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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 06:31




La retraite c'est un question de choix politique. Evidemment cela dérange, mais bon...

 

A méditer ce dossier des amis de la fondation COPERNIC, publié dans POLITIS...


DH

 

 


La retraite à 60 ans, à taux plein, est possible !


Par Leila Chaibi (co-présidente de la Fondation Copernic)

Gérard Filoche (CN du PS, Fondation Copernic, inspecteur du travail, )

Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)


Tribune parue dans Politis (28/01/10)

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La droite explique : « débattre de l’âge légal de la retraite ne sert à rien ». Seul compte l’âge réel du départ. Elle se félicite néanmoins que « saute » le « tabou » de la retraite à 60 ans. C’est qu’effectivement subsistent quelques liens entre âge réel et âge légal de départ en retraite.  Et c’est pourquoi il ne faut rien céder sur l’âge légal !


Le premier lien concerne le million de salariés qui ont déjà cotisés tous les trimestres nécessaires à une retraite à taux plein. A présent, ils restent au travail jusqu’à 60 ans. Demain, ce serait jusqu’à 61 ou 62 ans, si sautait le verrou du droit à la retraite à 60 ans. Or, il s’agit d’abord de salariés peu qualifiés, occupant des tâches d’exécution. Ceux dont l’espérance de vie moyenne est la plus courte.

Le second lien entre âge légal et âge réel de la retraite, concerne les retraites complémentaires. En 2000, le Medef voulait refuser que l’ARRCO et l’AGIRC financent les retraites complémentaires du secteur privé entre 60 et 65 ans. La mobilisation de deux millions de salariés l’avait fait reculer. Différer l’âge légal de la retraite serait, pour lui, un solide levier pour mettre son chantage à exécution, lors de la négociation sur les retraites complémentaires, en 2010.

Mais, nous dit-on, les allongements de durée de cotisation imposés ces dernières années rendent caduc le maintien de la retraite à 60 ans. Pour partir à 60 ans, ne faut-il pas que les salariés aient cotisé 41 ou 42 ans pour jouir d’une retraite à taux plein ? Les discours gouvernementaux oublient - mais à dessein - un fait central : la durée moyenne de cotisations est restée aujourd’hui, dans la vie réelle, de 37,5 annuités de cotisation. Car deux salariés du privé sur trois ne sont plus au travail avant 60 ans. Ils sont au chômage, préretraite, maladie, invalidité. On compte, dans ce pays, 4 millions de chômeurs, un million en fin de droits, 600 000 chômeurs partiels contraints, 15 % de précaires. Le montant des retraites perçues a déjà baissé, avec la prolongation des durées nécessaires de cotisation à 41 ou 42 ans. Reculer la retraite à 61 ou 62 ans, l’abaissera encore. Mais cela concernera peu les directeurs financiers, qui cotisent auprès d’assurances privées. Diminueront les retraites des salariés aux revenus faibles ou moyens.

On nous cause démographie : nous connaissons un « boom » des naissances. Quand seront maintenus les seniors au travail, les jeunes n'en auront pas.

Il faut parler « richesses ». Et le Conseil d’Orientation des Retraites le soulignait, en 2001 : sur 40 ans, la richesse de la France (avec un taux de croissance modéré, de l’ordre de 1,7 % par an) devrait doubler en termes réels (hors inflation). Avec une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale, en 2050, comment nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires (6 % du PIB) nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ? Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1 500 milliards d’euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée est totalement exclue du débat public. Pour une raison simple. L’augmentation prévisible de la richesse nationale doit-il aller aux salaires et aux retraites, ou aux profits, au Fouquet’s, aux propriétaires de « Rollex avant 50 ans » ? Et tant pis si plongent dans la pauvreté la majorité des retraités. A partir des « beaux quartiers », ces retraités-là, personne n’en connaît.

En réalité, dès 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites spécifiait clairement les choix offerts.

Premier choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Il aurait fallu augmenter de 9 ans la durée de cotisation.

Deuxième choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée des cotisations. Dans ce cas, les retraites, en moyenne, auraient diminuées de 78 % à 43 % par rapport au salaire net. Soit pour un salaire net de 1 200 euros, une retraite de 516 euros au lieu de 936 euros.

Troisième choix : ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites, mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.

Jamais cette troisième option n’a pénétrée le débat public. C’est pourtant l’option la plus acceptable. Car 15 points d’augmentation des cotisations en un peu moins de 40 ans, représente 0,37 point d’augmentation des cotisations retraites par an, pendant 40 ans. A raison d’une augmentation de 0,25 % pour les cotisations patronales et de 0,12 % pour la part salariale des cotisations retraites. Qui prétendra que cette solution n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ?

C’est la discussion de cette option qu’il faut imposer au Medef et au Gouvernement. Pour préserver ce droit qu’est la retraite à 60 ans à taux plein, un reversement à 75 %, pas de retraite inférieure au Smic et avec une durée de cotisation qui coïncide avec la durée réelle des carrières.

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 05:42


Lors de la réunion du Front de Gauche à Vitrolles, José Rocamora nous a fait un brillant exposé sur les compagnies Low-cost et plus particulièrement RYANAIR à Marseille Provence.

 
J'avais trouvé son exposé intéressant et j'avais promis d'y revenir.

 

J'ai trouvé une interview de José, qui est aussi Vitrollais, dans le Figaro. Cela résume bien la situation !

 

Alors même si Le Figaro le dénonce...

