Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 11:50

L'heure est grave, Antoine Quentin Fouquier-Tinville est de retour !
 
 
Citoyens, citoyennes !
 

Mon nom est Antoine Quentin Fouquier-Tinville, né en Picardie le 12 juin 1746.


Fervent révolutionnaire dès le 14 juillet 1789, j'ai compris l'importance de défendre la Révolution face aux factieux de tous bords et assumé la charge d'être Accusateur du Tribunal criminel extraordinaire à partir du 13 mars 1793. Mort à Paris le 7 mai 1795, je n'ai pu finir ma tâche.


Aujourd'hui, je sors de ma réserve forcée. En effet, l'heure est grave, l'état d'urgence politique actuelle me commande de revenir : il est temps de démasquer les ennemis de la République et dénoncer leurs agissements !

http://fouquier.tinville.over-blog.com

 
Un nouveau site à découvrir…
 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 07:33

Salarié du privé dans l’industrie (Aéronautique), militant au secteur d’entreprise du PS, je partage globalement l’analyse de Jean – Louis LEVET responsable national à l’industrie au PS. Je pense moi aussi depuis longtemps qu’un pays sans industrie cela n’a pas vraiment de sens. De même « une industrie » des services ne peut se concevoir qu’autour d’une industrie réelle !
 
Notre pays souffre d’un réel manque de politique industrielle. Ceci dit les choses semblent évoluer suite à l’actualité récente (AIRBUS par exemple).
 
A suivre…
DH
 
 
 
Une autre conception de l'industrie (*)
 
Par JEAN-LOUIS LEVET, économiste et responsable national à l'industrie du Parti socialiste.
 
EADS, GDF-Suez, Mittal-Arcelor, Bombardier-Alstom, délocalisations... autant d'événements qui mettent l'industrie au coeur de l'actualité et qui montrent combien celle-ci compte dans l'économie. Les mythes auxquels adhère une grande partie de notre élite politique et financière s'effondrent : la société postindustrielle (« l'avenir est dans les services ») et la nouvelle économie (« la prospérité est dans l'avènement d'Internet et de la finance »).
 
Mais nous gardons un gros handicap : une vision de l'industrie, archaïque, peu attractive pour les nouvelles générations et ne pouvant nourrir de ce fait une politique économique et industrielle efficace.
 
Nous assimilons encore l'industrie, au contraire de la plupart des pays développés et émergents, au secteur manufacturier, le manufacturier à l'usine et l'usine au travail aliénant. Notre représentation de l'industrie s'est enrichie, de plus, d'une nouvelle peur. Elle serait une menace pour le devenir de l'humanité. L'explosion de l'usine chimique d'AZF à Toulouse, l'omniprésence des produits nocifs dans les denrées alimentaires et dans l'environnement, l'emploi de l'amiante dans le BTP bien des années après que ce danger fut connu constituent autant de preuves accablantes de cette réalité. La contradiction est totale entre le rôle déterminant de l'industrie dans la croissance et une représentation dépassée doublée d'un rejet. Elle paralyse l'action du politique.
 
Oui, l'industrie constitue le coeur de la création de richesses réelles. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ce qui est souvent affirmé, son importance ne se réduit pas, elle se transforme et voit ses frontières s'élargir. Elle comprend le secteur manufacturier, mais aussi l'agroalimentaire, l'énergie, le bâtiment et les travaux publics (la construction du pont de Millau, c'est de l'industrie), les industries culturelles, les activités liées aux technologies de l'information et des communications et les services aux entreprises.
 
C'est-à-dire l'ensemble des activités productives matérielles et immatérielles. Même la finance est considérée dans les pays anglo-saxons comme une industrie. La prise en compte de cette approche opérationnelle de l'industrie se traduit par des chiffres forts différents de ceux véhiculés par la définition officielle et repris dans les rapports les plus récents. Son poids dans la valeur ajoutée nationale est de l'ordre de 40 %, au lieu de 20 %. Sans compter ses puissants effets induits par l'augmentation du pouvoir d'achat, les gains de productivité à l'origine de la croissance, la diffusion du progrès technique, etc.
 
Les bases sociales de l'industrie sont ainsi bien plus importantes que la représentation dominante ne les véhicule. Plus encore, l'industrie constitue l'élément essentiel qui permet d'exploiter la nouvelle économie de la connaissance dans une perspective de développement durable, puisqu'elle représente d'ores et déjà environ la moitié de l'investissement des entreprises non financières et réalise les trois quarts de la recherche-développement, en France comme dans les autres pays développés. Il n'y a pas d'un côté les gentils du développement propre et de l'autre les méchants de l'industrie polluante, mais complémentarité. Les drames que nous soulignions plus haut sont d'abord le résultat du laxisme, de l'indifférence, de la lâcheté collective à l'égard des lobbies parfois sans foi ni loi, se cachant derrière le paravent de l'incertitude scientifique, voire produisant de la désinformation ou utilisant la technique classique du chantage à l'emploi.
 
Promouvoir une nouvelle conception permet de remettre l'industrie dans la société en changeant son image, en l'ouvrant à ceux qui en bénéficient le moins : les jeunes issus de l'immigration et les femmes. De ne pas continuer à en exclure ceux que l'on qualifie de « seniors ». De ne pas laisser tomber les moins qualifiés. De ne pas sacrifier notre base industrielle au nouveau mythe du tout délocalisable au moindre coût et à l'idée reçue selon laquelle il suffirait de concentrer nos efforts dans la haute technologie en abandonnant le reste aux nouveaux pays émergents. Alors une véritable action politique est possible, articulant niveaux national, européen et local.
 
Pour en savoir plus, http://www.lesechos.fr du 03/01/2007
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 07:52



JOSE BOVE. --Le porte-parole de Via Campesina a donné le 26 décembre dernier, depuis le Larzac cher à son cœur, son analyse de la situation politique avant la présidentielle. Une occasion a été manquée avec les collectifs antilibéraux, cependant l'histoire n'est à mon sens pas encore totalement écrite.

A suivre...

DH

 




José BOVE, « Nous pouvions peser à gauche... » (*)

 



José BOVE, vous êtes toujours sur le devant de la scène médiatique, mais n'avez-vous pas l'impression que votre image s'est brouillée depuis le démontage du McDo en 1999 ?

 


Non, il me semble être resté fidèle à ce que j'ai toujours été. J'avais mené des luttes sur le Larzac avant le McDo, j'en mène encore à l'échelle mondiale. J'estime que mes combats s'enchaînent logiquement.

