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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 07:30


Comme tout citoyen français qui se respecte, je râle un peu lorsqu’il faut faire le chèque pour payer les impôts. Pour éviter cela d’ailleurs, je suis passé à la mensualisation ! Au-delà je préfère « avoir les moyens » de payer des impôts plutôt que de ne pas pouvoir en payer. Par les impôts s’exprime la solidarité de la société. La droite actuellement, arrive à faire croire à ceux qui ne payent pas d’impôt ou très peu, que le fait de supprimer l’ISF est une bonne chose pour eux ! Il faut arrêter la démagogie.

 

C’est pourquoi je m’associe à l’initiative de la pétition lancée par la revue Alternative Economique. Comme je l’ai-je crois déjà évoqué sur ce blog, j’en recommande la lecture de cette revue mensuelle qui offre un autre regard sur l’économie. Dans ce monde de pensée unique, cela fait du bien !

 
DH
 
 

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

 
 

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.


L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.



Cet appel, lancé à l'initiative du mensuel Alternatives Economiques a déjà reçu le soutien de :


Jean-Marie Albertini, économiste, Fadela Amara, Max Armanet, journaliste, Philippe Askenazy, économiste, François Baraduc, chef d’entreprise et vice-président du Conseil général du Rhône, Pierre Besançon, Vice président du Conseil économique et social régional de Franche Comté, Christophe Bigot, avocat, Vincent Boggio, médecin, Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT, Noël Bouttier, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, Robert Boyer, économiste, Anton Brender, économiste, Bernard Carrère, animateur d’association, Luc Champagne, cadre supérieur, Louis Chauvel, sociologue, Christian Chavagneux, rédacteur en chef de l’Economie politique, Jean Clément, créateur et chef d’entreprise, Denis Clerc, fondateur d’Alternatives économiques, Jean-Baptiste De Foucauld, ancien commissaire au Plan, Gilles de Courtivron, ancien dirigeant du groupe La Vie - Le Monde, Geneviève Decrop, ancienne directrice de la Mission Rhône-Alpes d’information sur l’exclusion, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Jacques Delors, Michel Dollé, rapporteur général du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, François Dubet, sociologue, Gérard Duchamp, cadre supérieur, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Gilles Finchelstein, cadre supérieur, Maurice Fournet, ancien chef d’entreprise, Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives économiques, Antoine Garapon, juriste, Patrice Garnier, consultant, Jérôme Gautié, économiste, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Frédéric Volovitch, musiciens, Les Wriggles, Roger Godino, ancien chef d’entreprise, Philippe Grangeon, cadre dirigeant, Jean-Paul Hébert, économiste, Jean-Claude Guillebaud, éditeur, écrivain, Thierry Jeantet,  cadre dirigeant, mutualité, Wojtek Kalinowski, rédacteur en chef de la Vie des idées, Patrick Klugman, avocat, vice-président de SOS Racisme, Daniel Lenoir, cadre dirigeant, Didier Livio, chef d’entreprise, ancien président du Centre des jeunes dirigeants, Jacques Maire, cadre dirigeant, assurances, Jacques Maillot, chef d’entreprise, directeur de Témoignage chrétien, Antoine Martin, ancien DRH du groupe Danone, Eric Maurin, économiste, Dominique Méda, chercheuse, Olivier Mongin, éditeur, Marc-Olivier Padis, éditeur, Thierry Pech, secrétaire général de la République des idées, Hélène Périvier, économiste, Michel Préfol, ingénieur, Hugues Puel, économiste, Dominique Raymond-Blanc juriste, Loïc Richard, membre du Conseil économique et social de Bretagne, Paulette Souchon, infirmière, Jérôme Vignon, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, Patrick Weil, directeur de recherche, Robert Zarader, cadre dirigeant - publicité, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France...


Cet appel a déjà recueilli 13 282 signatures au 8 février 2007

 

Pour signer la pétition :


http://www.alternatives-economiques.fr/petition/

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 08:00



La chancelière de l’Allemagne Présidente en exercice de l’UNION, a décidé de relancer le débat sur la constitution par des consultations bilatérales secrètes, qui doivent être finalisèes par des entretiens en tête à tête avec chaque chef d’Etat autour du 21 mai… soit 5 jours après l’investiture du nouveau Président de la République.

 

Puis MERKEL entend en tirer une proposition pour le Conseil Européen de Bruxelles les 21 et 22 juin… soit 4 jours après le 2nd tour des législatives et l’élection d’une nouvelle majorité en France.

 

Voilà qui ne crée pas les conditions d’une discussion équilibrée et respectueuse de la position des Français.

 

Voilà qui oblige tous les candidat(e)s à la Présidentielle de se positionner clairement sur l’Europe, avant l’élection….

 

A suivre…

 
DH

 

Respectez notre non !

 

Certains de nos concitoyens ont parfois une vision bien naïve des réalités de la construction européenne. C’est l’Europe Bisounours : un monde merveilleux, où sous le couvert apaisant du drapeau marial, enjeux de pouvoir et rapports de force laissent place à un torrent inépuisable d’affection et de concorde. Dans ce bas monde, tout est affaire de luttes et de bataille, surtout le poste de journaliste titulaire à la rédaction ou celui de secrétaire de la section… Mais dans l’Union européenne, les bons sentiments sont censés régner en maître et les intérêts particuliers s’effacer par enchantement.