 

DH

 

 


 

Ryanair : l'Etat doit faire respecter le droit pour la CGT

 

François Delétraz

 


Le Figaro.fr du 07/01/2010 |

 

Les conditions tarifaires imposées par Ryanair aux aéroports qui l'accueillent, dénoncées par lefigaro.fr il y a un an et demi sont restées sans suite. La CGT relance le débat sur les pratiques de la compagnie aérienne irlandaise à bas coût, sur la question des cotisations sociales.

 

En juillet 2008, lefigaro.fr publiait en exclusivité une enquête sur les très curieuses relations commerciales que la compagnie Ryanair entretenait avec les aéroports qu'elle desservait. Les multiples rapports des chambres régionales des comptes, dont nous faisions la synthèse, étaient éloquents.

 

Outre l'exigence de tarifs très préférentiels demandés aux aéroports, la compagnie irlandaise conditionnait sa venue à la signature d'un contrat dit «de promotion» avec l'une de ses filiales. De tels agissements, totalement contraires au droit communautaire, sont curieusement restés sans réaction, les plus hautes instances de l'Etat, dont le rôle est pourtant de notifier à Bruxelles de telles pratiques, préférant visiblement gagner du temps.


Alors, Ryanair, intouchable ? Pas si sûr ! Car le vent favorable à cette compagnie est peut-être en train de tourner. La contestation est arrivée de là où on ne l'attendait pas forcément. De la CGT ! Ce syndicat s'est en effet inquiété des conséquences sociales de la création par la compagnie d'une base à Marseille, dont les salariés, ne bénéficiant pas de contrat de droit français, ne cotisent pas auprès des organismes sociaux du pays dans lequel ils vivent.

 

Ainsi, le 2 décembre dernier, la CGT a-t-elle été reçue par le directeur de cabinet du secrétariat d'Etat aux Transports, Marc Hamy, qui était accompagné d'un représentant de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Objet de ce rendez-vous : «Demander à l'Etat de faire appliquer le droit, car on a l'impression qu'il joue la montre», confie José Rocamora, le secrétaire du syndicat CGT Air France.

 

C'est d'ailleurs la compagnie nationale qui, à Marseille, a décidé d'aller devant la justice pour contester la très surprenante différence de tarifs des redevances passagers selon qu'ils partent des terminaux 1 ou 2. À la suite de cette procédure, le conseil d'Etat a annulé le 7 mai 2008 les tarifs 2006 et 2007 au départ mp2, et le 26 décembre 2008 les tarifs 2008 au départ des terminaux mp1 et mp2. A titre d'exemple, le tarif de la redevance passager Europe au terminal MP2 était, en 2007, de 1,22 euro par passager, elle été revalorisée à 2,85 euros après la décision du conseil d'Etat. Le tarif du terminal 1 restant à 6,12 euros.

 

L'Union interfédérale des transports CGT a décrit dans un préambule le fonctionnement de Ryanair à l'aéroport de Marseille-Provence, mettant en évidence le non-respect des règlements nationaux et communautaires. «Avec pourtant un chiffre d'affaires de 260 millions d'euros, Ryanair s'exonère du paiement des taxes et des cotisations sociales, précise le syndicat, ce qui constitue un dumping face à ses concurrents.»

 

Dans une note interne du 15 novembre 2005 dont lefigaro.fr a pu prendre connaissance, l'aéroport précise à ses collaborateurs que «les conditions de coût très favorables faites à Ryanair ne permettent pas de satisfaire à ses exigences en termes de rentabilité et qu'il convient donc de compenser par un accompagnement sous forme d'aide financière». Cela débouchera en 2006 sur un contrat avec Airport Marketing Service, l'une des deux filiales marketing de Ryanair, l'autre étant Leading Verge, dont le siège social se trouve sur l'île de Man. En lisant cette note, on comprend que les tarifs des redevances passagers ainsi que le montant de la subvention marketing ont été fixés de façon à répondre aux vœux de la compagnie à bas coût (*). D'après les calculs de la CGT, la somme des cotisations sociales non payées, des redevances réduites et des subventions représente 38 euros par aller-retour vendu.

 

 


Protestations du président du conseil général de Charente

 

Les exigences de Ryanair ont d'ailleurs récemment donné lieu à un coup de gueule de Marc Boutat, le président du conseil général de Charente, lequel a dénoncé le «chantage» de la compagnie, qui demandait aux partenaires publics une rallonge de 175.000 euros pour continuer à opérer depuis l'aéroport de Angoulême - Brie Champniers, «sachant que l'accord conclu pour 2007-2012 prévoyait déjà le versement de 925.000 euros».

 

«Il est vrai que cette compagnie n'a pas le même niveau de courtoisie que les autres», confie, très diplomate, Hervé de Place, le président du directoire des aéroports de la Côte d'Azur qui gère celui de Nice, où la compagnie irlandaise ne représente que 0,7% des passagers et n'a donc pu imposer ses règles comme elle le fait dans les petits aéroports où elle est seule à opérer.

 

Quand Ryanair déserte l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse

 

L'EuroAirport de Bâle-Mulhouse vient de subir le diktat de Ryanair. N'ayant pu tenir les volumes de trafic sur lesquels elle s'était engagée et ne pouvant donc prétendre aux réductions de tarifs qui y étaient liées, la compagnie irlandaise a, en cours de contrat, exigé des «aménagements de tarifs». L'EuroAirport, qui est un organisme trinational et a donc une obligation de transparence, n'a pas voulu et pas pu se soumettre. En 2008, la compagnie irlandaise a donc décidé de suspendre ses vols pendant six semaines, mettant ses premières menaces à exécution. Puis le couperet est tombé fin 2009 avec une suspension totale des vols.

 

L'EuroAirport étudie actuellement les suites juridiques à donner à cette rupture de contrat. Avec 150.000 passagers, Ryanair représentait 3,5% du trafic de cet aéroport, peu de chose pour une compagnie qui en transporte 50 millions par an, mais c'est pour elle une manière de dire aux autres aéroports : «Si vous ne faites pas ce que je veux, voilà ce qui vous pend au nez.»

 

Manchester et Mulhouse ont refusé les conditions de Ryanair

 

Cette mésaventure est aussi arrivée à l'aéroport de Manchester, qui, comme Mulhouse, avait refusé de baisser ses tarifs. «La totalité des aides et tarifs de faveur attribués à Ryanair représente son bénéfice annuel, tonne José Rocamora. Il s'agit d'une flagrante distorsion du principe de la concurrence.»

 

La direction générale de l'aviation civile, que nous avons interrogée, se dit «particulièrement vigilante sur la question du respect du droit social» et affirme que «s'il n'est pas respecté, des poursuites pénales seront engagées». Quant aux subventions déguisées, elle souligne qu'elle a notifié à Bruxelles en 2007 le cas de Pau et… attend la réponse des instances bruxelloises.

 

Il reste néanmoins surprenant que les rapports des chambres régionales des comptes, qui pointaient entre autres Biarritz, Carcassonne, Beauvais, Brest ou Tours, n'aient toujours pas été suivis d'effet. Sans ces aides diverses, Ryanair ne pourrait pas opérer sur des aéroports aussi secondaires avec des tarifs aussi bas et des bénéfices aussi importants.

 

 

  

(*) En clair la CCIM de Marseille – Provence réalise sa publicité via la filiale de Ryanair, Airport Marketing Service, ce qui n'est plus ni moins une forme de subvention indirecte !...


Pour en savoir plus un autre article de presse dans l'HUMA.

 

http://www.humanite.fr/recherche.html?motcles=ryanair&date=7jours&ok=Ok

 



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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 06:07


On savait que la privatisation des autoroutes était un scandale, mais apparemment cela continue !!!

 

DH

 


2 milliards d’euros: le petit cadeau de l'Etat aux sociétés d'autoroutes

 

Emmanuel Lévy- Marianne | Mercredi 3 Février 2010

 

Pour les proprios des sociétés d’autoroutes, fraîchement privatisées, le père Noël s’est habillé en vert. Cinq des six sociétés concessionnaires ont obtenu du gouvernement la prolongation d’un an de leur concession. L’équivalent d’un cadeau de 2 milliards d’euros. Au nom de l'écologie!

 http://www.marianne2.fr/photo/911135-1077758.jpg?v=1265141992

 

Selon la Cour des comptes, les autoroutes ont été bradées

 

Décidément, les bétonneurs Eiffage et Vinci, qui ont mis la main sur les sociétés d’autoroutes, ont fait une super affaire. Ils les avaient raflées à vil prix sous Villepin, pour 15,5 milliards d’euros au lieu des 22 milliards auxquels les estimait la Cour des comptes — ce que nous confirme un des banquiers d’affaires qui a conclu le deal : « mon client, en accord avec nos calculs était prêt à payer 40% plus cher ». Ça fait mal, mais Bercy avait trouvé une parade pour se refaire : augmenter la redevance domaniale à laquelle les sociétés d’autoroutes sont astreintes. Raté. Le doublement de cette redevance, soit 200 millions d’impôts supplémentaires, initialement prévu dans la loi de finances a mystérieusement disparu en juin 2009.


Comme si cela ne suffisait pas, c’est maintenant un énorme cadeau de plus de 2 milliards d’euros qui tombe dans le bec d'Eiffage et Vinci. En prolongeant d’un an leur droit de concession, qui prend fin aux environs de 2030, l’accord passé avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, leur permet donc de continuer à percevoir des péages (9,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires aujourd’hui) sur les usagers 12 mois de plus. À la différence que, à ce moment-là, les deux entreprises n’auront plus un sou de dette. Tout ira donc dans la poche des heureux actionnaires — une fois payés l’entretien des infrastructures et le personnel. Du moins ce qui restera du personnel. Car en épluchant la ventilation des « engagements verts » de 1 milliard d’euros sur trois ans, une chose saute aux yeux : près d’un tiers des sommes détaillées, soit 800 millions d’euros sur 1 030 annoncés, sont destinés à la mise en place de péages automatiques — en remplacement d'employés en chair et en os.


Sous couvert de réduction de CO2 — moins d’arrêts, donc moins de bouchons, donc moins de gaz d'échappement — les bons vieux péages feront place à des portiques à facturation automatique. « Voilà typiquement le genre d’investissements que les sociétés d’autoroutes auraient de toute façon réalisé, et qu’elles font d’autant plus facilement qu’ils sont de fait subventionnés », s’amuse un haut fonctionnaire du ministère des Transports. 200 autres millions d’euros iront à la rénovation des aires de repos « éco responsables » et de certains bâtiments, avec « Tri sélectif des déchets », « rénovation des sanitaires ». Sanef s’engage ainsi à « la création d’un bâtiment « Eco Pole » regroupant les services techniques, péage et maintenance.» Bref, la construction de simples locaux… Alors bien sûr, il y a des fonds prévus pour la «biodiversité» (les petites bébêtes) : 3 % du milliard…
 
Quant aux sommes — 200 millions tout de même — dont l'affectation n'est pas précisée, la réponse de la porte-parole de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes résume bien les choses : « écologiquement, c'est pas très parlant ». Car là aussi, sous couvert de réduction des émissions de CO2, les sociétés d’autoroutes vont en réalité investir dans des programmes très rentables pour leur compte d’exploitation : la gestion dynamique du trafic. C'est-à-dire des systèmes d’information pilotant des matériels de signalisation pour fluidifier le trafic, par exemple en calculant puis en indiquant aux usagers la vitesse de circulation optimale. Du CO2 en moins, certes, mais aussi, et surtout, plus de trafic (donc plus de CO2 au bout du compte).


