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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 13:14


Pas très beau ce qui se passe dans la Fédération PS de l’Hérault… Il est important de soutenir René REVOL, membre éminent de PRS. Après l’exclusion de Georges FRECHE, les représailles sont en marche.Comme l’a dit le camarade Jean – Luc MELENCHON en paraphrasant quelqu’un de célèbre au PS,  il est temps de rétablir "l’ordre juste" dans cette fédération…

 

 
 
 
DH
 
 

 
 
Lettre à mes amis socialistes
 
 
 
René REVOL,  membre du Conseil national du Parti Socialiste
 
 
 
 
 

Dans l’Hérault, la fédération du PS exclut ceux osent s’opposer publiquement !

 
 
 
 
 

Ce courrier a pour but de vous informer de l’incroyable machination qui vient de se monter contre moi dans la Fédération socialiste de l’Hérault. Au mépris de toutes les règles élémentaires du droit, la commission fédérale des conflits vient de voter mon exclusion, à la majorité simple. Comme vous pourrez vous en convaincre en prenant connaissance des faits qui suivent, il s’agit d’une pure et simple vengeance consécutive à l’exclusion du PS de Georges Frêche par la commission nationale des conflits. On aurait pu s’attendre à ce que cette décision pousse chacun à faire les efforts nécessaires pour que s’ouvre pour notre fédération une nouvelle ère de rénovation. Manifestement, il n’en est rien ; un petit noyau de dirigeants s’accrochant à des méthodes politiques d’un autre âge.

 
 
 

Convoqué devant la commission des conflits de la Fédération de l’Hérault, présidé par Michel Guibal, ce samedi 27 janvier, celui-ci me signifiant dans la convocation vouloir « m’entendre » sur certains de mes « actes individuels »( !), sans autre précision. Alors que l’information publique de l’exclusion nationale de  Georges Frêche circulait déjà, je rentrais dans la commission, accompagné de deux témoins, dont mon secrétaire de section[1]. Le président de la Commission me déclare : « Tu dois bien savoir pourquoi tu es accusé ? » ! Je lui précise que contrairement aux droits les plus élémentaires[2], j’étais convoqué sans connaître les motifs de ma convocation, sans avoir accès aux raisons des plaignants et sans qu’on me communique un quelconque dossier, ce qui constitue un délit d’entrave manifeste.

 
 
 

Refusant de me communiquer ces pièces, le Président de la Commission me précise oralement deux motifs d’accusation :

 
 
 

1) le fait que lors de la campagne interne de désignation du candidat socialiste j’aurai « refusé de faire campagne un candidat socialiste parmi les trois prétendants », préférant participer à des réunions publiques avec d’autres forces de gauche, notamment antilibérales.

 
 
 

2) le fait qu’au moment de cette désignation j’aurai dénigré publiquement la Fédération socialiste de l’Hérault, ses dirigeants et ses grands élus, pour fonctionnement non démocratique.

 
 
 

J’ai d’abord précisé qu’on ne me fournissait aucune preuve matérielle quelconque de ces accusations, qu’on ne me confrontait pas à mes accusateurs (ne serait-ce que me transmettre le procès-verbal de leurs déclarations). Ce à quoi le président de la commission a répondu qu’il s’agissait de juger mon « comportement général ».

 
 
 

Quant aux deux accusations lancées,

 
 
 

1°) j’ai précisé que je n’avais pas ménagé ma peine pour faire la campagne interne de Laurent Fabius, comme en témoigne de nombreuses réunions, et que par ailleurs je trouvais normal et nécessaire pour le PS que ses membres participent aux débats de toute la gauche ; je mettais au défi quiconque de trouver une de mes déclarations publiques qui ne soit pas favorable à l’union de la gauche et donc au PS.

 
 
 

2°) Quant au fonctionnement antidémocratique de la fédération, il a été souligné maintes fois par la commission électorale nationale du Parti, et je me félicite lors de la dernière consultation d’avoir contribué à améliorer la transparence de nos scrutins internes en intervenant pour que le scrutin se déroule selon les règles. J’ai par ailleurs publiquement exprimé mon désaccord avec les déclarations de G.Frêche, aujourd’hui condamnées par le Parti lui-même.

 
 
 

Aucune réponse ne m’a été apportée. Aucune preuve ne m’a été fournie. C’est donc dans l’arbitraire et la subjectivité la plus totale que la majorité de cette commission a voté l’exclusion. Il est clair qu’on veut faire payer l’un des rares responsables socialistes départementaux qui ait eu le courage de s’opposer à Frêche et au secrétaire fédéral Navarro. 

 
 
 

Décidé à ne pas me laisser faire, sûr de mon droit, je fais appel de cette décision devant la Commission nationale des conflits, notamment en tant que membre titulaire du conseil national. Je lui fais confiance pour faire valoir le droit. Socialiste, attaché aux valeurs du socialisme, je reste membre du PS (l’appel ayant un caractère suspensif) et je compte bien défendre ces valeurs contre tous ceux qui les bafouent, à commencer par les responsables de la fédération et de la commission fédérale des conflits. Je me réserve la possibilité de défendre mon droit devant la justice de la République.

 
 
 
 
 

Le 28 Janvier 2007

 



 

[1] Je tiens à votre disposition le témoignage de ces deux témoins.

