancien président chilien en nazi.

 
 

La mémoire salie d'Allende

 
 

Par Élisabeth Roudinesco directrice de recherches au département d'histoire de

l'université de Paris-VII. (12/07/2005)

 

n se souvient qu'en 1987 Victor Farias, universitaire chilien, professeur à l'Université libre de Berlin, et ancien élève de Martin Heidegger avait semé le trouble dans la communauté intellectuelle française en publiant un livre dans lequel il prétendait interpréter l'ensemble de l'œuvre du philosophe allemand à la lumière du soutien que celui-ci avait apporté au régime nazi entre 1933 à 1945. L'ouvrage relevait d'une méthodologie pour le moins discutable puisqu'elle consistait à valider des convictions intimes sans jamais les soumettre à l'épreuve du doute et tout en ayant l'air de les déduire d'un savant travail archivistique. Comme Heidegger avait bel et bien été nazi, et que, depuis 1945, de multiples travaux n'avaient pas cessé d'en apporter de nouvelles preuves, Farias bénéficia en France d'une forte sympathie. Emporté par sa passion vengeresse, Farias s'est mis en tête, dans son dernier ouvrage, de désacraliser l'histoire de son pays, en prétendant apporter la preuve que Salvador Allende, mort le 11 septembre 1973, après avoir livré combat contre la junte militaire dirigée par Augusto Pinochet, ne serait en réalité qu'un adepte de la solution finale, antisémite, homophobe et pourfendeur de races inférieures : en bref, un nazi déguisé en socialiste (1).

 

Pour comprendre comment Farias a pu en arriver à une telle dérive, il faut revenir à l'année 1933. A cette date, en mai, le jeune Allende, âgé de 25 ans, présenta devant ses maîtres de l'université de Santiago, une thèse pour l'obtention du titre de médecin. Déjà engagé dans la gauche socialiste, il avait pris pour thème de son mémoire la question de l'hygiène mentale et de la criminalité (2).

 

Comme la quasi-totalité des médecins hygiénistes de sa génération, formés à la théorie dite de «l'hérédité-dégénérescence», laquelle avait été importée sur le continent latino-américain dès le début du siècle, le jeune Allende croyait que chaque individu déviant avait des «tares», liées aussi bien à une appartenance dite «raciale» qu'à des traits de caractère ou à des maladies dites «héréditaires» (alcoolisme, tuberculose, maladies vénériennes). Pour traiter l'ensemble de ces pathologies, dont on pensait qu'elles débouchaient sur le crime ou la délinquance, il préconisait la création d'un hygiénisme d'État. Et pour les homosexuels, il proposait en citant des cas de l'école allemande un traitement endocrinologique.

 

En Allemagne, ce furent des médecins des Lumières, Rudolf Virchow (1821-1902) par exemple qui inventèrent la biocratie, c'est-à-dire l'art de gouverner les peuples par les sciences de la vie. Conservateurs ou progressistes, ces hommes de science, intègres et vertueux, avaient pris conscience des méfaits que l'industrialisation faisait peser sur l'âme et le physique d'un prolétariat de plus en plus exploité dans des usines malsaines. Hostiles à la religion, dont ils pensaient qu'elle égarait les hommes par de faux préceptes moraux, ils voulaient combattre toutes les formes dites de «dégénérescence» liées à l'avènement du capitalisme. Aussi avaient-ils imaginé l'utopie d'un «homme nouveau» régénéré par la science. Et ils furent imités par les communistes et les fondateurs du sionisme, Max Nordau, notamment, lequel voyait dans le retour à la Terre

promise, la seule manière de libérer les juifs européens de l'abâtardissement où les avaient plongés l'antisémitisme et la haine de soi juive. Favorables à une maîtrise de la procréation et à la liberté des femmes, ces médecins avaient mis en oeuvre un programme eugéniste par lequel ils incitaient la population à se purifier grâce à des mariages médicalement contrôlés. Certains d'entre eux, comme le psychiatre freudien Magnus Hirschfeld (1868-1935), dont les ouvrages seront brûlés par les nazis, adhéra à ce programme, convaincu qu'un homosexuel de type nouveau pouvait être créé par la science.

 

On connaît la suite. À partir de 1920, dans une Allemagne exsangue et vaincue, les héritiers de cette biocratie poursuivirent ce programme en y ajoutant l'euthanasie et les pratiques systématiques de stérilisation. Hantés par la terreur du déclin de leur «race», ils inventèrent alors la notion de «valeur de vie négative» convaincus que certaines vies ne valaient pas la peine d'être vécues : celle des sujets atteints d'un mal incurable, celle des malades mentaux et enfin celle des races dites inférieures. La figure héroïsée de l'homme nouveau inventée par la science la plus civilisée du monde se retourna alors en son contraire, en un visage immonde, celui de la race des seigneurs revêtue de l'uniforme de la SS.

 

Dans son mémoire de 156 pages, divisé en six parties, Allende exposait donc, en 1933, de la manière la plus académique, des théories scientistes qui avaient été adoptées à la fin du XIXe siècle sur la lancée du darwinisme par les plus hautes autorités de la science médicale européenne. Mais à aucun moment, il ne se réclamait de l'eugénisme

éradicateur qui était en train de devenir en Allemagne la composante majeure de la biocratie nazie. Une seule fois, il employait le terme d'euthanasie pour souligner qu'elle était un équivalent moderne de l'ancienne Roche Tarpéienne d'où l'on précipitait à Rome les condamnés à mort.

 

Et d'ailleurs, c'est à l'école italienne, et non pas allemande, qu'il empruntait la plupart de ses références, et notamment au célèbre Cesare Lombroso (1836-1909), dont l'enseignement avait marqué tous les spécialistes de l'anthropologie criminelle (ou criminologie). Issu de la bourgeoisie juive de Vérone, ce médecin socialiste avait été l'adepte de la phrénologie avant de mettre au point sa doctrine du «criminel-né» à partir d'une bien curieuse expérience.

 

En 1870, il avait cru déceler dans la boîte crânienne d'un brigand toute une série d'anomalies et, de là, il en avait déduit que l'homme criminel était un individu marqué par les stigmates d'une animalité sauvage. En conséquence, il en était venu à rattacher chaque race à une typologie criminelle spécifique. Dans un texte de 1899 sur «Le délit, ses causes et ses remèdes», il avait décrit les comportements délictueux des Arabes bédouins, de certains Indiens et des Tsiganes, en des termes qui, aujourd'hui, relèveraient d'un jugement racialiste. Et il avait ajouté que la criminalité «spécifique des juifs était l'usure, la calomnie et la fausseté, alliées à une absence notoire d'assassinats et de délits passionnels».

 

C'est cette phrase, citée par Allende dans l'avant-dernier chapitre de sa thèse, qui est exploitée aujourd'hui par Farias pour accuser celui-ci, non seulement d'avoir été nazi dès 1933, mais de n'avoir jamais abandonné ensuite son engagement. Sans rien connaître de l'histoire des multiples évolutions de la biocratie postdarwinienne, il se livre donc à une interprétation rétrospective qui ne repose sur aucune étude critique des textes. Certain d'avoir identifié un véritable nazi, Farias poursuit son investigation en affirmant qu'entre 1938 et 1941, Allende, alors ministre de la Santé du gouvernement Frente popular de Pedro Aguirre Cerda, avait rédigé un projet de loi en faveur de la stérilisation des malades mentaux semblable à celui de l'Allemagne hitlérienne. L'ennui c'est qu'en lisant le texte de ce projet qui ne fut jamais voté on s'aperçoit qu'il ne correspond en rien à une quelconque visée nazie. L'objectif des hitlériens était d'éliminer les malades mentaux et non pas de les empêcher de procréer. La nuance est de taille même si les apparences sont trompeuses.

 

Toujours soucieux de démontrer l'indémontrable, Farias en vient à affirmer, sans autre preuve que son propre témoignage oral, que sous sa présidence, Allende aurait protégé de l'extradition un authentique nazi, le colonel SS Walter Rauff, condamné par le tribunal de Nuremberg pour avoir exterminé 96 000 personnes. Or, quand on lit la correspondance de 1972 entre Simon Wiesenthal et Allende (3), on s'aperçoit qu'il s'agit, là encore, d'un véritable détournement des textes.