Bref, pour Eiffage et Vinci, c'est encore noël: des cadeaux comme s’il en pleuvait. Et l’avenir s’annonce tout aussi généreux. Le gouvernement vient en effet d’accorder une hausse de 0,5% des péages, alors que l’inflation sur la période de calcul (octobre 2008-octobre 2009) fut nulle. Mieux: d’autres tronçons vont être mis en concession: fin décembre a été lancé l’appel d’offre pour la transformation en autoroute de la RN10 pour la traversée les Landes et sa mise en concession pour 50 ans.

 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 05:35

 




Le Front de Gauche de Vitrolles a organisé une réunion publique sur les transports le 5 février dans le cadre de la campagne des élections régionales 2010 en présence de Jean-Marc COPPOLA, tête de liste PACA.


Cette réunion était animée par Pierre PRADEL pour le PC et moi-même pour le Front de Gauche. Michel TERRAL de la CGT SNCF et José ROCAMORA pour la CGT Air France animaient les débats.

 


GEDC0578.JPG
La région PACA a pris un retard considérable en misant pendant des décennies sur le tout autoroutier. Résultat aujourd'hui, le réseau est saturé, malgré toutes les autoroutes construites sans parler des conséquences environnementales. La prise de conscience n'est apparue qu'avec l'arrivée de la Gauche à la tête de la région, mais on ne rattrape pas en 10 ans, 40 ans de retard...


Le premier point concernait la gare TER de Vitrolles.

 

Si la gare TER répondait à un besoin de l'aéroport pour les passagers et d'Eurocopter pour ses salariés , elle ne répond pas aux besoins des Vitrollais. C'est lié d'une part à sa situation géographique et son accès depuis le centre ville par transport en commun, et à la problématique du parking payant pour ceux qui pourraient venir en voiture. Le cout de ce dernier est rédhibitoire pour une utilisation journalière.

 

Au delà, la qualité du service est pointé avec de nombreux retards et trains annulés au dernier moment. Ce sont clairement les moyens humains et matériels mis en œuvre par la SNCF pour répondre aux besoins qui sont pointés. La SNCF préfère manifestement payés des pénalités à la Région PACA qui finance le TER, plutôt que d'embaucher des conducteurs de trains, contrôleurs, etc.

 

Les salariés d'Eurocopter sont mécontents et une pétition a été lancée par la CFDT.

 

Un vrai service aux usagers devrait offrir un vrai cadencement adapté aux heures de pointe et aux heures creuses (type RER en région parisienne).

 

Le second point concernait l'Aéroport de Marseille-Provence

 

José Rocamora a fait un brillant et très intéressant exposé sur les compagnies Low-cost et notamment RYANAIR implantée à Marseille-Provence.

 

C'est un sujet sur le quel je reviendrai dans le détail avec toutes les conséquences sociales, économiques, dépense de l'argent public , la CCIM, etc. de l'implantation de Ryanair. Au delà du billet pas cher pour aller à Londres ou ailleurs se cachent la précarité, Bolkestein, le contournement de la loi, l'aide publique sans payer de cotisations sociales en France, etc. A suivre !

 

Synthèse de l'intervention de Jean-Marc COPPOLA

 

GEDC0582.JPG

 

Pourquoi s'intéresser aux transports ? Tout simplement, car ils participent à la qualité de la vie ! Si nous  galérons moins dans les transports quels qu'ils soient, nous y gagnons en temps, stress, énervement, etc.

 

Le retard pris par la Région est effectivement considérable, même si de gros efforts ont été faits. En 1998, il y avait 250 TER par jour. Il y en a 72 aujourd'hui. 3,6 milliards d'€ ont été investis. Mais la question des transports pose celle plus large de celle de l'aménagement du territoire. Aujourd'hui 80% de la population de PACA vit sur 20 % du territoire. Il faut un véritable plan de transports sur la région. Il faut penser globalement les transports. Un citoyen, salarié, voyageur se déplace d'un point A, son domicile par exemple pour aller à un point B, son travail, par exemple. C'est toute la chaine de transport qu'il faut organiser, et pas seulement un morceau ! Comment aller de son domicile à la gare de Vitrolles, pourquoi payer le parking alors qu'à Rognac c'est gratuit ? Comment aller de St Charles à l'autre bout de Marseille ?; etc.

 

Par exemple, la région est bien couverte en Lycées. Peut -être, mais des lycées à taille humaine plus proches de bassins de vie contribuent à limiter les transports ! C'est aussi cela le penser global..

 

Le Front de Gauche revendique la gratuité des transports. Cela soulève un vrai débat dans le cadre de cette campagne !

 

L'intervention de Jean-Marce reprend l'argumentaire développé dans son discours du 19 janvier dernier...