 
[2] Toute procédure d’accusation dans n’importe quelle institution ou association, publique ou privée, est soumise à la règle contradictoire (article 14 du code des procédures civiles) qui implique que l’accusé est préalablement informé avant son audition  des accusations précises qui sont portées contre lui, et des pièces du dossier
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 10:58



Le 1er février 2007, dans toute la France : 

 

Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

 

L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

 

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

 

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !

 

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !

 
Informations complémentaires :

- Les Amis de la Terre

- Alliance pour la planète

 

 - Réseau « sortir du nucléaire »




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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement
27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 16:49



Je vous avais parlé il y a quelques mois de l’association VSP de défense des services publics. A l’aube d’échéances électorales majeures, et face à une droite libérale en mouvement, les services publics doivent être défendus ! Je vous livre ici la lettre du collectif 13 de l’association.

 
DH
 
 
 

VIVENT LES SERVICES PUBLICS

 

Collectif des Bouches du Rhône

 

Maison du Citoyen Municipale d’Arrondissements 11, bd Jean Labro 13016 Marseille

VIVENT LES SERVICES PUBLICS

 

La lettre du Collectif 13

 

« Voici le premier numéro de « la lettre du collectif 13 ».

 
 

VSP arrive au bout de sa deuxième année, son CA s’enrichit de nouveaux responsables syndicaux dans les domaines de l’énergie, des transports en commun, de La Poste.

 

Ceux de l’Education vont nous rejoindre. D’autre part, VSP reçoit de nombreuses sollicitations de la part de citoyens ou de collectifs en lutte pour leurs services publics et notre bureau ne veut pas laisser nos adhérents avec une information si ponctuelle, si rare ou si discontinue.

 

Alors, à vos messages, postaux, téléphoniques ou électroniques et le prochain numéro de cette « lettre » aura une rubrique « en écho des luttes » bien meilleure.

 

Et si vous manquez d’inspiration, pensez que les échéances électorales s’approchant, chacun de nous va devoir s’interroger pour savoir comment, par exemple, une République, dans un pays développé, pourra dégager ses S. P. de l’obligation de rentabilité et les engager au service des usagers ? Comment une démocratie participative bien conçue pourra contribuer à enrichir un plan pluriannuel de développement ?

 

Comment l’élargissement des pouvoirs attribués aux usagers, aux syndicats, aux élus, pourra contrôler mieux leur fonctionnement ?

 

La troisième A.G. aura à en débattre le 3 février prochain. En attendant, je vous invite à lire le manifeste et le compte-rendu des travaux de la rencontre de la convergence nationale de décembre sur le site :

 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 12:04

Programme libéral de SARKOZY, les choses se précisent : aujourd'hui le contrat unique de travail…
 
 
 

Hier jeudi 25 janvier 2007, lors d’un débat sur France 2, François FILLON a annoncé la couleur avec la remise en cause des 35 heures, l’allongement de l’âge de départ en retraite et remise en cause des régimes spéciaux, la réduction du nombre de fonctionnaires. Le jour même Nicolas SARKOZY nous annonce son nouveau contrat de travail unique, qui s’inspire du CNE.

 
 
 

Il est clair que l’unique adversaire dans cette campagne présidentielle, c’est la droite libérale incarnée par SARKOZY.

 
 
 

Je vous livre l’analyse éclairée de Gérard FILOCHE, inspecteur du travail, membre du BN du PS sur le contrat de travail unique à la mode SARKOZY.


 
DH
 
 
 
 
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République.

 
 
 

"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.

 
 
 

Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.


 

"Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy.

 
 
 

Est-ce que ca va passer inaperçu comme une lettre à la Poste ?

 
 
 

Ce que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy, devrait faire la « une » de tous les journaux, tellement, c’est une attaque inouïe, inédite contre le Code du travail.

 
 
 

C’est purement et simplement la mort du droit du licenciement : la facilité pour un employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail SANS MOTIF  pas seulement pour les jeunes de moins de 26 ans comme le Cpe,  pas seulement pour les 5 millions des salariés des entreprises de moins de 20 salariés comme le Cne pas seulement pendant une période de deux ans comme le Cne et le Cpe, mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier SANS MOTIF, en dépit de toutes les déclarations des droits de l’homme, en dépit de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail.

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits du travail en amont, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi…

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est ne pas pouvoir correctement se défendre aux prud’hommes contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse, abusif, ou boursier.

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 12 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola

 
 
 

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à ce qu’un tel candidat passe …

 
 
 

Des millions de salariés, de jeunes ont défilé de février à avril pour imposer à Sarkozy Chirac Villepin de retirer le Cpe : Sarkozy, ce n’est pas la « rupture », c’est la persistance, la France d’avant, c’est la volonté de casser la volonté populaire, de revenir en arrière, au 19° siécle.

 
 
 
Gérard Filoche, D&S, jeudi 25 janvier 2007
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 18:58

La vigilance est toujours de mise face aux libéraux. Il est clair que l’on veut nous faire repasser la constitution européenne malgré notre vote en 2005, sous une forme ou une autre. A ce sujet SARKOZY propose un passage par le Parlement et non plus par référendum.

 

Jean – Luc MELENCHON et Oskar LAFONTAINE du LINSKPARTEI   diffusent ce communiqué commun. Cela est de bon augure pour la suite des évènements.

