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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 11:44



Lecteur assidu de Charlie HEBDO, je lis avec attention chaque semaine la page d’Oncle Bernard, pseudo de Bernard MARIS, professeur d’université à paris VIII, et auteur de nombreux livres. Je vous conseille d'ailleurs son antimanuel d'économie (1 - Les fourmis, 2 - Les Cigales);

 

Bernard MARIS intervient de plus en plus à la télévision et à la radio et c’est une bonne chose, pour enfin pouvoir donner d’autres arguments que la pensée unique libérale d’un Jean – Marc SYLVESTRE par exemple…

 
Son interview dans LIBE du 28 novembre est intéressante à lire…
 
DH
 
 

Bernard Maris, économiste, publie la suite de son «Antimanuel d'économie»:

 

«La mondialisation n'est pas heureuse,

elle est sadomaso»

 
 
 

L'économie, ça s'apprend, mais ça se désapprend aussi. Dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie (1), Bernard Maris, prof à l'université Paris-VIII, ausculte «les cigales» après avoir contemplé «les fourmis». Un livre lumineux. Entretien-divan sur un grand malade : le capitalisme.

 

Alors, le capitaliste, maniaco-dépressif ou accumulateur-compulsif ? 

 

Un enfant angoissé. Un boulimique, un de ces confituriers, comme disait Keynes, qui met ses «richesses sous terre», hors d'atteinte de la société. Il est aujourd'hui un de nos maniaques du CAC 40, qui accumule les stock-options sans jamais restituer aux hommes la liquidité dont il les saigne. Il est un gérant de fonds de pension qui vit vieux mais infantile, pense quantité de vie et d'argent, pas qualité de vie et partage. Il est ce cupide qui finit «homme le plus riche du cimetière», disait Max Weber. Il grignote du temps pour ne pas en jouir. Et mourir au moment où il pourrait en jouir.

 

Le travailleur, lui, vit culpabilisé, ne travaillant pas assez, pas assez longtemps, pas assez vite... 

 

Il accepte la souffrance. Il se couche devant les «servitudes volontaires». Le nouveau Sisyphe, qui roule sa pierre. Voyez la violence actuelle des charges contre les 35 heures ! Elles posaient pourtant la question d'un nouvel humanisme : la qualité de la vie. Elles sont dangereuses, nous dit le capitaliste. Au rêve de la fin du travail, on oppose le travail sans fin. Au possible épanouissement dans le boulot, on oppose la compétition à marche forcée. C'est la surveillance minable, les minuscules rivalités de bureau, le besoin d'être devant l'autre, «la rivalité mimétique» que dénonce René Girard. La pulsion de meute.

 
Un système malin, donc ? 
 

Au sens «pervers», qui laisse entendre qu'il faut s'autodétruire pour croire survivre. L'orchestre, façon Titanic, continue à jouer pendant qu'on coule. A l'époque, il y avait au moins la «pédagogie de la catastrophe» : on améliorait les radars. Là, on court au suicide. On sait sur l'effet de serre, les ressources finies de la Terre. Mais on fonce...

 
C'est la nouvelle religion du siècle ? 
 

C'était la prédiction de Marx. Mais, si c'était la nouvelle religion, on serait presque soulagé, heureux. Là, on est dans la flagellation. On se dit : «Tu n'y peux rien, il n'y a pas d'alternative, c'est la fin de l'histoire, c'est ton destin de hamster dans sa cage.» Qui gère le monde aujourd'hui ? Les multinationales, ces nouvelles «bienfaitrices» de l'humanité. Regardez Warren Buffet, qui file 30 milliards de dollars à la Fondation Gates en disant qu'il rend l'argent qu'il a pris afin de faire le bien de la santé publique mondiale... Les firmes se veulent «parfaites». Mais c'est quoi la perfection de l'efficacité ? La mort de l'efficacité, car trop d'efficacité tue l'efficacité. Trop de recherche de gain de temps tue le temps. C'est la dernière rareté, le temps. Le capitalisme, c'est la «manducation», disait Georges Bataille, la consommation des êtres et de la nature. Autophagique. La mondialisation n'est pas heureuse, elle est sadomasochiste...

 
On se trouve donc dans une totale déshumanisation de l'économie ? 

Sous couvert de prospérité et de progrès, le néocapitalisme gomme la notion de l'autre. Y compris de son ennemi. Avant, c'était simple : il y avait le patron, les syndicats, le travailleur. Le travailleur pouvait péter la gueule de son boss. Aujourd'hui, l'ennemi est partout. Du collègue de bureau au travailleur textile chinois en passant par le plombier polonais. La notion de lutte des classes a explosé : elle est aussi forte dans la classe qu'entre les classes. Le capitalisme préfère l'agitation stérile à l'introspection. On consomme par mimétisme. On se réfugie dans le futile, relevait déjà Pascal. Formidable civilisation que celle où le déchet devient la première marchandise ! Une civilisation Thanatos, barbare, pas très Eros. Chaque phase d'expansion du capitalisme s'est d'ailleurs traduite par une guerre...

 
Le système prospère-t-il avec les insécurités économiques ? 
 

