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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 05:32




 

Le journal Les Echos a publié un état des dividendes versés par les entreprises du CAC 40 en 2008. Nous n'allons pas tarder à connaitre les dividendes 2009, les grandes entreprises commencent en effet à diffuser leurs résultats 2008.

 
On voit que les sommes en jeu sont importantes, et que des marges de manœuvre existent donc. Il faut noter que ces entreprises ont racheté 11,2 milliards d''€ de leurs propres actions. C'est un fait de la destruction de valeur au sens économique du terme. En clair, cela ne sert pas à grand-chose, si ce n'est à répartir les dividendes sur moins d'actionnaires, ce qui les gonflent mathématiquement les dividendes, pas les actionnaires, quoique ?

Vous apprécierez le vocabulaire « il faut éviter de donner un signal négatif ». Envers qui les investisseurs, dont le vrai nom est « spéculateurs » ? Et les salariés, quels signes faut-il leur envoyer ?

 
Pour information, je suis dans un groupe, qui en 2007 à fait un résultat négatif, et qui pour « éviter de donner un signal négatif », a tout de même versé des dividendes aux actionnaires. Et oui, cela est possible... Pour la politique salariale, « on » a expliqué aux salariés les difficultés du groupe, et la nécessaire modération, pour préserver l'avenir...

 
Une question m'interpelle. En 2009, c'est la crise. Mais est-ce que les actionnaires revoient leurs exigences à la baisse, les fameux 15% de rentabilité ? Je n'en suis pas sûr, ce qui explique la pression encore plus grande sur les salariés, sans oublier, les restructurations qui prennent prétexte de la crise...

 

Je conclurai enfin pour dire que l'économie n'est pas une science, mais n'est le résultat que de choix politiques et rien d'autre !


DH

 


 

 

Les entreprises du CAC 40 ont versé en 2008 54,2 milliards d'euros à leurs actionnaires (*)




Les entreprises de l'indice CAC 40 ont racheté 11,2 milliards de leurs propres actions et versé presque 43 milliards de dividendes en 2008. Si les rachats d'actions ont nettement reculé, les dividendes ont jusqu'à présent bien tenu, mais les analystes s'attendent à une diminution de 20 à 30 % cette année.

 

Malgré la crise, les sommes restituées aux actionnaires en 2008 n'ont que légèrement reculé. En pleine saison d'annonce des résultats et des dividendes et alors que le sujet est devenu un thème de société, le total de l'argent « rendu », par le biais des dividendes et des rachats d'actions, n'a que légèrement fléchi. Les entreprises du CAC 40 ont versé 54,2 milliards d'euros en 2008, contre 57,2 milliards d'euros en 2007, selon la lettre d'information « Vernimmen.net », publiée ce vendredi.

 

Ce total masque des évolutions disparates : si les dividendes ont été préservés, les rachats d'actions ont, eux, nettement reculé. Les entreprises de l'indice parisien ont acquis 11,2 milliards d'euros de leurs propres actions en 2008 (1), soit une chute de 42 % par rapport à 2007. Cela représente 1 % de leur capitalisation boursière (contre 1,4 % l'année précédente). « La plupart des sociétés ont cessé leurs opérations au second semestre, sur fond d'accentuation de la crise, commente Yann Le Fur, coauteur de cette lettre. Et les plus gros contributeurs en 2007 étaient les financières, qui ont nettement réduit ces opérations. » Ce secteur a racheté l'an dernier seulement 283 millions d'euros, contre 5,7 milliards d'euros en 2007.

 

Les rachats de l'an dernier ont été le fait d'un nombre limité de sociétés. Seulement cinq entreprises - Arcelor-Mittal (4,1 milliards), GDF Suez (1,3 milliard), Sanofi-Aventis (1,2 milliard), Total (1,2 milliard) et L'Oréal (933 millions) - ont représenté les trois quarts des sommes totales. « En 2007, il fallait compter dix groupes pour atteindre ce même pourcentage », indiquent les auteurs de l'étude. A l'inverse, 13 entreprises, soit un quart de la cote, n'ont pas fait de rachats significatifs.