 

A suivre…

 

DH



Paris – Berlin

Vendredi 26 janvier 2007

 

Communiqué conjoint de

 
 
 
Jean-Luc Mélenchon,                                                      Oskar Lafontaine,

sénateur socialiste, député,                                               président du groupe Die

ancien Ministre,                                                                    Linke au Bundestag,

président de PRS                                                                ancien président du SPD

 
 
 
 

Nous déplorons la réunion organisée aujourd’hui à Madrid de représentants des gouvernements de 18 pays de l’UE ayant ratifié le projet de Constitution européenne.

 

Alors que les peuples français et néerlandais, représentant 80 millions d’habitants de pays fondateurs de l’Union, se sont prononcés contre ce projet de Constitution européenne, nous exprimons nos plus vives inquiétudes concernant une réunion qui vise, d’après le Ministre espagnol des affaires étrangères, M. Moratinos, à « permettre à la politique européenne contenue dans le projet constitutionnel de devenir une réalité ».

 

Il nous semble en effet inadmissible de vouloir forcer des peuples à subir des politiques qu’ils ont refusé, y compris en en changeant l’emballage. Toute tentative d’encerclement politique de ces peuples par une coalition d’autres pays de l’Union ne peut que conduire à des impasses dangereuses.

 

Nous refusons donc toute mise à l’écart des pays ayant déjà voté non au projet de Constitution européenne ou ne s’étant pas encore prononcés. Une telle méthode rompt le cadre collectif de discussion qui a toujours prévalu pour faire avancer l’Europe communautaire depuis les traités CECA et de Rome.

 

Elle crée un grave précédent où certains Etats s’arrogeraient le droit de décider de l’avenir de l’Europe à l’exclusion d’autres Etats. Nous regrettons vivement que le gouvernement allemand ait choisi de s’associer à cette initiative, alors qu’il exerce la présidence de l’Union au nom de tous les Etats membres.

 

Nous nous étonnons que le gouvernement français ne se soit pas opposé publiquement à une telle réunion qui exclut la France des discussions sur l’avenir de l’Union. Nous mettons en garde les décideurs européens contre toute tentative de se passer de l’avis des peuples pour imposer le traité constitutionnel européen. Nous appelons tous les responsables politiques progressistes en Europe à refuser ces tentatives de négation de la volonté des peuples.

 

Nous leur proposons de travailler à une autre méthode pour que la rédaction d’une Constitution européenne réussisse et trouve l’assentiment des citoyens et des peuples de l’Union. Pour cela, nous soumettons au débat l’idée d’une assemblée constituante européenne élue par tous les citoyens de l’Union.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 10:53


Alors que le FN cherche a rendre respectable son image en France à l’approche de l’élection présidentielle, le FN pour constituer un groupe parlementaire au parlement de Strasbourg, s’allie avec les partis européens les plus extrémistes. C’est son choix, mais les français ne doivent pas être abusés par un double discours. A l’heure, ou la dédiabolisation du FN est de mise dans les médias, cette alliance doit être dénoncée.

 
 
 
DH
 
 
 

L’Europe Brune serre les rangs au parlement Européen (1)

 
 
 
 
 

Le Front national a tout lieu de se réjouir d'un élargissement qu'il a pourtant critiqué. Grâce à l'adhésion, le 1er janvier, de la Bulgarie et de la Roumanie, deux pays qui emmènent dans leurs bagages des députés d'extrême droite, il peut, enfin, fonder un groupe politique au sein du Parlement européen alors que, depuis 1994, il était contraint de siéger sur les bancs des «non-inscrits».

 
 
 

«Sept nationalités». Bruno Gollnisch (3), qui présidera le nouveau groupe, baptisé «Identité, tradition, souveraineté» (ITS), doté d'une nouvelle coupe de cheveux assez étonnante, ne dissimulait pas sa joie, hier, d'être enfin parvenu à ses fins après douze ans de purgatoire sur les bancs des non-inscrits : «Nous avons subi beaucoup de pressions pour que ce groupe ne se fasse pas.  Nous sommes vingt pour le moment, représentant sept nationalités.» 

 
 
 

Pour former un groupe politique, le règlement intérieur du Parlement impose au minimum 20 députés (sur un total de 784 eurodéputés) provenant d'au moins cinq Etats membres de l'Union. Autant dire que le nouveau groupe franchit tout juste la barre requise. Les sept députés du FN (dont Jean-Marie et Marine Le Pen) seront épaulés par les cinq élus du parti de la Grande Roumanie, les trois membres du Vlaams Belang belge (2), de deux Italiens dont Alessandra Mussolini, la petite-fille du Duce, de l'Autrichien du FP, d'un Britannique, Ashley More, et d'un Bulgare. Réunir des partis dont la principale caractéristique est d'être nationaliste n'a jamais été chose aisée.

 
 
 

Jean-Marie Le Pen n'y est arrivé qu'entre 1989 et 1994, avec le «groupe des droites européennes», devenu simplement «technique» entre 1994 et 1999. Depuis, toutes les tentatives de regroupement de l'extrême droite ont échoué.÷, d'un Britannique, Ashley More, et d'un Bulgare. Réunir des partis dont la principale caractéristique est d'être nationaliste n'a jamais été chose aisée. Jean-Marie Le Pen n'y est arrivé qu'entre 1984 et 1989, avec le «groupe des droites européennes», devenu simplement «technique» entre 1994 et 1999. Depuis, toutes les tentatives de regroupement de l'extrême droite ont échoué.

