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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 10:25


Conseil Municipal de Vitrolles

du 21 décembre  2006
 
 

Le prochain Conseil Municipal se tiendra le 21 décembre 2006 à 18h30 à l’hôtel de Ville.

 

Le point fort du Conseil Municipal sera l’attribution du contrat d’affermage de la restauration scolaire. Le contrat arrivait a échéance. Il a été resoumis en 2006

 

N’hésitez pas à venir nombreux pour mieux comprendre le fonctionnement de notre ville et le rôle des élus !

 

Pour des raisons professionnelles, exceptionnellement, je ne pourrai être présent à ce conseil Municipal.

 

Pour en savoir plus sur ce conseil municipal et les précédents :  

 
 
DH


Important, s’inscrire sur les listes électorales, est le premier acte citoyen pour participer à la vie de la cité et du pays.
 
A noter : derniers jours pour vous inscrire sur les listes électorales !

N’attendez pas les derniers jours de l’année pour demander votre inscription ou une modification !


Vous êtes français ou ressortissant d’un pays, membre de l’Union Européenne,

Vous venez de vous installer à Vitrolles,


Vous avez eu 18 ans dans l’année ou les atteindrez avant le 28 février 2007,

 

Vous pouvez demander votre inscription sur la liste électorale au service élections de l’Hôtel de Ville, ou dans une mairie annexe (Village ou Frescoule).

 
Documents à produire :
 

- Carte d’identité en cours de validité ou carte de résident européen (avec sa photocopie),

- Livret de famille,

- Justificatif de domicile (avec sa photocopie),


Selon le cas : attestation d’hébergement accompagnée de la photocopie de la pièce d’identité de l’hébergeur et justificatif supplémentaire de domicile au nom de la personne hébergée : attestation sécurité sociale, mutuelle, relevé bancaire, ou tout autre document officiel à la bonne adresse.

 
 
Modifications d’adresse ou d’état civil :
 

Toutes les personnes ayant changé d’adresse dans la commune, ou ayant des modifications d’état civil à faire enregistrer sont invitées à présenter au bureau des élections un justificatif de leur nouvelle situation, avant le 31 décembre 2006.

 

Attention : Nous vous conseillons de vérifier l’adresse figurant sur votre carte d’électeur de couleur bleue.

 
Le service élections recevra toutes les demandes :
 

A l’Hôtel de Ville jusqu’au samedi 30 décembre 2006,

Dans les mairies annexes du Village et de la Frescoule jusqu’au mercredi 27 décembre 2006.

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 17:46


A la mémoire d’ALLENDE
 
 

A l’occasion de la mort prématurée, en fait avant un procès hypothétique,  de PINOCHET, j’ai fait une brève sur cet événement.

 
 
 

Cela a déclenché, comme un autre article sur ALLENDE, une série de commentaire sur le pseudo passé pro nazi d’ALLENDE. Comme je l’ai souvent expliqué, cela est tiré d’une thèse tirée du livre d’un certain Victor FARIAS.

 
 

Ce qui est étonnant, c’est que cette thèse circule beaucoup sur les sites internet de la mouvance d’extrême droite. C’est très souvent un paravent qui permet de salir la mémoire d’ALLENDE, pour mieux justifié un réel soutien au dictateur PINOCHET.

 

Pour clore ce débat sur ce blog, je livre aux internautes, une fois de plus des éléments pour casser cette thèse nauséabonde.

 

C’est un peu long, désolé.

 
DH
 
 
 
ELISABETH ROUDINESCO
 
LA MÉMOIRE SALIE D'ALLENDE
 

"Il faut combattre toutes les formes de scientisme et de biocratie qui existent aujourd’hui."

 

Cette polémique à propos de l'attaque déraisonnable de Farias contre Allende rappellera les psychothérapeutes relationnels à leurs devoirs d'intellectuels, vigilants à ne jamais se laisser embarquer par l'apparence du politiquement correct associé au médiatiquement fumant ou tout simplement du "scientifiquement admis", à l'instar de l'Inserm décrétant sur fausses preuves les Thérapies comportementales et cognitives étalon scientiste à l'aune duquel il conviendrait de soumettre et réduire la souffrance et son traitement à leurs mesures, et d'évacuer les pratiques des professionnels du psychisme prenant en charge le processus de  subjectivation. Qualifier les faits en toute rigueur et s'arracher au spectaculaire pour atteindre au minimum de vérité critique en tenant compte d'une réalité historique soigneusement établie représente une pratique de la méthode qui fait à nos yeux de l'article d'É. Roudinesco un exemple à méditer. Le débat intellectuel est nôtre, et l'affaire Heidegger qui revient ici par la bande, nous concerne d'autant plus que la psychothérapie relationnelle plonge certaines de ses racines dans la phénoménologie. Nous aurons peut être ici-même l'occasion d'y revenir. Pour l'instant participez par la lecture au débat sur la pseudo qualification d'Allende en taupe nazie, qui prouve qu'il est toujours sain de savoir, raison gardant, veiller à certains effets médiatiques et aux intoxications qu'ils peuvent induire. C'est dans cet esprit qu'à la Rentrée nous serons au rendez-vous pour veiller, en toute rigueur humaniste, au respect d'un cadre autorisant psychanalystes et praticiens en psychothérapie relationnelle à transmettre et pratiquer leur discipline, au service d'un public qui en a besoin, sans avoir à pâtir du bénéfice dénaturant d'un dispositif contradictoire avec leur épistémologie et leur éthique propre. Ph. Grauer

 
Rebonds
 

Comme il l'avait fait avec Heidegger, l'universitaire Victor Farias

décrit l'ancien président chilien en nazi.

 
 

La mémoire salie d'Allende

 
 

Par Élisabeth Roudinesco directrice de recherches au département d'histoire de

l'université de Paris-VII. (12/07/2005)

 

n se souvient qu'en 1987 Victor Farias, universitaire chilien, professeur à l'Université libre de Berlin, et ancien élève de Martin Heidegger avait semé le trouble dans la communauté intellectuelle française en publiant un livre dans lequel il prétendait interpréter l'ensemble de l'œuvre du philosophe allemand à la lumière du soutien que celui-ci avait apporté au régime nazi entre 1933 à 1945. L'ouvrage relevait d'une méthodologie pour le moins discutable puisqu'elle consistait à valider des convictions intimes sans jamais les soumettre à l'épreuve du doute et tout en ayant l'air de les déduire d'un savant travail archivistique. Comme Heidegger avait bel et bien été nazi, et que, depuis 1945, de multiples travaux n'avaient pas cessé d'en apporter de nouvelles preuves, Farias bénéficia en France d'une forte sympathie. Emporté par sa passion vengeresse, Farias s'est mis en tête, dans son dernier ouvrage, de désacraliser l'histoire de son pays, en prétendant apporter la preuve que Salvador Allende, mort le 11 septembre 1973, après avoir livré combat contre la junte militaire dirigée par Augusto Pinochet, ne serait en réalité qu'un adepte de la solution finale, antisémite, homophobe et pourfendeur de races inférieures : en bref, un nazi déguisé en socialiste (1).

 

Pour comprendre comment Farias a pu en arriver à une telle dérive, il faut revenir à l'année 1933. A cette date, en mai, le jeune Allende, âgé de 25 ans, présenta devant ses maîtres de l'université de Santiago, une thèse pour l'obtention du titre de médecin. Déjà engagé dans la gauche socialiste, il avait pris pour thème de son mémoire la question de l'hygiène mentale et de la criminalité (2).

 

Comme la quasi-totalité des médecins hygiénistes de sa génération, formés à la théorie dite de «l'hérédité-dégénérescence», laquelle avait été importée sur le continent latino-américain dès le début du siècle, le jeune Allende croyait que chaque individu déviant avait des «tares», liées aussi bien à une appartenance dite «raciale» qu'à des traits de caractère ou à des maladies dites «héréditaires» (alcoolisme, tuberculose, maladies vénériennes). Pour traiter l'ensemble de ces pathologies, dont on pensait qu'elles débouchaient sur le crime ou la délinquance, il préconisait la création d'un hygiénisme d'État. Et pour les homosexuels, il proposait en citant des cas de l'école allemande un traitement endocrinologique.