 

Combien de commentateurs nous ont lourdement raillés lorsque nous avons lancé notre campagne « respectez notre non ! » dès le lendemain du 29 mai 2005 en disant que cela serait l’enjeu d’une bataille ? Pensez-donc, quelle que soit leur stupéfaction à notre égard, nos amis européens ne pouvaient que respecter le « non » français ! Il était donc temps de passer à autre chose. C’était croire que le cours de la construction européenne n’est pas l’objet d’enjeux économiques et politiques considérables. Les millions d’euros dépensés par les grands groupes pour avoir lobby sur rue à Bruxelles n’ont rien de philanthropique. Quant aux réalités de puissance, elles n’ont pas disparu par la grâce du marché mondialisé. Il suffit pour s’en convaincre de faire la liste des pays qui revendiquent désormais devant leurs peuples et devant les Nations du Monde un rôle accru sur la scène mondiale : Allemagne, Brésil, Japon, Chine… On n’a encore vu aucune Nation renoncer à son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU au motif que la prospérité économique suffisait à son bonheur et que le libre échange avait supprimé les rapports de force inter-étatiques. Les enjeux de puissance ne se sont pas dissous dans le nouvel âge du capitalisme. Les tensions s’exacerbent au contraire à l’échelle du monde.

 

Les partisans de la Constitution européenne, finance internationale, grands groupes, dirigeants politiques européens… n’ont pas changé d’avis pour faire plaisir à ceux qui voudraient que l’on tourne au plus vite la page du « non » français. Ils ont temporisé, patienté, pour apprécier les rapports de force et redéployer leurs positions en conséquence. S’ils reviennent aujourd’hui à la charge en organisant la scandaleuse réunion à Madrid des 18 pays « amis de la Constitution » (voir à ce sujet le communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Oskar Lafontaine), c’est qu’ils estiment que le rapport de forces leur est à nouveau favorable. Les forces françaises qui ont porté le « non » de gauche ne sont pas parvenues à s’entendre, leur poids politique est donc marginalisé dans l’élection présidentielle française. Le favori du jour, Nicolas Sarkozy, est un proche ami de Merkel et de Blair. Les positions de Royal, qui avaient voté en faveur du projet de Constitution européenne, oscillent quelque peu en la matière, entre rejet de l’indépendance de la Banque centrale et refus de « pénaliser les pays qui ont voté oui ».

 

Dès que la France baisse la garde, les partisans de la Constitution repartent à la charge. Car l’Europe Bisounours n’existe pas. L’histoire européenne reste faite de conflits. Cette affaire même est tissée de l’étoffe dont elle fait ses drames. Peut-on ignorer les terribles dangers que recèle la démarche des « amis de la Constitution »? En affichant la couleur, ils prennent un risque : ramener la question européenne dans la présidentielle et obliger les candidats à s’engager irrévocablement à respecter le « non » des Français. Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne SPD déclarait récemment : « Il serait bien que, dans les pays où des élections doivent avoir lieu, la constitution européenne ne devienne pas un sujet central sur lequel des prises de position politiques de principe soient prises ». Mais s’ils assument ce risque c’est qu’il leur faut absolument préparer dès maintenant les conditions d’un encerclement de la France. Celui-ci doit en effet se matérialiser dès la conclusion de la présidence allemande, quelques jours seulement après le second tour des législatives françaises… afin de se concrétiser par la reddition de notre pays, lors de la présidence française du second semestre 2008. Ensuite, les partisans de l’Europe actuelle se pensent tranquilles pour longtemps : ils ne sont pas prêts de réorganiser des référendums sur ces questions et la prochaine présidence française ne reviendra qu’en 2022 !

 

Or acculer la France, l’encercler pour contraindre son peuple à renoncer à l’expression souveraine de sa volonté, c’est créer les conditions d’une crise nationale d’une immense ampleur. Dans un pays déjà secoué par l’urgence sociale et politique, c’est ajouter la crise nationale que l’on retrouve à la racine de toutes les grandes secousses qui ont marqué son histoire. C’est nier frontalement la formule de François Mitterrand, « faire l’Europe sans défaire la France », dont il avait senti qu’elle fixait le seul chemin acceptable par notre peuple. Nul ne sait ce qui pourrait sortir d’une telle crise. Une vague de nationalisme pourrait se lever contre nos partenaires et trouver son expression dans une extrême-droite dont notre pays est aussi l’inventeur. Pour éviter que l’histoire ne se répète, il faut la regarder en face. Surtout pas tourner la tête. Lorsque les hommes ont à l’esprit ses leçons, ils peuvent éviter qu’elle ne recommence. Mais lorsqu’ils tentent de l’ignorer, elle se rappelle à eux avec violence.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 07:56



SARKOZY, PARISOT, les nouveaux fans de JAURES, arrêtons le délire et la démagogie…

 
 
 
 
 

A l’heure où chacun à droite comme Nicolas SARKOZY et Laurence PARISOT, s’approprie un peu vite la pensée de Jean JAURES, il est bon de rappeler quelques une de ses formules.

 
 
 
« La propriété foncière est mère d’inégalité et de brutalité ».
 
 
 

« Parce que le milliardaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé ».

 
 
 

« C’est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s’affranchira et deviendra l’humanité. »

 
 
 

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage".

 
 
 

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

 
 
 

"Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale sans lesquelles elle n'est qu'un mot

 
 
 

Qu’en pensez – vous Monsieur Nicolas SARKOZY ?

 
 
 

« Au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit au servage ».

 
 
 

"Tout progrès vient de la pensée et il faut donner d'abord aux travailleurs le temps et la force de penser

 
 
 

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui, qui volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef, celui qui prend procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers. »

 
 
 

Qu’en pensez – vous Madame PARISOT, quand l’élite du business fait prendre des risques aux autres, tout en veillant à sa propre sécurité, comme Laurence DANON, l’ex PDG du Printemps qui a touché 2,5 millions d’euros d’indemnités de départ après 6 ans d’exercice ?

 
 
 
 
 

A tous ceux que JAURES intéresse, je conseille l’excellente biographie de Max GALLO : Le grand JAURES, aux éditions Robert LAFFONT.