 
 
 

Vague  eurosceptique. ITS sera le plus petit groupe de l'Assemblée, juste derrière un autre groupe souverainiste, «Indépendance et démocratie» (23 membres). Le Parlement compte désormais quatre groupes politiques souverainistes : outre les deux déjà cités, «l'Union pour l'Europe des nations», fort de 44 membres, et le groupe de la «gauche unitaire et de la gauche verte nordique» (40 membres). Celà étant, Gollnisch ne désespère pas de voir sa petite famille s'agrandir : les élections bulgares et roumaines pour le Parlement européen, prévues au printemps, pourraient se traduire par une forte poussée de l'extrême droite. De même, la Ligue des familles polonaises (LPR) et ses dix députés qui, pour l'instant, siègent sur les bancs d'Indépendance et démocratie, pourrait être tentée de rejoindre un groupe qui revendique clairement ses valeurs chrétiennes et familiales.

 
 
 

L'extrême droite a le sentiment d'avoir le vent en poupe : la vague eurosceptique et nationaliste qui traverse les anciens Etats membres n'épargne pas, bien au contraire, les anciennes démocraties populaires. D'ailleurs, alors que l'élargissement n'a apporté aucun nouvel élu aux Verts, les partis extrémistes, racistes et antisémites ont débarqué en force à Strasbourg. «Une situation transitoire», espère Monica Frassoni, la coprésidente (italienne) du groupe vert : «La situation politique y est moins figée que dans nos pays.» 

 


(1) Libération : jeudi 11 janvier 2007

(2) Voir les amitiés "vitrollaises" des responsables du Vlaams Belang


(3) Dernière minute : 3 mois de prison avec sursis et 55 000 € d'amende, c'est la peine énoncée par le tribunal correctionnel de Lyon à l'encontre de Bruno GOLLNISCH, poursuivi pour contestation de l'existence de crime contre l'humanité suite à ses propos sur les chambres à gaz en 2004.

 
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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 08:24
 

Collectif  de la gauche antilibérale
Vitrolles - Marignane - St Victoret
 
 
 
Je vous informe et invite à la prochaine réunion du collectif aura lieu le
 
vendredi 26 janvier 18h00

 
au local du PCF vitrolles ( en face de la clinique de vitrolles ).

L'ordre du jour sera le suivant :
 
  
- Campagne pour les Présidentielles
 
  
-  Proposition de candidature pour les législatives
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 08:22



Le conseil national de PRS, Pour la République Sociale  s’est réuni les 20 et 21 janvier 2007. Voici la résolution adoptée.

 

 

DH


        Conseil national de PRS

des 20 et 21 janvier 2007

 


Dans trois mois presque jour pour jour se tiendra le premier tour de l’élection présidentielle.

 
 
 

Cette élection survient au terme des cinq années de droite au pouvoir qui ont suivi le désastre du 21 avril 2002. Celles-ci ont systématiquement aggravé l’état d’urgence sociale et politique que connaît notre pays.

 


L’Etat d’urgence

 
 
 

● Après cinq ans de droite, l’urgence sociale est plus criante que jamais. Plus de 1 200 000 adultes vivaient en 2006 avec le RMI (20% de plus qu’en 2002). La moitié d’entre eux n’est pas inscrits à l’ANPE et un quart a des enfants à sa seule charge. On dénombre 3,5 millions d’allocataires des minima sociaux et 6 millions de personnes en vivent. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs recensé par l’ANPE dépasse les 5 millions.

 
 
 

S’il faut d’abord mentionner cette pauvreté de masse, c’est qu’elle n’est pas un à-côté du système. Elle en est le cœur. Elle est à la fois un instrument et la manifestation la plus significative du déséquilibre social organisé par le capitalisme de notre temps. D’un côté une accumulation record, de l’autre la destruction progressive des protections sociales sans laquelle une telle accumulation de richesse ne serait pas réalisable. La pauvreté de masse est le résultat de l’austérité salariale, de la précarisation du travail, des déremboursement médicaux et autres forfaits à la charge des malades, de la diminution du montant des retraites, de l’affaiblissement des services publics, de la spéculation foncière et immobilière. Elle témoigne de la dégradation générale de la condition salariale. D’ailleurs, sur dix personnes sans domicile fixe, plus de 3 en moyenne sont des personnes qui travaillent et qui reçoivent un salaire.

 
 
 

La situation faite à ces travailleurs pauvres résume le moment que vit le salariat de notre pays. Précarité d’un côté : en 10 ans, l’intérim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60%, les CDI de seulement 2%. Austérité de l’autre : 12% des salariés ont un salaire inférieur au SMIC. Résultat : 7 millions de travailleurs perçoivent un salaire inférieur à 722 euros par mois. Ils se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment. Le nombre d’impayés de loyer n’a jamais été aussi grand. Celui des ménages surendettés bat aussi des records. Pendant ce temps, la part des ménages imposés à l’ISF n’a jamais été aussi élevée. Les inégalités explosent. Les 10% les plus riches possèdent 40% de la richesse du pays. Les inégalités dans le salariat ne cessent de s’accroître, tirées par le bas de l’échelle des salaires. La différence d’espérance de vie entre cadres et ouvriers n’a pas cessé d’augmenter. 90% des cadres partent en vacances mais seulement 48 %des ouvriers. Un quart des enfants de 5 à 19 ans ne partent jamais en vacances.