 

En Allemagne, ce furent des médecins des Lumières, Rudolf Virchow (1821-1902) par exemple qui inventèrent la biocratie, c'est-à-dire l'art de gouverner les peuples par les sciences de la vie. Conservateurs ou progressistes, ces hommes de science, intègres et vertueux, avaient pris conscience des méfaits que l'industrialisation faisait peser sur l'âme et le physique d'un prolétariat de plus en plus exploité dans des usines malsaines. Hostiles à la religion, dont ils pensaient qu'elle égarait les hommes par de faux préceptes moraux, ils voulaient combattre toutes les formes dites de «dégénérescence» liées à l'avènement du capitalisme. Aussi avaient-ils imaginé l'utopie d'un «homme nouveau» régénéré par la science. Et ils furent imités par les communistes et les fondateurs du sionisme, Max Nordau, notamment, lequel voyait dans le retour à la Terre

promise, la seule manière de libérer les juifs européens de l'abâtardissement où les avaient plongés l'antisémitisme et la haine de soi juive. Favorables à une maîtrise de la procréation et à la liberté des femmes, ces médecins avaient mis en oeuvre un programme eugéniste par lequel ils incitaient la population à se purifier grâce à des mariages médicalement contrôlés. Certains d'entre eux, comme le psychiatre freudien Magnus Hirschfeld (1868-1935), dont les ouvrages seront brûlés par les nazis, adhéra à ce programme, convaincu qu'un homosexuel de type nouveau pouvait être créé par la science.

 

On connaît la suite. À partir de 1920, dans une Allemagne exsangue et vaincue, les héritiers de cette biocratie poursuivirent ce programme en y ajoutant l'euthanasie et les pratiques systématiques de stérilisation. Hantés par la terreur du déclin de leur «race», ils inventèrent alors la notion de «valeur de vie négative» convaincus que certaines vies ne valaient pas la peine d'être vécues : celle des sujets atteints d'un mal incurable, celle des malades mentaux et enfin celle des races dites inférieures. La figure héroïsée de l'homme nouveau inventée par la science la plus civilisée du monde se retourna alors en son contraire, en un visage immonde, celui de la race des seigneurs revêtue de l'uniforme de la SS.

 

Dans son mémoire de 156 pages, divisé en six parties, Allende exposait donc, en 1933, de la manière la plus académique, des théories scientistes qui avaient été adoptées à la fin du XIXe siècle sur la lancée du darwinisme par les plus hautes autorités de la science médicale européenne. Mais à aucun moment, il ne se réclamait de l'eugénisme

éradicateur qui était en train de devenir en Allemagne la composante majeure de la biocratie nazie. Une seule fois, il employait le terme d'euthanasie pour souligner qu'elle était un équivalent moderne de l'ancienne Roche Tarpéienne d'où l'on précipitait à Rome les condamnés à mort.

 

Et d'ailleurs, c'est à l'école italienne, et non pas allemande, qu'il empruntait la plupart de ses références, et notamment au célèbre Cesare Lombroso (1836-1909), dont l'enseignement avait marqué tous les spécialistes de l'anthropologie criminelle (ou criminologie). Issu de la bourgeoisie juive de Vérone, ce médecin socialiste avait été l'adepte de la phrénologie avant de mettre au point sa doctrine du «criminel-né» à partir d'une bien curieuse expérience.

 

En 1870, il avait cru déceler dans la boîte crânienne d'un brigand toute une série d'anomalies et, de là, il en avait déduit que l'homme criminel était un individu marqué par les stigmates d'une animalité sauvage. En conséquence, il en était venu à rattacher chaque race à une typologie criminelle spécifique. Dans un texte de 1899 sur «Le délit, ses causes et ses remèdes», il avait décrit les comportements délictueux des Arabes bédouins, de certains Indiens et des Tsiganes, en des termes qui, aujourd'hui, relèveraient d'un jugement racialiste. Et il avait ajouté que la criminalité «spécifique des juifs était l'usure, la calomnie et la fausseté, alliées à une absence notoire d'assassinats et de délits passionnels».

 

C'est cette phrase, citée par Allende dans l'avant-dernier chapitre de sa thèse, qui est exploitée aujourd'hui par Farias pour accuser celui-ci, non seulement d'avoir été nazi dès 1933, mais de n'avoir jamais abandonné ensuite son engagement. Sans rien connaître de l'histoire des multiples évolutions de la biocratie postdarwinienne, il se livre donc à une interprétation rétrospective qui ne repose sur aucune étude critique des textes. Certain d'avoir identifié un véritable nazi, Farias poursuit son investigation en affirmant qu'entre 1938 et 1941, Allende, alors ministre de la Santé du gouvernement Frente popular de Pedro Aguirre Cerda, avait rédigé un projet de loi en faveur de la stérilisation des malades mentaux semblable à celui de l'Allemagne hitlérienne. L'ennui c'est qu'en lisant le texte de ce projet qui ne fut jamais voté on s'aperçoit qu'il ne correspond en rien à une quelconque visée nazie. L'objectif des hitlériens était d'éliminer les malades mentaux et non pas de les empêcher de procréer. La nuance est de taille même si les apparences sont trompeuses.

 

Toujours soucieux de démontrer l'indémontrable, Farias en vient à affirmer, sans autre preuve que son propre témoignage oral, que sous sa présidence, Allende aurait protégé de l'extradition un authentique nazi, le colonel SS Walter Rauff, condamné par le tribunal de Nuremberg pour avoir exterminé 96 000 personnes. Or, quand on lit la correspondance de 1972 entre Simon Wiesenthal et Allende (3), on s'aperçoit qu'il s'agit, là encore, d'un véritable détournement des textes.

 

Rappelant que la Cour suprême chilienne avait refusé en 1963 d'extrader Walter Rauff, Wiesenthal s'adressa à Allende, en août 1972, pour lui demander de faire réviser cette décision. Allende intervint alors auprès de la Cour sans obtenir satisfaction. Dans une lettre datée de novembre 1972, Wiesenthal le remercia chaleureusement. (3)

 

Non content de salir la mémoire d'un homme auquel il voue tant de haine, Farias a fait savoir, dans un entretien daté du 7 juin dernier, qu'il avait demandé aux autorités allemandes de débaptiser tous les lieux qui portent encore le nom d'Allende et d'y apposer celui de la poétesse chilienne Gabriela Mistral (1889-1957), connue pour son engagement chrétien auprès des démunis. Farias s'acharne donc à vouloir destituer l'une des figures les plus populaires, avec celle de Che Guevara, de l'antifascisme latino-américain. Entre les lignes de son essai, on devine la présence d'une conviction délirante, malheureusement répandue aujourd'hui, et qui vise à faire du socialisme une doctrine totalitaire semblable au nazisme l'une étant toujours la face cachée de l'autre et de l'héroïsme révolutionnaire l'expression d'une violence qu'il faudrait bannir de la cité à coups de normalisation des corps et des esprits. Mais ce que Farias et ses partisans oublient, c'est que personne ne pourra jamais ôter à un héros la décision de sa propre mort. Or, Allende est mort comme un héros, au sens grec du terme, préférant une vie brève à la longue durée d'une vieillesse soumise. Le 11 septembre 1973, refusant de se rendre à l'ennemi, il fit sortir ses compagnons d'armes du palais de la Moneda puis, à l'aide de son pistolet mitrailleur, il se tira une rafale dans la bouche. Et c'est bien le spectre de cet héroïsme-là qui continue de hanter les consciences méprisables de ceux qui jamais ne connaîtront un tel destin.

 

(1) L'ouvrage est paru simultanément, en mai 2005, au Chili et en Espagne sous deux titres différents : 1 Salvador Allende. Antisemitismo y eutanasie. 2 Salvador Allende: contro los judios, los homosexuales y otros "degenerados". Cf. également: Heidegger et le nazisme, Verdier, 1987.

 

(2) Higiene mental et delincuencia. Cette thèse est accessible sur le site de la Fondation Allende.

