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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 05:28




Rien n’est jamais inéluctable, et il faut toujours se mobiliser. Aujourd’hui, c’est la médecine du travail que veut remettre en cause le MEDEF via son bras armé, le gouvernement de Sarkozy…

 

Une pétition en ligne est lancée. Je retranscris ici le texte de l’appel.


Pour en savoir plus : http://wp.non-mort-medecine-travail.net/

 

Pour signer la pétition : cliquez ICI.

 

DH

 

 


 

 

APPEL CONTRE LE PROJET DARCOS


de mise à mort de la médecine du travail

 

 

A l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?

 

Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.

 

C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.

 

Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail.


Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d’employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ». Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une "simplicité" radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.

 

Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.


L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’intérêt des salariés.

 

Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !

 

Premiers signataires :


- Fondation Copernic : Willy Pelletier, Gérard Filoche...
- Christiane ALLIATA - inspection du travail Grenoble
- Claire AMOUREUX - médecin du travail Ain
- Guy ARDIET - psychiatre des hôpitaux Lyon
- Corinne ARGENTY - Ergonome Conseil
- Gilles ARNAUD - médecin du travail
- Pierrick ARS - DAT DDTEFP Morbihan
- Bertrand ARTIGNY - expert CHSCT
- Michel BANCE - inspection du travail
- Gérard BERTHIOT - médecin hospitalier
- Michel BIANCO - père de Jérôme Bianco décédé d'un accident du travail 13 770 venelles
- Dominique BLAISE - médecin du travail
- Xavier BLANCHARD - contrôleur du travail Paris
- Christian BONNAUD - médecin généraliste
- Corinne BONNET - médecin du travail
- Thierry BOUCHET - contrôleur du travail Val d’Oise
- Géraldine BOUREAU - contrôleur du travail CT49
- Pierre BOUTONNET - inspecteur du travail SUD TRAVAIL Grenoble
- Magalie BRESSE - contrôleur du travail Evry
- Sylvie BRESSON - médecin du travail Grenoble
- Paul BRICHLER - inspecteur du travail Meuse
- Martine BRUN - contrôleur du travail 69
- Thérèse Bugaut : Ud CGT de l’Ain
- Christian CADIER - secrétaire général FO de l'Ain
- Alain CARRE - médecin du travail
- Mireille CELLIER - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Corinne CHABERT - médecin du travail Chambéry
- Roger CHAMPS - CGT branche santé-action sociale
- Odile CHAPUIS - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Yves CHAPUIS - médecin psychiatre
- Jean CHAUDIEU - Retraité BTP Saint Germain en Laye
- Jacqueline CHAUVIN - collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse
- André CICOLELLA - chercheur en santé environnementale
- COMITE ATTAC MACON
- Francis COMPERE - Retraité SNPDOS-CFDT (79)
- Joëlle COMTE - inspection du travail Belfort
- Pierre CORNUT - médecin du travail Valence
- Jean COUPEAU - contrôleur du travail Paris
- Josiane CREMON - médecin du travail Grenoble
- Michèle DASCALESCU - assistante Pôle DEC DIRECCTE Aquitaine
- Joëlle DE-VEYLDER - contrôleur du travail Montpellier
- Jacques DECHOZ - inspecteur du travail SUD travail
- Sandra DELOURME - inspection du travail Rennes
- Elisabeth DELPUECH - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Karyne DEVANTAY - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Anita DOUESSIN - inspecteur du travail DRTEFP Bretagne
- Marie-bernadette DUBREZ – médecin du travail.
- Françoise DURAND-PEYRE - assistante médicale CHU Lyon.
- Monique DUVAL - contrôleur du travail Paris
- Jean-marie EBERT - médecin du travail
- Anne EDDNADNI - inspection du travail
- Michel ETCHESSAHAR - contrôleur du travail Bourgoin 38
- Françoise FILOCHE - Infirmière
- Gérard FILOCHE - inspecteur du travail
- FONDATION COPERNIC
- Elisabeth FONT-THINET - médecin du travail Lyon
- Michel FOUILLET - Administrateur civil Hors Classe honoraire, Villiers sur Orge
- J.f. FOURNIER - médecin du travail
- Philippe FRANCOIS - contrôleur du travail DDTEFP 94
- Thomas FROISSARD - agent administratif inspection du travail
- Yvette FUSS - contrôleur du travail Puy de Dôme
- Paul GALERANT - bénéficiaire de l'ACAATA (allocation travailleur de l'amiante) Bedous 64
- Régine GARCIAS - contrôleur du travail DDTEFP 44
- Emmanuelle GARCIN - inspectrice du travail Lot et Garonne
- Nathalie GEORGE - médecin du travail
- Olivier GERIN - Ex petit patron retraite
- Yusuf GHANTY - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Noél GILLOTIN - En Invalidité 2ème cat. Cotorep 80 % 51300
- Jacques GIRON - médecin hospitalier
- Christelle GLÉMET - Contrôleur du travail, Paris
- Hervé GOUILLOUX - UD CFTC de l'Ain
- Christian GOURDET - Syndicaliste CGT, Argenteui
- Roland GORI: APPEL DES APPELS
- Alain GROSSETËTE - médecin du travail AST Lyon
- C. GUERIN - médecin du travail AST grand Lyon
- Pierre-Marie GUILBERT - médecin du travail
- Jean-claude GUIRAUD - médecin du travail
- J.p. HAZENBERGER - médecin du travail
- Danielle HENRY - médecin du travail Lyon
- David HERMAND - contrôleur du travail Lille
- Anne-Françoise HERMANN - médecin du travail Bar le Duc
- Dominique HUEZ - médecin du travail
- Florence JEGOU - médecin du travail 49
- Thomas KAAP - inspection du travail Valence
- Alexis KARACOSTAS - psychiatre hôpitaux de Paris
- Chantal LAFARGE - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Isabelle LAGNY - médecin du travail
- Monique LANGEARD - contrôleur du travail DRTEFP Basse Normandie
- Jean-pierre LAURENT - anesthésiste
- Jean-michel LAUZE - collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse
- Florence LE FUSTEC - secrétaire inspection du travail du Havre
- Catherine LE-CADRE - adjoint administratif DDTEFP Pays de Loire
- Jean-Bernard LE-GAILLARD - inspecteur du travail Saint Brieuc
- Andrée LECLANCHE - contrôleur du travail SUD TRAVAIL Auxerre
- Anne-Lise LECLERC - inspectrice du travail Bourg en Bresse
- Béatrice LECLERCQ - médecin du travail
- Benoît LEMASSON - inspecteur du travail Côtes d'Armor
- Sébastien LEONARD - Technicien Chimiste- Elu CGT au CCE Rhodia
- Alain LESIOUR - médecin de centre de santé municipal
- Sylvie MAGUET - contrôleur du travail DDTEFP côte d'or
- Annie MALLET - Directeur Adjoint du Travail - Rouen
- M. MANGIONE - infirmière du travail
- Lilouanne MARTIGUES - infirmière
- Benoît MARTIN - Formateur, 77
- Catherine MARTIN - CT DDTEFP 79
- Christel MARTIN - contrôleur du travail Orléans
- Jean-pierre MARTIN - psychiatre service public Paris
- Patrick MAS - consultant; formateur des représentants du personnel dans les CHSCT
- Jean-michel MATHIEU - Délégué syndical FO
- Catherine MERCIER - infirmière en santé et travail collectif des médecins du travail de Bourg
- Sylvie MEREY - direction du travail de l'Ain
- Pierre MERIAUX - inspecteur du travail Grenoble
- Alice MIANNAY - médecin du travail AST grand Lyon
- Brigitte MOLTO - USD santé CG
- Catherine MOREL - médecin du travail Service de santé au travail de Savoie
- Rémy MOUCHARD - inspection du travail Franche Comté
- Elisabeth NECTOUX - cadre hospitalier secrétaire de CHSCT Lyon
- Sylvie ODDOU – psychologue
- Véronique ORBAN - contrôleur du travail DIRECCTE 01 Bourg
- Edith ORESTA - militante association Santé
- Anne OZOUX - médecin du travail
- Brigitte PANGAUD - médecin du travail
- Pierre PARESYS - Psychiatre de Secteur
- Anne PARTENSKY-LEIBMAN - sage femme
- Guislaine PAYET - médecin du travail La Réunion
- Eva PECORADO - inspection du travail Paris 12
- Geneviève PELLARIN - médecin du travail 73
- Willy PELLETIER - coordonateur de la fondation Copernic
- Françoise PELORCE - PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL
- Dominique PENNAZI - chargé de mission direction du travail Franche Comté
- Nathalie PENNEQUIN - médecin du travail
- Brigitte PERCEVAL - médecin du travail
- Jean-françois PERDRIEAU - médecin généraliste Paris
- Jacqueline PICHAUD - médecin du travail
- Marie-annick PICHON - contrôleur du travail Saint Brieuc
- Eric POLIAN - ergonome
- Martine PREVOT - chargée de mission DDTEFP Toulouse
- Dominique PRIEUR - contrôleur du travail Angers
- Didier PUECH - Ingénieur DREAL, inspecteur du travail
- Fabrice RAMIREZ - inspecteur du travail Nantes
- Chantal RAVOLD - contrôleur du travail Moselle CGT
- Alain REMOIVILLE - Formateur CE et CHSCT
- Patrick RIVEL - secrétaire CFDT métallurgie Ain
- Michel RODRIGUEZ - médecin du travail
- Jeanne ROISNE - contrôleur du travail Angers
- Yvon ROZIER - secrétaire CHSCT
- Emmanuel RUCH - médecin du travail Service de santé au travail de Savoie
- Lise RUEFLIN - Inspecteur du Travail
- Lydia SAOULI - inspecteur du travail Angers
- Claude SCHUCHT - médecin du travail
- Paule SEGAL - Infirmière retraitée Dun sur Auron 18
- Gilles SEITZ - médecin du travail
- Julien SIMON - contrôleur du travail DDTEFP Moselle
- Odette SIVIGNON - assistante sociale
- Valérie SUAREZ - inspection du travail Sète
- Travail SUD - syndicat inspection du travail
- Richard TEINTURIER - contrôleur du travail Le Havre
- Jean-pierre TERRIER - directeur adjoint du travail 14
- Francette THEBAULT - médecin du travail
- Mireille THEVENIN - médecin du travail Bastia
- Bernard THIRION - médecin du travail Grenoble
- Anne THOMAS - contrôleur du travail Angers
- Gilles TREMOUILLE - Employé
- Maryse TUNIS - DDTRFP Bourgogne
- Sophie VANDIERDONCK - médecin du travail
- Evelyne VELICITAT - inspectrice du travail Montpellier
- Jérôme VUYLSTEKER - Infirmier(intérimaire)
- J.l ZYLBERBERG - médecin du travail

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 06:18





Eric DIARD contre Eurocopter ?

 

 

A Vitrolles, le bruit des avions qui survolent la ville est un problème dans de nombreux quartiers. L’ADEV, association vitrollaise, dont je suis adhérent, est dynamique et très active sur le sujet.

 

Notre Député de la 12ème circonscription Eric DIARD est Président du Conseil National du Bruit. Il s’intéresse donc à ce titre aux nuisances sonores.

 

Il a été mandaté à ce titre par Jean-Louis Borloo pour rendre applicable la loi bruit de 1992 qui n’avait pas de décret d’application. La démarche n’a en soit rien de critiquable, bien au contraire.

 

Il se trouve cependant qu’un projet de texte entraine de sévères restrictions de l’usage des hélicoptères près des zones urbanisées. En creusant le dossier, il s’avère que l’étude des comptes rendus des réunions de juin 2009 et septembre 2009 est intéressante. En effet, le point de départ de l’affaire qui risque d’avoir un impact sur Eurocopter à Marignane, est l’héliport d’Issy les Moulineaux aux portes de Paris en bordure du périphérique sud. En allant plus loin, il s’avère que la Maire de SEVRES est particulièrement actif sur ce dossier. Les habitants de SEVRES subissent en effet les nuisances sonores liées à l’activité de l’Héliport d’Issy les Moulineaux. Mais, le Maire de SEVRES s’appelle François KOSCIUSKO –MORIZET. Il se trouve que c’est le père de Nathalie KOSCIUSKO –MORIZET, secrétaire d’Etat. On commence à mieux comprendre la détermination de notre Député UMP pour ce dossier.

 

Le problème n’est pas que les riverains de l’héliport d’Issy les Moulineaux se défendent. Il y a déjà beaucoup de restrictions de l’activité aéronautique sur cette plateforme, et des cheminements très précis existent justement pour les hélicoptères. Des améliorations sont sans doute possible. La fermeture de la plateforme but inavoué, pose la question de l’intérêt d’un héliport aux portes de Paris. Cela renvoie aussi à l’urbanisation de la zone ces dernières années. Dans ce domaine, l’intégration de l’activité aéronautique, il est clair que nous sommes moins à la pointe que les USA par exemple, mais c’est un autre sujet.

 

Le problème, c’est que par ricochet, le projet aura un impact sur les activités d’Eurocopter à Marignane, alors que la problématique du bruit des hélicoptères n’a strictement rien à voir avec celle d’Issy Les Moulineaux. La configuration géographique est totalement différente, toute comme la densité de population. De multiples solutions existent pour limiter les nuisances des hélicos autour de l’Aéroport de Marignane. La problématique est plus simple que celle des avions de ligne. A contrario une démarche « jusqu’au boutiste » remettrait en cause certaines activités d’Eurocopter.

 

Bien sûr que je suis salarié d’Eurocopter, et même syndicaliste ! Je suis soucieux de mon emploi comme de celui de milliers de salariés de Marignane. Je suis aussi vitrollais et soucieux de mon environnement sonore ! Je suis aussi toujours soucieux des logiques économiques qui prennent trop souvent le pas sur l’humain, l’environnement, etc. Je suis aussi passionné d'aéronautique depuis que je suis « tout petit ». Il n’y a pas de contradiction !

 

Eric DIARD doit lui prendre en compte toutes les réalités et pas seulement celles de ses amis UMP parisiens pour mieux obtenir le macaron rêvé. Il ne doit pas oublier sa circonscription et les entreprises majeures qui y sont implantées. Le projet actuel de décret peut s’avérer extrêmement contraignant pour l’activité d’Eurocopter à Marignane. Produire et vendre des hélicoptères nécessite de les faire voler avant de les livrer, comme de former les clients ! Eurocopter est le 1er hélicoptériste mondial et un des fleurons de l’industrie Aéronautique française et européenne. L’Aéronautique c’est de la haute technologie et des emplois qualifiés. Nos amis allemands d’Eurocopter seraient très intéressés de récupérer chez eux de l’activité qui ne pourrait plus s’accomplir chez nous, avec les emplois à la clé.

 

Au-delà, la question qui est posée est celle de l’urbanisation des communes environnantes qui par le passé n’ont pas toujours tenu compte de la question du bruit liée à l’activité aéroportuaire et industrielle dans notre cas. Rêvé aujourd’hui à un déplacement de l’aéroport n’est que déplacer le problème « vers les autres ».

 

Au moins pour les vols d’hélicoptères, je pense que des solutions sont possibles comme un meilleur dialogue entre les associations de riverains et Eurocopter. Eric DIARD a une mission importante et louable, mais il doit l’accomplir dans la sérénité et s'affranchir des contingences politiciennes

 

A suivre.

 

DH

 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 06:31




La retraite c'est un question de choix politique. Evidemment cela dérange, mais bon...

 

A méditer ce dossier des amis de la fondation COPERNIC, publié dans POLITIS...


DH

 

 


La retraite à 60 ans, à taux plein, est possible !


Par Leila Chaibi (co-présidente de la Fondation Copernic)

Gérard Filoche (CN du PS, Fondation Copernic, inspecteur du travail, )

Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)


Tribune parue dans Politis (28/01/10)

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La droite explique : « débattre de l’âge légal de la retraite ne sert à rien ». Seul compte l’âge réel du départ. Elle se félicite néanmoins que « saute » le « tabou » de la retraite à 60 ans. C’est qu’effectivement subsistent quelques liens entre âge réel et âge légal de départ en retraite.  Et c’est pourquoi il ne faut rien céder sur l’âge légal !


Le premier lien concerne le million de salariés qui ont déjà cotisés tous les trimestres nécessaires à une retraite à taux plein. A présent, ils restent au travail jusqu’à 60 ans. Demain, ce serait jusqu’à 61 ou 62 ans, si sautait le verrou du droit à la retraite à 60 ans. Or, il s’agit d’abord de salariés peu qualifiés, occupant des tâches d’exécution. Ceux dont l’espérance de vie moyenne est la plus courte.

Le second lien entre âge légal et âge réel de la retraite, concerne les retraites complémentaires. En 2000, le Medef voulait refuser que l’ARRCO et l’AGIRC financent les retraites complémentaires du secteur privé entre 60 et 65 ans. La mobilisation de deux millions de salariés l’avait fait reculer. Différer l’âge légal de la retraite serait, pour lui, un solide levier pour mettre son chantage à exécution, lors de la négociation sur les retraites complémentaires, en 2010.

Mais, nous dit-on, les allongements de durée de cotisation imposés ces dernières années rendent caduc le maintien de la retraite à 60 ans. Pour partir à 60 ans, ne faut-il pas que les salariés aient cotisé 41 ou 42 ans pour jouir d’une retraite à taux plein ? Les discours gouvernementaux oublient - mais à dessein - un fait central : la durée moyenne de cotisations est restée aujourd’hui, dans la vie réelle, de 37,5 annuités de cotisation. Car deux salariés du privé sur trois ne sont plus au travail avant 60 ans. Ils sont au chômage, préretraite, maladie, invalidité. On compte, dans ce pays, 4 millions de chômeurs, un million en fin de droits, 600 000 chômeurs partiels contraints, 15 % de précaires. Le montant des retraites perçues a déjà baissé, avec la prolongation des durées nécessaires de cotisation à 41 ou 42 ans. Reculer la retraite à 61 ou 62 ans, l’abaissera encore. Mais cela concernera peu les directeurs financiers, qui cotisent auprès d’assurances privées. Diminueront les retraites des salariés aux revenus faibles ou moyens.

On nous cause démographie : nous connaissons un « boom » des naissances. Quand seront maintenus les seniors au travail, les jeunes n'en auront pas.

Il faut parler « richesses ». Et le Conseil d’Orientation des Retraites le soulignait, en 2001 : sur 40 ans, la richesse de la France (avec un taux de croissance modéré, de l’ordre de 1,7 % par an) devrait doubler en termes réels (hors inflation). Avec une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale, en 2050, comment nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires (6 % du PIB) nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ? Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1 500 milliards d’euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée est totalement exclue du débat public. Pour une raison simple. L’augmentation prévisible de la richesse nationale doit-il aller aux salaires et aux retraites, ou aux profits, au Fouquet’s, aux propriétaires de « Rollex avant 50 ans » ? Et tant pis si plongent dans la pauvreté la majorité des retraités. A partir des « beaux quartiers », ces retraités-là, personne n’en connaît.

En réalité, dès 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites spécifiait clairement les choix offerts.

Premier choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Il aurait fallu augmenter de 9 ans la durée de cotisation.

Deuxième choix : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée des cotisations. Dans ce cas, les retraites, en moyenne, auraient diminuées de 78 % à 43 % par rapport au salaire net. Soit pour un salaire net de 1 200 euros, une retraite de 516 euros au lieu de 936 euros.

Troisième choix : ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites, mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.

Jamais cette troisième option n’a pénétrée le débat public. C’est pourtant l’option la plus acceptable. Car 15 points d’augmentation des cotisations en un peu moins de 40 ans, représente 0,37 point d’augmentation des cotisations retraites par an, pendant 40 ans. A raison d’une augmentation de 0,25 % pour les cotisations patronales et de 0,12 % pour la part salariale des cotisations retraites. Qui prétendra que cette solution n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ?

C’est la discussion de cette option qu’il faut imposer au Medef et au Gouvernement. Pour préserver ce droit qu’est la retraite à 60 ans à taux plein, un reversement à 75 %, pas de retraite inférieure au Smic et avec une durée de cotisation qui coïncide avec la durée réelle des carrières.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 06:07


On savait que la privatisation des autoroutes était un scandale, mais apparemment cela continue !!!

 

DH

 


2 milliards d’euros: le petit cadeau de l'Etat aux sociétés d'autoroutes

 

Emmanuel Lévy- Marianne | Mercredi 3 Février 2010

 

Pour les proprios des sociétés d’autoroutes, fraîchement privatisées, le père Noël s’est habillé en vert. Cinq des six sociétés concessionnaires ont obtenu du gouvernement la prolongation d’un an de leur concession. L’équivalent d’un cadeau de 2 milliards d’euros. Au nom de l'écologie!

 http://www.marianne2.fr/photo/911135-1077758.jpg?v=1265141992

 

Selon la Cour des comptes, les autoroutes ont été bradées

 

Décidément, les bétonneurs Eiffage et Vinci, qui ont mis la main sur les sociétés d’autoroutes, ont fait une super affaire. Ils les avaient raflées à vil prix sous Villepin, pour 15,5 milliards d’euros au lieu des 22 milliards auxquels les estimait la Cour des comptes — ce que nous confirme un des banquiers d’affaires qui a conclu le deal : « mon client, en accord avec nos calculs était prêt à payer 40% plus cher ». Ça fait mal, mais Bercy avait trouvé une parade pour se refaire : augmenter la redevance domaniale à laquelle les sociétés d’autoroutes sont astreintes. Raté. Le doublement de cette redevance, soit 200 millions d’impôts supplémentaires, initialement prévu dans la loi de finances a mystérieusement disparu en juin 2009.


Comme si cela ne suffisait pas, c’est maintenant un énorme cadeau de plus de 2 milliards d’euros qui tombe dans le bec d'Eiffage et Vinci. En prolongeant d’un an leur droit de concession, qui prend fin aux environs de 2030, l’accord passé avec Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, leur permet donc de continuer à percevoir des péages (9,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires aujourd’hui) sur les usagers 12 mois de plus. À la différence que, à ce moment-là, les deux entreprises n’auront plus un sou de dette. Tout ira donc dans la poche des heureux actionnaires — une fois payés l’entretien des infrastructures et le personnel. Du moins ce qui restera du personnel. Car en épluchant la ventilation des « engagements verts » de 1 milliard d’euros sur trois ans, une chose saute aux yeux : près d’un tiers des sommes détaillées, soit 800 millions d’euros sur 1 030 annoncés, sont destinés à la mise en place de péages automatiques — en remplacement d'employés en chair et en os.


Sous couvert de réduction de CO2 — moins d’arrêts, donc moins de bouchons, donc moins de gaz d'échappement — les bons vieux péages feront place à des portiques à facturation automatique. « Voilà typiquement le genre d’investissements que les sociétés d’autoroutes auraient de toute façon réalisé, et qu’elles font d’autant plus facilement qu’ils sont de fait subventionnés », s’amuse un haut fonctionnaire du ministère des Transports. 200 autres millions d’euros iront à la rénovation des aires de repos « éco responsables » et de certains bâtiments, avec « Tri sélectif des déchets », « rénovation des sanitaires ». Sanef s’engage ainsi à « la création d’un bâtiment « Eco Pole » regroupant les services techniques, péage et maintenance.» Bref, la construction de simples locaux… Alors bien sûr, il y a des fonds prévus pour la «biodiversité» (les petites bébêtes) : 3 % du milliard…
 
Quant aux sommes — 200 millions tout de même — dont l'affectation n'est pas précisée, la réponse de la porte-parole de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes résume bien les choses : « écologiquement, c'est pas très parlant ». Car là aussi, sous couvert de réduction des émissions de CO2, les sociétés d’autoroutes vont en réalité investir dans des programmes très rentables pour leur compte d’exploitation : la gestion dynamique du trafic. C'est-à-dire des systèmes d’information pilotant des matériels de signalisation pour fluidifier le trafic, par exemple en calculant puis en indiquant aux usagers la vitesse de circulation optimale. Du CO2 en moins, certes, mais aussi, et surtout, plus de trafic (donc plus de CO2 au bout du compte).


Bref, pour Eiffage et Vinci, c'est encore noël: des cadeaux comme s’il en pleuvait. Et l’avenir s’annonce tout aussi généreux. Le gouvernement vient en effet d’accorder une hausse de 0,5% des péages, alors que l’inflation sur la période de calcul (octobre 2008-octobre 2009) fut nulle. Mieux: d’autres tronçons vont être mis en concession: fin décembre a été lancé l’appel d’offre pour la transformation en autoroute de la RN10 pour la traversée les Landes et sa mise en concession pour 50 ans.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 06:39



 

Il paraît que le bonus du Directeur Général de Golman Sachs fait débat ? Excusez du peu, mais sachant qu'il devrait atteindre les 100 millions d'€ il y a de quoi s'interroger... Ceci dit il y a 2 ans, ce bonus n'était que de 67,9 millions d'€ et cela ne faisait pas débat... Pour beaucoup d'ailleurs, avant la crise c'était même normal .

http://www.marianne2.fr/photo/grande-898419-1061973.jpg?ibox

Mais dans quel monde vivons-nous pour qu'un patron puisse se voir octroyer un bonus de 100 millions d'€ ? Cela n'a aucun sens, sauf pour lui bien sûr, et c'est totalement démesuré ! Ce n'est en fait que l'équivalent de 74460 smics pour un seul homme !!!


Mais il paraît que rien n'est encore fait, alors tout va bien ?


A suivre...


DH




 

GOLDMAN SACHS : le bonus du DG fait débat


Le bonus que percevra cette année Lloyd Blankfein, le directeur général de Goldman Sachs, est un sujet particulièrement sensible. Selon les sources du Times of London, ce bonus pourrait atteindre 100 millions de dollars ; un chiffre largement supérieur à celui de 67,9 millions qu'il avait touché il y a deux ans, et qui constituait déjà un record. De son côté, la banque a aussitôt démenti l'information, affirmant que le conseil d'administration n'avait pas encore pris de décision sur le sujet, et parlant d'«absurdité spéculative».


L'annonce d'un bonus conséquent pourrait alimenter les critiques du public, après les plans d'aide d'urgence coûteux qui avaient été décidés en urgence au plus fort de la crise pour sauver plusieurs banques.


Outre la rémunération du directeur général, les bonus d'autres hauts dirigeants sont également attendus avec anxiété.


Selon les informations de l'agence Reuters, David Heller, Harvey Schwartz, Edward Eisler et Pablo Salame, qui dirigent les activités de ventes et de trading actions, obligations, devises et matières premières, pourraient toucher des bonus très importants en raison des bonnes performances de ces divisions.

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 05:59





Le Gouvernement veut offrir un quart de la production nucléaire aux concurrents d'EDF et donc à la concurrence !

 

Suivant cette logique, le prix de l'électricité ne le sera plus « régulé » et calculé sur la seule base des coûts de production, de transport et de distribution. Le prix le sera fixé en fonction de « la loi du marché ».


De belles hausses en perspective pour les consommateurs...

 

Évidemment tout cela ne fait pas la une des journaux et SARKO se garde bien d'en débattre avec le grand public...

 

DH

 

Pour en savoir plus, le projet de loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité)  : cliquez ICI

 


EDF  : la flambée des prix au secours des profits du privé

Devant l’échec de la libéralisation du marché de l’électricité, le gouvernement veut offrir un quart de la production nucléaire aux concurrents d’EDF. Ce qui provoquera une hausse des prix et fragilisera la sécurité d’approvisionnement.


Le gouvernement veut livrer un quart de la production électrique nationale d’EDF aux intérêts privés. C’est ce que révèle une lettre du premier ministre, François Fillon, adressée à la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, en date du 19 septembre 2009. Dans cette missive que s’est procurée l’Humanité, le chef du gouvernement décrit précisément une nouvelle organisation du marché de l’électricité (Loi Nome). Cette nouvelle étape dans la libéralisation du secteur devrait être franchie avec l’adoption d’une proposition de loi après les élections régionales.


Mardi, le ministère de l’Écologie et de l’Énergie annonçait « une consultation » pour élaborer ce texte. Consultation, ou plutôt simulacre de consultation. Outre le courrier de François Fillon, l’Humanité s’est procuré le projet de loi qui confirme que les choix du gouvernement semblent d’ores et déjà arrêtés.


1 Main basse sur la rente nucléaire


La concurrence dans le secteur de l’électricité connaît un bide. Sur un total de 29,7 millions de sites, seuls 692 000 avaient choisi une offre de marché au 31 décembre 2008, précise la Commission de la régulation de l’énergie (CRE) dans son dernier rapport d’avril 2009. Un piètre résultat, qui n’aurait même sans doute jamais été atteint sans la possibilité pour l’usager de revenir au tarif réglementé en cas de mauvaises surprises après avoir tenté sa chance sur le marché. Au 31 décembre 2007, avant la mise en œuvre de ce droit, le nombre de sites ayant renoncé au tarif réglementé n’était que de 31 000. Cet échec tient en grande partie à l’incapacité des fournisseurs privés d’électricité à concurrencer EDF. Pour alimenter leurs clients, ceux-ci se comportent comme des courtiers. Ils achètent l’électricité sur le marché de gros et la revendent ensuite en espérant réaliser une plus-value. Malheureusement pour ces spéculateurs en herbe, les prix du marché sont très supérieurs aux coûts de production d’EDF.


Pour mettre fin à « ces distorsions de concurrence », le gouvernement a donc décidé d’accorder un accès à la production nucléaire aux concurrents d’EDF. Le projet de loi donnera pouvoir à la CRE de leur octroyer jusqu’à 100 TWh, soit un quart de la production annuelle d’EDF. Ce faisant, le gouvernement transférera une partie de « la rente nucléaire » à ces groupes privés. Difficile de donner une estimation de ce cadeau, tant EDF est peu disert sur le sujet. Rappelons néanmoins que, sur 34,897 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé au premier semestre 2009, 18,2 milliards ont été réalisés en France et que le bénéfice du groupe a atteint 3,1 milliards d’euros. En permettant à des entreprises privées de réaliser de juteux bénéfices en usant de moyens publics de production, le gouvernement menace la sécurité d’approvisionnement. En effet, il y a fort à parier que la part de « la rente nucléaire » dont vont s’accaparer les concurrents d’EDF servira à payer de colossaux dividendes, plutôt qu’à un accroissement des capacités de production.


2. De lourdes menaces sur l’emploi


François Fillon promet à la Commission européenne la suppression des tarifs réglementés pour les entreprises en 2015. Alors que le prix moyen européen du MWh pour les entreprises était de 101,1 euros au 31 décembre 2008, son prix en France était seulement de 60 euros. En supprimant les tarifs réglementés pour les entreprises en 2015, le gouvernement leur promet donc une hausse de leur facture de presque 50 %, à consommation égale et si les prix restent stables au niveau européen. Ce qui est loin d’être garanti. Une telle flambée des prix ne peut que mettre en péril les entreprises, en particulier celles dites électro-intensives (cimenteries, papeteries, sidérurgie, fonderie d’aluminium…) et les centaines de milliers d’emplois qu’elles génèrent directement en France. Risque de délocalisation, suppressions d’emplois et pressions sur les salaires en seront les conséquences. Rappelons qu’en 2006, après la censure du Conseil constitutionnel, le gouvernement avait dû créer un tarif retour pour les entreprises qui, piégées par une offre de marché, avaient vu leur facture s’envoler.


3. Flambée des prix pour les usagers


Les tarifs réglementés de l’électricité pour les particuliers, dont l’existence n’était garantie que jusqu’au 31 décembre prochain, seront maintenus au moins jusqu’en 2015, s’empresse de rassurer le gouvernement. Difficile en effet de les supprimer, alors que 97 % des usagers y restent fidèles. Pour les mettre à bas, le gouvernement a trouvé la parade. Dans son courrier à la Commission européenne, François Fillon explique que les modalités de leur fixation seront modifiées. Dorénavant, c’est la Commission de régulation de l’énergie qui les fixera, et non plus l’État. En période de baisse du pouvoir d’achat et alors que les promesses en la matière du candidat Nicolas Sarkozy n’ont pas été tenues une fois son élection décrochée, ce dispositif offre l’avantage de ne pas faire rejaillir sur le gouvernement la responsabilité d’une hausse importante des prix et l’impopularité qui va avec. Plus de débat, donc, sur l’évolution des tarifs, mais plus de contrôle non plus. Et d’autant moins que leur mode de fixation intégrera désormais « une référence au prix du marché » et qu’ils ne seront plus calculés sur la seule base des coûts de production, de transport et de distribution. Cette disposition devrait permettre d’aligner progressivement les tarifs réglementés sur ceux du marché. La flambée guette donc ces tarifs réglementés. Alors que le prix moyen du MWh pour les particuliers atteignait en Europe 161,1 euros au 31 décembre 2008, son prix en France dépassait à peine les 110 euros (source CRE). Malgré cette faiblesse relative, 3,8 millions de familles, soit 10 millions de personnes, sont en état de « précarité énergétique » et peinent à s’éclairer ou à se chauffer correctement. Combien seront-ils si leur facture d’électricité augmente de 40 % ?


PIERRE-HENRI LAB

 

L'Humanité.fr du 22/01/10

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 06:16



 

 

H1N1, on nous aurait menti ?

 

 

J’ai déjà évoqué le sujet dans ces colonnes, mais les choses se précisent !

 

Des questions sérieuses commencent à se poser sur la réalité du désastre annoncé de la grippe H1N1. « Petit à petit », il s’avère que les labos pharmaceutiques « ne sont pas très clairs » dans l’affaire. Les conflits d’intérêts entre les décideurs et jusqu’à l’OMS et les labos se font jour.

 

Au passage, il ne faut pas oublier que c’est nous qui allons « payer la facture » (cout des vaccins) au travers de nos mutuelles…

 

C’est un sujet sur lequel le collectif de défense de la sécu de Vitrolles a débattu lors d’une séance au cinéma Les lumières » avec la projection des « médicamenteurs »…

 

A méditer

 

DH

 


 

Grippe A. L’implacable réquisitoire du député Wodarg

 

Président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus.

 

Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états..

 

Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A ?

 

Wolfgang Wodarg. Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type « grippal ». 
En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défenses immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C’est-à-dire qu’ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C’est pourtant à celles là qu’on a recommandé de se faire vacciner rapidement.
Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ça n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. Il y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, « complétant » les vaccins servant à la grippe saisonnière.
On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées

 

Quel danger ?

 

Wolfgang Wodarg. Pour aller vite dans la mise à disposition des produits on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing.

 

Comment a-t-on pu justifier de cela ?

 

Wolfgang Wodarg. Pour comprendre il faut en revenir à l’épisode de la grippe aviaire de 2005 - 2006. C’est à cette occasion là qu’ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d’alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D’un côté les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d’une pandémie.

 

Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A ?

 

Wolfgang Wodarg. Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normal. Elle ne provoque qu’un dixième des décés occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.

 

Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l’OMS ?

Wolfgang Wodarg. Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique.

 

L’enquête du conseil de l’Europe va travailler aussi dans cette direction ?

 

Wolfgang Wodarg. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. 
L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuelles risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable.

 

Avez-vous des chiffres concrets sur l’ampleur de cette gabegie ?

 

Wolfgang Wodarg.

 

En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d’un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du « secret des affaires » les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent.

 

Le travail de « lobying » des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l’enquête du conseil de l’Europe ?

 

Wolfgang Wodarg. Oui nous nous pencherons sur l’attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui aurait dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l’ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire : « nous n’avons pas besoin de cela ».

 

La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants ?

 

Wolgang Wodarg. Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes , des gens très intelligents qui connaissent par coeur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce qui était en train de se produire.

 

Que s’est-il passé alors ?

 

Wolfgang Wodarg. Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter (etc) et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables.

 

Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d’exiger de leurs gouvernements qu’ils demandent des comptes à ces grands groupes ?

 

Wolfgang Wodarg. Oui, vous avez raison, c’est l’un des grands enjeux lié à cette enquête. Les états pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés.

 

Quel type de risque ont donc pris, sans qu’ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner ?

 

Wolfgang Wodarg.

 

je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui.

 

Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades ?

 

Wolfgang Wodarg. Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d’œufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. 
Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C’est un peu le procédé que l’on utilise pour la culture du yaourt que l’on réalise d’ailleurs aussi dans un bio-réacteur. mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croit comme une cellule cancéreuse. 
Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les oeufs. On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’oeuf.
Il ne peut donc pas être exclu que des protéïnes, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, n’engendre une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus.

 

Et cela n’a pas été fait ?

 

Wolfgang Wodarg. On ne l’a pas fait. L’AME ( Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l’économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l’occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque « significatif ». 
Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. J’ai pris ces avertissements au sérieux. J’ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j’étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J’ai fait savoir que je n’étais certainement pas opposé à l’élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu’il fallait d’abord avoir une garantie totale d’innocuité. Le produit n’a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec novartis.

 

Quel est le nom de ce vaccin ?

 

Wolfgang Wogart. Obta flu.

 

Mais cela veut dire que dans d’autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème ?

 

Wolfgang Wogart. Oui , il a obtenu l’autorisation de l’AME et peut donc être utilisé partout dans l’Union Européenne.

 

Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l’on échappe à de nouveaux scandales de ce type ?

 

Wolfgang Wogart. Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.

 

N’est ce pas la question d’un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d’un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure ?

 

Wolfgang Wodarg. Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent ? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence , que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux même ? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est à dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un rand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison , cette revendication là a pris en tout cas pour moi l’aspect de l’évidence.

 

Entretien réalisé par Bruno Odent

 

 

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 06:35





Le Haut Débit à Vitrolles, intervention au Conseil Municipal de Vitrolles !

 

 

Lors de la réunion publique (13/01/2010) du Front de Gauche sur la problématique du haut débit à Vitrolles nous avions sollicité les élus présents pour une interruption de séance au conseil municipal. Loïc GACHON a répondu favorablement à cette requête. Ainsi nous interviendrons au Conseil Municipal du 28 janvier 2010 !

 

 

Et donc la suite ce soir !!!...

 

 

DH

 

Pour en savoir plus sur le haut – débit à Vitrolles :

 

 

L'ADSL haut débit pour tous à Vitrolles, le Front de Gauche monte au créneau !!!

 

Pour le Haut Débit internet à Vitrolles, réunion publique le 13 janvier

 

L'ADSL à Vitrolles, pas si simple par Didier HACQUART

 

Des fibres optiques inutiles ? La CPA achète !

 

 

Le compte rendu de Jacques LAMBERT

 

 

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 06:40



Campagne : "Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?"

 

 

Ensemble, le 29 janvier 2010 à 18h30 au CRDP, 31 boulevard d'Athènes, à Marseille - 13001, nous dirons : les accidents du travail et les maladies professionnelles « çà suffit » !

 

 

A l'appel de :

 

Association contre le harcèlement moral ACHM34,  Jean Jacques ADAM (Cheminot npa/cgt),  jean claude ALBERIGO (Secrétaire régional verts paca),  Patrice ALPHAND (Enseignant-marseille), Daniel AMIOT (Militant communiste - marseille 11ème arrt.), Gérard AMY (Maitre de conférence psychologie, université de provence), Gérald AUTECHAUD (Rognac 13340), Serge AVARO (Marseille), Robert AVELLA (Retraité 13770 venelles), Jérémy BACCHI (Pcf marseille), Christian BACH (Retraité la ciotat), Pierre BACHMAN (Eguilles (13), Raymond BANO (Chargé de Mission), Antoine BARBARÀ (Medecin. barcelone. espagne), C BARLOTIER (La ciotat),Alain BARLATIER (SNES membre des CHS académique et départemental ENet secrétaire général adjoint de la FSU13), Daniel BARRAUD-ANDERSEN (Anarseillais-13), Béatrice BARRET (Educatrice, bdr), Marie BATOUX (Attachée territoriale, 13006), Nanie BELLAN, Roland BELLAN, Karim BENAZZOUL (Agent ouvrier du crous aix marseille), Colette BERTRAND (Documentaliste, marseille),Frédéric BERTET (SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DU SNU IPP 13), Alain BIANCO (Comptable), Philippe BLACHE  (GAUCHE UNITAIRE), Claire BILLÈS (Enseignante, arles), Orlando BIZZARI (La ciotat), Gilles BLANC (Employé crédit agricole alpes provence, secretaire général sdacap/sudcam (05-13-84)Louis BONASSI (Retraité), Patricia BONIN (Marseille), Grégoire BONNET (La ciotat), Ingeborg BONTE (Responsable formation irp marseille), Eric BOSIO (Travailleur de l'etat / marseille), Claude BOUILLET (Retraité cea), Michel BOULLET (Retraité - marseille),  Pierre BOUVIER (Défense des victimes de l'amiante la ciotat), Magali BRACONNOT (Comédienne, conseillère municipale, les alternatifs), Alain pierre BRÉMOND (Professeur retraité - mallemort (13), Jean henri BRIAND (Septèmes 13), Valérie BUISSON (Marseille), Ivo BUSOLINI (La ciotat), José CANALI (Militant communiste, syndicaliste.), Michel CARRIERE (Syndicaliste, ancien responsable ud cgt 13), Nadine CASTELLANI - LABRANCHE (Enseignante, cgt educ'action 13), Gérard CAVAILLÉ (Agent edf, bouc bel air), Alain CHAMPARNAUD (Cgt cadarache), Guy CHAMPION (Arles 13), Albert CHAPPE (La ciotat), Claude CHARNEAU (Retraité), Carole CHAVE (Responsable pédagogique - pertuis (84), Fernand CHAVE (Pcf - usr cgt 13), Philippe CHESNEAU (Région paca), R. CHOQUE (La ciotat), Silvere CHOURAQUI (Chimiste , fos sur mer),Dany Cohen (SAF Avocat), Deborah Cohen (maître de conférence en histoire moderne, Université de Provence) Marcel COLOMBAN (Saint chamas (13250), Camille COLOMBO (Acheteur. marseille), Danyèle COLOMBO (Enseignante, syndicaliste, marseille), Jean-marc COPPOLA (Président du groupe communiste et partenaires à la région paca), Pierre CORVASCE (Syndicaliste retraité cheminot), Michel COSTE (Cgt chimie), Micheline COUPET (La ciotat), M CRAPIZ (La ciotat), Sébastien CRAVERO (Martigues), Alain CROCE (Gignal-la-nerthe), Antoine CUADRA (Retraite marseille), Daniel DAIX (Venelles), Ghislaine DAUSCH (Marseille), Eric DAUX (Cadre, marseille), Lionel DE CONINCK (Tecnicien de chantier - marseille), Gérard DE MÉO (Retraité - membre pcf 13),  J-C DELSE (La ciotat),  Raymond DEMURGER (Retraité e.n. st. mitre les remparts), Isabelle DERUCHE, Jacques DESIDERI (Syndicaliste cfdt 13), Caroline DESPREZ (Assistante d'une icpe nucléaire autorisée), Pierre DHARREVILLE (Secrétaire départemental fédération du pcf 13),  Patricia DIEGHI (Agent edf - marseille (13), Claude DIHARÇABAL (Ftm cgt 13400),  Christophe DORÉ (Enseignant, secrétaire snuipp13), Gérard DUPUY (De venelles - retraité), Claude DURET (Retraité, ancien syndicaliste),Béatrice DUNET( SECRETAIRE GENERALE ADJOINTE DU SNU IPP 13), Simone EUROPA (La ciotat), Marcel EYMARD (Retraite couteron 131oo pcf) Corine EYRAUD (Sociologue, aix-en-provence), Elisabeth FABRE (Inspectrice du travail,sud travail affaires sociales), C FARRIS (La ciotat), Annette FAVALLI (Retraite couteron 131oo pcf), Olivier Flament (SUD13  télécom), Christiane FERLAY (Marseille), C. FERNANDEZ (La ciotat), Martine FESSIN (Marseille), Renée FIORE (Retraitée), Luc FOULQUIER (Ingénieur-chercheur), Michelle FOULQUIER, Francis FOURNIER (Marseille), Olivier FRANCÈS (Chef de service éducatif marseille), Max FUBIANI (La ciotat), R FURIANI (La ciotat), Jean joseph GABARRUS (Tecnicien fabrication - istres), Emilienne GALANO (Retraitée de l'assistance publique 13005 marseille), Denise GALLON (Cheminote marseille), Jacques GARCIA (Invalidite de la siderurgie . 13800 istres), C GARCIA ROCHA (La ciotat), Josephine GARMEDDU (La ciotat), Alexandra GASTINE (Région paca), Gaston GAUTHIER (La ciotat), Nathalie GAUTHIER (Martigues), Michèle GAUTIER (Syndicaliste snep fsu), Bernard GAY (La ciotat), Jean-claude GÉDIN (Ingénieur d'etudes, université de provence), Henri GENARD (Journaliste, marseille), Dominique GERBAULT (Militant pcf), René GIARDINA (La ciotat), C GIMENEZ (La ciotat), Daniel GIORDANO (La ciotat), Germain GIOVANNETTI (Ingénieur arts et métiers), Chrystel GIRAUD ( Marseille), M GIRAUD (La ciotat), René GIRAUD (La ciotat), Félix GIROLAMI (Retraité), Marc GOIRAND (Assistant social marseille), Pascale GOMEZ (Assistante maternelle marseille), Christian GONNELLA (La ciotat), Isabelle GORLIER (Marseille 4ème), Gerard GUIEU (elu CHSCT CGT CEA Cadarache), Bernard GOUIRAN (Gignal-la-nerthe), Frédéric GRIMAUD (Enseignant spécialisé, Martigues), Denis GUENNEAU (Citoyen du monde), Pierre-marie GUILBERT (Médecin du travail marseille), C. GUILLEMEAU (La ciotat), Vève GUINOT (Marseille), Didier HACQUART (Syndicaliste - vitrolles 13), Roger HADDAD (Syndicaliste pétrochimie),  Marie HADDAD-PARFAIT (Institutrice retraitée 13770 venelles), Robert HADDAD-PARFAIT (Fonctionnaire education nle), Daniele HENGEN (Ide bouches du rhone), Martine HERNANDEZ (Marignane), Richard HERRY (Fonctionnaire marseille), Marilene HIDREAU (Educatrice spécialisee marseille), Nathalie HILAIRE-COLOMBAN (Saint chamas (13250), Charles HOAREAU (Cgt,13), Jean -paul HOPP (Aix en pce), Corinne INSELIN (Aix en provence),Michel Issenjou SUD 13 télécom,Patrice IVALDI (Marseille), Jonathan JADRAS (Operateur fabrication a fos/mer), R JAYNE (La ciotat), Babette JOHSUA (Npa marseille), Samuel JOHSUA (Professeur de sciences de l'éducation), Rémy JEAN (Enseignant-chercheur en ergologie), Marie-anne JURICIC (Sociologue, journaliste indépendante), J-l KARAGUEUZIN (La ciotat), Annick KARSENTY (Marseille), Seraphin KELLER (La ciotat), Huguette LABBAT (La ciotat), Jean claude LABRANCHE (Syndicaliste cgt,copernic 13), Germaine LAINÉ (Retraitée de l'education nationale ventabren), François-michel LAMBERT (Conseiller municipal gardanne), P LAMBERT (La ciotat), Gilbert LAROSA (La ciotat), Jean LARROUQUERE (Retraité), Jean Claude LATIL (Retraité, marseille), Véronique LATTELAIS  SNU ipp 13 aubagne,Françoise LAROCHE - 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marseille), Jean-claude PICCA (Retraité anpe,13), Paul PIMMA (La ciotat), D PLANQUART (La ciotat), Gerard PONTHIEU (Aix-en-provence), Monique POUPAUD (13 venelles), Pierre PRADEL (Retraité vitrolles), Arnault PRADES (Marseille), Jean-yves PUCCETTO (La ciotat), C RAGOBERT (La ciotat), Philippe RAIGNAULT (St-maximin-la-ste-baume 83), Frederic RAYS (1er adjoint au maire roquevaire), Michele REB (Professeur), Marianne RECORBIN (Comptable marseille), Anne RENAUT (Aix en provence), Christian REY (La ciotat), Mireille RIMAN (La fare les oliviers), Andre RIOUAL, Gilbert RIPOLL (La ciotat), Joel ROCK (La ciotat),Mylène Roméas (SUD éducation), Jean-christophe RUBI (La ciotat), Richard RUFFEL (Artiste plasticien.marseille), Christian SALUT (Musicien, marseille), Jean-yves SALVAT (Sud cam, secrétaire du ce du crédit agricole alpes provence), Mireille SANTELLI (Marseille), Silvia SAPPA avocate Aix13, Rafael SAR (La ciotat), Pierre SAUSSAC (Responsable clientèle - venelles), C SCIFANO (La ciotat), Jean-marc SEGAY (Marseille), Olivier SILVESTRE (St chamas),Squarcioni Gilbert (médecin), Sophie SOUBEYANDE (Marseille), Jeanne SOULIE (Fonctionnaire marseille), Pierre STAMBUL (Professeur, marseille), Hubert SUMIAN (Retaité de la métalurgie;ancien sydicaliste, membre p c f , titulaire d'une rente at), Aïcha TESSIER (Secrétaire/aix en provence),Elisabeth TEISSIER (déléguée du personnel SNU ipp 13/FSU), Marie-christine TISSEYRE (13230 port saint louis du rhône - fonctionnaire territoriale), René TOCI (Ingénieur 13), Olga TOUITOU (Secrétaire), Laurent TRAMONI (S3 SNES), Victor TROTOBAS (La ciotat), Edmond TROTTA (La ciotat), Didier TURRINI (UD Cgt 06), Pascal VAGEON (La ciotat), Cathy VALLET (Animatrice marseille), Stéphane VALLIEN (Informaticien - vitrolles), Jean louis VAYSSIERE (Consultant-expert chsct), Patrick VEDEL (Lycéen, vitrolles), Patricia VERNHES (Mére au foyer 13770 venelles), Christian VERONA (Web designer marseille), Guinot VÈVE (Marseille), Gerard VIDAL (La ciotat), Jean VIDAL (Retraite venelles), Corinne VIALLE (secrétaire Nationale du SNU ipp), Jacqueline VEYSSEYRE (Venelles 13770), Jean-françois VIEUX (Retraité. hautes-alpes),  Daniel VINCENT (Retraité meyrargues),Olivier Vincent (Parti de Gauche 13),Claude VRILLET (Membre chsct - conseiller prud'homal -aix en provence), bernard VUILLON (Sociologue. marseille. 13009), Françoise VULLIEZ (13), Sauveur ZARA (La ciotat)

 

 

 

 
Texte de l’Appel "Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?"

 

Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.

 

Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies. Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.

 

La lutte opiniâtre des victimes, de leurs associations et syndicats a permis des avancées, mais la course au profit sans entrave sème toujours la maladie et la mort.

 

Alors que le simple voleur de sac à main est condamné à 6 mois de prison ferme devant le moindre tribunal correctionnel en comparution immédiate, l’employeur coupable d’homicide dit involontaire à l’égard de son salarié, après des années d’instruction, est condamné - quand il est déclaré coupable - à quelques mois de prison avec sursis.

 

La mise en danger délibéré d’autrui par des choix de politique économique bénéficie dans ce pays d’une incroyable mansuétude. Les employeurs ne sont pas considérés comme de véritables délinquants. Trop souvent les procédures relatives à des accidents mortels du travail sont classées sans suite. Trop souvent les condamnations – lorsqu’elles interviennent - ne touchent que les employeurs en bout de chaîne de sous-traitance et sont symboliques. Les grands donneurs d’ordre y compris l’Etat, dont la responsabilité dans l’organisation du travail est pourtant essentielle, ne sont qu'exceptionnellement concernés et les indemnisations largement insuffisantes.

 

L’amiante est emblématique de ce que nous dénonçons : alors que le risque est connu depuis des décennies, que des milliers de personnes ont perdu leur vie et vont la perdre dans les prochaines années du fait de l’incurie manifeste des entreprises concernées, voire de leurs choix délibérés, Justice n’est toujours pas faite.

L’inégalité des armes entre le salarié et son employeur est patente et scandaleusement disproportionnée : l’égalité devant la loi est devenue une pure fiction.

 

Cette injustice se nourrit du silence collectif.

 

Les soussigné-e-s entendent dénoncer ici et maintenant cette situation inadmissible et intolérable.

 

Ils et elles exigent que la délinquance patronale soit enfin sanctionnée : la loi pénale doit être pleinement appliquée aux employeurs.

 

Ils et elles exigent que des moyens humains et financiers soient dégagés pour que la justice puisse réellement faire son travail.

 

Aucune amélioration de la santé et de la sécurité au travail n’est possible tant que la justice fonctionne à deux vitesses.

 

Aucune avancée n’est possible tant que les donneurs d’ordre pourront s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités.

 

Tous et toutes ensemble nous disons : ça suffit ! Et nous agirons pour que cela cesse.

 

Signer en ligne : http://www.fondation-copernic.org/petition/index.php?petition=3

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 06:40





Bon je rentre de Paris alors service minimun...

 

 

J'ai trouvé cela sympa...

 

 

DH

 

01-2010-pouvoir-d-achat.jpg

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