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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 05:59




Ce matin, le collectif Vitrollais de défense de La Poste sera à 8h00 devant le bureau de la Poste principale du centre ville.

 

Il s'agit de faire part des problèmes rencontrés dans la distribution du courrier depuis la mise en œuvre de « facteur d'avenir ».


Cette action a été décidée lors de la réunion du 23 février (voir le communiqué et le dossier).


A suivre !!!


DH



Communiqué du collectif Vitrollais de défense de La Poste


http://disco-ibiza.fr/joomla/images/stories/facteur.gif



Après avoir collecté les différents dysfonctionnements de distribution du courrier ces dernières semaines suite à la mise en place de « facteur d'avenir », le collectif Vitrollais de défense de La Poste organise un rassemblement le mercredi 3 mars à 8h00 devant la poste principale du centre-ville.


Le collectif va intervenir auprès de la Direction locale de la Poste. Il propose a à la population de s’associer à sa démarche pour exiger un service public de qualité, ce qui suppose des effectifs suffisants capables d’assurer un service normal de la distribution du courrier.



Contacts : Pierre Pradel 06-89-14-42-12 pradelpierre@wanadoo.fr

Didier Hacquart 06-89-24-70-26 didier.hacquart@orange.fr




Vitrolles, le 1er mars 2010

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 05:03



logo Fdg régionalesLe Front de Gauche en campagne à Vitrolles !!!!

 

 

Affichage, réunions publiques, marchés, devant les entreprises, boitage d'un 4 pages "spécial Vitrolles", etc. le Front de Gauche à Vitrolles mène une campagne de terrain...

 

A suivre !!

 

DH

 

GEDC1197.JPG

 

Le matin de bonne heure devant IKEA, il ne fait pas trsèn chaud !

 

GEDC1200.JPGRéunion publique à Marignane sur la réforme des collectivités avec de gauche à droite Solange GUES, Marie-Claude GARGANI, Patrick MAGRO et Pierre PRADEL.



GEDC1207.JPG


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une salle attentive d'une cinquantaine de personne. Patrick VEDEL du Parti de Gauche de Vitrolles au micro !

 

GEDC1210.JPG

Sans oublier Albert dit "ABBA"

 

 

GEDC1212.JPG

 

Réunion publique le soir, collage d'affiche le samedi matin !

 

 

 


Pour en savoir plus :

 


 

http://ensembleagauche.fr/accueil-paca

La campagne du Front de Gauche à Vitrolles bat son plein...

 

Demandez le programme du Front de Gauche !

 

Le Front de Gauche à Vitrolles est en campagne pour les Régionales 2010 !

 

Front de Gauche : Les Élections Régionales 2010 en vidéo

 

Front de Gauche Vitrolles : Réunion publique sur les transports

 


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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 05:58




MEETING_B.jpg


Meeting du Front de Gauche pour la régionale 2010 !



Le 3 mars, on y sera !!!

 

 DH

 

 

arton10540-12fe1.png

 

Pour en savoir plus sur la campagne :

 


 

http://ensembleagauche.fr/accueil-paca

 


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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 05:29




Les jeux olympiques de Vancouver sont terminés. Pour autant, j'ai encore quelques photos sur cette magnifique région de l'Alberta et de la Colombie Britannique.

 

Après la faune marine, la faune sauvage, il ne faut pas oublier les paysages magnifiques !

 

DH

 

Pour en savoir plus :

Rencontre avec les ours dans l'ouest canadien

Souvenirs de Vancouver

 

Orques, baleines, dauphins dans l'ouest canadien



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Lac Louise dans la région de BANFF (Alberta)



P1000317.JPG
Le lac Moraine à l'eau couleur piscine dans la région de BANFF (Alberta)



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Sur le route de BANFF à JASPER (Alberta)

















GEDC0265.JPG                     Le Lac Emeraude dans la région de BANFF (Alberta)


P1000862.JPG
Lac Maligne avec "spirit Island", dans la région de Jasper (Alberta)


Et à suivre...





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Published by Didier HACQUART - dans Vancouver 2009
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 05:44

 

 


Le Parti de Gauche refuse toute alliance avec un PS qui ferait alliance avec le MODEM. L'approche au premier degré peut paraître paraît sectaire. Il ne s'agit pas en fait de problème de personnes, je connais des militants du MODEM tout à fait respectables et dignes d'intérêt. Le problème est au niveau du débat politique et des idées défendues par le MODEM.

 

Jean-Luc Melenchon était en charge, pour le PS, de l'argumentaire contre le MODEM, lors de la dernière élection présidentielle. On sait ce qui est advenue entre les 2 tours avec Ségolène ROYAL. Depuis l'idée au sein du PS a fait son chemin. Le problème c'est que le MODEM entraine le PS dans une dérive droitière.

 

Pour bien comprendre cela, il faut analyser le programme du MODEM. Le Parti de Gauche, l'a fait, alors pour en savoir plus, cliquez ICI !!!!

 

 http://www.jean-luc-melenchon.fr/brochures/bayrou.jpg

DH

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 06:04


 


Le collectif vitrollais de défense de La Poste sur Vitrolles ne baisse pas la garde ! Après les luttes pour la défense des guichetiers, le référendum contre la privatisation, la défense des facteurs, c'est aujourd'hui le temps du bilan de facteur d'avenir. Vus les problèmes rencontrés (voir La Provence du 24 février 2010), l'action continue.

 

Voici le communiqué de presse suite à la réunion du 23 février.

 

A suivre...

 

 


Communiqué du collectif Vitrollais

de défense de La Poste

 

http://disco-ibiza.fr/joomla/images/stories/facteur.gif

 

Le collectif de défense du service public de la Poste de Vitrolles , réuni le 23 février, en présence de représentants du PCF, du Parti de Gauche, du NPA et de la CGT, s’élève contre les dysfonctionnements inadmissibles dans la distribution du courrier à Vitrolles.

 

Par la loi, la Poste est tenue à distribuer le courrier 6 jours sur 7, or depuis la réorganisation (désorganisation !) du service avec "facteur d'avenir", des quartiers entiers " (la plaine, la corniche, le Fouquet, le Bosquet, les Hermes…) n’ont pas leur courrier distribué en temps et heure.

 

Pour masquer le problème, la Direction de la poste fait "tourner la pénurie" en distribuant un jour sur deux ou en faisant distribuer en fin d’après midi en heures supplémentaires.

 

Les courriers urgents, les recommandés, les quotidiens sont distribués avec un inadmissible retard.

 

Le collectif depuis plusieurs semaines collecte les dysfonctionnements rencontrés par les usagers.

 

Le collectif va intervenir auprès de la Direction locale de la Poste, il propose a à la population de s’associer à sa démarche pour exiger un service public de qualité, ce qui suppose des effectifs suffisants capables d’assurer un service normal de la distribution du courrier.

 

 

Contacts : Pierre Pradel    06-89-14-42-12   pradelpierre@wanadoo.fr

                 Didier Hacquart  06-89-24-70-26 didier.hacquart@orange.fr

 

 

 

Vitrolles, le 24 février 2010

 

 


 

Pour en savoir plus :

 

Jeudi 15 octobre 2009

 

La Poste, conflit des facteurs à Vitrolles

 

Lundi 12 octobre 2009

 

Déclaration du 5 octobre 2009 du Comité national de défense de La Poste

 

Samedi 26 septembre 2009

 

Votation citoyenne contre la Privatisation de La Poste à Vitrolles et Marignane

 

Jeudi 24 septembre 2009

 

Les sous de La Poste, par la Fondation COPERNIC

 

Vendredi 18 septembre 2009

 

Le collectif Vitrollais de défense de La poste mobilisé pour le référundum national contre la privatisation

 

Mardi 25 août 2009

 

Transformation de La Poste, ne prenons pas les français pour des imbéciles !

 

Dimanche 5 juillet 2009

 

Conflit de la Poste à Vitrolles, fin provisoire...

 

Samedi 27 juin 2009

 

Suppression d'emplois à La Poste de Vitrolles, le Front de Gauche en 1ère ligne...

 

Samedi 27 décembre 2008

 

La Poste et les mensonges du Président Nicolas Sarkozy

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 06:14

logo Fdg régionales



La campagne du Front de Gauche à Vitrolles bat son plein...

 

A Vitrolles, après les marchés, c'est la distribution de tracts le matin très tôt dans la zone industrielle au rond point Ghazarian mardi dernier...

 

 GEDC1189.JPG

 

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Pour soutenir le Front de Gauche, signez l'appel :

 

http://www.ensembleagauche.fr/appel-paca

 

Pour en savoir plus :

 

Demandez le programme du Front de Gauche !

 

Le Front de Gauche à Vitrolles est en campagne pour les Régionales 2010 !

 

Front de Gauche : Les Élections Régionales 2010 en vidéo

 

Front de Gauche Vitrolles : Réunion publique sur les transports

 

L'ADSL haut débit pour tous à Vitrolles, le Front de Gauche monte au créneau !!!

 

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 06:37

logo Fdg régionales


Demandez le programme du Front de Gauche 13

pour les Régionales 2010 !

 

http://www.cinemafernandel.fr/IMAGES/LOGO%20PDF.png

 

 

Le site internet : http://www.ensembleagauche.fr/

 


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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 05:50


 

Comment la France est devenue moche ? C'était le titre de Télérama de la semaine dernière. Le dossier que je livre aujourd'hui m'a paru intéressant. Cela nous ramène à Vitrolles et à une idée développée par l'adjoint à l'urbanisme du 1er mandat de Guy Obino.: « Il faut finir la ville ». En allant plus loin, il faut aussi la repenser. Vitrolles est au cœur du sujet développé par Télérama. Il est bien expliqué que ce n'est pas une fatalité. Vitrolles n'est pas forcément pire que d'autres. Il ne faut ni caricaturer ni tout noircir.

J'ai habité 14 ans dans une maison du vieux village de Vitrolles, et je peux affirmer que c'est un autre Vitrolles pas toujours connu. Aujourd'hui j'habite les quartiers sud avec vue sur les champs et c'est encore un « autre Vitrolles » très agréable.

 

La question de l'environnement passe aussi par « le beau ». Un peu de futilité, moins de de trop fonctionnel peuvent contribuer au cadre de vie...

 

A méditer...

 

DH

 


 


Comment la France est devenue moche


Télérama.fr Le 16 février 2010

 

LE MONDE BOUGE - Echangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Historique illustré de ces métastases pé­riurbaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. C'était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme de ses parents en 1963. Il a 5 ans lorsqu'un gars de Brest, Jean Cam, a l'idée bizarre d'installer en plein champ un drôle de magasin en parpaing et en tôle qu'il appelle Rallye. Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un proto­­type, une ZAC, « zone d'aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. Un hypermarché Leclerc s'installe au bout de la nouvelle voie express qui se cons­truit par tronçons entre Brest et Rennes. Puis viennent La Hutte, Conforama et les meubles Jean Richou... 300 hectares de terre fertile disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades. Quelques maisons se retrouvent enclavées çà et là. La départementale devient une belle quatre-voies sur laquelle filent à vive allure R16, 504 et Ami 8. Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte...

 

C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. Avec l'élargissement de la départementale, ils sont expropriés d'un bon bout de terrain et ne peuvent plus emmener leurs vaches de l'autre côté de la quatre-voies. Ils s'adaptent tant bien que mal, confectionnent des produits laitiers pour le centre Leclerc, avant de se reconvertir : la jolie ferme Quentel est au­jourd'hui une des salles de réception les plus courues de Bretagne. Les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre. La Vallée verte, elle, se retrouve cernée de rangées de pavillons moins chics : « Nous, on a eu de la chance, grâce à la proximité de l'aéroport, les terres tout autour de la ferme sont restées inconstructibles. » Aujourd'hui, quand il quitte son bout de verdure préservé pour aller à Brest, Jean-Marc contourne juste la zone de Kergaradec, tellement il trouve ça moche : « C'est à qui fera le plus grand panneau, rajoutera le plus de fanions. Comme si tout le monde hurlait en même temps ses messages publicitaires. » 

 

Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites. Avec un formidable coup d'accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l'étalement urbain le plus spectaculaire d'Europe : tous les dix ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle.

 

Il n'y a rien à comprendre, a-t-on jugé pendant des années, juste à prendre acte de la modernité à l'œuvre, une sorte de chaos naturel et spontané, prix à payer pour la « croissance » de notre bien-être matériel. Les élites intellectuelles de ce pays oscillent entre répulsion (« c'est moche, les entrées de ville »), fascination (« vive le chaos, ça fait Wim Wenders ! ») et indifférence : elles habitent en centre-ville... Rien à comprendre, vraiment ? En 2003, l'architecte urbaniste David Man­gin prend le temps d'y réfléchir quelques mois et sort un an plus tard son formidable bouquin, La Ville franchisée, qui reste l'analyse la plus pertinente des métastases pé­riurbaines. Il faut en finir, dit Mangin, avec l'idée que ce « chaos sort de terre tout seul ». Il résulte au contraire « de rapports de forces politiques, de visions idéologiques, de cultures techniques ».

 

Lorsque apparaissent les premiers supermarchés, au début des années 60, la France ne compte que 200 kilomètres d'autoroutes, un morceau de périphérique parisien, aucune autre rocade, pas le moin­dre rond-point... et un architecte-urbaniste visionnaire, Le Corbusier ! Celui-ci a compris très tôt l'hégémonie à venir de la voiture, à laquelle il est favorable. Dès 1933, avec des confrères qu'il a réunis à Athènes, il a imaginé de découper les villes de fa­çon rationnelle, en quatre zones cor­respondant à quatre « fonctions » : la vie, le travail, les loisirs et les infrastructures routières. L'Etat s'empare de l'idée, on entre dans l'ère des « zones », ZUP, ZAC, etc. (1) Et puis il faut « rattraper » l'Allemagne et son insolent réseau d'autoroutes ! Du pain bénit pour notre illustre corps d'ingénieurs des Ponts et Chaussées. La France inscrit dans la loi (loi Pasqua, 1998) que tout citoyen doit se trouver à moins de quarante-cinq minutes d'une entrée ou d'une sortie d'autoroute ! Des itinéraires de contournement des villes sont construits, le territoire se couvre d'échangeurs, de bre­telles et de rocades. Vingt ans plus tard, les enfilades de ronds-points à l'anglaise, trop nombreux et trop grands, parachèvent le travail : ils jouent, constate Mangin, « le rôle de diffuseurs de l'étalement dans le nouveau Meccano urbain qui se met en place ».

L'empire du hangar


Ceux qui ont vite compris le potentiel que leur offrait ce quadrillage de bitume – foncier pas cher et abondant, accessibilité et visibilité formidables –, ce sont les nouveaux opérateurs du commerce. Ils s'appellent Leclerc en Bretagne, Auchan dans le Nord, Casino dans la région stéphanoise. Leur stratégie : se faire connaître sur leur terroir d'origine, saturer un territoire pour étouffer la concurrence, puis s'étendre à d'autres régions. « Localisations et accès sont repérés et négociés en amont, explique Mangin, auprès des propriétaires privés, des élus, des aménageurs de ZAC et des directions départemen­tales de l'Equipement. » Conçus à l'américaine – « no parking, no business » –, les hypermarchés raisonnent en termes de « flux » de voitures et de « zones de chalandise » : ils com­mencent par aspirer les consommateurs des centres-villes en attendant que les lotissements viennent boucher les trous du maillage routier... Aujourd'hui, la France, championne mondiale de la grande distribution – elle exporte son glorieux modèle jusqu'en Chine – compte 1 400 hypermarchés (de plus de 2 500 mètres carrés) et 8 000 supermarchés... Et pour quel bilan ! « En cassant les prix sur quelques rares mais symbo­liques produits, les grandes surfaces se sont enrichies en ruinant les pompes à essence, les commerces de bouche, les drogueries, les quincailleries, des milliers de commerces indépendants spécialisés ou de proximité, des milliers d'artisans, et même des milliers de producteurs et fournisseurs. Les résultats sont objectivement inacceptables. Avec, en plus, des prix supérieurs à ceux de nos voisins eu­ropéens ! » Ce n'est pas un dangereux contestataire qui dresse ce constat, mais Jean-Paul Charié, député UMP du Loiret (hélas décédé en novembre dernier), dans un rapport sur l'urbanisme commercial rédigé en mars 2009. La logique des grandes surfaces a vidé les centres-villes de leurs commerces, a favorisé la malbouffe, contraint de nombreuses entrepri­ses à délocaliser. Elle a fabriqué des emplois précaires et des chômeurs. C'est une spécificité très française – 70 % du chiffre d'affaires commercial est réalisé en périphérie des villes, contre 30 % en Allemagne.

 

L'homme le plus riche de France ? Gérard Mulliez, fondateur du groupe familial Auchan. Une nébuleuse d'entreprises dont le poids estimé en fait le premier annonceur publicitaire et le troisième employeur du pays. Difficile de résister à son influence, ou à celle des Leclerc, Carrefour, Intermarché, aménageurs en chef de l'Hexagone. Jusqu'à la loi de modernisation de l'économie votée en 2008, l'implantation des grandes surfaces n'était d'ailleurs pas soumise au droit de l'urbanisme, mais au seul droit commercial. Aucune règle n'était édictée quant à la forme ou à l'aspect des bâtiments, seule la surface comptait, donnant lieu à des marchandages peu re­luisants avec les élus : laisse-moi construire mon supermarché, je financerai ton club sportif... « L'aménagement du territoire soumis aux puissances financières débouche toujours sur des effets pervers, poursuit le rapport Charié. Comment un élu peut-il facilement refuser un projet parasite si c'est par ailleurs une source de financement pour le budget communal ? » A fortiori s'il est maire d'une petite ville, désormais en première ligne. Car l'hypermarché de première génération s'est « fractionné ». Decathlon, Norauto, Leroy-Merlin, Kiabi, Cultura... c'est aussi le groupe Auchan ! Autant de MSS (moyennes surfaces spécialisées) qui investissent de nouvelles petites ZAC, où McDonald's côtoie désormais Biocoop... Pas un bourg qui n'accueille le visiteur par un bazar bariolé : « C'est partout le même alignement de cubes et de parallélé­pipèdes en tôle ondulée, le même pullulement de pancartes et d'enseignes », se désole Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du même Loiret, qui a déposé une proposition de loi à l'automne dernier. Son objectif : que « tous les documents d'urbanisme assurent la qualité urbaine, architecturale et paysagère des entrées de ville ». Plein de bonnes idées, le texte a été adopté il y a deux mois par la majorité sénatoriale UMP, qui l'a vidé de sa substance – plus aucune mesure contraignante.

 

Le rêve pavillonnaire


Tandis que nos compatriotes s'accoutumaient à naviguer le week-end d'un parking à l'autre, les quartiers pavillonnaires ont fleuri. Il faut dire qu'ils n'ont pas vraiment eu d'autre choix, les Français, face à une crise du logement qui sévit depuis la Seconde Guerre mondiale. Alors que la population du pays était stable depuis le milieu du XIXe siècle – 40 millions d'habitants –, le baby-boom, l'accélération de l'exode rural, le recours à l'immigration puis l'arrivée des rapatriés d'Algérie changent la donne : il faut construire, vite, pour éradiquer les taudis urbains. Ce sera, pendant vingt ans, la politique des grands ensembles, à laquelle la circulaire Guichard de 1973 met brutalement fin. Place au rêve pavillonnaire ! Certes, dans les années 20, les débuts de l'exode rural avaient donné naissance aux premiers lotissements – les fameux pavillons Loucheur des faubourgs parisiens. Mais cette fois, on change d'échelle. Rêve de tous les Français, le pavillon ? C'est ce que serinent, depuis Valéry Giscard d'Estaing, tous les gouvernements, qui appuient leur politique sur le rejet des grands ensembles et sur « notre mémoire rurale » – souvenons-nous de l'affiche bucolique de François Mitterrand en 1981, la force tranquille du clocher.

 

« Pourtant, le pavillon, c'est avant tout un choix contraint », constate David Mangin. Les centres-villes étant devenus inabordables, les familles pas très riches – elles sont la grande majorité – sont condamnées à l'exil périurbain. Et elles le resteront tant que manquera une bonne offre résidentielle collective. Alors, comme l'a observé l'urbaniste Bruno Fortier, « on tartine du lotissement au kilomètre », c'est facile et pas cher. Conçue par un promoteur-constructeur, la maison est un « produit », à commander sur catalogue. Où que l'on aille, le marché ne sait fournir que des lotissements avec des rues « en raquette », des parcelles de même taille, des maisons posées sur leur sous-sol de béton ; tant pis pour le raccord visuel avec la ville ancienne. Les plantes des jardins sont achetées en promotion à la jardinerie du coin ; tant pis pour la flore locale et le paysage. La puissance publique y met du sien : incapable d'assurer la con­tinuité urbaine, elle croit compenser en imposant les règles draconiennes des Plans locaux d'urbanisme (PLU). Les Directions départementales de l'Equipement (DDE) imposent leurs normes, et les architectes des Bâtiments de France (ABF) homogénéisent à coups de pastiches régionalistes. Allez essayer de construire une maison en bois ou un peu personnalisée dans un lotissement ! « Les gens qui essaient se font flinguer, dit David Mangin. Ils doivent s'expliquer avec le maire, déposer trois permis, il y a des recours... Ils sont découragés. »

Les dégâts de la décentralisation


« Pendant très longtemps l'urbanisme a été une affaire d'Etat en France », rappelle Thierry Paquot, philosophe de l'urbain et éditeur de la revue Urbanisme. Mais, à partir des années 80, les gouvernements, de droite ou de gauche, ont délégué à d'autres la fabrication de la ville. L'Etat s'est mis au service du privé : « Le meilleur exemple, c'est Laurent Fabius, qui "offre" à Eurodisney une ligne de RER que les habitants de Marne-la-Vallée réclamaient sans succès depuis des années ! » En 1983, les lois de décentralisation donnent tout pouvoir aux maires en matière de permis de construire « et la catastrophe commence, estime Thierry Paquot. La plupart des élus sont totalement incompétents en matière d'urbanisme, et de plus ont un goût exécrable ». Ils se reposent sur les promoteurs pour produire du clés en main. « L'habitat se banalise et conduit à cette France moche qui nie totalement l'esprit des lieux. » Frédéric Bonnet, architecte-conseil de l'Etat en Haute-Vienne, confirme : « Dans un rayon de 40 kilomètres autour de Limoges, tous les villages ont construit dix, quinze, vingt maisons pour des habitants qui ne se rendent jamais dans le centre-bourg, puisqu'ils travaillent tous... à Limoges. » Le mécanisme est simple : pour lutter contre l'exode rural, pour éviter la fermeture de l'école, la commune fait construire un lotissement, qui amène de nouveaux arrivants. Mais les enfants scolarisés grandissent et s'en vont. Il faut créer un second lotissement pour attirer de nouvelles familles. C'est la fuite en avant. Le mitage du paysage est renforcé par la spéculation foncière. Difficile pour le maire d'une petite commune de refuser à des voisins agri­culteurs la constructibilité sachant que le prix du terrain à lotir est alors multiplié par dix ou vingt. Et voilà comment la France consomme pour son « urbanisation » deux fois plus de terres agricoles que l'Allemagne : « Il faut en finir avec la politique urbaine coordonnée au niveau de la commune, ce n'est pas la bonne échelle », conclut Frédéric Bonnet.

 

Un développement pas durable


L'urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d'une émission guimauve (le centre muséifié). Cette périurbanisation vorace s'opère en silence – les revues d'architecture l'ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction. Aux Etats-Unis, des films comme American Beauty, la série Desperate Housewives ont raconté l'ennui qui suinte des quartiers pavillonnaires. En France, il manque un Balzac contemporain pour décrire la comédie urbaine. « La ville n'est pas objet de débat, analyse Annie Fourcaut, historienne de la vie citadine. On débat de l'école, pas de la ville, sans voir que la secon­de conditionne la première. Peut-être parce que les Français ne sont pas un peuple urbain. Il a fallu attendre 1931 pour que la population des villes égale celle des campagnes, des décennies après les Anglais et les Allemands. » Alors, il n'y aurait pas d'autre modèle de vie que celui qui consiste à prendre sa voiture tous les matins pour faire des kilomètres jusqu'à son travail, par des routes saturées et des ronds-points engorgés, pour revenir le soir dans sa maison après être allé faire le plein chez Carrefour ? « L'inflexion, sur le plan des idées, a commencé, se réjouit Bruno Fortier. Depuis trois ou quatre ans, tout le monde dit : on arrête les conneries, on se calme, on redensi­fie, on réurbanise intelligemment, on cesse de dévorer les terrains agri­coles... Mais fabriquer un urbanisme plus évolué, avec un rapport à la nature plus riche, comme ce que l'on voit aux Pays-Bas, au Danemark ou en Allemagne, ça va coûter un peu plus cher ! »

 

L'impératif écologique supplantera-t-il l'impéritie politique ? Durant l'été 2008, quand le prix de l'essence s'est envolé, le chiffre d'affaires de certaines zones commerciales s'est effondré. Affolés, les habitants des lotissements ont réclamé des lignes de bus à leur maire. « Depuis la fin des grands ensembles, la France n'avait plus de projet urbain collectif, rappelle Annie Fourcaut. Le développement durable pourrait en cons­tituer un. » Alors rêvons un instant à ce que pourrait être une « ville passante », comme l'appelle David Mangin, une ville désintoxiquée de la voiture, désenclavée, oublieuse des artères qui segmentent et des zones privatisées et sécurisées, une ville de faubourgs dont les fonctions – habitat, travail, commerce, loisirs – seraient à nouveau mélangées, une ville hybride, métissée, où chacun mettrait un peu du sien... Trop tard ?

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 05:12



logo Fdg régionales

 


Le Front de Gauche à Vitrolles est en camapgne pour les Régionales 2010 !

 

 

Distribution de tracts sur les marchés, réunions publiques, affichages, les militants sont sur le terrain !!!

 

La prochaine réunion publique est programmée le 26 février à 18h00 au Cercle de la renaissance, avenue Jean-Jaurès à Marignane.

 

Nous débattrons de la réforme territoriale, tout le monde en parle, mais au fait de quoi s'agit-il ?

 

  • - Suppression de la la taxe professionnelle, disparition des communes ?

  • - Recentralisation des pouvoirs des territoires entre les mains du Président de la République ?

  • - Changement de statuts pour les personnels territoriaux ?

  • - Le devenir des associations ?

 

 

 

A suivre !

 

DH

 

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Pour en savoir plus :

 

Front de Gauche : Les Élections Régionales 2010 en vidéo

 

Front de Gauche Vitrolles : Réunion publique sur les transports

 

L'ADSL haut débit pour tous à Vitrolles, le Front de Gauche monte au créneau !!!

 

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Published by Didier HACQUART - dans Front de Gauche Vitrolles
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