 

(3) Cette correspondance est accessible sur le site de la Fondation Allende. http://www.liberation.fr/page.php?Article=310541

 
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PARIS LE 14 JUILLET 2005

RÉACTIONS À L’ARTICLE SUR ALLENDE
 
J. Mendelson
 

Merci pour ce texte bienvenu, face aux poisons qui circulent au Chili, en Espagne, en Allemagne et sur la Toile. Puis-je signaler à Mme Roudinesco qu'à ma connaissance (je peux me tromper !), il n'y a jamais eu de "projet de loi d'Allende sur la stérilisation des malades mentaux"? Au Chili, un "projet de loi" existe quand il est porté devant le Conseil des Ministres avant d'être présenté au Parlement. Dans ce cas précis, Allende avait chargé une commission indépendante de médecins de rédiger un rapport, lequel qui a été effectivement publié par un des co-auteurs dans une publication médicale, mais n'a jamais été approuvé par le ministre Allende (désaccord sur le fond ? manque de temps ?); il n'a donc même pas le statut d'un avant-projet ; en tout cas, il n'engage en aucune façon le ministre. Une dernière remarque, sur l'antisémitisme et le nazime supposés d'Allende : quelques jours après la Nuit de Cristal, Allende signait un télégramme à Hitler dénonçant "la tragique persécution dont est victime le peuple juif" (télégramme du 26 nov. 1938, qui porte le n°1324 dans les archives du Congrès chilien). Si Mme Roudinesco a des lumières sur ce qui motive la hargne de V. Farias, je serais heureux de les connaître... Bien cordialement, J. Mendelson

 
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Jean Garcès
 

L'article de Mme. Roudinesco est très bien construit. Une erreur toutefois: il n'a jamais existé le "projet de loi d'Allende sur la stérilisation des aliénés" dont parle Farias. Le Ministre de la Santé Allende (1939) a rejeté une rédaction qui lui avait été proposée par une commission de médecins indépendants. Ces derniers l'ont publié, sous la signature d'un médecin membre de cette commission, dans une publication médicale. N'ayant pas été approuvé par le Ministre Allende, cette rédaction est morte là. On trouvera plus d'information à ce sujet dans CLARIN-Chili (www.elclarin.cl, section Hemeroteca).

 
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Sandra Salomon
 

À l'attention d'Elisabeth Roudinesco, je me permets d'ajouter, toujours sur le fil Faye-Heidegger et le nouveau politiquement correct se pésentant comme étant "de gauche" en accusant les autres d'être des "nouveaux réactionnaires" voire carrément "nazis" que le vénérable journal l'Humanité a entrepris une interview de Faye en lui glissant cette question innocente insidieuse : ne croyez-vous pas que des intellectuels tels que Arendt, Derrida, Levinas, Lacan, Althusser, Ricoeur , Nancy (je ne sais qui encore, mais il aurait pu aussi ajouter Foucault, Sartre, Merleau-Ponty, Agamben , Axelos, Granel etc. etc. etc. la liste est longue et très incomplète ) ont "manqué de vigilance" (sic) en accordant à Heidegger l'intérêt qu'ils lui ont accordé, dans le questionnement de la démocratie qui fut le leur ?

 

Céder à cela, à cette idée du "manque de vigilance " à l'égard de Heidegger parce qu'"il fut nazi" dit-on comme on dit que certains sont Africains ou Chinois (c'est leur être dans sa permanence substantielle que l'on croit cerner de la sorte) c'est se préparer à céder demain devant ceux qui demanderont condamnation, retrait des ouvrages des rayons des bibliothèques, et changement des noms propres aussi pourquoi pas ? si d'aventure quelques uns d'entre eux traînaient , allez savoir, de ci de là, au programme des études de philosophie, à l'Université, quelques uns des noms parmi ceux cités plus haut, de Derrida à Agamben en passant par quelques bonnes dizaines de ceux qui ont "manqué de vigilance " pour aller chercher inspiration du côté d'un "nazi" très cordialement. Si Farias est emporté par une pulsion mauvaise à salir la mémoire d'Allende, en usant des textes de façon si peu scrupuleuse que cela ne parvient pas à cacher ses interprétations délirantes, il ne faut pas oublier que sa disposition et ses méthodes interprétatives, sa frénésie justiciaire à porter des jugements moraux rétrospectifs pour taxer de "nazi" l'objet de son ressentiment et faire apparaître de manière simplificatrice et magique le nazisme comme l'"autre" absolu dont il serait, lui et ses pairs, nous, aujourd'hui et après-coup, parfaitement indemnes, il ne faut pas oublier que tout cela se dessinait déjà fort bien avec son entreprise contre Heidegger, reposant sur les mémes pulsions, utilisant les mêmes méthodes.

 

Que le réel de l'histoire de Heidegger qui a été tenté de croire au nazisme (non pas jusqu'en 45 mais au tout début, en 33, et alors qu'il pensait le transformer, le spiritualiser, lui insufler l'esprit qui lui manquait) soit différent du réel de Allende, n'efface pas pour autant la dimension de calomnie délirante qui affleurait déjà dans son ouvrage aux allures de règlements de comptes. Attention de ne pas cautionner cette méthode dans un cas, pour la dévoiler pour ce qu'elle est dans un autre, sous prétexte que Heidegger ne mériterait pas, lui, les mêmes exigences de rigueur que Allende, sous prétexte que l'un s'approcha dangereusement d'un engagement nazi, tandis que l'autre mourut en héros.

 

Attention car ce même discours rouleau-compresseur du politiquement correct et de la promotion de la morale et de l'humanisme naïf en guise de pensée (politique, philosophique etc...) sévit ailleurs encore, se répète en plus grave, recommence avec recours à la calomnie, manière facile de se faire une gloire sur le dos de Heidegger (comme d'autres ne vont pas tarder à se la faire sur le dos de Lacan parce qu'il ne militait pas pour l'homoseuxualité, ce qui lui vaudra sous peu d'être lui assimilé à un nazi : vous verrez), j'ai nommé l'épouvantable ouvrage d'accusations délirantes de Faye, qui recueille l'admiration de tous les media , de gauche, bien sûr, se donnant la facilité de "casser du nazi" : toujours chez l'autre, assigné d'autant plus nécessairement à l'accusation que cela rassure sur son propre compte, disculpe, convainc et évite de se poser les questions inquiétantes qui précisément sont celles de Heidegger, bien souvent. Attention de ne pas disculper Faye et Farias quand il s'agit de Heidegger, pour

tenter de sauver Allende de leurs pointes empoisonnées. Si l'intention est bonne, de défendre Allende calomnié, l'objectif n'est pas atteint si l'on concède que la même chose qui est exécrable pour l'un est acceptable pour l'autre.

 
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Michel Slubicki

 

Chère Madame, réagissant à la lecture de votre article sur Allende, permettez moi de vous indiquez que Justice Oliver Wendell Holmes Jr., considéré aux États-Unis comme un des juges les plus important de l'histoire de la Cour Suprême, (défense de la liberté de parole, des pacifistes pendant le première guerre mondiale, etc.) et qui siégea près de cinquante ans, fut dans les années 20-30 partisan de l'eugénisme actif, de ce qu'il appelait l'élimination des "imbéciles". Il demeure cependant le champion de la tradition "démocratique" (à ne pas confondre avec le parti de ce nom). Je suppose que Holmes, natif de Boston, ami de la famille James (Henry et James), etc, fut influencé par Agaziz d'Havard. Je ne suis pas spécialiste de ces questions mais Holmes est un personnage tellement important dans l'histoire constitutionnelle des Etats-Unis que ses positions sont connues du public cultivé.

 

Bien à vous, Michel Slubicki francais émigré aux États-unis depuis vingt ans, habitant Brooklyn, ex prof de philo en France.

 
 

RÉPONSE D'ÉLISABETH ROUDINESCO

 

Cher Jean-Michel Helvig, je réponds à tous les correspondants.

 

1 - à Juan Garcès : je suis heureuse de savoir qu’Allende a rejeté le projet de loi sur la stérilisation des ma lades mentaux. Cela veut dire, une fois de plus, et je m’en réjouis que Farias ne se contente pas d’interprétations délirantes : il invente des faits. Car dans son livre, il publie le projet en l’attribuant à Allende. Il faudra pour être plus clair dans les réponses apporter la preuve définitive qu’Allende l’a rejeté, ce qui voudrait dire, et j’en suis convaincue, qu’il avait évolué et n’était plus attaché en 1940 aux théories de Lombroso, ce qui me paraît logique.

