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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 05:16

 

 

C’est aujourd’hui le 1er mai et je vous donne RdV à Marseille pour la manifestation…

 

Mais au fait, c’est quoi le 1er mai ?

 

A lire car après on se sent moins seuls…

 

DH

 


 

 

 

La journée internationale des travailleurs, ou fête des travailleurs, devenue fête du Travail, est une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs. Elle est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier.

 

Instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail, elle est célébrée dans de nombreux pays du monde le 1er mai. En Amérique du Nord, elle est célébrée officiellement le premier lundi de septembre[1],[2]. Au Royaume-Uni et en Irlande, elle est décalée le premier lundi de mai. En Australie, elle est fêtée à différentes dates proches du printemps ou de l’automne.

 

Elle est souvent (mais pas toujours) instaurée comme jour férié légal. Elle est parfois associée à d’autres festivités ou traditions populaires.

 

Histoire

Les origines

En France, dès 1793, une fête du Travail est fixée le 1er pluviôse (en janvier), et fut instituée pendant quelques années par Fabre d’Églantine.

 

En France, au Familistère Godin de Guise naît en 1867 la fête du Travail. Jean-Baptiste André Godin venant tout juste d'achever la rédaction de "Solutions sociales", la date de la manifestation n'est pas encore arrêtée au premier dimanche de mai, mais le 5 juin. Elle est toujours célébrée aujourd'hui.

 

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là.

 

C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

 

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

 

C’est alors qu'une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.

 

Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui[3] »

 

Mise en place

Trois ans plus tard, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’exposition universelle.

 

Sur une proposition de Raymond Lavigne, elle décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

 

Le 1er mai 1890, le 1er Mai[4] est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

 

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et Ravachol).

 

Avec ce nouveau drame, le 1er Mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

 

Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

 

En 1920, la Russie bolchévique décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale des travailleurs. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays.

 

Pie XII institue en 1955 la fête de saint Joseph artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année.

 

Le Labor Day aux États-Unis

Aux États-Unis, le Labor Day (ou Fête du Travail) n'est pas directement lié aux fameuses journées de mai 1886 à Chicago dites Haymarket affair.

 

C'est avec la résolution suivante prise dans l'été de 1885, par le Central Labor Union fondé à New-York en mars 1882 que le 1er Mai se changea en 1er lundi de Septembre aux États-Unis. Alors que d’autres organisations syndicales avaient déjà voté et adopté une proposition visant à honorer le 1er mai 1886.

 

« Considérant que différents jours de l'année sont consacrés par la loi comme jour de repos en mémoire d'événements importants, et considérant qu'il n'en est aucun qui se rapporte à une démonstration ouvrière, Le Central Labor Union déclare le premier lundi de septembre de chaque année Labor Day et décide que ce jour sera observé comme jour de repos. Nous demandons à toutes les organisations centrales de travailleurs dans tous les États-Unis de s'unir à nous pour exécuter dans sa lettre et dans son esprit la présente résolution. »

 

Avec les longues heures et les conditions de travail terribles, les ouvriers new-yorkais expriment pour la première fois leur demande d'un meilleur mode de vie le mardi 5 septembre 1882. De l'hôtel de ville à la place des syndicats, 10 000 ouvriers marchent, inaugurant le tout premier défilé de la Fête du travail. Les participants ont pris un jour de congé sans solde pour honorer les ouvriers de l'Amérique, et pour exprimer leurs revendications aux employeurs. Au fil des années, d’autre États commencent à tenir ces défilés, mais le Congrès ne légalisera ce jour chômé en jour férié que 12 ans après.

 

Le 11 mai 1894, les ouvriers de Pullman Palace Car Company à Chicago protestent contre des réductions de salaire et le licenciement des représentants des syndicats. Ils cherchent l'appui de leur syndicat central mené par Eugene V. Debs. Le 26 juin, l'union américaine des chemins de fer appelle à un boycott de toutes les voitures ferroviaires de Pullman. Dans les jours qui suivent, 50.000 ouvriers du rail se conforment à cette directive et la circulation ferroviaire à Chicago s’arrête.

 

Le 4 juillet, le président américain Grover Cleveland envoie 12 000 hommes de troupe pour briser le mouvement, s'ensuivent des émeutes et des affrontements violents. Deux hommes sont tués au cours de ces affrontements, à Kensington, près de Chicago. La grève est déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l’engagement de ne plus se syndiquer[5].

 

En raison de la brutalité démontrée, les représentants s'émeuvent et ceux de Washington réussissent à faire passer la proposition d’un jour chômé (le 1er lundi de septembre) pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signe le projet de loi instaurant officiellement le Labor Day (six jours à peine après l’intervention de l’armée) dans l’espoir de se faire réélire la même année, mais cet espoir s’est avéré vain.[5]

 

La première proposition de Labor Day aurait selon le Département du Travail des États-Unis l'origine suivante.

 

Quelques sources démontrent que Peter J. McGuire, secrétaire général de la confrérie des charpentiers et des menuisiers avec l'aide d'un cofondateur de la fédération américaine du travail, seraient les premiers à avoir suggéré un jour pour honorer « Ceux qui de la nature brute ont taillé et ouvragé toute la splendeur que nous contemplons. »

 

Mais la place de Peter McGuire dans l'histoire de la Fête du travail n'est pas incontestée. Beaucoup croient que Matthew Maguire, un machiniste, et non Peter McGuire, proposa cette fête le premier. La recherche récente semble soutenir la controverse que Matthew Maguire, qui sera plus tard secrétaire de l'association internationale des machinistes de Paterson, New Jersey, proposa ce jour en 1882 alors qu’il était secrétaire du syndicat central à New York. Ce qui est clair c’est que le syndicat central adopta une proposition de Labor Day et nomma un comité pour prévoir une manifestation avec un pique-nique ladite année.

 

Dans le monde

Aujourd’hui, la fête du Travail (et/ou fête des Travailleurs) est commémorée par un jour chômé le 1er mai dans la plupart des pays ayant institué une telle fête.

 

En Amérique
Amérique du Nord

En Amérique du Nord, il existe une distinction entre fête du Travail et fête des Travailleurs :

 

- En effet la fête du Travail officielle (Labor Day) est célébrée le premier lundi de septembre, il s’agit d’un jour férié marquant traditionnellement la rentrée (scolaire, artistique, etc.) après les vacances d’été.

- La fête des Travailleurs a, quant à elle, lieu le 1er mai. Ce jour n’est pas férié, mais est très largement célébré par les syndicats ainsi que les partis, groupes et organisation de gauche. Traditionnellement, lorsqu’il y a une augmentation du salaire minimum au Québec, cela a lieu le 1er mai.

 

Aux États-Unis et au Canada où la fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord-américains comme l’AFL-CIO n’ont pas voulu s’aligner sur les syndicats européens d’orientation socialiste).

 

Le 1er mai demeure tout de même célébré par certaines personnes en Amérique du Nord. En effet on distingue la fête du Travail (1er lundi de septembre) et la fête des Travailleurs (1er mai). Cette dernière étant vue comme une journée de la célébration de la classe ouvrière, alors que l’autre est considérée par plusieurs comme étant une tentative de récupération des luttes ouvrières.

 

Par exemple, au Québec, les grandes centrales syndicales ainsi que quelques partis et organisations de gauche manifestent le 1er mai. Plus récemment, les institutions syndicales québécoises ont tendance à célébrer la Fête des travailleurs par des rassemblements festifs le samedi ou le dimanche précédent ou suivant le 1er mai, plutôt que la journée même lorsque celle-ci tombe un jour ouvrable. Cette pratique indique un accommodement de plus en plus intégré entre les pratiques syndicales québécoises et les impératifs du marché du travail. Malgré cette nouvelle tendance, des manifestations sont scrupuleusement organisées le 1er mai de chaque année par des collectifs et organismes anticapitalistes.

 

Caraïbes

À Trinité-et-Tobago, la Fête du travail est marquée le 19 juin depuis 1973 pour commémorer les émeutes populaires de 1937.

 


En Asie [

 

En Indonésie, le fête du Travail a commencé à être célébrée en 1920 à l'époque coloniale. Sous le régime Soeharto, fêter le 1er Mai était une activité subversive. Depuis la démission de Soeharto en 1998, le 1er Mai est célébré par les syndicats mais n'est toujours pas jour chômé.

 

En Israël, on ne chôme pas le 1er mai.

 

Officiellement, la Chine célébrait auparavant la fête du Travail pendant trois jours, sauf depuis 2008, où les travailleurs n'ont que le 1er Mai. Cependant une grande partie des magasins restent ouverts. La Chine, le Vietnam et la Corée du Nord s'inscrivent dans la tradition ouvrière du 1er mai chômé introduit par la IIe Internationale; le Parti Unique s'y retrouve politiquement et symboliquement. Quant à la Corée du Sud, elle reste l'un des seuls pays asiatiques qui donne au 1er Mai le même symbole occidental et démocratique à la fête du Travail.

 

Au Japon, la fête du travail (勤労感謝の日, Kinrō Kansha no Hi) est célébrée le 23 novembre, jour férié. Ce jour de congé fut établi en 1948, pour louer le travail et célébrer la production. Avant cela, le 23 Novembre était célébré comme une fête de la moisson impériale appelée Niiname-sai (新嘗祭).

 

En Europe
En Allemagne

En Allemagne, le 1er mai est chômé. On porte traditionnellement un œillet rouge à la boutonnière pour la fête du Travail. Cette tradition remonte au 1er mai 1890, où pour répondre à l'appel de la IIe Internationale malgré l’interdiction de manifester prévue par la Sozialistengesetz, les militants décident de se retrouver dans des parcs en portant un œillet rouge en signe de reconnaissance.

 

Plutôt délaissé en République fédérale d'Allemagne, ce symbole était très utilisé en République démocratique allemande, entre autres par les organisations de jeunesses.

 

Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l’honneur du printemps selon le rite ancestral de l’« arbre de mai », que l'on retrouve dans différentes régions d’Europe (on peut lire à ce propos un très joli poème de Victor Hugo).

 

En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants profitent de la nuit précédant le 1er mai pour faire des farces d’une façon qui rappelle l'Halloween[6].

 

En France

1er mai 1891 - L'échauffourée de Clichy

 

En France, au début du XXe siècle, il devient habituel, à l'occasion du 1er mai, d'offrir un brin de muguet, symbole du printemps en Île-de-France. Une tolérance de l'administration fiscale permet aux particuliers et aux organisations de travailleurs de vendre les brins de muguet sans formalités ni taxes.

 

Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

 

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement de François Darlan, le jour devient chômé. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du maréchal, saint Philippe. L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

 

En 1947 le 1er mai devient de droit un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions[7] ; (mais il n’est pas officiellement désigné comme fête du Travail). Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

 

Beaucoup à gauche voudraient que la fête du Travail redevienne la fête des Travailleurs, ils refusent la mesure de Pétain, par contre l’églantine rouge (d’origine révolutionnaire) n’est plus vraiment une revendication, d’autant que la vente libre du muguet par tous ce jour-là donne l’occasion aux syndicats de rencontrer la population et faire connaître leurs activités et revendications.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 05:51


Par fuites sans aucun doute organisées, arrivent dans les médias les idées du gouvernement (on rit pas) sur les retraites. Circulent ainsi l'idée de la décote pour tout salariés qui prendrait sa retraite avant 65 ans, même s'il a les trimestres, vivie le progrès social...

 

Thomas Petit sur Mediapart livre son analyse? Intéressant, surtout sur la notion d'espérance de vie en bonne santé. J'aime bien aussi sa conclusion !

 

A méditer et tous dans la rue le 1er mai !!!!!!!!!!

 

DH


Décote à 60 ans ou aller à contre-courant

 

 

28 Avril 2010 Par Thomas PETIT

 

Il semblerait que la nouvelle lubie du gouvernement serait de créer une décote pour ceux partant à la retraite avant 65 ans. Cette idée est particulièrement absurde et inique. Si tout le monde avait le choix, on pourrait se dire, pourquoi pas. Mais ce n'est pas du tout le cas.

 

Contrainte du marché du travail

 

Quand l'âge moyen de fin de carrière est de 59 ans et que l'âge moyen de liquidation des retraites est de 61,5 ans, on se rend compte que la plupart des retraités sont au chômage depuis déjà longtemps quand ils liquident leur retraite. Ayant déjà des carrières incomplètes et l'impossibilité de les compléte, le gouvernement se propose en plus de réduire leur retraite. Il va sans dire qu'il s'agit fréquemment des plus précaires, notamment les femmes, et donc des plus défavorisés au moment des retraites...

 

Contrainte de santé

 

Tout le monde connaît la problématique de la pénibilité. Mais peu de personnes connaissent l'espérance de vie en bonne santé qui est de 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes.

 

A quoi correspond cette espérance? Il s'agit de savoir jusque quel âge en moyenne nous n'avons pas d'incapacité majeure. Il y a donc 50% de la population en incapacité majeure après 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes.

 

La proposition du gouvernement consiste donc à pénaliser ceux qui ont la malchance d'avoir cette incapacité majeure et ne pourront atteindre 65 ans. Bravo !

 

Travailler jusque 65 ans, une chance, pas un choix

 

Nous pouvons en conclure que ceux qui n'auront pas de décote sont ceux qui auront à la fois la chance d'avoir une bonne santé et d'être sur un marché du travail florissant.

 

La logique qui me vient à l'esprit n'est pas celle du gouvernement.

 

Autant il me semble absurde d'empêcher des gens de travailler après un certain âge (sauf conditions de sécurité comme les personnels soignants ou les pilotes de ligne), autant ceux qui ont la chance de travailler tard devraient participer encore plus à la solidarité que les autres.

 

Au lieu de diminuer les pensions de ceux qui n'ont pas de chance, il me semblerait plus juste d'augmenter les cotisations de ceux qui ont de la chance.

 

Il s'agit bien sur d'une question de point de vue... ou de projet de société...

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 05:27

 

 

 


 

Jean-Luc Mélenchon en première ligne sur les retraites...

 

Pour le Parti de Gauche, le débat sur les retraites est en enjeu de société. Dans quelle société voulons -nous vivre ? Quelle place voulons nous accorder à nos séniors ?

 

Malheureusement, le débat est biaisé et la machine médiatico-libérale est en marche. Quel est l'enjeu ? La capitalisation qui fait « vibrer » les assurances qui rêvent d'une manne d'argent à gérer et pas forcément pour notre seul bien.

 

Dans ce débat, Jean-Luc Mélenchon est en première ligne...

 

A méditer...

 

DH

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

 

"Retraites : une panique organisée", par Jean-Luc Mélenchon

 

Retraites et rapport du COR : une grotesque campagne d'affolement par Jean-Luc Mélenchon

 

La pauvreté revient chez les retraités

 

Retraite, le Parti de Gauche à Vitrolles se mobilise !


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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 06:44


 

Le volcan islandais nous a ramené à une certaine réalité. Nous sommes très peu de chose sur cette terre et la nature est plus forte que le Cac40, la finance, l'économie, etc.

 

Belle leçon de morale qui doit tous nous conduire à méditer sur le sens de la vie...

 

Bon mais avec tout cela je devais aller à Paris 3 jours cette semaine mais faute d'avion, je suis resté à Vitrolles !

 

DH


 

Eruptif !

 

Par François Delapierre du Parti de Gauche

 

 

 

Il y a beaucoup à apprendre de la manière dont la société réagit à l'éruption du volcan islandais. L'événement occupe une place considérable dans les médias. C'est normal ? Sans doute, mais rappelons tout de même qu'à cette heure l'éruption n'a fait aucun mort. Estrosi a osé une lamentable comparaison en déclarant que les travailleurs de la SNCF qui faisaient grève malgré le volcan auraient été capables de faire la grève du déblaiement à Haïti après le séisme. Or le tremblement de terre d'Haïti a fait, lui, au moins 220 000 morts. On dénombre 1,3 million de sans-abris. A comparer aux quelques milliers de sans-vacances cloués dans les aéroports. Pourtant la presse ne parle plus de la catastrophe d'Haïti. Utile piqure de rappel : le traitement médiatique de la réalité n'est jamais objectif. Il exprime une représentation du monde socialement construite dans laquelle les pauvres ne tiennent pas le premier rôle.

 

Ensuite il est frappant de lire beaucoup d'éditoriaux sur les conséquences de l'éruption qui expriment le sentiment nostalgique qu'un monde est en train de mourir. La « mondialisation est fragile » nous dit Le Monde. Ce sont les mêmes qui avaient expliqué pendant des années qu'elle était aussi incontournable que la course du soleil ! C'est que cette fragilité est devenue incontestable. Le volcan n'y est pas pour grand chose. C'est d'abord l'urgence écologique et le désordre social produit par la domination de la finance qui condamnent l'actuelle mondialisation. Mais ils ne peuvent pas le dire ! En revanche leur spleen peut s'exprimer sans risque sous couvert de catastrophe naturelle.

 

Enfin, le volcan nous a donné l'occasion de quelques « journées sans avion » qui ont la même vertu pédagogique que les journées sans achat, sans télé ou encore sans voiture organisées par les mouvements alternatifs. Les productions délocalisées se retrouvent en difficulté. Le train regagne des parts de marché. Les consommateurs doivent renoncer aux consommations de produits agricoles venus de l'autre bout du monde. Les vacanciers retrouvent le chemin du tourisme en France. Tout un mode de vie présenté comme désirable est rendu impossible. Bon exercice pour préparer la relocalisation de l'économie rendue nécessaire par le réchauffement climatique et l'épuisement programmé des réserves de pétrole.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Rien n'est inéluctable - mobilisons nous !
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 05:22

 

 

 


 

Je tiens à relayer l'appel du Maire de Clichy sous Bois sur ce blog. Je le fais à double titre. Le premier c'est au titre de mon engagement politique. Le second, au fait que j'ai habité à Clichy sous Bois, allée Jean Mermoz, dans la fameuse résidence du chêne pointu dans une des barres en question. A l 'époque, (1965-1970) la cité était neuve et l'appartement que louait mes parents sans problème d'humidité, sans ascenseur en panne et autres désagréments...

 

DH

 12 2009 Clichy

 

 


"Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte"

 

 

Lundi 29 mars 2010, nouvelle semaine banale à Clichy-sous-Bois, ville dont je suis le maire depuis 1995. Avec Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, la ville voisine, nous accueillons une délégation de parlementaires dans le cadre d'une "mission d'évaluation des politiques publiques dans les quartiers en difficulté". Démarche logique : notre territoire, parmi les plus pauvres de France, est éligible à tous les dispositifs mis en place depuis des dizaines d'années. Il incarne la "politique de la ville", une des politiques publiques les plus évaluées, les plus remises en question aussi, sans doute parce qu'elle n'a pas réussi, seule, à enrayer la ghettoïsation de nos quartiers.

 

Lors de cette journée, je veux faire connaître la réalité méconnue de Clichy-sous-Bois, commune enclavée à 15 km de Paris. Je souhaite aussi que les dizaines de personnes qui s'investissent au quotidien dans les associations, dans les écoles ou dans l'immense projet de rénovation urbaine puissent témoigner. Enfin, je souhaite faire passer un message essentiel : la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut niveau de l'Etat par un premier ministre capable de mobiliser tous les ministères, ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles, quelle que soit la volonté affichée par les ministres ou secrétaires d'Etat successifs.


9 heures. Les parlementaires sont à peine arrivés que je suis alerté par une élue municipale, habitante du quartier du Chêne-Pointu : un local technique, squatté par des jeunes, a brûlé à "Mermoz", l'une des barres de cette immense copropriété dégradée du centre-ville. Le feu a été assez vite circonscrit par les pompiers mais les fumées toxiques ont eu le temps de progresser jusqu'au 10e étage. Par miracle, il n'y a pas eu de victimes graves. Je quitte les parlementaires et me rends sur place. Je découvre un hall dévasté. Jusqu'au dernier étage, la cage d'escalier est noire de suie et dans l'obscurité, les câbles électriques ayant brûlé. Nous montons les étages à la lumière de nos téléphones portables et briquets. Inutile de dire que nous ne prenons pas l'ascenseur puisqu'il est en panne depuis des mois, comme la plupart des ascenseurs de cette copropriété de 1 500 logements.

Au 4e étage, nous visitons le logement d'un "marchand de sommeil". Nous y rencontrons trois familles dans un trois-pièces dans un état effarant. L'un des enfants est hospitalisé avec sa maman. Les familles, africaines, avec enfants en bas âge, paient 420 € de loyer par mois pour une chambre de 10-15 m2. La famille qui occupe le salon paie 700 € par mois. Le business du sommeil est rentable. Le père, en situation régulière, travaille en France depuis onze ans. Il me montre les quelques feuilles volantes, écrites à la main, qui lui servent de reçus pour le paiement de ses loyers. Aucune de ces familles n'a de bail. Elles partagent la cuisine, une salle de bains. Plusieurs fenêtres sont brisées, les murs sont noirs d'humidité.


Cas isolé ? Non. Ce logement vient d'être acheté par un nouveau marchand de sommeil après avoir été mis en vente par l'administrateur judiciaire de la copropriété parce que le propriétaire précédent ne payait plus ses charges. Dans ma commune, ce sont des centaines de logements qui appartiennent ainsi à ces profiteurs de la misère. En toute impunité, ou presque. J'invite les parlementaires, accompagnés du sous-préfet, à venir voir cette réalité. Nous nous retrouvons donc à grimper avec des lampes de poche dans les étages. Nouvelle visite de logement au 4e étage et rencontre hallucinante dans la cage d'escalier, noir complet, avec de nombreux voisins descendus ou montés pour l'occasion, venus crier une nouvelle fois leur désespoir, devant cette arrivée impromptue de représentants de la mairie, de l'Assemblée nationale et de l'Etat...


Des pères et mères de famille que nous connaissons bien à la mairie pour les avoir reçus à maintes reprises pendant l'hiver pour des problèmes récurrents de chauffage collectif et d'ascenseurs. Je sais hélas que nous les reverrons bientôt car ces problèmes ne sont pas résolus à ce jour. Il faudra évidemment y ajouter la cage d'escalier incendiée, qui attendra probablement des mois avant d'être rénovée, à moins que les habitants eux-mêmes ne décident de la repeindre par leurs propres moyens.


Cette scène, dans une cage d'escalier étroite, à la seule lumière des lampes de poche, prend des allures surréalistes. Des personnes arrivent, toujours plus nombreuses, du dessus, du dessous... Dans ce capharnaüm, une femme monte lentement et silencieusement l'escalier, elle est pliée en deux, sous le poids d'un caddie plein, qu'elle porte avec une lanière sur le front. Elle habite au 8e étage. Nous sommes à 15 km de Paris, est-ce possible ? Dehors, une trentaine de jeunes sont venus voir le maire et ces "politiques" qui ne "font rien". Les parlementaires et les policiers qui nous accompagnent ne sont pas très à l'aise. Il faut dire que la semaine dernière un de leurs collègues a reçu, ici même, un projectile sur la tête (dix points de suture).


Les jeunes comparent le Chêne- Pointu aux favelas. En tant qu'élu républicain, je ne peux me résigner à cette comparaison et j'évoque, devant eux, les "plans de sauvegarde" signés en janvier dernier, qui doivent nous permettre enfin de financer les travaux d'urgence et des équipes de travailleurs sociaux chargés d'accompagner les familles, dont 70 % - oui vous avez bien lu : 70 % - vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ces explications ne convainquent pas les jeunes. Elles ne me satisfont pas non plus en réalité. Depuis des années, j'alerte les différents ministres compétents, les préfets, le conseil général, le conseil régional, j'ai été jusqu'à l'Elysée pour parler de la situation de ces copropriétés devenues des "bidonvilles verticaux", portes d'entrée en Ile-de-France de nombreuses familles immigrées, de plus en plus précaires, qui viennent se loger à Clichy-sous-Bois faute de trouver un logement social accessible ailleurs.

Les habitants aussi manifestent et crient régulièrement leur colère et leur impuissance à la mairie, à la sous-préfecture. Sans succès. Les travaux promis depuis des mois n'ont toujours pas pu démarrer faute de notification de certaines subventions publiques, toujours en attente. Un autre scandale parmi tant d'autres. Mais je sais surtout que les financements obtenus sont de toute façon largement insuffisants pour trouver une réponse globale. Je sais qu'il nous faudra innover, racheter en masse les logements des marchands de sommeil et ceux des propriétaires qui ne peuvent plus faire face aux charges collectives, mais aussi faire évoluer les législations sur les copropriétés dégradées. Je sais que sans une volonté politique forte, sans un travail étroit de construction avec les partenaires compétents et les habitants de ces copropriétés, toute intervention sera vouée à l'échec et nous resterons dans l'impasse.


La scène que je vous ai décrite n'a, hélas, rien d'exceptionnel et n'a mérité qu'une brève dans les pages locales du Parisien. De même, le policier blessé la semaine dernière au Chêne-Pointu n'a pas mérité de faire partie de l'actualité. De tels événements font partie de notre quotidien et continuent à se produire très régulièrement dans ma commune. Qu'attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? Que la "Cocotte-Minute" explose ? Aux dernières élections régionales, le taux de participation aux élections a été très faible à Clichy. Mais comment reprocher aux électeurs clichois de se désintéresser d'élections pour des institutions dont ils se sentent exclus, sur ce territoire abandonné de la République ? J'espère que les députés et représentants de l'Etat, témoins de cette journée ordinaire dans ma ville, seront porteurs de cette réalité au plus haut niveau de l'Etat. Parce qu'aujourd'hui, moi, maire de Clichy-sous-Bois, j'ai honte d'être le représentant impuissant de la République française."


Post-scriptum : une réunion sur le "plan de sauvegarde" du Chêne- Pointu devait avoir lieu vendredi 9 avril. Elle a été annulée au dernier moment, la plupart des représentants institutionnels n'ayant pas pu se rendre disponibles.

 


Le maire Courage


Claude Dilain, 61 ans, est un maire inquiet et en colère. L'élu socialiste de Clichy-sous-Bois (30 000 habitants), la commune de Seine-Saint-Denis mondialement connue pour avoir été l'épicentre des émeutes de l'automne 2005, ne cache pas ses craintes face à la ghettoïsation de la société française. Maire depuis 1995, réélu au premier tour en 2008, il a vu défiler un nombre incalculable de ministres, de parlementaires, d'experts internationaux, de sociologues, de journalistes, venus s'informer sur les causes de la "crise des banlieues". A tous, il fait visiter sa ville et ses quartiers, convaincu de la nécessité de faire connaître la gravité de la crise sociale et urbaine, soucieux aussi de faire exister les banlieues dans l'agenda politique et médiatique pour espérer obtenir une action plus volontariste.


Pédiatre de formation, Claude Dilain, qui continue d'exercer quatre demi-journées par semaine dans sa ville, se désole de l'insuffisance et de la lenteur des politiques publiques en faveur des banlieues populaires. Et, de l'indifférence de la société vis-à-vis des cités sensibles. Un manque d'intérêt auquel le président de l'association Ville et banlieue donne une explication sociologique : suivant les travaux de l'économiste Eric Maurin, auteur du Ghetto français (Le Seuil, 2004), il est convaincu que la concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes, certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui évitent ainsi d'avoir à cohabiter - et à scolariser leurs enfants - avec des populations plus fragiles.


Luc Bronner

 

Lemonde.fr

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 05:19

 


On l'appelle la niche (fiscale) COPE du nom de son auteur, alors ministre du budget. Elle a fait tout simplement perdre à l'État 22 milliards d'€ de recettes à l'État. Pas mal non ?

De quoi s'agit-il ? C'est en fait un peu technique. Il s'agit du dégrèvement des plus-values de cessions de participation minoritaire au bénéfice des sociétés holding françaises. En clair, les ventes d'actions par les grands groupes. Grâce à cette niche, 6200 entreprises ont économisée près de 22 milliards d'impôts sur les sociétés sur 2007,2008 et 2009. Cela profite aux grands groupes. Suez a économisé ainsi 2 milliards d'€ et Danone 1 milliard... En 2009, les profits de Suez s'élevaient à 4,47 milliards d'€ en 2009 (6,5 en 2008) et ceux de Danone à 1,412 milliards en 2009 (1,313 en 2008)...

 

C'est d'une part un véritable scandale, et d'autre part à l'heure du « grand débat » sur les retraites, cela nous démontre que des marges de manœuvres existent... C'est combien le déficit du régime général en 2009 ? 7 milliards d'€... A méditer...

 

DH


 


La «niche Copé», un boulet à 22 milliards

 

Par CHRISTOPHE ALIX de Libération

 

 

C’est la grosse niche qui fait tache pour un gouvernement attaqué, y compris par son propre camp, sur le thème de l’injustice fiscale. Surnommée «niche Copé» - ministre du Budget en 2004 qui la fit voter à la va-vite -, elle exonère d’impôt sur les sociétés (33,3%) les plus-values encaissées par des personnes physiques ou morales (holdings) en cas de vente de leurs filiales ou titres de participation détenus depuis plus de deux ans. Un dispositif «d’attractivité fiscale», qui visait à aligner la France sur le régime plus favorable de ses voisins (Pays-Bas, Belgique, Allemagne).

 

Sauf que son coût «extrêmement raisonnable» - promettait alors Copé -, estimé à moins d’un milliard d’euros à compter de 2008, s’est avéré énorme pour le contribuable. Selon la prévision, classée «très fiable», de l’administration, elle a représenté un manque à gagner de 3,4 milliards d’euros en 2007, 12,5 milliards en 2008 et 6,1 milliards en 2009. Soit un total de 22 milliards d’euros sur trois ans.

 

Ce «raté» prévisionnel a contraint Bercy à justifier cette superniche pas très en phase avec la campagne de «dénichification» lancée par Matignon. Dans l’entourage de Christine Lagarde, on souligne que ce manque à gagner «théorique» est à des années-lumière des recettes qu’aurait perçues l’Etat en l’absence de cette exonération. «Certains se sont dépêchés d’en profiter et de solder certaines opérations de peur qu’elle ne disparaisse», explique-t-on. Autre argument avancé, elle concernerait avant tout les sociétés familiales et les PME et non les «gros poissons» qui ont organisé leur optimisation fiscale à l’étranger depuis belle lurette. Bref, une mesure peu coûteuse, dont l’arrivée a coïncidé avec une augmentation de 14,7% des holdings en France depuis trois ans.

 

Mais voilà. La vision ne résiste guère à l’examen des ventes réalisées ces dernières années : des cadors comme Suez, Danone ou le fonds PAI Partners ont usé du dispositif pour réaliser d’importantes cessions. Contacté par Libération, Jérôme Cahuzac, président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée, demande«un réexamen de cette niche pour laquelle le gouvernement est incapable, comme pour le bouclier fiscal, mais pour un coût bien plus important, de prouver l’efficacité». Etrangement, le gouvernement s’est abstenu d’estimer son coût en 2010.

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 05:55

 


 

Gérald Fuxa se bat pour la défense de l'Etang de Berre depuis des années. Chaque année justement, il monte « une opération » pour médiatiser notre étang et sensibiliser sur la nécessité de sa défense, sa sauvegarde et sa réhabilitation.

 

C'est année il monte à paris avec un percheron, Quitus, pour remettre une pétition au sénateurs.

 

Il faut l'encourager et signer la pétition.

 

DH

 

Pour en savoir plus :

 

Le site internet « Etang maintenant »

 

Signer la pétition

 


 

Défense de l'Etang de Berre, lettre aux représentants de la Nation

 

Mesdames et Messieurs les Elu(e)s de la République,

 

Connaissez vous l'étang de Berre ? Depuis longtemps, les habitants et les riverains de notre Etang dans leur grande majorité expriment inlassablement leur volonté de réhabilitation et leur attachement à ce milieu naturel hors du commun.
Demain, c'est à dire en moins d'une décénnie, cette étendue marine, patrimoine commun "aquatique" peut ressuciter grâce aux efforts des hommes, exactement comme elle a été détruite en un autre temps.


L'étang de Berre est une mer intérieure de 155km², une des plus grandes d'Europe, entre le pays d'Aix et la Méditérrannée. Pendant plus d'un demi siècle elle a subit plusieurs pollutions qui ont perturbé sa vie marine.


Certaines de ces atteintes sont en passe d'être réglées, grâce à l'action associative de défense de l'Etang, comme notamment les rejets des eaux usées du bassin versant, provenant de stations d'épuration obsolètes.


D'autres sont toujours d'actualité comme la plus lourde de conséquences pour le maintien de la flore et de la faune : la sortie dans l'Etang du canal EDF de la chaine Durance Verdon dont l'apport d'eau douce chargée de limon est pour ce milieu salin une attaque constante qui augmente sa turbidité et empêche tout développement de la vie de manière pérenne.


La cour européenne de justice a condamné la France pour cette pollution et a contraint EDF à diminuer sa production de 600 millions de Kwh sur les deux centrales de Salon et St.Chamas (d'une capacité de 1 Milliard de Kwh, soit une diminution des deux tiers de leur production).

Cette mesure est un mieux, mais n'apportera pas de solution durable pour notre Etang.

En outre elle prive la région PACA, qui ne produit que 50% de l'électricité qu'elle consomme, d'énergie renouvelable que l'ont devrait remplacer par de l'énergie fossile représentant 800000 T de CO2. Mais aussi provoque de graves perturbations dans le lit de la basse Durance qui n'est plus apte à recevoir le débit d'eau non turbiné par les deux dernières centrales de la chaîne.


La réactivité de ces deux centrales pouvant être démarrées en moins de 10mn est nécessaire à la sécurité de fonctionnement des 54 sites Seveso (industries chimiques et pétrochimiques) de la région.


Cruel dilemme et choix inacceptable, sacrifier une ressource durable pour en réhabiliter une autre! Ou fermer cette dérivation et provoquer un surcroit d'eau inadmissible par l'aval de la Durance.


Sur la pression de l'action menée par les différentes associations et des élus riverains, la création d'un Groupement d'Intérêt Public pour la Réhabilitation de l'Etang de Berre (GIPREB) a permis la mise en place d'études scientifiques pour trouver une solution concernant cette problématique.


L'avantage d'un canal souterrain étant d'éviter toute atteinte à l'environnement, de s'affranchir dans la plaine naturelle de la Crau des expropriations ainsi que de constructions d'ouvrages disgracieux pour franchir les routes , les voies ferrées et canaux. A la veille du débat environnemental de Copenhague, il devient impératif qu'EDF, l'Etat français et l'Europe s'engagent dans la réalisation de cette dérivation pour la réhabilitation écologique de la plus grande mer intérieure d'Europe.


Le choix d'une dérivation souterraine vers l'embouchure du Rhône, permettrait d'éviter tout rejet d'eau douce et de limons dans l'Etang de Berre, de rendre les limons manquants à la Camargue via le Rhône pour ralentir la disparition d'un vaste territoire entre l'embouchure du fleuve et les saintes Maries de la Mer et de turbiner sans contraintes sur toute la chaine des 16 centrales électriques suivant les besoins de la consommation.


Tous les climatologues et autres scientifiques (GIEC) assurant que le dérèglement climatique entrainera un manque d'eau dans la région, ce qui est arrivé ces dernières années dans le Var et la Drôme.


La solution préconisée, la seule durable, offrirait d'autres possibilités

 

Récupérer de l'eau douce pour les besoins du sud de la France.

Amener à l'exportation d'eau vers d'autres pays.

 

La proximité du port de Fos où arrivent des super tankers de 300000T de pétrole et repartent à vide non sans lester leurs ballasts d'eau de mer (que l'on retrouve en Méditerrannée et ses plages lorsque le temps est clément et que l'on peut alléger la charge).


On pourrait remplacer l'eau de mer par de l'eau douce.


Et pourquoi pas, dans le cadre d'un libre échange, repartir plein d'eau vers des pays qui ont du pétrole. . .mais dessalent l'eau de mer avec lénergie locale, ce qui augmente les prix de revient et dégage des quantités non négligeables de CO².


Mesdames et Messieurs,


Nous vous demandons de vous engager dans cette réhabilitation, comme vous le réclame tous les riverains de l'Etang de Berre et tous les citoyens attachés à la préservation écologique de notre patrimoine, et à l'amélioration du rendement des énergies renouvelables, qui ont signé cette pétition.

 

 

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 06:14

 

 


 

Cela va inquiéter dans les « milieux autorisés »...


Le journal britannique Guardian nous rappelle qu'une précédente éruption d'un volcan islandais fait partie des éléments ayant conduit à la Révolution française. Intéressant ?


Le site britannique revient sur l'événement historique majeur français et sur le contexte ayant mené à la Révolution. Durant l'année 1788, les conditions climatiques sont très critiques. Résultat, de mauvaises récoltes et une crise alimentaire. C'est un des points de départ de la Révolution (rappelez-vous, «s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche» attribué à Marie-Antoinette). Il se trouve que, selon des historiens, cette mauvaise météo serait due à l'éruption du volcan Laki, dans le sud de l'Islande, entré en éruption du 8 juin 1783 à février 1784.


Les cultures ont été touché par les retombés du nuage qui coïncidaient avec un été très chaud [...]. Les perturbations météorologiques ont rendu les hivers suivants plus durs, avec des averses de printemps mortelles.

Les révolutions dans l'histoire ne surgissent pas le jour du grand soir. C'est un événement fortuit, qui indirectement mène à la révolution.

A méditer et préparons nous pour 2011 ou par les urnes en 2012 !

DH
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 05:34

 


 

Les suicides de salariés chez France Telecom ne sont pas seulement une fatalité. Il semble bien que c'est la stratégie de l'entreprise qui est en cause.

 

Un rapport de l'inspection du travail remis au procureur décortique dans les détails cette stratégie de l'entreprise. C'est assez édifiant quand le résultat de la restructuration a conduit à 35 suicides, sans parler des nombreux autres cas de dépression, maladie et autres.

 

Les propos tenus par le PDG de l'époque et donnés dans le rapport sont tout simplement abjectes, mais décrivent le système dans lequel nous vivons...

 

« Ce qui compte ce sont les clients... De faire de la croissance profitable. On ^part des clients, on regarde les sites économiquement viables. Puis on rencontre les gens et tout se complique car ce sont les chiffres qui sont en jeu. On est dans une considération humaine. Mais c'est la logique du business qui commande ».

 

De tels propos expliquent beaucoup de choses...

 

A méditer...

 

DH

 

A lire pour les abonnés le dossier complet de Médiapart : cliquez ICI

 

 


France Télécom : le rapport qui accuse

 

 

LEMONDE.FR | 09.04.10

 

A l'origine de l'ouverture d'une information judiciaire sur les récents suicides de salariés de France Télécom, le rapport de l'inspection du travail que s'est procuré Eco89 est accablant. "Mise en danger d'autrui du fait de la mise en œuvre d'organisations du travail de nature à porter des atteintes graves à la santé des travailleurs", "méthodes de gestion caractérisant le harcèlement moral"… Les conclusions de l'enquête de 82 pages coordonnée par Sylvie Catala et remise le 4 février au parquet de Paris incriminent lourdement l'ancienne direction.

 

 

D'abord, le texte retrace les "nombreuses" restructurations et réorganisations "qui ont donné lieu à d'importantes réductions d'effectifs, à des changements de métiers et de culture" dans l'entreprise. Elle signale au passage que les effectifs du groupe sont passés de 161 700 personnes en 1996 à 103 000 personnes en 2009. Le rapport insiste particulièrement sur le plan "Next", mis en œuvre entre 2006 et 2009 afin de regrouper les activités de France Télécom – la fameuse "convergence" – et son volet ressources humaines, "Act".

 

"Avec ce plan, l'entreprise passe d'une logique de planification à long terme dans un environnement stable à une logique d'adaptation permanente dans un environnement instable", résume l'enquête, citations de dirigeants à l'appui. Pour étayer sa démonstration, Sylvie Catala s'appuie sur l'étude réalisée par le cabinet Technologia grâce à des rapports d'expertise des CHSCT et à un questionnaire soumis aux employés. De cette étude ressort "une image brouillée et degradée du management".

 

"POUR EUX, JE N'ÉTAIS QU'UNE MERDE"

 

Quatorze cas de "suicides, tentatives de suicides et de dépression pathologique" dans différentes divisions du groupe sont passés au crible. Pour chacun de ces cas, le rapport détaille "le contexte et les circonstances", puis "les effets pathogènes du management et des décisions d'organisation et de gestion prises par l'employeur" et enfin les "mesures mises en œuvre par l'employeur en terme de prévention des risques d'atteinte à la santé mentale".

 

A cet égard, l'histoire de monsieur X, 54 ans, agent d'accueil clientèle, est édifiante. Affecté sur le plateau téléphonique de Troyes en 2003, le fonctionnaire a multiplié les postes : téléconseiller, traitement des réclamations et demandes… Alerté en mars 2007, le médecin du travail préconise un reclassement. Monsieur X est placé en arrêt maladie pendant sept mois. "Quand je reprenais le travail, c'était pour être comme un pantin mécanique devant un écran, j'en pouvais plus. Le fait même de rentrer dans ce mouroir me stressait à l'idée de me retrouver enfermé, et j'avais plus du tout le moral…" Le 2 juillet 2008, l'homme ne se présente pas à son poste. La gendarmerie découvre dans la soirée qu'il s'était jeté sous un train. "Pour eux, je n'étais qu'une merde incapable et encombrante", avait-il écrit à une de ses collègues.

 

La même détresse s'exprime dans les mots d'un autre salarié. "Aujourd'hui, on m'a méprisé, insulté, engueulé, écrit-il dans sa dernière lettre. J'ai appelé les secours, les gens s'en foutent […]. J'ai travaillé de 8 heures à 19 h 30 avec trente minutes de pause et le chef et les collègues qui ne répondent pas quand on les appelle." L'homme s'occupait de la maintenance électrique et du système de climatisation des centraux télécoms en France-Comté. En septembre 2008, la direction lui a annoncé que son poste allait être supprimé pour être confié à un sous-traitant. L'homme s'est tué en août 2009, accusant directement l'entreprise d'être responsable de sa mort.

 

L'ÉTUDE VISE LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS DU GROUPE

 

Dans son rapport, Sylvie Catala confirme l'imputabilité des faits à Didier Lombard, PDG du groupe France Télécom, Louis-Pierre Wenes, PDG d'Orange SA, et Olivier Barberot, directeur des ressources humaines. "Les atteintes à la santé mentale, l'absence de prise en compte des risques psychosociaux liés aux réorganisations sont le résultat d'une politique mise en œuvre sur tout le territoire national au cours de la période 2006-2009. La responsabilité de cette politique et de ses effets n'incombe pas à chaque directeur d'unité France Télécom qui [n'a] fait qu'appliquer des décisions et des méthodes prises au plus [haut] niveau du groupe."

 

Le Monde.fr

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 05:51

 



 

Un des progrès sociaux des dernières décennies avait été un temps la disparition des retraités pauvres. Les parents et grands parents aidaient très souvent financièrement leurs enfants et petits enfants pour « s’installer dans la vie ». Les « séniors » étaient aussi des consommateurs qui contribuaient à l’activité économique…

 

Hélas, nous assistons à un véritable retour en arrière ces dernières années, avec de nouveau des retraités pauvres. C’est un véritable recul social qui doit tous nous interroger. Vivre plus vieux et en bonne santé, est une véritable chance et non un drame (économique) comme parfois certains le laisse penser. Comme je l’ai déjà dit et écrit, la retraite, c’est un véritable choix de société. C’est un vrai choix politique. Ne traiter le sujet que sous l’aspect économique est vraiment réducteur. Tout n’est pas que marchandise. Cela pose au contraire le problème du sens de la vie, vaste sujet…

 

DH

 

 


La pauvreté revient chez les retraités

 

 

La hausse de 0,9 %, aujourd’hui, des pensions du régime général, en décalage complet avec l’évolution des dépenses, annonce une aggravation du phénomène de paupérisation, constaté par les associations caritatives. Les syndicats revendiquent  : plus de retraite au-dessous du smic  !

 

« Une provocation  ! », ont réagi, en chœur, l’ensemble des organisations syndicales de retraités à l’annonce de la revalorisation de 0,9 %, au 1er avril 2010, des pensions versées par le régime général de la Sécurité sociale. Une pichenette qui laisse augurer, pour les quelques 12 millions de pensionnés, une nouvelle année de recul de leur pouvoir d’achat.

 

À titre d’exemple, les mutuelles santé ont augmenté leurs tarifs, au 1er janvier, d’environ 5 %, et GDF Suez vient d’annoncer une hausse du prix du gaz de 9,7 % à compter d’avril. Santé, énergie, deux postes de dépenses contraintes, incompressibles, qui pèsent proportionnellement plus lourd dans le budget des retraités. La facture énergétique est souvent plus salée pour eux, qui « doivent chauffer toute la journée. Et il a fait très froid cet hiver », souligne Françoise Vagner, secrétaire générale de l’UCR-CGT, dénonçant « un écart grandissant entre le niveau des pensions et les dépenses pour vivre ».

 

L’inflation, qui sert de base au calcul de la revalorisation des pensions, et que l’Insee prévoit, pour 2010, un peu au-dessus de 1 %, ne reflète pas le coût de la vie réel pour les faibles revenus, ceux des retraités comme, au demeurant, ceux des salariés, renchérit François Hun, dirigeant de l’UCR-CFDT. L’impact de ce décalage est bien sûr particulièrement rude pour les petites pensions. Selon les syndicats, « 4 millions de retraités perçoivent le minimum contributif » (590,33 euros) et « plus de cinq millions entre 800 et 1 100 euros ». Rien d’étonnant dès lors si les organisations de solidarité constatent, à l’unisson, l’arrivée dans leurs permanences d’un nombre croissant de personnes âgées. Des hommes et des femmes qui vivent comme « une injustice, une humiliation, de devoir demander de l’aide après avoir travaillé toute leur vie », observe Françoise Vagner. La pauvreté fait son retour chez les aînés, et le phénomène risque d’empirer  : les prochaines vagues de retraités subiront l’impact, sur leurs pensions, de carrières davantage touchées par le chômage et la précarité.

 

Et la facture sera aggravée si, comme le projette le gouvernement, les conditions d’accès à une pension à taux plein sont encore durcies par un nouvel allongement de la durée de cotisation. Pour l’heure, les syndicats exigent à l’unanimité qu’il n’y ait plus de retraite au-dessous du smic. Et au gouvernement qui prétend que « les caisses sont vides », ils répondent que « les retraités ne doivent pas être la variable d’ajustement de la crise ».

 

http://www.humanite.fr/2010-04-01_Politique-_-Social-Economie_La-pauvrete-revient-chez-les-retraites

 

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