 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 08:40

CONTRE L’EXCLUSION DE RENE REVOL
 
 
 
 
 

Informés de la décision d’exclusion de René REVOL prise à la majorité simple par la commission des conflits par la Fédération de l’Hérault du Parti Socialiste, Informés que cette sanction a été prononcée sans que l’accusé n’ait pu bénéficier des droits élémentaires de la défense (communication du dossier d’accusation), Informés que René REVOL, membre du Conseil National, a fait appel de cette décision auprès de la Commission nationale des conflits -appel qui est suspensif- Les soussignés s’élèvent contre cette décision et en demandent l’annulation.

 
 
 

Les divergences politiques ne peuvent pas se régler par des mesures disciplinaires.

 
 
 

Inclure au lieu d’exclure, tel devrait être notre devise à la veille d’échéances électorales décisives, où les socialistes et la gauche devraient essayer de se rassembler dans le respect des opinions de chacun. 

 
 
 

Contre cette chasse aux sorcières initiée dans la fédération de l’Hérault, avant d’autres, et pour soutenir le camarade René REVOL, une pétition est lancée.

 
 
 

Pour signer la pétition en ligne :

http://petitionpourrenerevol.midiblogs.com/



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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 11:20


Voilà une opération qui ne doit pas laisser insensible les candidats à la Présidentielle. Il est urgent d'agir pour sauver la planète, que nous ne faisons qu'emprunter à nos enfants... Attention, il y a maintenant urgence à revoir nos systèmes de fonctionnement !

 


DH

 




3 millions de foyers éteints : plus qu’un symbole, un signal fort aux candidats
 
 
 

2 février 2007,

 


Par Coordination ATF

 



Communiqué de presse

 


Les Amis de la Terre remercient vivement toutes les personnes et organisations qui ont participé aux Cinq minutes de répit pour la planète, organisées par l’Alliance pour la Planète et coordonnées par les Amis de la Terre. Un signal clair aux candidats à la présidentielle.

 
 
 

Merci à tous ! Le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) reconnaît : « Cette baisse correspond à la consommation de l’éclairage et des appareils en veille d’environ 3 millions de ménages ». Avec une économie d’environ 800 mégawatts, la consommation française d’électricité a baissé de plus de 1% entre 19h55 et 20h, soit l’équivalent de la consommation totale de la ville de Marseille ou de la production d’un réacteur nucléaire.

 
 
 

C’est un signal sans ambiguïté aux décideurs et aux candidats aux présidentielles. Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre, déclare : « L’action a dépassé toutes nos espérances, et mobilisé bien au delà des réseaux militants. Cet événement populaire confirme que les gens ont très concernés et prêts à agir concrètement, comme le rappelle le sondage TNS Sofres selon lequel 86% des Français sont prêts à diminuer leur consommation électrique ».

 
 
 

L’action a été menée à la veille de la publication à Paris d’un nouveau rapport des Nations Unies sur le changement climatique, qui s’annonce alarmant pour des centaines de millions de personnes. Les Amis de la Terre, au sein de l’Alliance pour la Planète, continueront à faire pression sur les candidats aux présidentielles : l’Alliance défend 24 mesures prioritaires pour l’environnement.

 
 
 

Cyrielle den Hartigh, responsable climat des Amis de la Terre, explique : « En pleine présidentielle, les citoyens somment les politiques d’agir. Des solutions existent pour lutter contre le gaspillage à court et à long terme et pour réduire nos émissions. Les bâtiments sont le second secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, après le transport. L’isolation de 400 000 logements par an permettra une réduction massive des émissions. C’est une mesure réaliste, rentable et créatrice d’emploi ».

 
 
 

Ni cette baisse de consommation, ni la reprise immédiate n’a provoqué d’émission de GES supplémentaire, étant donné que cet aléa de la consommation entrait dans les variations habituelles de notre consommation électrique, selon RTE. Aucun incident non plus n’est survenu sur le réseau électrique à la suite de ces 5 minutes de répit, démentant certaines craintes évoquées hier, et c’est dans la bonne humeur générale que de nombreux rassemblements ont fleuris dans toute la France : à Paris (sous la Tour Eiffel), à Marseille, à Nice, à Toulouse, … Cette action était d’abord un acte symbolique, suivi par des millions d’individus, mais aussi des collectivités, des restaurants, des salles de spectacles, … Se sont éteints des milliers d’appartements et de maisons, mais aussi la Tour Eiffel, la basilique de Fourvière à Lyon, Notre Dame de la Garde à Marseille, l’Arc de Triomphe à Montpellier, la place du Capitole à Toulouse, la cathédrale de Reims, le Colisée à Rome, l’université de Montréal , la chambre des députés desPays Bas et d’Allemagne, et de nombreux lieux dans plus de 20 pays.

 
 
 

> voir liste « ils ont participé »

 
 
 
Pour en savoir plus :
 


Cinq minutes de répit pour la planète

 


L’Alliance pour la Planète

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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 11:53



Il y a quelques jours, au cours d’une discussion j‘ai été interpellé par Jean Jacques ANGLADE, ancien Maire PS de Vitrolles, au sujet de Jean – Luc MELENCHON et de la Nouvelle Calédonie.


Jean – Jacques ANGLADE a joué un rôle important au cotés de Michel ROCARD lors de la négociation des fameux accords de Matignon qui ont contribué a apaiser la situation dans l’Ile en lui donnant une réelle perspective politique. Jean Jacques ANGLADE dénonçait l’attitude de MELENCHON lors de ces négociations.

 

Ne maitrisant pas un sujet, qu’évidement il avait connu de près, je ne pouvais pas répondre. Le hasard fait que récemment Jean – Luc MELENCHON est intervenu sur ce sujet au Sénat, mandaté par le PS.

 

Le texte de Jean – Luc est un peu long, mais c’est un véritable cours sur la république !