Il règne avec le prix de l'angoisse. Prenez les fonds de pension, alimentés par les petits vieux qui veulent voir leur cagnotte prospérer, tout de suite, avec des rendements à 15 %. Ces 15 %-là, c'est le prix de l'angoisse. Si les patrons de l'économie actuelle étaient jeunes, l'économie serait moins anxiogène ! Le débat autour de la dette de la France, c'est la même logique. On nous dit : «Vous êtes ruiné, vous hypothéquez les générations futures.» Mais un pays qui épargne 15 % de son PIB et dont la majorité de la dette reste en France n'est pas menacé. C'est faire peur pour dégraisser, pour pousser à la «valeur-travail».

 

Pour y échapper, il faut, dites-vous, regarder où est la création, où est la valeur ? 

La création de valeur n'est pas dans la concurrence, mais dans la coopération. Il y a tant d'action gratuite dans la vie que l'on ne voit pas, que l'on ne valorise pas. Et que le marché siphonne ou récupère. Le marché a mis des barrières, des péages, de l'argent partout. Or l'anticapitaliste par excellence, c'est le chercheur. Il ne peut pas être dans la compétition, doit penser don contre don. La création est le passager clandestin du capitalisme. La création, c'est poétique. La création, c'est l'antimarché. C'est ne pas savoir où aller quand le marché dit que c'est là qu'il faut aller. C'est sortir des sentiers battus. A Berne, Einstein ne branlait rien à l'Office des brevets : il y a pensé sa théorie de la relativité. «Je vois des chercheurs, pas des trouveurs», disait de Gaulle. C'est stupide... Si on avait cherché l'Internet, on ne l'aurait pas trouvé. La face émergée de l'iceberg, la valeur marchande, ne voit pas la face immergée : la recherche. Les fourmis, égoïstes, épargnantes, ne sont rien sans les cigales. Pour créer de la richesse, il faut de la gratuité, de la beauté inutile. De l'anticapitalisme, en quelque sorte...

 

Libération : mardi 28 novembre 2006

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
26 décembre 2006 2 26 /12 /décembre /2006 11:37


C’est Noël sur OVER-BLOG

 
 

J’ai eu la chance de découvrir à Noël que l’hébergeur de mon site, Over-Blog, totalement gratuit, je le précise, vient de me faire passer en « mode privilège ».

 

Cela récompense l’audience de ce blog.

 

Cela me permet de disposer d’options supplémentaires. Ainsi je bénéficie dorénavant de  statistiques plus détaillées et de la faculté de filtrer les commentaires. Ainsi dorénavant, les commentaires ne seront visibles ou pas qu’après mon accord. Que les habitués de ce blog ne s’étonnent pas de ne pas voir apparaitre directement leurs commentaires.

 

A tous ceux qui sont tentés par l’aventure du Blog, je conseille Over-Blog pour sa grande facilité d’utilisation et le bon référencement sur Google et Yahoo.

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 16:55


Un peu d’humour à la veille de Noël…

 
 

Avec pour commencer, un conseil de prudence par rapport au Père Noël. Assurément il faudra le changer en 2007 !

 

Pour ceux qui hésitent encore sur leur vote à la présidentielle de 2007, je leur propose ce petit jeu pour vous aider à vous choisir.

 

Et Bonnes fêtes de Noël à tous les internautes…

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 14:50



Une recomposition inéluctable

 

Par François DELAPIERRE (PRS)

 
 

Le paysage politique à gauche pour la présidentielle de 2007 achève de se fixer.

 

Nous vivons l’épilogue de la démarche engagée par de nombreux militants et organisations pour constituer un rassemblement antilibéral de gauche et présenter des candidatures communes aux élections de 2007. L’objectif des initiateurs n’est pas atteint. Il s’est en effet révélé impossible de trouver un consensus sur un nom permettant le rassemblement de toutes les composantes. Parce qu’elle n’est pas parvenue à s’élargir, la démarche s’est régulièrement rétrécie. Il y a d’abord eu le refus de la majorité de la LCR qui a préféré présenter en solitaire Olivier Besancenot, puis le retrait de José Bové. Même moins nombreuses, les composantes n’ont pu s’accorder sur un candidat commun. Dans ces conditions, après avoir échoué à convaincre ses partenaires de soutenir la candidature de Marie-George Buffet, le Parti communiste a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa secrétaire nationale à l’élection présidentielle.

 

Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. L’autre gauche manquera à la gauche. Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir plus qu’une opération électorale mais un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein entre les tenants du maintien des partis qui la constituent, ceux qui prônent la naissance d’une formation communiste élargie, les partisans d’une espèce de PSU (le Parti socialiste unifié des années 70 qui rassemblait les courants très divers de la gauche non communiste et non SFIO) de la gauche alternative, voire ceux qui aspirent à une recomposition incluant des socialistes à l’image du Linkspartei allemand. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche.

