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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 23:46
 

François BAYROU monte dans les sondages. il représente certainement, lui aussi une nouvelle façon de faire de la politique. il semble conquérir un électorat à Gauche qui ne satisfait pas de la candidate Ségolène ROYAL , ni des candidatures de l'autre Gauche. Mais à cet électorat de Gauche, il faut rappeler qui est François BAYROU et son parcours politique, qui reste ancré à Droite, sans parler de  ceux qui  le soutiennent de préférence à SARKOZY, comme le très libéral  Alain MADELIN.

 

 


A suivre...

DH

François BAYROU n'est pas Casimir ...


 

Clémentine Autain & Anne Le Strat

 
 
 

Les déçus de la gauche ne manquent pas. Il ne faudrait pas qu’ils manquent bêtement à la gauche...

 
 
 

Ne trouvant pas leur compte avec Ségolène Royal ou avec les autres candidatures de gauche, certains d’entre eux semblent prêts à toutes les infidélités.

 
 
 

S’il en est une qu’il faut ramener à ce qu’elle est - un vote de droite -, c’est bien la tentation du vote François Bayrou. Or le leader centriste, qui fait un tabac dans les sondages, rogne allègrement sur les suffrages de la gauche.

 
 
 

"L’effet Bayrou" marche notamment chez les trentenaires, qui trouvent peut-être là l’expression d’une revanche sur la génération de Mai-68. Dans le livre le plus jouissif écrit sur notre génération, Souffrances du jeune trentenaire (Fayard, 2005), Mara Goyet décrit la scène où son jeune personnage vote François Bayrou : "Jamais il n’avait eu idée plus folle, plus osée, plus inavouable. Plutôt que de voter blanc, voter mou. Franchir la ligne blanche, voter à droite, rien qu’un petit peu mais quand même... Ce fut une expérience incroyable, un cocktail de sensation, un vrai trip de l’underground civique. Il avait l’impression d’avoir fumé du colza à l’état pur." François Bayrou, un vote subversif ?

 
 
 

A nos camarades de génération et aux autres, nous voulons dire "halte à la supercherie !". François Bayrou n’est pas Casimir, l’UDF n’est pas "L’île aux enfants" et la présidentielle n’a rien à voir avec le monde sucré de "Croque-vacances". Le vote Bayrou n’est pas un vote sans saveur ni conséquence. La posture du candidat, pétri de bons sentiments, en phase avec la colère du peuple contre les élites, c’est pour la télé mais pas dans l’Hémicycle.

 
 
 

La carrière politique du candidat UDF est déjà longue et ne se limite pas au complexe d’Astérix qu’il joue avec un certain succès depuis la mise sur rails de l’UMP. On fait toujours grand cas des déclarations d’indépendance et des critiques assassines que M. Bayrou lance à la face de l’UMP et de son candidat officiel. Il est, plus discrètement, un député discipliné : depuis 1986, il a voté de façon quasi systématique avec la droite et a participé à des gouvernements de droite libérale, dont celui d’Edouard Balladur qui le fit ministre de l’éducation nationale, et dont il fut l’un des tout premiers à réclamer la candidature à la présidentielle en 1995.

 
 
 

Quant aux principales propositions du candidat, elles ne traduisent vraiment pas un virage à gauche : nouveaux allégements de charges pour les entreprises (la pente naturelle du libéralisme économique), mise en place d’un "service garanti" dans les transports publics (dit autrement, c’est la remise en question du droit de grève), mise sous tutelle des allocations familiales (ce qui revient à pénaliser un peu plus les familles des classes populaires), création de nouvelles structures fermées pour les jeunes en difficulté (comme ça fleure bon le parfum sécuritaire !), abolition des régimes spéciaux de retraite (traduction : alignement par le bas des droits sociaux), libéralisation des heures supplémentaires (adieu les 35 heures et le code du travail ?), etc. Si le candidat Bayrou a récemment dénoncé le manque de "bienveillance" de l’Etat à l’égard des banlieues, il ne faut pas oublier que le député Bayrou a voté, fin 2005, la prolongation de l’état d’urgence.

 
 
 

Bref ! Une bonne dose d’économie libérale et une poignée de contrôle social, c’est l’UMP à visage humain. Alors, bien sûr, demeure la tentation du centre, ce grand fantasme des politologues français : existerait-il une terre bénie, un espace politique vierge et vertueux, composé d’hommes et de femmes raisonnables, libres de toute attache partisane, et dont la liberté absolue de parole irait de pair avec un attachement aveugle et exclusif à l’intérêt général, des politiques aux mains propres et aux idées larges ? Toutes les familles politiques se rattachent à l’un ou l’autre bord, ainsi va la vie démocratique qui a besoin de cette confrontation idéologique. Le centre, depuis quarante ans, a toujours gouverné avec la droite.

 
 
 

Le brouillage des identités droite-gauche mène à une compétition des personnalités, dont M. Bayrou espère sortir vainqueur. La politique mérite mieux que ça. Et la gauche n’a rien à y gagner : au lieu de laver à la machine le clivage droite-gauche, en espérant grappiller sur l’électorat du centre-droit, elle ferait mieux de défendre un projet de transformation sociale qui s’oppose, point par point, à la cohérence libérale-autoritaire de Nicolas Sarkozy.

