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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 09:39


J’adresse mes meilleurs vœux républicains pour 2007 aux internautes qui viennent régulièrement visiter ce blog.

 

Au-delà de la politique et d’internet et comme me le rappelait très justement un ami, nous n’avons qu’une vie, alors profitons - en et je rajoute, n’oublions surtout pas d’en profiter !

Que ce soit le cas pour tous en 2007…

Forêt d'automne dans la région de Charlevoix au Québec, Photo Yann ARTHUS BERTRAND

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 11:44



Lecteur assidu de Charlie HEBDO, je lis avec attention chaque semaine la page d’Oncle Bernard, pseudo de Bernard MARIS, professeur d’université à paris VIII, et auteur de nombreux livres. Je vous conseille d'ailleurs son antimanuel d'économie (1 - Les fourmis, 2 - Les Cigales);

 

Bernard MARIS intervient de plus en plus à la télévision et à la radio et c’est une bonne chose, pour enfin pouvoir donner d’autres arguments que la pensée unique libérale d’un Jean – Marc SYLVESTRE par exemple…

 
Son interview dans LIBE du 28 novembre est intéressante à lire…
 
DH
 
 

Bernard Maris, économiste, publie la suite de son «Antimanuel d'économie»:

 

«La mondialisation n'est pas heureuse,

elle est sadomaso»

 
 
 

L'économie, ça s'apprend, mais ça se désapprend aussi. Dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie (1), Bernard Maris, prof à l'université Paris-VIII, ausculte «les cigales» après avoir contemplé «les fourmis». Un livre lumineux. Entretien-divan sur un grand malade : le capitalisme.

 

Alors, le capitaliste, maniaco-dépressif ou accumulateur-compulsif ? 

 

Un enfant angoissé. Un boulimique, un de ces confituriers, comme disait Keynes, qui met ses «richesses sous terre», hors d'atteinte de la société. Il est aujourd'hui un de nos maniaques du CAC 40, qui accumule les stock-options sans jamais restituer aux hommes la liquidité dont il les saigne. Il est un gérant de fonds de pension qui vit vieux mais infantile, pense quantité de vie et d'argent, pas qualité de vie et partage. Il est ce cupide qui finit «homme le plus riche du cimetière», disait Max Weber. Il grignote du temps pour ne pas en jouir. Et mourir au moment où il pourrait en jouir.

 

Le travailleur, lui, vit culpabilisé, ne travaillant pas assez, pas assez longtemps, pas assez vite... 

 

Il accepte la souffrance. Il se couche devant les «servitudes volontaires». Le nouveau Sisyphe, qui roule sa pierre. Voyez la violence actuelle des charges contre les 35 heures ! Elles posaient pourtant la question d'un nouvel humanisme : la qualité de la vie. Elles sont dangereuses, nous dit le capitaliste. Au rêve de la fin du travail, on oppose le travail sans fin. Au possible épanouissement dans le boulot, on oppose la compétition à marche forcée. C'est la surveillance minable, les minuscules rivalités de bureau, le besoin d'être devant l'autre, «la rivalité mimétique» que dénonce René Girard. La pulsion de meute.

 
Un système malin, donc ? 
 

Au sens «pervers», qui laisse entendre qu'il faut s'autodétruire pour croire survivre. L'orchestre, façon Titanic, continue à jouer pendant qu'on coule. A l'époque, il y avait au moins la «pédagogie de la catastrophe» : on améliorait les radars. Là, on court au suicide. On sait sur l'effet de serre, les ressources finies de la Terre. Mais on fonce...

 
C'est la nouvelle religion du siècle ? 
 

C'était la prédiction de Marx. Mais, si c'était la nouvelle religion, on serait presque soulagé, heureux. Là, on est dans la flagellation. On se dit : «Tu n'y peux rien, il n'y a pas d'alternative, c'est la fin de l'histoire, c'est ton destin de hamster dans sa cage.» Qui gère le monde aujourd'hui ? Les multinationales, ces nouvelles «bienfaitrices» de l'humanité. Regardez Warren Buffet, qui file 30 milliards de dollars à la Fondation Gates en disant qu'il rend l'argent qu'il a pris afin de faire le bien de la santé publique mondiale... Les firmes se veulent «parfaites». Mais c'est quoi la perfection de l'efficacité ? La mort de l'efficacité, car trop d'efficacité tue l'efficacité. Trop de recherche de gain de temps tue le temps. C'est la dernière rareté, le temps. Le capitalisme, c'est la «manducation», disait Georges Bataille, la consommation des êtres et de la nature. Autophagique. La mondialisation n'est pas heureuse, elle est sadomasochiste...

 
On se trouve donc dans une totale déshumanisation de l'économie ? 

Sous couvert de prospérité et de progrès, le néocapitalisme gomme la notion de l'autre. Y compris de son ennemi. Avant, c'était simple : il y avait le patron, les syndicats, le travailleur. Le travailleur pouvait péter la gueule de son boss. Aujourd'hui, l'ennemi est partout. Du collègue de bureau au travailleur textile chinois en passant par le plombier polonais. La notion de lutte des classes a explosé : elle est aussi forte dans la classe qu'entre les classes. Le capitalisme préfère l'agitation stérile à l'introspection. On consomme par mimétisme. On se réfugie dans le futile, relevait déjà Pascal. Formidable civilisation que celle où le déchet devient la première marchandise ! Une civilisation Thanatos, barbare, pas très Eros. Chaque phase d'expansion du capitalisme s'est d'ailleurs traduite par une guerre...

 
Le système prospère-t-il avec les insécurités économiques ? 
 

Il règne avec le prix de l'angoisse. Prenez les fonds de pension, alimentés par les petits vieux qui veulent voir leur cagnotte prospérer, tout de suite, avec des rendements à 15 %. Ces 15 %-là, c'est le prix de l'angoisse. Si les patrons de l'économie actuelle étaient jeunes, l'économie serait moins anxiogène ! Le débat autour de la dette de la France, c'est la même logique. On nous dit : «Vous êtes ruiné, vous hypothéquez les générations futures.» Mais un pays qui épargne 15 % de son PIB et dont la majorité de la dette reste en France n'est pas menacé. C'est faire peur pour dégraisser, pour pousser à la «valeur-travail».

 

Pour y échapper, il faut, dites-vous, regarder où est la création, où est la valeur ? 

La création de valeur n'est pas dans la concurrence, mais dans la coopération. Il y a tant d'action gratuite dans la vie que l'on ne voit pas, que l'on ne valorise pas. Et que le marché siphonne ou récupère. Le marché a mis des barrières, des péages, de l'argent partout. Or l'anticapitaliste par excellence, c'est le chercheur. Il ne peut pas être dans la compétition, doit penser don contre don. La création est le passager clandestin du capitalisme. La création, c'est poétique. La création, c'est l'antimarché. C'est ne pas savoir où aller quand le marché dit que c'est là qu'il faut aller. C'est sortir des sentiers battus. A Berne, Einstein ne branlait rien à l'Office des brevets : il y a pensé sa théorie de la relativité. «Je vois des chercheurs, pas des trouveurs», disait de Gaulle. C'est stupide... Si on avait cherché l'Internet, on ne l'aurait pas trouvé. La face émergée de l'iceberg, la valeur marchande, ne voit pas la face immergée : la recherche. Les fourmis, égoïstes, épargnantes, ne sont rien sans les cigales. Pour créer de la richesse, il faut de la gratuité, de la beauté inutile. De l'anticapitalisme, en quelque sorte...

 

Libération : mardi 28 novembre 2006

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 16:55


Un peu d’humour à la veille de Noël…

 
 

Avec pour commencer, un conseil de prudence par rapport au Père Noël. Assurément il faudra le changer en 2007 !

 

Pour ceux qui hésitent encore sur leur vote à la présidentielle de 2007, je leur propose ce petit jeu pour vous aider à vous choisir.

 

Et Bonnes fêtes de Noël à tous les internautes…

 
DH
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 16:50


Et pendant ce temps là, les libéraux avancent… 

Non à la libéralisation de la poste !  
 

La Commission européenne a franchi le dernier pas vers la libéralisation totale des
services postaux en proposant d'ouvrir à la libre concurrence pour le 1er janvier 2009
la distribution du "petit" courrier, par nos facteurs, dernier domaine qui n'était pas
encore libéralisé.

Pour nous, citoyens européens, la Commission a fait un pas trop  loin ! 

Cette directive européenne, si elle devait être adoptée, aura des conséquences
néfastes pour les citoyens que nous sommes : pertes  d¹emplois importantes,
augmentation des prix, exclusion du service  aux plus faibles d’entres nous qui ne
seront jamais des clients «  rentables » pour les entreprises privées.

Pour que le Parlement européen s'oppose à ce projet de  directive, soyons 
nombreux à faire entendre notre voix pour que l'on  ne touche pas à notre facteur
et aux services qu¹il rend à la  population ! 
Il faut que tous les citoyens qui tiennent à La Poste signent la pétition par courrier
électronique pour faire pression sur la  codécision qui pourrait intervenir lors de
la séance du 19 décembre  2006 (gouvernement des 25 pays +les députés
européens).
A nous de nous assurer que cette pétition européenne soit un  véritable succès 
démocratique.
 
SIGNEZ LA PETITION sur : 

http://www.sosposte.eu

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 17:54


Pinochet est mort, bon débarras. Malheureusement, il n’a pas été jugé pour tous ses crimes. Si la dame de fer, Margaret Thatcher, l'ancien premier ministre britannique, s'est dite "profondément attristée" par sa mort, ce n’est pas mon cas et cela fait un dictateur de moins sur la planète, et cela se fête !
 
DH
 
 
 
 

Augusto Pinochet est mort dimanche 10 décembre 2006, à tout juste 91 ans, sans avoir jamais eu à répondre des crimes commis au Chili pendant les 17 ans de sa dictature (1973-1990) : plus de 3 000 assassinats politiques et un millier de disparitions. Malgré les centaines de plaintes déposées contre lui, il n'a jamais été traduit en justice car sa santé, jugée fragile, et les tergiversations de certains politiques chiliens lui ont épargné tous les procès. C'est donc impuni qu'il quitte la scène.

 

Le dictateur est arrivé au pouvoir lors d'un coup d'Etat sanglant, le 11 septembre 1973. Appuyé par la CIA, il renverse le gouvernement de gauche démocratique. Il est alors commandant en chef de l'armée chilienne. Tandis que des avions bombardent la Moneda, le palais présidentiel, il exige la reddition du président démocratiquement élu, Salvador Allende. Le chef d'Etat socialiste préfère se suicider avec un fusil automatique que lui a offert Fidel Castro. Des milliers de ses partisans sont arrêtés.

 

Certains militants de gauche sont emprisonnés à Santiago, dans le Stade national, qui devient un centre de torture. D'autres sont victimes de la "caravane de la mort", escadron chargé de liquider les opposants au régime. Des fosses communes seront découvertes dans le désert d'Atacama (nord) et dans les villes de La Serena et de Cauquenes.

 

Augusto Pinochet assure ne vouloir rester au pouvoir "qu'aussi longtemps que les circonstances l'exigent" pour protéger le Chili du communisme. Cependant, une fois à la présidence, il explique qu'il a "des objectifs, et non des délais". Il dissout le Congrès et interdit toute activité politique.

 

Il ne fait pas de mystère sur l'identité de celui qui tire les ficelles. "Pas une feuille d'arbre ne bouge dans ce pays sans que ce soit moi qui la bouge", déclare un jour le militaire moustachu, tout en affirmant par ailleurs que les meurtres de prisonniers politiques sont l'œuvre de ses subordonnés.

 

En mai 2005, Manuel Contreras, qui dirigeait sa police secrète (DINA), a affirmé que la responsabilité incombait bien à Augusto Pinochet. Le général Contreras, qui purge une peine de 12 ans de prison pour la disparition d'un jeune dissident en 1975, a fourni à la Cour suprême chilienne une liste décrivant le sort de plus de 500 opposants arrêtés par la DINA. La plupart ont été tués, leurs corps jetés à la mer.

 

D'autres victimes de la répression étaient cependant enterrées. Après la découverte de cercueils qui contenaient chacun deux cadavres, Augusto Pinochet y a vu "une bonne mesure pour économiser de la place dans les cimetières".

 

Au total, en 17 ans, au moins 3 197 personnes ont été tuées pour des motifs politiques, plus de 1 000 ont disparu, et des milliers d'autres ont été arrêtées, torturées ou contraintes à l'exil, selon un rapport officiel réalisé récemment.

 

Avec d'autres dictatures d'Amérique du Sud, dont celle des colonels en Argentine, le Chili a mené l'opération "Condor" pour éliminer les opposants de gauche à l'étranger.

Le général Pinochet a estimé à plusieurs reprises qu'il n'avait pas à demander pardon. Il s'attribuait même en partie le mérite de la chute du communisme. "Je me vois comme un ange bienveillant", déclarait-il en 2004 à une chaîne de télévision hispanophone de Miami. Un an auparavant, il n'exprimait pas plus de regret et précisait même : "Si c'était à refaire, je le referais de la même manière".

 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 22:18


Laïcité, interpellation d’un internaute

  
J’ai reçu récemment ce mail, posté à partir de mon blog. Comme il 
s’agissait semble – t – il d’une attaque, et que l’internaute souhaitait
une réponse de ma part, je ne me défausse pas et donne ma réponse
publiquement, mes réponses sont dans le texte en bleu.
  

Mail reçu le 22/11/06 de d………@skynet.be
 
« Vous parlez d'athée dont l'humanisme est source de vie autant que 
peut-être la croyance en Dieu. C'est un laïc qui dit cela et qui n'a
jamais expérimenté Dieu. Dieu ce n'est pas croire comme un laïc -
uniquement avec la tête - mais c'est vivre avec le cœur l'expérience
d'Amour. C'est comme l'amour entre les êtres, cela ne s'explique pas,
ne se conçoit pas. L'Amour, Dieu est expérience, bonheur, liberté,
sacré. Et l'expérience de Dieu dans son être profond, il faut l'avoir
découverte, expérimentée pour en parler.
 
Il n'y a que les cons qui parlent de ce qu'ils ne connaissent pas ». 
 
Merci, un peu sectaire, non ?
 
« La comparaison entre humanisme source de valeur autant que 
peut l'être la croyance en Dieu est nulle. Je vous le dis. C'est une
faute de logique.

En plus je vais vous dire que Dieu et la religion sont deux choses
différentes. Vous confondez les deux. La religion est affaire d'hommes
et imparfaite comme votre religion laïque. Moi je parle de Dieu qui
existe bien avant que l'homme a inventé la religion. »
 
Je suis d’accord qu’il ne faut pas confondre DIEU et la religion 
« gérée » par des hommes, mais la laïcité n’est pas une religion !

« Comment diriger la cité sans une référence transcendantale si ce
n'est la logique limitée de l'être humain dans la laïcité ? »
 
Et pourquoi pas ? C’est vrai que BUSH est parait –il investi 
d’une mission divine. On voit le résultat…


« L'être humain n'est que ce qu'il est et cela veut dire peu de chose
 - poussière - sans la dimension transcendantale qui l'éclaire, le
porte et vit son frère comme un frère d'Amour et non comme quelqu'un
 a exploité comme le bel ultralibéralisme que vous amenez.


Vous ne pouvez comparez Dieu vécu, car vous ne le connaissez pas,
vous ne l'avez jamais rencontré aux bonnes volontés de l'humanisme
dont vous vous réclamez.

L'enfer en est pavé de bonnes volontés.
 
Tous les peuples ont d'une façon ou d'une autre eu recours aux intuitions
spirituelles, au sacré, à la dimension qui transcende la raison des
hommes limités et dans le temps et dans l'espace et dans leur
compréhension des choses que nous sommes.


La France est le fer de lance de la laïcité. On voit dans quel état elle se
 trouve. Des banlieues en feu, des pompiers que j'ai vu hier à la télé qui
se comportent comme les voyous de vos banlieues, un Le Pen qui devait
être au pouvoir sans la manipulation de la particratie et j'en passe et des
meilleures. »
 
Tiens, tiens ! Le rapprochement est fait entre Le PEN et les intégristes…

« Vous foncez dans le mur, privé de la Lumière qui nous vient de la profondeur
 de l'être et que vous refusez et que tous les peuples depuis des millénaires
utilisaient pour diriger leurs cités. Ceux qui se sont coupés de ces racines
sacrées sont allés à leur perte et les cas sont nombreux.


Au nom de la laïcité vous allez devenir le premier pays musulman d'Europe
sous peu. Et croyez-moi les musulmans sont religieux et vivent encore des
 valeurs essentielles porteuses d'énergies essentielles et c'est sous ce joug
 que vous allez cohabiter. »
 
Je crois qu’il faut parler franchement. Vous assimilez que la laïcité 
protège ou favorise la religion musulmane au nom d’une autre que
vous n’osez pas citer, la religion chrétienne. C’est logique, dans votre
pensée intégriste et apparemment d’extrême droite, mais la laïcité
 justement a pour objet que chacun vive ensemble dans la cité dans le
 respect des pensées religieuses de chacun qui sont du domaine du privé.
 
« Je ne parle pas de religion, mais de valeurs puissantes, essentielles, 
spirituelles qui passent notamment par la religion mais par d'autres portes.
C'est de ces valeurs là que l'Occident s'ampute, se coupe et va à sa perte.


C'est sans énergie essentielle que nous affronterons le bouleversement
mondial. Les pays qui vivent le sacré, le spirituel nous dominerons. Nous
sommes déjà en belle voie.


Le transcendantal se trouve partout et en toutes choses et pas seulement
dans le religieux. Vous croyez que la laïcité est la solution pour éviter les
 guerres de religion. OK. Faute de débat contradictoire en France avec les
 musulmans, ce sont eux qui dès maintenant ont gagné Poitier. La bataille
est terminée. Il n'y avait qu'un candidat, qu'un gagnant car la France n'a pas
de force spirituelle à utiliser pour entrer en relation avec les frères musulmans.


Je vous dire que le vide spirituel dans lequel on s'enfonce est notre perte.
 Cela n'est pas religieux. Qui transmettra ces valeurs essentielles dont
l'ultralibéralisme se fout d'ailleurs. Son souci est le profit, la rentabilité au
mépris de la liberté, de l'amour que renferme l'autre.


C'est là le piège. »
 
Je suis d’accord pour l’ultralibéralisme, mais la solution pour moi, 
n’est pas la religion ou Dieu !

« Il faut que chaque citoyen soit un consommateur dont la tête a été vidée
 et qui consomme. Il faut qu'il ne se pose pas de question, il doit consommer
. Le projet réel est là à vos bonnes paroles sur les droits de l'homme et autres
associations pleines de bonnes intentions.

Le monde n'a jamais été aussi barbare et n'a jamais été capable d'aussi
grandes nuisances qu'actuellement. sur tous les plans.

Je vais en rester là.

Je suis tombé sur votre site, j'ai lu et je me suis exprimé.

Ne nous faites pas prendre des vessies pour des lanternes. On endort le
 peuple et il sera le premier à le payer d'ailleurs cela est en bonne voie
avec les sociétés qui vont s'installer dans les paradis sociaux.

Vous n'aimez pas l'homme. Vous vous aimez et vous aimez la possession,
 l'argent, le pouvoir et vous n'aimez pas l'humanité. Je le pense. »
 
Si vous pensez cela de tous les laïcs, cela me parait encore un fois 
très sectaire. Je m’excuse on peut avoir des valeurs morales, sans
pour cela être croyant, et réciproquement (voir l'attitude du Vatican
lors de la seconde guerre mondiale).

« Vous n'avez pas découvert l'Amour de Dieu et vous ne pouvez pas en
parler. »
 
Chacun son truc. Pour moi, je rappelle que « Dieu n’est qu’une 
hypothèse ».

« Alors ces quelques mots pour m'insurger contre les blasphème sacrilège
 de comparer votre humanité à la croyance en Dieu. La foi et je me répète
 ce n'est pas de croire en Dieu mais de le vivre à chaque instant et par
rapport aux frères humains. C'est cela l'humanité. Je n'aime pas le votre
vide de Dieu et plein de titre de philosophe ou je ne sais quoi.


J'attends de vos nouvelles. »
 
C’est fait !
 

 
A la lecture de ce mail, il apparait plus que nécessaire  de défendre la 
Laïcité
, valeur essentielle qui permet  la tolérance et la distinction entre
 ce qui relève du privé et du public et de se battre contre tous les intégrismes
 religieux
quels qu’ils soient…
 
Au détour du phrase de cette internaute, il est facile de faire le lien entre 
l’intégrisme chrétien et l’intégrisme politique, en l’occurrence, la pensée
d’extrême droite et du FN. Pour la petite histoire, c’est cohérent avec
l’histoire du FN, mais en décalage avec le dernier discours de Le PEN
sur la laïcité…
 
Pour finir, bien qu’athée aujourd’hui, chrétien d’éducation, je respecte toutes
les croyances, tout en ayant mes propres convictions (*).

La Laïcité est un combat de tous les jours...
 
A suivre, DH


 

(*) La notion de « Dieu » a été inventée comme antithèse de la vie – en elle se résume, en une unité épouvantable, tout ce qui est nuisible, vénéneux, calomniateur, toute haine de la vie.


La notion d’«au-delà», de «monde vrai» n’a été inventée que pour déprécier le seul monde qu’il y ait –pour ne plus conserver à notre réalité terrestre aucun but, aucune raison, aucune tâche !


La notion d’«âme», d’«esprit » et en fin de compte, même d’«âme immortelle» a été inventée pour mépriser le corps, le rendre malade - « sacré » - pour « apporter à toutes les choses » qui méritent le sérieux dans la vie – les questions d’alimentation, de logement, de régime intellectuel, les soins à donner aux malades, la propreté, le temps qu’il fait – la plus épouvantable insouciance !


Au lieu de la santé, le « salut de l’âme » - je veux dire une folie circulaire qui va de la convulsion de la pénitence à l’hystérie de la rédemption ! La notion de « péché » a été inventée en même temps que l’instrument de torture qui la complète, la notion de "libre arbitre ", pour brouiller les instincts, pour faire de la méfiance à l’égard des instincts une seconde nature.

 

NIETZCHE, ECCE HOMO, Pourquoi je suis un destin, § 8.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 12:03


Bonjour,
 

A quelques jours de l'élection présidentielle au Venezuela, une campagne menaçant de ne pas reconnaître le résultat du vote est en train de se développer à l'initiative d'une partie des milieux conservateurs du pays. Ceux-ci ont déjà démontré ces dernières années leur capacité de déstabilisation de la démocratie en organisant deux grèves économiques patronales et une tentative de putsch contre le gouvernement constitutionnel.

 

Un appel est donc lancé pour contrer cette campagne d'intimidation et pour placer l'élection présidentielle du 3 décembre prochain sous la protection de l'opinion publique internationale. Vous trouverez le texte de cet appel ci-dessous et en pièce jointe.

 

Je m'en fais volontiers le relais, avec l'espoir que le plus grand nombre d'entre vous en fasse autant à son tour en France et à l'étranger. Vos signatures peuvent être envoyées à :


democratievenezuela@gmail.com .

 

Je serai moi-même au Venezuela à partir du mercredi 29 novembre comme observateur international afin de contribuer au respect de la souveraineté du peuple vénézuélien. Une réunion de soutien à la démocratie au Venezuela sera aussi organisée à Paris, vendredi 1er décembre prochain à partir de 19h, au Musée social, 5 rue Las Cases, Paris 7ème (métro Solférino). N'hésitez pas à vous y rendre ou à faire circuler cette information.

 

Je vous remercie de votre attention à ce sujet et vous adresse mes salutations les plus amicales.

 
Jean-Luc Mélenchon
 

A LA VEILLE DES ÉLECTIONS DU 3 DÉCEMBRE AU VENEZUELA


Appel à l'opinion publique française
 

 Le 3 décembre prochain, le peuple vénézuélien élira à nouveau démocratiquement son président.   Depuis  1998,   à   chaque élection,  les  citoyens  ont majoritairement  accordé  leurs  suffrages  à  un gouvernement qui a toujours respecté l'indépendance du pouvoir électoral et de son représentant, le Conseil national électoral.

 

 Celui-ci  est  un des cinq pouvoirs reconnus par la Constitution de  1999,  qui  lui  confère  la  responsabilité  d'organiser des élections libres et honnêtes, comme ont pu le vérifier par le passé la majeure partie des observateurs internationaux présents sur place tels ceux du Centre Carter,  de  l'Organisation des états américains et de  l'Union  européenne.

 

 Grâce à l'aide de la communauté internationale, ces élections ont  compté parmi les plus surveillées et les plus transparentes au monde. L'existence d'un Conseil national électoral,  composé de personnalités n'ayant aucun lien avec des organisations politiques nous semble une garantie suffisante pour que l'élection présidentielle du 3 décembre soit exemplaire.

 

En tant que démocrates, nous attendons de tous les  gouvernements et de toutes les institutions du monde qu'ils respectent les résultats du scrutin,  tels qu'ils auront été avalisés par  les  représentants  de  la communauté internationale.      

 

Nous ne voulons pas que se répète le lamentable précédent établi, comme cela a été prouvé par la suite, par l'Administration Bush qui, en avril 2002, avait appuyé un coup d'état - heureusement avorté - contre le gouvernement démocratique du Venezuela.

 

Nous soutenons sans réserve le droit de tous les peuples du monde à faire entendre leur voix au moyen d'élections libres et honnêtes. C'est pourquoi nous lançons un appel à l'opinion publique pour que soit reconnu aux citoyens vénézuéliens le même droit à vivre en démocratie que nous revendiquons pour nous-mêmes en France.

 
Pour vous solidariser  avec cet appel, merci d'envoyerun mail à
 
 

(svp indiquer votre nom et  ville de résidence ; si possible votre association, parti ou profession)

 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 07:31



Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains

8 bis, rue de Solferino, 75007 Paris

 
APPEL DES ELUS
CONTRE LE PROJET DE LOI SARKOZY
 
POUR UN ETAT VOLONTAIRE ET SOLIDAIRE DANS LES QUARTIERS
 

Elus socialistes et républicains, nous condamnons avec force les violences urbaines que nous vivons au quotidien aux côtés de la population, violences qui appellent des sanctions fermes et proportionnées et nous dénonçons la responsabilité du gouvernement dans cette situation. Un an après les émeutes dans les quartiers, rien ou presque n’a changé : abandon de la police de proximité, insuffisance des crédits de la politique de la ville et pour l’aide aux associations, fermetures de nombreux services publics, explosion de la précarité, renforcement des ghettos… Le bilan du ministre de l’Intérieur est sans appel : 27% de plus d’atteintes aux personnes depuis 2002 !

 

Face à son échec, Nicolas Sarkozy cherche de nouveaux boucs émissaires pour masquer son incompétence. Son projet de loi soi-disant dédié à « la prévention de la délinquance » n’a d’autre objectif que de stigmatiser un peu plus la jeunesse et de se défausser sur les maires de la responsabilité de l’insécurité qu’il n’a pas su enrayer. Et ce d’autant que depuis quelques années les phénomènes de délinquance s’étendent aux petites villes et à des zones rurales jusqu’à présent épargnées. Les élus de ces communes peuvent en témoigner.

 

Nous dénonçons un texte d’opportunité électorale qui porte atteinte à la fonction de l’élu, aux libertés publiques et encourage le désengagement de l’Etat.

 

Nous ne serons pas les premiers maillons de la chaîne pénale ni les « super-patrons » de la sécurité, et nous ne tiendrons pas des fichiers relatifs à des données confidentielles sur nos concitoyens. Les maires ne sont pas en charge du contrôle social et parental. Si, depuis le gouvernement de Lionel Jospin, nous assumons en responsabilité notre participation à la coordination de l’ensemble des acteurs de la prévention et de la sécurité, nous refusons de nous substituer à l’Etat en matière de police et de justice. Ce n’est pas notre conception du mandat.

 

Nous, élus socialistes et républicains, qui assumons au quotidien la médiation et l’exigence d’une présence forte du service public pour le bien être de tous dans les quartiers, demandons que l’Etat s’engage à assurer effectivement la prévention et la sécurité. Cela suppose, notamment, le rétablissement de la police de proximité en y mettant les moyens humains et les investissements nécessaires ; cela suppose aussi des moyens substantiels pour la justice afin de renforcer la prise en charge des mineurs délinquants.

 

Au-delà, nous sommes convaincus que seule la mise en œuvre d’une politique globale et durable dans les quartiers peut changer la donne. Face à l’insécurité sociale, il y urgence sociale ! Les réponses s’appellent l’emploi, l’éducation, le logement, la mixité sociale, l’accès aux services publics, la défense de la laïcité et la lutte contre les discriminations.

 

Nous estimons que la question de la prévention de la délinquance mérite mieux qu’un texte bâclé, au service des seuls intérêts électoraux du candidat Sarkozy.

 

Nous appelons l’ensemble des parlementaires saisis de ce texte à bien mesurer les conséquences de ce projet de loi, à entendre la voix des élus locaux et à rejeter ce texte inutile et dangereux.

 
 

Premiers signataires :

 

Martine Aubry, maire de Lille, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, Jean-marie Bockel, sénateur-maire de Mulhouse, Jean-Pierre Balduyck, maire de Tourcoing, Claude Bartolone, Député, adjoint au maire du Pré-st-Gervais, Pierre Bourguignon, député-maire de Sotteville-lès-Rouen, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Gérard Cosme, maire du Pré-st-Gervais, Bertrand Delanoë, maire de Paris, Michel Destot, député-maire de Grenoble, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, François Hollande, député-maire de Tulle, Garo Hovsepian, maire 13ème, 14ème arrdts de Marseille, Bertrand Kern, maire de Pantin, André Laignel, député européen, maire d’Issoudun, Claudy Lebreton, Pdt du Conseil général des Côtes d’Armor, adjoint au maire de Plénée-Jugon, Jean-Yves Le Bouillonnec, député-maire de Cachan, Dominique Lefebvre, maire de Cergy, Martin Malvy, Pdt du conseil régional Midi Pyrénées, adjoint au maire de Figeac, Thierry Mandon, maire de Ris-Orangis, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, Lisette Narducci, maire 2ème, 3ème arrdts de Marseille, Rémi Pauvros, maire de Maubeuge, François Pupponi, maire de Sarcelles, François Rebsamen, maire de Dijon, Gilbert Roger, maire de Bondy, Christophe Rouillon, maire de Coulaines, René Rouquet, député-maire d’Alfortville, Alain Rousset, Pdt du Conseil régional d’Aquitaine, adjoint au maire de Pessac, Patrick Sève, maire de l’Hay-les-Roses, Manuel Valls, député-maire d’Evry, René Vandierendonck, maire de Roubaix.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 08:38


Qui a dit que le débat sur l’Europe était derrière nous ? Il est en fait devant nous, et ceux qui font mine d’oublier ce qui s’est passé en 2005, avec le rejet du traité sur la constitution européenne par une majorité de français qui se "seraient trompés", et qui n’auraient "rien compris", feraient bien de réfléchir. La position des candidats qui ont voté OUI en 2005 au TCE doit être claire, notamment dans la primaire du PS.

 

La fameuse directive BOLKESTEIN revient de nouveau sur le tapis. ATTAC, Raoul Marc JENNAR et d'autres montent au créneau pour que les Députés français en cohérence avec le NON des français ne ratifient pas la dernière version de la directive.

 
A suivre.
 
DH
 


BOLKESTEIN :

VERS UN VOTE CATASTROPHIQUE !

 

 

Dans ma note du 21 septembre 2006 intitulée "Bolkestein : 2e lecture au Parlement européen" qu'on peut retrouver à la rubrique Bolkestein du site de l'URFIG http://www.urfig.org , j'ai rappelé les rétroactes de la procédure. Je n'y reviens pas. Que s'est-il passé depuis lors ?


 
En juillet dernier, le Conseil des Ministres, où siègent les 25 gouvernements - dont le nôtre - s'accordait sur une position commune qui reprenait assez largement les modifications apportées par le Parlement européen. Mais il remettait en cause certaines d'entre elles et introduisait de nouveaux éléments.

 
Le Conseil des Ministres a restreint l'exclusion des services sociaux du champ d'application de la directive ; il a introduit des formules ambigües sur les services publics et sur la protection des consommateurs. Alors que le droit du travail n'est pas une compétence de l'Union européenne, il a subordonné le respect du droit du travail au niveau national au respect du droit communautaire. Ce qui est une manière de modifier le traité européen sans le dire et de limiter l'exclusion du droit du travail du champ d'application de la directive.

 
Le Conseil des Ministres a également modifié le texte du Parlement européen en indiquant que le respect des droits fondamentaux est subordonné au respect du droit communautaire et que ces droits doivent être conciliés avec ce qu'on appelle dans la phraséologie européenne les "quatre libertés fondamentales" : liberté d'établissement et de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services. Ce qui constitue une véritable agression contre les droits fondamentaux tels qu'ils sont consacrés dans les constitutions et législations nationales.

 
Pour l'application de cette future directive, les 25 gouvernements ont consenti, dans le cadre inapproprié du Conseil des Ministres, à un abandon de souveraineté en confiant à la Commission européenne un droit de regard sur les législations nationales, ce qui implique un droit de regard sur les pouvoirs locaux. Non seulement il s'agit d'un abus de pouvoir de l'exécutif européen, mais également d'un abandon du principe de subsidiarité dont on voit combien il protège peu les peuples.
 
Enfin, s'il clarifiait la question du droit applicable dans le cas du détachement temporaire d'un prestataire de services et du personnel employé, le Conseil des Ministres n'affirmait pas la primauté du droit du pays d'accueil pour le détachement permanent laissant ainsi libre cours à la jurisprudence de la Cour de Justice qui privilégie le droit du pays d'origine.

 
Après cette première phase où Parlement et Conseil des Ministres avaient chacun à leur manière réagi à la proposition de la Commission, on entrait ensuite dans ce qu'on appelle, dans le jargon parlementaire, la phase de la deuxième lecture. Le Parlement européen était saisi de cette nouvelle mouture du texte et devait se prononcer.
 
En commission parlementaire du marché de l'intérieur, 43 amendements furent déposés. Pour l'essentiel, ils tendaient à rétablir le texte tel que le Parlement l'avait adopté en février, mais également à supprimer les incertitudes crées par la Commission européenne suite aux "Communications interprétatives" qu'elle avait présentées en vue de limiter la portée des modifications apportées par le Parlement européen.
 
Les 43 amendements au texte du Conseil des Ministres ont été examinés en commission parlementaire du marché intérieur le 9 octobre. Les représentants du Conseil des Ministres et de la Commission européenne ont exprimé une opposition brutale à ces amendements.

 
"Vous pouvez toujours amender ce texte, nous n'en tiendrons pas compte", c'est ainsi que Francis Wurtz, le président du groupe parlementaire GUE/NGL, a dénoncé en la résumant la position des représentants du pouvoir exécutif européen.
 
On se trouvait dès lors devant la perspective d'une situation nouvelle prévue par les procédures existantes (article 251 du Traité instituant la Communauté européenne). On allait devoir passer à une phase intitulée procédure de conciliation.
 
En effet, si le Parlement européen, lors de la deuxième lecture, refuse d'accepter tel quel le texte du Conseil des Ministres, le Conseil des Ministres peut adopter les amendements du Parlement ou les refuser. S'il les refuse, un comité de conciliation est convoqué en vue de rechercher un texte commun. Si au terme de six semaines, aucun texte commun n'est dégagé, la proposition de directive est abandonnée. En annonçant d'emblée, le 9 octobre, son opposition à chacun des 43 amendements, le Conseil des Ministres indiquait clairement qu'on se dirigeait vers la procédure de conciliation.
 
La commission parlementaire s'est réunie le 23 octobre. Il n'y a pas eu de majorité pour défendre le recours à la procédure de conciliation. Une majorité s'est nettement dégagée pour adopter le document du Conseil des Ministres tel quel : 26 voix pour, 4 contre et 6 abstentions. Les parlementaires se sont inclinés devant la volonté des gouvernements.
 
C'est donc le texte du Conseil des ministres qui sera soumis au vote de l'ensemble du Parlement. Le débat en séance plénière, à Strasbourg, commencera le mercredi 15 novembre à 9H. Les votes auront lieu le jeudi à midi.

 
Les risques sont maintenant très élevés de voir adoptée la directive libéralisant les services au sein de l'UE. On sait en effet que la droite chrétienne-démocrate, les sociaux démocrates dans leur écrasante majorité et les libéraux veulent la libéralisation du plus grand nombre de services, veulent revoir à la baisse le droit du travail et veulent conférer des pouvoirs accrus à la très néolibérale Commission européenne afin qu'elle puisse empêcher tout changement issu des élections.
 
Néanmoins, on pourra se compter, car le groupe GUE/NGL présentera en séance plénière une proposition de rejet du texte du Conseil des Ministres ainsi que quelques amendements sur les points les plus sensibles.
 
Raoul Marc JENNAR du 7/11/06


Chercheur URFIG / Fondation Copernic


Consultant de la GUE/NGL au Parlement européen (bureau 4E202)
www.urfig.org  (avec une chronique hebdomadaire)

 


 
Appel d’Attac aux parlementaires
 

Directive services :

le risque d’une adoption définitive

 
 
 

La Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) au parlement européen, a confirmé la version du  texte de la directive dont le contenu libéral a été aggravé par le Conseil des Ministres en juillet 2006. Cette version du texte sera soumise au vote du Parlement européen le 14 novembre. Par un tel vote la directive serait définitivement adoptée et contraindrait les Etats à les transposer dans leur législation nationale.

 

Sous la pression des mobilisations sociales et politiques européennes de ce début d’année 2006, le Parlement européen avait décidé le 16 février de retirer certains passages les plus libéraux de la directive comme la référence directe au « principe du pays d’origine » et de restreindre le champ d’application du texte.

 

Le Conseil des Ministres européens a repris de nombreuses propositions du Parlement, mais a par ailleurs accentué le caractère libéral du texte en restreignant notamment l’exclusion des « services sociaux » du champ d’application de la directive et en attribuant à la Commission européenne un droit de regard exorbitant sur sa transposition dans les législations nationales.

 

Le texte ainsi soumis au vote final du Parlement européen assure une nouvelle étape, particulièrement conséquente, de la libéralisation des services échappant encore à l’emprise de la sphère financière et des entreprises multinationales. Ainsi, parmi les services sociaux, seuls ceux du logement, de la garde d’enfants et des services familiaux restent nommément exclus du champ de la directive.

 

Le vote de la directive sur la libéralisation des services par le Parlement européen s’inscrirait dans le processus de libéralisation rejeté lors du referendum sur le traité constitutionnel européen (TCE). Attac appelle chaque député européen à prendre en compte les revendications des citoyens européens réclamant une Europe sociale et solidaire, et à s’opposer à cette directive le 14 novembre prochain.

 
 
Attac-France,
Montreuil, le 31 octobre 2006

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 13:50

Du nouveau sur la blogosphère
 
 
 

2007: Aux armes, citoyens...  

 

 Pistes pour éviter que les élections présidentielles en France tournent à la farce tragique 

 
 
 
 
 

Un nouveau blog de camarades PRS d’Aix en Provence vient d’être créé.

 
 
 
 
 

Sylvain Bartet et Jean-Paul Beauquier sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique…

 
 
 
Tout un programme !
 
 
 
Je vous conseille ce nouveau blog :

 
 
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