 


Vous aviez pourtant juré que vous ne feriez jamais de politique. Or, on vous a retrouvé il y a peu candidat potentiel des antilibéraux à l'élection présidentielle.

 


J'avais participé avec la Confédération paysanne à la campagne contre le traité constitutionnel européen. Le non avait été ressenti comme une victoire et j'avais pensé qu'à partir de cette dynamique, on pouvait mener d'autres combats électoraux et peser à gauche.

 


Mais vos partenaires ont vite retrouvé leurs maillots habituels pour la présidentielle ?

 


Il s'est passé ce que je redoutais : le patriotisme d'appareil a rapidement repris le dessus. A partir du moment où nous ne pouvions plus agir de façon collective parce que le PC et la LCR jouaient individuellement, je n'avais plus qu'à me retirer.

 


Vous ne regrettez rien ?

 


Si, que ces partenaires n'aient pas compris que les gens avaient envie d'autre chose en politique et que nous pouvions obtenir un score à deux chiffres, permettant de poser des questions fondamentales. L'émiettement est une maladie infantile et incurable de la gauche française.

 


La candidate du Parti socialiste est-elle capable de donner du poids à vos idées ?

 


Je connais Ségolène Royal depuis plus de quinze ans. J'ai participé avec elle en Poitou-Charentes à des débats sur les OGM, l'irrigation... Elle n'était pas alors sous les projecteurs et elle me paraissait réellement intéressée par ces sujets. Nous verrons la suite des événements.

 


Vous connaissez également son principal rival ?

 


Oui, il m'a envoyé un hélicoptère en juin 2003 pour m'amener plus rapidement en prison. Il faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy. C'est quelqu'un de très libéral et dangereux. Ses discours sur les banlieues, par exemple, ne font qu'attiser les haines. Il ne peut qu'accroître la fracture sociale.

 


On n'ose même pas vous demander ce que vous pensez de Le Pen ?

 


Il est toujours là et surfe sur la même désespérance. C'est un danger pervers, car il prend maintenant des airs de papy bonhomme, comme Pétain en 40.

 


L'écologie est au centre des débats. Comment jugez-vous la démarche de Nicolas Hulot ?

 


On ne peut pas contester sa sincérité, mais son constat a été fait depuis longtemps. Quant au projet, je le trouve creux, car il ne s'attaque pas aux vrais responsables de la crise écologique. Hulot donne dans le discours catastrophiste et propose ensuite des solutions qui ne sont pas de nature à effrayer les pouvoirs et les lobbys en place. Que se passera-t-il une fois que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy auront signé son pacte pour l'écologie ? Rien. On ne peut pas défendre l'environnement sans remettre en cause l'ordre économique de la planète.

 


Ne restent alors que Les Verts ?

 


(Sourire.) Quand on a vu Dominique Voynet ne pas démissionner d'un gouvernement qui autorisait les premiers essais OGM et la création d'un centre d'enfouissement des déchets nucléaires, on a le droit de se dire que leurs résultats sont minces.

 


Dans ces conditions, participerez-vous à la prochaine campagne électorale ?

 


J'y participerai à ma manière, si je ne suis pas en prison.

 


Vous semblez admettre cette hypothèse avec un certain fatalisme.

 


A partir du moment où l'on commet des actes de désobéissance civique à visage découvert, on sait que l'on s'expose à des condamnations. Mais tant qu'il n'y aura pas un moratoire sur les OGM et un référendum permettant aux Français de se prononcer pour ou contre, ce ne sont pas ces risques qui m'empêcheront d'aller au bout de mon combat.

 


Quel est ce combat ?

 


C'est la lutte pour le droit des peuples à se nourrir avec les produits de leur agriculture et d'utiliser leurs semences ancestrales, plutôt que de vivre sous le joug des multinationales et de leurs OGM. Mon rôle est de mobiliser, de créer des liens entre pays. On affirmait que les paysans étaient condamnés à se taire et à mourir, mais ils se rebiffent.

 


Peut-on se sentir encore paysan quand on est une semaine à Nouméa, une autre en Bolivie, et davantage sur les plateaux de télévision que sur celui du Larzac ?

 


Je suis porte-parole de Via Campesina, un syndicat regroupant 200 millions de paysans sur la planète, ce qui explique ces déplacements. Mais je suis aussi membre d'un Gaec, ici à Montredon. Je suis associé avec Damien et Evelyne, un couple de jeunes arrivants de Savoie. Je m'occupe de l'entretien des terres, Damien du troupeau de 150 brebis et Evelyne, des fromages. Ce jeune couple savait très bien que je n'étais pas un associé comme les autres. Nous nous sommes connus en 2002, devant la prison de Villeneuve-lès-Maguelonne.

 


Des mauvaises langues chuchotent que vous avez payé votre maison avec des aides agricoles.

 


Ma maison fait 110 m2 habitables et le mètre carré revient à 1 200 euros. J'ai obtenu auprès d'une banque un prêt personnel habitat de 90 000 euros. La différence est de l'autofinancement. A 53 ans, il me semble que j'avais le droit de construire ma maison sur ce plateau où je me suis battu et où j'ai choisi de vivre.

 


« L'émiettement est une maladie infantile et incurable de la gauche française »

 
 
 

(*) Journal « Sud Ouest ».

 
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 08:09

Un an déjà…
 
 
 
 
 

Ce blog a exactement aujourd'hui 3 janvier 2007, un an d’existence. En effet ce blog a été créé le 3 janvier 2006.

 
 
 

Plus de 86000 pages de ce blog ont été vues, avec un record de 1460 pages visionnées le 15/12/06 !

 
 
 

Le blog a été visité par près de 20 000 visiteurs  uniques (un même visiteur est comptabilisé une seule fois pas jour).

 
 
 

Aujourd’hui, plus de 100 visiteurs uniques viennent quotidiennement sur ce blog (plus de 3300 en décembre 2006). L’audience ne cesse d’augmenter de mois en mois. Je profite de ce billet pour vous remercier de ces visites et j’essaierai de continuer à rendre ce blog pertinent.

 
 
 

Parmi les anecdotes, je citerai le fait que mon cousin Marc, habitant dans l’Oise,  m’a retrouvé grâce au blog et qu’un internaute canadien m’a interpellé au sujet des pratiques de la politique en France. Cela prouve que ce blog dépasse largement les frontières de ma ville de Vitrolles, ce dont je me réjouis.

 
 
 

Les blogs font désormais partie de la vie politique française. Ils ont joué un rôle important en 2005 lors du référendum sur la constitution européenne. Nul doute, qu’ils auront un rôle tout aussi important lors des échéances de 2007 et 2008. A ce titre, j’ai été interpellé à plusieurs reprises par des étudiants en journalisme qui traitent des blogs des élus locaux.

 
 
 

Avoir un blog politique, c’est prendre le risque d’être confronté à la contradiction et à la critique. Je prends ce risque, même si parfois ce blog a été l’objet d’échanges durs qui dépassaient les règles du débat démocratique. En tout état de cause, je pense avoir assumé toutes mes responsabilités dans ce domaine !

 
 
 

A bientôt pour la suite…

DH

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 08:54

 



La France n’est pas l’Allemagne. Ceci dit la recomposition de la Gauche en Allemagne à travers le Linskpartei (« Parti de la Gauche ») est une expérience intéressante. J’ai retrouvé cette interview d’Oskar LAFONTAINE et de Grégor GYSI d’Août 2005 sur leurs motivations. C’est à méditer à plus d’un titre…

 
 
DH
 


« Le LINKSPARTEI, une force politique contre l’air du temps néolibéral » (*)

 
 

Entretien avec Gregor Gysi et Oskar Lafontaine, les figures de proue du Linkspartei. (1)

 
 


À quoi attribuez-vous la percée du Linkspartei (parti de gauche) dans les sondages (2) ?

 
 

Oskar Lafontaine. Les partis concurrents sont pour des coupes dans les salaires et les retraites, pour la réduction des prestations sociales et acceptent de participer à des guerres illégales du point de vue du droit international (allusion au déploiement de soldats allemands en Afghanistan NDLR). Il existe beaucoup de gens en Allemagne qui ne veulent pas de cela. Ces gens misent maintenant sur la nouvelle gauche.

 
 


Vous devez votre succès à la concurrence politique ?

 
 


Oskar Lafontaine. Et au besoin d’alternative qui en résulte. Nous sommes pour que les salaires progressent au rythme des gains de productivité. Nous sommes pour que les retraites soient à nouveau augmentées et non pas constamment amputées. Nous sommes pour que l’État providence soit pris en charge comme dans d’autres grands pays industriels. Nous sommes pour une politique qui mise sur la diplomatie et la redistribution sociale et non sur les bombes.

 
 


Gregor Gysi. Nous sommes la seule force politique à se positionner contre l’air du temps dominant, sur le plan culturel, intellectuel mais aussi économique et social. Les gens sentent que nous élargissons le spectre politique. Nos électeurs se réjouissent de cela parce qu’ils veulent une alternative.

 
 


Les autres partis vous abordent personnellement en se livrant à des campagnes de diabolisation et de haine. Inattendu ?

 
 


Gregor Gysi. Les attaques se sont faites un peu moins virulentes à mon encontre et se concentrent aujourd’hui bien davantage sur Oskar Lafontaine. Il est une personnalité à la foi fascinante et contestée. Mais la diffamation n’aura pas d’effet.

 
 


Oskar Lafontaine. Si cette campagne demeure au niveau où elle se trouve aujourd’hui, celui des injures, cela signifie seulement que l’adversaire politique manque d’arguments. Il est incapable de répondre autrement quand je fais le constat qu’aussi bien l’actuel gouvernement que le camp conservateur sont favorables à la mise en œuvre de coupes dans les salaires, les retraites et les dépenses sociales et qu’ils entendent favoriser les hauts revenus et les fortunes. Parce que ce constat est vrai. Nous allons faire part de nos arguments alternatifs.

 
 


Gregor Gysi. Quand je siégeais au Bundestag, j’ai dû affronter plus de haine que jamais dans ma vie. Un jour cependant les autres partis ont dû se résoudre à ce qu’il existe un PDS à l’Est qui, au niveau national, rassemblait autour de 5 % des électeurs. Aujourd’hui, nous avons une nouvelle situation : Oskar Lafontaine est pour eux un tout autre cas. Je ne suis pas vraiment un des leurs, mais lui si. Il fut le président du SPD. Et il construit maintenant avec nous un parti, à gauche de la social-démocratie, qui peut devenir un acteur politique d’un poids plus important que le PDS, seul, n’aurait jamais eu la chance de devenir. C’est cela que l’élite politique en Allemagne a apparemment grand-peine à digérer.

 
 


Démissionner du gouvernement jadis, pour Oskar Lafontaine, n’a-t-il pas constitué une fuite des responsabilités ?

 
 


Oskar Lafontaine. Le reproche ne m’a pas été fait, en tout cas au sein du SPD. Quand on n’est pas d’accord avec une politique, alors il faut partir. La ligne du programme gouvernemental de la première coalition SPD-Verts qui porte les signatures de Schröder, de Fischer et de moi-même a été rompue tout autant avec la participation à la guerre du Kosovo qu’avec la réorientation complète de la politique économique et sociale. Cette rupture de parole, je ne pouvais pas l’assumer.

 
 


Que répondez-vous quand on vous reproche de représenter une politique passéiste, voulez-vous vraiment retourner aux années soixante-dix ?

 
 


Oskar Lafontaine. D’abord, peut-on vraiment le prendre comme un reproche ? Dans les années soixante-dix nous avions un très faible taux de chômage, nous avions des taux de croissance convenables et les bas revenus bénéficiaient d’une part croissante du bien-être commun. Oui, nous voulons à nouveau une politique de ce type car la politique des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix a échoué. Notre prétendu « passéisme » est tourné vers l’avenir et il vaut bien mieux que le véritable retour en arrière d’autres vers une économie sans droit des salariés.

 
 


Gregor Gysi. Nous faisons des propositions fiscales qui ont déjà été expérimentées et d’autres qui ne l’ont jamais été. Mais, ce qui est décisif, ce sont les réformes structurelles. Notre réforme des retraites alternative vise une assurance vieillesse solidaire, c’est un grand changement vers l’avant et non vers l’arrière. Avec notre proposition de remplacer les actuelles charges salariales par un prélèvement en fonction de la valeur ajoutée créée par les entreprises, nous privilégions les entreprises qui pratiquent une politique de l’emploi intensive. Cela aussi n’a rien à voir avec les temps anciens. Nous reprocher que nous refusons de bâtir l’avenir est absurde. Simplement nous ne croyons pas, comme d’autres peuvent le faire, que la fin du socialisme d’État justifie un retour en arrière vers le capitalisme de Manchester.

 
 


Le Linkspartei ne sera pas au gouvernement après le scrutin. Quelle influence réelle pourrez-vous exercer en tant qu’opposition pour contrer les conceptions néolibérales ?

 
 


Gregor Gysi. Depuis qu’il est devenu clair que nous parviendrions à nous présenter sous cette forme devant les électeurs, les autres partis se donnent beaucoup de peine pour afficher leur volonté sociale. Ils collent une affiche après l’autre vantant une politique sociale plus juste. Si on sait d’expérience que ce genre de promesses n’est pas franchement suivi de conséquences réelles, il serait réducteur de penser que l’on ne peut rien changer depuis l’opposition. Si le parti de gauche se renforce, la pression augmente sur les autres (...). Naturellement les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour une participation gouvernementale. Il n’existe pas de partenaires qui auraient des objectifs semblables avec lesquels nous pourrions former une majorité. Aucun compromis n’est possible pour nous avec la réforme Hartz IV du marché du travail, l’agenda 2010 ou la participation à des guerres - là il y a seulement notre opposition. En 2009 la configuration pourrait être différente.

 
 


Des commentateurs disent que vos propositions sociales ne sont pas finançables ?

 
 


Oskar Lafontaine. Il n’existe pas de politique sociale solide sans qu’on fasse passer à la caisse les grands fortunés et les hauts revenus (...). Comme nous sommes les seuls à proposer cela, nous avons aussi le seul programme sérieux dans notre riche pays (...). Si nous portons le taux de prélèvement des tranches les plus élevées de l’impôt sur le revenu à 50 %, cela signifie 10 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Avec l’introduction d’un impôt sur les revenus boursiers pour réduire les spéculations quotidiennes sur les actions, d’autres milliards peuvent s’y ajouter (...). Avec ces propositions, nos ambitions sociales pourraient être facilement financées...

 
 


Où passe votre ligne de démarcation avec l’actuel SPD ?

 
 


Oskar Lafontaine. Les partis sociaux-démocrates - pas seulement en Allemagne - ont manqué leur examen de passage en ne sachant pas contredire le néolibéralisme. Willy Brandt avait attiré mon attention sur la question ouverte qui surgissait après que le contre-modèle du système communiste s’est écroulé. Le SPD actuel a évacué la réflexion sur le sujet et la recherche de réponses différentes et s’est, en tant que parti gouvernemental, rallié au modèle néolibéral.

 
 


Gregor Gysi. Gerhard Schröder n’aurait pas dû suivre Tony Blair.

 
 


Oskar Lafontaine. La nouvelle gauche s’est créée pour développer un contre-modèle au concept de développement néolibéral. C’est notre rôle historique. Dans les débats actuels, il est affirmé que la politique redistributive est dédiée seulement à l’État. C’est une erreur grossière. La redistribution commence quand les messieurs Ackermann (dirigeant de la Deutsche Bank NDLR), Schremp (Daimler Chrysler) et les autres managers marchandent combien de millions ils obtiennent et quand les actionnaires des firmes décident à quelle hauteur doivent se situer leurs gains. Une minorité de la société s’accapare de bien trop gros morceaux de ce qui est le fruit du travail commun. Une distribution juste doit être engagée dans l’économie avant de solliciter l’État. La nouvelle gauche est pour cette réorientation.

 
 


Réduire l’influence de l’extrême droite n’est-ce pas aussi une mission particulière du parti de gauche ?

 
 


Oskar Lafontaine. Pas particulière mais évidente. Nous voulons dissuader les gens de voter à l’extrême droite. Il nous faut différencier entre les fanatiques extrémistes et les gens qui votent pour eux uniquement parce qu’ils ne voient pas d’alternative dans les partis établis. Ces gens-là, nous voulons les gagner.

 
 
 


(1)
Extraits d’une interview conjointe parue dans Neues Deutschland - 31 Aout 2005

 


(2)
Le LINKSPARTEI obtiendra 8,7% des voix aux législatives et 54 Députés

 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans La Gauche Antilibérale
1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 09:39


J’adresse mes meilleurs vœux républicains pour 2007 aux internautes qui viennent régulièrement visiter ce blog.

 

Au-delà de la politique et d’internet et comme me le rappelait très justement un ami, nous n’avons qu’une vie, alors profitons - en et je rajoute, n’oublions surtout pas d’en profiter !

Que ce soit le cas pour tous en 2007…

Forêt d'automne dans la région de Charlevoix au Québec, Photo Yann ARTHUS BERTRAND

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 10:55


Luis REGO et Pierre DESPROGES au tribunal des flagrants délires

 
 

Le 28 septembre 1982, Claude VILLERS recevait Jean Marie le PEN dans son émission quotidienne sur France Inter, le Tribunal des Flagrants délires.

 
Pierre DESPROGES tenait le rôle du Procureur de la République.
 

Vous trouverez la première partie de sa plaidoirie sous forme vidéo. La seconde partie n’est malheureusement pas disponible à ce jour. A la suite de cet article vous trouverez le texte intégral de son intervention.

 





Luis REGO tenait  le rôle de l’avocat. Son sketch « Journée d'un fasciste » ne vieillit pas.

 

Il n’existe qu’une version radio de son intervention.


 


flagrantsdéliresLuisRégo
envoyé par rag34


C’est un pur moment d'intense jubilation à voir, écouter ou à réécouter absolument !

 

DH

  


 

Réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen,

par Pierre Desproges - 28  septembre 1982
 

[ Les Réquisitoires du Tribunal des Flagrants Délires - Tome 1 - Seuil-France-Inter - 11-2003 ]

 

Françaises, Français,

Belges, Belges,

Extrémistes, Extrémistes,

Mon président français de souche,

Mon émigré préféré,

Mesdames et Messieurs les jurés,

Mademoiselle Le Pen, mademoiselle Le Pen,


Public chéri, mon amour.

 

 

Comme j'ai eu l'occasion de le démontrer, ici même, récemment, avec un brio qui m'étonne moi-même malgré la haute estime en laquelle je me tiens depuis que je sais qu'il coule en mes veines plus de 90 % de sang aryen et, moins de trois grammes de cholestérol, les débats auxquels vous assistez ici, quotidiennement, mesdames et messieurs, ne sont pas ceux d'un vrai tribunal. En réalité, je le répète, ceci est une émission de radio. Qui pis est, une émission de radio dite comique. Ou au moins qui tente de l'être.

 

Alors le rire, parlons-en et parlons-en aujourd'hui, alors que notre invité est Jean-Marie Le Pen. Car la présence de Monsieur Le Pen en ces lieux voués le plus souvent à la gaudriole para-judiciaire pose problème. Les questions qui me hantent, avec un H comme dans Halimi sont celles-ci :

 

Premièrement, peut-on rire de tout ?

 

Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ?

 

A la première question, je répondrai oui sans hésiter, et je répondrai même oui, sans les avoir consultés, pour mes coreligionnaires en subversions radiophoniques, Luis Rego et Claude Villers.

 

S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s'il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu'elle ne pratique pas l'humour noir, elle, la mort ? Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l'heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d'un coup, ça s'arrête, sans plus de raison que ça n'avait commencé et, le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'opérette, l'enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, nous sommes fauchés, un jour, par le croche-pied de la mort imbécile et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot. Alors, qu'elle autre échappatoire que le rire, sinon le suicide ? Poil aux rides ?

 

Donc, on peut rire de tout, y compris de valeurs sacrées, comme par exemple, le grand amour que vit actuellement le petit roi inamovible de la défense passive, ici présent. Elle s'appelle Marika, c'est la seule aryenne qu monde qui peut le supporter, ce qu'on comprendra aisément quand on saura qu'il s'agit de la poupée gonflable et peau de morue suédoise que sa tata Rodriguez lui a envoyé de Lisbonne en paquet fado.

 

Deuxième question : peut-on rire avec tout le monde ?

 

C'est dur… Personnellement, il m'arrive de renâcler à l'idée d'inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée. C'est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains : la compagnie d'un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d'un terroriste hystérique, je pouffe à peine et, la présence, à mes côtés, d'un militant d'extrême droite assombrit couramment la jovialité monacale de cette mine réjouie dont je déplore en passant, mesdames et messieurs les jurés, de vous imposer quotidiennement la présence inopportune au-dessus de la robe austère de la justice sous laquelle je ne vous raconte pas. Attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, mesdames et messieurs les jurés : je n'ai rien contre les racistes, c'est le contraire, comme dirait mon  ami le brigadier Georges Rabol qui, je le précise à l'intention des auditeurs qui n'auraient pas la chance d'avoir la couleur, est presque aussi nègre que pianiste. Dans Une journée particulière, le film d'Ettore Scola, Mastroianni, poursuivi jusque dans son sixième par les gros bras mussoliniens, s'écrie judicieusement à l'adresse du spadassin qui l'accuse d'anti-fascisme : "Vous vous méprenez, monsieur : ce n'est pas le locataire du sixième qui est anti-fasciste, c'est le fascisme qui est anti-locataire du sixième."

 

"Les racistes sont des gens qui se trompent de colère", disait, avec mansuétude, le présidant Senghor, qui est moins pianiste, mais plus nègre que Georges Rabol. Pour illustrer ce propos, je ne résiste pas à l'envie de vous raconter une histoire vraie, monsieur Le Pen, cela nous changera des habituelles élucubrations névropathiques inhérentes à ces regrettables réquisitoires.

 

Je sortais récemment d'un studio d'enregistrement, accompagné de la pulpeuse comédienne Valérie Mairesse avec qui j'aime bien travailler, non pas pour de basses raisons sexuelles, mais parce qu'elle a des nichons magnifiques.


Nous grimpons dans un taximètre sans bien nous soucier du chauffeur, un monotone quadragénaire de type romorantin, couperosé de frais, et poursuivons une conversation du plus haut intérêt culturel, tandis que le taxi nous conduit vers le Châtelet. Mais, alors que rien ne le laissait prévoir et, sans que cela ait le moindre rapport avec nos propos, qu'il n'écoutait d'ailleurs pas, cet homme s'écrie soudain :


       "Eh bien moi, les Arabes, j' peux pas les saquer."


Ignorant ce trait d'esprit sans appel, ma camarade et moi continuons notre débat. Pas longtemps. Trente secondes plus tard, ça repart :


       "Les Arabes, vous comprenez, c'est pas des gens comme nous. Moi qui vous parle, j'en ai eu comme voisins de palier pendant trois ans. Merci bien. Ah, les salauds ! Leur musique à la con, merde. Vous me croirez si vous voulez, c'est le père qu'a dépucelé la fille aînée ! ça, c'est les Arabes."


Ce coup-ci, je craque un peu et dis :


       "Monsieur, je vous en prie, mon père est arabe.


       - Ah Bon ? Remarquez, votre père, je dis pas. Il y en a des instruits. On voit bien que vous êtes propre et tout. D'ailleurs, je vous ai vu à Bellemare."


A l'arrière, bringuebalés entre l'ire et la joie, nous voulons encore ignorer. Las ! La pause est courte :


       "Oui, votre père je dis pas. Mais alors, les miens d'Arabes, pardon. Ils avaient des poulets vivants dans l'appartement et ils leur arrachaient les plumes rien que pour rigoler. Et la cadette, je suis sûr que c'est lui aussi qui l'a dépucelée. Ça s'entendait. Mais votre père, je dis pas. De toute façon, les Arabes, c'est comme les Juifs. Ça s'attrape que par la mère."


Cette fois-ci, je craque vraiment :


       "Ma mère est arabe.


       - Ah bon ? La Concorde, à cette heure-là, y a pas moyen. Avance, toi, eh connard ! Mais c'est vert, merde. Retourne dans ton 77 ! Voyez-vous, monsieur, reprend-il, à mon endroit, à mon derrière, voulez-vous que je vous dise ? Il n'y a pas que la race. Il y a l'éducation. C'est pour ça que votre père et votre mère, je dis pas. D'ailleurs, je le dis parce que je Le Pense, vous n'avez pas une tête d'Arabe. Ça c'est l'éducation. Remarquez, vous mettez un Arabe à l'école, hop, y joue au couteau. Et il empêche les Français de bosser. Voilà, 67, rue de la Verrerie, nous y sommes. Ça nous fait trente-deux francs."


Je lui donne trente-deux francs.


       "Eh, eh, vous êtes pas généreux, vous alors, et le pourliche !


       - Ah, c'est comme ça, me vengeais-je enfin, je ne donne pas de pourboire aux Blancs !"


Alors, cet homme, tandis que nous nous éloignons vers notre sympathique destin, baisse sa vitre et me lance :


       "Crève donc, eh, sale bicot."


A moi, qui ai fait ma première communion à la Madeleine !

 

Voilà, mesdames et messieurs les jurés, voilà un homme qui se trompait de colère. Le temps qui m'est imparti socialiste, mais pas national, c'est toujours ça de pris, ainsi que la crainte de quitter mon nez rouge pour sombrer dans la démonstration politico-philosophique m'empêchent de me poser avec vous la question de savoir si ce chauffeur de taxi était de la race des bourreaux ou de la race des victimes ou les deux ou, plus simplement, de la race importune et qui partout foisonne, celle, dénoncée par Georges Brassens, des imbéciles heureux qui son nés qui sont nés quelque part :

 

"Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire, Contre les étrangers tous plus ou moins barbares, Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre, Les imbécil's heureux qui sont nés quelque part."

 

Aussi laisserai-je, maintenant, la parole à mon ami Luis Régo, qui poussa, naguère, ici même, le plus troublant des cris d'alarme : "Les chiffres sont accablants : il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde."

 

Pierre Desproges


Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Réflexions
30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 08:35

Idée cadeau : La face karchée de Sarkozy (*)
 
 

Je vous fais une suggestion, en cette fin d’année,  pour concilier générosité et engagement, désir d'offrir et rappel des échéances à venir. Un cadeau oui, mais politique. Une enquête documentée et approfondie, un scénario dense et acide, un dessin virtuose :


Une BD de salubrité publique à l'approche des élections présidentielles !


Un sujet sérieux traité avec humour :


L'aspect sérieux de l'enquête n'enlève rien à la dérision avec laquelle le sujet est traité. Néanmoins, en arrière-plan, c'est toute l'histoire politique française de ces dernières décennies qui est racontée comme un savoureux thriller

L'histoire :

La Sorbonne, 6 juin 2098 : Elzéar KESSEL, étudiant en Sciences Politiques, présente sa thèse de doctorat à 'un jury composé, conformément aux lois sur la discrimination positive, d'un afro-européen à forte corpulence, d'une musulmane tendance opposante au voile et d'un juif homosexuel sous catégorie ashkénaze'. Son sujet : un des phénomènes politiques les plus fascinants du début du siècle le SARKOZYSME

Sur 128 pages, de la réalité de ses origines familiales à la prise de l'UMP, de son enfance 'difficile' à ses rapports avec Jacques CHIRAC, de ses premiers pas en politique à ses amitiés médiatiques, de l'élimination féroce de ses rivaux à l'exploitation de sa vie privée, de ses traversées du désert à ses ascensions fulgurantes, de BALLADUR à VILLEPIN, du Kärcher aux 'affaires', ce sont 50 ans de la vie du candidat Président qui sont retracés avec minutie et humour.

Loin des clichés et des visions simplistes, mais avec un sens de la satire et de la parodie vertigineux, cet ovni journalistique captive de la première à la dernière bulle.

A lire avec plaisir,

 
DH
 
 

(*) Editeur(s) : Vents d'Ouest / Fayard, Prix éditeur : 15,00 €

Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 10:58

Le vrai visage du front National…
 
Le journal Libération a fait une série d’article sur le changement d’image que cherche à se donner le Front National.
 
Ce changement d’image n’est évidemment que fictif, et s’il est destiné à séduire une nouvelle frange de l’électorat, il est important de le dénoncer et d’expliquer inlassablement ce qu’est réellement le FN.
 
Ce blog, très modestement y contribue. Vitrolles, ma ville a été gérée par l’extrême droite pendant 5 ans. Le FN n’a évidemment pas disparu d’un seul coup en 2002. Des militants Lepénistes restent actifs. Les propos qu’ils tiennent sur ce blog sont éloquents. La haine et le mépris empêchent tout dialogue. Le vieux fond raciste reste dominant. Des liens se créent ou se recréent à Vitrolles avec les franches dures et radicales de l’extrême droite française (Bloc identitaire, jeunesse Identitaire).
 
Ecrire par exemple, un article sur ALLENDE, suscite une avalanche de commentaires pour salir sa mémoire, pour mieux justifier un soutien (mal assumé ?) à PINOCHET. Vous verrez dans un article ci-dessous, que GOLLNISCH, numéro 2 du FN, a été plus direct sur le sujet !
 
Pour en savoir, n’hésitez pas à parcourir les différents articles de ce blog et à lire les commentaires !
 

Extrême-Droite : Embourgeoisé
 
Par Jean-Michel THENARD
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006
 
Autrefois, Le Pen faisait scandale avec des jeux de mots nauséabonds, genre «Durafour crématoire». Aujourd'hui, il envoie sa femme rire aux bonnes blagues de Dieudonné. Vous connaissez celle de Toto qui nie «l'existence des chambres à air» ?...
 
La justice ne trouvera pas à redire à ces plaisanteries conniventes où chacun satisfait ses obsessions sans risque. Avec l'âge, Le Pen a l'antisémitisme prudent.
 
Finie la provocation ; de l'allusion, en quantité suffisante pour agréger autour de lui anciens et nouveaux amis qui partagent avec lui la même monomanie du complot judéo-sioniste.
 
Derrière le ripolinage de façade entrepris par Marine Le Pen, les fondamentaux d'extrême droite demeurent. Le Pen n'en a pas encore fini avec sa quête éternelle de respectabilité. Mais, fatigué de courir après depuis plus d'un demi-siècle, il a peu à peu légué le fardeau à sa descendance.
 
Sa benjamine a repris le gros de l'affaire et a mieux réussi que lui. Elle évite à son père les dérapages contre-productifs, elle modernise et féminise sa communication, elle est moins catho tradi sur l'avortement et songe même à se rendre en Israël, c'est dire la mue !
 
Les sondages semblent lui donner raison qui voient davantage de Français d'accord avec le président du FN. Mais est-ce parce qu'ils se sont ralliés à ses idées ou parce qu'il a caché sous la moquette ses provocations ? La respectabilisation peut élargir l'audience de Le Pen, mais aussi la rétrécir. Plus il s'embourgeoise, moins il est le candidat antisystème à l'origine de son succès, celui que rallient le temps d'un vote ceux qui veulent dire merde aux partis de gouvernement. Le Pen n'a jamais été autant entendu à cinq mois d'une présidentielle, mais jamais autant banalisé. Le voici presque sarkoïsé, quand le ministre de l'Intérieur se lepénise. A ce petit jeu, l'un des deux va perdre gros. En évitant de sentir le soufre, le Pen va-t-il asphyxier Sarkozy, ou s'essouffler ? La gauche retient son souffle...
 

Extrême-Droite Sans abandonner son fond d'antisémitisme et son rejet de la classe politique, Le Pen, 78 ans, veut se recentrer en «grand-père» de la nation.
 
Au FN, comment faire du neuf avec le vieux
 
 
Par Renaud DELY
LUBERATION QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006
 
A 78 ans, Jean-Marie Le Pen aurait décidé de commencer une carrière de démocrate. L'antienne est distillée par son entourage, à commencer par sa fille Marine, soucieuse, depuis 2002, de «déringardiser» le Front national pour le rendre plus fréquentable. C'est que, des deux tours de la dernière élection présidentielle, c'est le second qui a le plus marqué les lepénistes. Les centaines de milliers de manifestants et le raz de marée anti-Le Pen de 82 % des électeurs les a traumatisés. Leur chef est ressorti de cette joute plus pestiféré que jamais. Raison pour laquelle, engagé dans sa cinquième campagne élyséenne, il tente de s'acheter une conduite pour rassurer.
 
Cette quête de banalisation n'est pas nouvelle : en 1998, Bruno Mégret rêvait déjà de faire du FN un «parti de gouvernement» doté d'alliés. L'année suivante, Samuel Maréchal vantait les mérites d'une «France multiculturelle». Mais, comme le rappelle Nonna Mayer, chercheuse au Cevipof, «à chaque fois, le FN est retombé du même côté, c'est la logique du parti antisystème qui l'a emporté». Et Le Pen a rechuté. En janvier 2005, il expliquait dans Rivarol que «l'occupation allemande n'avait pas été si inhumaine que cela». 
 
Patelin. Pour l'heure, d'un discours dit «républicain» à Valmy à l'enrôlement d'une beurette sur ses affiches, Le Pen se fait patelin. Dernière concession en date : il ne réclame plus l'abrogation immédiate de la loi sur l'IVG et consent à s'en remettre à un référendum. Trente et un ans après l'adoption de la loi Veil, l'effort, savamment mis en scène, reste modeste. Hormis la frange groupusculaire des catholiques traditionalistes, elle ne froisse pas grand monde. Et surtout pas l'électorat massivement rallié à l'IVG, y compris au FN.
 
C'est d'abord un changement générationnel qui explique l'adoption de ce nouveau ton. Des anciens collabos (André Dufraisse, Pierre Bousquet) aux ex d'Occident comme Marie-France Stirbois ou Dominique Chaboche, Le Pen a beaucoup enterré ces dernières années. Avec ses compagnons d'armes ont disparu nombre de ses revanches à prendre sur des combats perdus (Vichy, l'Indochine, l'Algérie). Sous l'influence de sa vice-présidente, Marine Le Pen, et de ces cadres convertis avec les succès des années 80 puis 90 (Louis Alliot, Eric Iorio, Olivier Martinelli), le FN a remisé certaines convictions derrière des postures plus électoralistes.
 
Mais, si l'emballage a changé, le contenu n'a pas varié. Plutôt qu'un recentrage sur le fond, la nouvelle génération a engendré un retour aux sources. En prétendant faire de Le Pen le «grand-père de la nation», ses supporteurs exhument, selon le sociologue Erwan Lecoeur, «une part des origines françaises du fascisme, celle qui est issue du populisme "ni droite ni gauche" de la tradition boulangiste». 
 
De même, l'une des formules les plus utilisées par Marine Le Pen est : «Il faut dire la vérité aux Français : "On ment aux électeurs."» Ces relents conspirationnistes expliquent les ralliements d'amateurs de complots comme Dieudonné ou Meyssan (lire page 6) sur fond d'antisémitisme. «Ils n'ont même plus besoin de le dire, dit Lecoeur. Dans leur vision du monde, l'antisémitisme est partout mais implicite, c'est un non-dit pour initiés : il y a une superpuissance, les Etats-Unis, liée à un petit pays surprotégé, Israël, et ces deux Etats font ce qu'ils veulent...» 
 
Liberticides. Le FN a si peu varié que, au nom de la défense de la «liberté de penser», l'abrogation des «lois liberticides» Pleven et Gayssot ­ qui répriment l'incitation à la haine raciale et le négationnisme ­ figurent toujours au premier rang de son programme. Quant à la «préférence nationale», ce principe discriminatoire qui vise à réserver aux seuls nationaux logements, emplois et aides sociales pour instaurer une sorte d'«apartheid à la française», il demeure la colonne vertébrale de son projet.
 
De même, le FN défend la suppression du «tribunal pénal d'exception» qu'est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, l'instauration du droit du sang, ou la déchéance de nationalité pour tout condamné à six mois quel que soit le crime ou délit.
 
Quant à son numéro 2, Bruno Gollnisch, il rendait encore hommage la semaine dernière au regretté Pinochet, qui «restera dans l'Histoire comme celui qui a sauvé du communisme, non seulement le Chili, mais sans doute toute l'Amérique latine». L'autre Bruno, Mégret, ne s'y trompe pas. En 2002, il accusait Le Pen de «mollesse» et de «trahison» ; ce matin, il devrait annoncer son ralliement à son ex-mentor. Touchantes retrouvailles, qui donnent bien au FN un air de déjà-vu.
 
 
Extrême-Droite Jean-Yves Camus, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques :
 
«Une volonté de transgression très forte»
 
Par Pascal VIROT
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006
 
Chercheur associé à l'Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), Jean-Yves Camus analyse ce qui rapproche le Front national du fantaisiste Dieudonné (1).
 
L'antisémitisme est-il l'ultime point de rencontre de l'extrême droite française ? 
Il reste au coeur de l'idéologie de l'extrême droite radicale, celle qu'on appelle l'extrême droite extraparlementaire. Au Front national, c'est plus compliqué. Depuis les dérapages de Jean-Marie Le Pen sur le «point de détail» des chambres à gaz et son «Durafour crématoire», plus rien de la même veine n'est apparu dans ses discours : le prix à payer en termes d'image est trop fort. On observe des signes allant dans le sens inverse, comme la reconnaissance par Bruno Gollnisch (numéro 2 du FN) de l'existence de la Shoah et la volonté de Marine Le Pen de se rendre en Israël avec une délégation de parlementaires européens. C'est logique : l'antisémitisme n'a jamais été un élément majeur du vote FN, qui se fonde plutôt sur le refus de l'immigration et le rejet de la classe politique. Bien sûr, il demeure un fondement important pour certains cadres du parti, ceux qui sont les plus liés à l'histoire de l'extrême droite. Et Israël, comme les Juifs, ne sont vus positivement que lorsqu'ils s'opposent aux musulmans.
 
Comment expliquez-vous les convergences entre les amis de Le Pen et de Dieudonné ? 
 
Ces deux mouvances peuvent se rejoindre sur l'antisionisme à travers les formulations ambiguës de Dieudonné, qui trouvent un écho dans l'encadrement du FN et parmi une minorité des gens issus de l'immigration, ou de couleur. Dieudonné opère un transfert : il plaque le passé colonial de la France sur le conflit israélo-palestinien. Il fait appel à la rancoeur des ex-colonisés en disant : «Nous sommes des descendants de colonisés, et le peuple palestinien est colonisé.» Cela entraîne une détestation commune d'Israël et de la France, ramenée à son passé colonial. En outre, il évoque une prétendue «sionisation» de la politique française. Sur les sites Internet qui le soutiennent, on n'hésite plus à mettre en avant la judéité réelle ou supposée d'hommes politiques ou de médias. Nicolas Sarkozy est pro-israélien ? Il devient un «agent sioniste». Quant au PS, il devient le «Parti sioniste». Droite et gauche deviennent ainsi les deux faces d'un système que Dieudonné et Le Pen ont en commun de vouloir dynamiter.
 
A vous entendre, le public, jeune, de Dieudonné ne rejetterait pas Le Pen... 
 
Il ne craint pas un Le Pen vieillissant, ne le prend pas au sérieux. Son aversion va à l'Etat et à l'autorité, que représentent Sarkozy et Ségolène Royal. Pour lui, le véritable fascisme, c'est la police, la loi, les valeurs. Ce faisant, il fait preuve d'analphabétisme politique et refuse de comprendre que l'antisémitisme, c'est ce qui sépare la République de ses adversaires.
 
Que signifie le rapprochement de l'essayiste Alain Soral, venu de la gauche, et de Thierry Meyssan, animateur du Réseau Voltaire, avec Le Pen ? 
 
Que, quand l'antisionisme radical et la théorie du complot servent de boussole idéologique, on a de fait quitté la gauche.
 
Agissent-ils par provocation ? 
 
Bien sûr, il y a chez eux une volonté de transgression très forte. Vouloir éradiquer Israël, démoniser les Juifs, c'est s'attaquer à l'idée même d'une loi et d'une morale communes.
 
(1) Auteur d' Extrémismes en France : faut-il en avoir peur ?, éditions Milan.
 
 
  
Extrême-Droite : Au Zénith, Dieudonné frontnationalisé
Beaucoup de membres du FN ont assisté à son spectacle.
 
 
Par Christophe FORCARI
QUOTIDIEN : mercredi 20 décembre 2006
 
 
Réservé aux invités de marque de Dieudonné pour son spectacle Dépôt de bilan au Zénith de Paris le carré VIP ressemblait lundi soir à une réunion du bureau politique du Front national.
 
Bruno Gollnisch, le numéro 2 du parti d'extrême droite, arrive escorté par Marc Georges, ex-militant frontiste dans le Val-d'Oise et ancien directeur de campagne de Dieudonné, et Frédéric Chatillon, ancien responsable du Groupe Union Défense (GUD) de Paris et proche de l'humoriste. Il s'assoit non loin de Roland Dumas, ex-ministre de Mitterrand. L'épouse du chef, Jany Le Pen, accompagnée de Jean-Michel Dubois, responsable des grandes manifestations du FN, s'installe dans l'emplacement réservé aux personnalités non loin d'Alain Soral et de Thierry Meyssan. Ce dernier, jadis champion de la lutte anti-FN via le Réseau Voltaire, échange quelques mots avec Gollnisch. D'autres responsables du FN comme Eric Iorio, époux de Marine Le Pen, Eric Pinel et Farid Smahi, également invités, ont pris place dans la salle.
 
«Y en a que je ne fais pas marrer. Y en a même que je rends malade, comme le philosophe milliardaire Bernard-Henri Lévy», attaque Dieudonné, sous les huées d'un public complice. Il ironise sur son titre de «premier enculé de France. J'ai battu Jean-Marie Le Pen en finale». Puis brocarde le présentateur «Arthur, le milliardaire de la télé. Arthur Sebag, je connais son nom, alors je le donne». Nouvelle bronca. Puis il joue un journaliste devenant servile à l'énoncé du nom de Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France. «Vous avez un rhume ? On va faire un reportage de cinquante-deux minutes, on va faire un Téléthon. Branle-bas de combat. On va titrer : "Attaque de microbes antisémites sur Paris".» La foule applaudit quand il parle de «hiérarchisation victimaire». Il imagine un dialogue avec le négationniste Robert Faurisson, présent au Zénith. «Ne revenez jamais ! J'essaye de remonter dans le show-biz. Vous dites des choses insensées. Vous êtes en Isra... Vous êtes en France.» Gollnisch, jugé pour avoir tenu des propos à caractère négationniste, a trouvé le «spectacle drôle. Il ridiculise les mécanismes de diabolisation qui fonctionnent dans notre société, qui se croit encore libre». 
 
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 11:33


Jean – Luc MELENCHON, de source sûre
 
 

Un article paru dans le Monde se gausse du « retour au bercail » de Jean – Luc MELENCHON.

 

Cet article semble aussi circuler largement sur le net et dans les mails.

 

Plutôt  que de longs discours, et pour répondre à la désinformation,  je vous propose de vous rendre directement sur le site de Jean – Luc et de lire sa version des faits.

 
 

Encore une fois la réalité est plus complexe que ce que veulent en dire les journalistes.

 

Un tel engouement de leur part à propager cette « bonne nouvelle » est quelque part encourageant. Cela ne  signifie – t – il pas  que Jean – Luc dérangeait et qu’il est moins dangereux dans le PS qu’en dehors ? En dehors ne risquait-il pas de déstabiliser Ségolène ROYAL et emmener avec lui de nombreux militants ?…

 

A suivre, l’histoire s’écrit tous les jours…

 
DH
Partager cet article
Repost0
Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste