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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 20:09


A Vitrolles, le MNR boycotte l'élection de Guy Obino (PS)

 

Article paru dans l'édition du Monde du 15.10.02

 

Le socialiste Guy Obino a été élu, dimanche 13 octobre dans la matinée, maire de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) à l'unanimité des 30 membres du conseil municipal présents. Bruno Mégret et les 9 élus du MNR, en l'absence de Catherine Mégret, avaient en effet tenu une conférence de presse peu avant pour expliquer les raisons de leur boycott du premier conseil tenu depuis le vote du 6 octobre. Pour le dirigeant du MNR, « le processus électoral a été fondé sur une annulation partisane et arbitraire du précédent scrutin, puis sur une campagne basée sur une espèce de référendum pour ou contre l'extrême droite, alors que nous ne sommes pas l'extrême droite, et qu'il s'agissait avant tout de parler de la gestion de la ville ».

 

Interrogé sur son avenir, puisqu'il doit désormais choisir entre le conseil municipal de Marseille, où il est élu, et celui de Vitrolles, où il vient d'entrer, M. Mégret a déclaré : « J'étais sur la liste pour apporter mon soutien à une équipe municipale. Dès lors qu'on ne gère pas la ville, mon soutien sera différent. » Ce qui, malgré ses dénégations, laisse supposer qu'il va abandonner Vitrolles. La désignation du vitrollais Alain Césari, l'un des plus anciens militants d'extrême droite de la ville, à la tête du groupe d'opposition au conseil municipal conforte cette hypothèse.

 

Solennellement réunis dans la grande salle du conseil municipal, les nouveaux élus, tous sur leur trente et un, ont été accueillis par la commission spéciale qui avait pris les rênes de la ville depuis l'annulation du scrutin de mars 2002. Le public, acquis à la cause de la nouvelle équipe, filtré par un important dispositif policier, n'a cessé de manifester bruyamment sa joie. Le premier adjoint, socialiste, le deuxième, communiste, le troisième, Vert, ainsi que les suivants ont tous été élus avec les 30 voix prévues, chaque proclamation des résultats étant saluée par une salve d'applaudissements. « L'AMPLEUR DES DEGATS »

 

Après avoir reçu les clés du bureau du coffre-fort du maire, M. Obino, costume gris anthracite impeccable, assez impressionné, a lu son premier discours de maire. « Aujourd'hui, Vitrolles est libre. La République revient dans sa maison avec ses valeurs », a-t-il commencé, avant d'évoquer « l'ampleur des dégâts occasionnés par les cinq années de la gestion précédente », annonçant avoir découvert qu'il y avait « 1 600 fiches de paie, alors que le nombre de titulaires ne s'élève qu'à 833 personnes ».

 

Le nouveau maire a pourtant confirmé son engagement, malgré « la situation financière catastrophique », de ne pas augmenter les impôts. Ses conseillers, dont certains avaient la larme à l'œil, l'ont applaudi debout avant de sortir avec lui. Sur le parvis de la mairie, une petite foule de 200 supporteurs les ont accueillis avant une cérémonie protocolaire au monument aux morts.

 
MICHEL SAMSON

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