 

Le processus par lequel les forces politiques se réorganisent pour exprimer la réalité des rapports de force sociaux est long et complexe. Il affronte ses propres inerties. Mais nous savons qu’au lendemain des chocs du 21 avril et du 29 mai, la recomposition politique de la gauche est inéluctable. Elle est même engagée. Le Bureau national du PS ouvre désormais ses réunions avec des représentants du PRG et du MRC. Le futur statut de Désirs d’Avenir, objet hybride, association politique animée par une candidate à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses conjectures. Les composantes de l’autre gauche vont bientôt faire connaître leurs orientations stratégiques. La direction du PCF maintient les choix de son Congrès qui a écarté la ligne traditionnelle de la candidature communiste à l’élection au profit d’un rassemblement de la gauche antilibérale. Elle annonce des initiatives pour les législatives. Des élus communistes réfléchissent de leur côté à d’autres stratégies. Quant aux Verts, après avoir débattu d’un rapprochement avec Nicolas Hulot, ils n’ont pas encore finalisé d’accord politique et électoral avec le PS. La LCR, elle, n’a pas encore recueilli les 500 signatures pour présenter Olivier Besancenot et connaît de vifs débats internes.

 

Pour l’heure, on discerne une accélération de la tendance au bipartisme. Celui-ci est la règle dans plusieurs pays européens. Mais il est étranger à la tradition politique française. Certes l’élection présidentielle version Cinquième République pousse dans ce sens. C’était même un objectif de certains de ses promoteurs. La mécanique du vote utile semble aujourd’hui tout emporter, à gauche comme à droite, renforçant le duel Sarkozy/Royal. Pourtant notre pays a toujours connu une diversité politique beaucoup plus large : la droite comme la gauche y sont de longue date plurielles. Et une troisième force, l’extrême droite prétend recueillir les déçus des deux camps.

 

Dans un tel contexte, le principal danger du bipartisme serait de pulvériser des formations peu influentes électoralement mais dont l’ancrage populaire est indéniable et de réduire les deux organisations dominantes à de simples machines électorales liées aux grandes masses par le seul biais des sondages.

 

Pour un républicain socialiste, la première mission d’un parti de gauche est l’éducation populaire sans laquelle le changement social ne peut être ni voulu, ni pensé, ni construit par le grand nombre. Partout où elle ne s’appuie pas sur la politisation et l’implication du peuple, la gauche est en difficulté. Partout où elle parvient à le faire, elle est à l’inverse victorieuse. C’est vers cet objectif que doit se tourner la recomposition politique d’une gauche à réinventer. Non pas cultiver des patrimoines électoraux mais s’adresser à la grande masse des désorientés qui ne savent vers où se tourner. A ceux qui sauront le faire, la récompense électorale sera donnée de surcroît.

 

Pour en savoir plus : http://www.pourlarepubliquesociale.org/

 
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 07:26

FIN DE PARTIE, par Jean -  Luc MELENCHON (*)
 
 
C'est fini.
 
La réunion des organisations membres des collectifs unitaires anti libéraux a constaté qu'il n'y a pas de consensus pour proposer une candidature commune à l'élection présidentielle. C'est une grande déception, je l'ai dit en répondant à Jean-Michel Apathie ce matin sur RTL. Je formule ici mon avis sur la question en ayant bien présent à l'esprit qu'il faut peser les mots pour ne pas ajouter aux dégâts.
 
Je crois particulièrement vain le procès fait au Parti Communiste à ce sujet et à Marie Georges Buffet. Je ne parle pas de ce que les communistes se disent entre eux ni du ton sur lequel ils le font. C'est leur affaire. Et comme souvent en de pareils cas, une bonne partie des codes en vigueur sont illisibles de l'extérieur. Ce que j'en dis n'est pas non plus seulement en pensant qu'il y aura un lendemain à tout cela et qu'il faut protéger ses chances, si ténues qu'elles soient. C'est aussi par honnêteté intellectuelle. Il n'est pas vrai que le projet a échoué d'une pièce à cause du PC.
 
Le retrait de Besancenot puis de Bové avait déjà largement installé le paysage dans lequel le reste du mouvement s'est ensuite dilué. Les pétitions intempestives contre la candidature de Marie Georges Buffet ont creusé des plaies inutiles et offensantes. En fait, dans la dernière longueur, le système a géré des queues de comètes. Il l'a fait avec courage, ténacité mais aussi une dose considérable d'ambiguïtés dont, pour finir, chacun est sorti à ses dépends. Très souvent, les formules utilisée ont montré qu'on ne sortait pas d'une adaptation étroite au système présidentiel, les uns proposant sa mise en scène au goût du collectif (porte paroles nombreux, présence partagée etc...) d'autres le récusant naïvement dans les termes les plus contradictoires: (un candidat qui n'en soit pas un, ou bien le plus petit commun dénominateur, ou bien le visage le plus médiatisable). Je n'entre pas dans la description des mille et unes variantes ni des épisodes qui ont exprimé tout cela. A la fin, tout sombrait dans le dérisoire et par instant même dans le folklore. Mais au fond l'essentiel ne s'est donné à voir qu'en fin de parcours.
 
S'agissait-il de mettre en forme le parti des collectifs comme si ceux ci étaient une réalité totalement autonome?
 