 
 
 

Qu’une hésitation entre François Bayrou et Ségolène Royal soit possible traduit le déplacement du PS vers la droite - c’en est même l’un des tristes symptômes. Nous pouvons concevoir que certains de nos camarades de génération et d’autres, désireux de casser par leur vote une routine mortifère entre une droite de régression et une gauche de renoncement, puissent croire une seconde que le vote François Bayrou permette de s’évader. Nous voulons leur rappeler que, pour l’évasion, d’autres candidatures clairement positionnées à gauche - antilibérales, écolos... - sont possibles (et souhaitables !).

 
 
 

La tentation du vote François Bayrou ne peut donc s’habiller de l’excuse d’une absence de choix sur l’échiquier politique à gauche. M. Bayrou n’est ni un monstre gentil, ni le bon Charles Ingalls de "La Petite Maison dans la prairie". Il est (encore) temps de revenir à la réalité.

 
 
 

Clémentine Autain est adjointe (app. PCF) au maire de Paris ; Anne Le Strat est conseillère de Paris (Verts). Elles sont membres de la Fondation Copernic.

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 16:05

Le plan POWER 08 doit finalement être dévoilé demain mercredi 28 février 2007. Les premières informations parues dans la presse allemande et relyée par la presse française sont inquiétantes. Heureusement, que Jacques CHIRAC  a négocié l’équité pour le dossier AIRBUS avec Angéla MERKEL, vendredi dernier, sinon que deviendrait AIRBUS en France !
 
Le dossier AIRBUS est très important pour l’économie française, mais n’est pas pris au sérieux en France par nos gouvernants actuels, alors que les politiques allemands se mobilisent et obtiennent manifestement des résultats.
 
Le PS se mobilise sur ce dossier essentiel. Vous trouverez les premières annonces parues dans Le Monde d’aujourd’hui, le communique du secteur entreprise du PS, et l’intervention de Jean Marc AYRAULT.
 
A suivre. Ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu, mais aussi la politique industrielle de la France pour les années à venir.
 
DH

        Un baise main qui coute cher à l'industrie aéronautique française...
 
Airbus devrait supprimer 4 200 emplois en France et 3 500 en Allemagne
 
LEMONDE.FR avec AFP | 27.02.07

'avionneur européen Airbus va supprimer trois mille cinq cents emplois en Allemagne et quatre mille deux cents en France dans le cadre de son plan de restructuration "Power 8" entériné lundi 26 février, annonce, mardi, le quotidien allemand Die Welt sur son site Internet, citant des sources proches de l'entreprise. Airbus compte vingt et un mille salariés en Allemagne et vingt-deux mille en France.
 
La répartition de la production entre la France et l'Allemagne devrait rester inchangée pour l'avion géant A380, malgré les lourdeurs et dysfonctionnements constatés. Selon les informations du journal allemand, le futur long-courrier A350 sera produit pour l'essentiel en France, même si la construction du fuselage sera du ressort de l'Allemagne, ainsi que la technologie de la fibre carbone. L'Allemagne obtiendra, en revanche, la construction intégrale du moyen-courrier A320 et de son successeur, poursuit le Welt Online.
 
AU MOINS CINQ USINES SERAIENT VENDUES
 
La télévision publique ARD rapportait, elle, lundi soir, que sur les seize usines d'Airbus en Europe, au moins cinq allaient être externalisées, dont les sites allemands de Varel et Nordenham. Ces usines doivent être reprises par des investisseurs et continuer à produire pour Airbus, mais elles seront mises en concurrence avec d'autres sites, en Russie, en Chine ou en Inde, par exemple.
 
Le conseil d'administration d'EADS, maison mère d'Airbus, a donné, lundi, son feu vert "à l'unanimité" à "Power 8", qui doit permettre de générer 2,1 milliards de bénéfice d'exploitation par an. La validation et l'annonce de ce plan, initialement prévues il y a une semaine, avaient été repoussées à la dernière minute en raison d'un désaccord franco-allemand sur la répartition des efforts. Berlin, craignant d'être désavantagé, a multiplié ces dernières semaines les appels à l'équité. Lors d'une rencontre informelle vendredi, Angela Merkel et Jacques Chirac ont exclu tout licenciement sec chez Airbus.
 

Le PS demande un débat au Parlement sur Airbus et Alcatel-Lucent
 
Les présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat, respectivement Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ont écrit mardi au premier ministre afin qu'il convoque le Parlement en vue d'une déclaration du gouvernement suivie d'un débat "sur la politique industrielle de la France".

Jean-Marc Ayrault a fait état d'une situation "particulièrement grave" : "Alcatel-Lucent qui annonce un plan de suppressions d'emplois très important et le dossier Airbus qui est d'autant plus significatif que l'Etat est actionnaire à hauteur de 15 %."  Alors que "des milliers de familles sont aujourd'hui menacées dans différents sites", il a accusé le gouvernement et le candidat de l'UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, "de ne rien faire et de ne rien dire". Et de demander "un débat", "que soient confrontés les points de vue" , et, concernant Airbus, que "l'Etat actionnaire prenne toutes ses responsabilités", et "que la plus grande transparence soit faite". - (Avec Reuters)
 
 
 
La droite et les plans sociaux, l’impuissance revendiquée
 
Le Parti socialiste déplore la cacophonie au sein du gouvernement et de la majorité, alors que se joue l’avenir de deux des fleurons de l’industrie française et européenne : Airbus et Alcatel-Lucent.
 