 

2 - à Jean Mendelson. Merci de l’information.

 

3 – à Michel Slubicki. Les théories de l’hérédité-dégénérescence ne sont plus acceptables aujourd’hui. Il faut donc les combattre avec la plus grande fermeté, d’où qu’elles viennent, comme il faut combattre toutes les formes de scientisme et de biocratie qui existent aujourd’hui. 4 - à Sandra Salomon : Emmanuel Faye a eu le mérite d’attirer l’attention sur des textes d’Heidegger qui viennent d’être publiés en Allemagne et qui montrent à l’évidence que celui-ci fut non seulement un véritable nazi mais un lâche. Nous le savions déjà mais cette fois-ci seuls les négationnistes pourront nier cette évidence.

 

En revanche, là où la méthode de Faye est peu sérieuse – bien qu’elle soit différente de celle de Farias dont pourtant il se revendique – c’est qu’il veut démontrer de façon fanatique que Heidegger ne serait pas un philosophe mais un simple idéologue du nazisme et que par conséquent, il faut interdire d’enseigner son oeuvre dans le monde entier. Il y a là une position insensée et forcément réductionniste.

 

Mais il y a plus grave : Faye fait de Heidegger une sorte de docteur Mabuse du nazisme, ayant eu un projet de nazification masquée de la pensée occidentale après 1945 avec grand complot à l’appui. Armé de cette conviction, Faye dérape complètement en accusant tous les philosophes de la deuxième moitié du siècle - Foucault , Derrida, Althusser, etc – d’être responsables d’une divulgation du nazisme dans le monde entier et notamment, à travers des thèses comme celles de la déconstruction par exemple.

 

Mais comme il pense que Sartre est un bon cartésien – et donc du côté de l’axe du bien – il en vient à expliquer que la pensée sartrienne serait exempte de toute influence heideggerienne, ce qui est absolument inexact. Si Emmanuel Faye persévère dans cette voie, il finira par ressembler à Victor Farias.

 

Cela dit, le débat intellectuel est devenu ridicule : car on oppose aujourd’hui les “bons” philosophes (qui refuseraient de lire Heidegger et veulent interdire d’enseignement les 102 volumes de son oeuvre), aux méchants qui seraient tous des nazis. Et du coup, on assimile ces derniers aux véritables négationnistes qui nient en bloc la profondeur de l’engagement nazi de Heidegger. Cela fait la part belle aux négateurs. Je reviendrai sur ce débat.

 
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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 16:19

MARS

Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale

84 rue de Verdun
94 Champigny
 
 

Déclaration du Mars à l’issue du collectif national du 12 décembre

  

Après la motion finale de la réunion nationale des collectifs des 9 et 10 décembre, toutes les composantes du collectif national viennent de s’entendre sur un texte destiné aux mouvements politiques et aux collectifs afin de reprendre le débat qui pourrait permettre de « choisir et construire la candidature la mieux à même de porter l’unité de notre diversité et qui puisse être acceptée par toutes et tous » (dixit).

 

Il s’agit d’une bonne nouvelle qui au final entérine que la réunion de ce week-end n’a pas été entièrement négative. Non seulement elle n’a pas clos notre démarche mais a également posé de nouveaux jalons pour la discussion commune. Tout reste donc possible : l’échec comme la réussite de notre démarche.

 

En précisant également « qu’il n’existait, ou ne s’était exprimé, aucun consensus autour d’une candidature ou d’une méthode pour y parvenir, ni entre les collectifs, ni entre les organisations », ce texte invalide l’idée d’un blocage venu uniquement des mouvements politiques. Nous savons bien qu’à « la base » l’expression majoritaire qui s’est manifestée pour Marie-Georges Buffet ne signifie pas pour autant que les différentes sensibilités qui composent aujourd’hui les collectifs aient fait consensus sur son nom. Pas plus au niveau national que local (un consensus qui, le texte le précise, ne s’est d’ailleurs également pas exprimé sur les autres candidatures) ce qui explique par ailleurs, et tous les observateurs ont pu le voir, que la salle n’ait jamais basculé nettement sur un choix. A ce stade, force est donc de constater qu’aucun nom n’emporte une légitimité qui serait telle qu’elle transcenderait toute ou grande partie des sensibilités qui composent les collectifs et serait à même d’entraîner tout le monde, unis, dans la même campagne. C’est cette question que tous ensemble nous devons maintenant essayer de résoudre.       

 

Dans la période qui s’ouvre le Mars va, comme il l’a fait pendant les deux jours de la réunion nationale, saisir toutes les possibilités pour déboucher positivement. Il est inutile de revenir sur l’importance que revêt la réussite de notre démarche.

 

A partir des enseignements tirés de ce week-end, notamment lors de la commission de synthèse, les mouvements politiques vont indiquer leurs propres réflexions voir propositions. Nous serons extrêmement attentifs à toutes celles pouvant ouvrir un débouché commun.

 

Dans la réunion entre les sensibilités prévue le 18 décembre comme dans les collectifs, nous travaillerons dans le même esprit que lors de la commission de synthèse.

Constatant qu'il n'y avait pas consensus, nous y avions attiré l'attention sur l'extrême intérêt dans la période de la proposition de candidature Jean-Luc Mélenchon faite par René Revol. Elle permettait pour nous d’accroître notre démarche en envoyant un message fort à la majorité des électeurs de gauche du non au référendum – électeurs socialistes mais aussi républicains que le ralliement de JP Chevènement à Royal doit laisser de plus en plus sans voix – sans nous semble-t-il nous couper des franges plus radicales de cet électorat. Nous devons impérativement avoir une discussion politique sur cette proposition à l’aune de nos choix stratégiques et de notre ambition de rassembler toute la gauche du non au 1er tour.  

 

Dans l’optique d’une candidature « trait d’union », nous avions également proposé d’explorer l'idée d'une candidature d'un ou d'une militante communiste qui de façon claire ne tirerait pas sa légitimité et notoriété première de la représentation de son parti. C’est une possibilité que nous serions prêts à accueillir favorablement dès lors qu’elle serait en mesure d’emporter le consensus et, pour commencer, celui du PCF. De la même manière nous envisagerions toute autre possibilité – déjà déclarée ou pas – qui pourrait entraîner le consensus entre les collectifs et entre les sensibilités.

 
Notre état d’esprit est donc résolument constructif.
 

La stratégie à laquelle nous restons tous attachés est historiquement trop importante pour déboucher sur une crise irrémédiable – qu’entraînerait inévitablement toute solution unilatérale visant à imposer une candidature en l’adossant sur une légitimité factice dans les collectifs -  qui ruinerait également la confiance accumulée depuis trois ans. Nous serions tous perdants. 

  

Chaque parti est bien sûr libre de présenter en son nom un candidat en constatant que nous ne sommes pas parvenus à résoudre l’équation des Présidentielles. A l’inverse du cas de figure précédent, cela aurait au moins l’avantage de ne pas ruiner toute chance de poursuivre notre stratégie commune à l’avenir. Mais cela n’empêcherait pas le fort risque de déboucher sur un échec aux élections présidentielles peu propice à rebondir dans l’avenir.

 

On voit donc que la solution à la fois la plus réaliste et la meilleure pour tous reste de recréer les conditions qui, tirant les conclusions de ce week-end, nous permettront de trouver un consensus pour réussir. Dans les semaines à venir le Mars fera tout pour y parvenir.

 
Le Mars – 13 décembre 2006

Pour en savoir plus : 

http://www.lemars.org/

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 13:10

AIDER

Par Jean-Luc Mélenchon
 
Dans les jours qui viennent les traits essentiels de la présence de la gauche dans l'élection présidentielle seront dessinés. Depuis dimanche, le ralliement à Ségolène Royal de Jean-Pierre Chevènement après celui du PRG préfigure la centralité absolue de la candidature socialiste. L'impasse de « l'autre gauche », si elle se confirme, la certifierait. Dans ce tableau chacun est bien pleinement responsable de son sort actuel.
 
Côté socialiste : l'énergie d'une dynamique construite sur le remord du 21 avril s’est nourrie de toutes les révoltes contre la droite. Ensuite, une compétition âpre entre trois personnes et trois lignes a débouché sur une décision claire que personne ne conteste. Côté de « l'autre gauche » c'était l'hésitation. C'est devenu l'impuissance. A présent une débandade pleine de rancoeurs semble s'annoncer. Ici, la contradiction est complète avec l'attente exaspérée d'un ample secteur du peuple de gauche. A l'image de ces milliers de personnes qui se rassemblent dans les meetings de cette gauche, il est à la fois anti libéral et fondamentalement unitaire. Et il est surtout avide d'une recomposition qui lui donne une force politique nouvelle, à l'image de la diversité d'origine de ceux qui le composent. Cependant « l'autre gauche » est, à cette heure, en voie de pulvérisation. Les dégâts impliqueraient toute la gauche. Car si efficace et convaincant que parvienne à devenir ou non le rassemblement qui s'opère autour de Ségolène Royal, qui, pourtant, est prêt à dire qu'il suffira à entraîner la masse profonde de désemparés qui est l'enjeu de cette élection ? Qui, par exemple, est certain que le cancer lepéniste a cessé de ronger les masses populaires que l'arrogance de la droite ne suffit pas à pousser vers l'évanescence de la gauche social-démocrate ?
 
En réponse à ces questions c’est la thèse en faveur de « l'union dans l'union » que je propose avec un nombre croissant de socialistes inquiets du resserrement de la gauche. Nous avons agi de toutes nos forces, de toutes les façons possibles, pour favoriser l'union de « l'autre gauche ». Nous avons voulu être un trait d'union actif et fraternel. Bien des gauchistes s'en sont contrariés. Les sectaires sont aussi de ce côté, rappelons le. Nous n'avons pas toujours été bien compris par certains de nos camarades socialistes. Beaucoup nous ont regardés avec scepticisme. Ils sourient aujourd'hui. D'autres ont demandé des sanctions contre ce qui leur paraissait être une transgression de l'esprit de parti.
 
Quoiqu'il en soit, à cette heure, la dynamique se concentre d'un seul côté. De fait, par exemple, la candidature socialiste de Ségolène Royal semble avoir enjambé le oui et le non de gauche quand elle affiche ses alliances. De fait, l'autre gauche ne parvient pas à trouver le moyen de représenter l'arc de force qu'elle incarnait le 29 mai ! Au contraire, le front se fractionne. D'un côté une dynamique, de l'autre côté une dépression. Tout nom proposé dans la machinerie du « double consensus » chère au « collectif national » est déchiqueté avec plus ou moins de délicatesse.
 
Dorénavant les forces politiques constituées sont traitées avec la même brutalité. Absurde ! Quel peut-être la finalité de la violence qui se tourne depuis peu contre les communistes, leur parti ou leurs décisions collectives? Aucune recomposition de l'autre gauche ne peut se faire sans eux ou contre eux. Dans les conditions actuelles, le Parti Communiste, quelle que soit sa faiblesse électorale, est le lieu de plantation de la force nouvelle. Mais cela non plus ne lui est pas acquis pour toujours.
 
Pourtant il y a urgence. Car il faut y revenir: en France comme dans le reste de l'Europe et du monde il s'agit de passer à l'invention d'une autre voie à gauche, au delà de la faillite du communisme d'Etat et du naufrage de la sociale-démocratie dans le social-libéralisme. C’est le raisonnement fondateur de l’association PRS que je préside. Il est proposé à toute la gauche et non aux uns pour nuire aux autres ! Ce n’est pas un prétexte à dispute pour justifier des répartitions de circonscriptions.
 
C’est le constat que je tire de ce que j’observe à ce moment de la mondialisation libérale. Ce diagnostic, je n’ai cessé de le nourrir d’observations de terrain notamment au fil de mes déplacements politiques à l’étranger, dans les forums sociaux européens ou dans l’Amérique latine des révolutions démocratiques. Je l’ai surtout inscrit dans une réalité militante avec mes camarades en allant par exemple faire un meeting à Berlin sur les enseignements du « non » français avec Oskar Lafontaine et les dirigeants du Linkspartei. Ainsi, quand mon nom a été proposé au pire moment de blocage de la réunion place du colonel Fabien samedi, mes camarades qui ont beaucoup donné de leur temps et de leur énergie m'ont pris au mot de mes propres déclarations à ce sujet. Qu'ils s'agissent d'eux, des communistes ou des républicains de gauche qui ont repris cette proposition, je sais qu’aucun n'a voulu proposer autre chose que ce qui allait avec dans leur esprit: commencer concrètement cette construction politique nouvelle.
 
Trop tôt, trop tard? La réponse sur ce point aussi dépend de la décision des communistes et de leurs instances ce week-end. Ils ont la clef de ce processus. En toute hypothèse nulle force politique  ne peut penser se donner le confort du huis clos. En effet, le nombre à gauche s'intéresse de près à toutes ces constructions dont il est meilleur connaisseur que beaucoup le croient. Mais il le fait dans la limite du raisonnable. Au delà de cette limite, chacun en revient à l'essentiel : comment battre la droite et avec qui ? S'il y a deux propositions gouvernementales solides à gauche, il y aura une compétition dont la dynamique entraînera jusqu'au plus désorienté. Le Pen y perdra. Bayrou y perdra. Sarkozy s’y bloquera. Et donc, toute la gauche y gagnera. Et sinon ? Oui, sinon : quoi ? La vie est si dure pour un si grand nombre ! La logique de l'efficacité politique ne quittera pas les esprits, j'en suis certain Mais  trouvera-t-elle son chemin à gauche jusqu'aux urnes ? L’utilité consistera à l’y aider, quoi qu’il en soit.
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 08:05


Réunion du Collectif antilbéral pour des candidatures unitaires

 
 

de Vitrolles - Marignane- St Victoret .....

 
 
Vendredi 15 décembre 18 heures
 

local du PCF à Vitrolles , 13 rue Jean GOUJON

 
( en face de la clinique)
 
  
 
Après la rencontre nationale des collectifs antilibéraux les 9 et 10 décembre 2006 à St Ouen,  nous vous proposons une réunion du collectif antilibéral Vitrollais le 15 décembre à 18h00.
 

Apres un compte rendu des débats de St Ouen auxquels Malik MERSALi a assisté, nous ferons un point de la situation politique, des enjeux et débattrons de la candidature de la gauche antilibérale.
 
 

Le collectif local compte des militants VERTS, du PCF, du PRS, des syndicalistes, des responsables d'associations et des citoyens.
 
 
 
 
La réunion est ouverte à tous les citoyens intéressés par la démarche d'une gauche antilibérale.


 
 
 
 
Pour en savoir plus :      le site national pour une alternative à gauche
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 22:11



L’histoire n’est pas encore écrite pour l’avenir de la Gauche Antilibérale. René REVOL a proposé dimanche dernier à St Ouen, la candidature de Jean – Luc MELENCHON pour sortir de l’impasse. Il nous délivre ici son argumentaire qui mérite la réflexion. Au - delà d'une candidature à trouver, c'est l'avenir de la gauche et sa recomposition qui se dessine. Nous avons tous un devoir de réussite...

 
DH
 
 

René REVOL, Vice Président de PRS, Porte parole national provisoire de l’appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes

 
Voilà pourquoi j’ai proposé la candidature de
 Jean - Luc MELENCHON
 
 

Signataire national de l’appel unitaire initial du 11 mai, désigné comme porte parole provisoire par l’assemblée des collectifs unitaires antilibéraux en septembre, je n’ai pas ménagé ma peine pour assurer la mobilisation nécessaire dans le pays pour que la gauche de transformation sociale se rassemble sur une candidature unitaire, appuyée sur le projet des 125 propositions versées au débat citoyen dans tout le pays.

 

Car je suis convaincu qu’il est impératif pour battre la droite que le rassemblement nécessaire de la gauche soit fécondée par l’union des antilibéraux. C’est ce que PRS a appelé « l’union dans l’union ». Ce qui m’a convaincu de signer l’appel du 11 mai, c’est donc le fait que celui-ci s’engageait pour une union sans exclusives, avec un rassemblement sans ambigüité contre la droite au deuxième tour, à l’inverse de la position sectaire anti-PS défendue par la direction de la LCR. Je l’ai aussi signé, non seulement du fait de la diversité et de l’unité de toutes les personnalités de gauche de valeur rassemblées sur cet appel, mais surtout du fait que le PCF, en tant que Parti, avait signé cet appel, tant je crois que cette union dans l’union est impossible sans l’implication centrale du PCF.

 

Or malgré la puissance de l’adhésion de notre campagne dans le pays et dans le peuple de gauche, qui s’est manifestée notamment par la participation massive aux meetings, ni les sensibilités qui ont initié l’appel, ni l’assemblée des collectifs réunis à St Ouen les 9 et 10 décembre ne sont arrivés à s’entendre sur les candidatures qui avaient été soumises jusqu’ici au débat. Si elle se confirmait, cette paralysie serait catastrophique. L’absence d’accord sur le nom du candidat ajouté à la désignation de Ségolène Royal par le PS risque de déséquilibrer la gauche et de la conduire à la défaite en 2007.

 

Ce ne serait une bonne nouvelle pour aucun des partis de gauche, pas plus pour mon parti, le PS, que pour le PCF, et sûrement pas pour notre peuple qui serait à nouveau privé d’une issue progressiste à l’état d’urgence politique et sociale du pays. Notre responsabilité est donc écrasante et il faut avoir le courage de faire des propositions pour en sortir. J’ai donc proposé à la commission de synthèse de cette assemblée la candidature de Jean- Luc MELENCHON. En faisant cela j’ai la conviction d’avoir obéi à mon devoir de socialiste et de militant de gauche, facilitateur d’une union dans l’union indispensable pour battre la droite en 2007.

 

D’abord car j’ai pensé que cette proposition était la seule qui permettait de sortir de la paralysie et d’empêcher un échec. Chacun, lorsqu’il réfléchit sérieusement, s’accorde à dire qu’il faut trouver une candidature qui convienne au PCF. Il faut donc entendre les arguments des communistes. Or les raisons positives qui ont été avancées par les communistes pour justifier la candidature de Marie-George BUFFET s’appliquent aussi à Jean-Luc MELENCHON : une personnalité élue, nationalement connue, ayant une expérience politique nationale et internationale, capable d’affronter une campagne difficile, notamment face à des médias dont on a mesuré l’agressivité dans la campagne du Non, en mesure de parler à la population laborieuse et d’être entendue par tout le peuple de gauche, et notamment par l’électorat socialiste.

 

Par ailleurs, les militants de PRS, l’association qu’il préside, se sont largement engagés dans la mobilisation antilibérale depuis la campagne du Non. Leur apport et celui de Jean-Luc MELENCHON a été décisif dans le basculement de cet électorat le 29 mai 2005. Ils ont participé à la constitution des collectifs et à l’élaboration des 125 propositions. Toutes les composantes des collectifs se sont accordées pour reconnaître la sincérité de cet engagement. Aucune exclusive ne doit donc empêcher les militants du rassemblement antilibéral de répondre à la seule question qui vaille : quelle est la candidature la plus efficace dans l’intérêt général de la gauche ?

 

Les collectifs unitaires étaient tombés d’accord sur un objectif clair :

 

Ils ne veulent pas d’une candidature de témoignage, ils ne veulent pas simplement d’une candidature qui maintienne l’union de différentes composantes ; ce n’est pas un président des collectifs antilibéraux qu’il s’agit de désigner ; ils veulent une candidature capable d’entraîner la majorité des électeurs populaires et la majorité des électeurs de gauche. Ils veulent une candidature pour faire gagner la gauche et engager une nouvelle politique de transformation sociale. Or on a constaté lors du vote du 29 mai que Jean-Luc MELENCHON correspondait à un centre de gravité de cette gauche de transformation sociale qui risque de ne plus se sentir représentée.

 

En effet, une grande partie de l’électorat de gauche, et notamment socialiste, est aujourd’hui déboussolée par la désignation de Ségolène ROYAL, qui recentre la candidature des socialistes sur un axe plus libéral et plus sécuritaire. Par ailleurs le ralliement, en échange de quelques circonscriptions, de Jean-Pierre CHEVENEMENT plonge dans le désarroi beaucoup d’électeurs républicains de gauche. Il y a donc un grand risque que tout un secteur du peuple de gauche soit en déshérence. Une candidature authentiquement de gauche, fondée sur les valeurs républicaines et sociales de transformation sociale et d’égalité, pourrait le conjurer.

 

La possibilité existe de fournir une nouvelle offre politique à l’image de ce qui s’est passé outre Rhin avec Oskar LAFONTAINE et le Linkspartei, en Amérique Latine avec les fronts politiques nés au Venezuela ou en Bolivie autour de CHAVEZ et MORALES, au Pays Bas avec le succès électoral du SP. Et cela aura une portée encore plus grande en France. Ne ratons pas l’occasion historique de commencer à le faire dans la République qui a voté massivement Non à l’Europe libérale.

 
Le 11 décembre 2006
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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 17:54


Pinochet est mort, bon débarras. Malheureusement, il n’a pas été jugé pour tous ses crimes. Si la dame de fer, Margaret Thatcher, l'ancien premier ministre britannique, s'est dite "profondément attristée" par sa mort, ce n’est pas mon cas et cela fait un dictateur de moins sur la planète, et cela se fête !
 
DH
 
 
 
 

Augusto Pinochet est mort dimanche 10 décembre 2006, à tout juste 91 ans, sans avoir jamais eu à répondre des crimes commis au Chili pendant les 17 ans de sa dictature (1973-1990) : plus de 3 000 assassinats politiques et un millier de disparitions. Malgré les centaines de plaintes déposées contre lui, il n'a jamais été traduit en justice car sa santé, jugée fragile, et les tergiversations de certains politiques chiliens lui ont épargné tous les procès. C'est donc impuni qu'il quitte la scène.

 

Le dictateur est arrivé au pouvoir lors d'un coup d'Etat sanglant, le 11 septembre 1973. Appuyé par la CIA, il renverse le gouvernement de gauche démocratique. Il est alors commandant en chef de l'armée chilienne. Tandis que des avions bombardent la Moneda, le palais présidentiel, il exige la reddition du président démocratiquement élu, Salvador Allende. Le chef d'Etat socialiste préfère se suicider avec un fusil automatique que lui a offert Fidel Castro. Des milliers de ses partisans sont arrêtés.

 

Certains militants de gauche sont emprisonnés à Santiago, dans le Stade national, qui devient un centre de torture. D'autres sont victimes de la "caravane de la mort", escadron chargé de liquider les opposants au régime. Des fosses communes seront découvertes dans le désert d'Atacama (nord) et dans les villes de La Serena et de Cauquenes.

 

Augusto Pinochet assure ne vouloir rester au pouvoir "qu'aussi longtemps que les circonstances l'exigent" pour protéger le Chili du communisme. Cependant, une fois à la présidence, il explique qu'il a "des objectifs, et non des délais". Il dissout le Congrès et interdit toute activité politique.

 

Il ne fait pas de mystère sur l'identité de celui qui tire les ficelles. "Pas une feuille d'arbre ne bouge dans ce pays sans que ce soit moi qui la bouge", déclare un jour le militaire moustachu, tout en affirmant par ailleurs que les meurtres de prisonniers politiques sont l'œuvre de ses subordonnés.

 

En mai 2005, Manuel Contreras, qui dirigeait sa police secrète (DINA), a affirmé que la responsabilité incombait bien à Augusto Pinochet. Le général Contreras, qui purge une peine de 12 ans de prison pour la disparition d'un jeune dissident en 1975, a fourni à la Cour suprême chilienne une liste décrivant le sort de plus de 500 opposants arrêtés par la DINA. La plupart ont été tués, leurs corps jetés à la mer.

 

D'autres victimes de la répression étaient cependant enterrées. Après la découverte de cercueils qui contenaient chacun deux cadavres, Augusto Pinochet y a vu "une bonne mesure pour économiser de la place dans les cimetières".

 

Au total, en 17 ans, au moins 3 197 personnes ont été tuées pour des motifs politiques, plus de 1 000 ont disparu, et des milliers d'autres ont été arrêtées, torturées ou contraintes à l'exil, selon un rapport officiel réalisé récemment.

 

Avec d'autres dictatures d'Amérique du Sud, dont celle des colonels en Argentine, le Chili a mené l'opération "Condor" pour éliminer les opposants de gauche à l'étranger.

Le général Pinochet a estimé à plusieurs reprises qu'il n'avait pas à demander pardon. Il s'attribuait même en partie le mérite de la chute du communisme. "Je me vois comme un ange bienveillant", déclarait-il en 2004 à une chaîne de télévision hispanophone de Miami. Un an auparavant, il n'exprimait pas plus de regret et précisait même : "Si c'était à refaire, je le referais de la même manière".

 
 
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 20:55


DECLARATION DU COLLECTIF NATIONAL ELARGI
 
 

La réunion du Collectif national, élargi aux représentants des collectifs dans la commission de synthèse, propose d’adresser le rapport de cette commission aux collectifs, aux organisations et sensibilités politiques.

 

Elle leur demande leurs avis et propositions pour dépasser le blocage actuel et aboutir à un consensus.

 

Le collectif national est mandaté pour organiser cet échange qui doit avoir lieu dans un délai raisonnable et suffisamment court. Les modalités de cet échange et la façon dont il sera tranché nationalement seront discutées lors de la réunion du prochain collectif national.

 
 
Le 10 décembre 2006 à 13H00
 
 
COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION DE SYHTHESE DES DEBATS
 
 

A l’image de ce qui est apparu dans les collectifs et qui s’est exprimé hier en séance, la commission de synthèse a acté sa volonté unanime de poursuivre le débat et de continuer à construire le consensus.

 

Il y a eu confirmation et développement des principes énoncés dès la première réunion du 10 septembre :

 

D’abord la nécessité d’une candidature construite collectivement : dans ce sens, les architectures de campagne proposées aussi bien par Marie-Georges BUFFET dans sa lettre adressée aux collectifs, que par Christian PICQUET convergent :

 

- Un nom choisi dans un collectif de candidats qui comprendra les actuels candidats à la candidature ainsi que les principaux représentants des diverses sensibilités,

- Un collectif de porte-parole,

- Un conseil de campagne pluraliste prenant appui sur les collectifs locaux et intégrant des animateurs de ceux-ci ainsi que des acteurs du mouvement social.

 

De même, a été réaffirmé le caractère indissociable des présidentielles et législatives, avec des candidatures qui reflètent la richesse du rassemblement. Les différentes forces politiques présentes ont souhaité rappeler que le rôle principal tenu par le PCF dans cette démarche devait se refléter dans les candidatures aux législatives, notamment par la mobilisation de tous pour la réélection des députés communistes sortants.

 

Dans cette architecture, la question du nom n’a pas pu être réglée.

 

On connaît les trois noms soumis aux débats des collectifs locaux : Clémentine AUTAIN, Marie-George BUFFET, Yves SALESSE.

 

Afin de débloquer la situation, a été avancée par certains l’hypothèse d’une candidature “ trait d’union ” qui pourrait faire le consensus de tous.

 

Dans ce cadre, d’autres noms ont été avancés dans la commission de synthèse :

 

- René REVOL, vice-président de PRS, constatant “ la paralysie qui menacerait notre démarchez ” a proposé la candidature de Jean-Luc MELENCHON.

 

- Plusieurs intervenants ont évoqué la possibilité de la candidature de Claude DEBONS.

 

- La majorité des sensibilités présentes a aussi énoncé le principe que le candidat-e puisse être UN-E MILITANT-E COMMUNISTE identifié avant tout pour sa place dans le mouvement social.

 

Un des intervenants, représentant les objecteurs de croissance, a souhaité le retour de José BOVE en indiquant même qu’il pourrait en être d’accord mais sans plus de précision.

 

Aucun consensus ne s’est dégagé de la discussion. Pour l’heure, il n’y a pas de double consensus, ni sur le nom, ni sur la méthode pour le trouver.

 

Tenant compte de cette situation, la délégation du PCF et plusieurs délégués des collectifs locaux présents, ont estimé que le choix le plus partagé des collectifs locaux étant celui de Marie-George BUFFET, il était possible de construire un consensus sur sa candidature.

 

Les autres sensibilités et plusieurs délégués des collectifs locaux présents ont estimé pour leur part que la candidature de Marie-George BUFFET ne faisait consensus, ni parmi les forces politiques, ni dans les collectifs locaux, et qu’il fallait continuer à chercher une candidature pouvant faire consensus.

 

La piste d’une votation citoyenne fin janvier a été encore proposée par le MARS comme recours. Elle a été écartée par le plus grand nombre.

 
 

Le 10 décembre 2006.

 
 

Pour en savoir plus : www.alternativeagauche2007.org

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 12:23

Pour une candidature d'Union…
 

A l’heure de la réunion des collectifs nationaux pour une Gauche Antilibérale, plusieurs personnalités du monde de la culture, ayant milité pour le non de gauche au référendum du 29 Mai 2005 sur le projet de constitution européenne, ont décidé d'entreprendre, ensemble, une démarche concernant les prochains scrutins en France. A la suite d'échanges, animés par le désir de chacun d'intervenir afin que le projet de candidature unitaire antilibérale ne soit pas mort-né, ils ont adopté le texte suivant :

 
 

Qu’une gauche vraiment à gauche se reconstruise est, à nos yeux, un événement salutaire comme la France n’en a plus connu depuis des années.

 

C’est pourquoi l’idée d’un collectif, d’un « nous », opposé à la personnalisation caricaturale de la vie politique, réunissant tous les courants anti-libéraux, autour d’une candidature d’union à l’élection présidentielle et de candidats communs aux élections législatives, nous a convaincus et enthousiasmés.

 

Aujourd’hui, à force d’entêtements des uns et de renoncements des autres, la cacophonie semble vouloir reprendre le dessus.

 

La dispersion serait meurtrière pour tous. A commencer pour ceux qui souffrent le plus des inégalités galopantes et de la désespérance sociale.

 

Ainsi, faute d’alternative crédible, serait facilitée l’alternance à l’anglo-saxonne cadenassée par le libéralisme destructeur ou le social-libéralisme impuissant, avec un Le Pen en embuscade.

 

Il n’est pas trop tard, nous l’espérons, pour mettre en garde toutes les parties prenantes contre cette logique de la défaite.

 

Nous leur demandons de se remettre au travail, dans un nouvel esprit, pour aboutir ensemble. Nous invitons à ce que soient dépassés, dans ce but, les réflexes de partis et leurs modes de désignation  des candidats, les réactions personnelles, les rivalités fratricides.

 

Nous nous engageons, si le rassemblement anti-libéral était ainsi relancé, à lui apporter tout notre concours.

 
Signataires ;
 
Ariane Ascaride,                  comédienne
Jean Ferrat,                          chanteur
Robert Guédiguian,             cinéaste
Michel Onfray,                       philosophe
Ernest Pignon-Ernest,         plasticien
Gérard Mordillat,                  écrivain, cinéaste
Marcel Trillat,                        réalisateur de télévision
 
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 22:18


Laïcité, interpellation d’un internaute

  
J’ai reçu récemment ce mail, posté à partir de mon blog. Comme il 
s’agissait semble – t – il d’une attaque, et que l’internaute souhaitait
une réponse de ma part, je ne me défausse pas et donne ma réponse
publiquement, mes réponses sont dans le texte en bleu.
  

Mail reçu le 22/11/06 de d………@skynet.be
 
« Vous parlez d'athée dont l'humanisme est source de vie autant que 
peut-être la croyance en Dieu. C'est un laïc qui dit cela et qui n'a
jamais expérimenté Dieu. Dieu ce n'est pas croire comme un laïc -
uniquement avec la tête - mais c'est vivre avec le cœur l'expérience
d'Amour. C'est comme l'amour entre les êtres, cela ne s'explique pas,
ne se conçoit pas. L'Amour, Dieu est expérience, bonheur, liberté,
sacré. Et l'expérience de Dieu dans son être profond, il faut l'avoir
découverte, expérimentée pour en parler.
 
Il n'y a que les cons qui parlent de ce qu'ils ne connaissent pas ». 
 
Merci, un peu sectaire, non ?
 