 

Il est indispensable que la Région aille plus loin dans sa politique des transports en amplifiant la réouverture de lignes, l’augmentation des infrastructures, pour faire circuler encore plus de trains. Il est d’ailleurs scandaleux, qu’avec le Grenelle de l’environnement, le dernier rapport de la Cour des comptes puisse mentionner, je cite : « Mieux vaut un car plein, qu’un train aux trois quarts vide ». J’invite la même Cour des Comptes à faire un rapport sur le coût de la voiture en France, qui avoisine les 200 Milliards d’euros par an, si on compte l’achat, l’entretien, le coût des routes, l’administration de la circulation, les accidents, la pollution et le réchauffement climatique. De quoi avoir un beau réseau ferré !


Je vous le dis, mes amis, un saut civilisationnel est nécessaire et il doit s’appuyer sur des choix économiques, sociaux et environnementaux qui rompent avec les orientations du gouvernement. Voilà pourquoi le Front de gauche propose la gratuité des TER dans toute la région. Cette mesure répond à l’urgence d’une augmentation du pouvoir d’achat, d’une plus juste répartition des richesses, d’une haute qualité de vie et, bien sûr, à l’urgence climatique et écologique. Je sais que cette proposition fait débat, mais c’est le but, car
la gratuité répond aussi à l’exigence d’une réappropriation citoyenne des services publics que sont les transports. Elle permet de se poser la question des mesures concrètes à proposer pour dépasser le capitalisme, pour ne plus renoncer, pour relever la tête afin d’exiger une juste répartition des richesses. Car, comme c’est le cas pour l’Education nationale et la Sécurité sociale, cette gratuité nécessite des financements.


Là aussi, nous innovons en proposant le doublement du versement transport pour les entreprises de plus de 9 salariés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans notre Région. Nous proposons une contribution des grandes surfaces commerciales et des promoteurs immobiliers, l’utilisation d’une partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), et enfin la régionalisation des recettes des amendes des radars.


Toujours dans le domaine des transports, je propose d’installer un Conseil décisionnel Région-SNCF-RFF-Syndicats-Associations d’usagers, pour gérer le bonus/malus avec des pénalités dynamiques allant à l’emploi, au matériel et aux infrastructures. Concrètement, si je prends le malus appliqué à la SNCF en 2009, c’est une enveloppe de 12 M€ qui serait affectée directement à la qualité service. Je propose également qu’un bonus / malus soit appliqué à Réseau Ferré de France qui est propriétaire des voies, percepteur abusif des péages et parfois responsable de retards et suppressions de trains


Mais pour la réussite de ce projet, nous devons exiger de l’Etat des investissements plus importants et un engagement plus fort de la SNCF.


Concernant les marchandises, là, le Front de gauche veut marquer la rupture avec la politique inconséquente du gouvernement qui dit lutter contre les gaz à effet de serre et met plus de 2 millions de poids-lourds supplémentaires sur les routes. En favorisant les ports, le rail, et les voies navigables, nous pouvons interdire le transit des camions dans notre Région, ce serait bien plus efficace que de limiter la vitesse des autos en été, comme le fait chaque année le Préfet. C’est réalisable par un véritable plan de transport des marchandises quand on sait que les autoroutes de la mer n’absorbent que 5 % du trafic fret par exemple entre le Maroc et Marseille via l’Espagne."

 

Pour finir cette réunion publique, et au vu des questions posées, des interrogations,etc. Une suite doit être donnée à cette initiative ! Nous y réfléchissons...

 

A suivre,

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 06:13





Le dimanche, la rubrique sera un peu plus personnelle...

 

Ainsi, la semaine dernière je suis allé en famille voir le film Océans de Jacques PERRIN. Si vous êtes amoureux de la mer et de la vie marine, allez – y !!

 

 

DH

 

http://www.paradise-plongee.com/images/stories//News/News2008/FilmOceans.jpg

 

Les photos qui suivent ne sont pas tirées du film OCEANS, mais je les ai prises en aout 2009, lors de mon voyage dans l'Ouest Canadien...

 

P1010512.JPG

 

Des orques dans le Johnstone strait  (Ile de Vancouver)

 

P1010466.JPG

Dauphin à flancs blanc du pacifique (Ile de Vancouver)

 

P1010835.JPGUne baleine à bosse du coté de UCLUELET (Ile de Vancouver)

 

P1010838.JPGLa queue de la baleine à bosse

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 05:15



 

L’anniversaire des 35 heures a été fêté en quasi catimini. La Droite en fait toujours le bouc émissaire idéal, et une partie de la Gauche ne les assument quasiment plus. Et pourtant !

 

Les 35 heures ont révolutionné le monde du travail. Le mot « RTT » est entré dans le vocabulaire courant, à tel point que certaines entreprises cherchent à bannir ce terme. C’est le cas de la mienne…

 

Le clivage Gauche – Droite sur les 35 heures va bien au-delà des aspects économiques. C’est la place du travail dans la vie qui en jeu. C’est un vrai choix de société et donc un vrai choix politique. Cela ne signifie en aucun cas qu’il ne faut pas travailler ! Cela ramène aussi au débat sur les retraites. Le sens de la vie sur terre est-il de travailler jusqu’à la mort pour une question d’euros ?

 

A méditer…

 

DH

 

 


 

Le «rôle néfaste des 35 heures», un refrain sarkozyste contredit par les faits

 

Vilipendée par la droite, la réduction du temps de travail a permis à la France de mieux résister à la crise que ses voisins.