Qui croire, quand d’un côté, le Premier Ministre feint d’afficher une posture volontariste, expliquant à qui l’écoute encore que “l’Etat jouera tout son rôle” pour qu’il n’y ait pas de licenciements secs ? Alors que de l’autre côté, le Ministre de l’Intérieur - candidat à la Présidence de la République et ses portes paroles n’ont de cesse de prendre le contre-pied de cette position.
 
Nicolas Sarkozy a ainsi expliqué, ce matin, que tout cela “n’est pas de la responsabilité d’un homme politique” après que François Fillon a déclaré la semaine dernière que “les gouvernements ne doivent pas trop se mêler de l’organisation industrielle d’Airbus”.
 
Le Parti socialiste s’inquiète des menaces qu’une telle attitude fait peser sur les emplois et les savoirs faire accumulés, qui font la richesse de ces entreprises, comme du pays. Il dénonce particulièrement l’attitude de la direction du groupe Alcatel-Lucent qui persiste aveuglément dans sa course au profit immédiat et à la rémunération des actionnaires.
 
Le Parti socialiste regrette notamment qu’en choisissant de supprimer les dispositions protectrices contenues dans la loi de modernisation sociale, la droite de Messieurs Sarkozy et Bayrou ait ainsi choisi de se priver des instruments de protection des salariés qu’avait mis en place le gouvernement Jospin.
 
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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 09:07

Le gouvernement VILLEPIN voulait en urgence en fin de mandature engager la refonte du code du travail à l'Assemblée Nationale.

J’étais intervenu sur ce sujet il y a quelque temps. Finalement, il a renoncé. Vous trouverez ci-après le communiqué du Secrétariat du Secteur Entreprise du PS.

Encore une bonne raison de faire battre SARKOZY pour éviter que le sujet revienne sur le tapis...
 
DH

 
 
Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux entreprises
 
 
Le Parti socialiste prend acte avec satisfaction du recul du gouvernement annoncé par Jean-Louis BORLOO en réponse à une question d’actualité du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, sur le projet de recodification du code du travail qui était dans les cartons de la droite depuis plusieurs mois.
 
Cette nouvelle rédaction du code du travail, sur un soi-disant objectif de clarification aurait abouti en fait à de nouvelles remises en cause des droits des salariés, unanimement dénoncées par les organisations syndicales comme par le Parti socialiste.
 
Elle constituait un pas supplémentaire dans l’entreprise de démolition systématique du droit du travail conduite par la droite de RAFFARIN, SARKOZY ET VILLEPIN depuis près de 5 ans.
 
Se sont ainsi succédés : la suppression de toutes les protections collectives issues de la loi de modernisation sociale, la création licenciement sans motif avec le CNE, la tentative de généralisation de la précarité avec le CPE, prélude au contrat unique voulu par Nicolas SARKOZY, le rétablissement du travail de nuit et l’apprentissage à partir de 14 ans issues de la loi de modernisation sociale, la , la , prélude au contrat unique voulu par Nicolas SARKOZY, le et
 
C’est une belle victoire pour les salariés. Elle doit se prolonger dans les urnes pour que l’ajournement de ce projet néfaste soit un enterrement.
 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 07:50

Je n’ai jamais caché mon hostilité au nucléaire. Le réseau sortir du nucléaire a interpellé tous les candidats à la Présidentielle sur l’EPR. La candidate Socialiste vient de fournir des premiers éléments de réponse, via son conseiller sur ces questions Bruno REBELLE. Cela rassure un peu par rapport aux premières déclarations d’Arnaud MONTEBOURG qui avait sans doute encore parlé un peu trop vite…
 
A suivre…
 
DH
 

Ségolène Royal veut "rouvrir le débat" sur l'EPR
 


Reuters - 22.02.07

PARIS (Reuters) - Si elle accède à l'Elysée au printemps prochain, Ségolène Royal organisera un débat public sur la construction d'un réacteur nucléaire de troisième génération à Flamanville dans la Manche, a déclaré le conseiller de la candidate socialiste à la présidentielle Bruno Rebelle. sur la construction d'un réacteur nucléaire de troisième génération à Flamanville dans la Manche, a déclaré le conseiller de la candidate socialiste à la présidentielle Bruno Rebelle.
 
"Mme Royal a confirmé qu'elle souhaitait rouvrir le débat sur cette construction de l'EPR (...) Une décision a été prise (mais) pas dans la transparence" par le gouvernement, a expliqué l'ancien directeur de Greenpeace sur la chaîne de télévision Public Sénat.

"Avant même la fin du débat sur la loi sur l'énergie, on a appris que l'EPR se ferait, avant même l'enquête publique", a-t-il déploré au lendemain de la mini-tournée de Ségolène Royal en Basse-Normandie où elle a été interpellée à plusieurs reprises par des militants anti-nucléaire.", a-t-il déploré au lendemain de la mini-tournée de Ségolène Royal en Basse-Normandie où elle a été interpellée à plusieurs reprises par des militants anti-nucléaire.

