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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 05:24

 


 


EDF, et les 20 % d'augmentation des tarifs, on ne se moquerait pas de nous par hasard ?
 

 

 

En 2011, le tarif réglementé d'EDF, inférieur de 20 à 30 % aux prix européens, une spécificité française, sera remis en question par Bruxelles, pour cause de concurrence... Personne ne peut en effet s'aligner sur les bas prix de production des centrales nucléaires d'EDF.

 

L'électricité française coute environ 5 centimes le Kwh (sans le transport) alors que le prix moyen européen était de 7 centimes en 2008.

 

Et c'est pourquoi, le patron d'EDF, soutenu par tous les nouveaux opérateurs privés,  proposait il y a quelques jours proposait un relèvement des tarifs de 20 % ; excusez du peu, pour que la manne financière revienne à leurs groupes !

 

C'est ce que l'on appelle la concurrence libre et non faussée soutenue par la nécessité de casser les services publics. Et oui, plutôt que ce soient les consommateurs qui bénéficient de prix bas, par de investissements qu'ils ont financé en tant que contribuable, il est « urgent » de tout refiler au secteur privé pour qu'il s'engraisse et en augmentant les tarifs des pauvres consommateurs que nous sommes !

 

Le patron d'EDF justifie sa demande d'augmentation des tarifs de 20 % pour sa politique d'investissements. En effet, il a multiplié les investissements à l'étranger : 14 milliards pour British Energy, 4,5 milliards pour l'Américain Constellation et encore quelques autres pour l'allemand EMBW, le belge SPE, l'autrichien ESTAG, etc. Ces investissements sont considérés comme essentiels par EDF. Le groupe réalise la moitié de son chiffre d'affaires (65 milliards) à l'étranger et entend devenir « le leader du renouveau mondial du nucléaire »...

 

Là il faudra que l'on m'explique ! Pour qu'EDF devienne leader mondial, moi petit client français d'EDF, je devrai voir ma facture augmenté de 20 %. Quel est l'intérêt ? Pourquoi la privatisation à terme d'EDF, conduit à l'augmentation de ma facture, pour que l'entreprisse développe. Je comprendrai à la rigueur, que je puisse bénéficier du développement de l'entreprise par un allégement de ma facture. Bref on se fout du monde !!!!

 

Autre point qui n'est pas clair, c'est l'astuce qui consiste à prolonger la vie de nos centrales nucléaires de quelques années via de investissements, alors qu'elles étaient en fin de vie. Je veux bien croire en tant qu'ingénieur, que les techniques évoluent, et que de nouvelles solutions industrielles soient possibles, alors qu'elles ne l'étaient pas forcément il y a 20/30 ans en arrière. Mais lorsque l'on sait que ces mesures interviennent justement au moment ou l'entreprise passe du secteur public au secteur privé et donc désormais dans une logique de rentabilité financière, je suis très inquiet. Par ailleurs, même secteur public, EDF n'était pas le meilleur modèle de transparence sur le nucléaire, demain cela craindra encore plus... Au passage, cette prolongation de vie de nos centrales nucléaires ferait économiser 1,9 milliards d'€ par centrale, et nous en avons 19...

 

Que tous ceux qui prônent le libéralisme économique, la concurrence libre et non faussée nous expliquent le bien fondé de tout cela avec l'exemple d'EDF...

 

A suivre !

 

DH

 

 

Les données sont tirées notamment d'un article du Canard Enchainé du 15 juillet 2009 :  Le raid du patron d'EDF sur la rente nucléaire.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 05:48



 

Affichage libre expression :
le Maire a répondu à mes courriers !

 

J'avais sollicité le Maire de Vitrolles à 2 reprises au sujet des panneaux d'affichage municipaux réservés à la « libre expression » et qui sont envahis par des publicités à caractère commercial.


Donc après 2 courriers et 2 articles dans La Provence, j'ai mes premiers éléments de réponses.

 

Pour lire la réponse de la Mairie de Vitrolles, cliquez ICI.


Le Maire me fait donc une réponse « hyper technique » préparée par « les services ». Je l'en remercie.

 

Mais soit je n'ai pas été clair dans mes courriers, ce qui est possible, soit le Maire et « les services » ne se déplacent pas dans Vitrolles, ou tout du moins ne lisent pas ce qui est affiché sur ces panneaux, ce qui est possible aussi ?