 
DH
 
 
 
La République jusqu'au bout en Calédonie
 

Mardi, l’après midi et le soir, débat au Sénat sur un sujet délicat. On fixe le corps électoral de La Nouvelle Calédonie. Une réforme constitutionnelle est engagée. Il s'agit de limiter à une partie seulement de la population présente sur le territoire le droit de voter pour élire les assemblées locales (assemblées provinciales et le Congrès du territoire). Une même limitation du corps électoral a déjà été adoptée en vue du référendum qui doit choisir à terme l’indépendance ou le maintien de la Calédonie dans le cadre de la République française en 2014. C’est l’application de l'accord signé à Matignon sous le gouvernement Rocard pour mettre un terme à la guerre que les extrémistes caldoches avaient engagée contre les kanaks indépendantistes. Elle culmina avec le massacre de la grotte d'Ouvéa. Si l'on se souvient des rebondissements meurtriers des évènements sur place au cours des vingt dernières années après combien de décennies déjà terribles, on comprend que chaque parole prononcée dans l'hémicycle a porté jusqu'à quinze mille kilomètres de là, à Nouméa et dans les tribus de la brousse. Le débat était retransmis. Comme toujours en pareil cas, derrière la conjoncture et la passion du moment ce sont les principes les plus fondamentaux qui sont en cause. Le sénateur Simon Louekotte, UMP opposa une question préalable a l'examen du texte visant a son rejet immédiat. j'ai été désigné par le groupe socialiste pour argumenter contre sa proposition. Le point de vue que je défendais l'a emporté largement.

 
Une et indivisible


D'un point strictement formel, il y a quelque chose de surprenant dans ce qui va se décider définitivement à Versailles le jour de la réforme Constitutionnelle. La République est une et indivisible. Ce n'est pas seulement une question de frontières. Il s'agit d'autre chose. Il en est ainsi parce que la communauté légale est, elle d'abord, une et indivisible. Aucune loi n'est légitime sans cela. Car la loi s'applique à tous. Elle doit donc être décidée par tous. Ainsi, à l'origine de l'unité et de l'indivisibilité de la République il y a l'unité proclamée du souverain. Le souverain est le peuple. Donc, c'est une contradiction de s'en remettre à une fraction du souverain pour prendre une décision à laquelle devra se soumettre tout le peuple. C'est la raison pour laquelle je n'ai jamais accepté et n'accepterai jamais l'existence constitutionnelle d'un prétendu "peuple Corse", ni les hasardeuses expérimentations institutionnelles prétendant conférer au niveau local un droit à décider de lois locales... La population Corse non plus ne l'a pas accepté et elle a voté "non" au référendum Sarkozy à l'appel du radical de gauche mon ami le maire de Bastia Emile Zuccarelli que j'avais soutenu avec ardeur. Et cela en dépit de l'appui lamentable que le Parti Socialiste, le PRG et les Verts avaient cru devoir apporter à la droite en raison du non moins fumeux plan légué par Lionel Jospin qui avait été sur ce sujet très mal inspiré et conseillé. Il faut donc que des motifs exceptionnels soient impliqués pour que je me range à la proposition de loi qui prive du droit de participer au vote certaines catégories de citoyens français. Précisons tout de suite un point essentiel. Ceux qui ne pourront prendre part au vote à propos de l'indépendance de La Calédonie et l’élection des assemblées locales ne sont bien sûr nullement privés de la possibilité de voter sur place dans aucune autre élection comme par exemple les législatives ou les présidentielles. Voyons de plus près la matière juridique.

 
Qui est concerné ?
 

L'article 53 de la Constitution établi que le consentement qui doit être recueilli sur l'adjonction de territoires l'échange ou leur sécession c'est celui des "populations intéressées". Quelles sont ces populations concernées, qu'est ce qui les définit? Le Conseil Constitutionnel ne l'a jamais précisé à l'occasion des saisines sur ce dossier depuis qu'elles sont possibles à l'initiative de soixante parlementaires. Dans le passé des décisions contradictoires ont été prises. Ainsi, à Wallis et Futuna, en 1974 et 1975 tous les inscrits sur les listes électorales ont été autorisés à voter sur ce type de sujet. Mais en 1966, pour se prononcer à propos du sort du territoire français des Afars et des Issas, actuel Djibouti, il fallait résider sur place depuis plus trois ans pour pouvoir voter. Les législateurs de l'époque avaient délibérément expliqué vouloir exclure de cette façon les fonctionnaires et militaires français présents sur place puisque leur affectation ne durait jamais plus de trois ans et qu'à l'évidence ils n'étaient pas concernés personnellement par l'avenir du territoire concerné. Un autre précédent restreignant la population autorisée à voter eut lieu en 1947. Les dispositions Constitutionnelles en vigueur à l'époque étaient rédigées exactement dans les mêmes termes qu'aujourd'hui. Le 16 septembre 1947, sans discussion et en cinq minutes, l'assemblée adopta la loi qui organisait la consultation des seules populations des vallées supérieures de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya en vue de leur rattachement à la République Française (département des Alpes Maritimes) en application du traité de capitulation de l'Italie fasciste. On voit que l'idée d'une population "concernée" ou "intéressée" à qui est réservé exclusivement le droit de se prononcer sur l'avenir d'un territoire en vue de son éventuelle sécession ou rattachement n'est ni nouvelle ni absente de la lettre autant que de l'esprit du texte Constitutionnel à ce sujet.


Dés lors en 1986 j'ai signé et défendu à la suite Michel Dreyfus Schmidt, sénateur du territoire de Belfort une exception d'irrecevabilité constitutionnelle contre la loi Pons parce qu'elle donnait à choisir entre un nouveau statut pour le territoire et l'indépendance en consultant à ce sujet tous les résidents de Nouvelle Calédonie sans aucune limite de durée de résidence passée. En vain. Les militaires et les agents des forces de l'ordre, les fonctionnaires et les inscrits non résidents purent donc donner leur avis et leur voix non concernées par l'avenir du territoire compta autant et même plus en nombre que celle des kanaks présents sur place depuis dix générations en qualité de peuple soumis et dorénavant fermement décidés à faire valoir leurs droits. Au nom du résultat de cette consultation force devant rester à la loi la République entra en quasi guerre civile sur le territoire et l'escalade dura jusqu'à la veille des élections présidentielles. Le retour de la gauche annula séance tenante le statut. Le gouvernement de Michel Rocard ouvrit la discussion qui permit à la sagesse de Jean-Marie Djibaou de donner sa mesure et à l'esprit de paix de l'emporter quand bien même (par exemple) deux frères de Djibaou avaient été assassinés dans le cours des évènements et leurs assassins relaxés au nom d'une soi disant justice rendue, pour notre honte à tous, au nom du peuple français !

 

Les fondements de l’exception calédonienne

 

Ce qui fonde l'exception électorale calédonienne, c'est la situation coloniale du territoire. Ce point est reconnu de facto par les termes de l'accord de Matignon de 1988 et encore plus clairement par ceux signés sous Jospin à Nouméa en 1998. Dans les deux cas, les discussions furent l'occasion de compromis sans lesquels elles n'auraient pas abouti. La restriction du corps électoral fut explicitement une exigence de la partie indépendantiste qu'elle paya par des concessions et notamment par le nouveau délai décidé pour organiser la consultation sur l'indépendance !


Un processus de décolonisation assumé par la France


L’accord de Nouméa commence par reconnaître que « le territoire n’était pas vide » à l’arrivée de la France. Qu’il était « habité par les kanaks ». Et que la France n’a « pas établi avec eux des relations de droit » dans « la colonisation de la Nouvelle Calédonie ». (points 1 et 2 du préambule) A partir de cette reconnaissance fondamentale, l’accord vise à restaurer durablement une situation de droit. Pour cela il engage explicitement la Calédonie dans une « décolonisation » (point 4 du préambule) conçue comme « le moyen de refonder un lien social durable entre les communautés qui y vivent »

 

La reconnaissance d’un peuple kanak à part entière

 

L’accord reconnaît en tant que tel un « peuple kanak » et fait référence à « sa souveraineté » propre, « préalable à la fondation d’une nouvelle souveraineté partagée dans un destin commun ». Ce peuple est bien présenté comme distinct de la France puisqu’il est question grâce à la « décolonisation » de « permettre au peuple kanak d’établir avec la France des relations nouvelles ». Des lors, du point de vue des principes il n’y a pas un peuple mais deux en Calédonie. Le souverain n’est pas unique. De plus il ne peut pas l’être puisque l’un opprime l’autre. Il faut donc d’abord reconstituer l’unité du souverain. C’est cela le sens civique de la décolonisation. C’est l’affaire d’une politique de construction de l’égalité des droits entre tous.

 

La base d’une « citoyenneté de la Nouvelle Calédonie »

 

Le risque est que dans cette approche on reconnaisse une sorte de communautarisme dans la République même si c’est sur la base d’un ethnicisme hérité de la colonisation. Ce n’est pas ce qui se fait en Calédonie. L’accord pose en effet les bases d’ « une citoyenneté de la Nouvelle Calédonie, permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun ». (point 4 du préambule). Cette formule ne resserve donc pas au seul Kanak pourtant seules victimes le bénéfice de la citoyenneté « calédonienne ». On ne passe pas sur les bases du droit du sang, on reste sur celui du droit du sol puisque cette citoyenneté est définie par la résidence et le libre choix de destin commun. En même temps cette formule crée un peuple puisqu’elle crée une citoyenneté. De leur côté les leaders indépendantistes ont clairement annoncé leurs intentions : la citoyenneté locale ainsi définie sera le moment venu la base de la nationalité Calédonienne si le territoire choisit l’indépendance. En ce sens la démarche calédonienne est un modèle d’humanisme moderne. Reste qu’on est donc bien dans l’affirmation d’un peuple distinct du peuple français même s’il n’est pas séparé de lui. Ce peuple est appelé par l’accord à assumer « un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la souveraineté ».

 

La restriction du corps électoral est la conséquence logique de cette citoyenneté

 

Le partage de souveraineté avec la France implique que le Congrès du territoire pourra prendre des « délibérations à valeur législative », appelées « lois du pays ».
Il est donc logique que son élection émane de la « citoyenneté de la Nouvelle Calédonie ». Si celle-ci recouvrait le même corps électoral que celui de la citoyenneté française, il n’y aurait pas de partage de souveraineté. Du moment où l’on reconnaît une souveraineté, même partagée, on s’engage à créer un corps électoral spécial. L’accord de Nouméa est très clair sur ce point : « le corps électoral pour les élections aux assemblées locales propres à la Nouvelle Calédonie sera restreint

 »
Encore plus explicite, le point 2 de l’accord affirme que « la notion de citoyenneté fonde les restrictions apportées au corps électoral » Et il précise que « la loi constitutionnelle le permettra ».

 

Le corps électoral restreint a toujours été conçu de la même manière depuis 1988

 

Certains voudraient nous faire croire qu’il existe un débat enfoui, une question non tranchée, un doute non levé sur les modalités de restreindre le corps électoral. C’est une manipulation. Sans même parler de ceux qui prétendent que l’on va « enlever le droit de vote à des Français », sans préciser que l’on ne parle que des élections aux assemblées locales (et pas des élections nationales françaises où tout le monde restera électeur) dans un territoire engagé dans un processus de décolonisation.

 

Car depuis 1988, il a toujours été question, pour tous les gouvernements de la République française, des mêmes modalités de restriction du corps électoral.
Si l’on remettait en cause ce qui a toujours été clair, on mettrait en péril la notion même de corps électoral restreint et donc la notion même de citoyenneté de la Nouvelle Calédonie.

 

Les accords de Matignon, en faisant référence aux « populations intéressées à l’avenir du territoire », prévoyait déjà que seuls pourraient voter au référendum prévu en 1998 les électeurs inscrits sur les listes en 1988. C'est-à-dire ceux ayant résidé au moins 10 ans en Nouvelles Calédonie à la date de 1998. Cela était très clair pour tout le monde à l’époque et on voit mal pourquoi cela deviendrait obscur aujourd’hui. D’autant que les accords de Nouméa ont bien veillé à faire référence aux accords de Matignon pour rappeler la définition de ce corps électoral gelé : « Comme il avait été prévu dans le texte signé des accords de Matignon, le corps électoral aux assemblées des provinces et au Congrès sera restreint ». (point 2.2.1 des accords de Nouméa).

 

Cette conception du corps électoral a d’ailleurs déjà été approuvée par le Parlement français une première fois en 1998 (vote dans les mêmes termes par les deux assemblées et vote du Congrès).


Il y eu certes ensuite la bizarrerie juridique inventée par le conseil constitutionnel qui imagina que le « tableau annexe » des électeurs n’était pas le même en 1988 et en 1998, alors qu’il a toujours été question du même tableau annexe. Ce qui a fait dire à mon collègue et camarade le député René Dosière que « c’est sans doute parce que nous étions trop clairs que le Conseil constitutionnel a fait une autre lecture ». Et pour que ce soit encore plus clair, l’Assemblée et le Sénat ont à nouveau voté dans les mêmes termes en 1999 qu’il était bien question du même tableau annexe, et donc du même corps électoral gelé. Tout aurait alors dû être réglé à l’époque si le Congrès du Parlement n’avait pas été ajourné pour de tout autres raisons. Depuis, le président de la République, comme tous les gouvernements ont toujours confirmé la même interprétation.

 

Si l’on décidait aujourd’hui de revenir sur le gel du corps électoral qui fonde la citoyenneté de Nouvelle Calédonie, on reviendrait d’un seul coup sur tous ces votes constants du Parlement et sur tous ces engagements constants des gouvernements. Et on détricoterait à coup sûr, tout l’édifice fragile et précieux bâti successivement par les accords de Matignon et de Nouméa. Personne ne peut le souhaiter, ni pour la France en général, ni pour la Calédonie en particulier.

 

Ces arguments juridiques et de contexte de négociation ne sont pas les seuls qui fondent ma conviction. J'estime que la République exige un préalable: le bénéfice des droits de l'homme. La population originelle en a été privé pendant des générations dans des conditions telles que le dictionnaire Larousse de 1953 puisse écrire dans la définition de Kanak: "ethnie en voie de disparition". Jusqu'au point où les têtes et les mains coupées à l'issue de la révolte du grand chef Ataï sont encore conservées dans des bocaux dans les réserves du musée de l'Homme! J'en reste là pour éviter des rappels trop récents qui ranimeraient des blessures encore bien mal fermées. J'ai expliqué à la tribune du Sénat à propos de la loi reconnaissant l'état de guerre en Algérie (1999) qu'il était juste que nos armées aient été défaites dans l'Algérie alors française parce qu'elles  se ne servaient pas nos principes et que ceux ci étaient du côté des droits de nos adversaires. Je l'ai dit quand bien même ai je dans les cimetières de Staouéli, d'Oran et d'Arzeu plusieurs générations des miens qui reposent sous le beau soleil de leur patrie perdue. Je dis de même à propos de la situation de populations kanakes de la Calédonie française.

 

Pour le bonheur de tous, la République d'abord !

 

Cette idée s'impose à moi comme un principe qui fait de mes convictions ardemment républicaines non un dogme figé et intemporel mais d'abord une visée humaniste à propos de la façon de vivre en société. Car pour le reste, aimant tant d'amis kanak, scrutant la splendeur de la brousse depuis les hauteurs qui mènent à Thio ou bien sentant passer la brise sur le rivage de Lifou ou sur la place de la chefferie à Mare, pour mettre en mots mes pensées, j'ai emprunté ceux du Président Mitterrand à propos d'autres décolonisations: "Ma raison commande "séparons nous", mais mon cœur répète "restons ensemble". La restriction du corps électoral est la condition qui rend sincère les consultations qui engagent l’avenir du territoire, qu’il s’agisse de l’élection des assemblées locales qui partagent d’ores et déjà la souveraineté avec l’Etat français ou du référendum d’autodétermination. Seule cette restriction du corps électoral permettra de savoir si la paix de Matignon a été honnête et si elle a permis que le choix de la France puisse devenir aussi un choix proclamant tout a la fois la fin de l'ancienne guerre et de notre ancienne honte. Alors quel que soit la décision des électeurs nous pourrons l'accepter la tête haute, ayant sauvé ce qui compte le plus: la République pour nous mêmes et non sa hideuse caricature colonialiste.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 14:46

Les blogs et l’élection présidentielle
 
 
Internet jouera un rôle important lors de la prochaine élection présidentielle. Les candidats ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Cela fait l’objet de nombreux articles de presse actuellement.
 
Un certain nombre de sites Internet font des analyses de la « blogosphère ». Je vous conseille l’Observatoire de la Présidentielle et sa cartographie des sites français.
 
Mon blog fait partie des 1100 sites et blogs recensés en France qui jouent un rôle sur la « toile » politique.
 
L’autre site, buzz - blog, détermine l’activité (le buzz) internet de chaque candidat.
 
 
 
Bon surf,
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 18:36


«Je ne crois pas que la candidature Bové (1) puisse nuire à Royal» (2)

 
 

Par François Delapierre est délégué général de l'association Pour la République sociale (PRS), qui œuvre avec Jean-Luc Mélenchon « pour une union des gauches ».

 

Marianne2007.info : La candidature Bové peut-elle affaiblir celle de Royal ?


François Delapierre : Je ne crois pas que la candidature de José Bové puisse nuire à Royal. Ce qui affaiblirait le Parti socialiste c'est une logique de surenchère. Mais plus que tout : ce serait de se retrouver dans une situation où l'autre gauche serait écrasée électoralement. Ce serait une erreur de croire que le PS pourrait occuper ce terrain. Même si Ségolène faisait un score de 30% au premier tour, comme le disent les sondages -ce qui est déjà énorme- il resterait 20% de plus à prendre pour gagner au second tour. On voit bien, arithmétiquement, que le Parti socialiste a besoin de l'autre gauche.

 

Votre association « Pour la république sociale » fera-t-elle campagne pour Royal ou pour Bové ?


Ce n'est pas le rôle de PRS de donner des consignes de vote. Nous appelons à battre la droite et à voter pour le candidat de gauche le mieux placé au second tour. PRS est une association ou il y a des militants socialistes mais aussi de nombreux communistes ou d'autres tendances de la gauche. Certains ont annoncé qu'ils feraient la campagne de Royal, d'autres feront la campagne de Buffet et d'autres feront probablement la campagne de Bové.

 

Votre mouvement censé œuvrer pour une union des gauches fera donc aussi campagne en ordre dispersé. Vous le regrettez ?


Au départ, le but était de se mettre d'accord sur une candidature commune qui provoquerait une dynamique de dépassement et changerait le rapport de forces. Aujourd'hui, on assiste à une multiplication des candidatures. Nous avons de nombreux militants qui continuent à agir au sein des collectifs. Même s'il subsiste encore de nombreuses inconnues sur cette candidature, José Bové incarne une sensibilité qui n'est pas représentée, une tendance à la fois libertaire et écologique. Il y a donc plusieurs candidats qui ont tous leur légitimité mais aucun ne peut représenter à lui seul la gauche antilibérale. Ce qui est regrettable c'est que le but des collectifs, c'était justement d'éviter cette dispersion. Une union des gauches reste possible pour de prochaines échéances. L'urgence aujourd'hui, c'est de battre la droite.

 

Lundi 29 Janvier 2007



(2) www.marianne2007.info

 

(1) Déclaration de candidature de José BOVE du 1er février 2007

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 19:21

De la nécessité de maintenir les liens avec les camarades du PC…
 
Jean – Luc MELENCHON nous fait part de sa dernière rencontre avec Marie-Georges BUFFET le 29 janvier 2007. Au niveau national, comme au niveau local, la discussion avec les camarades du PC est enrichissante et utile à tous…
 
DH
 
 
Et aussi des morilles
 

Riche journée. J'ai eu José Bové au téléphone et j'ai déjeuné avec Marie-George Buffet. De Bové, je parlerai demain. L'évènement pour moi à cette heure c'est Marie-George Buffet. Je fais partie de ceux qui apprécient sa façon d'être et le style de sa campagne. Je considère que c'est un privilège de disposer d'un entretien avec elle en tête à tête, alors même qu'elle est dévorée par l'activité de la campagne présidentielle. Le matin même elle était sur France Inter pendant près de deux heures, exercice éreintant s'il en est un. Notre conversation avait un tour amical et familier car nous nous connaissons et nous rencontrons -finalement - à intervalles réguliers. De notre entretien, je résume, sous ma seule responsabilité, deux points qui me paraissent mériter une attention particulière. Le premier concerne l'appréciation du Parti Communiste à propos de sa participation au gouvernement en cas de victoire de la gauche aux élections présidentielles. Le second à propos de la crise de l'Union européenne. Je lui ai demandé si elle m'autorisait à en parler sur ce blog et elle m'a donné son accord. Mais bien sûr ce que j'écris tant pour la forme que pour le fond n'engage que moi puisque je ne lui ai pas fait relire.

 

"Nous ne faisons pas une croix sur la possibilité d'un gouvernement de gauche", m'a-t-elle dit. Donc, première conséquence, en ce qui concerne le désistement pour le second tour, elle s'est déjà engagée de longue date. D'ailleurs les communistes n'y mettent aucune condition et ne demandent aucune négociation à ce sujet. Par contre, pour ce qui concerne la participation au gouvernement, il n'y a absolument rien d'automatique. A l'heure actuelle, sur les bases de ce que les communistes connaissent du programme de Ségolène Royal, ils ne participeront pas à un gouvernement sur ces bases. J'ai dit à Marie-George Buffet que je me souvenais bien l'avoir entendu dire la même chose à la fête de l'Humanité sans que la presse le relève.

 

A l'époque, les socialistes n'avaient pas encore choisi leur candidat mais chacun de ceux-ci avaient déjà avancé ses principales orientations et notamment Ségolène Royal qui était alors déjà annoncée comme la favorite des sondages. Je lui ai demandé sur quels points elle fondait son appréciation, c'est à dire sur quelles questions elle considérait que porte l'essentiel. Elle en a évoqué trois. J'ai noté sur mon carnet pour épauler ma mémoire. La fiscalité, le changement institutionnel et l'Europe. Sur la fiscalité, il s'agit de savoir où va être prélevé ce qui est nécessaire pour financer une politique qui change vraiment la vie des gens. Sur ce point, j'ai trouvé Marie-George Buffet très préoccupée de crédibilité, volontiers entrant dans le détail, y compris lorsqu'elle décline ses propositions à propos de la "fiscalité intelligente" pour les entreprises innovantes ou créatrices d'emplois. Sur les institutions, il y a une originalité dans son propos par rapport à ce que l'on entend d'habitude à gauche sur ce sujet. Elle insiste en effet sur les nouveaux droits d'intervention des travailleurs dans l'entreprise en ce qui concerne son pilotage, par référence aux revendications mises en avant par les ouvriers de Moulinex.