 
 
 

Il faut ne jamais l’oublier : la question sociale est le cœur de la crise du pays. Elle ne peut pas être traitée sans rompre la chaîne des privilèges qui favorise nécessairement les uns au détriment des autres. Seule une nouvelle politique rompant avec les orientations actuelles permettra de résoudre l’urgence sociale. Nous voulons donc mettre cette question au cœur de l’élection présidentielle en sachant que nombreux sont ceux qui voudront « parler d’autre chose. En particulier la diversion sécuritaire restera l’objectif permanent de la droite et de l’extrême droite. Notre ligne d’action va donc viser à rendre incontournable la question sociale sous toutes ses formes dans la campagne électorale.

 

 
● Les cinq années de droite à la tête du pays ont également vu s’aggraver l’état d’urgence politique que le résultat du 21 avril 2002 a fait jaillir en pleine lumière. La législature a creusé le fossé qui existe entre les aspirations populaires et les responsables politiques censées les représenter. Le pouvoir a été désavoué à plusieurs reprises dans la rue puis dans les urnes. Il n’a pu mener sa politique de dynamitage des acquis sociaux et républicains qu’à cause d’une Constitution qui permet de gouverner sans tenir aucun compte des votes qui interviennent après l’élection d’un président de la République. Mais en agissant de cette façon la droite au pouvoir a renvoyé à la présidentielle de 2007 l’intégralité de la crise politique. Dès lors, ce rendez-vous dans les urnes trouve le pays dans un état d’exaspération qui a encore franchi plusieurs crans. Dans tous les camps en présence, on constate une même radicalisation des points de vue. Mais en même temps s’accroît aussi le nombre immense des désorientés-désemparés, qui peuvent passer en quelques instants de la rage de tout changer à un sentiment désespéré d’impuissance.

 
 
 

● Pour l’instant, la crise n’a pas trouvé son issue. Elle cherche encore son chemin. Le moindre mouvement dans la société peut la faire éclater et la donner soudain à voir. Il y a à peine plus d’un an, c’est un jeune mort dans un transformateur alors qu’il cherchait à échapper à un contrôle de police à Clichy-sous-Bois qui mettait le feu aux poudres dans la jeunesse des quartiers populaires. Et c’est la ligne sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui en tirait les bénéfices politiques immédiats avec le vote de l’état d’urgence au Parlement occultant l’état d’urgence sociale dans le pays. Demain, dans le cours de la campagne présidentielle, tout peut à nouveau arriver.

 
 
 

Déjà, des signes forts annoncent une campagne électorale placée sous contrainte sociale. On n’avait jamais vu à trois mois d’une présidentielle se lever comme à Firmi pour les services publics ou à Paris pour le logement des mobilisations aussi fortes et déterminées à intervenir directement dans le contenu de la campagne. La société est en mouvement. L’approche de l’élection précipite l’implication populaire.

 


De l’implication populaire à l’insurrection civique

 
 
 

● Cette implication populaire prend fondamentalement une forme civique. Déjà, la fin d’année 2006 a connu un grand nombre de nouvelles inscriptions sur les listes électorales. Nous ne disposons pas encore de totalisation nationale. Mais les indications de multiples communes convergent. A Lyon, les nouvelles inscriptions ont doublé par rapport à 2005. A Metz, elles ont été multipliées par quatre. A Toulouse, 23 826 personnes se sont inscrites entre février et décembre 2006 (7 420 en 2005). A Rouen, l'année 2006 enregistre 10 689 inscriptions nouvelles (contre 4 096 en 2005). Le 22 décembre, Nantes enregistrait 19 985 nouveaux futurs électeurs (9 140 en 2005). A Roubaix, les chiffres ont été multipliés par dix entre novembre 2005 et novembre 2006, passant de 52 à 577. Comparé à celui de la présidentielle de 2002, le corps électoral marque des hausses très importantes dans plusieurs villes : +12% à Marseille, +60% à Nancy, +76% à Amiens, +90% à Trappes.

 
 
 

Mais cela ne veut pas dire que le processus civique en cours ne fait son chemin que dans l’attente du jour des élections. Ni que le bulletin de vote pour l’élection présidentielle soit son unique forme d’expression à venir. Ce bulletin de vote est un moyen fondamental, bien sûr et cela se confirme à chaque discussion. Mais les candidats ne doivent pas s’y tromper. L’implication populaire préfigure un projet politique où la souveraineté populaire est le cœur de tout, même si les mots pour le dire ne sont pas toujours prononcés de cette façon. Dès lors loin d’être une atténuation ou une « modération » de la colère sociale que telle ou telle forme de lutte exprime c’est au contraire la radicalité de sa volonté d’aboutir qui se manifeste. Son contenu fondamentalement anti libéral est dans le fait qu’elle nie le droit du marché à décider là où la volonté humaine décide de s’imposer. C’est la revendication d’une régulation particulière qui s’impose : la régulation citoyenne. En République cela s’appelle la souveraineté du peuple.

