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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 06:22

RENCONTRE DEPARTEMENTALE

POUR L'ALTERNATIVE A GAUCHE

 

 

 samedi 28 juin 2008 (14h00 - 19h00)

Fac Saint Charles - amphi de chimie - Marseille

 


à l'initiative des signataires de l'appel

 "l'alternative à gauche, organisons-la" paru dans POLITIS 

et de l'appel "Rassembler !"

 

avec la participation de Denis SIEFFERT

directeur de rédaction de POLITIS


14h 00 - 14h30 : accueil des participants

14h30 - 16h30 : débats en trois ateliers :


Quel projet de société ?

Face aux attaques de la droite en France et en Europe, quelles réponses ?

La crise écologique : vers d'autres modèles de croissance ?


17h - 19h :         séance plénière :

La situation de la gauche antilibérale aujourd'hui : comment dépasser les blocages et avancer ?

Quelle peut être l'utilité de l'appel lancé par POLITIS dans la période actuelle ?

Comment ?


Une buvette sera à votre disposition sur place....

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 07:40

Etonnant non cette réunion secrète entre L'Union européenne et Israël ?
 
Nous attendons toujours des explications de messieurs José Barroso et Nicolas Sarkozy, à qui la lettre a aussi été adressée...
 
Merci à Gilbert pour l'info.
 
A suivre,
 
DH
 

 Réunion secrète entre l'Union européenne et Israël :
 
                             Lettre de Francis Wurtz à José Barroso
 

Francis Wurtz, Président du groupe GUE/GNL au Parlement européen

jeudi 12 juin 2008


"Monsieur le Président,


Permettez-moi de m'adresser à vous au sujet d'un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à l'évidence, une clarification urgente.


Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l'Union européenne et les dirigeants de l'Etat d'Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l'impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celle de conquérir les droits d'un quasi-Etat membre de l'Union européenne !


Selon certaines sources, il semblerait qu'Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l'UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique ; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l'UE au sein de l'ONU ! Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l'économie, les finances, l'énergie, l'environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l'enseignement supérieur ; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël...


J'ajoute que l'on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l'année dernière ; qu'un « groupe de réflexion » s'est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007 ; qu'une seconde réunion s'est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil. Et tout cela sans que la moindre information n'en ait été donnée à la représentation parlementaire de l'Union !


Or, le 16 juin prochain, le Conseil d'Association Union européenne-Israël doit se réunir pour examiner officiellement ce dossier. Etant donné le contexte international dans lequel cet examen intervient - je viens de le rappeler - il paraitrait totalement inconcevable qu'une suite favorable puisse être réservée à la demande israélienne. Aussi une information autorisée au sujet de cette affaire extrêmement sensible me semble-t-elle indispensable.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération très distinguée.


Francis WURTZ"

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 06:28

J'ai toujours considéré que Xavier Bertrand, l'homme fort du gouvernement qui monte était un vrai - faux gentil. C'est lui l'homme des « relations sociales » qui détruit le dialogue social qui s'installait en France, en « pulvérisant les 35 heures », pour reprendre l'expression de Michel Abescat de Télérama.
 
Et oui encore une fois avant d'arriver au programme télé de mon Télérama de cette semaine, j'ai trouvé ce portrait tout à fait pertinent de Xavier Bertrand.
 
Pour d'ailleurs, le compléter, il faut rappeler que Xavier Bertrand est l'homme qui au nom de la France, a voté la directive européenne sur le temps de travail. Elle permettra de travailler jusqu'à 65 heures par semaine.
 
Certes Xavier Bertrand a déclaré qu'elle ne « s'appliquera pas en France ». Ok, mais alors pourquoi l'avoir voté ?
 
Ne nous ressortira - t- il pas un jour « en vertu de la directive européenne, vous travaillerez désormais 65 heures hebdomadaires sans repos... » ?
 
Sous son air gentil, voilà ce qu'il nous prépare...
 
DH

 
Scoop : on aurait un ministre des Relations sociales et de la Solidarité !
 

Non, ce n'est pas une blague. Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne s'y attendait pas par les temps qui courent. Mais l'info est solide, on peut même vous donner son nom : il s'agit de... Xavier Bertrand, le ministre le plus solidaire avec lui-même. Penser à le dire aux manifestants dans la rue toute la journée.

 

On est tombé là-dessus par hasard, en classant des papiers. Une vieille dépêche, oubliée dans une pile, annonçant la composition du gouvernement. Et vous savez ce qu'on a découvert ? Xavier Bertrand est ministre des Relations sociales. Oui, vous avez bien lu. Ministre du Travail, de la Famille, tout ça, on le savait. Mais des « Relations sociales », Xavier Bertrand, on n'en revient pas !


Le type qui vient de s'employer, avec la brutalité que l'on sait, à casser le dialogue et la négociation qui commençaient à s'installer entre le Medef et les syndicats de salariés est ministre des « Relations sociales » !


On sait à quel point la culture du compromis nous fait défaut en France, mais, depuis quelque temps, la situation semblait évoluer favorablement. La CGT, la CFDT et le Medef venaient ainsi de trouver une « position commune » sur le temps de travail : garder les 35 heures, mais les appliquer avec souplesse, chaque entreprise pouvant les dépasser « à titre expérimental » avec l'accord d'une majorité de salariés.


Les commentateurs se réjouissaient, à droite et à gauche, de cet air frais qui commençait à souffler sur le climat social. C'était compter sans l'ineffable Xavier Bertrand. L'encre à peine séchée au bas de l'accord, voilà notre fringant ministre qui s'empresse de le flinguer en imposant, pour des raisons idéologiques, un projet de loi maximaliste pulvérisant les 35 heures. Laurence Parisot elle-même est consternée. « Nous avons été pris en traître », s'est-elle plainte, la semaine dernière, auprès des députés UMP.


Mais ce n'est pas fini. En lisant jusqu'au bout le long intitulé de son ministère, on découvre que Xavier Bertrand est aussi ministre de la Solidarité. Et là, on atteint carrément le burlesque. Membre éminent d'un gouvernement et chouchou d'un président qui n'ont de cesse de démolir toutes les formes de solidarité sociale (travailleurs/chômeurs, bien-portants/malades, actifs/retraités), Xavier Bertrand ose se proclamer ministre de la « Solidarité ».


Curieuse époque tout de même, les mots sont ainsi vidés de leur sens. Sans doute est-ce cela la modernité dont Xavier Bertrand et consorts nous rebattent les oreilles. « Modernité », justement. En voilà un mot complètement tordu par ceux qui nous gouvernent. Seraient « modernes » toutes les mesures qui tendent à nous ramener un demi-siècle en arrière, avant les réformes inspirées par le Conseil national de la Résistance, qui ont largement contribué à améliorer nos protections collectives en matière de travail, de retraite ou de santé... A ce compte-là, comment s'étonner qu'elles se jouent aujourd'hui dans la rue, les « relations sociales » ?


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 06:34

Sarkozy enterre les 35 heures...



Les 35h00 ont été enterrées hier matin, 18 juin lors du Conseil des Ministres. La mobilisation hier des syndicats n'a pas entamé la détermination de Nicolas Sarkozy pour céder à la branche la plus libérale de l'UMP de déréglementer le temps de travail en France.


Par sa démarche, il rompt toute possibilité de dialogue social en France entre les partenaires sociaux, en cédant au dogmatisme des ultralibéraux.


Le combat doit cependant continuer en intervenant auprès de nos députés qui doivent rendre des comptes aux électeurs.


Pour la première fois dans son histoire, le temps de travail va de nouveau augmenter en France. C'est une totale régression sociale dont la responsabilité incombe à Nicolas Sarkozy, son gouvernement et tous les députés et sénateurs qui entérineront les modifications du code du travail (plus de 60 articles modifiés ou supprimés).


A suivre...


DH


Pour en savoir plus :


Mardi 17 juin 2008


La réforme du droit du travail signe-t-elle la fin de la solidarité ?

 

Lundi 16 juin 2008


Temps de travail, retraites, le 17 juin, 1 million dans la rue !






Votre serviteur dans l'action militante le 17/06/08
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 05:57

Je suis abonné à Télérama. Je sais il faut se « taper » une centaine de pages, avant d'arriver au programmes télés ! Il y a par contre dans ces 100 premières pages, des réflexions intéressantes qui évitent de ragarder la télé... Je vous livre celle - ci en lien direct avec la manifestation d'aujourd'hui 17 juin 2008 !
 
RdV tout à l'heure à 10h30 au Vieux - Port à Marseille...
 
DH
 

La réforme du droit du travail signe-t-elle la fin de la solidarité ? (*)


 

Ernest-Antoine Seillière, quand il était à la tête du Medef, l'avait fait peser : 1,25 kilo, avait dénoncé la balance. Laurence Parisot, la nouvelle présidente, l'a mesuré : « Un labyrinthe de 3 600 kilomètres », s'est-elle écriée, en décembre dernier, sur France 2. Tous nos malheurs viendraient ainsi de lui : le chômage, la stagnation des salaires, les pesanteurs qui « écrasent » nos entreprises et les rendent moins compétitives.


La chanson a fini par entrer dans les têtes. Le code du travail, et avec lui tout notre système de protection sociale, est aujourd'hui au coeur du débat public, Nicolas Sarkozy ayant pris le relais des représentants patronaux. En quelques mois, ses chantiers de « réforme » ont fleuri de tous côtés et suscitent actuellement de vives réactions, manifestations et grèves.


Entre 2004 et 2007, le code du travail a été entièrement réécrit, théoriquement pour le rendre plus « accessible ». Au début de l'année, un accord sur la « modernisation du contrat de travail » a introduit, à côté du licenciement et de la démission, la « rupture conventionnelle », c'est-à-dire la séparation à l'amiable entre employeur et salarié. Le 18 juin, encore, le conseil des ministres examinera un texte qui, s'il maintient la durée légale du travail à 35 heures, la vide de sa substance en renvoyant au niveau de l'entreprise la négociation sur sa durée réelle.


Et ce n'est pas fini. En matière de retraite, l'allongement de la cotisation à 41 ans est dans les tuyaux tandis que de nouvelles franchises sur les remboursements maladie devraient voir le jour après l'été. Ainsi serons-nous peu à peu délivrés du « carcan » du code du travail, ainsi sortirons-nous enfin des « griffes » des 35 heures.


« La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail »,
a dit Laurence Parisot. Une phrase qui fait bondir Gérard Filoche, bouillant inspecteur du travail, auteur d'un livre argumenté, Salariés, si vous saviez... « Attaquer le code du travail, c'est s'en prendre à l'état de droit dans l'entreprise. Restaurer la loi de la jungle et de la soumission, rompre avec soixante ans de notre histoire sociale », tempête-t-il.


Quoi qu'on en pense, les revendications du Medef et les réformes en cours répondent à deux objectifs. Remplacer la loi par le contrat. Et passer du droit collectif à celui de l'individu. Sur ce second point, l'exemple des retraites est éclairant. On tire la sonnette d'alarme sur l'avenir des systèmes collectifs par répartition et on incite les salariés à se constituer une retraite personnelle par capitalisation. C'est-à-dire qu'on privilégie la protection individuelle au détriment de la solidarité. De même dans le domaine de la santé. La loi de finances de la Sécurité sociale 2008 instaure trois franchises médicales, payées par les malades, pour financer le plan Alzheimer. Après l'été, on le sait, ces déremboursements devraient être étendus. Comme le remarque Liêm Hoang-Ngoc, chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne, dans un livre plaisamment intitulé Sarkonomics, ce mécanisme de la franchise « rompt le principe de solidarité entre bien-portants et malades puisque les malades seuls sont mis à contribution ». Solidarité entre bien-portants et malades, entre actifs et inactifs, entre chômeurs et travailleurs, ce sont les fondements mêmes de notre modèle social qui sont battus en brèche. Au profit de l'individualisme.


Donner une place plus importante au contrat de manière à réduire le rôle de la loi est l'autre caractéristique des réformes en cours. On le voit en matière de durée du travail, dont on prévoit de fixer les modalités au niveau de l'entreprise. « C'est la même chose avec la "rupture conventionnelle", ce licenciement à l'amiable mis en place en janvier dernier, remarque Gérard Filoche. On organise ce que Mme Parisot appelle la "séparabilité", un moyen de rompre facilement le contrat de travail, à la manière d'un divorce. Et l'on voudrait nous faire croire que le salarié va pouvoir négocier à égalité avec son employeur ! »


« La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?»
a déclaré Laurence Parisot. Il est un pays où il l'est, qui sert de référence constante aux détracteurs du modèle social français : les Etats-Unis. Là-bas, nous dit-on, les règles sont souples, les entrepreneurs, libres de toutes les audaces, et le chômage est insignifiant... Voire.


Deux livres récemment parus invitent à nuancer ce tableau idyllique. Le premier, Le Salarié jetable, est le résultat d'une enquête menée par un journaliste du New York Times, Louis Uchitelle. Au tournant des années 1970, explique-t-il, après quarante ans d'influence keynésienne qui voyait dans la complémentarité de l'Etat et du secteur privé la source de la prospérité et du plein-emploi, la théorie néoclassique connut un retour en grâce. Et avec elle, l'individualisme. « Wall Street et la Silicon Valley étaient à l'unisson ; on y recrutait des hommes et des femmes instruits et égocentriques, qui se considéraient en grande partie maîtres de leur vie et pour qui un pays libre de toute contrainte étatique, ou tout au moins des contraintes pesant sur les activités qu'ils entendaient mener, prospérerait grâce aux efforts irréfrénés de millions d'individus comme eux, dynamiques, autonomes et souverains. » Depuis, fusions, acquisitions, délocalisations se sont multipliées et le licenciement et la précarité sont devenus un phénomène de masse. En vingt ans, trente millions de personnes ont perdu leur emploi. « Le mythe [...] veut que la flexibilité et la santé de l'économie américaine permettent aux actifs qualifiés et compétents de trouver du travail bien rémunéré. Les chômeurs n'ont qu'à se former et développer leurs compétences, et leur recherche d'emploi aboutira. ».


La réalité est malheureusement moins simple. L'économie américaine compte aujourd'hui des millions de salariés surqualifiés. C'est particulièrement vrai pour les diplômés de l'enseignement supérieur qui « se retrouvent parfois à devoir gagner leur vie en travaillant comme vendeurs ou administrateurs de bureaux »...



Après des années de dérégulation du marché du travail et du droit social, la situation américaine apparaît ainsi contrastée. Rentré en France après avoir vécu huit ans aux Etats-Unis, Michel Desmurget, chercheur à l'Inserm, confirme ce point de vue en passant en revue tous les aspects de la situation sociale dans un livre documenté et précis, Mad in USA « Les politiques libérales menées depuis trente ans aux Etats-Unis ont abouti à l'enrichissement massif des plus favorisés, à la paupérisation progressive de la classe moyenne et à la création d'une immense cohorte de travailleurs pauvres. Ainsi, 25 % des travailleurs américains, soit trente millions d'individus, travaillent pour des salaires qui ne leur permettent pas d'extraire leur famille de la pauvreté. Ces gens sont corvéables à merci, ils n'ont pas de congés payés, pas de couverture maladie, pas de droits. [...]


J'entends souvent parler en France et en Europe des charges et des contraintes qui asphyxient l'emploi et ruinent l'esprit d'initiative. Malheureusement, je n'entends jamais parler des charges et des contraintes qui offrent à tous, et en particulier aux plus pauvres, une retraite décente, une assurance pour se soigner, des congés payés pour se reposer et des droits pour se défendre. » A lire les préconisations de nombreux chercheurs américains pour remédier aux défaillances de leur « modèle », il est frappant de constater les ressemblances avec ce qui existe déjà en Europe. Même si le système français mérite des réformes et des adaptations, peut-être, comme le dit Michel Desmurget, « ne sommes-nous pas aussi en retard que cela ».


(*) .Par Michel Abescat (Télérama n° 3048)

 

A lire :


"Salariés, si vous saviez..., Dix idées reçues sur le travail en France", de Gérard Filoche, éd. La Découverte, 130 p., 9 EUR.

 

"Sarkonomics", de Liêm Hoang-Ngoc, éd. Grasset, 134 p., 9 EUR.


"Le Salarié jetable, Enquête sur les licenciements aux Etats-Unis", de Louis Uchitelle, éd. Demopolis, 320 p., 23 EUR.


"Mad in USA, Les ravages du ‘modèle américain'", de Michel Desmurget, éd. Max Milo, 276 p., 19,90 EUR.

 

Et aussi :


Les Français ne travailleraient pas assez... Info ou intox ?  (12 juin 2008)

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 06:33

Temps de travail, retraites, le 17 juin, 1 million de français dans la rue !



Nicolas Sarkozy au mépris du dialogue social qu'il a jusqu'ici prôné entre les organisations syndicales et le Medef, et pour céder à la frange la plus libérale de l'UMP, va déréglementer le temps de travail, et anéantir les 35 heures.


Pour la 1ère depuis plus de 100 ans, le gouvernement veut au travers de sa modification du code du travail (plus de 70 articles supprimés ou modifiés) rallonger le temps de travail des français. C'est une totale régression, sociale  et un véritable non-sens, lorsque l'on sait que la moyenne du temps de travail hebdomadaire (*) en France (38heures) est supérieure à la moyenne européenne (37,9 heures) et que la France est en tête de liste pour la productivité par salarié.


Contrairement au discours ambiant relayé par les médias comme TF1 et autres, les français sont attachés à la réduction du temps de travail et aux RTT. 79% des salariés interrogés ne pensent pas à faire racheter par leur entreprise des jours de RTT ». C'est ce que démontre un sondage LH2 - Les Echos du 9 juin. C'est tout à fait logique. Et ce que veulent les salariés ce sont des augmentations de salaires.


Chacun sait bien que les heures supplémentaires sont aléatoires et soumises aux besoins de l'entreprise, et pas du salarié. Lorsque les charges augmentent, l'employeur peut faire faire des heures supplémentaires aux salariés, qui au passage, n'a pas le choix de les refuser. Cela peut aussi le dispenser d'augmenter les salaires car avec les heures sup, la feuille de paye augmente. Mais le jour où l'activité baisse, la feuille de paye aussi, et si entre temps, le salaire de base n'a pas ou peu augmenté, la pilule est amère...


Il ne faut pas oublier aussi, que le temps de travail journalier et hebdomadaire a un impact sur la santé. Mais c'est vrai qu'en allongeant dans le même temps le nombre d'annuités, cela permettra de résoudre le problème du financement des retraites. Gérard Filoche l'autre soir à Aix, s'interrogeait perfidement si l'augmentation de la durée de vie en France n'était pas liée à la retraite à 60 ans ? La faire passer à 65 ou 67 ans, comme le rêve Laurence Parisot, résoudra bien des problèmes en abaissant l'espérance de vie...Est-ce cela le sens de la vie et du progrès social ? Est-ce la société dans laquelle nous voulons vivre et faire vivre nos enfants ?


Ce qui me surprend par ailleurs, c'est que le gouvernement n'a pas un seul mot ni une seule action politique pour résoudre le chômage. La seul qu'il veut prendre, c'est celle de culpabiliser les chômeurs, avec son histoire « d'offre valable d'emploi»...


C'est pourquoi, notamment il faut se mobiliser le 17 juin 2008, pour faire reculer le gouvernement et s'opposer au modèle de société qu'il veut nous imposer !


Pour les Bouches du Rhône, le grand RDV est à :


10h30 à Marseille au Vieux - Port !

 


DH


A lire aussi…

 

Défense des 35h00 et des salaires par Gérard Filoche


100 ans de lois sur la durée du travail :


1900 : Loi Millerand, passage de 12 à 10 heures par jour en 4 ans

1936 : Durée légale fixée à 40 heures et création des congés payés

1937 : Premier décret permettant les heures supplémentaires

1956 : 3ème semaine de congés payés

1965 : 4ème semaine de congés payés

1981 : 39 heures et 5ème semaine de congés payés

1998-200 : 35 heures



(*) Chiffres Eurostat

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 06:24


Comité de défense de la Sécurité Sociale,
« la santé n'est pas à vendre

 

 

Comme annoncé il y a quelques jours, je rappelle que le Comité de Défense de la Sécurité appelle à un rassemblement le 15 juin 2008 devant la Mairie de Vitrolles à 10h30.

 

Venez nombreux !

 

Le comité de défense de la sécurité sociale est soutenu par des citoyens, le PC, PRS, l'Union Locale CGT, l'Union Locale FSU, l'association "Vive les Services Publics" (VSP), etc.

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI

 

DH







Pierre Pradel pendant son discours lors du rassemblement









 

Plusieurs élus ont répondu à l'appel avec Malek Mersali (PC), Cathy CAU (PC), Pascal BIANCO (PC), Pascale MORBELLI (PS), Michel RENAUDIN (PS) et Jean-François PAULUS ( Nouveau Centre)                                                                         
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 06:31

La fête annuelle d'ATAC 13, c'est demain samedi 14 juin

 

Les comités locaux des Bouches du Rhône fêtent les 10 ans d'Attac le


Samedi 14 juin 2008 à partir de 14h
Parc de Valabre à GARDANNE,
D7 entre Luynes et Gardanne



Débats - concerts - stands associatifs - librairie - medias -
animations artistiques - buvette - restauration



Bons de soutien servant de tickets d'entrée à partir de 4€



 
DÉBAT  en trois parties :


Construire un monde solidaire, démocratique et écologique animé par des journalistes dont Bernard Langlois, fondateur de Politis  et avec la participation d'acteurs locaux des résistances et luttes.



16h15  : Pour un Monde Solidaire  


A partir de 3 thèmes : Crise financière et récession, Partage des richesses Nord/Nord  Migrations


Jean Pierre Cavalié, La Cimade

Julien Lusson, économiste

Dominique Plihon, président du conseil scientifique d'Attac France


16h30 : Pour un Monde Démocratique


A partir de 3 thèmes : Institutions, Média, Culture


Agnès Freschel, rédactrice de Zibeline

Myriam Khelfi , RESF

Roger Martelli, Fondation Copernic

Jean François Téaldi, Grand Reporter Audio Visuel public, Sr du Synd SNJ-CGT
 
20h15 : Pour un Monde Ecologique


A partir de 3 thèmes : Quel développement? Quelle consommation ? Partage des richesses Nord/Sud et Sud/Sud


Paul Ariès, politologue, écrivain, partisan de la décroissance

Geneviève Azam, membre du CA et du conseil scientifique d'Attac France

Catherine Levraud, ASEP (Asso Santé Environnement Provence)

Claude Quemar, président du CADTM



ANIMATIONS


14h00 : Atelier fresque-peinture, Etienne et Béatrix Decle


15h30 : Fanfare Fiera Brass, musique en cuivre véritable, classique et fantaisiste


16h30 : Contes autour du monde, Catherine Benoît


18h10 : Coulis Band, théâtre de rue autour de mai 68


18h30 : Batucada Cascara


19h15 : Apéro concert, Blue Stream, blues, chansons engagées


 
CONCERTS


22H30 :  Les Poulettes, 5 chanteuses musiciennes qui revisitent le répertoire (et créent le leur)


23h30 : Drunk Souls, rock n' reggae 100% made in Marseille


00h30 : Monalisa, rock énergique, pop, grunge, métal

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 06:34

La nouvelle est passée quasi inaperçue, ou d'où il ne me semble pas qu'elle est vraiment la une de l'actualité. Il s'agit de l'adoption par le Parlement d'une directive européenne sur la remise en cause de la mixité à l'école ! Tout du moins, cela est présenté comme tel.

 

La réalité est en fait tout autre, comme l'explique très bien la sénatrice PS Bariza Khiari. Au travers de l'adoption de cet article, c'est le vrai visage de Nicolas Sarkozy et de la politique qu'il entend mener, qui se dévoile un peu plus. Remettre en cause la mixité à l'école est une régression qui rentre dans la lignée de la remise en cause de l'Etat Laïque, auquel il s'est déjà attaqué.

 

Je suis surpris que cela n'est pas fait plus de bruit...

 

A suivre...

 

DH

 


 

La mixité à l'école en danger

 

Bariza Khiari Sénatrice PS d'Ile de France



Une fois de plus, l'Europe a bon dos. Au nom d'une prétendue directive européenne, le gouvernement français vient de faire adopter par le Parlement, dans un texte de loi destiné à lutter contre les discriminations, une disposition remettant en cause la mixité à l'école. Aucun ministre de l'éducation, aussi réactionnaire fût-il, n'aurait eu "l'audace" d'inscrire dans nos textes, ne serait-ce que par voie de circulaire, la possibilité d'organiser "des enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe" sans s'exposer à la foudre des organisations laïques et des syndicats de l'enseignement.


Les directives européennes, que nous avons à transposer dans notre droit national, sont pour la plupart d'inspiration libérale et il nous a souvent fallu batailler ferme pour préserver en France nos spécificités. Or, dans le cas qui nous occupe, l'Europe n'est pas en cause. Aucune des directives européennes à transposer dans ce texte ne touche au champ de l'enseignement, qui reste une compétence strictement nationale.


Dès lors, le gouvernement a menti au Parlement en affirmant, à la tribune de l'Assemblée, que cette dérogation à la mixité à l'école était une exigence de la Commission européenne et qu'on ne pouvait donc s'y soustraire. Au Sénat, tous les groupes parlementaires ainsi que la délégation aux droits des femmes étaient d'accord pour supprimer cette disposition. Or, contre toute attente, le 9 avril, lors de la discussion du texte en séance publique, le gouvernement a maintenu sa position, ordonnant à sa majorité de se plier. Cet épisode parlementaire en dit long sur la liberté de parole et d'amendement de la majorité et augure mal de la façon dont on entend donner plus de pouvoir au Parlement. Il révèle aussi l'influence grandissante des intégristes de tout poil au sein du pouvoir d'Etat.


La mixité est un acquis fragile. Parmi ses détracteurs, trois arguments sont invoqués. Le premier, d'ordre pédagogique, met en évidence le frein que peut constituer la mixité aux performances respectives des filles et des garçons. Le second, d'ordre social, souligne la montée des violences dans les établissements, et notamment des violences sexuelles. Le troisième, que l'on peut classer, faute de mieux, dans la catégorie "morale", déplore l'indécence qu'il y aurait à suivre, pour les garçons et les filles, des cours en commun. La délégation aux droits des femmes du Sénat s'était saisie de cette question en 2004. Elle avait conclu que les réponses aux problèmes soulevés se trouvaient non pas dans la ségrégation, mais dans la formation des enseignants, l'encadrement éducatif, le contenu des manuels scolaires et surtout dans la volonté politique d'accompagner les jeunes femmes dans des choix d'orientations professionnelles dont elles ont tendance à s'auto-exclure.
CONSERVATISME LIBÉRAL


Au-delà de la valeur émancipatrice de la mixité, l'apprentissage du vivre-ensemble commence dès l'école. C'est aussi à ce titre que la mixité est un principe à préserver. Cette remise en cause est une disposition sortie de nulle part et que personne n'a le courage de revendiquer. Rien ne permet d'expliquer la présence de cette mesure alors que tous les protagonistes du débat parlementaire souhaitaient la voir disparaître. Son adoption ne constitue pas un faux pas ou un cafouillage. Au contraire, cette attaque contre la mixité semble issue d'une volonté déterminée, mais non avouée. Elle s'inscrit dans le conservatisme libéral qui caractérise la pensée de M. Sarkozy.


Après avoir affirmé la supériorité du curé sur l'instituteur dans la transmission des valeurs ; après avoir voulu imposer les statistiques ethniques, instrument fort utile pour gommer la question sociale et renvoyer les causes de la délinquance à l'origine ; en donnant maintenant la possibilité de déroger au principe de mixité dans l'éducation, on s'en prend une fois de plus à notre modèle laïque et républicain.


Avec tant d'autres Européens fervents, j'ai combattu les dérives libérales et parfois conservatrices de l'Europe ; là, je ne laisserai pas dire que c'est la faute à Bruxelles ! Laïcité, égalité, mixité... ce continuum, socle de notre modèle républicain ne cesse de subir des attaques comme si, à la tête de l'Etat, on était en train de mettre en place les éléments d'une reconfessionnalisation de la société française.


Article paru dans l'édition du Monde du 23.04.08


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:19

L'indépendance « du politique » de la Banque Centrale Européenne (BCE) était un des enjeux du Traité Constitutionnel Européen de 2005.

 

Alors que la banque fédérale Américaine est loin d'être indépendante du pouvoir US, en Europe, nous lavons plus blanc que blanc, et nous nous tirons une balle dans le pied.


Grâce à la dernière initiative de Jean-Claude Trichet, nous avons eu droit à une augmentation de 10 $ du baril de pétrole !


Mais quant allons - nous en Europe, arrêter de marcher sur la tête ?

 

Petite remarque, qui n'a rien à voir quoique...

 

« On » se satisfait parfois en France par matraquage médiatique interposé d'avoir un dollar faible, car cela compense l'augmentation du pétrole. Sans cela le plein d'essence serait encore bien plus cher.


Mais savez - vous pourquoi, le baril ne cesse d'augmenter ?


Tout simplement car payé en dollar, monnaie de plus en plus faible et qui ne vaut plus grand chose, les pays producteurs pour compenser cette perte augmentent le prix en dollar ! En clair, il leur faut plus de dollars en main, pour compenser la baisse de la monnaie !


Entre l'œuf et la poule, on ne nous dit pas tout, comme dirait quelqu'un...


A méditer.

 

DH


 

TRES CHER JEAN-CLAUDE TRICHET !!!!!  


09.06.2008



Les déclarations du président de la Banque centrale européenne ont eu, la semaine dernière, l'effet contraire à celui souhaité. En annonçant pour les prochaines semaines une hausse de ses taux d'intérêt, la banque centrale européenne a provoqué une rechute du dollar contre l'euro, ce qui a eu pour conséquence de faire flamber le prix du brut. Les producteurs ont en effet voulu compenser la baisse de la devise dans laquelle est libellé le pétrole par une hausse des prix. Il est vrai que, pour eux, le dollar n'est plus la devise idéale. Il a perdu près de la moitié de sa valeur depuis 2000.


Du coup, l'annonce de Jean-Claude Trichet, et ses conséquences, remettent en cause le fondement de la doctrine de la BCE. Car en relevant ses taux, l'institut d'émission européen voulait contribuer à lutter contre son ennemi juré : l'inflation. Sur le plan de la doctrine économique, la décision est logique. Lorsque qu'une banque centrale monte ses taux, elle rend le crédit moins facile. Elle contribue alors à ralentir une machine productive qui avait tendance à s'emballer, et pousse donc les producteurs à la modération, ce qui contribue à juguler la hausse des prix.


Voila pour la théorie économique. Mais celle-ci n'est qu'une théorie. C'est à dire qu'elle fonctionne comme un tout, elle ne tient pas compte du fait qu'il puisse exister différentes zones économiques, qui "tournent" chacune à leur rythme.


Juguler l'inflation dans la zone euro ne sert à rien si l'inflation provient du fait que les ouvriers chinois obtiennent de meilleurs salaires ou que les producteurs de pétrole relèvent leurs prix.


Eux, sur leurs marchés, ne seront pas touchés par la baisse de l'activité européenne provoquée par la hausse des taux de la BCE. Alors que les consommateurs européens, et donc les entreprises européennes, le seront.


La conséquence de cette déclaration du "très, très cher" Monsieur Trichet ne s'est pas faite attendre : une hausse de 10 dollars du baril. ON l'appelle déjà la "hausse Trichet". C'est la plus forte hausse jamais enregistrée par le baril en un jour. Même en 1974, lors de ce qu'on appelle le premier choc pétrole, même dans les années 80, lors de ce qu'on appelle le second choc pétrolier, nous n'avions enregistré une telle hausse. Nous sommes donc bel et bien entrés, grâce à ce cher Monsieur Trichet, dans l'ère du Troisième choc pétrolier...


En 1980, par exemple, la configuration était la même que celle que nous connaissons. Le prix du baril était de 86 $ en moyenne (corrigés de l'inflation) et avait fortement grimpé en quelques années. Nous sommes aujourd'hui à 130 $ alors que le prix il y a dix ans, en 1998, était de 16 $ (corrigés de l'inflation)...


...

ERIC TREGUIER - CHALLENGES




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