 

En l'écoutant, je me souvenais de la remarque de Jaurès en faveur de "la République jusqu'au bout" qu'était à ses yeux le socialisme lorsqu'il relevait que la République jusque là avait fait "le citoyen roi dans la cité et sujet à l'usine". A propos de l'Europe évidemment la matière est encore plus tranchée. Elle avait remarqué ma prise de position avec Oskar Lafontaine contre le sommet des pays du « Oui » à Madrid vendredi dernier. Marie-George Buffet pense que cette question de Constitution européenne doit être très présente dans la campagne présidentielle. Je partage son avis en dépit de tous ceux qui répètent qu'il ne faut pas "retourner le couteau dans la plaie à gauche" et que tout doit être fait pour "dépasser le oui et le non". En vérité, le gouvernement français qui sera en place en juin prochain devra se prononcer sur les propositions de la présidence allemande deux jours après le résultat des législatives. C'est dire qu'il vaudra mieux disposer à ce moment là d'une opinion publique informée et motivée pour faire face. C'est dire aussi combien est scandaleuse l'inertie du gouvernement actuel qui laisse se faire sans un mot l'encerclement de la France par les pays du "Oui". Je partage donc complètement l'analyse de Marie-George Buffet : c'est dans la campagne et par le vote qu'il faut faire respecter le "non" de la France.


J'arrête là mon récit. Je pense que la position du Parti communiste souligne les risques et les opportunités de cette campagne présidentielle pour la gauche. Je crois que les responsables du Parti socialiste devraient s'atteler à la tâche pour dégager des positions sans ambiguïté sur ces sujets essentiels. Naturellement le projet socialiste s'exprime sur ces points mais il faut tenir compte du point de vue de la candidate. Il sera exprimé le 11 février. On doit souhaiter que les orientations sur ce sujet soient assez claires pour pouvoir être mises en discussion avec les partenaires à gauche. Ici le flou serait très dommageable.


Pour clore cette note, je voudrais indiquer ce que PRS, l'association que je préside, a décidé d'organiser sur cette question européenne. D'abord j’ai mandat de travailler sur un point précis avec mes collègues sénateurs Jean-Pierre Michel (Haute Saone), Maryse Bergé Lavigne (Haute Garonne), Bariza Khiari (Paris), Michel Charasse (Puy de Dome), Jean-Pierre Godefroy (Manche) et Sandrine Hurel (Seine Maritime). Notre intention est de déposer un amendement dans une prochaine discussion de révision constitutionnelle, afin de retirer de la Constitution française la disposition qui y avait été introduite pour affirmer que la France se situait dans le cadre de la Constitution européenne.

 

Deuxième point, PRS organise les 23 et 24 février prochains un colloque au Sénat réunissant les partenaires européens et français de la mobilisation pour une assemblée constituante en Europe. Cette réunion devrait aussi permettre d'entendre le point de vue des candidats de gauche (ceux qui accepteront notre invitation à s'exprimer) pour donner leur avis sur ce qu'il faut faire après l'élection pour sortir l'Europe de l'impasse. Au cours de notre déjeuner, Marie-George Buffet m'a d'ores et déjà donné son accord pour répondre favorablement à cette invitation.


A quatorze heures tapantes, elle avait avalé son café et elle repartait en campagne. Elle a mangé des noix de saint jacques et moi du cabillaud à la purée et aux morilles. J’ai choisi ce plat à cause des morilles, champignon dont je suis très amateur depuis mes années jurassiennes. Celles-là aussi étaient très goûteuses.

 

Jean – Luc MELENCHON

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 11:55


Soyons précis !

 
 

Afin de lever toute ambigüité, s’il y en avait et suite à un article paru dans La Provence du 29/01/2007,  je tiens à réaffirmer mon positionnement sur la scène politique Vitrollaise et nationale.

 

Adhérent du PS, je suis, adhérent du PS je reste. J’assume par ailleurs, tout à fait mes engagements passés au sein du PS à la Gauche Socialiste, puis à Nouveau Monde et d’avoir dernièrement défendu la candidature de Laurent FABIUS.

 

Je suis aussi adhérent à PRS, « Pour la République Sociale » association politique dont le Président est Jean – Luc MELENCHON Sénateur Socialiste, membre du Bureau National. A ce titre, avec d’autres camarades, je représente PRS sur Vitrolles. J’assume aussi au travers de PRS d’avoir œuvré au sein des collectifs antilibéraux, notamment à Vitrolles,  pour réunir la gauche. Un des slogans de PRS était d’ailleurs, « GAUCHE Unis- toi, le peuple à besoin de toi ».


 

Ma démarche politique est donc l'implication d'un militant du Parti Socialiste attaché au rassemblement de toute la gauche, dont le Parti Socialiste, autour d'un projet commun de transformation sociale. En cela, je suis fidèle à la ligne politique qui a présidé à la rénovation de notre parti à Epinay en 1971.

 

Par ailleurs, au sein du secteur entreprise du PS, j’ai toujours été un militant actif et engagé, en tant que Secrétaire de la Section d’entreprise d’Eurocopter et en tant que Secrétaire du GSE National Aéronautique, une action déterminante dans la période 1997 – 2002. Si aujourd'hui j'ai passé la main, je continue à apporter mon expérience,  mes analyses et avis au GSE. Je suis d’ailleurs intervenu le 30 janvier 2007, à ce sujet à Solférino au cours d’une réunion de travail avec notamment Pierre COHEN, Député de haute Garonne et Marie- Noëlle LIENEMANN.


 


 

Solférino, transformé en local de campagne


 








Aujourd’hui, je m’inscris dans la résolution de PRS du 21 janvier et ma priorité pour la Présidentielle, est la lutte contre la droite libérale dure de Nicolas SARKOZY.

 

Au sein de l’équipe Municipale, je m’acquitte de toutes mes responsabilités en totale loyauté avec Guy OBINO, notre Maire.

 
DH









La salle POPEREN


























"Demain, la pensée socialiste guidera et éclairera la monde", tout un programme...
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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je