 

Rappelant que la Cour suprême chilienne avait refusé en 1963 d'extrader Walter Rauff, Wiesenthal s'adressa à Allende, en août 1972, pour lui demander de faire réviser cette décision. Allende intervint alors auprès de la Cour sans obtenir satisfaction. Dans une lettre datée de novembre 1972, Wiesenthal le remercia chaleureusement. (3)

 

Non content de salir la mémoire d'un homme auquel il voue tant de haine, Farias a fait savoir, dans un entretien daté du 7 juin dernier, qu'il avait demandé aux autorités allemandes de débaptiser tous les lieux qui portent encore le nom d'Allende et d'y apposer celui de la poétesse chilienne Gabriela Mistral (1889-1957), connue pour son engagement chrétien auprès des démunis. Farias s'acharne donc à vouloir destituer l'une des figures les plus populaires, avec celle de Che Guevara, de l'antifascisme latino-américain. Entre les lignes de son essai, on devine la présence d'une conviction délirante, malheureusement répandue aujourd'hui, et qui vise à faire du socialisme une doctrine totalitaire semblable au nazisme l'une étant toujours la face cachée de l'autre et de l'héroïsme révolutionnaire l'expression d'une violence qu'il faudrait bannir de la cité à coups de normalisation des corps et des esprits. Mais ce que Farias et ses partisans oublient, c'est que personne ne pourra jamais ôter à un héros la décision de sa propre mort. Or, Allende est mort comme un héros, au sens grec du terme, préférant une vie brève à la longue durée d'une vieillesse soumise. Le 11 septembre 1973, refusant de se rendre à l'ennemi, il fit sortir ses compagnons d'armes du palais de la Moneda puis, à l'aide de son pistolet mitrailleur, il se tira une rafale dans la bouche. Et c'est bien le spectre de cet héroïsme-là qui continue de hanter les consciences méprisables de ceux qui jamais ne connaîtront un tel destin.

 

(1) L'ouvrage est paru simultanément, en mai 2005, au Chili et en Espagne sous deux titres différents : 1 Salvador Allende. Antisemitismo y eutanasie. 2 Salvador Allende: contro los judios, los homosexuales y otros "degenerados". Cf. également: Heidegger et le nazisme, Verdier, 1987.

 

(2) Higiene mental et delincuencia. Cette thèse est accessible sur le site de la Fondation Allende.

 

(3) Cette correspondance est accessible sur le site de la Fondation Allende. http://www.liberation.fr/page.php?Article=310541

 
****************************************************

PARIS LE 14 JUILLET 2005

RÉACTIONS À L’ARTICLE SUR ALLENDE
 
J. Mendelson
 

Merci pour ce texte bienvenu, face aux poisons qui circulent au Chili, en Espagne, en Allemagne et sur la Toile. Puis-je signaler à Mme Roudinesco qu'à ma connaissance (je peux me tromper !), il n'y a jamais eu de "projet de loi d'Allende sur la stérilisation des malades mentaux"? Au Chili, un "projet de loi" existe quand il est porté devant le Conseil des Ministres avant d'être présenté au Parlement. Dans ce cas précis, Allende avait chargé une commission indépendante de médecins de rédiger un rapport, lequel qui a été effectivement publié par un des co-auteurs dans une publication médicale, mais n'a jamais été approuvé par le ministre Allende (désaccord sur le fond ? manque de temps ?); il n'a donc même pas le statut d'un avant-projet ; en tout cas, il n'engage en aucune façon le ministre. Une dernière remarque, sur l'antisémitisme et le nazime supposés d'Allende : quelques jours après la Nuit de Cristal, Allende signait un télégramme à Hitler dénonçant "la tragique persécution dont est victime le peuple juif" (télégramme du 26 nov. 1938, qui porte le n°1324 dans les archives du Congrès chilien). Si Mme Roudinesco a des lumières sur ce qui motive la hargne de V. Farias, je serais heureux de les connaître... Bien cordialement, J. Mendelson

 
***********************************************
Jean Garcès
 

L'article de Mme. Roudinesco est très bien construit. Une erreur toutefois: il n'a jamais existé le "projet de loi d'Allende sur la stérilisation des aliénés" dont parle Farias. Le Ministre de la Santé Allende (1939) a rejeté une rédaction qui lui avait été proposée par une commission de médecins indépendants. Ces derniers l'ont publié, sous la signature d'un médecin membre de cette commission, dans une publication médicale. N'ayant pas été approuvé par le Ministre Allende, cette rédaction est morte là. On trouvera plus d'information à ce sujet dans CLARIN-Chili (www.elclarin.cl, section Hemeroteca).

 
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Sandra Salomon
 

À l'attention d'Elisabeth Roudinesco, je me permets d'ajouter, toujours sur le fil Faye-Heidegger et le nouveau politiquement correct se pésentant comme étant "de gauche" en accusant les autres d'être des "nouveaux réactionnaires" voire carrément "nazis" que le vénérable journal l'Humanité a entrepris une interview de Faye en lui glissant cette question innocente insidieuse : ne croyez-vous pas que des intellectuels tels que Arendt, Derrida, Levinas, Lacan, Althusser, Ricoeur , Nancy (je ne sais qui encore, mais il aurait pu aussi ajouter Foucault, Sartre, Merleau-Ponty, Agamben , Axelos, Granel etc. etc. etc. la liste est longue et très incomplète ) ont "manqué de vigilance" (sic) en accordant à Heidegger l'intérêt qu'ils lui ont accordé, dans le questionnement de la démocratie qui fut le leur ?

 

Céder à cela, à cette idée du "manque de vigilance " à l'égard de Heidegger parce qu'"il fut nazi" dit-on comme on dit que certains sont Africains ou Chinois (c'est leur être dans sa permanence substantielle que l'on croit cerner de la sorte) c'est se préparer à céder demain devant ceux qui demanderont condamnation, retrait des ouvrages des rayons des bibliothèques, et changement des noms propres aussi pourquoi pas ? si d'aventure quelques uns d'entre eux traînaient , allez savoir, de ci de là, au programme des études de philosophie, à l'Université, quelques uns des noms parmi ceux cités plus haut, de Derrida à Agamben en passant par quelques bonnes dizaines de ceux qui ont "manqué de vigilance " pour aller chercher inspiration du côté d'un "nazi" très cordialement. Si Farias est emporté par une pulsion mauvaise à salir la mémoire d'Allende, en usant des textes de façon si peu scrupuleuse que cela ne parvient pas à cacher ses interprétations délirantes, il ne faut pas oublier que sa disposition et ses méthodes interprétatives, sa frénésie justiciaire à porter des jugements moraux rétrospectifs pour taxer de "nazi" l'objet de son ressentiment et faire apparaître de manière simplificatrice et magique le nazisme comme l'"autre" absolu dont il serait, lui et ses pairs, nous, aujourd'hui et après-coup, parfaitement indemnes, il ne faut pas oublier que tout cela se dessinait déjà fort bien avec son entreprise contre Heidegger, reposant sur les mémes pulsions, utilisant les mêmes méthodes.

 

Que le réel de l'histoire de Heidegger qui a été tenté de croire au nazisme (non pas jusqu'en 45 mais au tout début, en 33, et alors qu'il pensait le transformer, le spiritualiser, lui insufler l'esprit qui lui manquait) soit différent du réel de Allende, n'efface pas pour autant la dimension de calomnie délirante qui affleurait déjà dans son ouvrage aux allures de règlements de comptes. Attention de ne pas cautionner cette méthode dans un cas, pour la dévoiler pour ce qu'elle est dans un autre, sous prétexte que Heidegger ne mériterait pas, lui, les mêmes exigences de rigueur que Allende, sous prétexte que l'un s'approcha dangereusement d'un engagement nazi, tandis que l'autre mourut en héros.

 

Attention car ce même discours rouleau-compresseur du politiquement correct et de la promotion de la morale et de l'humanisme naïf en guise de pensée (politique, philosophique etc...) sévit ailleurs encore, se répète en plus grave, recommence avec recours à la calomnie, manière facile de se faire une gloire sur le dos de Heidegger (comme d'autres ne vont pas tarder à se la faire sur le dos de Lacan parce qu'il ne militait pas pour l'homoseuxualité, ce qui lui vaudra sous peu d'être lui assimilé à un nazi : vous verrez), j'ai nommé l'épouvantable ouvrage d'accusations délirantes de Faye, qui recueille l'admiration de tous les media , de gauche, bien sûr, se donnant la facilité de "casser du nazi" : toujours chez l'autre, assigné d'autant plus nécessairement à l'accusation que cela rassure sur son propre compte, disculpe, convainc et évite de se poser les questions inquiétantes qui précisément sont celles de Heidegger, bien souvent. Attention de ne pas disculper Faye et Farias quand il s'agit de Heidegger, pour

tenter de sauver Allende de leurs pointes empoisonnées. Si l'intention est bonne, de défendre Allende calomnié, l'objectif n'est pas atteint si l'on concède que la même chose qui est exécrable pour l'un est acceptable pour l'autre.

 
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Michel Slubicki

 

Chère Madame, réagissant à la lecture de votre article sur Allende, permettez moi de vous indiquez que Justice Oliver Wendell Holmes Jr., considéré aux États-Unis comme un des juges les plus important de l'histoire de la Cour Suprême, (défense de la liberté de parole, des pacifistes pendant le première guerre mondiale, etc.) et qui siégea près de cinquante ans, fut dans les années 20-30 partisan de l'eugénisme actif, de ce qu'il appelait l'élimination des "imbéciles". Il demeure cependant le champion de la tradition "démocratique" (à ne pas confondre avec le parti de ce nom). Je suppose que Holmes, natif de Boston, ami de la famille James (Henry et James), etc, fut influencé par Agaziz d'Havard. Je ne suis pas spécialiste de ces questions mais Holmes est un personnage tellement important dans l'histoire constitutionnelle des Etats-Unis que ses positions sont connues du public cultivé.

 

Bien à vous, Michel Slubicki francais émigré aux États-unis depuis vingt ans, habitant Brooklyn, ex prof de philo en France.

 
 

RÉPONSE D'ÉLISABETH ROUDINESCO

 

Cher Jean-Michel Helvig, je réponds à tous les correspondants.

 

1 - à Juan Garcès : je suis heureuse de savoir qu’Allende a rejeté le projet de loi sur la stérilisation des ma lades mentaux. Cela veut dire, une fois de plus, et je m’en réjouis que Farias ne se contente pas d’interprétations délirantes : il invente des faits. Car dans son livre, il publie le projet en l’attribuant à Allende. Il faudra pour être plus clair dans les réponses apporter la preuve définitive qu’Allende l’a rejeté, ce qui voudrait dire, et j’en suis convaincue, qu’il avait évolué et n’était plus attaché en 1940 aux théories de Lombroso, ce qui me paraît logique.

 

2 - à Jean Mendelson. Merci de l’information.

 

3 – à Michel Slubicki. Les théories de l’hérédité-dégénérescence ne sont plus acceptables aujourd’hui. Il faut donc les combattre avec la plus grande fermeté, d’où qu’elles viennent, comme il faut combattre toutes les formes de scientisme et de biocratie qui existent aujourd’hui. 4 - à Sandra Salomon : Emmanuel Faye a eu le mérite d’attirer l’attention sur des textes d’Heidegger qui viennent d’être publiés en Allemagne et qui montrent à l’évidence que celui-ci fut non seulement un véritable nazi mais un lâche. Nous le savions déjà mais cette fois-ci seuls les négationnistes pourront nier cette évidence.

 

En revanche, là où la méthode de Faye est peu sérieuse – bien qu’elle soit différente de celle de Farias dont pourtant il se revendique – c’est qu’il veut démontrer de façon fanatique que Heidegger ne serait pas un philosophe mais un simple idéologue du nazisme et que par conséquent, il faut interdire d’enseigner son oeuvre dans le monde entier. Il y a là une position insensée et forcément réductionniste.

 

Mais il y a plus grave : Faye fait de Heidegger une sorte de docteur Mabuse du nazisme, ayant eu un projet de nazification masquée de la pensée occidentale après 1945 avec grand complot à l’appui. Armé de cette conviction, Faye dérape complètement en accusant tous les philosophes de la deuxième moitié du siècle - Foucault , Derrida, Althusser, etc – d’être responsables d’une divulgation du nazisme dans le monde entier et notamment, à travers des thèses comme celles de la déconstruction par exemple.

 

Mais comme il pense que Sartre est un bon cartésien – et donc du côté de l’axe du bien – il en vient à expliquer que la pensée sartrienne serait exempte de toute influence heideggerienne, ce qui est absolument inexact. Si Emmanuel Faye persévère dans cette voie, il finira par ressembler à Victor Farias.

 

Cela dit, le débat intellectuel est devenu ridicule : car on oppose aujourd’hui les “bons” philosophes (qui refuseraient de lire Heidegger et veulent interdire d’enseignement les 102 volumes de son oeuvre), aux méchants qui seraient tous des nazis. Et du coup, on assimile ces derniers aux véritables négationnistes qui nient en bloc la profondeur de l’engagement nazi de Heidegger. Cela fait la part belle aux négateurs. Je reviendrai sur ce débat.

 
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 08:42

 

On peut débattre de tout,
mais pas avec n’importe qui ! Suite (*)

 
  

J’ai "censuré" les propos de CICERON militant LEPENISTE, comme il se définit suite aux dérives de ses propos à mon encontre.

 

 

Voir ses commentaires à la suite de l’article :

 

 

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-4403251.html

 

  

Ces derniers jours, CICERON qui devait s’ennuyer a déposé de nouveaux quelques commentaires sur ce blog, en modifiant un peu le ton, quoique…

 

 

Je pense qu’il est important et intéressant de porter à la connaissance des internautes, les propos qui sont tenus par le même personnage sur le forum du site internet du FN Vitrollais.

 

 

Dans ces conditions chacun comprendra qu’il est inutile de répondre aux commentaires de CICERON qui sur ce blog veut se donner des airs de grand démocrate, et qui sur le site du FN continue ses injures

 

 

A chacun d’apprécier la méthode. Je reprend en l'adaptant la phrase de Pierre DESPROGES, "On peut débattre de tout, mais pas avec n'importe qui". Si pour le FN, me débat politique se réduit à l'injure et la diffamation, ce n'est pas ma conception de la vie politque dans un pays démocratique.

 

 DH


 

Propos recueillis sur le site du FN Vitrollais :

 

 

  

refuser de répondre – surfeur     15/11/06


 monsieur , j ai essayé de convaincre mr hacquart sur son blog de ne plus vous censurer et il as comme vous dites souvent omis de répondre sur les sujets évoqués , la visite de Dieudonné au congrès du FN a Paris et le fait que la gauche entretenait pour des raisons politiques le racisme dans notre pays et que le pen n est peut être pas le diable car il faudrait d abord trouver le dieu politique , aucune répons de mr hacquart et il est vrai que par contre il as remis une couche sur cicéron et identitaire sont ensemble et véhicules des thèses de racisme , xénophobie etc. , toujours la même chanson , je n ai pas toujours eu le FN dans mes convictions mais dois avouer que hacquart est peut être bien plus faux qu’ il en a l’air et m éloigne donc de toute probabilité de voter désormais pour la gauche

 

refuser de répondre cicéron    17/11/06

 

je vous remercie de votre témoignage qui prouve bien la dédiabolisation de JEAN MARIE LE PEN et la lépenisation des esprits , Si LE PEN fais a ce jour peur , c est dans les états majors de gauche quand a hacquart il ne m as pas censurer lors de mes moqueries et pics envers sa défaite fulgurante , est ce que il a pu se ressourcer ou a t il céder sous la pression des internautes dénonçant sa censure envers moi , surement car après tout , tout le monde sait que le ps a toujours baisser son pantalon

 

censure bis internaute    13/110/06

 

Mr ciceron , je trouve navrant que vous n intervenez plus sur le site de mr hacquart car les débats entre vous étaient plus qu’ intéressant , est ce que vous reviendrez prochainement? depuis cet arrêt de votre part  il n y a presque plus de commentaires et dois avouer que vous manquez de plus en plus sur ce blog ,alors a quand votre retour ??

 

censure biscicéron        14/11/06

 

il est vrai que j étais le principal animateur de ce blog mais comment faire avec un démocrate qui censure , je pense avoir gagner cette bataille de débats par l’abandon lâche d’hacquart , se réfugier derrière ces argumentations habituelles de que nous sommes racistes anti démocratie etc. ,sont comme tous ont compris des arguments bidons cachant une impossibilité de pouvoir me répondre , le démocrate anti démocratie nous faisant des leçons de morale est d’une nullité qui ne pourrons pas permettre de reprendre ces débats , maintenant je reste disponible devant ce snobinard hautain , il a qu’à me faire signe sur notre site , mais j’en doute car pas assez courageux pour cela

 

 

censure internaute          05/11/06

 

Mr Cicéron je me vois navré que vous ne puissiez plus intervenir sur le blog de Mr Hacquart et si j ai bien compris c est le fait qu’il vous efface vos commentaires. C’est une chose incompréhensible pour un socialiste et condamne vivement ce procédé , par curiosité j ai visionné le site identitaire et il est vrai qu’ils sont assez durs mais est ce vraiment une raison de vous assimiler a eux surtout que je ne vous ai pas lu sur votre appréciation sur ce groupe, merci de pouvoir m’éclairer sur ce sujet , je regretterai de ne plus lire vos échanges et je vous avouerai que vos raisonnements surtout sur le danger de l’islam et de l immigration était intéressant a lire

 

censure – cicéron   06/11/06

 

En effet , il est vraiment dommage de ne plus pouvoir contredire ses commentaires par sa censure , il est dépassé et n arrive plus a démonter mes raisonnement comme l’a signifié LMDO , je ne peut pas répondre alors il me la ferme avec ses seuls moyens possibles pour lui Pour les identitaires , je ne les fréquente pas , ils ont le même combat que nous pour la France mais pas avec les mêmes méthodes qu’un parti politique et je ne trouve pas extrémiste le fait d envoyer des vidéos relatant la réalité de l islam en Europe et la violence des banlieues dont notamment sur l agression de nos policiers , enseignants et autres

 

 

embrouilles chez hacquart – visiteur    05/11/06


 

cicéron , vous avez été très dur de vous moquer du physique d’hacquart , le fait que vous aviez sans doute raison de signaler qu’avec sa stature sociale et sa non connaissance des sujets de l’afrique et l’islam ne vous permettait pas de vous moquer de sa personne malgré qu’il soit non crédible a faire la morale sur les smicards surtout si comme vous dites il est cadre supérieur vivant dans une belle maison , j’ai aimé que vous dites qu’il n’assume pas son statut de petit bourgeois mais ne l’humiliez pas sur son physique car cela vous rabaisse et vous étiez plus fort a démonter ses arguments

 

embrouilles chez hacquartcicéron   06/11/06


  Comme vous dite il n est pas crédible, le riche faisant morale au pauvre c est assez hilarant Quand sur son physique je ne trouve pas que cela sois si méchant concernant mes propos mais mes paroles , rassurez vous n iras pas plus loin

 

 

site hacquartCICERON            04/11/06

LE démocrate a la con d’hacquart refuse le débat et dialogue avec nous sous l’excuse habituelle d’etre soit disant raciste, xénophobe etc. , il a tout de même dialogué avec moi pendant des mois , mais voila face a mes raisonnements et preuves de la réalité de la vie en France il est en court d’argumentation , alors que fait t il ? , il trouve une excuse aussi nulle que sa personne pour refuser tout dialogues avec le FN qui l’a tellement mis mal dans son propre blog , Pire encore , maintenant il attaque sans nous donner les moyens de nous défendre car il nous censure systématiquement HACQUART LE LACHE S EST DEVOILE DANS SA VRAI PERSONNALITE ET J AI DONC DECIDE DE NE PLUS INTERVENIR POUR LE MOMENT SUR SON BLOG A PENSEE UNIQUE

 

 

reVitrollais 05/11/06

 

Mr Hacquart utilise l'une des pires méthodes soviétiques et nationale-socialiste: LA CENSURE

 

 

re pour site hacquartcicéron 05/11/06


 

il est vrai que nous avons l’exemple de la démocratie du sens de gauche , être démocrate avec les amis mais censuré quand il n y a plus d argumentation possible et surtout plausible

 

 

(*) Pierre DESPROGES, version adaptée…


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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 08:36

On peut débattre de tout,
mais pas avec n’importe qui ! (*)
 
 
 
 
 

Depuis quelques semaines, je supprime volontairement les commentaires qui viennent de la mouvance Jeunesse Identitaire. La raison en est très simple, et il suffit d’aller sur les sites de ce mouvement pour comprendre de quoi il en retourne, et quelle philosophie est propagée sur ces sites (racisme, antisémitisme, xénophobie, anticommunisme primaire, anti-syndicalisme, etc.). Pour construire leur honorabilité ils s’appuient sur une unique agence de presse NOVOPRESS, dont j’ai déjà explicité l’origine.

 
 
 

De sites en sites, on s’aperçoit des liens au moins idéologiques, si ce n’est plus, entre le FN et la mouvance Identitaire.

 
 
 

Dans les commentaires qui continuent régulièrement d’affluer, je me fais bien évidemment traiter de non-démocrate, de lâche et j’en passe, en pratiquant la censure et en m’opposant à tout débat.

 
 
 

Outre le fait, que je fais ce que je veux sur mon blog, j’assume totalement de ne pas débattre avec des personnages dont les propos révèlent le degré zéro de la politique, et dont l’idéologie est contraire aux droits de l’homme et qui s’opposent à notre République. C’est mon choix !

 
 
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(*) Pierre DESPROGES, version adaptée…
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