"Il faut remettre de la démocratie dans ces processus. A l'issue de ce débat, il y aura une décision claire nette et précise sur la poursuite de la construction du réacteur" EPR, a ajouté Bruno Rebelle.

Dans un communiqué, Greenpeace France juge "prometteur" l'engagement de la candidate en faveur d'un "moratoire s'il permet effectivement la remise à plat de la politique énergétique française sur des critères objectifs". juge "prometteur" l'engagement de la candidate en faveur d'un "moratoire s'il permet effectivement la remise à plat de la politique énergétique française sur des critères objectifs".

"La question du risque lié au réacteur EPR est un élément de plus qui doit amener tout candidat (à la présidentielle) à s'engager pour l'abandon de ce projet", souligne Frédéric Marillier, chargé de la campagne nucléaire au sein de l'organisation écologiste. est un élément de plus qui doit amener tout candidat (à la présidentielle) à s'engager pour l'abandon de ce projet", souligne Frédéric Marillier, chargé de la campagne nucléaire au sein de l'organisation écologiste.

Début février, le réseau Sortir du nucléaire a interpellé les candidats à l'Elysée pour qu'ils fassent connaître leur position sur le nucléaire, précisant que le réseau appellerait à ne pas voter pour ceux qui "ne se prononceront pas au moins pour l'annulation de l'EPR". a interpellé les candidats à l'Elysée pour qu'ils fassent connaître leur position sur le nucléaire, précisant que le réseau appellerait à ne pas voter pour ceux qui "ne se prononceront pas au moins pour l'annulation de l'EPR".
 

L'EPR "mérite de ne pas être traité en catimini", a estimé Ségolène Royal mercredi soir, en marge d'une réunion publique dans le Calvados où des manifestants avaient déployé des banderoles hostiles à l'EPR avant d'être délogés.

Dans le cadre de sa politique énergétique, celle qui se présente comme la présidente de "l'excellence environnementale" et milite pour qu'un "euro dépensé soit un euro utile" entend réaliser des "investissements judicieux, utiles aux intérêts de la France mais (il faut) que leur impact soit affiché de façon transparente".

Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal ne se prononce ni sur le réacteur de nouvelle génération, dont les décrets de construction n'ont pas encore été pris, ni sur la future part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France.

Elle a en revanche affiché à de maintes reprises son intention de "soutenir massivement" les énergies renouvelables afin qu'elles représentent 20% de la consommation en 2020, une part qu'elle espère porter "le plus rapidement possible" à 50%.

Mercredi, le parcours de sa journée-marathon à travers trois départements a été ponctué d'interventions hostiles à l'EPR, des militants lui demandant de clarifier sa position après les propos de son porte-parole, Arnaud Montebourg, selon qui la candidate se dirigeait vers une confirmation de l'EPR.

"Je souhaiterais échanger avec la candidate sur l'EPR", a crié un militant à peine le discours de Ségolène Royal terminé dans la salle municipale de Changé (Mayenne).

Bruno Rebelle a rencontré dans la foulée les représentants du réseau Sortir du nucléaire et du collectif "La Mayenne survoltée", opposée à la construction de lignes à très haute tension dans le département.

"Les interlocuteurs ont tendance à réduire le débat sur les questions énergétiques au nucléaire", a-t-il expliqué jeudi sur Public Sénat. "Or le nucléaire ce n'est que 18% de notre énergie en France. Quand on parle de lutter contre l'effet de serre par exemple, c'est surtout dans les secteurs de l'habitat et des transports qu'il faut travailler".
 
 
Pour en savoir plus sur l’EPR :
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Ecologie politique - environnement
24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 23:56

La blogosphère Vitrollaise sous l’œil des journalistes
 


Dans le cadre d'un projet pour leur cours de "Management de l'information et connaissance : Médias et NTIC", 5 étudiants en Master 2 "Journalisme spécialisé économique, information on line et communication" à l'Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCM), ont décidé d'analyser et de comprendre le phénomène des blogs politiques de la région PACA.

 

A ce titre, ils m’ont interviewé il y a quelques mois ainsi que mon collègue Malik MERSALI, Adjoint au Maire comme moi à Vitrolles.

 
Le résultat se trouve sur leur site :
 
Bon surf !

DH
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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 18:30

 


Lu dans La lettre du Monde.fr du 23 février 2007 : Alain Madelin discret conseiller de François Bayrou...

 
 
 
 
 

"François BAYROU, a bénéficié des conseils d'Alain MADELIN pour son programme économique. L'ancien président de Démocratie libérale se sent plus proche, sur bon nombre de points, du candidat de l'UDF que de celui de l'UMP."

 
 
 
François BAYROU le centriste s’appuie donc sur le très ultralibéral Alain MADELIN. Il nous l’avait bien caché…
 
 
 

Il ne faut pas oublié qu’Alain MADELIN, c’est notamment les cercles ultralibéraux, où se retrouvent différents intervenants de la droite libérale, politiques et économistes, dont certains ont plus que fleurté avec le FN…

 
 
 

Intéressant non ?