S'agissait-il de préfigurer une force communiste élargie?
 
S'agissait-il de formuler une "offre politique nouvelle" comme l'est le Linkspartei en Allemagne, le parti socialiste hollandais et ainsi de suite dans toute l'Amérique latine, tirant le bilan du double échec du communisme d'état et de la social-démocratie ?
 
On peut dire que ces trois formules ont beaucoup de points de passage communs et que de maintes manières elles ne sont pas contradictoires. On peut même affirmer que de bien des façons aussi elles sont complémentaires et à tout le moins mutuellement compatibles.

Mais les contradictions existent aussi entre ces trois scénarios. Elles sont particulièrement sévères dans certains cas. Par exemple il est évident que des socialistes et des républicains et leurs électeurs ne peuvent se sentir être impliqués par la fondation d'une force communiste élargie. Dès lors nous n'avons aucune part à prendre pour savoir qui de Marie Georges Buffet ou de Clémentine Autain est la plus à même d'incarner cette force communiste. C'est l'affaire de la mouvance communiste. Je pense que cette évidence permet de comprendre que tout est dans le point de départ.
 
Si pour construire une nouvelle voie à gauche il fait d'abord s'impliquer dans la construction d'un nouveau Parti Communiste, nous attendrons que ceux qui en ont la charge aient fini leur travail. Je n'ironise d'aucune façon. Je veux seulement souligner que beaucoup se joue dans le point de départ que l'on se fixe. En toute hypothèse on ne participe pas à une élection de cette importance pour atteindre des objectifs partidaires ou réaliser des schémas théoriques. On le fait pour proposer une alternative concrète au gouvernement du pays. Il s'agit de proposer un vote utile, c'est à dire capable d'être majoritaire à gauche pour battre la droite et engager un programme de transformation sociale à la mesure de l'exaspération populaire contre le vau l'au général de la société libérale pour le très grand nombre de la population. Dans cette vision, le programme est premier, puis la forme de l'outil politique et la stratégie y sont directement corrélées. Dès lors chaque nom proposé pour porter ce projet correspond non à un profil médiatique ou a un compromis des egos mais à une population politique à atteindre et à entraîner.
 
J'en reste là aujourd'hui. Le reste devra être pensé le stylo à la main. A plusieurs mains et plusieurs têtes. Le moment est plutôt à prendre la mesure des conséquences de l'absence d'une candidature commune de l'autre gauche. Il y a en a trois au moins. Une partie de l'électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) -désorientés (par l'absence d'alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l'indifférence écoeurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu'elle parait la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire : être présent au deuxième tour et battre la droite. Le concept de vote utile se nourrit beaucoup de l'idée que d'autres votes ne servent à rien. Selon moi ces trois conséquences de l'échec de l'autre gauche se nourrissent l'une l'autre. Ensemble elles aggravent la volatilité de la situation, l'approfondissement de la crise politique et de l'état d'urgence. Rompre cette spirale. Voila où il est urgent d'agir. C'est cela l'utilité à cette heure, je crois.
 
(*) 20/12/06, pour en savoir plus :
 
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 10:17



Le paradoxe avec le FN c’est qu’il augmente son audience chez les ouvriers et les chômeurs, alors qu’il propose un véritable programme antisocial. Il surfe depuis 40 ans ou plus sur l’immigration qui serait la cause de tous les maux de la terre, en se gardant bien de s’appesantir sur son réel programme taillé sur mesure pour les plus riches, lui le premier !

 
 
 

Le programme taillé sur mesure pour les plus riches, du FN doit être largement diffusé, afin que personne ne soit abusé. Ce blog y contribuera.

 
 
 
DH
 
 
 

Le programme antisocial de LE PEN

 
 
 

Le FN : Un programme taillé sur mesure pour les riches (*)

 
 
 

Derrière les clameurs du FN contre « l’establishment » et ses déclarations en faveur des français modestes, se cache en fait un véritable conservatisme libéral. Le parti d’extrême droite s’appuie sur les vielles recettes éculées du capitalisme.

 
 
 
TRAVAIL - RETRAITE
 
 
 

FN : « Avec ces patrons entreprenants, nous entamerons donc une large concertation visant à supprimer les contraintes administratives et fiscales superflues qui pèsent sur la création d’entreprises et sur l’embauche (…). »

 

« Ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus doivent pouvoir le faire ».

 

« Il faut donc revenir à un principe simple : Celui de la liberté du travail. Celle –ci doit permettre à ceux de nos compatriotes qui le désirent de travailler plus longtemps, afin de bénéficier d’une retraite plus confortable (…). » «  Encore faut-il que le fruit de ce travail ne soit pas ponctionné de manière confiscatoire par un Etat pléthorique et gaspilleur ».

 
 
 
 
 

HD : Le Front National est favorable à la flexibilité du temps de travail » et s’oppose à une réduction du temps de travail sans baisse de salaire. On voit clairement transparaitre le discours patronal. Le discours Frontiste joue le mutisme en matière de profits. Pis encore, il veut les augmenter d’avantage en multipliant les cadeaux fiscaux aux entreprises : allégements de charges, suppression de l’impôt sur les sociétés, suppression de la taxe professionnelles… Quant à l’augmentation des salaires, il n’en est pas question. Pour augmenter le pouvoir d’achat, le FN propose exactement la même chose que l’UMP : « travailler plus ».

 
 
 
IMPOTS :
 
 
 

FN : «  Nous instaurerons d’abord 4 tranches d’impôts sur le revenu, elles s’échelonneront entre 0%, 10 %, 15% et 20%. Nous devrons tendre vers la suppression progressive de cet impôt qui freine l’initiative et décourage l’activité (..). Dans un premier temps, sans supprimer l’ISF, nous exonérons de celui-ci la résidence principale. »

 
 
 

HD. Des propositions qui parlent d’elles mêmes. Le FN choisit la formule des cadeaux aux plus fortunés qui verront leurs impôts sur le revenu baisser de façon vertigineuse. Dans le même temps, l’ISF sera vidé de toute substance avant d’être supprimé. De quoi réjouir, ceux dont le compte en banque est bien garni.

 
 
 
SYNDICATS :
 
 
 

FN : « En libérant le monde économique des contraintes absurdes d’un Etat qui n’a plus rien de providentiel, je donnerai parallèlement aux salariés, la liberté de voir émerger des syndicats réellement représentatifs en supprimant le monopole – fromage des syndicats issus de la Résistance ».

 
 
 

HD. Pour museler les salariés, rien de tel que de réduire et d’affaiblir l’influence de leurs syndicats. Les syndicats réellement représentatifs, selon le FN, ressemblent aux corporations ou à des syndicats maison sous la coupe du patronat.

 
 
 
PREFERENCE NATIONALE
 
 
 

FN : « Nous devons rendre aux français leur privilège dans leur propre pays, et ceci passe par la préférence nationale à l’emploi, au logement, aux aides sociales et familiales (…). Il faut, cela n’est que justice qu’à compétence égale les emplois, notamment, soient réservés prioritairement à nos compatriotes. Il faut que les logements sociaux leur reviennent en priorité, alors qu’aujourd’hui les critères sociaux donnent l’exclusivité aux arrivants miséreux du monde entier. »

 
 
 

HD. Pourtant l’immigration, loin de coûter à la Sécurité Sociale, contribue à son équilibre financier en raison de la structure de sa population (proportion d’actifs plus grande, faible consommation médicale).La réduction des cotisations sociales promises accompagnerait donc un recul des garanties. Enfin l’octroi de droits aux immigrés apporterait au patronat une main d’œuvre bon marché taillable et corvéable à merci. On transformerait la population immigrée en machine de guerre contre les grilles de rémunération et le SMIC. Il n’ya pas de relation de cause à effet entre le chômage et l’immigration. Le Front National veut dissimuler la vraie cause du chômage qu’est la course à la productivité et aux profits.

 
 
 

(*) L’Humanité Dimanche n° 40 du 14 au 20 décembre 2006

 
 
 

Les citations sont extraites du discours de Jean – Marie LE PEN tenu à la convention du BOURGET du 12/11/06.

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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 09:41

La Gauche en danger de mort
 


Les organisations politiques radicales, dont la médiation est indispensable, sont dans l'impasse.


 

QUOTIDIEN : lundi 27 novembre 2006

 

Par Jacques Bidet professeur émérite à l'université de Paris-X.


 

Cela pourrait bien être la fin de la Gauche. Du moins, son éclipse pour longtemps. Dans la plupart des grands pays modernes, on discerne une «droite» et une «gauche». Ou, du moins, deux pôles, en concurrence et en connivence, alternant au pouvoir. L'un autour des forces sociales de la «propriété». L'autre autour de celles de la «compétence». Mais il y a aussi, virtuel ou actif selon les lieux et les moments, un troisième pôle qui s'affirme en bas, dans le peuple ordinaire, issu de luttes centenaires. Il recherche d'expérience l'alliance avec les «compétents». Quand il parvient à y imposer son influence, la gauche entre en fusion. Elle s'écrit alors en majuscule : la Gauche. Les «compétents» se détachent quelque peu des «propriétaires». Les réformes, «sociales» ou «socialistes», sont à l'ordre du jour. Ce fut notamment le cas en France, et ailleurs en Europe, dans l'après-guerre.

 
 
 

La mondialisation a neutralisé ce processus, parce qu'elle a balayé l'Etat-nation, qui était le contexte et le support de cette alliance : le terrain de projets en infraction à la dictature du marché. Les forces d'en bas se sont ainsi trouvées, en quelques décennies, dévitalisées ; les partis communistes se sont effondrés ; les syndicats peinent à la tâche. D'autres groupes politiques émergent, certes. Et tout un mouvement de mouvements. Mais le concept même de Gauche est désormais problématique, parce que le rapport de force est devenu si mauvais qu'une rupture historique se dessine : l'alignement sur le bipartisme standard. Et la Gauche alors disparaît.

 
 
 

Reste «la gauche», certes. Mais ce n'est plus la même chose. La tourmente néolibérale a ravi aux compétents leur force spécifique : leur compétence d'agents de l'Etat-nation. Faute d'espace propre, ils ne peuvent envisager de projet autonome. Ils ont rendu les armes, acceptant que l'Europe elle-même se dissolve dans le monde-marché. Modernité, idées neuves, paraît-il. On a, depuis quelque temps, franchi un seuil. Les médias ne connaissent plus guère que la droite et les socialistes. Tout le reste est traité par allusions vaguement dérisoires.

 
 
 

En France, pourtant, des forces populaires ont montré leurs capacités dans les luttes contre le projet de Constitution européenne et contre le CPE. L'appareil socialiste a contré la première et récupéré la seconde. La poussée d'en bas existe toujours. Mais il lui manque l'instance politique qui lui redonnerait conscience de soi. La résistance «antilibérale» s'exprime dans un foisonnement d'associations, diversement politisées, couvrant toutes les dimensions de l'existence sociale. Mais les organisations politiques radicales, dont la médiation est indispensable, sont dans l'impasse.

 
 
 

Hormis un semblable score aux présidentielles, tout sépare les deux principales. Le PCF : un parti où l'on meurt. La Ligue communiste révolutionnaire : un parti où l'on passe. Cela ne donne pas la même démographie. D'un côté, un parti impliqué dans la population, les syndicats et les quartiers, dans de lointaines histoires identitaires. De l'autre, une élite radicalisée, au mieux avec la culture et les médias, et qui surfe avec ardeur sur tout ce qui bouge. Le PCF n'est pas au clair avec son histoire. La Ligue ne veut pas connaître sa sociologie. L'un, dit l'autre, est en fin de course, voué à la répétition. L'autre, dit l'un, n'est qu'un mouvement de nomades, dont le maximalisme verbal n'a guère de prise sur le réel...

 
 
 

Deux mythes, en réalité, paralysent encore aujourd'hui la montée en puissance d'une force politique populaire, dont il resterait à trouver la forme opérationnelle. D'un côté, le mythe de la «classe ouvrière». Les ouvriers sont toujours aussi nombreux, mais la classe est cassée en morceaux. Si l'on veut reconstruire, c'est sur une identité plus large, précaire et flexible qu'il faut viser. De l'autre, le mythe de l'«extrême gauche». On peut certes lire des programmes plus «extrêmes» que d'autres, mais cela ne veut pas dire qu'existe une population plus «à gauche» que celle qui vote communiste. Il s'agit plutôt d'appartenance à des couches sociales différentes, et, pour les appareils, d'intérêts immédiats divergents. Il existe aujourd'hui une convergence, d'opinion et de sentiment, qui soude cette gauche de gauche. Et cela est un fait nouveau.

 
 
 

Pourtant l'unité sur une candidature commune reste incertaine. Les uns refusent de faire une politique sociale-libérale. Les autres, de faire une majorité avec les socialistes. Personne, pourtant, ne peut croire que ce soit là le fond du différend.

 
 
 

Si la LCR rechigne à s'engager, c'est sans doute que le PCF est trop bien engagé. A son égard, il est vrai, les autres parties prenantes ne sont pas dans la même relation de concurrence. Elles sont souvent peuplées d'anciens sympathisants ou de vagues compagnons, et de leurs héritiers en tout genre. Et, pour eux, ce qui a survécu du vieux Parti, désormais pris dans la commune culture de discussion, a cessé d'être un repoussoir. Reste à savoir pourtant si ceux qui lui sont demeurés fidèles ne vont pas commettre la même erreur suicidaire qu'en 1977-1978 : ne rien comprendre à l'effervescence collective dont ils ont pourtant été un moteur essentiel.

 
 
 

D'autant que la situation a changé. Cette gauche de la gauche n'a pas son centre de gravité dans les partis. Sa capacité d'initiative habite une population fluide, principalement associative, qui se mobilise au coup par coup, mais politiquement très motivée. De ce fait, l'idée qu'une formation politique pilote le processus présente une moindre légitimité. Conviendrait plutôt une figure organisationnellement moins définie, et capable de faire signe jusqu'aux entités aujourd'hui les plus malmenées, notamment les jeunes, les femmes et les précaires de toute sorte.

 
 
 

En réalité, il ne s'agit pas, à proprement parler, de produire une candidature à la présidence de la République. Ni d'élire la tête dirigeante d'une coalition électorale. Mais de choisir une personnalité porte-parole pour une perspective élaborée en commun, gage de dynamique et de convergence à long terme.

 
 
 

Dans cette logique, c'est manifestement au PCF de consentir le plus lourd sacrifice. Justement parce qu'il est, malgré tout, la force la plus nombreuse, la plus enracinée et la plus déterminée. Aux communistes de comprendre que les temps changent, et que l'avenir de leur parti est d'être au cœur d'un «parti» plus vaste et plus divers, qui ne peut porter leur nom.

 
 
 

Sinon, le scénario est écrit d'avance. La Ligue ira de son côté. Les collectifs dépériront. La lutte sera vaillante. Et la défaite assurée. L'heure du bipartisme aura sonné. Fin d'une «exception» vieille de plus de deux siècles. Et l'avenir risque de durer longtemps.