Par exemple, la discothèque du Richebois d'Eyguières est -elle considérée par la Mairie comme une association à but non -lucratif ?

 

 

Rond Point Carrefour/ Renault le 19/07/09


L'Arobase club au Jaï à Marignane est-il une nouvelle association Marignanaise ?

 


          Boulevard Marcel Pagnol le 19/07/09


Idem pour "l'Actuel" à Rognac ?

 


Boulevard Marcel Pagnol le 19/07/09


Je doute fort que ces clubs et autres discothèques soient des animations à  "caractère culturel" et à "but non lucratif " ?

 
Alors messieurs de la Mairie, regardez d'un peu plus près les affiches !...

A suivre.


DH

 

 


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 05:20



 

 

Taux du livret A, dette de la sécurité sociale, de qui se moque - t -on ?

 

En lisant mercredi le Canard Enchainé, je suis tombé sur une petite rubrique sur le trou de la sécurité sociale.

 

C'est un sujet classique et récurrent. Il est fait été de l »'ardoise du 1er trimestre 2009 qui s'élèverait à 87 milliards.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur « cette ardoise » (*), mais ce n'est pas mon propos pour aujourd'hui.

 

L'article poursuit par les 3 milliards d'€ que couterait en intérêt au contribuable ces 87 milliards.

 

Un rapide petit calcul, donne du 3,45 % d'intérêt. Quand je pense que le taux du livret A est à 1,75 % et que le gouvernement voulait encore le réduire à 0,25 %, je me dis qu'il y a un problème ! Finalement ce ne sera que 1,25%, contre l'avis de Christine LAGARDE. L'état trouve que des intérêts pour les particuliers titulaires d'un livret A c'est trop, mais trouve normal de rémunérer des banques et aux « investisseurs », à 3,5 %...

 

Si le taux d'intérêt était de 1,25 %, cela ne couterait « que » 1,08 milliard d' €...

 

De qui se moque - t -on ?

 

DH

 

 

 

 

(*) Voir les actions du  collectif Vitrollais pour la défense de la Sécurité Sociale

 

- Comité de défense de la sécurité sociale à Vitrolles

- Le trou de la sécurité sociale, et comment l'information peut être tronquée...

- Vitrolles, défense de la sécurité sociale, la santé n'est pas à vendre

- La sécurité sociale fait son cinéma à Vitrolles !

- Le collectif vitrollais de défense de la sécu sur internet

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 06:09



 

Liberté - Egalité - fraternité

 

 

Ce 14 juillet c'est l'occasion de rappeler ce qui est inscrit sur le fronton de nos mairies :

 

LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE

 

Que tous ceux qui vont célébrer cette journée, à commencer par Sarko 1er s'en rappellent...

 

DH


 

 

L'aspiration à l'égalité revient en force (*)


En ce 14 juillet, et à quelques semaines du 220e anniversaire de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, les valeurs égalitaires sont remises en selle.

  

« Une société égalitaire, c'est le contraire d'une société de liberté et de responsabilité », lançait Nicolas Sarkozy le 24 mars dernier, lors d'un déplacement à Saint-Quentin. Mais plus récemment, à Versailles, le chef de l'État a ajusté sa vision, déclarant que « pour atteindre l'égalité, il faudra savoir donner plus à ceux qui ont moins ». S'il semble ainsi avoir pris conscience du caractère incontournable, politiquement décisif en période de crise, de la référence à l'égalité, il n'est évidemment pas question pour lui de rompre avec les fondamentaux du libéralisme.

La suite de son propos en témoigne : « il faudra savoir compenser les handicaps de ceux auxquels la vie a donné d'emblée moins de chance de réussir qu'à tous les autres. Il ne faut pas le faire sur des critères ethniques. (...) Il faut le faire sur des critères sociaux. » Ainsi, toute visée redistributive se devrait d'avoir pour toile de fond non l'égalité des individus concrets, mais celle des chances, qui appréhende la société comme une grande loterie.

 

L'égalité des chances ouvre aussi, n'en déplaise au chef de l'État qui redécouvre les « critères sociaux » le temps d'un discours, sur la discrimination positive et les logiques de quotas. Plutôt que de renforcer en tant que telles les zones d'éducation prioritaire (ZEP), on donne ainsi la priorité à des expériences comme les « quotas ZEP » de Science-Po. Et que dire du récent rapport proposant un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises ? Cette proposition vise-t-elle à faire progresser l'égalité entre homme et femme ou, plus prosaïquement, à égaliser formellement l'accès au club de celles et ceux qui tirent profit d'un système social inégalitaire ? « Il n'y a aucune contradiction entre la perpétuation des élites et leur diversification : on s'efforce de les diversifier pour les légitimer, pas pour les faire disparaître », tranche l'universitaire américain Walter Benn Michaels, auteur d'un petit livre paru récemment, la Diversité contre l'égalité (1).

 

Reste que les inégalités sociales se croisent évidemment avec les inégalités de genre : aujourd'hui en France, les femmes perçoivent des salaires inférieurs d'environ 21 % à ceux des hommes. Et le racisme peut être structurel, comme en témoigne la perpétuation d'une économie de type colonial dans les Antilles. Les formes d'inégalités sont multiples, mais celle des revenus revient au cœur du débat public. Début 2009, l'affaire des stock-options de Daniel Bouton, alors PDG de la Société générale, a inauguré le scandale des revenus des grands patrons. En tenant compte uniquement des salaires, les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 80 et 270 années de SMIC (2). Des chiffres qui donnent l'aspect d'une provocation au fatalisme grinçant d'Ernest-Antoine Seillière, ancien patron des patrons, lequel déclarait, dans le cadre d'un dossier du JDD du 29 mars consacré au « divorce » entre les Français et les « super-riches » : « Nous passons d'un monde où triomphait la liberté à un monde où domine l'égalité. »

 

       De l’égalité redistributrice à l’appropriation sociale
 
Pour que l’égalité domine vraiment, il faudrait peut-être, justement, que la liberté triomphe, non pas la fausse liberté du maître de forge, bien dépendant de ceux qui travaillent pour lui, mais celle de se réaliser soi-même. Cela implique de passer du refus de l’inégalité à l’offensive pour une égalité positive. N’était-ce pas déjà le souci de Marx, opposant, dans sa Critique du programme de Gotha, la logique « à travail égal, salaire égal » d’une société « portant encore les stigmates de l’ancienne société capitaliste » à celle de la société communiste réalisée : « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » ? Les luttes pour la « récupération des biens communs », selon l’intitulé du manifeste adopté au Forum altermondialiste de Belem, partent concrètement de cette aspiration à l’appropriation commune, qui se développe dans le monde, notamment en Amérique latine. Début 2009, la Bolivie a adopté par référendum une nouvelle Constitution, dans laquelle certaines ressources, en particulier l’eau, sont considérées comme des biens non privatisables. C’est là le couronnement de plusieurs années de luttes populaires contre des multinationales comme Bechtel, qui utilisaient leur situation de monopole dans certaines régions pour imposer des hausses de tarifs vertigineuses, excluant de fait toute une partie de la population de l’accès à l’eau.

Qui dit bien commun dit gestion publique, partout et y compris en France, où l’INSEE a récemment présenté une étude soulignant que les « transferts en nature » réalisés par les services publics (santé, éducation, logement social…) concourent pour plus de deux tiers (69 %) à la réduction des inégalités (3). Loin d’être une valeur abstraite, l’égalité avance en s’appuyant sur les acquis des luttes sociales, cœur battant de toute démocratie véritable.
 
Parler égalité, c’est parler démocratie
 
Comme à chaque Fête nationale, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 va revenir inspirer les acteurs du débat politique. De ce texte fondateur, on retient généralement une proclamation de portée universelle : « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Il ne s’agit cependant que du début de l’article premier, qui se poursuit en stipulant que « les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Ainsi, l’égalité est dissociée de « l’égalitarisme » qui effraie tant la droite, et en même temps rapportée à l’idée d’un intérêt général. Mais la question de savoir qui est habilité à définir l’intérêt général ou l’utilité commune n’est pas tranchée. Ce n’est qu’avec la révolution de 1848 que disparaît le suffrage censitaire, qui subordonnait le droit de vote aux ressources. Et encore, dès 1850, une dose de ce suffrage est rétablie, par une loi conditionnant le droit de vote à trois ans de résidence continue dans une même commune. Ainsi, les migrants, petits paysans en exode vers les villes, sont d’emblée exclus, ainsi que les ouvriers précaires.

Parler égalité, c’est donc nécessairement parler
démocratie – égale liberté d’intervenir dans les affaires publiques du pays où l’on vit et travaille ainsi que droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés qui produisent les richesses dans les entreprises. Où en sommes-nous aujourd’hui de ce combat émancipateur ?

Laurent Etre
 
(1) La Diversité contre l’égalité, Walter Benn Michaels. Éditions Raisons d’agir, 2009,
(2) Observatoire des inégalités
(3) Portrait social de la France 2008, INSEE.
 
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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 05:19


 



Hénin-Beaumont, le FN tenu en échec



En tant que Vitrollais, je me félicite de la victoire du divers Gauche Daniel DUQUENNE (52,38 %) contre le FN (47,62%)  à Hénin-Beaumont.


Hénin-Beaumont ne deviendra donc pas le Vitrolles Ch'ti ! (*)


Pour autant, le FN n'a pas fait un aussi bon score en frôlant même la victoire « par hasard » ». La responsabilité de la gauche locale et particulièrement du PS est totale. Ma copine Marie-Noëlle Lienemann avait même jetée l'éponge devant l'attitude du PS local et fédéral...


Il faut fêter la victoire, assurément, mais si la gauche ne se reprend pas dans cette ville, il n'y aura pas de deuxième chance.


Par contre, il est lamentable que le vainqueur ait été aspergé de gaz lacrymogène. Certains ne savent manifestement pas accepter la défaite ?


A suivre,


DH



(*) Voir aussi De Hénin-Beaumont à Vitrolles !





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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 05:56




Le collectif de défense de la Poste s'est mobilisé face à la suppression d'emplois sur la ville qui remet en cause à terme de service public, et un bureau de poste sur 3.


Aujourd'hui nous serons sur le marché pour distribuer le tract suivant. Le combat continue...


L'enjeu, c'est bien évidemment la privatisation de La Poste, j'y reviendrai prochainement.


DH




Des citoyens, le PCF, le Parti de Gauche, le NPA, le PS, la CGT membres du Comité de défense du service public de la Poste de Vitrolles




 Compte rendu du conflit de la Poste à Vitrolles

Après 12 jours de grève, le personnel a repris le travail, les dernières négociations ayant permis de récupérer un emploi.


C'est donc 3 emplois qui vont disparaître sur les 5 prévus initialement.


Nous ne pouvons pas nous en satisfaire : la situation tendue que nous connaissions dans le fonctionnement du service public va s'aggraver avec ces 3 suppressions d'emplois sur 20.


La Direction départementale de La Poste s'est fendue d'une rencontre avec les élus le lundi 29 juillet en mairie de Vitrolles.

 

Une délégation d'usagers a interpellé les représentants de la Poste avant leur entrée en Mairie pour leur faire part de leur vigilance à venir devant  les disfonctionnements que ne manquera pas de connaître le service public postal sur Vitrolles.


D'après ce que nous ont rapporté les élus de leur entrevue, la Direction s'est voulue rassurante quant au fonctionnement futur des bureaux et a tenté de justifier les pertes d'emplois par la nécessité de dégager des bénéfices dans le fonctionnement de La Poste.


La Direction persiste à considérer les « usagers » comme des « clients ». Il ne s'agit pas d'une simple question de vocabulaire.


A un usager on doit un service de qualité rendu par une institution dont la vocation première n'est pas le profit.


Un client est source de profit, la finalité première étant de dégager des dividendes au profit d'éventuels actionnaires.


Toute la restructuration actuelle de La Poste vise à mettre en place une activité d'entreprise « intéressante » financièrement en vue de faire le lit de la privatisation.

 Chacun comprendra que les capitaux privés sont à l'affut mais n'interviendront que s'ils sont assurés d'un retour sur investissement suffisant.


La direction de La poste a affirmé  aux élus vouloir maintenir l'activité des bureaux du Roucas et de La Frescoule avec toutefois un bémol d'importance concernant le Roucas: en cas de situation exceptionnelle (maladies, congés ...) un agent ne pourra rester seul pour des questions de sécurité (merci patron !) et le bureau devra fermer ponctuellement ;


Chacun aura compris que cette situation exceptionnelle risque de se produire régulièrement et que pour maintenir l'activité permanente du bureau, il faudrait  se la payer, par exemple par des renforts municipaux qui seraient à la charge de la mairie donc des contribuables. Toujours la même logique : le profit pour le privé , les pertes pour le public.


Une commission de suivi, à laquelle sera associée la municipalité sera mise en place pour faire le point au bout d'un an.


Nul besoin de dire que pour notre part, nous refusons ce scénario et que nous n'attendrons pas la commission du suivi pour organiser la riposte chaque fois que nécessaire. nous mènerons toute l'activité nécessaire locale, départementale et nationale pour nous opposer à tout changement du statut de La Poste.

 

Parmi ces actions le refus de fermetures inopinées des  bureaux du Roucas ou de Vitrolles sud et d'exiger les renforts suffisants pour leur activité permanente.


 

Quelques enseignements concernant le conflit : 


-   Des rapports nouveaux ont été créés entre le personnel et les usagers : plus de 2500 signatures de soutien en quelques jours. Relations nouvelles entre collectif, usagers et personnel. Organisation de la solidarité financière ( les grévistes verront leur salaire de juillet amputé d'un tiers.)


-   Intervention des usagers à l'appel du collectif avec le personnel, une première fois au bureau du Roucas (délégation d'usagers, personnel au 10ème jour du conflit) une seconde fois au bureau de La Frescoule en présence d'une délégation importante d'élu(e)s ceints de leur écharpe après que le personnel soit intervenu la veille dans une suspension de séance du conseil municipal et qu'une motion ait été votée à l'unanimité.


 Ces actions ont contraint la Direction à accepter l'ouverture de négociations.

A noter que les 2 fois nous avons du menacer d'empêcher physiquement le bureau de fonctionner (utilisation de cadres et d'agents embauchés de façon précaire sur qui les pressions sont faciles à exercer) pour qu'enfin des discussions s'ouvrent avec le personnel.


-   Il est à regretter toutefois la perte de temps dans la collaboration personnel-usagers pénalisante dans l'efficacité et le déroulement du conflit.


Quel avenir ?

La suppression de 3 emplois sera fatalement source d'aggravation des conditions de travail des personnels et de disfonctionnement du service public postal sur la ville.

Le collectif aura, avec le personnel, des contacts réguliers permettant de répondre de façon réactive rapide au mauvais fonctionnement des services et proposera aux usagers l'organisation des ripostes nécessaires pour l'exigence d'une qualité de service que nous sommes en droit d'attendre.


Pour ce faire, le collectif a besoin de se renforcer et de s'organiser pour permettre l'information la plus rapide et la plus efficace possible des Vitrollaises et Vitrollais.

Nous avons donc besoin de collecter adresses ( classiques et électroniques) de tou(tes)s  celles et ceux qui souhaitent garder un service postal public et de qualité.


Ces adresses sont à communiquer à : pradelpierre@wanadoo.fr ou à remettre à un militant du comité.


Avec la garantie aux usagers que ces adresses ne serviront que pour l'activité du comité de défense du service public de la Poste sauf indication expresse de leur part.


                                                                                                  Vitrolles le 5 juillet 2009


 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 05:28

Madame Nadine MORANO, secrétaire d'Etat à la famille, veut remettre en cause les trimestres de cotisations accordées aux mères de famille (8 trimestres par enfant) ! Cela conduira à décaler l'âge des retraites des femmes... Cela s'appelle le progrès social suivant Sarkozy.

 

L'origine de cette affaire, beaucoup trop discrète à mon gout, vient du fait que la mesure appliquée jusqu'alors aux seules femmes a été jugée discriminatoire. Elle s'applique donc aujourd'hui aux hommes !

 

La solution la plus simple proposée par Madame Nadine MORANO, Secrétaire d'Etat à la famille, est donc de supprimer ce droit !

 

Vive l'ultralibéralisme à la mode Sarkozy, et après tout c'est dans la continuité de la retraite à 67 ans voire 70 ans...

 

C'est quand qu'on va où ? Comme disait Renaud...

 

DH

 



Retraites : Morano veut faire payer les mères de famille

 

Une proposition de Nadine Morano pourrait faire du bruit : le secrétaire d'Etat pourrait réformer, voire réduire, les deux ans de cotisation «offerts» par enfant aux mères de famille, au nom de l'égalité homme femme... mais avec de beaux avantages financiers pour les caisses !



La Sécu prend l'eau : son trou s'est élargi de 10,2 milliards cette année. Un trou si grand qu'il a amené Eric Wœrth à chercher tout ce qu'il pouvait pour le combler. Parmi les pistes d'économie, Nadine Morano pourrait bien gratter du côté des mères de famille : la secrétaire d'Etat a annoncé à l'occasion de la commission sur les compte de Sécurité sociale «une concertation avec les partenaires sociaux et les associations familiales sur l'évolution de la majoration de durée d'assurance de 2 ans par enfant.» Bref : la remise en cause de la prise en compte de l'impact de la grossesse pour les femmes, administrativement nommée «majoration de durée d'assurance pour enfant» ou MDA.


L'argument de fond : la jurisprudence en matière d'égalité homme-femme crée une brèche dans laquelle s'engouffrent de plus en plus de pères qui élèvent leurs enfants et voudraient, eux aussi, que leur retraite tienne compte de l'impact de leur vie de famille sur leur carrière. Seul couac : la jurisprudence européenne sur la question date de 2001 et à a été reprise par le Conseil d'Etat en 2002. Le gouvernement avait juste besoin d'un énorme déficit pour réaliser l'urgence de la réforme !


Eviter les procès...


L'arrêt Griesmar de la Cour de justice des Communautés européennes du 29 novembre 2001 entérinait le principe selon lequel les pères fonctionnaires ayant assuré l'éducation de leurs enfants pouvaient bénéficier des avantages des mères de famille en terme de retraite. Un avis confirmé par de nombreuses affaires dont, la plus récente, a mené «M. X» jusque devant la Cour de Cassation face au refus de la Caisse régionale d'assurance maladie des Pays de la Loire de prendre en compte le fait qu'il avait élevé ses six enfants. La Cour de Cassation lui ayant donné raison le 19 février 2009.


Bilan : une longue procédure, 2500€ d'amende et la reconnaissance des trimestres de bonus du bon M. X pour sa retraite. «Le nombre de ces plaintes se multiplie», assure-t-on au cabinet de la secrétaire d'Etat et, avec un déficit pareil, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) n'a guère les moyens de payer 2500€ de bonus à tous les pères qui revendiqueront l'égalité de traitement.


...en lésant les mères...
 

Seul problème : depuis 2001, la France n'a pas vraiment creusé l'affaire alors que les voisins ont, pour la plupart, réglé le problème. Le sixième rapport du Conseil d'orientation des retraites (Cor) énumère ainsi les systèmes voisins. Parmi les formules les plus efficaces et ouvertes, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse et le Canada permettent aux hommes et femmes de «faire masse des droits acquis» dans l'éducation des enfants et de les partager également entre eux à la retraite.

Etrangement, ce système «à somme nulle» ne semble pas convaincre les Français, même si, selon un sondage du Credoc cité par l'enquête, 77% des personnes interrogées seraient pour le partage dans le couple des tâches... et des bénéfices ! Mais le souci tient plutôt à la modalité de réforme et à son coût. Selon le rapport du Cor, trois pistes sont ouvertes : étendre le bénéfice aux pères élevant seul leur enfant, le lier à l'accouchement ou à une interruption d'activité d'une durée minimale. Un concept bien loin des nouvelles idées sur l'Etat providence qui appelleraient plutôt à une prise en charge plus importante des femmes enceintes et de la petite enfance.


...et économiser quelques milliards au passage ?
 

Cependant, à moyen terme, l'hypothèse avancée est celle d'une réduction du montant des versements retraites pour un nombre de trimestres réduits ou d'un petit complément de retraite contre une cotisation normale. Bref : dans un cas, comme dans l'autre, les mères de famille paieront ! Et l'enveloppe n'est pas négligeable : en 2006, selon le Cor, ce bonus, ajouté aux majorations de pension pour trois enfants et plus et à l'assurance vieillesse des parents au foyer, pèse 7,5% des pensions de droit propre services par les régimes, soit la bagatelle de 13,7 milliards d'euros par an !

A imaginer que les «concertations» lancées par Morano amènent à une réduction ne serait-ce que d'un tiers des avantages actuels, ce serait plus de 4 milliards d'économisés par an pour l'assurance vieillesse ! Difficile de croire que Nadine Morano et Eric Wœrth, après avoir lancé la chasse aux faux arrêts maladies pour reboucher les trous, n'ait pas fait ce calcul utilitariste. Si jusqu'ici la jurisprudence n'avait pas effleuré le gouvernement français, la politique de déficit de Sarkozy oblige Bercy à chercher comment colmater les fuites. Et à plusieurs milliards d'euros d'économie par an, l'égalité homme femme devient une idée bien plus belle que l'aide aux mères de famille !


Marianne.fr Jeudi 25 Juin 2009

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 04:22




Putain, la retraite à 67 ans, il y va fort Hortefeux !



Brice Hortefeux nonchalamment lance le débat de la retraite à 67 ans. Ma foi, fort du soutien des français qui majoritairement soutiennent l'UMP et Sarkozy, comme l'a montré le scrutin du 7 juin, il aurait tord de se gêner !


J'avoue que tout cela me met vraiment en colère, et encore une fois, les français vont se rappeler ce qu'est la politique de Sarkozy, qui plus est lorsqu'on le renforce par une élection. Ceux qui se sont abstenus le 7 juin, doivent méditer aujourd'hui leur choix...


Nous avons certainement notre part de responsabilité au Front de Gauche, car nous n'avons pas su convaincre suffisamment. Certes, mais tout de même...


Je rappelle que la retraite, c'est un choix de société qui ne doit pas se traiter uniquement sous l'angle économique. C'est un vrai sujet politique de choix dans quelle société nous voulons vivre, et quelle place nous voulons réserver aux séniors ! La finalité de la vie est - elle de travailler jusqu'à 67 ans ?


Ensuite, il faut arrêter l'hypocrisie ! Allonger l'âge de la retraite à 67 ans, c'est aussi faire en sorte que les salariés contraints ou non arrêtent leur activité bien avant pour réduire le montant de leur retraite à payer... C'est le retour, qui a déjà commencé des retraités pauvres. Vive la Droite...



DH

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 06:19




A force d'être impliqué dans la vie politique et associative, on finit par être sollicité parfois par des détours complexes par différentes cercles et associations. Ainsi, sur recommandation de Paul QUILES, j'ai été convié par « les Amis de Jean Jaurès en Provence » à leur Assemblée Générale de Châteauneuf Les Martigues...


Cela a une certaine cohérence avec la maxime en tête de ce blog, et le sens de l'action de l'association à laquelle j'appartiens et que présidait Jean-Luc Mélenchon avant la création du Parti de Gauche : « Pour la République Sociale », issue de la pensée de Jean-Jaurès.


N'ayant pas vocation à trop vouloir me disperser, je rejoindrai certainement cette association, avec pourquoi pas la mise en place d'un relais Vitrollais ?


Lors de cette AG, un adhérent Robert nous a remis un petit fascicule sur le programme du Conseil National de la Résistance. L'idée est que cela pourra faire l'objet d'une conférence de l'association en question dans les mois à venir.


Au-delà, même si j'en ai déjà parlé sur ce blog notamment et pas seulement à l'occasion du 60ème anniversaire, il n'est pas inutile d'y revenir en effet. Ce programme, la seconde partie tout du moins, (MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE)  est d'une terrible actualité, à l'heure ou les libéraux tentent de tout remettre en cause, sans parler des libertés, des médias, des droits des travailleurs, l'éducation, la culture, etc.


Il est important de rappeler à tous, que nos retraites, la sécurité sociale, etc. ne sont pas un don du ciel, et ont toujours existé. Ce sont le résultat de luttes au sens propre comme au sens figuré. Il est important que les nouvelles générations s'imprègnent de cela, pour qu'elles s'engagent à leur tout à mieux défendre nos acquis sociaux, qui fondent les bases mêmes de notre société en France.


A relire et à méditer...


DH





Programme du Conseil national de la Résistance


Conseil National de la Résistance


15 mars 1944




Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n'a pas d'autre raison d'être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.


Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n'est, en effet, qu'en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l'image de sa grandeur et la preuve de son unité.


Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s'unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d'action immédiate contre l'oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.


I - PLAN D'ACTION IMMÉDIATE


Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l'oppresseur hitlérien poursuit avec l'aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d'un million de prisonniers, par la déportation d'ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l'emprisonnement de 300.000 Français et par l'exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.


Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l'armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d'abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l'avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l'envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.


Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l'espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l'Europe, a placés dans leur volonté d'abattre l'Allemagne nazie, par le déclenchement d'opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l'épreuve décisive.


Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu'il mette tout en œuvre afin d'obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d'ailleurs ne peuvent pas se contenter d'une attitude passive dans l'attente d'une aide extérieure, mais qu'ils veulent faire la guerre, qu'ils veulent et qu'ils doivent développer leur résistance armée contre l'envahisseur et contre l'oppresseur.


Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu'après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l'offensive des Français contre l'ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.


Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l'ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l'union des patrons et des ouvriers, l'échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l'appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l'armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu'il doit poursuivre et accroître cette lutte.


En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Déclarent que c'est seulement par l'organisation, l'intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l'union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l'a dit le Général De Gaulle, de l'insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l'autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d'assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.


Ils ont l'espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l'état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l'aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l'ennemi commun, ainsi que l'a démontré l'exemple glorieux des patriotes corses.


Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l'armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.


Pour mobiliser les ressources immenses d'énergie du peuple français, pour les diriger vers l'action salvatrice dans l'union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D'inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d'entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n'existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.


Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l'autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d'action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.


Le but des ces comités sera, à l'échelon communal, local et d'entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l'ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l'assistance active à l'égard des patriotes sous l'impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d'entraîner les Français qu'ils auront su grouper à l'action armée pour la Libération.


Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d'oppression et d'exploitation imposées par l'ennemi, de l'extérieur et de l'intérieur.


Ces comités devront :


1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l'ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;


2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;


3) Développer l'esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;


4) Développer, d'une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d'autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;


5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d'obtenir l'augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l'ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d'alimentation, de chauffage et d'habillement ;


6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;


7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d'installations industrielles pour le compte de l'ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l'ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;


8) Défendre à l'intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l'Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.


Tout en luttant de cette façon et grâce à l'appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d'entreprises devront en outre :


a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l'Intérieur par l'accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;


b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l'encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l'ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l'établissement effectif de l'autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l'autorité et la discipline doivent être respectées par tous.


Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l'état major national des Forces Françaises de l'Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :


1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l'ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d'armes et de munitions afin d'en pourvoir les patriotes encore désarmés ;


2) Faire distribuer les dépôts d'armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l'avenir immédiat ;


3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l'échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d'efficacité ;


4) Coordonner l'action militaire avec l'action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d'appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d'empêcher les réquisitions de vivres et d'installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l'occupant provisoire.


Ainsi, par l'application des décisions du présent programme d'action commune, se fera, dans l'action, l'union étroite de tous les patriotes, sans distinction d'opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l'insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.


Ainsi, par l'effort et les sacrifices de tous, sera avancée l'heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d'immenses richesses pourront être préservées.


Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d'entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.


II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE


Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu'ils sont décidés à rester unis après la libération :


1) Afin d'établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l'indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;


2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l'éviction dans le domaine de l'administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l'ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;


3) Afin d'exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l'établissement d'un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d'occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l'armistice par les gouvernements de l'axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;


4) Afin d'assurer :


- l'établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;


- la pleine liberté de pensée, de conscience et d'expression ;


- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'Etat, des puissances d'argent et des influences étrangères ;


- la liberté d'association, de réunion et de manifestation ;


- l'inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;


- le respect de la personne humaine ;


- l'égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;


5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :


a) Sur le plan économique :


l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ;


- une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l'image des Etats fascistes ;


- l'intensification de la production nationale selon les lignes d'un plan arrêté par l'Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;


- le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques ;


- le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales ;


- le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l'économie.


b) Sur le plan social :


- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l'amélioration du régime contractuel du travail ;


- un rajustement important des salaires et la garantie d'un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d'une vie pleinement humaine ;


- la garantie du pouvoir d'achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;


- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d'un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l'organisation de la vie économique et sociale ;


- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ;


- la sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d'atelier ;


- l'élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l'expérience de l'Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu'aux salariés de l'industrie, par un système d'assurance conte les calamités agricoles, par l'établissement d'un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d'accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d'un plan d'équipement rural ;


- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;


- le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.


c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.


d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l'instruction et d'accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.


Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l'efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.


Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l'action gouvernementale.


L'union des représentants de la Résistance pour l'action dans le présent et dans l'avenir, dans l'intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l'ennemi.


En avant donc, dans l'union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !


En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !


LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 06:11




Le collectif Vitrollais de défense de la Sécurité sociale a son site internet depuis quelques semaines, il est animé par Paul qui est aussi mon voisin !


http://cdsecu.20minutes-blogs.fr/


DH

 



Pour en savoir plus sur le collectif :


Dimanche 15 juin 2008


Vitrolles: Défense de la Sécurité Sociale, la santé n'est pas à vendre


Lundi 26 janvier 2009

Comité de défense de la Sécurité Sociale à Vitrolles


Jeudi 16 avril 2009

La sécurité sociale fait son cinéma à Vitrolles !

 

 

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