 

C’est devenu son antienne. L’explication récurrente à tous les maux de l’économie. Dix ans après leur entrée en vigueur, les 35 heures font figure de bouc émissaire préféré de Nicolas Sarkozy.

 

Lundi soir encore, lors de l’émission Paroles de Français sur TF1, le président de la République s’interrogeait : «Pourquoi y avait-il plus de chômeurs chez nous ? Parce qu’on a fait le choix du partage du temps de travail au lieu de faire celui de la croissance.» Ce «choix des 35 heures [qui] s’est révélé catastrophique». Quitte à se contredire, puisque le même homme estimait quelques minutes plus tôt, et à juste titre, que la France avait mieux résisté que les autres sur le plan du chômage pendant la crise. En se gardant bien, cependant, d’en livrer l’explication.

 

Croissance. Car si la France s’en est mieux sortie, ce n’est pas grâce aux heures supplémentaires défiscalisées - qui ont diminué -, mais en raison, notamment, de la souplesse de la RTT, qui a permis à nombre d’entreprises de faire le dos rond durant la récession. Qu’importe, «Le partage du temps de travail est une des plus grandes fumisteries qui existe sur le plan économique», répétait encore le chien de garde du Président et porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, lors d’un point presse le 19 janvier. Reste une question : pourquoi, face à une telle «catastrophe», la majorité actuelle ne vote-t-elle pas le retour aux 39 heures ? Peut-être parce que Nicolas Sarkozy, féru de sondages, sait que les salariés restent malgré tout attachés à cette mesure. Pas moins qualifiés que le Président sur le plan économique, 53% des Français estimaient même, dans une enquête BVA pour la Tribune parue le 12 janvier, que «les 35 heures ne constituent pas un handicap pour les entreprises».

Et pour cause : les 35 heures, loin du catastrophisme distillé par une partie de la droite, sont loin d’avoir été un fiasco économique. Sur le plan de l’emploi, la Dares, le département statistique du ministère du Travail, reconnaît que les accords 35 heures ont permis de créer ou de sauvegarder près de 350 000 emplois. Le taux de chômage, aidé par la croissance, est ainsi passé de 10,8% en 1997 à 7,9% en 2002. Sur une fenêtre plus large, 1996-2005, la croissance, que Nicolas Sarkozy estime sacrifiée sur l’autel des 35 heures, a été également supérieure en France à celle des autres pays de l’Union européenne : 2,19% en moyenne annuelle durant ces dix années dans l’Hexagone, contre 2,12% en Europe ; 1,3% en Allemagne.

 

Question rémunérations, la plupart des accords 35 heures ont bien été accompagnés de modération salariale. La RTT a-t-elle pour autant contribué à la baisse des revenus des Français ? Non, estime l’Insee, dont les études montrent au contraire que le pouvoir d’achat par unité de consommation n’a jamais été aussi dynamique ces douze dernières années que pendant la période 1998-2002, où il a connu une progression comprise entre 2,5% et 2,8%. C’est n’est qu’à partir de 2003 qu’il s’est mis à ralentir (+ 0,2%), pour ne remonter qu’en 2007 (+ 2,4%) avant de s’écrouler, crise oblige, en 2008.

 

Question compétitivité, la RTT semble avoir été mise en place avec assez de contreparties en faveur des employeurs pour ne pas avoir affecté les entreprises. D’après les travaux des chercheurs Crépon, Leclair et Roux (2004), la réduction du temps de travail auraient conduit «à de faibles pertes de "productivité globale des facteurs" dans les entreprises passées à 35 heures». Les premières à avoir réduit leur temps de travail ont même vu leur valeur ajoutée croître de 5% de plus que les entreprises restées à 39 heures. Au final, et compte tenu des gains de productivité, des réorganisations de la production et des aides de l’Etat, la RTT aurait été neutre sur la productivité capitalistique.

 

«Extraordinaire». Dernière critique, que Nicolas Sarkozy a encore ressortie lors de ses vœux aux forces économiques, le 6 janvier : «Le problème extraordinaire des 35 heures, c’est que nous avons été les seuls à utiliser cette politique.» Qu’elle ait été générale, à l’image de la France ; négociée dans certaines branches, comme en Allemagne ou réalisée au fil de l’eau comme dans d’autres pays, la réduction du temps de travail est loin d’être une exclusivité française. Historiquement commune à tous les pays riches depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la baisse du temps travaillé a été, depuis 1950, de plus de 500 heures pas an et par salarié en Grande-Bretagne, de 600 heures en Italie, de 671 heures en France ou encore de 938 heures en Allemagne. Résultat : si les Britanniques travaillaient, en 2007, 1 607 heures annuellement contre 1 559 heures pour les Français, les Allemands travaillaient encore moins, avec 1 432 heures annuelles. Quant aux Hollandais, dont le modèle est souvent cité en exemple, ils n’œuvraient que 1 413 heures.

 

Libération.fr

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 05:41



 

C’est aujourd’hui !!!!!

 

 DH


 

  logo Fdg régionales

 

 

Parti Communiste Français      Parti de Gauche      Gauche Unitaire

 

Les transports à Vitrolles !

 

Dans le cadre de l'élection régionale de 2010, le Front de Gauche vous invite à une réunion publique sur la politique des transports dans notre département et plus particulièrement à Vitrolles.


Avec un réseau autoroutier saturé aux heures de pointe, un réseau ferré (TER) qui ne répond pas aux attentes des usagers, un aéroport dont une grande partie des vitrollais subit les nuisances, notre ville est au cœur de la problématique des transports par route, chemin de fer, et aérien !

 

La question des transports ne peut pas par ailleurs être dissociée des questions environnementales et de qualité de vie.

 

Débattre des problèmes rencontrés, comprendre les politiques menées pendant des décennies dans notre région, faire des propositions concrètes (gratuité des transports TER, interdiction dans la région du transit routier de plus de 500 kilomètres, etc.), telle est l'ambition du Front de Gauche à Vitrolles, dans les Bouches du Rhône et en PACA !

 

Des militants syndicalistes et associatifs participeront au débat ainsi que Jean -Marc Coppola tête de liste Régionale pour le Front de Gauche.

 

 

Rendez-vous le vendredi 5 février à 18h30,

salle du BARTAS (petite garrigue) à Vitrolles

 

 

Contacts :

 

Pierre PRADEL  : 06 89 14 42 12 pradelpierre@wanadoo.fr

Didier HACQUART : 06-89-24-70-2 didier.hacquart@orange.fr

 

 

 

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 05:51





Sarkozy et son gouvernement nous prépare pour avril juste après les Régionales, le hasard sans doute, un plan d'austérité drastique ! Évidemment, ils prennent prétexte de la crise et de la sortie de crise pour mieux «faire passer la pilule », sachant bien entendu que « l'on en peut pas faire autrement ! » D'autant que l'engagement à l'orthodoxie budgétaire est « recommandée » par les banquiers. Vous savez ceux qui nous ont envoyé à la catastrophe avec les subprimes, les produits dérivés et autres subtils outils financiers pour s'en mettre plein les poches sur notre compte...

 

L'économiste Philippe COHEN dans une tribune sur Marianne2,fr nous livre « uen autre vision » sur ce projet gouvernemental...

 

Instructif !...

 

Pour le fun, quoique, il paraît qu'un des secteurs en pointe pour la reprise, c'est l'industrie pharmaceutique. Est-ce que cela à un rapport avec le bluff de la grippe H1N1 ???

 

DH

 

 


Retour à l'équilibre budgétaire: la légèreté de François Fillon

 

Le Premier ministre a réaffirmé sur Europe 1 ce matin  (03/02/2010) la priorité de retour à l'équilibre budgétaire. Un engagement recommandé par les banquiers, mais qui est bien vaniteux.

 


La relaxe de Dominique de Villepin a  effacé l’événement, mais Nicolas Sarkozy s’est lancé à son tour dans la bataille pour l’orthodoxie budgétaire en réunissant une conférence budgétaire jeudi 28 janvier. «En avril, a-t-il indiqué, nous prendrons des décisions extrêmement précises pour que la spirale des déficits ne porte pas atteinte à la crédibilité de notre pays.». Son collaborateur fait semblant renchérir Dans une interview au Figaro, samedi 30 janvier François Fillon annonce travailler sur des «efforts sans précédent» qu'il présentera à Bruxelles la semaine prochaine.


Quoique de façon plus modérée – il s’agissait de lancer la campagne des élections régionales – le Premier ministre a réitéré ce matin sur Europe 1 le nouveau mantra de la majorité : maintenant que la France est « sortie de la crise » - « la première » a même ajouté le Premier ministre – la priorité des priorités est le retour à l ‘équilibre budgétaire. François Fillon a même fixé une date, 2013


Quelle vanité et quelle inconscience !


Pourquoi ?

1)  La reprise actuelle est pour une large part, artificielle.


Quel est le poids des plans de relance dans la légère remontée des taux de croissance enregistrée un peu partout dans le monde ? En Chine par exemple, qui nous est présenté comme le prototype des pays émergents échappant à la crise, le calcul est facile : les exportations sont en baisse, la consommation est stagnante depuis des années et même le quotidien Les Echos s'interroge : quand le consommateur chinois s'éveillera-t-il ?
La part des plans de relance dans la crise est plus difficile à mesurer dans nos pays développés. Mais on peut penser que quand le gouvernement fédéral américain injecte près de 800 milliards de dollars sur la table, cette mise se retrouve forcément dans le dernier taux de croissance de 2009, très flatteur, de 5,7% en taux annuel. Reste à savoir ce qui se passera lorsque les effets des plans de relance adoptés dans les pays développés vont s'estomper.

 
2) Les plans d'austérité budgétaire font plaisir aux banques.


Comme le remarque Spencer Delane sur le blog Mecanopolis, la plupart des états sont en train d'adopter des cures d'austérité drastiques : l'Espagne du socialiste Zapatero ne remplacera qu'un fonctionnaire sur dix; l'Iralnde veut passer de plus de 10% de déficit budgétaire à moins de 3% en autre ans; quant à Obama, il entend réduire de moitié le déficit américain (1600 milliards de dollars) d'ici à 2020. C'est François Leclerc, invité du blog de Paul Jorion, qui nous explique la touchante convergence des politiques économiques :


«Les banques cherchent ainsi à limiter l’inexorable montée des taux que la progression de la dette susciterait, dont elles feraient les frais. Dans l’immédiat, elles aboutissent à l’effet contraire. Il est donc impératif, pour elles, que les gouvernements présentent sans tarder la note à leurs administrés.»


La vérité est que le souci des générations futures par rapport à l'endettement est très secondaire par rapport à cette pression des milieux financiers, dont les gouvernements restent les otages.

 
3) En réalité, de nouveaux plans de relance vont s'imposer.