 

Pour en savoir plus :


http://www.liberation.fr/rebonds/219493.FR.php

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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 16:50


Et pendant ce temps là, les libéraux avancent… 

Non à la libéralisation de la poste !  
 

La Commission européenne a franchi le dernier pas vers la libéralisation totale des
services postaux en proposant d'ouvrir à la libre concurrence pour le 1er janvier 2009
la distribution du "petit" courrier, par nos facteurs, dernier domaine qui n'était pas
encore libéralisé.

Pour nous, citoyens européens, la Commission a fait un pas trop  loin ! 

Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aura des conséquences
néfastes pour les citoyens que nous sommes : pertes  d¹emplois importantes,
augmentation des prix, exclusion du service  aux plus faibles d’entres nous qui ne
seront jamais des clients «  rentables » pour les entreprises privées.

Pour que le Parlement européen s'oppose à ce projet de  directive, soyons 
nombreux à faire entendre notre voix pour que l'on  ne touche pas à notre facteur
et aux services qu¹il rend à la  population ! 
Il faut que tous les citoyens qui tiennent à La Poste signent la pétition par courrier
électronique pour faire pression sur la  codécision qui pourrait intervenir lors de
la séance du 19 décembre  2006 (gouvernement des 25 pays +les députés
européens).
A nous de nous assurer que cette pétition européenne soit un  véritable succès 
démocratique.
 
SIGNEZ LA PETITION sur : 

http://www.sosposte.eu

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 10:08

Collectif  antiliberal
VITROLLES  - MARIGNANE  - ST VICTORET
 
 
Motion adoptée à l’issue de la réunion
du vendredi 15 décembre 2006
 
 
Le collectif a pris acte du blocage consécutif  à la réunion de ST OUEN. Il s’est précédemment exprimé très majoritairement en faveur de la candidature de MG BUFFET.
 
Le collectif a décidé de ne pas remettre en cause le vote. Certains estiment que la coordination nationale des collectifs devrait entériner la candidature de MG BUFFET, expression majoritaire des collectifs. D’autres estiment que le principal est de maintenir l’unité et la continuation du mouvement antilibéral en vue de proposer une véritable alternative politique.
 
Ils prennent acte du blocage suscité par la candidature de MG BUFFET . Cela ne devrait pas faire barrage au développement du mouvement.
 
Quasi unanimement, les participants souhaitent la poursuite du mouvement antilibéral même si certains pensent que la règle majoritaire aurait du être appliquée.
 
Une idée majoritaire dans le collectif est que au cas ou MG BUFFET  retirerait sa candidature, le ou la candidate ne peut être ni C. AUTAIN, ni Y. SALESSE, qui ne font pas consensus .
 
La perspective d’une désignation d’une autre personne, selon la troisième proposition avancée par la coordination nationale, à l’issue de la réunion de ST Ouen, apparaît positive.
 
 
Vitrolles, le 15 décembre 2006
 
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 08:05

Quel avenir pour les collectifs antilibéraux ?
 
 
 

L’avenir des collectifs antilibéraux est aujourd’hui incertain. Le PCF a décidé samedi de reconsulter ses militants qui devront ainsi choisir entre les deux propositions suivantes :

"Je choisis la proposition de candidature de Marie-George Buffet, choix le plus partagé des collectifs locaux pour porter le rassemblement anti-libéral à la présidentielle",

 
 
 

ou

 
 
 

"Je choisis le retrait de Marie-George Buffet et la recherche d'une autre candidature de rassemblement anti-libéral à l'élection présidentielle"

 
 
 

La réponse apportée par les militants communistes conditionnera l’avenir des collectifs. Ce n’est pas simple pour les copains, même nous sommes à un tournant historique. Nous avons la possibilité aujourd’hui de proposer aux français une véritable alternative antilibérale qui s’appuis sur un programme, les 125 propositions. Certes, l’exercice est difficile de réunir des militants venant d’horizons diverses. Ce n’était pas gagné d’avance, mais ce n’est pas encore perdu. Le respect de chacun est nécessaire. Mais l’enjeu est grand. A titre personnel, j’ai apprécié la réunion du collectif Vitrollais vendredi dernier ou il s’est dégagé une quasi unanimité de poursuivre l’aventure et surtout la dynamique.

 
 
 

Le débat fait rage au sein du PC, entrainant des démissions du Comité Exécutif national. Au sein des collectifs des appels sont lancés aux camarades communistes.

 
 
 

A suivre…

 
 
 
DH
 
 
 
 

ESPOIR OU DISSENSUS ? (*)

 

 

Espoirs :

 

 

- réussir le rassemblement des forces anti-libérales sur un projet et le choix d’un candidat commun.

 

 

- proposer une dynamique politique nouvelle, la seule aujourd’hui, après des années d’alternances sans changement véritable suivies d’errements et de renoncements.

 

 

- imposer le pluralisme dans le paysage national face à une bipolarisation paralysante et par essence conservatrice.

 

 

A la confluence de sensibilités diverses, d’histoires et de patrimoines culturels militants pluralistes, les collectifs sont un espace innovant, nécessairement ouvert à la convergence et au consensus.

 

 

Cette recherche de consensus induit le compromis acceptable par tous comme finalité et méthodologie, afin que chaque sensibilité, sans hiérarchie ni rapport de force, y trouve sa place.

 

 

Les dernières décisions de la direction du PCF - faire replébisciter la secrétaire nationale par ses seuls militants - ne vont pas dans le sens espéré. Les dernières déclarations de Marie-George Buffet contredisent curieusement les dispositions prises à la suite du dernier collectif national où siégeaient pourtant plusieurs dirigeants communistes.

 

 

Et pourtant, chacun sait que seule une candidature- trait d’union entre toutes les forces de notre rassemblement, entouré(e) d’un collège de porte parole à l’image de notre diversité, peut faire renaître l’espoir après le dissensus constaté les 9 et 10 décembre.

 

 

Alors, espoir ou dissensus...final ?

 

 

(*) http://www.alternativeagauche2007.org/

 

  


 

 

Amis communistes, 3 jours ! (*)

 

 

Trois jours pour se convaincre, trois jours pour vous convaincre de ne pas quitter le radeau.

 

 

Oui, c’est un radeau.

 


Voyez Politis, L’Humanité et ce Libération qui a tellement mis d’eau dans son vin. Autour, les paquebots des grands armuriers du monde qui contrôlent la presse.Alors oui, notre esquif est fragile et doit concilier les contradictions. Mais combien plus illusoire serait le repli de chacun sur sa branche éphémère ! La suite de cet appel à vous...

 

La réunion nationale des collectifs unitaires des 9 et 10 décembre s’était achèvée sur la volonté actée et unanime de poursuivre le débat et de continuer à construire le consensus, malgré les difficultés :

 


-  Compte rendu de la commission de synthèse des débats
-  Déclaration du collectif national élargi du 10 décembre à 13h
-  Mode d’emploi pour la discussion dans les collectifs et les organisations après les 9-10.

 

 

(*) http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/

 

 


 

 

 
Les raisons de notre démission du Comité exécutif national du PCF
 
 
 

Frédérick Genevée ; Isabelle Lorand ; Fernanda Marrucchelli ; Roger Martelli ; Pierre Zarka ; Malika Zediri.

 
 
 
 
 

Nous quittons le Comité exécutif national du PCF. Ce n’est pas pour une simple raison de désaccord politique ; ce n’est pas parce que notre point de vue n’est pas retenu.

 
 
 

Pour la première fois dans notre pays se matérialise la possibilité de construire un rassemblement antilibéral, regroupant des forces collectives et individuelles de différentes natures : politique, associative, syndicale, culturelle. Sourde aux multiples demandes qui lui sont adressées, la direction nationale du parti communiste, dans sa majorité, a pris la décision de refuser toute recherche de candidature à la présidentielle qui aurait permis le maintien et l’élargissement de cette construction. De fait, quel que soit le discours par lequel elle tente d’habiller cet acte, elle prend la responsabilité de sortir le PCF de ce processus et de lui porter un coup qui l’empêchera d’offrir une alternative au bipartisme en marche. Alors qu’il est nécessaire de consulter les communistes en toute clarté, le bulletin de vote n’éclaire pas sur les conséquences qu’aurait le maintien de la candidature de Marie- George Buffet (choix numéro un) à savoir la sortie du processus unitaire.

 
 
 

Les forces avec lesquelles nous avons organisé les meetings sont présentées par de trop nombreuses interventions comme si elles étaient des ennemies, ce qui laisse libre cours à des réflexes régressifs. Ces mêmes réflexes resurgis  à l’intérieur du parti mettent en cause l’unité des communistes. Désormais, la direction du parti communiste tente d’établir un lien direct entre collectifs locaux et  Parti communiste ce qui revient à vouloir rassembler autour du seul parti. Ce faisant, elle tourne le dos aux désirs des collectifs unitaires, à la volonté d’une part très importante de militants et responsables communistes. C’est tourner le dos aux choix majoritaires exprimés dans nos congrès, à la grande satisfaction de ceux qui les avaient combattus. Dès cet instant nous ne pouvons assumer les actes de direction qui en découlent.

 
 
 

C’est une mauvaise action pour celles et ceux qui souffrent de la violence libérale, pour celles et ceux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour tenter de créer une issue. C’est suicidaire pour le parti communiste qui va se retrouver isolé et sera tenu pour responsable de cette situation. Il ne lui restera qu’un rôle politique marginalisé, laissant tout l’espace au social libéralisme et à une radicalité enfermée dans la protestation.

 
 
 

Nous ne pouvons pas entériner ce retournement d’orientation politique. C’est donc avec une douleur réelle pour nous, que nous démissionnons du Comité exécutif. Un retour à l’esprit d’unité nous conduirait bien sûr à revoir notre décision. Jusqu’au bout nous chercherons à rendre possible une issue positive. Communistes unitaires, nous n’abandonnons pas le combat transformateur. Nous continuerons avec celles et ceux qui souhaitent poursuivre une construction alternative antilibérale.

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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale