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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 05:25

 


 

Camarades de gauche qui hésitez à choisir le meilleur ou la meilleure candidat(e) pour le PS en 2012, gardez la "Zen Attitude" !

 

http://storage.canalblog.com/24/44/582061/62761753.gif

 

Il n'y a pas qu'un choix social - démocrate, et si vous vous sentez tahi par Arnaud MONTEBOURG, je rappelle qu'il reste encore un choix pour 2012, Jean-Luc MELENCHON...

 

DH

 

 



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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 05:47

Michel HUSSON est membre du conseil scientifique d’ATTAC. Ses réflexions sont toujours pertinentes…

 

Son site : http://hussonet.free.fr/@bibi.htm

 

DH

 

 


Nationaliser les banques

 

Michel Husson, Politis n°1168, 15 septembre 2011

 

 

La crise a servi de révélateur : l’Europe à la sauce néolibérale était un machin mal conçu, qui s’est déglingué au fil des ans, et semble incapable de résister au stress test de la crise (1). A terme, il n’y a que deux issues : soit chacun reprend ses billes, soit on refonde l’édifice de fond en comble. Mais les bricolages s’ajoutent aux bricolages. Le sort de la Grèce sert de baromètre à cette trajectoire hésitante : tout le monde sait qu’elle ne pourra pas payer se dette, mais chacun fait comme si elle pouvait, à coup de plans de sauvetage et de rallonges sous-dimensionnées, réussir cette impossible prouesse : casser son économie pour payer la dette.

 

L’autre versant du problème, c’est évidemment l’exposition des banques européennes à un risque de défaut de la Grèce, alors même qu’elles avaient poussé ce pays à l’endettement (2). Si le Portugal, l’Irlande et la Grèce faisaient défaut, la perte serait de 100 milliards d’euros, mais si l’Espagne et l’Italie suivaient (pour les deux tiers de leur dette), on en arriverait à 800 milliards (3), soit plus que ce dont dispose le Fonds européen de stabilité financière (250 milliards aujourd’hui plus 440 à terme). Que le prochain président de la BCE, Mario Draghi, soit l’ancien dirigeant de la branche européenne de Goldman Sachs, qui avait aidé la Grèce à truquer ses comptes, voilà aussi qui en dit long sur la comédie à laquelle nous assistons.

 

Quand la crise a éclaté, les Etats sont venus à la rescousse des banques. Mais ils n’ont assorti cette aide d’aucune remise à plat du fonctionnement de la finance. Pour ne prendre qu’un exemple, les « CDS à nu » n’ont pas été proscrits, et ils permettent aujourd’hui de spéculer sur les dettes publiques sans même avoir besoin d’en détenir. La facture de la crise est passée du privé au public, et les Etats cherchent désormais à la répercuter sur les contribuables, avec le sens de l’équité que chacun peut observer. Les dettes n’ont donc pas été soldées, elles ont juste été déplacées : c’est ce qui explique la persistance de la crise.

 

Les choses sont d’autant plus embrouillées que les budgets des Etats et les bilans bancaires sont inextricablement imbriqués, avec une absence totale de transparence. Il n’est même pas sûr que les banques sachent exactement où en elles en sont. Une chose est sûre en revanche, c’est que les stress tests censés apprécier la résistance des banques sont, au choix, « comiques » ou « pathétiques », pour reprendre les termes de Jacques Attali (4).

 

Tout ceci explique la sortie de Christine Lagarde sur la nécessité « urgente » de recapitaliser un certain nombre de banques européennes. Mais les banques ne veulent pas en entendre parler et préfèrent geindre sur les exigences trop contraignantes (pour leurs profits) des normes « Bâle III ».

 

Le seul moyen rationnel de dénouer l’écheveau des dettes serait de nationaliser les banques européennes pour tout remettre à plat, une bonne fois pour toutes, et pour organiser l’inévitable défaut des pays les plus exposés. Les distributions de dividendes seraient interdites, et un audit citoyen permettrait de cibler les dettes illégitimes.

 

Cette nationalisation pourrait être définitive (version radicale) ou temporaire (version modérée) comme en Suède dans les années 1990. Délire gauchiste ? Non, simple analyse objective. Il est frappant que deux économistes, auteurs d’un livre (5) défendant les mérites du marché contre un « fantasme français » fassent le même constat : « Les recapitalisations doivent donner lieu à des prises de participation de l’Etat et dans certains cas à des nationalisations temporaires » (6).

 

Que des libéraux constatent que la logique des banques « va contre l’intérêt général » et en appellent à la « coercition » devrait faire réfléchir. De ce point de vue, la pusillanimité des socialistes est redoutable. Quand ils ne se couchent pas devant les marchés financiers, comme Papandréou ou Zapatero, ils rivalisent dans la rigueur. Hollande : « il faut rééquilibrer nos comptes publics dès 2013 (...) Je ne le dis pas pour céder à je ne sais quelle pression des marchés ou des agences de notation ». Aubry : « 3 % en 2013, puisque c’est la règle aujourd’hui ». La finance tremble !

 

 

1 « Comment réussir sa crise européenne » : Claude Jacquin donne la recette sur le site Entre les lignes, entre les mots.

2 Eric Toussaint, « Dans l’oeil du cyclone : la crise de la dette dans l’Union européenne », CADTM, 26 août 2011.

3 « Bazooka or peashooter », The Economist, 30 juillet 2011.

4 Jacques Attali, « Le modèle des banques françaises n'est pas durable », Challenges, 1er septembre 2011.

5 Augustin Landier & David Thesmar, « Le grand méchant marché », Flammarion, 2007.

6 Augustin Landier & David Thesmar, « Un fonds européen pour recapitaliser les banques », Les Echos, 7 septembre 2011.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 05:35


 

 

Lassociation Négawatt affute ses arguments et nous démontre que la sortie du nucléaire c’est possible !

 

Le tout, c’est une question de volonté politique que l’on en retrouve pas partout, notamment chez le favori de la primaire socialiste !


DH

 

  


Le Parti de Gauche salue la sortie du nouveau scénario Négawatt (*)

 

Le Parti de Gauche adosse ses réflexions en matière de transition énergétique depuis sa création il y a trois ans sur la base du triptyque proposé par l'association Negawatt : sobriété, efficacité, renouvelables. Nous avons donc été très attentifs à la sortie du nouveau scénario Negawatt 2011.

 

Si le premier scénario ouvrait la voie des possibles et accréditait la faisabilité technique de nos propositions en matière de transition énergétique, celui de cette année valide largement le contenu de notre programme de rupture en matière de politique énergétique.

 

Les recommandations du scénario 2011 montrent clairement que la sortie du nucléaire et la division par 4 des émissions d'ici 2050 ne sont possibles qu'au sein d'une approche globale - associant à l'environnement les questions techniques, sociales, environnementales et économiques. Seule la planification écologique proposée par le PG et plus largement par le Front de Gauche permet la mise en oeuvre de cette approche sur le long terme.

 

Nous saluons notamment les revendications qui veulent sortir l’énergie du marché concurrentiel pour en faire un bien commun fondamental et la recommandation de progressivité de la tarification de l'énergie.

 

De même, la sortie du nucléaire telle qu’elle est envisagée est tout à fait en phase avec ce que propose le Parti de Gauche, avec la fermeture du dernier réacteur au plus tard en 2032, même si les exigences de sûreté des centrales ne sont pas compatibles à notre sens avec le prolongement de leur durée de vie, contrairement à ce que semble proposer l’association.

 

Il est très positif également que soit démontré une nouvelle fois que les travailleurs ont tout à gagner d’un tel scénario. Les seuls perdants seront les marchés financiers du capitalisme vert ! Sortir du nucléaire, c'est un immense gisement d'activités pour démanteler les centrales, gérer les déchets et développer de nouvelles filières industrielles... A condition que cela soit fait sous maîtrise publique et avec de véritables plans d'accompagnement.

 

La dimension sociale est pour nous essentielle. C'est pourquoi nous serons vigilants à ce que les citoyens les plus vulnérables ne soient pas pénalisés lors de la mise en oeuvre - comme cela pourrait être le cas avec l'instauration d'une taxe carbone ou le choix de privilégier des privations individuelles plutôt qu'un changement en profondeur de notre organisation collective.

 

Nous devons aujourd’hui aller plus loin. Il est de notre responsabilité politique de proposer des modalités de financement de ces mesures. Pour compléter l’analyse et approfondir nos propositions, nous poursuivons l'organisation de débats et de rencontres de travail collectif avec les représentants des salariés du secteur de l’énergie (CGT Mines Energie et Sud énergie notamment).

 

Nous répondons bien sûr présents à l'offre de débat et de rencontres de Negawatt aux organisations politiques afin d’échanger avec eux sur les suites à prendre pour la campagne des présidentielles et des législatives du Front de Gauche en 2012.

 

(*) http://www.negawatt.org/

 

 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 05:01

 


 

Arnaud MONTEBOURG a adressé une lettre aux 2 finalistes de la primaire du PS. Jean-Luc MELENCHON, candidat du Front de Gauche se devait d’y répondre et pour cause !


DH

 

 

 

Réponse de Jean-Luc Mélenchon à Arnaud Montebourg

 

 

Cher Arnaud Montebourg,

 

 

J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.

 

J’ai donc souhaité y répondre.

 

Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !

 

En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.

 

Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.

 

Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

 

1°) Le contrôle politique du système financier

 

Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

 

2°) Le protectionnisme européen, social et écologique


Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe «kilométrique» de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

 

3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

 

Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

 

Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

 

Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais pas un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un referendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquelles la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

 

Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.


Jean-Luc Mélenchon


Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle

 

 


 

 

Lettre à Martine Aubry et François Hollande

 

Paris, le 11 octobre 2011

 

A l'attention de Madame Martine Aubry et de Monsieur François Hollande

 

 

 

Chère Martine, cher François,

 

 

Je voudrais en premier lieu féliciter chacun d'entre vous pour sa qualification au second tour des Primaires citoyennes. Dans cette campagne loyale et cordiale, j'ai défendu des solutions nouvelles destinées à répondre par des propositions concrètes, réalisables et efficaces à l'extrême gravité de la crise financière, économique, sociale et morale qui a commencé à ravager tous les pays européens, dont la France. Je me suis attaché à dégager des perspectives d'actions nouvelles auprès de ceux qui se sentent à juste titre écrasés par l'économie et oubliés par la politique.

 

Cette lettre a pour objectif d'éclairer avant dimanche l'opinion finale des 450.000 Françaises et Français qui m'ont fait l'honneur de leur confiance. Ces femmes et ces hommes sont libres et feront leur choix en conscience. Mais je tiens à ce qu'ils fassent ce choix important, en toute connaissance de cause. C'est cela, la VIème République en actes.

 

1 - La première des questions que je souhaite vous poser concerne les conditions précises et concrètes dans lesquelles vous entendrez reprendre le contrôle politique du système financier qui soumet aujourd'hui l'économie réelle et les entreprises à ses exigences indues, tout comme il le fait des gouvernements et des contribuables.

 

J'ai rappelé à maintes reprises que les Français refuseraient à bon droit -particulièrement ceux qui n'ont que leur travail pour vivre- de payer les conséquences des graves fautes commises par le système financier, dans lesquelles ils n'ont aucune espèce de responsabilité. Mettre à contribution par l'impôt les classes moyennes et populaires pour secourir les banques, leurs filiales, comme tel est d'ores et déjà le cas dans les projets de renflouement de la banque privée Dexia, serait une faute morale et politique, contre laquelle la gauche aura l'obligation de nous prémunir.

 

Ceci implique des mesures de mise sous tutelle publique des banques, sans frais pour les contribuables, conduisant à faire entrer des représentants de l'Etat ainsi que des usagers du crédit, avec droit de veto, dans les conseils d'administration des banques.

 

En plus des mesures de séparation des activités de collecte des dépôts et celles d'affaires, il paraît logique et juste d'utiliser les bénéfices des banques profitables pour renflouer les banques en difficulté par des mesures de solidarité interbancaire, mesures qui éviteront aux Français de payer les futurs plans de renflouement des banques fragilisées.

 

De surcroît, il sera nécessaire d'interdire par la loi la spéculation dans l'activité bancaire avec l'épargne des Français et d'édicter une procédure pénale sévère réprimant l'évasion fiscale afin d'obtenir le rapatriement des avoirs actuellement placés dans les paradis fiscaux tout en faisant fermer les filiales des banques dans ces territoires.

 

Je veux rappeler avec force que la dette publique accumulée au cours des derniers mois est le prix direct et indirect du secours accordé par les Etats de l'Union Européenne au système financier, embarqué dans une course à la spéculation.

 

Un Président de la République issu de nos rangs devra s'engager solennellement devant les Français à mettre à contribution le système financier et bancaire européen et national par une taxation européenne et nationale sur les transactions financières afin de solder le poids de la dette publique contractée pendant la crise, évaluée à la somme de 450 milliards d'euros.

 

Ces mesures, dont beaucoup de Français approuvent la nécessité comme la sévérité, sont un préalable à tout redressement de notre économie et, a fortiori, à toute application du projet socialiste.

 

C'est à ce prix que nous pourrons reconquérir les marges de manœuvre dont nous avons tant besoin pour reconstruire la France. Ces choix devront s'articuler avec une réforme nécessaire des statuts de la Banque Centrale Européenne, afin de lui permettre de racheter la dette des Etats, ce qui lui est encore interdit à ce jour.

 

2 - C'est ce même objectif que poursuit le protectionnisme européen, social et écologique, que j'ai, avec les soutiens de nombreux économistes et philosophes de renom, défendu dans cette campagne.

 

Ce protectionnisme européen n'est rien d'autre que la demande de remise en ordre d'une économie internationale affranchie de toute règle : règle sociale, règle environnementale, règle sanitaire, règle économique et, il faut le rappeler, règle humanitaire. Le « juste échange », contenu dans le projet socialiste, ne saurait suffire car il consiste à faire croire en une régulation multilatérale négociée, que l'OMC n'a jamais été capable d'imaginer ni d'appliquer en 20 ans. Il reviendrait à demander l'autorisation à nos concurrents mondiaux dans la guerre économique de pratiquer le protectionnisme, ce que nous n'obtiendrions jamais. Ce serait là pécher par naïveté, car ces négociations auraient dû commencer il y a 20 ans, et n'ont jamais eu lieu. Aujourd'hui, l'urgence exige que nous prenions des mesures au plan européen et national.

 

Dans l'arsenal protectionniste à créer, il serait utile que les prises de contrôle de nos entreprises à forte valeur technologique par des capitaux extra-européens soient soumises à autorisation publique, que des mesures de sanction économique ciblées soient codifiées contre les entreprises transnationales ayant délocalisé leurs productions au détriment de nos territoires et de nos populations, et que les marques appartenant à ces entreprises puissent faire l'objet de mesures d'expropriation publique en cas de comportements déloyaux aggravés. Goodyear, Lejaby, et l'Eléphant, autant d'exemples du comportement inacceptable de certaines firmes multinationales ; autant de symboles de cette désindustrialisation de la France que la gauche doit désormais combattre résolument.

 

Je souhaiterais donc connaître quelles mesures précises et concrètes vous envisagez de prendre pour protéger notre industrie, nos savoir-faire, nos emplois, à l'abri desquelles nous pourrons réindustrialiser le pays et financer la révolution industrielle, technologique et écologique.

 

Vous le savez, pour appliquer ces mesures, pour retrouver aussi la confiance des Français, la politique doit redevenir plus forte que l'économie et que la finance.

 

3 - Des dizaines de milliers de Français que j'ai rencontrés, comme vous, ont perdu espoir dans l'action publique. Pour leur éviter les errements du vote extrémiste, les amener dans notre rassemblement populaire issu des primaires, il nous faut, ensemble, rendre à la politique force et respectabilité. C'est ce que je défends depuis 12 ans avec le projet de VIème République.

 

L'un comme l'autre, vous avez, dans le passé, soit renoncé, soit refusé d'engager notre parti que vous dirigiez dans ce projet de renaissance de la démocratie française que j'ai appelé la VIème République, projet dont l'essentiel consisterait dans :

 

- l'augmentation des pouvoirs de contrôle du Parlement par des commissions d'enquête parlementaires libres et par le contrôle parlementaire des nominations aux postes clés dans l'administration ;

 

- la fin de l'impunité présidentielle s'agissant des actes sans rapport avec sa fonction ;

 

- la protection de l'indépendance de la justice par la naissance d'un Procureur général indépendant chargé des poursuites dans les cas sensibles ;

 

- le renforcement des moyens de lutte contre la corruption en limitant notamment la portée du secret défense ;

 

- la transformation du Conseil constitutionnel en une véritable Cour constitutionnelle indépendante ;

 

- l'instauration du mandat parlementaire unique ;

 

- le référendum d'initiative populaire, y compris abrogatif et révocatoire des élus afin d'organiser la responsabilité politique de ceux-ci ;

 

- le vote aux élections locales des personnes de nationalité étrangère présentes de façon régulière sur notre territoire depuis 5 ans ;

 

- la libération des données publiques dans les collectivités locales et dans l'Etat (Open Data).

 

Ce programme que je vous soumets est ambitieux mais parfaitement réaliste et réalisable. Il ne coûterait pas un euro aux Français ; mieux, il générerait des ressources financières nouvelles et permettrait un essor industriel et productif.

 

Sans lui, j'en suis convaincu, aucune victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, n'est envisageable. Pire, c'est Nicolas Sarkozy, lui-même qui, si nous n'avons pas le courage de l'assumer, le proposerait alors aux Français, dans une ultime contorsion politique.

 

Les propositions que je formule sont majoritaires chez nos concitoyens. Elles correspondent à une remise en ordre de notre pays et à un retour à la sagesse dont nous nous sommes beaucoup trop éloignés depuis 25 ans.

 

C'est donc confiant dans votre intelligence politique et dans votre volonté de l'emporter demain face à la droite que je vous ai écrit. Beaucoup de Français, avec moi, attendent votre réponse.

 

Chère Martine, Cher François, soyez assurés de ma meilleure estime et de toute mon amitié socialiste.

 

 

 

Arnaud MONTEBOURG

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 05:13


La mise en garde de François FILLON est intéressante à plus d’un titre. Il faudrait que François Hollande et Martine AUBRY, en homme et femme politique responsables « gardent » la seule ligne valable qui ne remet surtout pas en cause le système… François Fillon se considère – t – il finalement proche de François Hollande et de Martine Aubry ?

 

A suivre !

 

DH

 


 

 

Primaires socialistes : la mise en garde de FILLON…

  

 

François Fillon a dit lundi attendre de voir si les finalistes de la primaire, François Hollande et Martine Aubry, ont "le cran" de tenir la ligne sociale-démocrate ou s'ils cèdent "aux surenchères de l'aile gauche" (*), et a critiqué vivement le projet PS.

 

"François Hollande comme Martine Aubry jouent de leurs sensibilités, ce qui est normal. Nous verrons cette semaine si ceux qui se réclament de la social-démocratie ont le cran de tenir leur ligne, ou s'ils sont prêts à céder aux surenchères de l'aile gauche", a déclaré M. Fillon lors du discours de clôture de la journée parlementaire du Nouveau Centre (NC).

 

 

(*) Montebourg

 

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 05:17

 


 

Pour Vitrolles, les résultats des primaires sont les suivants :

 

François HOLLANDE : 40,19 % (453 voix)

 

Martine AUBRY : 24,49 % (276 voix)

 

Arnaud MONTEBOURG : 219 voix (19,43 %

 

Ségolène ROYAL : 9,31 % (105 voix)

 

Manuel VALLS : 5,94 (67 voix)

 

Jean-Michel BAYLET : 0,62 % (7 voix)

 

 

 

 


Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

  

Jean-Luc Mélenchon

 

 

Je félicite le Parti Socialiste pour ce beau résultat de la mobilisation de ses militants et ses élus depuis plusieurs mois. Sur les dix-sept millions d’électeurs de gauche du deuxième tour de 2007 il est parvenu à en rassembler plus d’un million et demi pour choisir son candidat.

 

Je note que les votes ont placé en tête les deux candidats du programme officiel du Parti socialiste. Leurs nuances ont été trop faibles pour qu’ils soient clairement départagés. Mais je note surtout la percée spectaculaire d’Arnaud Montebourg et des idées de rupture qu’il porte dans des termes souvent identiques à ceux du Front de Gauche.

 

Je forme le vœu qu’il n’en diminue pas la signification et la portée. J’espère donc qu’il n’accepte aucun marchandage ni arrangement de circonstances pour le deuxième tour. Quoiqu’il en soit, le Front de gauche aura son candidat au premier tour de l’élection présidentielle et je porterai avec le programme « l’humain d’abord » le projet de la sixième république, de la planification écologique, de la bataille pour juguler la finance et en finir avec le système de l’Europe du laisser faire.

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 05:40

 

 


 

 

C'est demain...

 

DH

 


 

 

Tract-FG-huam1-11octobreHDs.jpeg

Tract-FG-huam1-11octobreHDs-1.jpeg

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 06:57

 


 

 

http://www.geluck.com/dpics/headers/header_dessin.png

 

 

C'est dimanche...

 

J'aime bien l'humour du "CHAT". C'est pourquoi je vous conseille Le dessin du jour sur le site suivant :

 

http://www.geluck.com/dessin.html

 

Il faut en profiter sans modération...

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Chronique du dimanche
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 05:44

 

 


 

 

Mélenchon - D'ormesson, voilà de quoi débattre et s'enrichir intellectuellement... C'était le 2 octobre 2011 sur France 2.

 

DH

 

 


 

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 05:57

 

C'est vraiment pas habituel et cela ne fait pas la une du 20 heures......

 

DH

 


Des milliers d'Indignés dans les rues de New-york, Los Angeles, Denver

 

manif_ny_septembre

 

 

Samedi 1er Octobre, des dizaines de milliers d'étatsuniens et d’étatsuniennes indignés ont manifesté pacifiquement dans les rues de New-York, notamment sur le pont de Brooklyn, et dans plusieurs villes dont Los Angeles, Chicago, Seattle, Denver.

 

 

A New-York, après avoir bloqué l'entrée de Wall-Street, 10 000 personnes ont envahi le pont de Brooklyn en criant "Nous ne sommes pas des criminels, les criminels ce sont les banquiers!", "Nous sommes les 99% du peuple, nous sommes ‘too big to fail’ (‘trop gros pour pouvoir sombrer’, subtile allusion au slogan prétexte au sauvetage des banques et au maintien en place des grands cabinets d’audit en 2008)" ou encore "Capitalism does'nt work" (le capitalisme ça ne marche pas).

 

Face à ces grosses mobilisations, la police étatsunienne a réagi par la violence et des arrestations massives. Plus de 700 personnes ont été arrêtées sur le pont de Brooklyn !

 

Aux Etats-Unis, des dizaines de milliers de personnes, en particulier des enseignants, des infirmiers se retrouvent sans travail. Partout les services publics ferment sous prétexte des dettes d'Etats, comme dans le Wisconsin, en Californie, dans le Minnesota, au Massachusetts... Le chômage et la pauvreté battent de records historiques. Le système politique est bloqué. Les changements que l’arrivée d’Obama semblait promettre ne sont pas arrivés.

 

Le mouvement des indignés étatsuniens, né dans le Wisconsin et qui prend de l’ampleur depuis la manifestation anti banques devant Wall Street le 17 Septembre dernier, est aujourd’hui soutenu par des syndicats, des partis de gauche, la presse dissidente de gauche, des associations et des personnalités comme Michael Moore, Noam Chomsky, Susan Sarandon, Cornel West.

 

Après l'Islande, l'Espagne, la Grèce, la Tunisie, l'Egypte, Israël, le Chili c'est maintenant au coeur du système capitaliste que se lève la révolte contre les politiques libérales menées depuis des décennies à l'intiative justement des Etats Unis.Là aussi, un vent de révolution citoyenne souffle. Le peuple s’indigne et se révolte contre la casse de l’Etat et l’austérité élargie à 99% de la population pour le plus grand profit de 1% de nantis. Les citoyen-ne-s états-unien-ne-s veulent faire entendre leur voix dans un débat démocratique dont ils se sentent absolument exclus comme en témoigne l’abstention grimpante dans ce pays.

 

Le Parti de Gauche salue les manifestations pacifiques des indigné-e-s étatsunien-ne-s et condamne les violences policières et les arrestations massives dont ils sont victimes.

 

 

Send them all away !

 


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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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