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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 08:11



Des doléances au Parlement

 


Organisé par le collectif "AC Le Feu", un rassemblement a porté à l'Assemblée et au Sénat les doléances de dizaines de milliers d'habitants.

 
 
 

Un an après les violences urbaines de l'automne 2005, quelques centaines de jeunes et militants associatifs issus pour la plupart des quartiers dits "sensibles" ont défilé mercredi 25 octobre à Paris pour porter à l'Assemblée nationale et au Sénat les critiques et les attentes de quelque 20.000 citoyens, recueillies au cours d'un tournée dans 120 villes ces dix derniers mois.

 


"Le plus grand parti politique, c'est le peuple", pouvait-on lire sur une banderole en tête du cortège, tandis qu'une autre proclamait: "Pour une politique choisie et non subie. Voter, c'est exister", dernier thème décliné en jaune sur des T-shirts noir distribués durant le défilé.

 


Ces deux slogans rappelaient les deux angles d'action du collectif AC Le Feu (Association, Collectif, Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis) créé en décembre 2005 par deux militants associatifs à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), d'où étaient parties les violences de l'année dernière au soir du 27 octobre, suite au décès de deux adolescents électrocutés après s'être réfugiés dans un transformateur alors qu'ils étaient poursuivis par des policiers.

"Traduire la souffrance"

 


"Ce qui s'est passé l'année dernière, c'était un cri d'alarme, le témoignage d'une souffrance. Cette souffrance, on a voulu la traduire en rendant la parole aux citoyens par les cahiers de doléances, et en les incitant à aller s'inscrire sur les listes électorales", a expliqué Mohamed Mechmache, porte-parole et co-fondateur du collectif à l'origine de la marche, avec Samir Mihi.

 


"On apporte aujourd'hui au monde politique des choses, des outils qui émanent de la voix de la population, pas des sondages. Aux politiques d'en faire quelque chose", a-t-il ajouté. Quant à la faible mobilisation, "ce n'est pas grave", a-t-il estimé. "L'important, c'est la conviction".

 



Le cahier de doléances, qui rappellent la révolution française , réalisés par le collectif AC le feu mérite le détour. Le texte est certes un peu long, mais les propistions sont nombreuses, face à un problème complexe.

Elles sont une réponse venant des quartiers aux problèmes des cités. Je ne suis pas forcément d'accord avec tout, mais les réflexions sont toujours pertinentes et doivent interpeller tous les responsables politiques.

Bonne lecture.

 
 
 
DH

 



 
ACLE FEU
 
les cahiers de doléances
 
 
 
Préambule
 


Notre collectif ACLEFEU (Association Collectif Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis) a vu le jour au lendemain des révoltes sociales qui ont secoué le pays au mois de Novembre 2005, suite à la mort de deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à Clichy sous bois. Pour que l’on puisse dire qu’ils ne sont pas morts pour rien, nous nous sommes fixés pour mission d’aller à la rencontre de la population dans toute sa diversité et de faire remplir aux gens des cahiers de doléances. Il s’agissait d’établir un rapport sous forme d’état des lieux et de propositions, que nous vous remettons aujourd’hui.

 
 
 

 A l’instar des sans culotes de la révolution française de 1789, notre démarche vise à faire remonter l’expression populaire auprès des édiles de la nation. L’histoire semble se répéter ; aujourd’hui comme hier, la notion centrale de la Révolution, est clairement perceptible dans ces cahiers : l’Égalité. Force est de constater que les semblants de tentatives successives de réduction des inégalités des différents gouvernements ont échoué, se heurtant tous au mur des privilèges. Comme par le passé, les crises se conjuguent : agricole, industrielle, commerciale, sociale… Elles ne font qu’accentuer l’inégalité entre les quelques privilégiés et les autres Tandis que les riches peuvent se permettre de spéculer et de s’enrichir encore, un nombre croissant de personnes défavorisées n’a plus que le recours aux œuvres caritatives pour subsister. Il nous a donc semblé indispensable d’agir pour le cessez le feu, attendu que les meilleures armes pour se faire entendre restent encore la participation citoyenne à notre démocratie et que, le débat qui devrait nourrir le choix lors du scrutin, reste circonscrit à une partie de la société, celle qui s’en sort. Tous les citoyens devaient vraiment pouvoir prendre la parole et exprimer leurs besoins, leurs propositions, leurs espoirs. Nous avons sillonné le pays à bord de 2 bus affrétés pour l’occasion, posé nos tréteaux dans 120 villes de France et recueillies ainsi plus de 20 000 constats, doléances et plus encore de propositions. Les libres contributions ont porté sur le logement et le cadre de vie, l’emploi et la précarité, l’éducation et la petite enfance, la justice et les pratiques policières, la citoyenneté, le vote des immigrés et la politique, la situation des femmes, les questions intergénérationnelles et la communication, l’insécurité et l’environnement, la répartition des richesses et les inégalités, la santé et le handicap, les discriminations et l’exclusion, le transport et l’isolement, la culture, les religions, les loisirs.

 
 
 

Nous nous sommes ensuite attachés à adopter une méthodologie permettant de traiter quantitativement et qualitativement, l’ensemble des témoignages collectés. Celle-ci met en exergue le nombre, l’âge, le lieu de résidence et les thèmes dominants. Dans cette synthèse, les thèmes seront abordés dans l’ordre des priorités telles qu’elles ont été exprimées. A ce jour, nous avons analysé près de 13 000 de ces contributions – le plus grand sondage qualitatif jamais réalisé ! - en tête desquelles arrivent dans l’ordre les revendications sur l’emploi, l’arrêt des discriminations et de l’exclusion, le logement, une justice équitable et le contrôle des pratiques policières, l’éducation et l’orientation. Loin de se désintéresser de la politique, nombre de ces personnes parmi lesquelles, une majorité âgée de 18 à 25 ans, ont exprimé l’exigence de voir les partis et leurs élus, être plus proches des habitants et des réalités.

 
 
 

Depuis plusieurs années, tous les partis multiplient les forums, états généraux etc. Mais toute cette bonne volonté ne semble pas avoir convaincu les classes populaires. L’abstention aux récentes élections ainsi que nos cahiers de doléances en sont la preuve. Nous espérons que ceux qui briguent à présider aux destinées de la France sauront tirer parti de ce que nous leur offrons ici, pour construire avec les habitants, en respectant leurs propositions, une politique juste et courageuse qui s’attaquerait en priorités aux causes de la précarité et de l’exclusion aux formules usuelles de politesse, des coups et bousculades .

 
 
 

Malheureusement trop fréquentes Les plus âgés le dénoncent également en masse, et dans les cahiers, nombreux sont les témoignages de violence contre des mères accompagnées de jeunes enfants ou contre des travails leurs qui rentrent tard et ne « zonent » pas de nuit. Le sentiment concernant la police est que ses missions n’ont plus rien à voir avec l’ordre public et la protection de la population, mais bien avec le contrôle social ou le contrôle racial.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Les violences policières et les insultes doivent être réprimées, ce qui implique pour commencer de prendre en considération les plaintes des victimes. · La police devrait être exemplaire. En cas de bavure, les sanctions doivent être extrêmement lourdes. · Les gardes à vue, moments de tous les abus, doivent être intégralement filmées. · Distinction des corps d’exécution (police) et d’inspection (IGS et IGPN), pour que le corps d’inspection soit désolidarisé des policiers et indépendant, notamment par la création d’une autorité supérieure comportant des représentants de citoyens. · Favoriser la transformation de la police vers plus de représentativité de la diversité française. · Meilleure formation des fonctionnaires de police. · Rétablissement de la police de proximité, et de cadres de dialogue local. · Développement d’un discours fort affirmant que «l’uniforme» de banlieue (baskets, casquettes, survêtements) ne désigne pas nécessairement des délinquants. · Meilleure répartition géographique des policiers expérimentés (à ne pas confondre avec gradés). • Faire évoluer la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité pour une saisine plus facile et pour qu’elle intègre des citoyens.

 
 
 

Au travers des cahiers de doléances, les critiques contre l’école sont nombreuses. Toutes en fait se résument au sentiment que l’école au mieux ne brise pas ou plus les prédestinations sociales, au pire qu’elle contribue à les renforcer. Au banc des accusés, on retrouve d’abord les politiques d’orientation précoce qui imposent des choix définitifs que l’on regrette ensuite, souvent pour évacuer au plus vite les élèves en difficulté, et le manque d’information sur l’orientation y compris à l’université ; le manque criant de moyens de l’Éducation Nationale ; le manque de lien entre les formations et le monde du travail à l’université ; le mensonge de la méritocratie qui ne permet pas aux meilleurs des collèges et lycées dits sensibles de vraiment s’en sortir ; les effectifs trop importants dans les classes ; l’absence d’accompagnement individuel des élèves en difficulté ou qui ne peuvent trouver d’aide chez eux ; la faiblesse des bourses, dans le secondaire et le supérieur, qui sont très loin de couvrir tous les frais, et dont les plafonds de revenus sont scandaleusement bas, sans rapport avec la réalité économique ; le coût des études, en particuliers des frais d’inscription à la fac et plus encore dans les écoles de commerce et les grandes écoles ; les ZEP, dont la plupart appellent à la Culture.

 
 
 

L’école n’est pas le seul lieu d’acquisition du savoir. Les territoires ne sont pas égaux en matière d’équipements culturels : l’accès au théâtre, au cinéma d’art et d’essai, aux bibliothèques et médiathèques, aux musées est bien plus facile dans les quartiers aisés que dans les quartiers populaires. Propositions : · Développer les équipements culturels dans les quartiers populaires, sans faire des choix soit disant adaptés à la population : les enfants des quartiers populaires doivent accéder à la « grande » culture autant que les autres, ils n’ont pas besoin qu’on sélectionne pour eux, de manière paternaliste, ce qui leur convient. · Valoriser dans les programmations des grandes institutions culturelle françaises (Comédie Françaises, BNF, Musées …) les arts et la culture de tous les pays et tous les peuples, notamment ceux qui ont fournis de nombreux migrants en France. Suppression au profit d’établissements de bon niveau pour tous et toutes, tant l’étiquète ZEP.

 
 
 

De notre coté, nous avons fidèlement synthétisé les priorités, constats et propositions des cahiers de doléances. Dans les mois qui viennent, nous serons vigilants quant à l’usage que vous ferez de ces propositions populaires. Nous entendons peser de tout notre poids pour que les exclus s’inscrivent massivement sur les listes électorales et choisissent leur candidat en fonction de sa capacité à construire une politique en concertation avec les citoyens.

 


1. Emploi

 
 
 

Dans notre société, qui n’a pas d’emploi est considéré comme pire que rien, comme un parasite vivant de l’aide sociale et de la solidarité nationale. Les cahiers de doléance sont remplis d’appels à l’aide déchirants, de milliers de personnes qui ne veulent que travailler. Mais l’on ne travaille pas à n’importe quel prix. Les qualifications doivent être reconnues, les salaires doivent être motivants, et surtout, surtout, l’emploi doit permettre de sortir de la précarité. Les gens ont besoin de se projeter, de s’installer, dans tous les sens du terme, dans la vie. Il faut donc des CDI, ceci revient dans presque chaque cahier de doléances.

 
 
 

Leur lecture montre que la précarité à laquelle sont réduits beaucoup de travailleurs est d’autant plus insupportable que de nombreuses entreprises réalisent des bénéfices record. Les jeunes dénoncent le système pervers qui consiste à leur demander de l’expérience qu’on ne leur donne jamais l’occasion d’acquérir ; les discriminations raciales, d’autant plus que les personnes poussé leurs études ; l’inadéquation de nombreux diplômes au marché du travail ; la difficulté à trouver des stages, qui trop souvent sont non rémunérés ou presque, alors qu’un travail est fourni, ou bien parfaitement inutiles …

 
 
 

 Après la mobilisation contre le CPE, que nombre d’entre eux évoquent, ils insistent sur le besoin de contrats stables. Le leitmotiv, c’est le sentiment que la France ne laisse pas sa chance à sa jeunesse. La faiblesse des salaires au  regard notamment du prix des logements est souvent dénoncée, ainsi que le manque cruel d’emploi faiblement qualifié pour tous ceux qui n’ont pas réussi leurs études. À ce niveau de qualification, la faible différence de revenu entre le SMIC et le RMI est dénoncée comme très démotivante. Ceux qui ont du travail dénoncent les licenciements abusifs, la faiblesse du salarié face au patron, en terme de droit du travail, et tout le monde est choqué par les délocalisations. L’emploi, la principale préoccupation exprimée dans 2586 contributions Les principales propositions des cahiers de doléances. · Une loi qui crée un quota minimum de salariés de moins de 25 ans dans les entreprises. · Hausse du SMIC et des salaires. Redistribution des bénéfices en salaires, primes ou actions. · Une Allocation d’Autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans en formation ou en insertion. · Lutter contre les contrats précaires, et en particulier arrêter de proposer des solutions précaires aux situations précaires.

 
 
 

Développer le CDI, seul contrat sécurisant pour les classes populaires qui permet, de se projeter dans l’avenir (crédits, logement etc.). · Contrôle de l’égalité des salaires entre hommes et femmes. · Formation obligatoire et aux frais des entreprises au droit du travail. Création massive de postes d’inspecteurs du Travail, pour assurer cette mission et renforcer celle de contrôle des entreprises. Lute contre les licenciements abusifs. Faire participer les salariés à la gestion des entreprises ou leur donner de véritables moyens de contrôle. Lutte contre les délocalisations et remboursement des aides reçues par les entreprises. Accompagnement des personnes fragiles, refonte et développement de la validation des acquis de l'expérience et de la formation continue.

 

 

Renforcer les services publics d’aide à l’emploi et à l’insertion  professionnelle et aide massive aux associations chargées d’insertion Pour la jeunesse, création d’une banque• nationale d’aide à la création d’entreprise par des jeunes. · Rétablissement des emplois jeunes, qui doivent être qualifiants et dont le recrutement doit être mieux étalés en terme de qualification initiale (recruter certains avant le bac, pour certains postes) · Plus de place en BTS et en IUT. Ceux qui souhaitent des études courtes et professionnalisant, ou qui n’ont pas les moyens de faire des études longues ne doivent pas aller à la fac au seul motif qu’ils et elles n’ont pas eu de place dans les filières courtes. Il faut aussi une meilleure couverture géographique des filières en BTS et en IUT. · Pour développer l’expérience, il faut encourager les stages, mais ils doivent être utiles et correctement rémunérés. Les entreprises ne devraient pourtant pas avoir plus d’un certain taux de stagiaires. · Le permis de conduire, indispensable dans de nombreux emplois, coûte beaucoup trop cher ! Il faut que l’apprentissage de la conduite soit assuré dans le cadre scolaire.

 

 

 

 

Les syndicats de salariés doivent aussi comprendre qu’une génération est en train d’être sacrifiée, ceux qui n’ont jamais travaillé ou alors très peu et dans des conditions très précaires, et qu’ils doivent aussi se mobiliser pour cette jeunesse populaire.

 

 


2. Discriminations racistes

 

 

 

 

Trop, trop, trop de discriminations racistes ! Les cahiers de doléances sont dramatiquement clairs sur cette question : plus de la moitié des cahiers l’évoquent, et une partie substantielle des personnes qui les dénoncent le font manifestement, par solidarité, en parlant de l’expérience vécue par des amis par exemple. La discrimination n’est pas la seule affaire des noirs et des arabes, au contraire, une prise de conscience généralisée s’est faite, dans la jeunesse, mais aussi bien au -delà.

 

 

 

 

Ceux qui évoquent la discrimination qu’ils ont eux -mêmes subie décrivent un véritable enfermement dans la précarité, en matière d’emploi ou de logement, une discrimination quotidienne et permanente, qui brise, pour ceux qui ont de 15 à 35 ans, tout espoir de s’en sortir, malgré les efforts et les diplômes universitaires.

 

 

 

 

De nombreuses personnes rapportent leurs expériences vexatoires, en matière pour dire qui le poste ne sera pas donné, sentiment pour les hauts diplômés d’être à l’écart et bloqués dans leur progression mis Une illustration de la déclinaison territoriale de la discrimination raciste. D’autres évoquent l’impossibilité de s’émanciper de ses parents qui en découle, soit en ne trouvant pas de travail soit en n’ayant pas accès au logement ni public ni privé (pour les célibataires). Dénoncées dans les cahiers lorsqu’elles frappent dans le Les discriminations sont également domaine des loisirs.

 

 

 

 

Au final, les cahiers de doléances dessinent l’image d’une France complètement gangrenée par ces discriminations. C’est certainement pour la jeunesse le premier enjeu politique dans la période électorale qui s’ouvre. La discrimination positive et le CV anonymes ont suscité des avis partagés : la plupart les dénoncent, mais certains les proposent, en désespoir de cause, comme La discrimination : Nombre de doléances qui évoquent les discriminations 7 par classes d’âges. U n phénomène principalement dénoncé par les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Ultime moyen d’accéder à l’emploi. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Il faut qu’en matière de discrimination soient prononcées des peines très lourdes, qui fassent peur aux bailleurs ou aux employeurs, fondées sur le constat que la discrimination brise la vie des personnes. Il faut que les plaintes soient prises en compte, que les parquets poursuivent, et que les juges condamnent réellement. Qu’enfin la loi soit appliquée et qu’enfin la justice protège les victimes. · Il faut garantir l’égal accès aux services publics, ce qui implique des établissements scolaires de bon niveau et en bon état, des policiers à l’écoute de la population et prêts à lui venir en aide, des missions locales, centres de sécu etc. … dans les quartiers défavorisés, avec des personnels aussi polis et motivés et expérimentés qu’ailleurs … · Les diplômes étrangers doivent être reconnus à fonction égale, salaire égal. Par ailleurs, trop de cadres, d’entrepreneurs ou de professeurs étrangers sont contraints de travailler dans le bâtiment ! ·

 

 

 

 

Lancement d’une grande campagne médiatique de dénonciation et de sensibilisation contre les discriminations avec les méthodes et les moyens de la sécurité routière (médiatiques et recherche d’impact) · Politique d’aide à l’intégration (pour les primo arrivants, pas pour des français !). · Développement à l’école d’apprentissages valorisant les différentes cultures, notamment au travers de l’art, de la littérature et de l’histoire. Les auteurs maghrébins et Africains devraient faire partie des programmes de Français, par exemple. · Augmenter et pérenniser les moyens des associations d’éducation et de lute contre le racisme et les discriminations. · Les média doivent faire un gros effort. Luter contre les discriminations implique un changement des mentalités, et en particulier de l’image inquiétante des jeunes de banlieues qu’ils diffusent. · Enseigner une Histoire partagée et plus juste (sur la colonisation et les traites).

 

 


3. Logement & cadre de vie

 

 

 

 

Ce n’est pas une surprise, les problèmes de logement font partie de ceux les plus souvent évoqués, qu’il s’agisse de la difficulté à trouver un logement, de l’état de délabrement des logements sociaux et de certaines copropriétés (insalubrité), y compris les parties communes (ascenseurs dangereux), et espaces des général du coût , ou l’inadaptation extérieurs, les du logements de problème prohibitif des logements, de la lourdeur des charges, ou encore de tout cela à la fois. Mais les doléances évoque nt aussi avec insistance le manque de mixité sociale et raciale des grands ensembles, le non -respect de la loi SRU (« Solidarité et Renouvèlement Urbain » : les 20% de logements sociaux par commune), le calcul de l’APL hors charges, et sur des salaires touchés plus d’un an auparavant, le problème spécifique du logement des jeunes et des étudiants, avec en particulier des chambres de cité universitaire minuscules et dans un état déplorables, le logement des immigrés récents, clandestins ou non, par des marchands de sommeil …

 

 

 

 

Le logement des jeunes est un problème qui revient avec insistance dans les cahiers : ceux -ci ne réussissent pas, même après 25 ans, à partir de chez leurs parents. Environnement Lorsque les cahiers évoquent la question de l’environnement c’est pour faire allusion aux dangers multiples et angoissants qui menacent notre planète. Le réchauffement climatique, la pénurie, le partage et la qualité de l’eau, la … pollution Les personnes sont plus directement préoccupées par les problèmes de nuisances sonores, de sécurité alimentaire, la qualité de l’air en zone urbaine. Propositions : · Pénalisation des entreprises polluantes. · Favoriser les produits biodégradables et / ou recyclables. · Education à l’environnement et aux comportements qui limitent les nuisances à autrui (bruit, déchets …). · Favoriser la recherche et la mise en œuvre des énergies alternatives énergies fossiles et au nucléaire. Les conditions de vie (environnement, délabrement, hauteur des immeubles et distance entre eux, squat des halls par des jeunes qui n’ont aucun autre lieu …) et l’hygiène (détritus …) dans les cités ou les cités Universitaires sont très souvent dénoncées.

 

 

 

 

Il en est de même, pour les grandes cités, du manque de commerce de proximité et de service public. Les problèmes de voisinages, produits de la précarité, de la mauvaise insonorisation et du délabrement de l’habitât sont régulièrement évoqués. Le manque de logement, alors que de très nombreux logements privés ou publics sont vi des est dénoncé avec insistance. L’existence de famille et de travailleurs salariés et pourtant sans abris revient dans les cahiers comme le summum de l’injustice. Les principales propositions des cahiers de doléances. § Création d’un droit constitutionnel au logement. § Définition d’un « plan Marshall » pour le logement. § Respect des obligations de la Loi SRU , sans dérogation : suspension ou inéligibilité des maires récalcitrants. § Dispersion des HLM dans la vile (fin des grandes cités, des grandes tours ou grandes barres colées les unes aux autres). § Décloisonner les grands ensembles, faciliter les accès aux centres -viles. § Mise en place d’une politique de mixité sociale. § Développer les commerces de proximité et répartir les services publics et culturels dans toute la vile. § Droit spécifique favorisant l’accès au logement Revalorisation de l’APL et mise en œuvre d’un par les jeunes. § Loi d’encadrement des loyers privés et des conditions d’attribution. · Limitation des hausses de loyers en fonction de ratio raisonnable entre loyers et salaires. · Création d’une caisse nationale d’assurance sociale pour les cautions. · Constructions de nouveaux logements sociaux (en HLM), de toutes les taillés, dans des petites unités d e logement, avant de procéder à des destructions. · Réquisition des logements et bureaux vides. · Allocation d’Autonomie pour les jeunes en formation ou en insertion qui leur permette de s’installer seul ou en couple. · Des efforts en matière d’environnement et de cadre de vie dans les réhabilitations ou les nouvelles constructions de logements sociaux. · Création d’emplois pour l’entretien des cités par des je unes de la cité. · Créer des cadres de concertation bailleurs sociaux et habitants. · Contrôle du rapport entre les charges et le loyer, et contrôle sur les syndics, au travers d’une commission départementale du logement qui associe pouvoirs publics, bailleurs privés et locataires. · Condamnations judiciaires des marchands de sommeil. · Accompagnement des locataires en difficulté pour payer les loyers.

 

 


4. Justice

 

 

 

 

En ce domaine, il faut que la France et ses élites se rendent compte du niveau de crise atteint. Les cahiers de doléance s sont l’expression d’une criante et désespérée demande de justice. Toutes les faillites de l’institution judiciaire sont dénoncées, et en particulier l’inégalité économique qui frappe les classes populaires comme une quintuple peine : la qualité de la défense et l’issue du procès dépend largement des honoraires que Prisons Les cahiers de doléances font état des conditions honteuses de détention dans les prisons françaises, ce qui est de notoriété publique depuis de nombreuses années sans que l’on ne fasse rien, notamment à cause de la surpopulation carcérale Les détenus, quoi, qu’ils aient fait, sont des humains et si la présomption d'innocence s’applique à tous, alors comment accepter que la majorité des détenus soient en préventive, dans de telles conditions de surcroît.

 

 

 

 

Les doléances pointent également l’abandon des politiques de formation et de préparation à la réinsertion, l’essentiel des programmes ayant été fermés. Enfin, et surtout, les cahiers insistent sur la primauté de la prévention sur la répression en matière de délinquance, en particulier pour les mineurs, et sur les facteurs économiques et sociaux. Voir les thèmes inégalités, logement, emploi, éducation, police. Propositions : · Privilégier la prévention et les alternatives à l’incarcération. · Développer le travail de réinsertion dans les prisons et les formations diplômantes ou qualifiantes. · Payer décemment le travail des prisonniers. · Définir une vraie politique de libération conditionnelle. · Développer les parloirs familiaux, garantir l’intimité et un environnement adapté aux enfants pendant les visites. · Arrêter de répondre par l’incarcération à la maladie mentale. Ces personnes ont besoin de soins en hôpital psychiatrique. · Mettre fin à la politique de ghettoïsation ethnique dans les prisons. , · Création de postes d’éducateurs notamment spécialisés dans l’insertion professionnelle, de psychologues, de médecins, dans les prisons. l’on peut payer à son avocat, les magistrats méprisent et traitent de façon paternaliste ces mêmes personnes, dont les affaires sont déjà considérées comme mineures par les policiers dès l’enregistrement de la plainte, les personnes issues des classes populaires souffrent parfois violemment de la lenteur d’une procédure dont leur avenir dépend.

 

 

 

 

Les jeunes se voient souvent appliquer les principes d’une « tolérance zéro » qui ne leur laisse jamais de seconde chance, qui les marquent à vie comme délinquant même s’il ne s’agissait que de bêtise d’adolescence, quand ceux qui sont coupables d’abus de bien sociaux ou publics portant sur des sommes faramineuses, sont à peine inquiétés, retrouvent un poste de PDG ailleurs ou reprennent leur carrière politique quelques années plus tard, si d’aventure ils ont été condamnés … La justice ne condamne pas la discrimination raciale, pourtant fléau endémique, ou alors difficilement, et à des peines ridicules. La discrimination brise la vie de milliers de personne s, les prive d’avenir et d’espoir. Les cahiers de doléances montrent que l’essentiel des personnes ne croient pas à la possibilité de se voir rendre justice sur cette question.

 

 

 

 

Ainsi, c’est le sentiment d’avoir à faire à une justice de classe et de « race » qui se dessine. L’interprétation revient comme un leitmotiv au fil des cahiers : une justice plus juste ! Les principales propositions des cahiers de doléances. · Promotion de la diversité des origines (sociale, culturelle et ethnique) dans le recrutement des magistrats et des autres membres du tribunal, par exemple sur le modèle de l’IEP de Paris. Réformer le recrutement pour que les magistrats soient moins coupés de la réalité qu’ils ont à juger. (Suppression de la limite d’âge …) · Accélération du traitement des affaires par les tribunaux. · Gratuité de la justice, refonte du système des honoraires des avocats. · Application des lois à tous, sans privilèges de position, de richesse …

 

 

 

 


5. Pratiques Policières Insécurité

 

 

 

 

Les cahiers de doléances parlent très peu de l’insécurité, contrairement à ce que les médias nous rapportent quotidiennement. Les Classes populaires, qui subissent le plus l’insécurité n’en font pourtant pas une priorité, au regard des questions cruciales pour leur avenir comme l’emploi, l’éducation, les discriminations.

 

 

 

 

L’insécurité … au quotidien, telle que nous la raconte les cahiers, ce sont avant tout des gamins turbulents, capables de vandalisme qui s’ajoute aux difficultés du quotidien (bris de vitre des voitures pour voler une bricole, abribus …), violents dans leurs rapports entre eux et aux autres, certainement très malappris et insolents, mais pas la « racaille extrêmement violente et sauvage » dont ont peur ceux qui ne la voient qu’au travers des médias. Contrairement au discours officiel, les personnes qui ont rempli les cahiers fustigent la tranquillité dans laquelle les trafiquants en tout genre « exercent leur métier », au vu et su de tous, et de la police.

 

 

 

 

S’attaquer aux trafics sans soupçonner l’ensemble de la population d’un quartier, c’est bien à cela que doit servir un travail d’enquête sérieux. Propositions : · Instaurer un délit ou un crime spécifique : « entraînement de mineur dans la délinquance » ou dans la criminalité (visant ceux qui payent des mineurs pour faire les guetteurs, passeurs etc. .). · Lutter contre les réseaux parallèles, en visant vraiment les têtes, sans considérer que tout le quartier est forcément complice. · Traiter la délinquance comme un effet du regroupement des défavorisés et donc d e larges populations de je unes, oisifs, en rupture scolaire et hors projet d’insertion : c’est la question des grands ensembles, et celle de l’échec scolaire qui peuvent seules réduire les comportements délictueux. · Défendre la mission avant tout éducative du tribunal pour enfant, et maintenir le principe de l’incarcération en dernier recours. · Créer massivement des postes d’éducateurs spécialisés et d’animateurs.

 

 

 

 

Les cahiers de doléances sont loin de revendiquer la suppression de la police ou de se muer en appels aux armes ou à la justice privée, comme le voudrait l’imaginaire d’une population globalement délinquante que certains diffusent. Les manières de la police sont malgré tout particulièrement dénoncées, et il est important de ne pas balayer cela d’un revers de main : ce sont autant les files que les garçons, chez les jeunes, qui décrivent des contrôles incessants de la part de policiers qui en outre les connaissent déjà personnellement, des insultes comme substitut aux formules usuelles de politesse, des coups et bousculades . Malheureusement trop fréquentes

 

 

 

 

Les plus âgés le dénoncent également en masse, et dans les cahiers, nombreux sont les témoignages de violence contre des mères accompagnées de jeunes enfants ou contre des travailleurs qui rentrent tard et ne « zonent » pas de nuit. Le sentiment concernant la police est que ses missions n’ont plus rien à voir avec l’ordre public et la protection de la population, mais bien avec le contrôle social ou le contrôle racial. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Les violences policières et les insultes doivent être réprimées, ce qui implique pour commencer de prendre en considération les plaintes des victimes. · La police devrait être exemplaire. En cas de bavure, les sanctions doivent être extrêmement lourdes. · Les gardes à vue, moments de tous les abus, doivent être intégralement filmées. · Distinction des corps d’exécution (police) et d’inspection (IGS et IGPN), pour que le corps d’inspection soit désolidarisé des policiers et indépendant, notamment par la création d’une autorité supérieure comportant des représentants de citoyens. · Favoriser la transformation de la police vers plus de représentativité de la diversité française. · Meilleure formation des fonctionnaires de police. · Rétablissement de la police de proximité, et de cadres de dialogue local. · Développement d’un discours fort affirmant que «l’uniforme» de banlieue (baskets, casquettes, survêtements) ne désigne pas nécessairement des délinquants. · Meilleure répartition géographique des policiers expérimentés (à ne pas confondre avec gradés). • Faire évoluer la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité pour une saisine plus facile et pour qu’elle intègre des citoyens.

 

 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 08:10
 

6. Éducation
 
 
 

Au travers des cahiers de doléances, les critiques contre l’école sont nombreuses. Toutes en fait se résument au sentiment que l’école au mieux ne brise pas ou plus les prédestinations sociales, au pire qu’elle contribue à les renforcer.

 
 
 

Au banc des accusés, on retrouve d’abord les politiques d’orientation précoce qui imposent des choix définitifs que l’on regrette ensuite, souvent pour évacuer au plus vite les élèves en difficulté, et le manque d’information sur l’orientation y compris à l’université ; le manque criant de moyens de l’Éducation Nationale ; le manque de lien entre les formations et le monde du travail à l’université ; le mensonge de la méritocratie qui ne permet pas aux meilleurs des collèges et lycées dits sensibles de vraiment s’en sortir ; les effectifs trop importants dans les classes ; l’absence d’accompagnement individuel des élèves en difficulté ou qui ne peuvent trouver d’aide chez eux ; la faiblesse des bourses, dans le secondaire et le supérieur, qui sont très loin de couvrir tous les frais, et dont les plafonds de revenus sont scandaleusement bas, sans rapport avec la réalité économique ; le coût des études, en particuliers des frais d’inscription à la fac et plus encore dans les écoles de commerce et les grandes écoles ; les ZEP, dont la plupart appellent à la Culture L’école n’est pas le seul lieu d’acquisition du savoir. Les territoires ne sont pas égaux en matière d’équipements culturels : l’accès au théâtre, au cinéma d’art et d’essai, aux bibliothèques et médiathèques, aux musées est bien plus facile dans les quartiers aisés que dans les quartiers populaires.

 
 
 

Propositions : · Développer les équipements culturels dans les quartiers populaires, sans faire des choix soit disant adaptés à la population : les enfants des quartiers populaires doivent accéder à la « grande » culture autant que les autres, ils n’ont pas besoin qu’on sélectionne pour eux, de manière paternaliste, ce qui leur convient. · Valoriser dans les programmations des grandes institutions culturelle françaises (Comédie Françaises, BNF, Musées …) les arts et la culture de tous les pays et tous les peuples, notamment ceux qui ont fournis de nombreux migrants en France. Suppression au profit d’établissements de bon niveau pour tous et toutes, tant l’étiquette ZEP est désormais synonyme d’échec et de relégation, et non pas d’aide : parfois il s’agit de fermer les collèges et lycées concernés, parfois d’abandonner le dispositif. Pour une part minoritaire mais significative des personnes qui se sont exprimées, le rapport à l’école est très hostile : sentiment que l’institution est accusatrice et stigmatisante envers les parents, qu’elle n’a jamais cherché à comprendre les problèmes de l’enfant ou de la famille, ou encore que les enseignants ou l’institution pratiquent la discrimination raciale.

 
 
 

Pour cette fraction de la population qui a probablement le plus besoin de son aide, l’école est devenu e une source de violence sociale supplémentaire bien plus qu’un refuge. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Augmenter le budget de l’éducation nationale. · Créer des postes d’enseignants supplémentaires. · Augmenter les Bourses, réviser à la hausse les plafonds d’attribution. · Abaisser les effectifs par classe. · Favoriser l’accès des élèves issus des classes populaires aux grandes écoles. · Renforcer les moyens en matière d’orientation pour que les élèves puissent avoir un référent ou un tuteur qui les accompagne vraiment dans leurs choix et réformer le rôle du conseiller d’orientation, afin de privilégier le maintien en scolarité et dans le cursus généra l ; luter contre la discrimination dans l’orientation. Petite enfance Concernant la petite enfance, c’est bien sûr la difficulté à trouver une place en crèche, et parfois son coût qui sont dénoncées dans les cahiers de doléance.

 
 
 

Propositions : · Augmentation des places en crèche. · Privilégier les crèches collectives et mixtes (quant aux origines) · Création de haltes -garderies. · Baisser les coûts des modes de gardes. · Luter contre l’échec scolaire et refuser la facilité des orientations techniques ou professionnelles précoces liées à l’échec scolaire. Soutenir et valoriser les cursus techniques et professionnels pour que ces formations soient réellement de qualité, qualifiante et choisies. · Développer l’aide éducative et psychologique avec maintien dans la scolarité. · Aider et impliquer les familles en difficulté face à l’éducation (faible niveau de qualification, précarité et faiblesse des revenus, familles monoparentales …) au travers de médiateurs, psychologues, éducateurs, interprètes … · Associer réellement les élèves à la gestion des établissements. ·

 
 
 

Concernant les ZEP : les uns demandent leur suppression tant le dispositif leur semble inefficace, stigmatisant et discriminant ; les autres appellent à leur renforcement afin d’atteindre une réelle efficacité pour la réussite de tous. · Création d’une allocation autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans en formation ou en insertion. · Renforcer l’instruction civique (voir thème citoyenneté). Voir ... · le thème emploi pour ce qui concerne la formation continue etc. afin de privilégier le maintien en scolarité et dans le cursus général ; luter contre la discrimination dans l’orientation. Petite enfance Concernant la petite enfance, c’est bien sûr la difficulté à trouver une place en crèche, et parfois son coût qui sont dénoncées dans les cahiers de doléance.

 
 
 

Propositions : · Augmentation des places en crèche. · Privilégier les crèches collectives et mixtes (quant aux origines) · Création de haltes -garderies. · Baisser les coûts des modes de gardes. · Luter contre l’échec scolaire et refuser la facilité des orientations techniques ou professionnelles précoces liées à l’échec scolaire. Soutenir et valoriser les cursus techniques et professionnels pour que ces formations soient réellement de qualité, qualifiante et choisies. · Développer l’aide éducative et psychologique avec maintien dans la scolarité. · Aider et impliquer les familles en difficulté face à l’éducation (faible niveau de qualification, précarité et faiblesse des revenus, familles monoparentales …) au travers de médiateurs, psychologues, éducateurs, interprètes … · Associer réellement les élèves à la gestion des établissements. ·

 
 
 
7. Religion
 
 
 

L’islam est sali par les médias, des personnalités « intellectuelles » ou politiques. Dans les cahiers de doléance, ceux qui s’expriment sur la religion parlent de l’islam.

 
 
 

Si certains regrettent la loi d’interdiction du voile à l’école, l’essentiel des cahiers sur ce sujet évoquent l’inégalité que subit l’islam en France (concernant les lieux de culte, les cimetières …), les effets secondaires de la loi sur le voile en terme de regard social, de discrimination dans le monde de l’entreprise ou à l’embauche, et surtout, l’amalgame permanent entre islam et islamisme, islam et terrorisme, et l’idée sous -jacente que les musulmans ne seraient pas loyaux à la France et à la République.

 
 
 

Beaucoup font le constat du nombre insuffisant de mosquée s et par conséquent, du développement anarchique de sales de prière dans des lieux inadaptés, ce qui pourrait laisser le champ libre aux mouvements les plus radicaux. Il en est de même de l’absence de cursus de formation des imams en France.

 
 
 

Si une partie des doléances regrette la place « marginale » des religions dans la société, une autre estime à l’inverse que la religion devrait rester strictement confinée au domaine privé. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Luter contre les obstacles multiples mis à l’acquisition des terrains nécessaires à la construction de mosquées, d’établissements scolaires religieux et contre la rétention de permis de construire et des autorisations d’ouvrir. · Favoriser les moments d’informations et d’échanges sur les religions, les actions œcuméniques afin de faire connaître les points de convergence et surtout d e luter contre les amalgames, en particulier dans les médias. · Harmoniser les pratiques religieuses de manière nationale. · Appliquer strictement la loi de 1905, qui garantit parfaitement la liberté de culte et protège l’espace public et les athées.

 
 
 


8. Répartition des richesses

 
 
 

Les personnes qui ont rempli les cahiers de doléances sont nombreuses à évoquer un sentiment d’injustice né du constat que les riches s’enrichissent et que les pauvres s’appauvrissent. Au -delà de l’exclusion qui frappe une grande partie de la population, c’est pour ceux qui semblent appartenir à la classe moyenne, la crainte de la paupérisation et du déclassement social, qui s’exprime fortement.

 
 
 

En outre, on peut noter, en particulier pour les moins de 18 ans, que la société de consommation télé que présentée par les médias, a induit une représentation déformée de la société française et notamment une surévaluation du pouvoir d’achat moyen. Le rôle des médias dans cette course aux signes extérieurs de .richesse nous semble déterminant Les doléances soulèvent souvent le sentiment d’être exclu du partage des fruits de la croissance.

 
 
 

Les bénéfices colossaux, les taux de retour sur investissement plus haut que jamais, les réalisations de stock options pour des sommes qui dépassent l’imagination accréditent l’idée que ça ne va pas mal pour tout le monde, d’autant plus que les pouvoirs publics se préoccupent manifestement plus d’abaisser les prélèvements fiscaux (élévation des plafonds de l’ISF) de ces quelques privilégiés, que de luter contre la pauvreté.

 
 
 

En outre, de nombreuses personnes dénoncent l’inflation massive depuis le passage à l’Euro et par conséquent une baisse substantielle du pouvoir d’achat. Les principales propositions des cahiers de doléances. · Loi de régulation des financières et impôt beaucoup plus lourd s sur les revenus spéculatifs. · Assises des cotisations sociales sur les salaires et sur les bénéfices. · Arrêt de la politique de privatisation des services publics. · Mise en œuvre d’une meilleure redistribution pour une meilleure répartition des richesses. · Création d’une banque nationale populaire offrant des prêts sans intérêts pour les plus défavorisés et des microcrédits. · Loi et moyens financiers pour une véritable aide au développement des pays pauvres.

 


9. Citoyenneté & Politique

 
 
 

Un très fort désir d’implication citoyenne apparaît dans les cahiers de doléances. Mais la politique traditionnelle est très décriée : « On n’y comprend rien ! » est la ritournelle, à laquelle on ajoute le manque de respect des engagements pris, le manque de proximité et d’écoute, de consultation et de prise en compte des citoyens et de leurs besoins.

 
 
 

Le sentiment que la « classe politique » est une caste privilégiée (économiquement et au plan judiciaire) revient régulièrement. Une large part des classes populaires ne se sent pas représentée. L’âge avancé des hommes politiques est évoqué comme principale source du gouffre. Néanmoins, le manque de métissage des responsables politiques est pointé lorsque le problème de la discrimination est évoqué. C’est parfois la trop grande professionnalisation de la politique qui est dénoncée et l’on propose de supprimer l’ENA.

 
 
 

Dans le même objectif, il y a de nombreux appels à l’interdiction du cumul des mandats, pour laisser de la place aux « nouveaux français », et pour une réforme des institutions, parfois pour une sixième république. La démocratie participative et locale est plébiscitée, les personnes qui se sont exprimées souhaitent des cadres de débats. Elles dénoncent le manque d’information et de formation aux questions politiques, comme la laïcité ou les questions économiques et sociales. Concernant les étrangers, les cahiers appellent au droit de vote des immigrés, ainsi qu’à une politique de régularisation des sans -papiers. Concernant les médias, de nombreuses personnes dénoncent leur manque d’indépendance politique et économique.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Loi organisant le contrôle de la réalisation des promesses de campagne. · Droit de vote pour les immigrés. · Politique de régularisation des sans - papiers. · Décompte des votes blancs et nuls aux élections. · Développer l’usage du référendum pour les grandes décisions. · Réformer les institutions et changer de République. · Renforcer l’Éducation Civique à l’école et mettre en œuvre programme d’éducation à citoyenneté pour les 13 -25 ans. · Programme de sensibilisation laïcité. Application de la loi à tous : les élus doivent être sanctionnés comme les autres.  Création d’espaces de débats, développement de la démocratie participative. Création de comités de quartiers concernant les décisions et orientations locales. Mise en place de panneaux d’information dans les quartiers populaires. Généralisation et renforcement des conseils municipaux des jeunes, pour leur donner des espaces de parole. · Renforcer l’indépendance des médias.

 


10. Santé

 
 
 

Les cahiers de doléances évoquent en particulier le coût des soins, notamment les médicaments non remboursés. Concernant la CMU, les cahiers de doléances dénoncent le plafond d’attribution trop bas : de nombreuses personnes n’y ont pas droit mais n’ont pas les moyens pour une complémentaire santé, ce qui rend l’accès à de nombreux soins difficile (optique, orthodontie, spécialistes…).

 
 
 

Les discriminations commises par de nombreux médecins libéraux qui refusent les patients bénéficiant de la CMU ou de l’AME sont pointées du doigt, ainsi que les fermetures de dispensaires et de petites unités hospitalières Les jeunes filles expriment le besoin d’un accès facilité à des consultations gynécologiques dans un cadre accueillant et rassurant, permettant un suivi dans la durée, et à des coûts raisonnables. Elles n’ont pas toutes la chance de pouvoir obtenir de l’aide et du soutien de la part de leur mère, en matière de prévention, de contraception, ou dans les moments difficiles. La faiblesse des moyens et l’inefficacité de la médecine de prévention scolaire est également pointé du doigt.

 
 
 

Le problème le plus souvent évoqué concerne la santé au travail. Les conditions de travail des classes populaires sont encore souvent très violentes pour le corps et le psychisme (pression à la productivité,  harcèlements) entraînant de nombreuses maladies professionnelles non reconnues du stress.. , Il est extrêmement difficile de faire reconnaître les handicaps liés au travail, en particulier pour tous ceux qui sont mal armés face aux démarches complexes et aux multiples embûches de l’administration. Les personnes victimes d’accidents du travail ont également du mal à être reconnues ; Elles sont mal  protégées fac e aux difficultés économiques qui découlent de leur accident Un certain nombre de personnes évoquent le problème de la maladie mentale d’un de leur proche. Ils reprochent le manque d’accompagnement et de solutions de prise en charge, et l’incarcération d e nombreux malades mentaux.

 
 
 

Les plus fragiles parmi les personnes qui ont remplis les cahiers de doléances évoquent la question des insuffisances de la prévention épidémique et toxicologique, en termes de moyens et d’information. Les personnes confrontées à la misère évoquent le problème de la malnutrition. Les cahiers de doléances s’insurgent enfin contre le pouvoir et les bénéfices des grands laboratoires pharmaceutiques, notamment quant à leur rôle néfaste en matière de lute contre les maladies qui frappent les populations non solvables, en France et à l’étranger.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. § Loi pour une meilleure protection sociale et économique des personnes souffrant de maladie et de handicapes consécutifs au travail. § Inverser la politique actuellement orientée à la réduction de la solidarité nationale : forfait hospitalier, parts non remboursées des consultations et des médicaments, et déremboursement de médicaments : revenir vers une prise en charge à 100% par les caisses de solidarité des travailleurs. A défaut, relèvement du plafond de revenus pour l’attribution de la CMU. § Mettre en œuvre une vraie politique de prévention sanitaire, en milieu scolaire, professionnel, et ouvrir des centres d’information et de prévention dan s les quartiers populaires. § Augmenter le budget de la santé. § Certains proposent de supprimer le système du médecin traitant et en particulier l’obligation d’une consultation préalable chez le généraliste. § Luter contre les discriminations à l’encontre des bénéficiaires de la CMU et des AME dans la médecine libérale. § Loi instaurant la lute contre la malnutrition. § Développement d’un vrai secteur public de recherche et de production pharmaceutique. § Interdire la prise en compte de données médicales dans le calcul des risques par les compagnies d’assurance et les banques (assurance vie, attribution de crédits…). § Création de dispensaires modernes et de qualité dans les quartiers populaires et maintien des petites unités hospitalières territoriales. § Campagne de sensibilisation et de responsabilisation sur le coût de la santé.

 
 
 


11. Les femmes

 
 
 

Les contributions sur la situation des femmes soulignent trois grands thèmes :

 
 
 

1. L’égalité hommes / femmes dans le monde du travail en matière de rémunération et de promotion ; la précarité subie en terme de temps partiel et la discrimination à l’embauche liée à la « menace » de grossesse.

 
 
 

2 .Les jeunes files expriment très fortement l’exigence du respect auquel elles ont droit quelque soit leur tenue vestimentaire, leur choix de vi e, leur orientation personnelle (qu’il s’agisse du droit d’avoir une vie sentimentale et sexuelle libre ou d’adhérer à un modèle religieux ou traditionnel quel qu’il soit) et professionnelle.

 
 
 

3. La protection des femmes contre les violences et l’exploitation. Il faut offrir un cadre de protection (éloignement et logement, insertion économique, aide linguistique si nécessaire, aide psychologique et éducative) pour les femmes victimes de mariage forcé ou pour celles qui souhaitent sortir de la polygamie celles qui sont victimes de sexisme, coups, violences conjugales, asservissement, agression sexuelle et viol , et pour les femmes étrangères victimes des réseaux de traite des êtres humains (esclavagisme moderne ou prostitution). Les familles monoparentales dans les quartiers populaires (essentiellement des femmes seules avec enfants) sont littéralement abandonnées à leur sort.

 
 
 

Les principales propositions des cahiers de doléances. · Mettre en place un véritable contrôle de la parité des salaires avec des sanctions. · Sanctionner les entreprises dans lesquelles, statistiquement, la progression de carrière des femmes est plus lente et celles dans lesquelles elles n’ont de fait, pas accès aux postes de direction. · Organiser une grande campagne d’information sur le droit de s femmes, d’incitation au respect et contre le sexisme (notamment dans la pub). · Création d’associations et d’actions éducatives en direction des jeunes garçons, notamment pour mettre en évidence l’apport que l’émancipation des femmes peut leur apporter. · Lutter contre les discriminations ou les insultes liées aux jugements de valeur sur le physique et les tenues vestimentaires (mini jupe ou voile). · Organiser dans les commissariats un accueil adapté aux femmes victimes de viols et de violences sexuelles pour ne pas ajouter un traumatisme et une violence supplémentaire. · Organiser un réseau national de lieux d’information, d’accueil et de prise en charge. · Renforcement de l’allocation parent isolé en faveur des familles monoparentales, et l’é tendre jusqu’à la fin des études. De même pour les allocations familiales. · Ouverture de foyers d’accueil supplémentaires.

 
 
 
EPILOGUE
 
 
 

Vous venez de prendre connaissance de l’essentiel des éléments recueillis durant les rencontres citoyennes que notre collectif ACLEFEU a réalisé suite aux « révoltes sociales » de l’automne 2005. La volonté de vivre dignement conformément à la devise de la République – Liberté, Egalité, Fraternité - est sans conteste la priorité de ceux qui se sont exprimés à travers les cahiers de doléances, sur tout le territoire. A la lecture de ce document, il est indéniable que toutes les personnes rencontrées expriment un profond « mal être » qui résulte notamment de l’absence d’écoute des attentes des habitants.

 
 
 

C’est pourquoi il est extrêmement important que dès à présent, vous entrepreniez la démarche de redresser la France. Les gens souffrent non pas d’une difficulté unique, mais de plusieurs, qui anéantissent leur moral. L’accumulation de ces difficultés et l’absence de perspectives meilleures les démotivent. Le travail effectué est représentatif de la diversité des citoyens, quelque soit leur âge, origine, profession, conviction personnelle, religieuse ou politique, leur lieu de résidence.

 
 
 

 Les cahiers de doléances rassemblent la parole de toutes celles et ceux qui ont souhaité exprimer leurs exigences et leurs besoins, à destination de la classe politique, qui préside au bon fonctionnement et à l’application des valeurs de la République. Ce recueil de témoignages révèle une accumulation de négligences o u de carences. Néanmoins, les « doléants » veulent croire encore en la République et dans ses valeurs.

 
 
 

Les Français sont solidaires les uns des autres et souhaitent participer « ensemble et unis » à une transformation positive de la société. Ils entendent désormais utiliser leur droit de vote, examiner la concordance entre vos programmes et leurs attentes, puis l’efficacité de votre action. Décidés à devenir les acteurs de ce changement, ils attendent de vous que vous meniez les actions nécessaires à l’amélioration de leurs vies au quotidien, que vous les écoutiez, que vous les impliquiez.

 
 
 

A vous de transcrire ces propositions en actions concrètes en proposant les moyens de les rendre réalisables. Ils sont convaincus de l’intérêt que vous porterez à leur parole et que votre action tiendra compte de leurs propositions même si elles ne sont pas formatées dans le langage précis des spécialistes. Certaines peuvent paraître naïves de prime abord, mais elles expriment les besoins et les espoirs des petites gens. C’est au nom de toutes les personnes qui se sont exprimées et de toutes celles qui croient en un avenir meilleur que le collectif ACLEFEU vous transmet modestement ce document. Les électeurs et les autres sont impatients d’en voir les résultats.

 
 
 

Pour notre part, dès demain, nous lancerons une grande campagne d’inscription sur les listes électorales. Mais l’histoire des cahiers de doléances ne s’arrêtera pas là. Dans les mois qui viennent, nous saurons vous rappeler les revendications et les espoirs qu’ils portent. Nous approfondirons l’analyse par régions, classes d’âges, par genre…

 
 
 

Fait à Clichy – sous - Bois le 22 octobre 2006 par le collectif ACLEFEU.

 
 
 

Pour en savoir plus : http://aclefeu.blogspot.com/

 
 
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 21:18



Mobilisation des quartiers sud de Vitrolles contre le bruit des avions !

 
 

L’association ADEV, Association de Défense de l'Environnement des habitants(tes) de Vitrolles ouvre un site internet :

 
 

L’objectif de l’association est d’agir pour lutter contre les nuisances sonores liées au survol des avions sur les quartiers sud. Il a été constaté une recrudescence du  trafic aérien depuis la fin de l’été et un accroissement du bruit, devenu suivant les secteurs et les horaires insupportables.

 

Une première action publique de l’association a été menée le 25 octobre lors de la l’inauguration de la nouvelle aérogare MP2  « Low Cost » avec une distribution de tracts.

 

Pour faire avancer les choses sur un sujet aussi complexe, la mobilisation et la persévérance s’imposent.

A suivre.

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 21:03


POLITIS est un des rares journaux encore libres. Il est en grande difficulté financière aujourd'hui. Aidons le pour défendre la pluralité de la presse en France.


DH


Sauvons Politis ! Pour la pluralité de la presse

 
 

Hebdomadaire indépendant, Politis est aujourd’hui menacé de disparaître.

 

Espace d’informations, de réflexions et de débats, journal de résistance, écologiste, proche de la mouvance altermondialiste, engagé pour la défense de politiques alternatives, des services publics, des luttes sociales, d’une culture àl’écart des contraintes commerciales, de l’économie solidaire, de l’éducation populaire, du monde associatif... Politis constitue une voix singulière dans la presse depuis dix-huit ans.

 

Mais, le 8 août, le journal a été placé sous administration judiciaire. Puis, le dernier week-end de septembre, le principal opérateur du plan de reprise s’est brutalement retiré. Refusant de sombrer dans la résignation, le personnel de Politis a décidé de reprendre à son compte le projet qu’il soutenait. A l’heure où l’ensemble de la presse souffre de la mainmise croissante d’un actionnariat peu soucieux de l’indépendance rédactionnelle, cette aspiration relève du défi.

 

Politis lance donc un appel à tous ses lecteurs, amis et futurs lecteurs qui tiennent à la pluralité et à la liberté de la presse. UN MILLION D’EUROS sont nécessaires à la mise en œuvre pleine et entière d’un plan de relance et de développement qui rompe avec une situation de survie et assure au journal une indépendance qui ne saurait être sacrifiée. Nous avons jusqu’à la fin du mois d’octobre pour réunir cette somme. Les premières contributions nous donnent bon espoir. Merci de diffuser cet appel le plus largement et le plus rapidement possible.

 
LE PERSONNEL DE POLITIS
 

Pour soutenir Politis et être informé régulièrement de sa situation, rendez-vous sur le site de l’association Pour Politis : www.pour-politis.org

 

Pour envoyer vos dons, merci de libeller vos chèques à l’ordre de : Association « Pour Politis » et de les envoyer à : Association Pour Politis c/o Politis,2,impasse Delaunay,75011Paris.

 

Suggestions de montants : *25 euros (40000 personnes) *40 euros (25000 personnes) *60 euros (17000 personnes) *100 euros (10000 personnes, soit tous les abonnés de Politis) *... euros

 

Envoyez aussi vos messages de soutien à l’adresse : pourpolitis AT orange fr

 

Politis, c’est aussi, actuellement : 14 salariés permanents, 13 pigistes réguliers, 10000 abonnés, 3000 ventes en kiosques, des hors-série trimestriels.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 13:47


CONVERGENCE NATIONALE DES COLLECTIFS de DEFENSE et de DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS

 

APPEL DE JAPY  -  PARIS le 26 SEPTEMBRE

 
 

Malgré tous les discours rassurants et les leurres agités quotidiennement, le gouvernement poursuit avec cohérence et acharnement le démantèlement des services publics, n’hésitant pas, comme dans le cas de Gaz de France, à renier publiquement ses engagements.

 
  • - Pour l’accès aux droits fondamentaux dans la liberté et l’égalité.
 

- Pour une juste redistribution des richesses et une société solidaire.

 

- Pour des choix de politique économique fondés sur la satisfaction des besoins des populations.

 

- Pour l’aménagement harmonieux du territoire dans le respect des équilibres écologiques des services publics de qualité sont des outils indispensables à la République !

 

Ils constituent un patrimoine commun, le fruit de notre histoire sociale et de nos luttes.

 

Nous n’acceptons pas d’en être dépossédés, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un bien vital comme l’énergie.

 

Nous appelons donc l’ensemble des salariés et des forces syndicales, les usagers et les associations, ainsi que les organisations politiques à refuser la privatisation de Gaz de France.

 

Aucun argument sérieux ne la justifie et au contraire c’est du renforcement des synergies entre les deux entreprises publiques EDF-GDF dont nous avons besoin , pour assurer une maîtrise publique du droit d’accès de toutes et tous à ce bien, dont le caractère à 100 % public doit être définitivement reconnu.

 

Nous qui sommes rassemblés à JAPY, ce mardi 26 septembre, nous nous engageons à tout faire pour mobiliser massivement dans un « tous ensemble » les salariés-usagers-élus lors du 3 octobre et du SAMEDI 14 octobre (Marseille 14h30 Porte d’Aix) qui doit être, partout dans les départements, une grande journée de convergences.

 

Nous exigeons que le gouvernement décide un moratoire pour que, globalement, il n’y ait plus aucune perte de moyens en postes comme en matériels, dans l’ensemble des services publics.


Ces derniers doivent faire l’objet d’un grand débat national, institutionnellement organisé, sur leur rôle et leur mode de fonctionnement.

 

Il faut d’urgence une autre politique pour les services publics, pierre angulaire de toute transformation sociale progressiste, et de nouveaux droits démocratiques, tant dans le privé que dans le public, de façon à orienter réellement, à tous les échelons, État, régions, départements, les politiques publiques, dans le sens du bien commun et de l’intérêt général.

 

Nous agirons également pour qu’une telle démarche se multiplie dans les pays européens, pour que soient remises en cause les logiques libérales de privatisation et de domination des règles de concurrence et de rentabilité financière qui dirigent l’Union Européenne actuelle.

 

Parce qu’il y va de la liberté, de l’égalité, de la dignité de nos vies et celles de nos enfants, de la solidarité et de la fraternité,

 
NOUS VOULONS QUE VIVENT LES SERVICES PUBLICS,
 

nous voulons une autre politique, non pas au service de la finance et des actionnaires, mais à celui des droits fondamentaux et du progrès social pour tous les êtres humains.

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 15:09


Collectif "Ensemble à Vitrolles pour une alternative au libéralisme"

 
 

Après une première réunion publique le 14 juin 2006,

 
 
 

Le collectif "Ensemble à Vitrolles pour une alternative au libéralisme" organise une

 

Seconde réunion publique le mardi 10 octobre

 

au local du PCF, 13 rue Jean GOUJON (en face de la clinique de Vitrolles).

 
 

Chômage, précarité, pouvoir d’achat en baisse, pauvreté grandissante, protection sociale réduite, inégalités hommes – femmes, discriminations de toutes sortes, services publics démantelés, atteintes aux libertés, violence d’Etat contre les pauvres, les jeunes, etc. Cela fait trop longtemps que cela dure !

 

Depuis 4 ans, la droite au pouvoir mène une offensive sans précédent. Nous en subissons tous localement les conséquences.

 

Chirac, Raffarin, Villepin, Sarkozy ne tiennent aucun compte de la volonté populaire qui les a systématiquement sanctionnés dans la rue comme dans les urnes. Ils comptent même aggraver leur politique comme en témoignent la privatisation de GDF et leurs attaques contre le « modèle social français ».

 

Les forces anti-libérales de gauche ont su mener ensemble la bataille pour dire NON au traité constitutionnel européen. Au printemps dernier, des millions de jeunes et de salariés ont refusé la précarité et imposé le retrait du CPE.

 

Cette volonté populaire de rompre avec les politiques libérales doit se faire entendre en 2007 !

 

Nous ne voulons ni de la droite, ni d’une alternance sans changement réel. Notre pays a besoin d’un changement politique, en rupture avec le libéralisme.

 

Pour porter des exigences, des centaines de collectifs unitaires se mettent en place dans tout le pays. Ils rassemblent des communistes, des socialistes (PRS), des écologistes, des républicains, des militants d’extrême-gauche, des féministes, des alter-mondialistes, des associatifs, des syndicalistes et aussi des citoyens et des citoyennes qui veulent un vrai changement.

 

Le collectif « ensemble à Vitrolles pour une alternative au libéralisme » propose une seconde réunion publique pour débattre des candidatures unitaires antilibérales de Gauche, à l’image de ce rassemblement et porteuses d’un projet commun de transformation pour les élections présidentielles et législatives de 2007…


 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 19:12



L’OMC a suspendu sine die les négociations entamées à DOHA, il y a 5 ans. Cela nous est parfois présenté dans les médias, comme un grave échec. Encore une fois il s’agit de relativiser la situation. Le communiqué de presse de Via Campesina du 5 juillet nous donne un autre éclairage. Et si la fin du cycle de DOHA était une bonne chose pour les citoyens du monde ?

A suivre...

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE                           

Bruxelles, 5 juillet 2006

 

Le nouvel échec de l’OMC à Genève est  un espoir pour les paysans du monde.
L’ONU doit prendre ses responsabilités.

 
 

La mini-ministérielle de l'OMC s’est achevée samedi dernier à Genève sans accord. Les ministres du commerce ont du mal à s’entendre car la « libéralisation » des échanges n’a pas que des avantages: ils doivent mesurer ce qu’ils sont prêts à perdre !

 

Les conséquences de 10 ans d’OMC sur la répartition mondiale de la richesse sont désastreuses : Un rapport récent de l’ONU montre que, contrairement aux idées reçues, la libéralisation des échanges rime avec paupérisation et précarisation.

 

Le cycle de Doha s’enlise : c’est une bonne nouvelle pour les paysans du monde qui subissent de plein fouet  la « libéralisation » des échanges.  C’est un répit pour tous les travailleurs qui voient les usines se délocaliser et pour les consommateurs à qui on promet des aliments « globe-trotters ». Mais ce répit sera de courte durée si à l’OMC se substituent des accords bilatéraux de « libre »-échange. Nous ne voulons pas de tels accords qui s’inscrivent dans la droite ligne de l’OMC.

 

Nous voulons d’autres règles pour le commerce international, qui interdisent le dumping pratiqué par les politiques agricoles actuelles, ainsi que le dumping social et environnemental. Nous voulons des politiques agricoles dont la légitimité soit reconnue par les consommateurs et les contribuables. Les politiques des uns ne doivent  pas compromettre la viabilité de l’agriculture des autres. Il faut une instance régulatrice du commerce international et garante d’un commerce juste et solidaire. L’ONU peut jouer ce rôle. 

 

La  CPE et Via Campesina appellent les gouvernements du monde entier à défendre le droit à la Souveraineté Alimentaire plutôt que les politiques néo-libérales.  L’échec du cycle de Doha doit être l’occasion de réviser les politiques agricoles et de repenser les règles du commerce international pour relocaliser l’économie.

 
 

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CPE
Coordination Paysanne Européenne

European Farmers Coordination

Coordinadora Campesina Europea  member of Via Campesina


Rue de la Sablonnière 18 – 1000 Bruxelles - metro:Madou


Tel : + 32 2 217 31 12  Fax :+ 32 2 218 45 09


e-mail : cpe@cpefarmers.org  web : www.cpefarmers.org

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 18:56


Pour la défense du service public…

 
 

La défense du service public, il ne s’agit pas que d’en parler. Il faut aussi agir ! C’est pourquoi, je tiens à faire la publicité de l’association VSP (Pour que Vivent Les Services Publics). Cette association, créée en Janvier 2005 a pour but de défendre, rénover et promouvoir les Services Publics.

 

Cette association regroupe des partis politiques (PCF 13, LCR 13, etc.) , des syndicats (SUD PTT 13, UNSA 13, FSU 13, etc.) , des associations d’éducation populaire (ATTAC Marseille, ATTAC Aix, etc.), des associations d’élus (ADECR, etc.) et des élus et des citoyens animés d’une volonté de défendre les services publics !

 

L’association adhère à la Fédération Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics.


Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site :

 


Si vous souhaitez avoir des renseignements complémentaires, n’hésitez pas à me contacter via le blog. Je vous donnerai les cordonnées du responsable Vitrollais de l’association.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 22:57

Les émissions comme celle de Daniel MERMET sont trop rares pour qu'elles ne soient pas défendues. c'est pourquoi, je soutiens cette pétition.



Là-bas si j’y suis
ne reprendrait pas en septembre !


Contrairement à ce qu’avait annoncé le nouveau directeur de France Inter, l’émission de Daniel Mermet «Là-bas si j’y suis» ne figurerait pas dans la grille à la rentrée de septembre.

Actuellement programmée à 17 heures avec une excellente audience (500 000 auditeurs) «Là-bas» serait programmée à 15 heures ce qui lui ferait perdre plus de 50% de ses auditeurs, la tranche horaire de 15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

Là-bas si j’y suis n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre, surtout au lendemain de mobilisations sociales et au seuil d’une année électorale.

Faut-il rappeler que l’actuel président de Radio France Jean-Paul Cluzel, Inspecteur général des finances, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, intime d’Alain Juppé et récemment reconverti au sarkozysme n’a pas fait mystère, dans un entretien au Figaro Magazine, de ses idées « de droite, catholiques et libérales ».

Depuis son arrivée marquée par une brutale reprise en main provoquant le départ de personnalités emblématiques comme Pierre Bouteiller et Jean-Luc Hees, c’est près de 400 000 auditeurs qui ont quitté France Inter en moins de deux ans.

Ainsi avec la campagne pour le référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005 où la tranche «7/9» s’est distinguée par un soutien déchaîné et sans contrepartie au OUI, c’est environ 250 000 auditeurs qui ont quitté l’antenne et ne sont pas revenus. Dans le même temps « Là-bas si j’y suis » gagnait 45 000 nouveaux auditeurs.



Le 2 mai à la surprise générale, Frédéric Schlessinger, un nouveau directeur a été nommé à la tête de la station. Inconnu de France Inter qu’il reconnaît ne pas connaître d’avantage, cet ancien responsable du pôle radio du groupe Lagardère s’empresse de couper quelques têtes parmi les plus chères aux auditeurs. Le dernier en date étant Alain Rey une des voix les plus aimées d’Inter.

Mais n’en doutons pas les auditeurs seront sans doute consolés par l’arrivée de M.O.F. (Marc Olivier Fogiel).



Et tout cela dans quel but ? Sauver France Inter en faisant remonter par tous les moyens le chiffre des sondages d’audience.

 

Ces chiffres sont éminemment discutables et l’on ne fait pas de la radio avec des chiffres. Or même si l’on accepte d’entrer dans cette logique, pourquoi pénaliser « Là-bas » dont le très bon taux d’audience est un des rares en augmentation alors que plusieurs émissions qui ont perdu des auditeurs sont maintenues ?



Ces incohérences ne peuvent dissimuler une volonté politique et idéologique très claire de casser « Là-bas si j’y suis » avant d’en débarrasser la grille de France Inter.

Nous devons nous opposer vigoureusement à ces manipulations. Financée par la redevance, Radio France est un bien public, « la plus grande école de la République » et l’un des seuls espaces médiatiques en France qui n’ait pas pour but de vendre du temps de cerveau humain disponible aux annonceurs

.

Cette relégation ne concerne pas seulement Daniel Mermet et l’équipe de Là-bas, c’est un mépris pour ceux qui depuis des années écoutent cette émission et peuvent simplement s’y faire une image différente du monde « à l’écoute de la différence ».



Mépris aussi et avant tout pour ceux dont les voix, ici et ailleurs, de charniers en chantiers, de souffrances en résistances, seraient encore un peu plus étouffées.


Limoges, le 16 juin 2006 à 21h30

 
NON
A LA DISPARITION DE
LA-BAS SI J’Y SUIS !
 

Signez dès maintenant la pétition sur le site !

Signer la pétition   Voir les signataires   Voir quelques mails reçus par Radio France

 
 
Vous pouvez découvrir et écouter des centaines d'émissions de Là-bas si j'y suis sur le site non-officiel www.la-bas.org
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 12:32


Grande soirée citoyenne au Cinéma les Lumières

« Bien public et service public »

 
Le jeudi 22 juin à 19h30


 

A l’initiative du  nouveau comité de proximité ATTAC Vitrolles, une soirée citoyenne est programmée le 22 juin à 19h30 au cinéma les Lumières sur le thème : « Bien public et service public »

 

Le service public a encore un sens dans notre société, même si la pensée unique, et le libéralisme ambiant souhaitent sa disparition… Pour en débattre, je vous invite à prendre connaissance du programme !

 
 

19h30 Vidéo-projection du film documentaire « Le bien commun »

 

Discussion – Débat / buffet convivial

 
21h30 – The Navigators, Film de ken Loach (2003)
 

En Angleterre, 4 employés des chemins de fer apprennent la privatisation du rail. Le travail devient concurrentiel, et une lutte sociale s’engage…

 

Venez nombreux, réservation indispensable.


 


Groupe de proximité ATTAC Vitrolles – Est Etang de Berre

 

Adresse : Maison des Associations « Le Romarin »

                Quartier des Pins

                 13127 Vitrolles

 

E – mail : attac.etang@laposte.net

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