 
 
 

● Sur le terrain social, les formes de lutte montrent que cette réappropriation citoyenne des fondements républicains s’opère dans la confrontation avec le pouvoir en place. Les citoyens mobilisés retournent contre ceux qui nous gouvernent ce qui constitue dans notre culture républicaine le fondement même de leur légitimité. C’est, par exemple, la « consultation citoyenne » avec l’organisation rigoureuse d’un référendum local, voulu par le Maire de Firmi et demandé par les habitants conformément à la loi sur la démocratie de proximité du gouvernement Jospin. L’intérêt général également, qui légitime le refus de soumettre la collectivité à la loi du marché. On retrouve ces ingrédients dans la création du « Ministère » de la Crise du Logement et dans l’application de la loi de réquisition à la place d’un Etat qui se dérobe à sa mission d’assurer le droit au logement inscrit dans la Constitution. On les retrouve dans le mouvement du Réseau Educations Sans Frontières à travers l’organisation de parrainages républicains dans les mairies pour soutenir les jeunes sans papiers. On les retrouve dans le combat d’ « AC le Feu » appelant la jeunesse populaire à s’inscrire sur les listes électorales pour répliquer à Sarkozy au lendemain des émeutes.

 
 
 

La lutte sociale militante et la mobilisation démocratique fusionnent en une démarche unique. Après Guéret, Firmi en donne la forme la plus aboutie. C’est cela une « mobilisation républicaine » : 1) la défense d’un intérêt général clairement énoncé, 2) la désignation claire de l’intérêt particulier auquel elle s’oppose, 3) l’implication citoyenne (c'est-à-dire sans exclusive de catégorie de participant en vue d’une décision qui engagera tous ceux qui l’ont prise ensemble quelque soit leur avis), 4) la forme démocratique et citoyenne de cette implication populaire, 5) l’articulation avec une instance démocratique représentative (comme par exemple le conseil municipal dans le cas de Firmi).

 
 
 

● Ces mobilisations participent au processus d’émancipation individuelle et collective par rapport à l’idéologie dominante. Une nouvelle légitimité se construit dans ce type de processus. Les citoyens motivés y détiennent seuls aux yeux de tous l’autorité incontestée. Devant elle tous les pouvoirs et autorités constitués sont pries de se plier. Elles le font à mesure sans y gagner aucune considération mais plutôt en affichant le discrédit des pouvoirs légaux. Dernier exemple en date, les enfants de Don Quichotte et les Macaq font céder le gouvernement en trois semaines sur une question pendante depuis près de vingt ans. Personne pourtant ne croit à la parole donnée. L’impuissance de l’Etat s’aggrave en s’affichant. On peut alors dire que l’implication populaire prend la forme d’un processus d’insurrection civique.

 
 
 

La place des socialistes républicains est au cœur de cette insurrection civique. Il s’agit pour eux de la conforter, l’éduquer, lui permettre de s’exprimer dans la bataille présidentielle afin de rendre le peuple acteur de la victoire contre la droite. En 2003 contre les retraites, en 2004 lors des élections régionales, cantonales et européennes, en 2005 lors du référendum sur le projet de Constitution européenne, en 2006 avec le mouvement contre le CPE, c’est l’irruption du peuple qui a permis de battre le libéralisme. Dans l’élection présidentielle de 2007, c’est la participation populaire qui sera la clé de la situation. Elle fera le résultat.

 


La gauche en réinvention

 
 
 

● Le paysage politique à gauche pour la présidentielle achève de se fixer. Nous avons vécu l’épilogue de la démarche engagée par de nombreux militants et organisations pour constituer un rassemblement antilibéral de gauche et présenter des candidatures communes aux élections de 2007. L’objectif des initiateurs n’a pas été atteint. Il s’est en effet révélé impossible de trouver un consensus sur un nom permettant le rassemblement de toutes les composantes. Faute de s’élargir, la démarche s’est régulièrement rétrécie. Il y a d’abord eu le refus de la majorité de la LCR qui a préféré présenter en solitaire Olivier Besancenot, puis le retrait de José Bové. Même moins nombreuses, les composantes n’ont pu s’accorder sur un candidat commun. Dans ces conditions, après avoir échoué à convaincre ses partenaires de soutenir la candidature de Marie-George Buffet, le Parti communiste a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa secrétaire nationale à l’élection présidentielle. Depuis, à Montreuil la candidature de José Bové a été relancée.

 
 
 

Pour les militants de PRS qui ont défendu la nécessité de cette « union dans l’union », cet échec est bien sûr une lourde déception. La dynamique d’union de l’autre gauche manquera à l’ensemble de la gauche. Elle n’était sans doute pas mûre pour offrir un choix véritable au pays, transcendant ses identités particulières dans une construction politique nouvelle. Il y avait trop de désaccords stratégiques en son sein avec des visions contradictoires sur les voies de la recomposition à gauche. Faute d’avoir clarifié ces questions, le débat sur le nom du candidat n’a pu aboutir à un consensus, chacun défendant celui dont il se sentait historiquement ou idéologiquement le plus proche.