 
 
 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 11:32


Conseil Municipal de Vitrolles

 
du 27 février 2007
 
 
 
 
 

Le prochain Conseil Municipal se tiendra le 27 février  2007 à 18h30 à l’hôtel de Ville.

 
 
 

Le point fort de ce conseil sera le Débat d’Orientation Budgétaire pour 2007.

 
 
 

Le DOB intervient un mois avant le vote du budget 2007 au prochain conseil municipal de mars.

 
 
 

Le DOB, définit les grandes orientations politiques et budgétaires pour la commune.

Les autres points importants concernent la concertation publique sur la halte ferroviaire des Aymards et les travaux pour la rénovation du Stade Ladoumègue.

Le pôle d'échange des Aymards par le développement des transports en commun désengorgera le réseau autoroutier, et permettra aux Vitrollais, de disposer de moyens de transports en commun performants.

 
 
 

N’hésitez pas à venir nombreux pour mieux comprendre le fonctionnement de notre ville et le rôle des élus !

 

Pour en savoir plus sur ce conseil municipal et les précédents :  

 
 
 
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Mon action d'Adjoint à la mairie de Vitrolles
23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 07:32



Je n’ai pas l’habitude de parler de mon entreprise sur ce blog. Mais aujourd’hui la situation est très grave. Je me contenterai dans un premier temps de la position exprimée par Jean PIERSON, ancien patron d’AIRBUS qui livre une analyse tout à fait pertinente de la situation. Cet article est suivi de la prise de position du bureau national du Parti Socialiste.

 

Il est urgent que les politiques de Gauche s’emparent du dossier pour ne pas voir se démanteler, un fleuron de l’industrie française et européenne. Au-delà c’est la volonté ou non d’une politique industrielle qui est en jeu et de l’implication de l’état, pour ne pas laisser seul le marché gouverner. Il ne faut pas oublier que la finalité du plan POWER 08 est une réorganisation du modèle industriel d'AIRBUS pour améliorer la rentabilité pour les actionnaires. Sinon comment expliquer qu'un problème de câblage électrique dans l'usine AIRBUS de HAMBOURG en Allemagne, conduise à 10000 suppressions d'emplois et des cessions de sites industriels ? Le problème du câblage est réel, mais sert aujourd'hui de prétexte...

 
A méditer.
 
DH
 

AIRBUS : Le cri d’alarme de l’ancien Président

Jean PIERSON (*)

 
 

Aux commandes d'Airbus de 1985 à 1998, Jean Pierson, qui a largement participé au succès de l'avionneur européen, au point d'en faire le grand rival de l'américain Boeing, faisant passer la part de marché de 17 % à 40 % et élargissant la gamme de la famille, donne un point de vue sans complaisance sur la crise qui secoue le groupe franco-allemand, maison mère d'Airbus.

 

Etes-vous surpris par le blocage des Allemands sur la répartition des tâches pour l'Airbus A350 et le lancement du plan de restructuration « Power 8 » ?

 

Non, parce que chaque fois qu'il y a eu dans l'histoire d'Airbus le lancement d'un avion ou le partage de difficultés, les Allemands ont toujours saisi ces occasions pour négocier afin d'augmenter leurs parts de travail que cela soit au plan quantitatif et surtout qualitatif. Je ne connais pas le plan de réduction des dépenses actuel mais je connais Louis Gallois. Je ne doute pas que ce plan soit à la fois sérieux et raisonnable au plan industriel et social et qu'il est également équilibré. Mais que les Allemands profitent de cette négociation pour remettre en cause les choses comme dans le passé et arracher des avantages nouveaux ne me surprend pas.

 

J'ai connu le lancement de l'A320, en 198 4-1985, un appareil qui reprenait le partage du travail des modèles précédents (A300, A310) c'est-à-dire les voilures pour la Grande-Bretagne, les empennages pour l'Espagne, le tronçon central pour Saint-Nazaire et Nantes, le cockpit et la chaîne à Toulouse et l'aménagement commercial et les morceaux de fuselage en Allemagne. A l'époque, les Allemands ont réclamé en plus les commandes de vol électriques dans lesquels ils n'avaient aucune compétence alors que l'Aerospatiale en avait démarré l'expérimentation sur le Concorde ! J'ai dû m'y opposer vigoureusement et pour sortir de l'impasse, car ils refusaient le lancement de l'avion dont ils n'étaient pas demandeurs parce que la Lufthansa n'en voulait pas (on voit ce qu'il est advenu du succès commercial de l'appareil), il a fallu leur concéder l'équipement des cases de trains principales fabriquées jusque-là à Saint-Nazaire. Ils ont par la suite obtenu l'assemblage de l'A321 à Hambourg alors que la cadence de production de l'A320, de l'ordre de 6 appareils par mois, ne nécessitait pas une seconde chaîne en faisant monter le dossier au niveau politique du président français et du chancelier de l'époque. Finalement, nous avons reçu l'ordre d'en haut d'accepter ces exigences. Cela ne finira jamais ! A chaque rendez-vous, les Allemands continuent la même tactique.

 
Là, Airbus n'a jamais connu une telle crise...
 

Les règles de fonctionnement n'ont plus rien à voir depuis la « privatisation » de l'Aerospatiale dans le giron Lagardère en 1998 et la création d'EADS, société à 50-50 entre les Français et les Allemands, ce qui ne reflète pas au passage la valeur technique et économique des deux sociétés qui aurait dû plutôt être à 60-40 en faveur des Français. A partir du moment où on enfante une entité industrielle déséquilibrée avec parité industrielle et cogouvernance, on récolte ce que l'on a aujourd'hui. A l'époque du groupement d'intérêt économique (GIE), il y avait certes des discussions byzantines mais, in fine, un partenaire, indépendamment de ses parts d'actionnaire, quand il était seul et isolé dans le cas des Allemands face aux Anglais, aux Espagnols et aux Français autour de la même table, il ne tenait pas longtemps. Aujourd'hui, on est dans un face- à-face malsain. C'est toute l'équation de l'avenir d'EADS qui fait rire tout le monde industriel aéronautique.

 

J'ajoute que l'affaire du retard de deux ans de l'A380 ne serait jamais arriv> ée dans le cadre du GIE car il y avait une gouvernance et des compétences tant au niveau des partenaires que d'Airbus Industrie qui ne sont plus là aujourd'hui. En plus, si les Allemands s'étaient obstinés après les alertes qu'ils auraient reçues du système sur leurs retards dans les câblages, ils auraient eu une punition financière. Car le système prévoyait que celui qui mettait en retard un programme payait 80 % des débours financiers qu'il créait. Les Britanniques l'ont d'ailleurs expérimenté, dans le passé, lors d'une grève qui a touché leurs usines.

 

Dans le système actuel, il n'y a plus d'incitation. Tout va dans la poubelle que l'on partage à 50-50. Actuellement, il y a à Toulouse entre 1.000 et 1.500 Allemands sur la chaîne A380 qui sont là pour rattraper les erreurs commises à Hambourg. Tous ces frais sont partagés ! Dans le cadre du GIE, cela aurait été à la seule charge des Allemands.

 
Comment voyez-vous la suite des événements ?
 

Ce système ne peut pas perdurer. EADS est une société qui est dans le mur. Je ne vois pas qui va accepter de faire des concessions. On ne peut pas rester dans cette rivalité franco-allemande, cette ambiance délétère et ce système ingouvernable ! Il y a deux solutions possibles. La première consiste à revenir en arrière, où chacun reprend ses billes. Les Allemands et les Français recréent leurs sociétés respectives et on travaille comme avant sur la base de coopérations comme cela existait avant, que ce soit dans les hélicoptères, les missiles, etc., tantôt avec les Britanniques, tantôt avec les Allemands, les Espagnols, les Italiens au gré des choix des sociétés. Cette voie suscite beaucoup de questions et de difficultés.

 

La seconde solution, celle par laquelle il faut commencer, passe par la dilution de l'actionnariat actuel pour permettre la sortie de Lagardère et de DaimlerChrysler qui n'ont plus rien à faire dans l'aéronautique et la recherche de partenaires financiers nationaux ou internationaux de façon à tendre vers une société où la gouvernance serait normale comme chez Boeing ou BAE Systems. Il n'y a pas d'autres solutions. La situation actuelle est vouée à l'échec. Les clients vont d'abord perdre patience puis confiance. Qui, dans le monde, sauf à vouloir tirer des avantages technologiques, va vouloir travailler avec EADS en coopération avec un tel système de décision ? Certainement pas les Américains qui sont pourtant les numéros un dans le monde. On s'est mis dans un face-à-face avec des Allemands qui n'ont aucune politique en matière de Défense et dans un système où personne ne capitulera pour lâcher la gouvernance. Les Allemands n'acceptent pas que chez Airbus il y ait une moindre parcelle de plus, côté français, à la fois sur le plan humain, financier, industriel et technologique.

 

(*) Les Echos 22/02/2007

 
 
 

Communiqué du Bureau national du PS (20/02/07)

 

Plan POWER 8 chez AIRBUS

 
 

Le Parti socialiste s’insurge contre l’annonce des 10 000 suppressions d’emplois et des possibles cessions d’établissements dans le groupe Airbus, dans le cadre du plan Power 8.

 

Les savoir-faire accumulés depuis 35 ans par les salariés du secteur, à Airbus, mais aussi chez ses sous-traitants, sur les différents territoires, sont la principale richesse de l’entreprise et doivent être préservés à tout prix.

 

Depuis plusieurs années, la logique financière à l’œuvre s’est traduite par une stratégie d’externalisation, de sous-traitance et maintenant de délocalisations, qui a fragilisé l’entreprise. La relance d’Airbus doit reposer sur une politique industrielle claire, à la dimension européenne affirmée fermement soutenue par les États partenaires d’Airbus.


De ce point de vue, les déclarations résignées des différents ministres et conseillers du candidat UMP ne peuvent que laisser augurer du pire. Il est, par exemple, totalement inadmissible que François Fillon déclare que “les gouvernements ne doivent pas trop se mêler de l’organisation industrielle d’Airbus”, à l’opposé de la position adoptée par les responsables politiques allemands.

 

Le Parti socialiste considère au contraire que c’est l’engagement sans réserve des Etats européens, autour de l’axe franco-allemand, qui seul peut à nouveau faire le succès et la force d’Airbus. Il appelle à renforcer la présence des Etats dans le capital d’EADS pour redonner de la visibilité et de la stabilité à la maison mère d’Airbus.

http://entreprises.parti-socialiste.fr/2007/02/20/plan-power-8-chez-airbus/

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Published by Didier HACQUART - dans Industrie Aéronautique
22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 08:08

 


Banalisation du FN, attention danger

 
 


Par hasard sur Over-blog mon hébergeur, je suis tombé sur le site du GRIF (Groupe de Résistance Identitaire français). (*)

 

Vus les propos et articles de ce blog, Over-blog l’a très justement censuré. Le GRIF a donc migré vers un autre hébergeur, situé à l’étranger, et donc non soumis à la loi Française, après être passé par un premier hébergeur qui l’a aussi censuré.


 
 
Les propos tenus sur ce blog ainsi que les différents articles sont totalement répugnants et dignes d’une sinistre époque (xénophobie, antisémitisme, etc.). Il n’est pas surprenant de lire des articles de soutien à Maurice PAPON, PETAIN, PINOCHET, Saddam HUSSEIN, etc. revenir sur le « détail » des chambres à gaz, et sur la période hitlérienne, en la présentant sous un bon jour est courant.

 
Il n’en demeure pas moins, que ce site et les sites donnés en liens sont de véritables soutiens à Jean – Marie Le PEN. Le GRIF appelle d’ailleurs à voter Le PEN en 2007.
 


A l’heure où le FN se banalise, où Jean – Marie Le PEN devient dans les médias un « homme respectable », il est urgent de mettre en lumière son entourage et les hommes qui le soutiennent. Il est urgent de dénoncer les idées abjectes qu’ils profèrent et de les condamner.
 


Jean – Marie Le PEN
, n’est pas qu’un vieux militant politique usé devenu presque sympathique avec l’âge. Il est et reste un militant d’extrême droite dont les dérapages réguliers ne trahissent que la pensée du milieu dans lequel il évolue. Le GRIF est aujourd’hui une des faces visibles de sa part d’ombre…


 
 
Banaliser Jean – Marie Le PEN comme cela se passe dans nos médias ces derniers mois est un véritable danger pour la démocratie.

 
 
DH



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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite
21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 09:17

Controverse sur l'inhumation de Maurice Papon avec sa Légion  d’honneur (*)
 
 
L'avocat de Maurice Papon a déclenché un début de polémique dimanche en disant vouloir faire enterrer son client avec la Légion d'honneur dont il avait été déchu après avoir été condamné pour son rôle dans la déportation des Juifs sous l'Occupation.
 
L'avocat de Maurice Papon, Francis Vuillemin, a annoncé qu'il veillerait "personnellement" à ce que son client, condamné en 1998 pour complicité de crime contre l'humanité, soit enterré avec la croix de commandeur de la Légion d'honneur que lui avait remise le général de Gaulle.
 
Maurice Papon avait été exclu de l'Ordre de la Légion d'honneur en novembre 1999 après sa condamnation. Il avait été une nouvelle fois condamné en 2004 à 2.500 euros d'amende pour port illégal de cette décoration.
 
Si "Le Parti Socialiste considère qu'inhumer Maurice Papon avec ses insignes de commandeur de la Légion d'Honneur serait un geste blessant et déplacé à l'égard des victimes et familles de victimes de la déportation", la position de Jean - Marie Le PEN est évidemment toute autre. considère qu'inhumer Maurice Papon avec ses insignes de commandeur de la Légion d'Honneur serait un geste blessant et déplacé à l'égard des victimes et familles de victimes de la déportation", la position de est évidemment toute autre.
 
Pour le PS, "un tel geste ne viserait qu'à offrir à Maurice Papon une forme de réhabilitation posthume, voire de négation des faits graves et indignes dont il a été reconnu coupable." , voire de négation des faits graves et indignes dont il a été reconnu coupable."
 
Jean-Marie Le Pen s'est montré lui plutôt favorable à la requête de l'avocat de Maurice Papon.
 
"Il me paraît que les décorations qu'on a gagnées, qu'on a méritées, je ne vois pas ce qui pourrait vous empêcher, surtout quand on est mort... Ce serait un geste vraiment petit, vraiment bas que d'empêcher la famille de Maurice Papon de lui rendre ce dernier hommage", a déclaré le président du Front national dans le cadre de l'émission Le Grand Jury sur RTL et LCI.
 
A l’heure de la normalisation de la pensée de Jean – Marie Le PEN, il est bon de rappelé quelques épisodes de notre histoire. Encore une fois sa prise de position démontre que Jean - Marie Le PEN ne doit pas être banalisé
 
(*) Reuters 19/02/2007
 

 « Je me suis caché dans un minuscule placard» (*)
 
 
Michel Slitinsky, 71 ans, qui a lancé l'affaire, a raconté l'arrestation de sa famille lors du procès.
 
«Quand il a entendu les policiers français taper contre le volet, mon père a dit : "On va être pris comme des rats." Il était une heure du matin, le 19 octobre 1942. Ils ont emmené mon père dans un fourgon. Moi, j'avais 17 ans, Alice, ma sœur, 22. Ma mère, impotente, était à l'étage. Puis ils sont revenus, l'un m'a dit : "C'est à ton tour, mon drôle." J'ai monté trois marches de l'escalier, et j'ai attrapé un fer à repasser que je lui ai foutu sur la gueule, il est tombé sur l'autre, et j'ai arraché les plombs du compteur. Le temps qu'ils reviennent avec une lampe torche, Alice s'est cachée au grenier, moi dans un minuscule placard.Il était une heure du matin, le 19 octobre 1942. Ils ont emmené mon père dans un fourgon. Moi, j'avais 17 ans, Alice, ma sœur, 22. Ma mère, impotente, était à l'étage. Puis ils sont revenus, l'un m'a dit : J'ai monté trois marches de l'escalier, et j'ai attrapé un fer à repasser que je lui ai foutu sur la gueule, il est tombé sur l'autre, et j'ai arraché les plombs du compteur. Le temps qu'ils reviennent avec une lampe torche, Alice s'est cachée au grenier, moi dans un minuscule placard.
 
 «Ils ont trouvé ma sœur, et ont harcelé ma mère pour savoir où j'étais. J'étouffais dans mon placard, je suis monté au grenier, et, de là, sur les toits, je me suis accroché à la cheminée, je tremblais. A l'aube, je suis redescendu, et je suis allé en bicyclette chez le fiancé de ma sœur, qui m'a caché huit jours. Mais, pour pisser, il fallait aller dans la cour, et les voisines étaient bavardes...
 
«Ma sœur a été libérée en décembre 1942. Elle avait fait tellement de bruit que les Allemands avaient décidé qu'on ne déportait pas les juifs français : mes parents étaient d'origine russe, mais nous, on était Français. Il y a eu une pétition dans le quartier pour la sauver, et elle est sortie. Après la guerre, elle est tombée par hasard sur les deux flics qui nous avaient embarqués. On a porté plainte en 1947, j'ai commencé à travailler sur les documents, et bientôt sur Papon. Pour les policiers, j'ai su en 1968 qu'ils avaient eu un non-lieu.»
 
 

Préfet sous LAVAL, préfet sous de GAULLE, Ministre sous GISCARD, et criminel en 1942…
 
 
3 septembre 1910 : naissance à Gretz, en Seine-et-Marne. Son père, notaire, est élu maire du village en 1919.
 
1920-1930 : études au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Membre des jeunesses radicales socialistes. Diplômé de Sciences politiques.
 
Février 1931 : attaché au cabinet du ministre de l'Air dans le premier gouvernement Laval.
 
Juillet 1935 : rédacteur au ministère de l'Intérieur. Dès 1936, attaché au cabinet du sous-secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil (gouvernement Léon Blum).
 
1939-1940 : mobilisé au 2e régiment d'infanterie coloniale, il s'embarque pour Tripoli, au Liban. Rapatrié pour raisons de santé.
 
1941 : à Vichy, sous-préfet de 1re classe.
 
Mai 1942 : nommé préfet régional d'Aquitaine par Pierre Laval, en charge des questions juives.
 
 
Août 1944 : à la Libération, il est nommé préfet des Landes, puis directeur de cabinet du commissaire de la République d'Aquitaine Gaston Cusin.
 
Octobre 1945 : sous-directeur de l'Algérie au ministère de l'Intérieur.
 
Janvier 1947 : préfet de Corse, nommé par le gouvernement Blum.
 
Octobre 1949 : préfet de Constantine en Algérie.
 
Juin 1954 : secrétaire général du protectorat du Maroc (nommé par le gouvernement Mendès-France).
 
1958-1967 : point d'orgue de sa carrière administrative, il est nommé préfet de police de Paris, poste qu'il occupe neuf ans. , poste qu'il occupe neuf ans.
 
1961 : A Paris, les forces de police placées sous l'autorité de Papon répriment très brutalement une « marche de paix » organisée par le FLN algérien 
 
 
1967 : remplacé par Maurice Grimaud, il «pantoufle» comme PDG de Sud-Aviation, ancêtre de l'Aérospatiale., ancêtre de l'Aérospatiale.
 
1968 : une nouvelle carrière politique commence. Il est élu député UDR (gaulliste) du Cher, réélu en 1973 et en 1978 sous l'étiquette RPR.
 
1973 à 1978 : rapporteur général du budget.
 
1978-1981 : Raymond Barre, sous la présidence de Giscard d'Estaing, lui confie le poste clé de ministre du Budget, qu'il gardera jusqu'à l'élection de Mitterrand., qu'il gardera jusqu'à l'élection de Mitterrand.
 
8 décembre 1981 : Après un article du Canard enchaîné évoquant son nom dans la déportation de Juifs de Gironde sous l'Occupation, Me Gérard Boulanger dépose les premières plaintes.évoquant son nom dans la déportation de Juifs de Gironde sous l'Occupation, Me Gérard Boulanger dépose les premières plaintes.
 


http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/235920.FR.php

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Published by Didier HACQUART - dans FN - MNR et Extrème Droite