C'est encore François Leclerc qui le dit et il a raison : aux Etats-unis, le secteur privé ne contribue que marginalement à la reprise. Seuls les secteurs financiers (tiens tiens) et la pharmacie connaissent une véritable croissance.


En fait, le gouvernement fédéral doit à nouveau soutenir l'économie. Mais aux plans de relance globaux ii préfère les mesures de soutien sectorielles, comme celles récemment pratiquées en faveur du bâtiment ou des PME. Tout porte à croire que les autres pays développés vont eux aussi recourir à ces«  plans en loucedé» pour ne pas risquer d'affoler les marchés et les populations.



Voilà pourquoi les engagements solennels des grands argentiers français, des Sarkozy et autres Fillon font sourire. Un, ils ne sont pas réalistes parce qu'ils ignorent la situation économique réelle, toujours marquée par une demande très faible. Deux, ils sont dangereux parce que, au-delà même des incohérences de discours entre un Henri Guaino et un François Fillon, ils préparent la population à une cure d'austérité qu'ils n'auront sans doute pas les moyens d'imposer. En attendant, les Jean-Pierre Elkabach et autres Jean-Michel Aphatie applaudissent, en idiots utiles, les croisés courageux de l'orthodoxie budgétaire.

 

 

 

Mercredi 3 Février 2010

Philippe Cohen - Marianne

 


Source :

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 06:39



 

Il paraît que le bonus du Directeur Général de Golman Sachs fait débat ? Excusez du peu, mais sachant qu'il devrait atteindre les 100 millions d'€ il y a de quoi s'interroger... Ceci dit il y a 2 ans, ce bonus n'était que de 67,9 millions d'€ et cela ne faisait pas débat... Pour beaucoup d'ailleurs, avant la crise c'était même normal .

http://www.marianne2.fr/photo/grande-898419-1061973.jpg?ibox

Mais dans quel monde vivons-nous pour qu'un patron puisse se voir octroyer un bonus de 100 millions d'€ ? Cela n'a aucun sens, sauf pour lui bien sûr, et c'est totalement démesuré ! Ce n'est en fait que l'équivalent de 74460 smics pour un seul homme !!!


Mais il paraît que rien n'est encore fait, alors tout va bien ?


A suivre...


DH




 

GOLDMAN SACHS : le bonus du DG fait débat


Le bonus que percevra cette année Lloyd Blankfein, le directeur général de Goldman Sachs, est un sujet particulièrement sensible. Selon les sources du Times of London, ce bonus pourrait atteindre 100 millions de dollars ; un chiffre largement supérieur à celui de 67,9 millions qu'il avait touché il y a deux ans, et qui constituait déjà un record. De son côté, la banque a aussitôt démenti l'information, affirmant que le conseil d'administration n'avait pas encore pris de décision sur le sujet, et parlant d'«absurdité spéculative».


L'annonce d'un bonus conséquent pourrait alimenter les critiques du public, après les plans d'aide d'urgence coûteux qui avaient été décidés en urgence au plus fort de la crise pour sauver plusieurs banques.


Outre la rémunération du directeur général, les bonus d'autres hauts dirigeants sont également attendus avec anxiété.


Selon les informations de l'agence Reuters, David Heller, Harvey Schwartz, Edward Eisler et Pablo Salame, qui dirigent les activités de ventes et de trading actions, obligations, devises et matières premières, pourraient toucher des bonus très importants en raison des bonnes performances de ces divisions.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 06:39




On nous ferait croire au travers de sondages que les français sont absolument pour le report de la retraite à 61,62 ans voire plus. Moi je ne sais pas, mais tout autour de moi, je n'ai trouvé personne de cet avis !

 

Le dernier sondage de BVA apporte des éléments un peu plus complets.

 

Il reste évident pour 63 % des français que le départ à la retraite à 60 ans reste un droit fondamental ! Ouf, on est rassuré.

 

Ce qui est « amusant », c'est qu'à priori ce n'est le cas que pour 43% des sympathisants de droite, contre 73 % des sympathisants de Gauche. Le français de Droite, sans doute plus acquis au « on ne peut pas faire autrement », est -il plus résigné que le français de Gauche ?

 

Par contre ce qui me choque, c'est l'avis des 65 ans et plus qui sont majoritairement pour l'allongement du départ en retraite. Ils en ont profité de la retraite à 60 ans au « bon sens du terme », et ils ne sont plus concernés directement, sauf pour leurs enfants et petits enfants qu'ils ne doivent pas oublier...

 

Il parait que nous n'avions pas compris les propos de Martine AUBRY qui est revenue en arrière sur la retraite à 61,62 ans. Toujours est-il qu'elle a dit ce qu'elle pensait vraiment et qu'elle n'est revenue en arrière que sous la pression. Que ferait le PS s'il venait au pouvoir. Rappelons au passage, que l'allongement de l'âge de la retraite est aussi une orientation européenne. Zapatéro,socialiste, envisage l'allongement de l'age de départ à 67 ans en Espagne. Il en fut de même en Allemagne avec le gouvernement de coalition Merkel – avec le socialiste Shroder...

 

A suivre...

 

DH

 


 

Pour en savoir plus : Cliquez ICI

 

Lundi 25 janvier 2010

Jean-Luc Mélenchon et le débat sur les retraites !

 

Samedi 23 janvier 2010

 

Parti de Gauche : Retraites : pas de consensus sur le dos des salariés

 

Dimanche 6 septembre 2009

 

Bismarck et la retraite à 65 ans...

 

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