 
 
 

● Pour autant nous savons qu’au lendemain des chocs du 21 avril et du 29 mai, la recomposition politique de la gauche est inéluctable. D’une certaine façon, elle est même engagée. Le choix de la candidate socialiste est analysé comme un rejet de l’ancienne structure du Parti socialiste. Déjà, le Bureau national du PS ouvre désormais ses réunions à des représentants du PRG et du MRC. Le futur statut de Désirs d’Avenir, association politique animée par une candidate à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses conjectures. La direction du PCF annonce des initiatives pour les législatives. Quant aux Verts, après avoir débattu d’un rapprochement avec Nicolas Hulot, ils n’ont pas encore finalisé d’accord politique et électoral avec le PS. La LCR s’est divisée sur la stratégie unitaire au moment où elle a choisi de s’en émanciper. Mais elle n’a toujours pas recueilli les 500 signatures pour présenter Olivier Besancenot. A gauche tout bouge.

 
 
 

Le processus par lequel les forces politiques se réorganisent pour exprimer la réalité des rapports de force sociaux est long et complexe. Il affronte ses propres inerties. PRS pense que l’émergence d’une force politique nouvelle est indispensable pour que puisse se construire un débouché solide à l’aspiration antilibérale majoritaire dans le pays et prendre à bras le corps l’état d’urgence sociale et politique. La construction de cette force politique nouvelle doit se faire en tirant la leçon du double échec du communisme d’Etat (stalinisme) et de la social-démocratie. Elle doit aussi intégrer l’expérience et la dimension pertinente des luttes civiques et alter mondialistes.

 
 
 

● Dans cet objectif, PRS refuse toute logique de règlement de comptes après l’échec du rassemblement antilibéral. Elle ne pourrait rien produire d’autres que d’inutiles blessures retardant ou compromettant cet objectif. Dans la présidentielle de 2007, chaque candidature issue des composantes de ce rassemblement est légitime. Mais aucune d’elles ne peut prétendre être une candidature commune des antilibéraux. Cette mise en commun reste l’objectif dans la réinvention de la gauche désormais indispensable.

 
 
 

Forte de l’expérience accumulée dans la bataille au côté de l’autre gauche pour que se réalise son unité, l’association connaît la part spécifique qu’elle doit prendre dans la réinvention globale de la gauche. Nous avons bien compris que le « trait d’union » à gauche ne peut se limiter à un nom sur un bulletin de vote ou à un accord électoral. Nous savons qu’il dépend aussi de la production d’une culture commune. Ses éléments fondamentaux sont déjà repérables aujourd’hui dans les principes républicains. Faire rayonner ces principes, accroître leur compréhension, diffuser leurs objectifs c’est donc participer d’une façon particulièrement engagée à la recomposition de la gauche. Nous réaffirmons donc notre objectif de parvenir à bâtir dans la gauche une « convergence des républicains de gauche ». D’ailleurs ceux-ci sont présents dans les principales organisations de gauche, à tous les niveaux. Ils ont dès lors un rôle clé dans l’élaboration et la diffusion de cette culture commune, ferment indispensable de son union.

 


L’action d’abord

 
 
 

Pour aborder efficacement cette étape nouvelle, il faut le faire dans la mobilisation pour réaliser le programme minimum de la présidentielle : battre la droite pour ouvrir la voie à une alternative.

 

 
● Au premier tour de l’élection présidentielle, PRS ne présente et ne soutient pas de candidat. Il aurait pu en être autrement si un rassemblement s’était opéré. Aujourd’hui chaque force politique à son candidat. Dès lors, conformément à sa déclaration de principes, ses militants, venus de tous les horizons de la gauche, voteront selon leur conscience et leurs engagements personnels. Au cours de nos débats, plusieurs intervenants ont indiqué qu’ils s’apprêtaient à faire campagne ou à voter pour tel ou tel candidat. Tout l’arc de force de la gauche est représenté dans ces déclarations. Les noms de Ségolène Royal et de Marie Georges Buffet sont les plus souvent cités mais nous ne connaissions pas à ce moment la décision de José Bové.

 
 
 

Quoiqu’il en soit, au deuxième tour, toute l’association se mobilisera pour la victoire du candidat de gauche le mieux placé. Pour nous toute la campagne n’est pas résumée par le choix du candidat. Pour la gauche, cette campagne davantage qu’aucune autre au cours des décennies passée doit se jouer sur les contenus et la construction des convictions de chaque citoyen.

 
 
 

● PRS décide donc d’engager donc une campagne politique appelant à battre la droite à l’élection présidentielle. Comme nous l’avons fait pendant la campagne du « non » de gauche au projet de Constitution européenne, nous élaborerons dans ce cadre des outils d’éducation populaire pour informer chacun des menaces que les projets de la droite et de l’extrême-droite font peser sur les acquis sociaux et républicains auxquels la majorité de nos concitoyens sont attachés. Nous appelons chacun de ceux qui subissent les politiques libérales à intervenir dans cette campagne présidentielle pour mettre au premier plan l’urgence d’une alternative répondant à la question sociale.

 
 
 

Notre objectif est d’ancrer dans la campagne les questions qui sont au cœur de l’Etat d’urgence sociale. Pour cela notre calendrier est fondé sur l’action et l’éducation populaire davantage que sur la propagande et la personnalisation comme c’est l’obligation des partis qui soutiennent un candidat.

 
 
 

Notre méthode consiste à nous doter de points d’appui dans l’action. Elle part de la certitude d’un haut niveau d’implication populaire dans la campagne présidentielle et du maintien d’un lien fort entre le vote et les mobilisations. Nous ne savons pas ce qui cristallisera cette jonction. Mais nous savons que tout part de l’action.

 
 
 

● C’est pourquoi, très ouvert et appelé à s’enrichir du fait des circonstances, à cette heure, notre plan de travail s’articule autour de trois rendez-vous essentiels. Nous les avons choisis parce qu’ils impliquent des thèmes dont nous voulons qu’ils vivent dans la campagne car ils sont cruciaux pour les Français. Nous les avons aussi choisis parce qu’ils seront au cœur du lendemain de l’élection.

 
 
 

1) Nous soutenons la proposition de la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics d’organiser un rassemblement en Aveyron à Firmi, trois semaines avant le premier tour. Toutes les structures de PRS se mobiliseront pour réussir le rassemblement sur place le 31 mars. La défense des services publics prend donc la tête de notre agenda.

 
 
 

2) Nous appuyons les initiatives prises contre la pauvreté de masse et pour le droit au logement, et en particulier l’ouverture d’un Ministère de la Crise du Logement à Paris. Nous aiderons à l’ouverture de nouveau point de ce type sur le reste du territoire.

 
 
3) Nous souhaitons que le débat sur la construction d’une autre Europe soit présent dans la campagne. Nous voulons faire vivre sans relâche la nécessité d’une réorientation de la construction européenne actuelle lors de la présidence Française de 2008. Nous organiserons donc un rassemblement public à Paris autour de la proposition de Constituante Européenne avec d’autres forces et groupes politiques de la gauche européenne.
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Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 12:41

Pendant que les candidats à la Présidentielle s’agitent, les financiers sont le pont !
 
Il est toujours intéressant de suivre la presse financière. Cet article paru le journal des ECHOS est assez éloquent. Pendant que les politiques qui représentent dans un système démocratique, le peuple, s’agitent, les affaires continuent et les financiers commencent à spéculer sur l’avenir et anticipent même des décisions pour faire d’ores et déjà un peu plus de profit…  
 
Si les citoyens considèrent parfois que la Droite et la Gauche c’est la même chose, sentiment relayé habilement par les médias, les milieux financiers, eux font la différence !
 
Vous trouverez en rouge, mes explications de texte…,
 
A méditer.
 
DH
  
 
Election Présidentielle 2007 : Le thème des privatisations sera important (*)
 
 
Les stratégistes (c’est nouveau comme métier ?) s'intéressent aux valeurs qui pourraient être associées aux décisions envisagées par les candidats à la présidentielle.
 
Pour la Société Générale, l'environnement, la politique énergétique et la fiscalité de l'investissement socialement responsable seront des thèmes clefs avec des conséquences non négligeables pour les groupes de ces secteurs. (De quelles conséquences parle le journaliste ? Le mystère est entretenu : du business si c’est la droite, et des soucis si c’est la gauche ?)  
 
De même, « le fait de débattre de l'ampleur des déficits des régimes de retraite par répartition constituera sans aucun doute un soutien aux gestionnaires d'assurance-vie ou assimilés», note l'équipe de recherche. (Recherche de quoi ? De plus de profit pour les systèmes d’assurances privées au détriment de la retraite par répartition ?)», note l'équipe de recherche.
 
Le sujet des nationalisations et privatisations sera également important. Pour la Société Générale, des tranches supplémentaires de groupes déjà cotés pourraient venir sur le marché sous un gouvernement de droite. Les privatisations de La Poste / La Banque Postale et d'Areva pourraient être débattues. (Le journaliste n’ose pas dire que cela se fera certainement avec la Droite, et qu’il y a des € à prendre…)
 
En outre, le projet socialiste prévoit le contrôle public à 100 % d'EDF. (Et alors ? Dommage ?)
 
Selon Goldman Sachs, qui cite l'exemple de l'Allemagne, le marché peut s'attendre à des réformes touchant des valeurs telles qu'EADS, Peugeot et Michelin. De telles anticipations expliqueraient les bonnes performances de sociétés comme Renault et Michelin en 2006. (Là encore il y a des € à prendre…) 
 
(*) Paru dans les Echos du 23 janvier 2007
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 13:04

Nicolas HULOT, mission accomplie
 
 
Nicolas Hulot a déclaré ce matin 22 janvier 2007, face aux journalistes qu'il renonçait à se présenter à l'élection présidentielle, à l'issue d'un long week-end de réflexion dans son fief familial de Saint-Lunaire en Bretagne.

Nicolas Hulot a rappelé que les principaux candidats avaient signé le pacte écologique, lequel avait été étudié avec "sérieux" selon Nicolas Hulot qui a poursuivi : "Je prends acte des différents engagements des candidats qui sont à la hauteur de mes espérances"... "Cela ne constitue pas cependant un aboutissement mais un point de départ qui devra s'enrichir".

"Je crois que sans remise en cause profonde, nous n'arriverons pas à relever le défi qui nous attend" a expliqué M. Hulot, en dramatisant par la suite son discours.
 
Comme je l’ai déjà exprimé, je pense que Nicolas à largement rempli sa mission en mettant au cœur de la campagne présidentielle 2007, l’environnement. Plus de 500 000 français ont déjà signé son pacte écologique. C’est un signe qu’il ne faut ni moquer, ni négliger !
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement