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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 05:43

 


Les années MEGRET à Vitrolles, rétrospective…

 
 
 
 
 

Au hasard de mes recherches, je suis tombé sur le site internet suivant :

 
 
 
 
 
 

J’y ai trouvé une rétrospective des années MEGRET à Vitrolles (1997 – 2002) tout à fait pertinente. Cela s’intègre dans le travail historique que j’ai entamé sur ce blog sur l’histoire politique de Vitrolles (voir thèmes, partie droite du blog).

 
 
 

Cette rétrospective est découpée en chapitres :

 
 
 
Vitrolles année zéro
 
 

Les MEGRET, ascension et chute

 
 
5 ans au pouvoir, l’inventaire
 
 
 
Drôles d’embauches
 
 
 
Rester, c’était résister
 
 
 
Et maintenant ?
 
 
 

« Comprendre le passé explique le présent, et donne la voie pour l’avenir ». C’est pourquoi il me parait essentiel de connaître et faire connaître ce qui s’est passé à Vitrolles.

 
 
 

Je vous conseille donc ce site pour Vitrolles, mais aussi pour les autres sujets qui y sont traités !

 
 
 
DH
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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 04:40


Catherine Mégret fustige la parité

 

Article paru dans l'édition du Monde du 09.03.02

 
 

Catherine Mégret, maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et épouse de Bruno Mégret, le président du MNR, rit encore du slogan qu'elle vient d'inventer pour la Journée des femmes : « Ni femmes à poil ni femmes à voile. » Alors qu'elle présidait une conférence de presse, jeudi 7 mars, à Paris, Mme Mégret a fustigé la parité « que veulent imposer les génisses folles du socialisme » et mis en avant le « droit à la différence ».

 

Présentant les femmes du MNR comme « les dernières féministes », elle a dénoncé « la déferlante islamiste qui tente d'imposer le port du voile » et la « publicité qui impose aux femmes le rôle exclusif d'objet de désir ». « Je suis un peu fatiguée que l'on ne puisse pas vendre (...) une bouteille d'eau sans montrer une fesse de femme (...). Et, en plus sans aucune cellulite, ce qui est un peu dur pour celles qui en ont », a-t-elle ajouté, en soulignant, très fière, que cette dernière réflexion, non inscrite dans le discours, était personnelle.

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 23:04

L’apartheid municipal

 

Paru dans l’Humanité du 27/04/2002

 

Alain Hayot est sociologue, conseiller municipal à Vitrolles, tête de liste PCF aux dernières municipales. Il évoque la gestion quotidienne de l’extrême droite dans son laboratoire.

 

Comment définir la politique concrète de l’extrême droite à Vitrolles ?

 

Alain Hayot. Il y a en fait deux politiques. L’une qui valorise et apporte des réponses à la vie quotidienne dans la partie de la ville " incluse ", celle qui vit dans des conditions correctes, basée sur la propreté et la gestion urbaine. Et puis il y a une politique délibérée de mise à l’écart, de marginalisation de toutes les cités populaires. Elles sont considérées comme des bantoustans, où l’on favorise l’émergence de zones de non-droit. C’est un véritable apartheid, où l’on met en place des cordons sanitaires pour isoler la population, la contenir, l’enfermer, et au final la faire fuir. Cela donne des situations apocalyptiques dans certaines cités. Il n’y a plus de politique sociale, socioculturelle, rien pour la jeunesse et surtout la jeunesse qui en a le plus besoin.

 

Les exemples d’Orange, de Vitrolles et de Marignane montrent qu’une fois au pouvoir, il est très difficile de déloger l’extrême droite ?

 

Alain Hayot. L’extrême droite est parvenue à créer une société civile acquise aux idées de repli sécuritaire, de xénophobie, dans une logique de " petit Blanc ", tranquille chez nous, tout en excluant une part importante de la population. C’est une logique d’enfermement. Au pouvoir, l’extrême droite travaille politiquement la population.

 

Comment est traitée l’opposition municipale ?

Alain Hayot. Les deux groupes d’opposition ne disposent de rien : ni logistique, ni locaux. Nous nous trouvons face à une logique de parti unique qui possède tous les pouvoirs sans contrôle. L’atmosphère du conseil municipal est abominable et l’opposition est considérée comme constituée d’élus de seconde zone. Catherine Mégret coupe le micro, insulte. J’ai même failli être lynché par des conseillers MNR et des militants quand j’ai proposé une aide pour les sinistrés des inondations d’Alger. Il y a des pressions et des tensions énormes dans le conseil, tout est mis en place pour nous faire adopter un profil bas.

 

Pourtant, des perspectives existent ?

 

Alain Hayot. La gauche a subi un fort contrecoup après l’échec des municipales de mars 2001. Elle a eu beaucoup de difficultés à remonter la pente, mais il reste une gauche debout, vivante, qui se bat à Vitrolles. Dès les législatives elle sera en capacité de s’opposer à Mégret. C’est une ardente obligation.

 

Propos recueillis par Marc Leras

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 23:00


Vitrolles et Marignane : l’extrême droite au pouvoir

 

Paru dans l’Humanité du 27/04/2002

 

Bouches du Rhône, correspondance particulière.

 

Là où l’extrême droite passe, rien ne repousse. Vitrolles et Marignane, les deux communes de l’étang de Berre, ont le triste privilège pouvoir en témoigner. Le FN, puis le MNR, dirigent en effet ces deux villes depuis sept ans maintenant, et le bilan est lourd.

 

La mairie de Vitrolles est désormais le porte-voix de Bruno Mégret, et Daniel Simonpiéri, réélu triomphalement en 2001, est aujourd’hui en phase de " décontamination ", c’est-à-dire qu’il prépare son entrée dans la droite classique sans avoir rien abjuré de ses idées, tel un Jacques Peyrat à Nice. " Il est devenu un notable ", constate Alain Biot, président d’Alarme citoyens, la principale association d’opposants. " Mais, cela ne l’a pas empêché de se réjouir du score de Le Pen, qu’il avait pourtant trahi. "

 

C’est tout d’abord la culture qui est visée quand l’extrême droite est aux manettes. En un septennat, Vitrolles a perdu son bar musical " Le Sous-Marin ", exilé dans la commune proche de Gardanne, et sa directrice du cinéma " Les Lumières ", virée pour avoir programmé des courts métrages sur le sida, avant que la salle ne soit définitivement fermée. La bibliothèque de Marignane a suspendu ses abonnements aux journaux de gauche et les a remplacés par des publications d’extrême droite, a interdit sa fréquentation aux mineurs non accompagnés et a licencié sa directrice. Quant à celle de Vitrolles, son budget a baissé de 70 %.

 

Mais ces maires frappent aussi sur le social : fin des repas de substitution, sans porc, dans les cantines scolaires réservées aux seuls enfants dont les parents travaillent à Marignane ; répression syndicale, dont l’exemple le plus frappant a été l’agression des camionneurs en grève qui bloquaient une zone industrielle.

Les premières mesures prises par Catherine Mégret dans le domaine social sont : la fermeture de la mission prospection de Vitrolles Emploi Formation, la suppression des subventions aux syndicats et associations humanitaires, la fermeture des centres aérés, le licenciement des agents sociaux et de certains contractuels municipaux (150 agents sur 1 000 en 4 mois).

 

Au contraire, " Fraternité française " a reçu de fortes subventions, et la police municipale musclée toute dévouée à la cause a vu ses effectifs considérablement augmenter.

 

" Les associations culturelles et favorables aux droits de l’homme ont été les premières frappées, et leurs subventions reversées à des associations de chasse et de pêche ", se souvient Alain Huertas, président du MRAP 13 et du Collectif associatif Vitrolles-Marignane. " Le Sous-Marin a été muré et son équipe accusée de trafic de drogue et de fausse monnaie. L’association humanitaire Vitrolles-Kiffa a été jetée hors de ses locaux, et toutes les associations, y compris sportives, ont subi un chantage pour se débarrasser de leurs militants classés à gauche. "

 

Pendant ce temps, la ville s’est endettée d’une manière colossale, au point que le préfet a failli placer la ville sous tutelle et que le budget 2002 n’est pas encore voté.

" Le plus grave, c’est que tous les repères citoyens ont été détruits ", témoigne Bruno Bidet, responsable de la section CFDT des municipaux. " Les réseaux militants qui permettent aux citoyens de se référer à des valeurs d’humanité et de solidarité ont été déstructurés et cassés dès le lendemain d’élections mouvementées et violentes. "

 

Vitrolles est en effet aujourd’hui une ville morte, dont le nom des rues a été changé. Nelson-Mandela a été débaptisé pendant que Jean-Pierre-Stirbois et le Bachaga-Boualem faisaient leur apparition, non loin du rond-point des Anciens-d’Indochine. L’extrême droite sait frapper sur les symboles.

 

La maire de Vitrolles, Catherine Mégret, collectionne les condamnations judiciaires et les mois de prison avec sursis. Propos sur la discrimination raciale dans le Berliner Zeitung, prime de naissance au bébé blond, diffamations diverses parcourent son casier judiciaire.

 

Quant à son premier adjoint, Yves Bovero, il vient d’être mis en examen pour " diffamation, dénonciation calomnieuse et diffusion de fausses nouvelles " à l’encontre de Christian Rossi, le candidat RPR aux élections municipales de 2001. Le tract, anonyme, distribué dans toute la ville, qui portait de graves accusations contre le candidat de droite, semble provenir du même photocopieur que d’autres tracts du MNR.

 

" On a alerté, crié, pleurer, ça n’a servi à rien ", se souvient aujourd’hui Pascale Morbelli, militante PS et ancienne animatrice de la Charrette, association qui regroupait les licenciés de la mairie. " Nous avions déjà eu un gros choc après la défaite des municipales de 2001. Aujourd’hui, le laboratoire qu’est Vitrolles a débordé. "

 

Au plan politique, les droits de l’opposition sont régulièrement bafoués. " Nous sommes totalement exclus des commissions, ignorés au conseil municipal, pas invités dans les manifestations publiques ", s’enrage Guy Martin, conseiller municipal (DL) de Marignane. " Notre courrier personnel était ouvert. Pendant ce temps, la ville s’étouffe, se paupérise et se délite. La population ne s’investit plus dans la vie locale. Il n’y a plus de maison de quartier, d’animateur sociaux, de médiateurs. ·

 

Marignane, les seuls lieux de réunion pour la jeunesse sont les parkings sous les abribus. "

 

Préférence nationale anticonstitutionnelle, comme l’a répété maintes fois le tribunal administratif de Marseille, répression politique et syndicale, violence de la police municipale, désert culturel et associatif, apartheid urbain. La liste des tares de la gestion de l’extrême droite dans les villes du Sud est sans fin.

 

L’exemple quotidien de ces trois communes, avec Orange, à l’heure où le pays est confronté au danger devrait servir de base de réflexion pour repousser avec la plus grande force le Front national.

 

Marc Leras

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 22:00
Catherine MEGRET, procès suite…
 

Paru dans l’Humanité du 14/05/2002

 

Procès. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a invoqué le contexte électoral pour renvoyer au 2 juillet le procès en appel de la maire MNR de Vitrolles, Catherine Mégret, condamnée en novembre à cinq ans d’inéligibilité et 7 620 euros d’amende pour " provocation à la discrimination raciale " pour avoir fait diffuser un tract présentant l’immigration comme une " véritable colonisation à rebours ", et pour en avoir repris l’argumentaire dans un discours le 7 mars.

 

Réélue en mars 2001, elle avait fait appel du jugement du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, afin de pouvoir conserver son mandat, l’appel étant suspensif.

 
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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 21:55

 


Un proche de M. Mégret à la tête d'un nouveau parti de chasseurs

 
 
 

Article paru dans l'édition du Monde du 16.05.02

 
 
 

FRANK VIDAL jure ses grands dieux : lui et le mouvement dont il est président, Droit de chasse, n'ont rien à voir avec le Mouvement national républicain. Pourtant, ce petit parti de chasseurs, qui a l'intention de présenter 150 candidats aux législatives, apparaît bien comme un faux nez du MNR et un moyen de récolter des fonds publics par le biais du financement des partis.

 

Contacté par Le Monde, Frank Vidal affirme qu'il est « indépendant », même s'il reconnaît être « passé » au MNR de Bruno Mégret. Il oublie de dire que ce « passage » se prolonge et a été de longue durée. Il était déjà au Front national de la jeunesse en 1998. Il a suivi M. Mégret lors de la scission et a milité au Mouvement national de la jeunesse dans les Bouches-du-Rhône. Dans Mouvement de mars 2000, la lettre de la fédération, le parti loue son militantisme : « Bravo, Frank, par tes actions, tu démontres que la jeunesse a son mouvement, le MNR », peut-on lire. De même, Mouvement de janvier 2002 annonce que M. Vidal représentera sa fédération au congrès de Nice en février. Enfin, le site Internet du MNR Bouches-du-Rhône affichait encore à la mi-mai qu'il était responsable de Pelissanne.

 
 
 

Chasseur, M. Vidal l'est toutefois. Il a été adhérent de CPNT avec Hubert Fayard, un des piliers du MNR dans le département. Et c'est avec ce dernier qu'il a créé Droit de chasse en mai 2001.

 
 
 

Sur la douzaine de noms de candidats transmise au Monde, trois au moins ont des liens incontestables avec le MNR. Ainsi, Marie-Laure Sava, candidate à Narbonne, et Lydie Blacher (Limoux, Aude) travaillent toutes deux à la mairie de Vitrolles, dont le maire est Catherine Mégret. Enfin, Mouvement d'avril 2000 se félicitait du mariage de Frédérik Risso, candidat à Châteaurenard, célébré à Velaux, commune de MM. Vidal et Fayard.

 
 
 

CHRISTIANE CHOMBEAU ET LAURENT ROUQUETTE (CARCASSONNE)

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 21:50


La chambre régionale des comptes critique vivement la gestion de Catherine Mégret à Vitrolles

 

Article paru dans l'édition du Monde du 17.05.02

 

Dans une lettre d'observations provisoires adressée à la maire (MNR) en février et transmise à la justice, les magistrats soupçonnent l'usage de fonds publics à des fins politiques

 

Adressées à la mi-février à la municipalité de Catherine Mégret (MNR), les observations provisoires de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la commune de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) dressent un tableau accablant de la gestion de la mairie depuis l'élection de Catherine Mégret, en 1997.

 

Il en ressort que l'évolution des budgets semble conduire la ville à la faillite dans une fuite en avant, que l'argent des contribuables vitrollais est employé à des fins qui leur paraissent étrangères, et que la gestion du personnel, comme l'attribution des marchés publics, s'effectue dans un certain chaos. Dans un courrier daté 6 février, le commissaire du gouvernement de la CRC a d'ailleurs officiellement saisi le procureur de la République à Aix-en-Provence de plusieurs des faits dénoncés dans le rapport, qui pourraient être qualifiables pénalement.

 

Ayant fait campagne sur la baisse des impôts, l'équipe du MNR paraît avoir eu recours à de discrets artifices pour payer ses échéances. « La trésorerie de la commune est largement assurée par les usagers de l'eau, qui ont eu à supporter une hausse brutale des tarifs en 1997 », écrivent notamment les magistrats de la CRC, précisant : « L'usager a joué le rôle d'un prêteur non rémunéré, chaque famille ayant été créancière de plusieurs milliers de francs au bénéfice du budget principal de la commune, lui permettant de faire face à ses problèmes de trésorerie. »

 

Pour équilibrer son budget, deux années de suite, la ville a ensuite repoussé les remboursements de ses dettes, « au prix d'opérations financières douteuses » , indiquent les magistrats financiers.

 

Les rapporteurs recensent des pratiques qui pourraient dévoiler l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes. Notant qu'il n'existe aucun « enregistrement du courrier départ », le texte précise que « ce fonctionnement a permis, en 2000 et 2001, l'envoi de plusieurs courriers à tous les maires de France dont l'intérêt communal n'est pas évident ». Le document souligne en revanche que ce mailing pourrait avoir eu pour objet de « recueillir des signatures pour permettre à M. Bruno Mégret de se présenter à l'élection présidentielle ». Le coût global de ces envois est évalué à 75 000 euros (environ 500 000 francs).

 

Dépenses contestables

 

Au terme de leurs investigations, les magistrats de la CRC relèvent également l'acquisition par la commune de 150 téléphones portables dont « la liste attributaire n'a pu être obtenue » et semble inconnue des services - « au point que le directeur des services techniques (...) envisageait d'appeler les numéros facturés à la ville pour savoir qui en bénéficiait », indique le rapport. Dans ce flou administratif, les bénéficiaires des téléphones ont mis à la charge de la ville d'imposantes notes, notamment pour des appels internationaux.

 

L'essentiel des frais de représentation accordés au maire, Mme Mégret, 50 000 euros (350 000 francs), ont, par ailleurs, « été consommés par des repas parfois pris en groupe, mais le plus souvent à deux ou trois, notamment le week-end ».

 

A ces dépenses contestables s'ajoute une gestion du personnel hasardeuse. Comptant « un agent pour 38 habitants, c'est-à-dire 30 % de plus qu'ailleurs », la municipalité vitrollaise a installé « une administration municipale qui manque cruellement de compétences », dit le rapport, relevant que « de nombreux services n'ont pas de responsable » avec pour conséquence « l'intervention de consultants extérieurs pour remplir des missions habituellement assurées par les services municipaux »

 

Au total, selon le rapport, la gestion de Mme Mégret - auprès de qui M. Mégret, lui-même candidat aux municipales en 1995, joua le rôle de « porte-parole » - conduit à ce que « les frais de personnel par habitant dépassent 762 euros (5 000 francs) », contre 557 euros (3 653 francs) de moyenne régionale pour les villes de taille comparable. Cette inflation paraît avoir profité à quelques privilégiés : les magistrats notent que « certains agents auxiliaires bénéficient de manière récurrente et abondante d'heures supplémentaires qui leur sont payées » et préconisent une réorganisation des services « pour que ceux qui travaillent le soir, la nuit et les jours fériés ne soient pas les mêmes qui travaillent les jours ouvrables ».

 

Décrivant la chute du nombre des agents d'encadrement (de 60 en 1996 à 19 en 2000), la CRC en détaille les conséquences : commissions paritaires sur le personnel tenues dans des conditions contestables ou incapacité à préparer correctement les attributions de marchés publics.

 

Alors que le contrat d'exploitation des cantines scolaires arrivait à échéance en novembre 2000, la procédure d'attribution « destinée à assurer la continuité du service public » n'avait pas été lancée cinq mois plus tard. Seul un bricolage hâtif - et apparemment onéreux - avait permis d'assurer la rentrée scolaire.

 

La maîtrise des dépenses engagées s'en ressent aussi. Alors que la réhabilitation du centre culturel Fontblanche était votée le 20 janvier 1998, le démarrage des travaux n'a commencé qu'en avril 2002, « trois ans après que le maître d'œuvre a été choisi ».

S'agissant du dossier de la propreté urbaine, le rapport signale « l'obstination de la commune dans le choix du prestataire », la Polyurbaine, lors de l'appel d'offres, sur la foi de « notes dont la logique surprend ». Il conclut surtout que l'objectif d'économie affiché « n'a pas été atteint », alors que le premier adjoint admet que le service rendu n'est pas bon : il faut régler le mauvais prestataire et continuer de payer les salariés de la ville qui assuraient ce service.

 

Quant aux licenciements de 31 contractuels, effectués à la hussarde en 1997, il a coûté plus de 94 000 euros à la ville, alors que « la durée moyenne résiduelle des contrats des agents licenciés [était] de six mois à peine ». S'y sont ajoutés les frais de justice et d'avocats.

 
MICHEL SAMSON
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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 21:47


Le cabinet de la maire répond au « Monde »

 

Article paru dans l'édition du Monde du 17.05.02

 

Le cabinet de la maire (MNR) de Vitrolles, Catherine Mégret, a répondu par écrit aux éléments relevés par Le Monde dans le rapport de la CRC. Concernant l'augmentation du prix de l'eau, il nie les accusations et estime que « l'opération doit être appréciée globalement ».

 

Les lettres appelant au soutien de Bruno Mégret à l'élection présidentielle auraient été « envoyées par erreur » et ce dysfonctionnement « régularisé » depuis lors.

 

S'agissant des téléphones portables, « plusieurs dizaines ont été supprimés » à l'automne 2001, indique la mairie. Quant aux repas dominicaux de Mme Mégret, ils visaient à « rencontrer des représentants des associations, de groupements de sa municipalité et des maires d'autres villes ». « Vitrolles-en-Provence n'est pas Neuilly-sur-Seine (...) et n'a pas les mêmes ratios qu'une ville riche », indique la réponse à propos des questions de personnels, ajoutant que les heures supplémentaires correspondent à des forfaits « tout à fait légaux ». La mairie assure avoir eu « très peu » de candidatures aux postes de directeur et avoir dû faire appel à l'extérieur pour préparer son budget. Répondant aux critiques de la CRC sur la propreté urbaine, le cabinet écrit : « Le coût de la prestation assurée auparavant en régie représentait 19 millions de francs, il est maintenant de 13 millions. »

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 21:45


DÉTOURNEMENTS · VITROLLES ?

 

Paru dans l’Humanité du 20/05/2002

 

Le parquet de Marseille a été saisi par la chambre régionale des comptes d’éventuels détournements de fonds publics à la mairie MNR.

 

Le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) met en évidence " l’envoi de plusieurs courriers, en 2000 et 2001, à tous les maires de France " dont " deux " étaient destinés à " recueillir des signatures pour permettre à Bruno Mégret de se présenter à l’élection présidentielle ". La CRC évalue le coût de ces envois à 75 000 euros. Le trésorier de la campagne de Bruno Mégret a affirmé que " les deux lettres, signées de Catherine Mégret, appelant les maires à parrainer son époux ont été intégralement payées par des fonds de campagne de Bruno Mégret et figureront en dépenses, conformément à la loi, dans son compte de campagne ".

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 21:44


VITROLLES : une information judiciaire a été ouverte pour « détournement de fonds publics et recel » après le dépôt d'un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville

 

Article paru dans l'édition du Monde du 26.05.02

 

Une information judiciaire a été ouverte pour « détournement de fonds publics et recel » après le dépôt d'un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) depuis l'élection à la mairie, en 1997, de Catherine Mégret (MNR). Ce rapport recense une série de pratiques qui donnent à penser que des fonds publics pourraient avoir été utilisés à des fins partisanes ( Le Monde du 17 mai).

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