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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 05:50

Les OGM, le combat continue...


Dans la lignée du Grenelle de l'environnement, les OGM reviennent sur le devant de la scène avec une nouvelle loi. Cette loi revient est tellement contreversée qu'elle a généré un psychodrame à droite entre la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet , Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé. Au-delà, ce qui est plus important, c'est qu'en fait elle reconnaissait elle-même que l'UMP au Sénat avait cédé devant les lobbies et que sans scrupule l'UMP remettait en cause le grenelle de l'environnement. Cela n'a cependant pas été aussi simple, car en final à l'Assemblé Nationale, le projet de loi ayant été adopté par seulement 21 voix d'écart...


Pour bien comprendre ce qui se trame sur les OGM, je reviens sur le texte du Sénat, et sur le vote de l'Assemblée avec le communiqué de la Confédération Paysanne.


Mais le combat n'est pas fini, avec la pétition qui est lancée avec l'amendement 252 déposé par la Gauche (PC) et qui a été voté y compris par des députés UMP.


Pour ceux qui doutent encore des OGM, je leur conseille le livre de marie-Monique Robin sur Monsento...


A suivre,


DH


 
Petit retour en arrière, l'adoption par le Sénat le 11 février 2008...




Après trois jours de débats animés, le Sénat a adopté le 11 février dernier le projet de loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) présenté par le gouvernement. Mais les sénateurs ne se sont pas contentés de l'adopter dans sa version d'origine et ont précisé de nombreux points à travers l'adoption d'amendements ; points très sensibles qui ont finalement remis au premier plan la confrontation pro-ogm/anti-ogm. Dès l'ouverture de la première séance, Michel Barnier, le ministre de l'agriculture a annoncé la reprise des essais en plein champ dès cette année et ce, sans attendre l'institution par la loi du Haut Conseil des biotechnologies, chargé de procéder à l'évaluation préalable du risque lié à ce type d'essais, ce qui a suscité de vives réactions au sein des associations de protection de l'environnement.


Des expressions et des mots lourds de sens


Les sénateurs ont maintenu l'expression « la liberté de consommer et de produire avec ou sans organisme génétiquement modifié » mais l'ont complétée par « dans le respect des prescriptions communautaires », ce qui fait référence à la notion de seuil de contamination acceptable.


Le Sénat a par ailleurs validé la nouvelle dénomination de la haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés qui devient « le Haut conseil des biotechnologies ». Cette instance pourrait être amenée notamment à formuler des avis sur les risques mais également sur les bénéfices des OGM. Elle pourra être saisie par les associations de défense des consommateurs, des associations de protection de l'environnement, des associations ou unions d'associations représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, des groupements de salariés et des groupements professionnels concernés. Les amendements pour l'existence d'un comité scientifique et d'un comité de la société civile au sein de la Haute autorité ont été adoptés. Le président de l'instance et par conséquent des deux comités serait un scientifique choisi en fonction de ses compétences et de la qualité de ses publications. ?


Le projet de loi inclus désormais la récolte, le stockage et le transport d'OGM et non plus uniquement à la mise en culture. Tous ces secteurs seront encadrés par un certain nombre de prescriptions réglementaires visant à limiter les risques de contamination. Ces prescriptions incluent notamment des distances entre cultures. Ces distances seront fixées pour chaque type de culture par le ministre chargé de l'agriculture. En cas de non-respect des prescriptions, les cultures pourront être détruites. Inversement, les sénateurs ont instauré un nouveau délit de fauchage passible de 2 ans de prison et de 75.000 euros d'amende. En cas de destruction d'un essai de recherche, la peine serait portée à 3 ans de prison et 150.000 euros d'amende.
spécifique au


En cas de contamination de produits, l'exploitant propriétaire de la parcelle OGM sera responsable et devra verser un préjudice. Le préjudice sera à hauteur des pertes commerciales résultant de la non-vente d'un produit étiqueté OGM. Le projet de loi introduit également une garantie financière obligatoire pour les exploitants.

Enfin, en termes de transparence, l'article 6 dans sa version actuelle instaure un comité de surveillance biologique du territoire qui devra « s'assurer de l'état sanitaire et phytosanitaire des végétaux et des effets non intentionnels des pratiques agricoles sur l'environnement ». D'autre part les parcelles cultivant des OGM seront signalées dans un registre national qui sera rendu public


Une déception évidente


Suite à l'annonce officielle de l'adoption du projet de loi, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont remercié les parlementaires. Selon Jean-Louis Borloo, la qualité des échanges a permis un débat constructif et sans tabou dans l'esprit du Grenelle Environnement pour plus de transparence et de responsabilité. Mais cette position n'est pas du tout partagée par les associations de protection de l'environnement et les partis écologistes.


Pour La fédération France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation Nicolas Hulot, le projet de loi n'est pas conforme, ni au principe de précaution, ni aux conclusions du Grenelle de l'environnement. Le Haut Conseil des biotechnologies est qualifié d'usine à gaz et les associations y voient une scission inacceptable entre scientifiques et société civile. Elles déplorent également que la coexistence entre cultures OGM et non OGM soit explicitement consacrée. Les travaux du Grenelle avaient pourtant acté que la coexistence des cultures OGM et non OGM est scientifiquement impossible, expliquent-t-elles.

Le parti écologiste de Corinne Lepage, Cap 21, ajoute que le seuil communautaire d'étiquetage de 0,9 % devient par la rédaction des sénateurs un seuil de contamination permettant de légaliser la contamination de l'ensemble des cultures. Cap 21 regrette également que le projet n'engage pas la responsabilité des producteurs/détenteurs de semences sur les préjudices environnementaux et sanitaires d'une pollution génétique.


Pour Greenpeace, ce projet de loi fait office de trahison envers les engagements du Grenelle. Pas de conformité avec la directive européenne, pas de conformité avec l'opinion publique, pas de conformité avec le Grenelle, le texte voté est une triple trahison, estime Arnaud Apoteker. Pas d'étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, pas d'information des mairies, des partenaires agricoles, pas non plus d'information des voisins en temps et en heure, protection du secret industriel, refus de l'implication des collectivités locales, dénonce Greenpeace. Pour l'association il est clair que les cultures d'OGM peuvent donc s'implanter partout et dans le secret.


Le parti des Verts par la voie de sa porte-parole Anne Souyris est tout aussi déçu : le torpillage par les parlementaires de droite de la loi sur les OGM a commencé au Sénat, estiment les Verts. Être à la hauteur du nécessaire changement écologique ne se décrète pas. L'attitude des sénateurs UMP, qui choisissent de relayer la parole des lobbies plutôt que la parole des citoyens le prouve malheureusement, ajoute Anne Souyris dans son communiqué.


Tous les regards sont désormais tournés vers l'Assemblée Nationale qui doit à son tour examiner le texte conformément à la procédure législative. Les députés seront consultés début avril soit quelques semaines après les élections municipales.

F.ROUSSEL


 

Après le Sénat, l'Assemblée Nationale, un texte adopté de justesse...


Loi OGM : très faible écart à l'Assemblée Nationale avant la deuxième lecture ! Les députés se rapprochent du peuple.


Communiqué de presse - 10 avril 2008


La Confédération paysanne constate que le vote des députés sur la loi OGM hier à l'Assemblée Nationale s'est conclu par un écart de seulement 21 voix sur le texte finalement adopté.


Ce résultat démontre que la distance entre le refus persistant des OGM par les français-e-s et la décision politique des élus sur la loi s'est considérablement réduite. Presque la moitié des députés aurait voulu un texte qui garantisse véritablement la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM


Pour la Confédération paysanne, le travail d'information, de discussion a considérablement porté. La force de conviction de ses syndicats départementaux et de tous les partenaires a permis la prise de conscience des enjeux d'une opposition à la contamination par les OGM de l'agriculture, l'apiculture et l'alimentation.


Pour les secondes lectures du texte devant les deux Assemblées, la Confédération paysanne va poursuivre ce travail sans compter ses efforts.


Pour commencer, elle appelle, avant la lecture du texte au Sénat les 16 et 17 avril prochains, tous les acteurs de l'agriculture et de l'alimentation de qualité à soutenir l'amendement 252 d'André Chassaigne dans l'article en signant et faisant signer l'appel du comité 252 sur http://www.amendement252.blogspot.com/


La Confédération paysanne est désormais certaine que les élus, devant un texte de loi aussi important pour l'avenir de l'alimentation en France et en Europe, sont en situation de voter avec toute leur liberté de conscience au delà des clivages politiques préservant un environnement sain pour les générations présentes et à venir.


La Confédération paysanne poursuit la mobilisation pour un avenir sans OGM



Et maintenant, l'appel du comité 252...


L'Appel du « Comité 252 »

 

Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.

Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée Nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».


Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l'Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.


Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.


Pour signer l'appel : http://petition2.yeppa.org/index.php



Premiers signataires  :


Jean-Marc Ayrault (président du groupe SRC), Jean-Claude Sandrier (président du groupe GDR), André Chassaigne (député du Puy-de-Dôme), Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Philippe Martin (député du Gers), Alain Bocquet (député du Nord), Jean-Pierre Brard (député de Seine-Saint-Denis), Chantal Robin-Rodrigo (députée des Hautes-Pyrénées), Martine Billard (députée de Paris), Yves Cochet (député de Paris), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine), Marylise Lebranchu (députée du Finistère), Jean-Paul Lecoq (député de Seine-Maritime), Noël Mamère (député de la Gironde), Germinal Peiro (député de la Dordogne), François Brottes (député de l'Isère), Corinne Erhel (députée des Cotes d'Armor), Jean Gaubert (député des Cotes d'Armor), Frédérique Massat (députée de l'Ariège), Annick Leloch (députée du Finistère), Philippe Tourtelier (député d'Ille-et-Vilaine), Jean-Jack Queyranne (député du Rhône), François de Rugy (député de Loire-Atlantique), Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire), François Hollande (député de la Corrèze), Marie-Georges Buffet (députée de Seine-Saint-Denis)


 

Il y a urgence, à lire : OGM: l'UMP et le gouvernement achèvent le détricotage du projet de loi

 





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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 05:23

Nicolas Sarkozy se voulait en grand défenseur des salariés de Gandrange. Il s'est fait fort de leur apporter le soutien de l'Etat. Il a rencontré il y a quelques temps leur patron monsieur Lakshmi Mittal au retour de son fameux voyage en Inde.


Résultat, aujourd'hui, rien ! La fermeture partielle de Gandrange est confirmée. Avec la suppression de 575 emplois sur 1100.


Pour mieux comprendre l'affaire, je vous propose de lire l'analyse de Laurent Mafféis de PRS. C'est très bien résumé, et c'est tout à fait éclairant.


Pour mémoire, je tiens aussi à rappeler que Monsieur Lakshmi MITTAL est aujourd'hui au conseil d'administration d'EADS. Il a été désigné en tant qu' « indépendant » sous la présidence Sarkozy, lors de la refonte du conseil d'administration fin 2007. C'est vrai qu'il pèse lourd, mais il est dans une stricte logique financière, et s'embarrasse peu des contraintes environnementales. Drôle de référence pour EADS, mais c'est une autre histoire...


A suivre,


DH


Gandrange : l'acier au péril de la finance et du libéralisme, par Laurent MAFFEIS de PRS



Le géant mondial de l'acier Arcelor-Mittal a décidé de passer en force et de supprimer 600 emplois à l'usine de Gandrange en Lorraine. Alors qu'il avait suspendu son plan social jusqu'en avril, Mittal vient de confirmer par courrier aux syndicats son intention de poursuive la liquidation de l'usine. Pourtant le groupe a dégagé près de 8 milliards d'euros de profits en 2007, une hausse de 30%. Un exemple emblématique des aberrations économiques du capitalisme et des impasses industrielles et sociales auxquelles conduit le libéralisme européen dans un secteur stratégique comme l'acier.


Arcelor : un « Airbus de l'acier » mort né


Le géant français de l'acier Usinor-Sacilor avait fait partie des industries nationalisées en 1981, étant en quasi faillite dans les mains d'un patronat familial dépassé à l'époque sur le plan technique. De 1981 à 1995, l'Etat va injecter60 milliards de francs dans le secteur, autant pour accompagner de nombreux licenciements que pour pérenniser une partie de l'outil industriel grâce à d'énormes efforts de recherches et d'investissements.


Alors qu'Usinor s'est redressée, la droite le privatise pour à peine 10 milliards de francs en 1995 pour renflouer le budget de l'Etat. Le groupe étant désormais côté en bourse, il risque d'être racheté et démantelé, tout comme ses homologues belges, luxembourgeois et espagnols qui décident de se regrouper, sous l'impulsion des gouvernements pour former en 2001 un géant européen de l'acier Arcelor. Surnommé « l'Airbus de l'acier », Arcelor devient alors le numéro un mondial du secteur et leader technologique des aciers fins et complexes. Pas pour très longtemps.


La fusion Arcelor-Mittal facilitée par l'Europe libérale


C'est un épisode que Sarkozy aimerait bien faire oublier. En à peine 4 mois entre janvier et juin 2006, le groupe Mittal est parvenu mener à bien une OPA sur le géant européen Arcelor. A l'époque, après quelques protestations médiatiques du gouvernement Villepin au nom du patriotisme économique, la plus grande fusion jamais réalisée dans l'acier obtient successivement tous les feux verts des autorités. Notamment ceux des autorités boursières qui autorisent l'OPA et ceux de la Commission européenne qui se borne à ne pas voir de risque majeur pour la concurrence.


La direction d'Arcelor exprime pourtant les pires craintes industrielles et sociales si elle est avalée par une firme qui a la réputation d'être un vautour de l'acier. Faute d'harmonisation européenne en matière industrielle, Mittal profite aussi de la division des pays européens concernés par le dossier. Au début du processus, le Luxembourg, où se trouve le siège social d'Arcelor, n'a pas de législation protectrice contre les OPA et pour y remédier le parlement luxembourgeois en examine une dans l'urgence, en menaçant de bloquer ainsi la fusion.


Mais Mittal négocie avec le premier ministre luxembourgeois Juncker qui accepte de lever ces restrictions en l'échange du maintien du siège social du nouveau groupe au Luxembourg. Pour cela, le Luxembourg avait gardé une arme décisive : une participation publique (autour de 5%) dans Arcelor, faisant de l'Etat luxembourgeois un actionnaire de référence du groupe, là où la France avait commis l'erreur de vendre ses dernières actions publiques en 1997 sous l'impulsion de Dominique Strauss-Kahn.


L'ultime coup de poignard dans le dos d'Arcelor lui est enfin donné par les autorités boursières - indépendantes - qui condamnent les tentatives d'Arcelor de s'allier avec une firme russe pour faire échouer l'OPA de Mittal. Alors que la direction d'Arcelor a encore la confiance d'une courte majorité de ses actionnaires, les autorités boursières suspendent la cotation du titre Arcelor pour entrave à la liberté des marchés, ce qui précipite le succès de Mittal qui prend ainsi le contrôle de 95% des titres d'Arcelor.


Mittal : un vautour financier de l'acier


Le gouvernement français fait alors mine de croire aux promesses de Mittal qui n'a pas peur d'affirmer à l'époque : « Mittal Steel mesure l'importance que la Lorraine attache à l'industrie sidérurgique. Aucune suppression d'emplois n'aura lieu en Lorraine. Le groupe continuera à investir dans la recherche et le développement. » Informé par la direction d'Arcelor, le gouvernement sait pourtant très bien quel est le modèle économique de Mittal.


Le groupe a bâti tout son développement grâce au rachat d'aciéries en faillite dans les années 1970 et 1980, un investissement à bas coût qui s'est révélé ultra rentable avec l'envolée de la demande mondiale d'acier depuis les années 1990. Mittal s'est ensuite spécialisé dans le rachat à prix soldé des complexes sidérurgiques privatisésméthodes de choc pour maximiser ses profits. Comme en 2006 où le groupe a fait le forcing auprès du gouvernement mexicain pour qu'il envoie 800 policiers pour stopper la grève d'une usine occupée par 500 salariés, dont un des leaders syndicaux sera tué dans l'opération. dans les pays de l'est. Son management est dominé par des juristes et des financiers plutôt que par les ingénieurs et chimistes. Mittal n'hésite pas d'ailleurs à utiliser des


Lakshmi Mittal lui-même ne se cache pas d'ailleurs de se concentrer sur la recherche du profit à court terme : il reconnaît que son groupe est positionné sur les secteurs à plus bas coûts qu'Arcelor et que « Mittal est plus active sur les marchés de court terme » (interview à l'Express octobre 2007). Il promet d'ailleurs de dégager 1 milliard d'euros d'économies grâce à la fusion et d'accroitre son profit d'au moins 4 milliards de dollars en trois ans, objectif qu'il va dépasser dès 2007 avec plus de 10 milliards de dollars de profits.



L'ami Mittal

 

Grisé par les perspectives de profit offertes par Mittal, les milieux financiers français ont multiplié les signes bienveillants son égard. Le milliardaire François Pinaud, ami de Chirac, intervient en sa faveur dans le bras de fer face à la direction d'Arcelor. Il sera récompensé par un poste au conseil d'administration du nouveau géant, qui est pourtant étranger aux secteurs du groupe Pinault.


Et comme Sarkozy lui-même ne fait jamais les choses à moitié, il reçoit chaleureusement Mittal à Paris en octobre 2007 alors que celui-ci vient de boucler définitivement les suites de la fusion. Mittal est même intronisé pour l'occasion grand mécène du musée Guimet à Paris et Paris donne son feu vert pour qu'il soit nommé membre du conseil d'administration d'EADS. Une aberration car Mittal va ainsi pouvoir participer au contrôle d'un de ses plus gros clients européens.


Mittal le rend bien à Sarkozy puisqu'il déclare à l'Express "le président Sarkozy travaille à des réformes qui, me semble-t-il, sont très positives". On mesure ainsi la tromperie que représente la visite théâtrale de Sarkozy auprès des ouvriers de Gandrange licenciés par son ami Mittal.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 00:00


Liêm Hoang-Ngoc, est un « autre économiste » chercheur au CNRS, auteur de nombreux ouvrages, s'intéresse à la doctrine économique de Nicolas Sarkozy.

Encore une fois, je rappelle que la science économique n'existe pas, contrairement à ce que l'on cherche à nous faire croire « on ne peut pas faire autrement », et que l'économie n'est que le fruit de choix politiques. Le partage de la richesse est l'exemple même d'un choix politique. Entre la Droite et la Gauche, ce n'est pas faire les mêmes choix...

 

A méditer...

DH




L'économie selon Sarkozy en dix commandements

 

 

Dans son ouvrage Sarkonomics, l'économiste Liêm Hoang-Ngoc décline les dix points clés de la doctrine sarkozyste en matière d'économie. Un programme à ne pas prendre pour parole d'évangile... Extrait.


Un jour sur la montagne, Sarkozy est monté. Et il a écouté. Dieu ? Non, Reagan et les tenants d'un libéralisme pur et dur. Ceux qui avaient réussi il y a quelques années, non pas à faire de l'économie américaine une économie saine, mais à valoriser le capitalisme, lui offrant les habits du labeur et de la respectabilité.
Sarkozy l'a bien comprise, cette leçon qui consiste à subvertir la valeur-travail, tordre son sens originel pour y caser un programme injuste : vendre aux pauvres la valeur-travail, renforcer la valeur-fric pour ceux qui la connaissent déjà, prôner une « flexibilité » qui sonne plus comme intérim et précarité que comme « chouette, je m'adapte sans douleur aux variations de rythme de l'économie », gérer l'Etat comme un héritier inconscient, empressé de se débarrasser des vieilleries (EDF, GDF, SNCF...).


Un appel à la gauche


Liêm Hoang-Ngoc décline ainsi, au long de la centaine de pages de Sarkonomics, les dix commandements du délire sarkozyste :


- allongement de la durée de cotisation,

- précarisation de l'emploi,

- affaiblissement de la protection sociale,

- désengagement de l'Etat...


Dans le dialecte propre aux promoteurs d'une «France en mouvement», bizarrement, saccager la place de l'Etat se dit «moderniser», approfondir les fossés entre riches et pauvres se dit «réformer». Le tout sans doute pour «mieux préparer la France à relever les défis de demain».


Plus qu'une analyse antisarkozyste, le livre de Liêm Hoang-Ngoc est un appel. Un appel à la gauche, pour qu'elle se réveille et sorte de son « désert d'avenir » et construise quelque chose. Un tirage positif à partir du négatif sarkozyste, en quelque sorte.

L'économie selon Sarkozy en dix commandements

EXTRAIT

La précarité tu répandras


Le problème du financement des régimes de retraite par répartition relève d'un problème classique de « partage du gâteau », dans la mesure où ces régimes sont financés par des cotisations sociales assises sur le salaire.


Selon le rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) de 2003, la part du PIB nécessaire pour équilibrer le régime de retraite par répartition doit croitre de 6,5% d'ici 2040 (elle doit passer de 12 à 18,5% du PIB), sous les hypothèses d'une croissance annuelle modérée, de 1,75% et d'un taux de fécondité, relativement faible, de 1,8 enfant par femme, celui-ci conditionnant le niveau de la population active. Pour parvenir à cet objectif, l'allongement de la durée de cotisation et la baisse des taux de remplacement reviennent à faire porter les efforts sur les seuls salariés.


Il y a d'autres solutions possibles. Le relèvement des cotisations sociales (également évoqué par le COR) ou l'élargissement de l'assiette de financement des retraites (à l'instar d'expériences étrangères) sont également envisageables du point de vue de l'équité. Elles reviennent à raboter un tant soit peu la part des profits, grands bénéficiaires du partage du gâteau de ces 25 dernières années, en les faisant contribuer à l'effort national en faveur de nos retraités.


Toutefois, l' « effort » que l'on demanderait ainsi aux actionnaires (ou, à défaut, une nouvelle fois au salarié), pourrait être relativisé car les hypothèses démographiques et économiques retenues par le COR sont des hypothèses si « basses » que le COR a lui-même été amené à les réviser en 2007. Les projections quant à l'évolution de la population active ont ainsi été revues à la hausse, notamment parce que le taux de fécondité français s'approche désormais du taux irlandais (plus de deux enfants par femme) et que le recours à l'immigration est plus important que prévu. Sous ces nouvelles hypothèses, le rapport actif-inactif se détend et le besoin de financement du système par répartition ne requiert plus que 2 à 5 points de PIB à l'horizon 2050. Ajoutons à cela que le taux de croissance potentiel (le taux que permettraient d'atteindre les capacités de production en hommes et en machines) est supérieur à 3%. Des investissements dans les secteurs innovants seraient même susceptibles de l'accroitre. Par conséquent, la reprise de l'emploi, liée à une croissance plus soutenue, engendrerait une hausse de la masse salariale qui induit mécaniquement une augmentation des recettes des régimes de retraite. Encore faut-il que la France ne se condamne pas à adopter des politiques économiques incapables de faire décoller la croissance.


En l'état actuel des choses, les régimes par répartition sont en vérité menacés par une croissance molle et par la stagnation, à un niveau trop faible, de la part des salaires dans la valeur ajoutée ; ces deux facteurs réduisent la taille de la part du gâteau à partager entre actifs et inactifs. Doit-on répéter que la part des salaires dans la valeur ajoutée s'est réduite de dix points au cours de ces 25 dernières années et qu'à l'exception des années fastes 1988-1991 et 1998-2001, la croissance annuelle moyenne a difficilement atteint les 2% ? Les politiques dites de « rigueur » monétaire, budgétaire et salariale, poursuivies au cours de cette période, ne sont pas étrangères au creusement du déficit des régimes sociaux et à la montée de l'endettement public...


Liêm Hoang-Ngoc est économiste, maître de conférences à l'université Paris I et chercheur au CNRS. Son ouvrage Sarkonomics, publié chez Grasset, sortira le 1er avril en librairie.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 05:49

Soutenons les salariés de DACIA en Roumanie !
 
85 % des salariés de DACIA qui fabriquent la Logan font grève en Roumanie pour des augmentations de salaire. C'est une très bonne nouvelle ! Plus leurs salaires seront élevés moins ils seront en concurrence avec les salariés français. Les syndicats français ne s'y sont pas trompés, en soutenant les revendications de leurs collègues.
 
La direction de Renault menace d'ailleurs les salariés de Roumanie de délocaliser dans des pays encore moins chers comme l'Inde, le Maroc, la Russie, la production.
 
Les salariés Roumains revendiquent des augmentations de salaires car leur coût de la vie ne cesse d'augmenter depuis l'entrée de leur pays dans l'Union Européenne. Il faut aussi rappeler que les salariés gagnent 285 € par mois... Par ailleurs, ils veulent aussi profiter des succès de Renault...
 
Il faut aussi se rappeler que les multinationales s'opposent à l'amélioration du droit du travail et de la condition des salariés. Cela est le cas en Chine. Je vous renvoie à un article que j'ai posté en septembre 2007 à ce sujet.  L'objectif est bien de mettre la pression sur les salariés pour qu'ils se fassent concurrence entre eux... C'est pourquoi nous devons être solidaires des salariés de DACIA !!!
 
A ce jour le conflit continue...
 
A suivre,
 
DH 

Logan en panne (*)


L'une des voitures les moins chères du marché, la Logan, fabriqué par Dacia, une filiale du groupe Renault, est en panne. Ou plutôt l'usine roumaine qui produit le modèle à Pitesti, près de Bucarest. Le salariés de l'usine sont en grève illimitée depuis lundi et réclament une revalorisation de salaire à hauteur de 50%. Grève illégale rétorque la direction qui a décidé de porter plainte.


Une part du gâteau. Voilà ce que réclament les salariés roumains de l'usine Dacia de Pitesti, près de Bucarest. Face à l'énorme succès rencontré par le modèle créé par Renault, les ouvriers de l'usine qui produit la Logan estiment légitime de voir leurs salaires revalorisés. Depuis lundi, ils ont entamé une grève générale et illimitée. Les syndicats souhaitent une augmentation de salaire de 148 euros, accordée en deux tranches, ainsi qu'une majoration des primes à Pâques et Noël. Les ouvriers de l'usine Dacia pourraient subir de plein fouet les dommages collatéraux de l'intégration à l'Union européenne.


Des revendications "inacceptables"


Alors que le niveau et le coût de la vie augmente en Roumanie, les salaires ne suivent et les salariés de l'usine Dacia commencent à chanter le blues du "plombier polonais". Selon les syndicats, le salaire brut moyen au sein de Dacia est de 285 euros quant il est de 390 selon la direction de l'usine. Le salaire moyen au niveau national est quant à lui de 28o euros. La direction de l'usine pour sa part a proposé une augmentation de 12% du salaire brut moyen et de 18% de celui du salaire minimum. Elle a ainsi estimé que les revendications des syndicats, qui réclament 50% d'augmentation, étaient de ce fait "inacceptables", faisant valoir que les pertes enregistrées entre 2000 et 2004, à savoir 363 millions d'euros, n'avaient pas été compensées par les bénéfices dégagés entre 2005 et 2007. Un argument que réfutent bien entendu les délégués syndicaux qui avancent le record de ventes établi par Dacia en 2007 avec plus de 230000 voitures vendues, soit une hausse de 17,4% par rapport à l'exercice précédent.


Depuis lundi, ils sont donc près de 10000 salariés à avoir débrayé, soit près de 80% du personnel de l'usine, selon les syndicats. Ce n'est pas la première grève de masse sur le site de Pitesti, racheté par Renault en 1999. Déjà en 2003, les salariés avaient mené la fronde durant trois jours, avant que les tribunaux roumains ne jugent illégale leur action. Bis repetita cette fois-ci encore? Lundi, la direction de Dacia a saisi la justice et demandé une décision en ce sens. Les négociations se poursuivent pour l'heure alors que la justice devrait rendre son verdict en fin de semaine.


Par Stéphane RIO leJDD.fr - 25/03/08

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 05:36

Un appel contre la spéculation financière est lancé au niveau européen sur le site :


http://www.stop-finance.org/


Cet appel est relayé par différents médias comme Marianne.fr, le Monde Diplomatique et l'Humanité.


Je vous conseille d'écouter l'émission  de LA BAS SI J'Y SUIS (Spéculation et crises çà suffit du 27/03/08), comme de lire l'édito de Denis SIEFFERT dans POLITIS, (édito « petite fable immorale »  du 27/03/08.


Je reste convaincu que nous vivons dans un monde complètement fou, et que nous sommes au bord d'une véritable crise mondiale. J''en ai parlé dernièrement avec une interview de Michel Aglietta.


L'originalité de la pétition, c'est qu'elle est européenne et que l'objet est de remettre dans le jeu la politique au travers de l'abrogation de 2 articles prévus dans le traité de Lisbonne. L'économie n'est pas une science et résulte de choix politiques. En déréglementant la finance, choix politique, nous allons droit vers une nouvelle crise internationale.


A méditer, et à signer !


DH



Spéculation et crises : ça suffit !

 


La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c'est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l'activité et l'emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s'ensuit.


Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n'est qu'une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.


Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l'« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n'ont plus d'autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.


Nous n'attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l'instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d'intervenir au cœur du « jeu », c'est-à-dire d'en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l'Union européenne, toute transformation se heurte à l'invraisemblable protection que les traités ont cru bon d'accorder au capital financier.


C'est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :


l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société.


Et nous demandons également - la restriction de la « liberté d'établissement » (art. 48) qui laisse l'opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.


Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd'hui incarnées dans la finance, d'asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n'en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 06:29

Crise bancaire américaine, pire que 1929 ?

 

 

Pour mieux comprendre la crise des « subprimes », la crise financière actuelle de l'ampleur de celle de 1929, je vous conseille de regarder les interviews de l'économiste  Michel Aglietta.

C'est un peu technique, mais aussi inquiétant...


Ce que l'on peut retenir, c'est que nous vivons vraiment une drôle d'époque !


DH

 


Pour les internautes pressés, un résumé en 4 minutes 51 est disponible ici.


 



Partie 1 - Chute de Bear Stearns - Mécanismes de propagation de la crise - Stratégie de la FED


 



Partie 2 - Effondrement du dollar - Une crise aussi grave que 1929 - Comment sauver le système financier ?

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 05:43

J’ai reçu par mail via le réseau PRS13, merci Stéphane, ce message. Il est suffisamment clair et explicite. C’est une des premières conséquences de la réduction des budgets et des effectifs dans l’éducation nationale… On commence à voir les premières conséquences de la réduction du nombre de fonctionnaires

 

Je salue vraiment l’initiative très intelligente des lycéens d’Albi. Que cela donne des idées dans la France entière !

 

DH

 


Partout en France, dans les établissements scolaires, les enseignants protestent contre les suppressions de poste qui se multiplient, mais les médias nationaux l'évoquent peu (voire pas du tout pour certains).

 

Mais, à partir du moment où les lycéens entrent dans la danse, comme d'habitude, cela pourrait changer. Ce qui suit prouve que les élèves sont pleins d'idées pour "régaler" les médias : la vidéo sur Youtube réalisée par le lycée d'Albi mérite vraiment d'être vue... le message est très clair...les bougies représentent les postes qui partent en fumée...

 

Quand les élèves réagissent

 


 


Au lycée Bellevue, à Albi, comme dans tous les lycées de l'académie, voire du pays, les lycées ne reçoivent plus assez de financement pour faire fonctionner les options si chères à nos élèves et garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de l'enseignement public, je rappelle. Résultat concret: plus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de Grec à plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes. Je tiens à préciser que notre lycée a d'excellents résultats, et que ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc succès auprès des élèves, qui s'impliquent au travers d'elles dans divers projets, et qu'elles contribuent à leur épanouissement personnel.


La vidéo que vous pouvez voir sur YouTube se passe dans notre lycée. Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du ministère tronque les budgets.... ce qui nous empêchera de poursuivre les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui s'ensuit...


Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à leur passage.


Merci d'avoir pris le temps de lire ce mail et de consulter la page.


         

 


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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 05:29

03-2008-Il-risque-de-pleuvoir.jpgLa sécurité sociale est dans le collimateur des assureurs. Ce n'est pas une nouveauté, mais avec Sarkozy au pouvoir, le risque n'en est que plus grand.
 
Emmanuelle Heidsieck, dans un roman, décrypte les enjeux et nous explique ce qui se trame dans un roman de fiction ou réalité ?
 
L'auteur dans un précédent roman, « Notre aimable clientèle », traitait de manière romanesque de la privatisation de l'ANPE et du jour où les chômeurs sont devenus des clients. C'était en 2005. Nous sommes en 2008 et la fusion ANPE  - ASSEDIC est en cours...
 
A lire !
 
DH
 

 


Dans "Il risque de pleuvoir", Emmanuelle Heidsieck décrypte les stratégies des assureurs pour privatiser le système de santé.


"Le tsunami, c'est bon pour les assurances." A la onzième page du roman d'Emmanuelle Heidsieck, le décor est planté: bienvenu dans un monde aussi illisible pour les profanes qu'il est déterminant pour notre avenir. Dans "Il risque de pleuvoir", l'écrivaine-journaliste décrypte une stratégie: comment les assureurs veulent s'emparer de la Sécurité sociale... en faisant main basse sur les données de santé. Glaciale anticipation.


Il y a trois ans, son premier roman "Notre aimable clientèle" (Denoël) avait suscité un intérêt d'initiés. Journaliste spécialisée dans l'actualité sociale, Emmanuelle Heidsieck y décortiquait les changements de l'ANPE, ou comment l'agence pour l'emploi s'adaptait d'un service au public à un service au "client". L'air de rien, sur un ton parfois badin. Trois ans plus tard, plus personne ne rigole à l'heure de la fusion Unedic-ANPE.


Un assureur « old school » se rebelle contre les requins de la finance


Alors, l'écrivaine récidive, mais cette fois en scrutant au plus près le monde grisâtre des assureurs. La scène? Un enterrement de première classe, où toute la profession parade. Le narrateur? Antoine, vieux crocodile au cuir épaissi par trente ans de métier. Antoine, cadre sup' mais prof' à Dauphine, catholique mais divorcé, bourgeois jusqu'au bout de ses vacances à Courchevel mais rebelle quand il faut saboter la mécanique implacable. Bref, un assureur old school qui conteste les nouveaux requins de la finance.


L'enjeu? Le contrôle des "données de santé", qui permettront aux grands groupes du secteur d'imposer un nouveau système de santé individualisé à l'extrême. En somme, une gifle à la Sécurité sociale française, solidaire et mutualisée. Dans la vraie vie, cette politique a été initiée par Alain Juppé à partir de 1996. 

Pince sans rires, subtil dans la description des humaines humeurs, le style d'Emmanuelle Heidsieck fait mouche. Au premier coup et aux suivants. Si le héros est un anti-héros, le méchant a tous les traits du gentil-grand-patron-aux-dents-longues: Alexandre Cadassus, X-Mines brillant, PDG de Ganax, remarié à l'ex-épouse... d'Antoine! Duel en double.


L'affrontement est terrible, dans un univers où un rictus est une insulte, où un mot de travers équivaut à un coup de poing dans la gueule. Sans jamais une once de trop, comme si l'activité d'évaluation des risques de l'existence menait à en soupeser le moindre aspect quotidien. Suprême intelligence.


Rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels


Le tour de force du roman est alors de rendre explicite ce qui ne l'est pas pour le commun des mortels. Ceux qui, par exemple, ne lisent pas les compte-rendus des "Entretiens de l'assurance". Serait-ce aussi un renoncement aux vertus du journalisme, puisque cela fait bientôt vingt ans que l'auteur décrypte ces stratégies dans les meilleures publications? "Pas du tout", répond-t-elle, "journalisme et roman sont complémentaires".


Si l'exercice pédagogique est pleinement réussi, les plongées lyriques sont à géométrie variable. Parfois abyssales, parfois obscures. Parvenir à extraire du non-sens de l'austérité aride de ce sujet est une manœuvre visiblement difficile à maîtriser. Mais -et c'est là le sel de la démarche à mi-chemin du réel et de la fiction- les perspectives évoquées font réfléchir. Ainsi de cette explication non-fortuite livrée à quatre pages de la fin du texte:


"C'est Benoît Durand ou c'est Alexandre qui a eu l'idée ? Personne ne sait. L'effet de surprise a été total. Personne ne s'y attendait. Ils ont réussi à mettre la main sur le Medef. Intrigues, manœuvres, tractations, renversements d'alliance.


"C'est un véritable putsch qu'ils ont mené pour que le candidat soutenu par la banque et l'assurance prenne le pouvoir du mouvement patronal présidé depuis toujours par l'UIMM, l'Union des industries et des métiers de la métallurgie.


"Un élément déterminant dans l'opération «données de santé» puisqu'ils ont désormais le plus puissant groupe de pression à leur disposition."


Nicolas Sarkozy aurait-il, lui aussi, des vues libérales sur la question de la Sécurité sociale? Pour l'instant, ça paraît encore assez flou même si, ajoute Emmanuelle Heidsieck, "depuis 2002, on a des gouvernements qui sont favorables à l'entrée des assurances privées dans ce secteur".


Anticipation, disions-nous, ou quasi réalité?


Il risque de pleuvoir d'Emmanuelle Heidsieck - éd. du Seuil - 125p., 15€.


(*) Par David Servenay (Rue89)   

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 06:14

L'affaire UIMM est particulièrement complexe. Si les médias se focalisent sur le financement occulte des syndicats, il s'agit en fait bien d'autre chose. Denis GAUTIER SAUVAGNAC a trouvé là le moyen de détourner l'attention sur la réalité et les finalités de l'UIMM. Vis-à-vis des syndicats, il faut aussi s'intéresser aux différentes fédérations de la Métallurgie, et les liens historiques entre certaines d'entres elles et l'UIMM, qui signe quoi, etc.  Il n'est pas nécessaire de mettre tout le monde dans le même panier.
 
Pour mieux comprendre l'UIMM, issue su fameux comités des forges, j'ai trouvé cet article sur Rue89, qui résume l'historique de l'UIMM. Sur le site de Rue 89 , l'article est complété par des interviews audio.
 
Pour ceux qui ont accès à « arrêt sur image » version internet payante de Daniel Schneidermann, je conseille de regarder l'interview du journaliste du figaro, aujourd'hui passé chez Marianne, Eric DECOUTY, qui a révélé l'affaire fin 2007...
 
A suivre...
 
DH
 

 
 


Aujourd'hui dans la tourmente, "l'Union" a toujours utilisé son poids financier pour peser sur la politique sociale.

Chester Conklin et Charlie Chaplin dans 'Les Temps modernes' (coll. Allociné).

Créée en 1901, l'Union des industries métallurgiques et minières (UIMM) façonne l'histoire sociale française depuis plus d'un siècle. Cent sept ans de lobbying, de pressions, de campagnes de presse, d'aide occulte aux politiques et de lutte acharnée contre le "bolchévisme". Où les pratiques du patronat font frémir... Coup d'oeil dans le rétro.


"Il n'y a jamais eu de corruption, de financement politique, d'achat de parlementaires, ou de signatures lors d'un accord syndical, jamais."


Lorsqu'il consent enfin à s'expliquer dans un entretien au Monde, Denis Gautier-Sauvagnac commence par proférer un demi-mensonge. Puis, il enchaîne par une demi-vérité en forme d'aveu :


"Ce système, j'en ai hérité, je suis le septième délégué général depuis 1901. Ça tombe sur le septième, pas de chance, mon devoir est d'assumer. Mon erreur est de ne pas avoir arrêté le système en 1994."


Pour bien comprendre l'emprise que l'UIMM exerce sur les relations sociales, il faut donc remonter aux origines, à la fondation de "l'Union".


Mars 1901 La naissance du lobbying

 

Officiellement instaurée en mars 1901 par Robert Pinot, un Polytechnicien proche des patrons, l'Union des industries métallurgiques et minières est créée en marge du Comité des Forges, pour contrecarrer la législation sociale promue par le socialiste Alexandre Millerand.


Cette année-là, le ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes fait passer une loi sur le travail des femmes et des enfants, puis en septembre, une autre loi sur l'abaissement à 11 heures de la durée de travail journalière des ouvriers. Dès le départ, souligne l'historienne Danièle Fraboulet, l'UIMM est conçue en réaction à l'inertie de certains patrons.

 

Années 20 : Lutter contre le "bolchévisme" qui s'étend en Europe


En réaction à la Révolution russe de 1917, les patrons s'organisent pour lutter contre l'influence du "bolchévisme" qui s'étend à travers l'Europe. Au sein de l'UIMM, le Groupe des industries métallurgiques de la région parisienne (GIM) joue un rôle particulier.


Il produit des libelles, journaux et tracts distribués dans les usines. L'historienne Danièle Fraboulet a retrouvé dans les archives du GIM une note du 5 novembre 1925, signée de son délégué spécial, Etienne Villey :


"Une dizaine de feuillets, rédigés par des intellectuels russes réfugiés en France, et traitant brièvement de quelques aspects de la vie ouvrière en Russie, ont été distribués dans les quartiers ouvriers à 100 000 exemplaires chacun.


"Trois tracts confectionnés par nos soins ou sous notre direction ont été envoyés à domicile à 7 500 adresses d'ouvriers données à notre secrétariat par les établissements adhérents."


Par ailleurs, les entreprises sont invitées à verser une contribution de 5 francs par ouvrier en guise de participation à la propagande. Mais ce n'est pas tout, la méthode de travail de l'UIMM, c'est l'influence "en réseaux" sur les décideurs. Dès le départ, l'Union s'implique dans la vie parlementaire.

 

Mai 68 La création d'une caisse de solidarité antigrève


Dans la foulée du mouvement de contestation qui s'étend aux entreprises, le patronat s'organise. Comme le révèlent, dans les années 80 les journalistes du Canard Enchaîné et de l'Humanité, l'UIMM créée le 1er mars 1972 une structure ad hoc, dont le but est de constituer une caisse de solidarité antigrève: l'Epim, l'Entraide professionnelle des industries métallurgiques.


Fondée par François Ceyrac, l'Epim fonctionne comme une assurance: les entreprises cotisent, à raison de 0,2 pour mille de leur chiffre d'affaires, en échange de la garantie de pouvoir bénéficier d'une compensation en cas de conflit social. Dans une note confidentielle "Notre action d'entraide professionnelle", révélée en 1987 dans un livre ("Sur la piste des patrons", Messidor/Éditions sociales), l'UIMM précise:


"[La cotisation est] partie intégrante des frais divers de gestion déductibles du bénéfice imposable. En cas de grève, l'entreprise établit et présente, par l'intermédiaire de la chambre syndicale territorialement compétente, un dossier de demande d'aide.


"Cette demande est soumise au comité de surveillance du régime, qui vérifie que la position de l'employeur au cours et à la fin du conflit n'a pas été contraire aux intérêts fondamentaux de nos professions."


Et pour défendre les "intérêts fondamentaux" de la profession, l'UIMM va aussi fortement contribuer à bâtir la doctrine sociale française. Parce que le droit reste un instrument de contrôle très efficace.

 

Années 70 Développer "l'information économique", en finançant les campagnes


A une époque où la politique se professionnalise et coûte de plus en plus cher, l'UIMM va aussi faire évoluer son aide aux candidats conservateurs, sous deux formes.


D'abord la traditionnelle production de documents de campagne. En 1978, les journalistes du Canard publient un bilan de l'aide apportée lors des législatives de 1973, où il apparaît que 9 millions de journaux et revues, 2 millions d'affiches et 8 millions de tracts ont été financés par la fédération.


Pour s'adapter à l'évolution des mœurs, l'UIMM prône alors de développer "l'information économique". Un document interne analyse notamment:


"Le mental du plus grand nombre est obstrué par des clichés, des slogans mobilisateurs d'émotion qui font barrage à l'entrée de l'information. Une fois pour toutes, les travailleurs forment une caste sacrée, une race supérieure souffrante et martyre promise à l'hégémonie finale.


"Nourrie de cette pâture digeste, une large partie du public ne reçoit, ne perçoit et ne peut observer que ce qui est en résonance avec ce fond de convictions déposé en chacun. (...) C'est un devoir moral et civique de lutter contre l'intoxication; il n'y a pas perversité ou machiavélisme à utiliser des techniques de conditionnement."


Ce mécanisme n'est pas nouveau. Dès les années 20, les patrons de la métallurgie réclament une association pour financer les partis politiques qui défendent leurs idées. Ils vont même jusqu'à ouvrir un compte en banque réservé à cet usage. 

 

Années 80 : Une première affaire de caisse noire, au Luxembourg

 

Autre aspect, révélé dans les Dossiers du Canard de 1988, une caisse noire au Luxembourg. Cette fois-ci, c'est une association entre l'UIMM et Assimilor (Association des chambres syndicales de la sidérurgie et des mines de fer de Lorraine) qui décident de placer 1,35 million de francs (reliquat des restructurations dans la région) en actions. Robert Eisenkopf, comptable de l'entreprise Wendel et des associations patronales, est chargé de cette tâche délicate.


Il place ces fonds au Luxembourg, dans une succursale de la Chase Manhattan Bank. Manque de chance, le 14 juin 1977, le comptable est intercepté dans l'express Luxembourg-Paris, alors qu'il consulte des documents bancaires dans le train. Incapable de justifier de la moindre autorisation d'ouverture de compte à l'étranger, il raconte tout aux douaniers.


Finalement, après une semaine de prison, il est libéré suite à l'intervention de Maurice Papon, alors ministre du Budget (1). En échange, l'UIMM accepte de régler une amende de 2,7 millions de francs. Conclusion du Canard: "Pas de procès, pas de scandale."


2008 : Une crise profonde, avant une normalisation?


Ironie de l'histoire, le 19 août 1997, une partie des archives du Crédit Lyonnais partent en fumée dans l'incendie de trois hangars au Havre. Les experts sont formels: ce n'est pas un accident. Or, dans ces entrepôts, outre les archives de neuf banques relatives à la période de Vichy, se trouvait aussi une partie des archives du GIM de la région parisienne.


Tout cela ne répond pas à la question de savoir où sont passés les 19 millions d'euros distribués en liquide par l'UIMM, entre 2000 et 2007? D'autant plus que la cotisation à l'Epim est passée de 0,2 pour mille à 0,4 pour mille en 2001. Dans ces conditions, comment croire à la défense du septième délégué général, Denis Gautier-Sauvagnac ?


Par David Servenay (Rue89)   



(1) Maurice PAPON était en 1967, président de Sud Aviation, ancêtre de l'Aérospatiale, entreprise affiliée à l'UIMM...

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 05:18

N'oubliez pas la chronique de Bernard Maris « l'autre économiste » tous les matins sur France Inter.

 

Hier 21 mars, il traitait du problème de la gestion de l'eau dans les communes.

 

L'eau est un bien public essentiel à la vie, et ne doit pas être une source de profit... C'était un enjeu dans certaines communes lors de la dernière municipale.

 

Et pourquoi pas Vitrolles ?

 

DH

 


Rendons l'eau à la vie publique!

 

Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Des exemples comme Paris montrent que la mainmise d'entreprises privées sur le marché de l'eau est loin d'être évidente. Ni souhaitable, d'ailleurs...


L'eau, c'est l'or bleu... La France ne manque pas d'eau et ne manquera pas d'eau, elle est un véritable château d'eau, dont pourra profiter éventuellement notre voisin l'Espagne. Ainsi, Barcelone envisage de faire venir de l'eau par bateaux-citernes. Cependant, l'eau française est polluée : 50 à 60% de la nappe phréatique est polluée par les pesticides et les nitrates, bien au-delà des normes européennes. 75% des rivières sont polluées par les pesticides. Responsable : l'agriculture - rappelons que la France, premier pays agricole d'Europe, est aussi le second utilisateur de pesticides dans le monde. L'agriculture consomme 75% de l'eau française (alors que la population agricole représente moins de 2,5% de la population active française) mais n'assume que 4% de son coût. Les consommateurs, les ménages en paient 82%, l'industrie 14%.


Des prix faramineux, des pertes colossales


Le prix de l'eau a deux grandes composantes : la distribution et la dépollution d'une part, la collecte et le traitement des eaux usées d'autre part. Trois grandes compagnies privées distribuent l'eau en France, Véolia, Suez et la SAUR. Véolia c'est l'ancienne Vivendi-environnement, et on se souvient des déboires de Jean-Marie Messier qui utilisait la rente de l'eau, le prix payé par les usagers, pour faire des galipettes cinématographiques outre-Atlantique. Or ces compagnies privées coûtent cher...


A tel point que certains envisagent de revenir à une gestion municipale de l'eau. C'est le cas de Paris. Bertrand Delanoë a décidé de remunicipaliser la distribution de l'eau à Paris, de ne pas renouveler à Véolia et Suez leurs concessions. Pourquoi ? Non seulement parce que le prix de l'eau est trop élevé, mais parce que les entreprises privées entretiennent mal le réseau (on estime que le taux de perte à Paris est colossal, dans certains secteurs, c'est 20% d'eau perdue !). Dans les villes où l'on est revenu à une gestion municipale de l'eau, les prix ont baissé. A Neuchâteau, à Castres, on a constaté une baisse des prix de 20%. Et surtout la rente de l'eau est utilisée pour l'eau ! On est sûr que ce que rapporte l'eau va à l'amélioration de la distribution, ce qui n'est pas le cas avec les entreprises privées qui entretiennent ou entretenaient des danseuses ici ou là, dans les télés par exemple. Il s'agirait ainsi, une fois n'est pas coutume, de s'approcher avec bénéfice du modèle américain, un exemple de gestion publique de l'eau.


La phrase du jour : «Faire boire un âne qui n'a pas soif». Avez-vous essayé de faire boire un âne qui n'a pas soif ? C'est la phrase qui traduit l'échec des politiques monétaires aujourd'hui...


Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.


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