 

Arcelor-Mittal a été, pour la deuxième année d'affilée, le plus important contributeur : il a racheté trois fois plus d'actions qu'il n'a versé de dividendes. « Le rachat d'actions sert à rendre à l'actionnaire le cash-flow excédentaire transitoire, alors que le dividende est un socle que l'on espère pérenne, précisent les spécialistes. Dans un secteur comme la sidérurgie, avec de grandes variations d'activité, trop augmenter le dividende ferait courir le risque de ne pas pouvoir le maintenir à l'avenir. »

 

Eviter un signal trop négatif

 

Pour éviter de donner un signal trop négatif au marché, les entreprises ont cherché à préserver, dans une certaine mesure, les dividendes. Sur longue période, la volatilité des dividendes (à 8 %) est ainsi nettement inférieure à celle des résultats (à 25 %), selon les calculs de la Société Générale sur les entreprises européennes cotées, depuis 1970.

 

En phase difficile, les dividendes ont généralement tendance à reculer moins que les bénéfices, si bien que le taux de distribution, calculé par le rapport dividendes sur bénéfices nets (à 42 % sur le CAC 40 en 2008), a pu enregistrer des pics en pleine conjoncture morose. A l'inverse, « ces dernières années, les entreprises ont eu tendance à augmenter leurs dividendes plus vite que les profits, pour conserver des rendements élevés en phase de gains boursiers », souligne Fabrice Théveneau, responsable de la recherche actions de la Société Générale.

 

Cette volonté de maintenir le dividende explique la poursuite de la hausse des sommes versées : les groupes du CAC 40 ont dépensé en 2008 (au titre de l'exercice 2007) presque 43 milliards d'euros, contre 37,9 milliards en 2007. Le rythme de progression a toutefois décéléré (+ 14 % entre 2007 et 2008, après + 21 % entre 2006 et 2007), signe des prémices de la crise. A titre de comparaison, les profits ont légèrement augmenté entre 2006 et 2007, mais sont attendus en repli en 2008, autour de 95 milliards d'euros (pour les profits non récurrents, selon le consensus à début janvier).

 

MARINA ALCARAZ

 

(1) Rachats nets de cessions d'actions.

 

 

(*) Les Echos.fr du 13/02/09

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 05:35


 


Sarkozy et son mépris des Français...



Axel Kahn lors de l'émission Ripostes de Serge MOATI du 15 février, a bien exprimé le mépris que peut avoir le Président de la République vis-à-vis des français.


Cela s'est en effet exprimé vis-à-vis des enseignants chercheurs lors de son discours du 22 janvier 2009 à « l'occasion du lancement pour une stratégie nationale d'innovation et de recherche ».


Comment peut-on imaginer faire avancer un pays, un secteur d'activité, une profession si on méprise autant les gens ?


 



Ce mépris,, il ne l'a malheureusement pas exprimé qu'à cette occason. On peut citer l'histoire des "grèves dont on ne s'aperçoit plus". En boomerang, il y a eu le 29 janvier 2009...


 



On pourrait trouver d’autres exemples.


C’est assez inquiétant pour l’avenir et il n’est jamais sain qu’un Président de la République méprise autant ses concitoyens. Cela peut mal finir…

 
DH

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 04:30




Les camarades du PC Vitrolles organisent sur 2 jours à Vitrolles un colloque sur la santé au travail. Le camarade Gérard Filoche, inspecteur du travail, hélas toujours au PS mais c'est un autre sujet  y participera ! Ses interventions toujours bien ciblées et surtout le fruit d'une réelle expérience valent la peine.

 

 
DH




Projection Film et Colloque :

LA SANTE & LA SECURITE AU TRAVAIL

 

 

Le 2 août 2006 Jérôme Blanco (natif de Vitrolles) était victime d'un accident mortel du travail, il avait 32 ans.

 

Décès, Maladies professionnelles, souffrance au travail ne sont pas une fatalité !

 

L'association Former Transformer Partager, le Parti Communiste Français (Fédération des Bouches du Rhône et la section de Vitrolles), en collaboration avec le cinéma « les  Lumières» organise à Vitrolles :

 

Le vendredi 20 février à 18 h 30

au cinéma les lumières à Vitrolles

la projection du film de Michel CARRE : « J'ai mal au travail »

 

La projection sera suivie d'un débat avec Annie THEBAUD-MONY auteur du livre :
« Travailler peut nuire gravement à la santé. »

 


Colloque concernant la santé au travail



Le samedi 21 février

à la maison de quartier du Roucas / Vitrolles

(Rue Roumanille, prés de la salle des fêtes)




9h00
: Accueil


9h15: Présentation des travaux par René Giorgetti

 
9h30-10h30: Présentation de l'outil SIC concernant le dépistage de maladies professionnelles.

 
10h45-12h00 : Débat avec Gérard FILOCHE Inspecteur du travail militant syndical et politique


13h30-15h00: Risquer sa santé et sa vie au travail : une fatalité ? des salariés témoignent.

 
15h-16h00 : Le travail et sa finalité avec Jean François NATON Militant syndical auteur du livre : « A la reconquête du travail ».

 

 

 

REPAS SUR PLACE



Rsvp avant le 16 février au siège de la fédération du PCF
180 rue de Lyon 13015 Marseille Tel : 04 95 05 10 10


 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 04:58



Pour bien comprendre la situation aux Antilles, la vidéo du reportage de Canal+ est intéressante. Comme le souligne le romancier Martiniquais  Patrick Chamoiseau dans le JDD du 15 février, cela a été plus pédagogique que tout ce qui a pu être montré et écrit sur le sujet jusqu'à lors.






Le conflit aux Antilles, n'est pas un conflit racial, ce n'est pas la question. Il traduit un vrai ras le bol de l'injustice qui règne dans ces pays, fruit d'une histoire qui n'est pas refermées pour tout le monde semble - t- il.


L'interview de Christine TAUBIRA est aussi intéressante, et je la publie aujourd'hui.


Cela complète un précédent article sur le sujet :


Guadeloupe : « Comment peut-on être exclu de tout ? »


A suivre,


DH




Christiane Taubira: "On frôle l'apartheid social"
 

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Anne-Laure BARRET
Le Journal du Dimanche


Christiane Taubira était vendredi aux côtés des manifestants guadeloupéens, en lutte pour protester contre la vie chère. Pour la député de Guyane, l'Etat doit mettre fin à la "rente" et aux "monopoles" qui profitent à une "caste". Elle rappelle que "l'outre-mer n'est pas une danseuse chère à entretenir mais un territoire oublié de la République ou plutôt un territoire spolié".


Le conflit sur l'essence explique-t-il la tension aux Antilles ?


C'est une des illustrations d'un système de rente, protégé par l'Etat, qui opère au détriment des populations. Toute l'essence consommée en Guyane et aux Antilles provient d'un seul fournisseur, la Sara (Société anonyme de la raffinerie des Antilles). En décembre dernier, les Guyanais ont fait grève pour obtenir une baisse du prix de l'essence. Nous, les élus guyanais, avons commencé à enquêter et nous soupçonnons de nombreuses irrégularités: mystère d'un prêt de 19 millions d'euros obtenu pour des travaux de mise aux normes qui n'ont pas été réalisés, irrégularités concernant les droits de douane. La Sara gonfle ses prix sans raison valable. Comme le prix du carburant est validé par le préfet, l'Etat couvre ses pratiques!


C'est un dysfonctionnement constaté en Guyane ou une règle ?


C'est un système dont sont victimes aussi bien les Guyanais que les Antillais. Au lieu de protéger les consommateurs contre une situation de monopole, l'Etat - sans doute par négligence - protège une société en situation de monopole dans un marché captif. Et on retrouve la même opacité dans le secteur du transport ou de la grande distribution! A l'occasion du conflit guadeloupéen, la métropole découvre que l'outre-mer n'est pas une danseuse chère à entretenir mais un territoire oublié de la République ou plutôt un territoire spolié, miné par les pratiques frauduleuses, les positions de monopole et la concentration du pouvoir économique. La défiscalisation, les exonérations diverses et tous les investissements consentis par l'Etat font le bénéfice de quelques-uns et non le bien de tous. Quand on fait des commentaires sur les Antilles "assistées", qui vivraient aux crochets de Paris, à travers l'aide sociale ou le RMI, on stigmatise des populations, mais en réalité, ce sont quelques grands groupes, quelques patrons, quelques familles qui bénéficient depuis toujours des prébendes et des protections de la République.


"Pas des racistes anti-Blancs"


Les syndicalistes guadeloupéens accusent les békés, les descendants des premiers colons blancs...


N'en faites pas une question raciale! C'est un problème social et historique. Il y a aux Antilles des disparités sociales cruelles et qui viennent directement, historiquement, de l'esclavage. Le pouvoir économique des békés est né de la traite, il a été installé quand l'Etat a indemnisé les propriétaires d'esclaves, au moment de l'émancipation. Tout le monde a ça en tête. ça explique l'émotion provoquée par le documentaire de Canal+ mais la colère existait avant. Ne vous trompez pas: les leaders du collectif LKP ne sont pas des racistes anti-Blancs. Ils exposent une réalité sans prendre de précautions oratoires: une caste détient le pouvoir économique et en abuse. Cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu'en Martinique, même si elle se voit moins. Là, on frôle l'apartheid social : j'ai vu, en Guadeloupe, un lotissement entouré d'immenses clôtures, uniquement peuplé de Blancs. En Martinique, les békés possèdent d'immenses propriétés alors que la terre est inaccessible pour la majorité des Martiniquais. En Guyane, les richesses sont concentrées dans les mains de quelques-uns mais il n'y a pas de problème de couleur de peau, car la société est plus métissée, les descendants de colons se sont mariés avec des Guyanais.

Comment sortir de la crise ?


Il faut que le Président s'exprime, de façon solennelle, pour dire aux Guadeloupéens et aux Martiniquais que la République a pris la mesure du problème. La voix d'Yves Jégo ne porte pas assez. Nicolas Sarkozy doit prendre acte des abus constatés sur nos territoires et s'engager à ce que toute la lumière soit faite sur l'opacité des prix. Il faut aussi porter plainte contre les compagnies pétrolières, sinon l'Europe s'en chargera. Si l'Etat ne fait rien, la lutte va continuer: les négociations ne sont pas obérées par l'intransigeance syndicale mais par l'injustice du système. Mais si les responsables des pratiques frauduleuses sont punis, si l'Etat s'engage à installer la transparence, s'il est aussi exigeant face aux prébendes qu'il est sévère face à la moindre incivilité, alors une sortie de crise deviendra possible.




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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 05:22


Nous nous doutions à l’époque qu’il ya avait une arnaque avec la vente par l’Etat des autoroutes. Il s’agissait en 2006 d’une privatisation à un cout défiant toute concurrence pour renflouer les caisses de l’Etat sans se soucier que les autoroutes avaient été payées par le contribuable, et qu’en plus cela rapportait des recettes à l’Etat. Bien sûr, « on ne pouvait, parait-il pas faire autrement »… Qui plus est les péages n’ont cessé d’augmenter pour les utilisateurs…

 

Aujourd’hui, Marianne, qui a décortiqué le rapport de la cour des comptes révèle ce que nous subodorions…

 

On se moque vraiment de nous les citoyens…

 

DH

 


Selon la Cour des comptes, les autoroutes ont été bradées

 

Marianne l'avait écrit, mais aujourd'hui la Cour des comptes le confirme : les autoroutes françaises ont été vendues à un prix inférieur de 10 milliards d'euros à sa véritable valeur.



C'est une toute petite note de bas de page  dans le rapport annuel 2009 de la Cour  des comptes, mais elle a son importance (voir encadré ci-dessous).


Les magistrats révèlent en effet que la  vente des concessions d'autoroutes en  2006 aurait dû rapporter à l'Etat non pas  14,8 milliards d'euros mais 24 milliards  d'euros - ce qui, au passage, donne raison à Marianne, qui à l'époque s'était  fortement mobilisée contre cette cession à vil prix. On peut d'ailleurs s'étonner qu'un tel écart n'ait pas donné lieu sinon à un rapport complet, du moins à un chapitre décrivant une privatisation si  favorable aux opérateurs privés (Vinci, Eiffage, etc.).



En attendant, Bercy envisage d'augmenter la redevance domaniale annuelle  que les sociétés concessionnaires acquittent au titre de l'occupation de l'espace  public, qui passerait de 170 millions  d'euros à 370 millions, soit + 114 %. Mais même  si cette hausse de 200 millions par an  devenait pérenne, l'Etat serait encore loin  de récupérer les 10 milliards qui lui manquent. En réalité, pour que l'Etat touche  le juste prix de ces autoroutes, il faudrait  multiplier cette redevance par 7 et la porter à 1,2 milliard d'euros par an !.


Extraits du rapport de la Cour des Comptes (p 202)


Les orientations politiques en matière d'infrastructures de transport avaient été fixées en 2003 par le comité interministériel d'aménagement du territoire. Elles l'ont été très récemment par le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. La stratégie affichée exprime une volonté croissante de report des modes de transport au détriment de la route sans que soient explicités les moyens d'infléchir les comportements pourtant contraires des agents économiques, entreprises et ménages (90).


Les enjeux financiers sont considérables, particulièrement dans une période où prospèrent des projets d'infrastructures d'un coût très élevé (plusieurs milliards, voire dizaine de milliards d'euros chacun (91) et d'une rentabilité socio-économique parfois très incertaine.


Le conseil d'administration de l'AFITF, par lequel doivent être approuvées les conventions de financement, est composé  de 12 membres, choisis à parts égales parmi les élus locaux et nationaux et parmi les représentants des administrations concernées. Dans la quasi-totalité des cas, il accepte les projets de conventions qui lui sont soumis, sans se prononcer sur l'opportunité économique de chaque opération.


L'AFITF aurait peut-être pu, en devenant un lieu de concertation, voire d'expertise, prendre une place dans un dispositif national renforcé d'évaluation des projets d'investissements publics préalable à la prise de décision. En fait, l'agence n'a pas cherché à pallier par ses débats le manque  persistant d'évaluation sérieuse, publique et contradictoire des projets d'investissements avant leur lancement.


                                                 
90) Ainsi, par exemple, les personnes interrogées pour des sondages pensent que 36,2 % des habitants de province utilisent régulièrement (au moins une fois par semaine) les trains express régionaux alors qu'ils ne sont que 2,8 % à le faire (sondages CAT Ipsos octobre 2006 et mai 2007)


91) A titre d'exemples, estimations initiales : Canal Seine Nord 4 Md€ ; liaison Lyon- Turin 19 Md€. Par comparaison, la valeur globale des 7 000 km d'autoroutes publiques dont la concession a été privatisée en 2006 a été estimée à 24 Md€ et leur cession a rapporté 14,8 Md€ à l'Etat. 


Marianne2.fr Vendredi 13 Février 2009 - 15:37


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 06:00


De là à demander un référendum...



Sarkozy et son gouvernement ont l'art de prendre les français pour des imbéciles et plus grave encore de prendre de ne pas s'encombrer avec la démocratie.


Cela a été le cas avec le mini-traité européen de Lisbonne. C'est aujourd'hui le cas avec le retour de la France dans le commandement de l'OTAN. Je reviendrai sur l'OTAN dans une prochaine édition, car ce n'est pas anodin, et ce n'est pas sans conséquence sur notre indépendance, notre défense et la défense européenne.


Ce que je veux souligner aujourd'hui, c'est le profond mépris du Ministre de la Défense Hervé Morin envers les français qui ballait d'un revers l'idée même d'un référendum. Sa réponse est absolument choquante. Elle s'inscrit dans la démarche de Sarkozy, « vous m'avez élu (pas moi !) alors je fais ce que je veux ! »


Allons - nous pouvoir supporter une telle arrogance aussi longtemps ?


DH


Hervé Morin : "Non à un référendum sur l'OTAN"
 

LE MONDE | 09.02.09


Début avril, la France va faire son retour dans les structures militaires de l'OTAN. C'est la grande rupture avec le gaullisme ?


Le général de Gaulle n'a jamais quitté l'Alliance atlantique, Il a quitté le commandement intégré de l'OTAN en 1966 dans un contexte très particulier, celui de la guerre froide. L'OTAN était alors une structure militaire qui planifiait une éventuelle confrontation avec le pacte de Varsovie. Vingt-trois ans plus tard, en 1989, il s'est produit un événement majeur, la chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc communiste. Dans la foulée, l'Europe a progressivement retrouvé son unité, les pays d'Europe centrale et orientale se sont mis à rejoindre à la fois l'Alliance atlantique et l'Union européenne. Le contexte a donc radicalement changé. On est passé d'une OTAN structure militaire, prête à faire la guerre au pacte de Varsovie, à une Alliance atlantique à la fois système de sécurité collective et instrument de maintien de la paix au service des Nations unies. La France a peu à peu réintégré l'ensemble des structures de l'Organisation C'est un général français qui a commandé les forces de l'OTAN en Afghanistan en 2005.


Que répondez-vous à ceux qui s'inquiètent pour l'indépendance de la France ?


Les décisions au sein de l'Alliance atlantique se prennent à l'unanimité. Il suffit que quelqu'un lève le doigt pour dire "je ne suis pas d'accord", pour que les choses ne se fassent pas. On ne participe aux opérations que si on le souhaite.


N'est ce pas une faiblesse de l'Europe réunifiée que de dire : "Il faut se mettre dans le giron américain pour se protéger..."


La construction d'une défense européenne est notre ambition. Mais il fallait lever un préalable. Lorsque nous faisions nos propositions à nos partenaires européens, ils disaient, "les Français parlent d'Europe de la défense pour affaiblir l'Alliance atlantique". Et donc, l'Europe de la défense était totalement encalminée. L'intuition du président de la République a été de dire, "il doit y avoir une complémentarité entre l'Europe de la défense et l'Alliance atlantique, et je veux que l'Europe de la défense se fasse". Nous voulons, par notre démarche, européaniser l'OTAN.


Invoquant la gravité de la décision, François Bayrou, le président du MoDem, demande l'organisation d'un référendum. Que lui répondez-vous ?


Si l'on s'attache au parallélisme des formes, le général de Gaulle avait quitté le commandement intégré sur une simple lettre. Alors, aujourd'hui...


Vous croyez qu'une simple lettre suffira ?


Cela me semble un peu court. Mais de là à demander un référendum... Nous sommes dans un système parlementaire, il y a une représentation nationale, consultons-la. A un référendum, on ne répond jamais à la question posée.


Nicolas Sarkozy a évoqué l'organisation d'un débat au Parlement avant la réunion de l'OTAN. Pourra-t-il être suivi d'un vote ?


Les conditions du débat ne sont pas fixées, laissez-nous le temps d'organiser tout ça.


Cela risque de tanguer dans la majorité Alain Juppé craint "un marché de dupes", Dominique de Villepin dénonce "une banalisation de notre diplomatie"...


J'ai beaucoup d'admiration pour l'un et l'autre mais, je me permets de vous rappeler ceci : qui était premier ministre et qui était secrétaire général de l'Elysée lorsque la France avait négocié notre éventuel retour dans la structure intégrée de l'OTAN en échange d'un simple poste à Naples ? Alain Juppé et Dominique de Villepin. De 1996 à 2009, il doit y avoir des choses qui m'ont échappé.


Les Etats-Unis demandent aux Européens de renforcer leur présence en Afghanistan. Que va faire la France ?


Il n'est pas question, pour le moment, d'envoyer des troupes supplémentaires. Plus de 1 000 hommes y sont présents. Les Européens n'ont pas forcément fourni le même effort. Vis-à-vis de ce pays, la réponse ne peut pas être que militaire. Il faut une approche globale consistant à améliorer la gouvernance, à trouver des institutions qui correspondent au pays.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 04:34


Laurence Parisot: Négocier ? Où ça ? Quoi ça ? Si c’est elle qui le dit, alors, pour ceux qui en doutaient, ils peuvent préparer les baskets pour la grande manifestation du 19 mars !!!!

 

Au passage, Laurence Parisot ne souhaite pas que l’Etat intervienne sur la Guadeloupe. Savez – vous pourquoi ? Si jamais nos amis antillais voyaient après une grève générale, leu salaire augmenter de 200 €, cela pourrait donner des idées à d’autres… Une question cependant, les revenus des patrons du CAC40  connaissent-ils la crise ?

 

A suivre…

 

DH


Laurence Parisot: Négocier ? Où ça ? Quoi ça ?

 

Invitée ce matin de RMC, la matrone des patrons a expliqué que, selon elle, la réunion du 18 février convoquée par Nicolas Sarkozy avec les syndicats n'avait pas pour but d'arriver à des négociations!

 

« Je crois qu'il n'y a jamais eu de présidente du Medef aussi engagée pour ouvrir le dialogue social, pour arriver à des accords sociaux protecteurs. » Elle ne manquait pas d'air, ce matin, Laurence Parisot face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC. D'autant qu'après avoir prononcé cette phrase, elle entonnait une tirade à la manière d'Arletty. Une tirade qui pourrait se résumer de la sorte : « Négociation, négociation ! Est ce que j'ai une gueule de négociation ».


Interrogée sur la réunion du 18 février, elle a en effet fait mine de n'y voir qu'un simple rendez-vous qui ne déboucherait sur aucune décision particulière : « Négociation ? Mais sur quels sujets ? (...) Je n'ai pas entendu parler de négociation ». Et d'ajouter dans la foulée : « Il est bon que les partenaires sociaux se rencontrent pour partager un diagnostic. » Voilà, au moins les syndicats prévenus : qu'ils n'attendent rien de cette table ronde avec le patronat et l'Etat. Il s'agira simplement de faire un « diagnostic » !


Sur la question des salaires, ils pourront aussi s'accrocher. La matrone des patrons a tenu à rappeler qu'il ne pouvait y « avoir de négociations salariales globales », que « les négociations se passent dans les entreprises ». Et dans le même registre, elle a salué, à mots couverts, la décision que l'Etat n'intervienne pas sur la question des salaires en Guadeloupe.


Les négociations ont déjà eu lieu ?


Ne rien lâcher aux syndicats, c'est donc le mot d'ordre de Laurence Parisot pour la réunion du 18 février. Car si la présidente de l'IFOP se montre si ferme, c'est qu'elle estime que les discussions avec les représentants des salariés ont déjà eu lieu dans le cadre de la négociation sur l'UNEDIC.   


Mais si la dirigeante du Medef joue l'intransigeance face aux syndicats, elle se montre en revanche  beaucoup plus souple avec les banques. À la question « Les banques jouent-elles le jeu ? », elle a répondu sur un ton très diplomate : « [Elles] font leur travail au mieux. Les dossiers sont plus longs. Tout est plus compliqué. C'est aussi l'assurance qu'elle ne fasse pas les mêmes bêtises ». Bref, même teintée d'Arletty, Parisot s'est bornée à faire du Parisot et ça promet pour le 18 février...

Marianne.fr Jeudi 12 Février 2009

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 05:40




Comme évoqué », il y a quelques semaines sur ce blog, à l'initiative du collectif Vitrollais de solidarité avec le peuple palestinien, se tiendra une soirée conférence - débat le 18 février à 20h00 au Bartas.


Le sujet est complexe, et c'est pourquoi, il nous paraissait intéressant et surtout important d'organiser une conférence avec des spécialistes qui ont une approche, que ce que l'on nous raconte dans les médias classiques.


Le Parti de Gauche, est partie prenante de l'initiative.


A bientôt !


DH




Soirée de solidarité avec le peuple palestinien


Mercredi 18 février à 20h00

Centre Social du BARTAS

Quartier Petite Garrigue à Vitrolles



-          Exposition sur l'histoire de la Palestine et de son peuple (association « Grandir à Gaza)


-          Vente de produits palestiniens (Le Philistin) issus du commerce de soutien à l'indépendance économique du peuple palestinien


-          Librairie Palestine (Païdos)

 


Et conférence - débat :


Quel avenir pour le peuple palestinien ?


Avec :


Pierre Stambul membre du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP) est professeur de mathématiques à la faculté St Charles
 
Ramzi Tadros, militant pour la défense des droits des Palestiniens, pour la paix et la justice au Proche-Orient. Ramzy Tadros est bibliothécaire, écrivain, il est d'origine palestinienne.
 
Jean-Marie Dansette du « philistin » commerce de soutien à l'économie du Peuple Palestinien



Initiative organisée par le MRAP, le NPA, le Parti de Gauche, le PCF, Vitrolles Vraiment à Gauche, la Ligue des Droits de l'Homme, la CFDT, la CGT.


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 05:18

La situation en Guadeloupe est exceptionnelle. Pour mieux comprendre ce qui se passe dans cette ile que j’ai eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises, j’ai trouvé un bon article dans la revue Politis. Une grève générale de plusieurs semaines ce n’est pas anodin, et cela traduit un certain ras le bol et une vraie détermination à vouloir changer une situation désespérée.
 
L’article est en fait une interview du porte parole du collectif contre l’exploitation outrancière. Ses propos sont plein de bon sens, et relèvent notamment le mépris des élites et de l’état vis à vis du peuple guadeloupéen, alors qu’il avait alerté depuis des mois sur la situation sociale difficile et explosive dans l’Ile.
 
J’ai découvert aussi que le gouvernement avant de vouloir régler le conflit a envoyé des bataillons de gendarmes et la marine nationale. C’est affligeant, et c’est honteux. C’est sans doute une résurgence lamentable du colonialisme.
 
Au-delà, les guadeloupéens, et maintenant les martiniquais ouvrent la voie, et nous montrent que le peuple est capable de prendre en une prise en main par le peuple sa destinée…
 
A suivre.
 
DH

« Comment peut-on être exclu de tout ? »
 

PAR Thierry Brun jeudi 5 février 2009


Porte-parole du Collectif contre l'exploitation outrancière, Élie Domota* explique les raisons qui ont poussé les Guadeloupéens à se mettre en grève générale.


Un mouvement de grève a été lancé en Guadeloupe par le Collectif contre l'exploitation outrancière (« Lyannaj kont pwofitasyon »). Quelle en est l'origine ?


Élie Domota : La Guadeloupe vit depuis plusieurs années une situation sociale désastreuse. 100 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté [sur une population de 450 000 habitants, NDLR]. Nous avons un taux de chômage record, qui dépasse les 30 %. À cela, s'ajoute la vie chère. Importateurs et distributeurs imposent des marges exorbitantes. Ils font des profits colossaux sur le dos des Guadeloupéens. Un exemple : la différence de prix d'un kg de pâtes alimentaires est de près de 80 % entre la France et la Guadeloupe. On nous dit que c'est le transport et le coût du carburant. C'est faux ! Les documents de la douane l'attestent. Le déclenchement de ce mouvement a été le prix des carburants. Nous sommes l'une des zones où l'essence est la plus chère de France. Syndicats, associations culturelles, organisations politiques et de défense des consommateurs, nous avons donc pris la décision de réunir nos forces et de publier une plateforme de revendications, notamment un relèvement immédiat d'au moins 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d'achat.

Élie Domota, le 29 janvier, lors d'une conférence de presse. Tack/AFP


Les avertissements du collectif remontent à plus d'un mois. Qu'elle a été l'attitude de l'État, des élus et du patronat ?


Les représentants de l'État et nos élus nous ont accueillis avec le plus grand mépris. Quand nous avons organisé des manifestations les 16 et 17 décembre 2008, nous avons été reçus par le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, lequel n'avait rien à nous dire. Le lendemain, le préfet a refusé de nous recevoir. Cela fait plus d'un mois que nous avons menacé d'un vaste mouvement social. L'État le savait, les collectivités et les patrons aussi, mais ces derniers ont continué le tapage médiatique en disant que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le ministre des « colonies », Yves Jégo, nous a fait parvenir un texte pour nous dire qu'il fallait reprendre le travail [1]. En nous menaçant ! Depuis une semaine, des gendarmes affluent en Guadeloupe, et depuis peu des bâtiments militaires croisent au large de l'île. Comme si on voulait massacrer les « nègres ». Cela rappelle 1967 et l'assassinat de plus de 100 Guadeloupéens à la suite d'une grève dans le bâtiment pour une augmentation de salaire.


On vous reproche de mettre à mal l'économie guadeloupéenne avec ce mouvement et vos revendications. Que répondez-vous ?


Nos revendications sont légitimes. D'ailleurs, quand on les compare avec celles des travailleurs français, nous sommes en deçà de ce qu'ils réclament, notamment sur le salaire minimum, les minima sociaux et les augmentations de salaires. Nous exigeons de plus la transparence sur les prix ainsi que la baisse du prix des denrées de première nécessité et de ce qui concerne la vie quotidienne : eau, transport, communication, électricité, gaz, etc. Nous posons également le problème de la discrimination raciale à l'embauche. Comment peut-on, en Guadeloupe - alors que nous, Guadeloupéens d'origine africaine et indienne, composons la majorité de la population -, être exclu de tout ? La paix sociale n'est possible que si la majorité des enfants de ce pays ne sont pas exclus de tout. Il faut que les Guadeloupéens puissent travailler en Guadeloupe.


* Élie Domota est aussi secrétaire général de l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG).


Notes

 

[1] Dans un communiqué daté du 28 janvier, le secrétaire d'État à l'Outre-Mer a indiqué qu'un cycle de discussions « n'est possible que dans un climat apaisé où chacun respecte l'autre et où l'activité reprend son cours normal » dans l'île antillaise.





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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 04:08


J'ai eu l'occasion de parler à plusieurs reprises de Gérard Filoche sur ce blog. Il était venu à l'IUFM d'Aix en juin dernier, et je l'avais raccompagné à la gare TGV.

J'ai repris aussi à plusieurs reprises ses articles et interventions.

Je reconnais en lui sa connaissance du monde du travail, sa force de travail, sa motivation, ses qualités d'orateurs, etc. malheureusement, il reste au PS, et ne rejoint pas (encore) le Parti de Gauche. Mais bon...

Aujourd'hui il est mis en examen. Ce n'est pas anodin. Une pétition est lancée pour le soutenir. Evidemment, je l'ai signé !

 

DH

 

http://www.solidarite-filoche.fr//index.php


 

Solidarité avec Gérard Filoche

 

Inspecteur du travail mis en examen
dans l'exercice de ses missions
 

Tous les syndicats de l'inspection du travail en sont d'accord :


- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,


- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.


Trois procès-verbaux sur quatre de l'inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet.


Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l'exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail».


Le dernier en date, c'est Gérard Filoche.


L'inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d'un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d'une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l'égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.


Si c'est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d'un PV, alors toute l'inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !


Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l'inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d'Entreprise » ?


Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

 

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