« La comparaison entre humanisme source de valeur autant que 
peut l'être la croyance en Dieu est nulle. Je vous le dis. C'est une
faute de logique.

En plus je vais vous dire que Dieu et la religion sont deux choses
différentes. Vous confondez les deux. La religion est affaire d'hommes
et imparfaite comme votre religion laïque. Moi je parle de Dieu qui
existe bien avant que l'homme a inventé la religion. »
 
Je suis d’accord qu’il ne faut pas confondre DIEU et la religion 
« gérée » par des hommes, mais la laïcité n’est pas une religion !

« Comment diriger la cité sans une référence transcendantale si ce
n'est la logique limitée de l'être humain dans la laïcité ? »
 
Et pourquoi pas ? C’est vrai que BUSH est parait –il investi 
d’une mission divine. On voit le résultat…


« L'être humain n'est que ce qu'il est et cela veut dire peu de chose
 - poussière - sans la dimension transcendantale qui l'éclaire, le
porte et vit son frère comme un frère d'Amour et non comme quelqu'un
 a exploité comme le bel ultralibéralisme que vous amenez.


Vous ne pouvez comparez Dieu vécu, car vous ne le connaissez pas,
vous ne l'avez jamais rencontré aux bonnes volontés de l'humanisme
dont vous vous réclamez.

L'enfer en est pavé de bonnes volontés.
 
Tous les peuples ont d'une façon ou d'une autre eu recours aux intuitions
spirituelles, au sacré, à la dimension qui transcende la raison des
hommes limités et dans le temps et dans l'espace et dans leur
compréhension des choses que nous sommes.


La France est le fer de lance de la laïcité. On voit dans quel état elle se
 trouve. Des banlieues en feu, des pompiers que j'ai vu hier à la télé qui
se comportent comme les voyous de vos banlieues, un Le Pen qui devait
être au pouvoir sans la manipulation de la particratie et j'en passe et des
meilleures. »
 
Tiens, tiens ! Le rapprochement est fait entre Le PEN et les intégristes…

« Vous foncez dans le mur, privé de la Lumière qui nous vient de la profondeur
 de l'être et que vous refusez et que tous les peuples depuis des millénaires
utilisaient pour diriger leurs cités. Ceux qui se sont coupés de ces racines
sacrées sont allés à leur perte et les cas sont nombreux.


Au nom de la laïcité vous allez devenir le premier pays musulman d'Europe
sous peu. Et croyez-moi les musulmans sont religieux et vivent encore des
 valeurs essentielles porteuses d'énergies essentielles et c'est sous ce joug
 que vous allez cohabiter. »
 
Je crois qu’il faut parler franchement. Vous assimilez que la laïcité 
protège ou favorise la religion musulmane au nom d’une autre que
vous n’osez pas citer, la religion chrétienne. C’est logique, dans votre
pensée intégriste et apparemment d’extrême droite, mais la laïcité
 justement a pour objet que chacun vive ensemble dans la cité dans le
 respect des pensées religieuses de chacun qui sont du domaine du privé.
 
« Je ne parle pas de religion, mais de valeurs puissantes, essentielles, 
spirituelles qui passent notamment par la religion mais par d'autres portes.
C'est de ces valeurs là que l'Occident s'ampute, se coupe et va à sa perte.


C'est sans énergie essentielle que nous affronterons le bouleversement
mondial. Les pays qui vivent le sacré, le spirituel nous dominerons. Nous
sommes déjà en belle voie.


Le transcendantal se trouve partout et en toutes choses et pas seulement
dans le religieux. Vous croyez que la laïcité est la solution pour éviter les
 guerres de religion. OK. Faute de débat contradictoire en France avec les
 musulmans, ce sont eux qui dès maintenant ont gagné Poitier. La bataille
est terminée. Il n'y avait qu'un candidat, qu'un gagnant car la France n'a pas
de force spirituelle à utiliser pour entrer en relation avec les frères musulmans.


Je vous dire que le vide spirituel dans lequel on s'enfonce est notre perte.
 Cela n'est pas religieux. Qui transmettra ces valeurs essentielles dont
l'ultralibéralisme se fout d'ailleurs. Son souci est le profit, la rentabilité au
mépris de la liberté, de l'amour que renferme l'autre.


C'est là le piège. »
 
Je suis d’accord pour l’ultralibéralisme, mais la solution pour moi, 
n’est pas la religion ou Dieu !

« Il faut que chaque citoyen soit un consommateur dont la tête a été vidée
 et qui consomme. Il faut qu'il ne se pose pas de question, il doit consommer
. Le projet réel est là à vos bonnes paroles sur les droits de l'homme et autres
associations pleines de bonnes intentions.

Le monde n'a jamais été aussi barbare et n'a jamais été capable d'aussi
grandes nuisances qu'actuellement. sur tous les plans.

Je vais en rester là.

Je suis tombé sur votre site, j'ai lu et je me suis exprimé.

Ne nous faites pas prendre des vessies pour des lanternes. On endort le
 peuple et il sera le premier à le payer d'ailleurs cela est en bonne voie
avec les sociétés qui vont s'installer dans les paradis sociaux.

Vous n'aimez pas l'homme. Vous vous aimez et vous aimez la possession,
 l'argent, le pouvoir et vous n'aimez pas l'humanité. Je le pense. »
 
Si vous pensez cela de tous les laïcs, cela me parait encore un fois 
très sectaire. Je m’excuse on peut avoir des valeurs morales, sans
pour cela être croyant, et réciproquement (voir l'attitude du Vatican
lors de la seconde guerre mondiale).

« Vous n'avez pas découvert l'Amour de Dieu et vous ne pouvez pas en
parler. »
 
Chacun son truc. Pour moi, je rappelle que « Dieu n’est qu’une 
hypothèse ».

« Alors ces quelques mots pour m'insurger contre les blasphème sacrilège
 de comparer votre humanité à la croyance en Dieu. La foi et je me répète
 ce n'est pas de croire en Dieu mais de le vivre à chaque instant et par
rapport aux frères humains. C'est cela l'humanité. Je n'aime pas le votre
vide de Dieu et plein de titre de philosophe ou je ne sais quoi.


J'attends de vos nouvelles. »
 
C’est fait !
 

 
A la lecture de ce mail, il apparait plus que nécessaire  de défendre la 
Laïcité
, valeur essentielle qui permet  la tolérance et la distinction entre
 ce qui relève du privé et du public et de se battre contre tous les intégrismes
 religieux
quels qu’ils soient…
 
Au détour du phrase de cette internaute, il est facile de faire le lien entre 
l’intégrisme chrétien et l’intégrisme politique, en l’occurrence, la pensée
d’extrême droite et du FN. Pour la petite histoire, c’est cohérent avec
l’histoire du FN, mais en décalage avec le dernier discours de Le PEN
sur la laïcité…
 
Pour finir, bien qu’athée aujourd’hui, chrétien d’éducation, je respecte toutes
les croyances, tout en ayant mes propres convictions (*).

La Laïcité est un combat de tous les jours...
 
A suivre, DH


 

(*) La notion de « Dieu » a été inventée comme antithèse de la vie – en elle se résume, en une unité épouvantable, tout ce qui est nuisible, vénéneux, calomniateur, toute haine de la vie.


La notion d’«au-delà», de «monde vrai» n’a été inventée que pour déprécier le seul monde qu’il y ait –pour ne plus conserver à notre réalité terrestre aucun but, aucune raison, aucune tâche !


La notion d’«âme», d’«esprit » et en fin de compte, même d’«âme immortelle» a été inventée pour mépriser le corps, le rendre malade - « sacré » - pour « apporter à toutes les choses » qui méritent le sérieux dans la vie – les questions d’alimentation, de logement, de régime intellectuel, les soins à donner aux malades, la propreté, le temps qu’il fait – la plus épouvantable insouciance !


Au lieu de la santé, le « salut de l’âme » - je veux dire une folie circulaire qui va de la convulsion de la pénitence à l’hystérie de la rédemption ! La notion de « péché » a été inventée en même temps que l’instrument de torture qui la complète, la notion de "libre arbitre ", pour brouiller les instincts, pour faire de la méfiance à l’égard des instincts une seconde nature.

 

NIETZCHE, ECCE HOMO, Pourquoi je suis un destin, § 8.

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