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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 05:48

 

 


 

Il n’est pas toujours facile d’avoir les éléments percutants pour faire passer les messages sur les retraites pour casser le discours du « on ne peut pas faire autrement ».

 

L’autre soir à l’assemblée générale du Parti de Gauche 13 à Tarascon mon camarade André nous a parlé de ces vidéos disponibles sur Dailymotion…

 

C’est à écouter et à diffuser largement !!!!!!!!!!!!!

 

DH

 

 

Et pour en savoir plus sur Bernard FRIOT :

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 05:28

 


 

Enfin !!!!!!!!!!!!!

 

 

 

Je salue chaleureusement le syndicat de Police qui monte au créneau sur le comptage des manifestants à Marseille.

 

En effet nous étions la seule ville en France avec un écart de 1 à 10 entre les chiffres de la Police et ceux des organisations syndicales.

 

Toute personne dans la rue le jour de manifestation pouvait se rendre compte qu’il y avait un problème. Qui plus est les habitués du stade vélodrome avaient une référence qui ne collait pas à la réalité…

 

De toute façon, RdV le 16 octobre à Marseille !!!!!!

 

DH

 


 

 

A Marseille, un syndicat de police dénonce un maquillage des chiffres (*)

 

 

 Le syndicat Unité SGP police s'est élevé mardi 12 octobre contre le chiffrage par les autorités du nombre des manifestants contre la réforme des retraites, en particulier à Marseille où l'écart entre les chiffres est de un à dix.

 

Dans un communiqué, il estime que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône "s'épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s'amplifie."

 

La manifestation à Marseille mardi a réuni 230 000 personnes selon les syndicats, 24 500 selon la police, une différence déjà observée lors des précédents défilés à Marseille et qui a suscité de nombreux commentaires. L'écart est également très important à Paris où les syndicats comptent 330 000 manifestants contre 65 000 selon une première estimation de la préfecture de police.

 

Pour Unité SGP police, syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix, ce "procédé comptable" de la hiérarchie policière "confond les limites entre politique et service public." Selon lui, cette façon de "travestir" la contestation sociale risque en définitive de "ridiculiser la police."

 

(*) http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/10/12/1424704.html

 


Sortons des vieux schémas...

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 05:49

 

 


 

Tous dans la rue le 12 octobre !!!!!!!!!!!

 

DH

 

 


Contre-réforme Sarkozy : retrait(e) de l’individu par la Fondation  Copernic

 

vendredi 1er octobre 2010


 

Tribune parue dans Le Monde (17/09/10)

 

Par : Claude Calame, Christine Castejon, Philippe Corcuff et Jacqueline Pénit-Soria, co-auteurs du livre d’ATTAC, Le capitalisme contre les individus. Repères altermondialistes (éditions Textuel, 2010)

 

Le projet de contre-réforme des retraites ne s’attaque pas seulement aux mécanismes de solidarité, il écrase aussi les individualités sous le poids grandissant du Capital.

 

Les opposants au projet Sarkozy-Woerth, dont nous sommes, visent juste : inspiré par la logique inégalitaire du néolibéralisme, il accentue le déséquilibre de la répartition des revenus en faveur du capital et au détriment du travail, tout en pénalisant les femmes et les jeunes. Toutefois n’oublions pas un autre motif de notre colère : les aspirations à l’autonomie, à la reconnaissance et à la créativité de l’individu, adossées aux acquis de la protection sociale, y sont également bafouées.

 

Refusons de choisir "l’individuel" contre "le collectif", comme nous y invitent les apprentis "managers" au pouvoir, focalisés par la figure de l’"homo œconomicus", vision appauvrie, atomisée et concurrentielle, de l’individualité. Mais récusons de même le choix du "collectif" contre "l’individuel" tentant certains à gauche. Nombre de sensibilités de gauche ont d’ailleurs historiquement associé les individus et le collectif.

 

Penseurs anarchistes (Proudhon, Kropotkine, etc.) et syndicalistes révolutionnaires ont ainsi fréquemment mis l’accent sur le développement de l’autonomie individuelle dans le cadre de rapports de réciprocité. Marx et Engels ne parlaient-ils pas, dans Le Manifeste communiste (1848), d’une "association où le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous", et non l’inverse comme l’ont longtemps diffusé des lectures dogmatiques ? Quant à Jaurès, il avançait que "le socialisme est l’individualisme logique et complet" ("Socialisme et liberté", 1898).

 

Cependant les individus de ces approches progressistes ne se présentaient pas comme des petites forteresses séparées les unes des autres. Dans une lecture relationnaliste, la fabrication des singularités personnelles était appréhendée dans le cours de relations sociales et historiques. Ces pistes ont été relancées par les mouvements féministe et homosexuel. C’est dans ce sillage qu’Attac amorce aujourd’hui une reproblématisation de l’émancipation au cœur de sociétés individualistes marquées par une ambivalence (affaiblissement des liens sociaux et dérives narcissiques, certes, mais aussi nouvelles marges de choix quotidiennes et consolidation des intimités). La question des retraites s’avère un terrain privilégié pour cela.

 

"SUPPORTS SOCIAUX"

 

En participant au détricotage néolibéral de l’Etat social, la contre-réforme Sarkozy-Woerth érode l’autonomie individuelle moderne. Les travaux sociologiques de Robert Castel ont pourtant montré que cette dernière avait justement eu besoin de "supports sociaux" (sécurité sociale, systèmes de retraite, etc.), afin que celui qui n’était pas propriétaire puisse se bâtir une prévisibilité dans le temps malgré les aléas de la santé et de l’âge. Le combat victorieux contre le contrat première embauche en 2006 avait déjà pointé le refus d’un surcroît d’instabilité dans la construction d’un projet personnel de vie.

 

D’autre part, traiter les individus comme des objets dont on peut modifier les paramètres de vie et de travail au gré de décisions dites "techniques" imposées par un management calé sur la logique productiviste d’accumulation illimitée du capital, c’est écorcher un peu plus leurs désirs de reconnaissance. Enfin, en étendant la période du travail contraint, le projet UMP réduit d’autant un moment particulièrement propice au développement polyphonique de la créativité de chacun au sein de sociabilités diversifiées. Pour nos subjectivités abîmées, la retraite constitue bien une conquête appelée à s’amplifier.

 

Se battre pour une autre répartition des richesses n’est donc pas antagonique, bien au contraire, avec la promotion des individus, mais suppose de lier les contradictions capital/travail et capital/individualité structurant le capitalisme. Car mieux pouvoir se constituer comme un individu ne doit pas être réservé aux privilégiés révélés par "l’affaire Woerth-Bettencourt". En associant question sociale et individualités blessées, on donnera davantage de forces et d’enthousiasme aux mobilisations en cours et, à terme, à la perspective d’une société délivrée des chaînes du capitalisme.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 04:44

 

 

 


 

Dans les manifestations j'aime les affichettes portées et surtout imaginées par les manifestants. Après celles du 23 septembre, voici la série du 2 octobre à Marseille. derrière l'humour, l'imagination, il y a toujours un message...

 

DH

 

 

GEDC0674.JPG 

Coté pile

GEDC0675.JPGCoté face...

 

 

GEDC0676.JPG

 

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GEDC0681.JPGLes camarades d'ATTAC...

 

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GEDC0693.JPGFILLON, Woerth à la manif ???!!!!

 

GEDC0695.JPG

 

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A méditer...

 

GEDC0705.JPG

GEDC0727.JPGGEDC0728.JPG

 

A suivre... 

 


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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 05:15

 

 


GEDC0740.JPG

 

Nous étions paraît - il 19000 à manifester à Marseille ???? En fait 150 000 suivant les manifestants. Ce que je peux dire c'est que nous étions vraiment très, très nombreux à manifester hier 2 octobre à Marseille !!!!!!!!! Nous étions plus d e2,9 millions en france d'après François CHEREQUE.

 

Cette manifestait différente avec beaucoup de jeunes et des manifestants venus en famille en couple avec les enfants ou avec les grands parents.

 

D 'après un sondage CSA, 71 % des français soutiennent le mouvement. Cela n'a rien d'anormal car qui a vraiment envie de travailler plus longtemps ?

 

Le Parti de Gauche était biuen évidemment au coeur de la manifestatiobn marseillaisie, comme partout en France d'ailleurs !!!!!!!

 

Dans un prochain post je reviendrai sur les affiches des manifestants.

 

DH

 

GEDC0670.JPGInstallation du point fixe...

 

GEDC0734.JPG

GEDC0680.JPGEn arrière plan la plca Castellane et la bonne mère... Seulement 19 000 manifestants ?

 

GEDC0742.JPG

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 05:57

La retraite à 60 ans est finalement toute récente. C’est une conquête sociale de la gauche au pouvoir en 191. C’était une des 110 propositions du programme commun mise en œuvre par François Mitterrand et Pierre Maurois en 1983.

 

Avant, les salariés et particulièrement les ouvriers mourraient bien souvent avant d’atteindre l’âge de la retraite…

 

La retraite à 60 ans était une véritable avancée sociale, que la droite veut remettre en question. Pour se remémorer ou découvrir « la naissance de la retraite en 60 ans », j’ai lu la Week-End dernier, un excellent dossier dans la Monde Magazine, aujourd’hui diffusé sur Internet.

 

A méditer et tous dans la rue le 2 octobre !… 

 

 

DH

 


 
Comment est née la retraite à 60 ans
 

LE MONDE MAGAZINE | 25.09.10 |

 

 

Le premier ministre Pierre Mauroy prend la parole à la tribune des Assises nationales des retraités et personnes agées à Paris le 1er avril 1983.

 

Loin de l'emballement festif qui avait accueilli, en 1936, les réformes sociales du Front populaire sur les congés payés et la semaine de 40 heures, l'instauration de la retraite à 60 ans intervient dans un climat maussade.

 

Politiquement, c'est déjà l'état de disgrâce, le désenchantement, pour François Mitterrand et le gouvernement de Pierre Mauroy qui comprend des ministres socialistes et communistes. A compter du 1er avril 1983, "l'assurance-vieillesse garantit une pension de retraite à l'assuré qui en demande la liquidation à partir de l'âge de 60 ans". Ce même jour de 1983, le premier ministre recevra la CGT, la CFDT et la CFTC pour leur parler de l'application de son plan de rigueur…

 

La retraite à 60 ans est la dernière des grandes réformes sociales promises par François Mitterrand en 1981. Vieille revendication syndicale, elle apparaît comme une rescapée de l'état de grâce mais entre en vigueur à l'heure de l'austérité…

 

Dans les 110 propositions du candidat socialiste à l'élection présidentielle, elle arborait le numéro 82 : "Le droit à la retraite à taux plein sera ouvert aux hommes à partir de 60 ans et aux femmes à partir de 55 ans." Du copié-collé avec le programme commun de gouvernement, signé le 27 juin 1972 par le Parti socialiste et le Parti communiste, qui proclamait : "L'âge d'ouverture des droits à la retraite sera ramené à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes, le droit au travail restant garanti au-delà. Cette mesure est particulièrement urgente pour les travailleurs effectuant des tâches pénibles ou insalubres."

 

Arrivée au pouvoir, la gauche oublie les femmes – on ne parle plus des 55 ans – et s'engage dans une course de lenteur. Pourtant, Pierre Mauroy veut aller vite. Il décide d'utiliser l'article 38 de la Constitution, en d'autres termes une loi d'habilitation qui lui permet de recourir, sur sept sujets bien identifiés comme prioritaires pour lutter contre le chômage, à des ordonnances le dispensant de tout débat parlementaire. Le 11 décembre 1981, l'Assemblée nationale entérine le projet de loi d'orientation sociale qui prévoit notamment l'abaissement à 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite à taux plein. Mais ce n'est que le début d'une longue marche.

 

Depuis l'ordonnance du 19 novembre 1945, l'âge de la retraite à taux plein, moyennant 37,5 années de cotisations (150 trimestres), est fixé à 65 ans. C'est le même âge qui avait été retenu par la loi du 5 avril 1910 qui avait institué les premières retraites ouvrières et paysannes. A l'époque, cet âge était supérieur à l'espérance de vie, ce qui conduisit la CGT à dénoncer la "retraite des morts".

 

Pour passer de 65 à 60 ans, Pierre Mauroy est confronté à une double difficulté. Il ne peut agir que sur la retraite de base du régime général de Sécurité sociale, qui accorde une pension égale à 50 % d'un salaire plafonné. Il faut donc que les régimes de retraite complémentaire, qui relèvent des seuls partenaires sociaux, accordent un complément de 20 % qui rendra la retraite avantageuse.

 

Or en 1981, le système des préretraites bat son plein. Dans le cadre de l'assurance-chômage, les syndicats et le patronat ont instauré une garantie de ressources qui assure aux partants, dès 60 ans et à la seule condition d'avoir été salarié pendant dix ans, un revenu à hauteur de 70 % des derniers salaires. Très coûteux, cet accord devait prendre fin le 31 mars 1983. Pierre Mauroy bénéficie du soutien de François Mitterrand mais le chef de l'Etat est économe en paroles sur le sujet. Lors de ses vœux du 31 décembre 1981, il fait juste allusion à "la retraite facultative à 60 ans". Le premier ministre a surtout impérativement besoin du concours des partenaires sociaux.

 

Cette démarche aboutit à l'ordonnance du 26 mars 1982 qui, en douze articles, instaure, au 1er avril 1983, pour les salariés du régime général et les salariés agricoles, un "véritable droit au repos que les travailleurs sont fondés à revendiquer en contrepartie des services rendus à la collectivité à l'issue d'une durée de carrière normale".

 

Tous les salariés "qui le souhaitent" pourront bénéficier d'une retraite complète dès lors qu'ils ont cotisé 37,5 années, avec une pension égale à 50 % du salaire annuel moyen des dix meilleures années. Ceux qui partiront à 60 ans sans avoir leurs 150 trimestres verront leur pension minorée – une décote –  en fonction du nombre d'annuités manquantes", la retraite à taux plein étant garantie à 65 ans.

 

Quand il prépare son ordonnance, Pierre Mauroy s'appuie sur sa ministre de la solidarité nationale, Nicole Questiaux, celle qui ne voulait pas être la "ministre des comptes", et sur son directeur de cabinet, Robert Lion, qui, ancien délégué général de l'Union nationale des fédérations d'HLM, exercera cette fonction jusqu'au 28 mai 1982.

 

"L'IMAGE DE L'IRRÉVERSIBLE"

 

Or, en mai 1980, Robert Lion avait présenté, au nom du groupe de prospective sur les personnes âgées du Commissariat général du Plan, un rapport détonant, intitulé "Vieillir demain", qui s'insurgeait contre toute idée de retraite couperet. "Dans l'immédiat, écrivait M. Lion, l'essentiel n'est ni d'abaisser l'âge de la retraite ni de proposer des distractions aux personnes âgées ; l'essentiel est de regarder en face les phénomènes de négation et d'exclusion qui touchent aujourd'hui les populations âgées et de leur porter remède ; il ne faut pas une “politique de la vieillesse” s'intéressant au sort des plus de 60 ans. Il faut – et c'est possible sur le long terme – changer les rythmes et le cours de la vie entière, partager autrement le travail et le temps, distribuer différemment les rôles entre les générations."

 

"La solution, martelait le futur directeur de cabinet de Pierre Mauroy, n'est pas de généraliser l'abaissement à 60 ans de l'âge de la retraite… Une telle mesure, sacralisant un seuil d'âge, serait l'image de l'irréversible."

 

Robert Lion proposait d'accorder la retraite en fonction d'une durée d'activité, par exemple 40 ou 42 ans, ce qui permettrait aux ouvriers ayant travaillé dès l'âge de 16 ans de faire valoir leur droit au repos à 56 ans… Robert Lion œuvra aux côtés de Pierre Mauroy pour la retraite à 60 ans. Mais son avertissement eut un double écho.

Dans le rapport au président de la République introduisant l'ordonnance du 26 mars 1982, il est écrit que "le gouvernement n'entend pas renoncer à la recherche d'un système où l'ouverture des droits à la retraite serait davantage fondée sur la durée d'assurance, en particulier, pour les travailleurs et les travailleuses qui ont exercé les métiers les plus pénibles et qui ont effectué les carrières les plus longues".

 

Et, lors du débat sur le projet de loi d'orientation sociale, le 10 décembre 1981, Nicole Questiaux explique : "Nous pensons que, lorsque la démographie aura évolué, il sera possible de supprimer le butoir de l'âge et de tenir compte de la durée de carrière comme le demandent les organisations syndicales."

 

Les syndicats, justement, font plus que cacher leur joie quand l'ordonnance du 26 mars 1982 est adoptée par le conseil des ministres. Ils s'inquiètent de la disparition de la garantie de ressources qui fait de la retraite à 60 ans une réforme non financée. La CGT d'Henri Krasucki parle de "réforme importante" mais juge que le montant de la retraite "reste le problème majeur qui doit être réglé dans de bonnes conditions".

 

Dans la même veine, la CFDT d'Edmond Maire se félicite d'"un progrès social très important" mais réclame "la création d'une nouvelle garantie de ressources" pour "combler la différence entre le montant de la retraite à 60 ans et ce qu'aurait perçu le travailleur s'il avait bénéficié de la garantie de ressources actuelle". Sur un registre similaire, Force ouvrière, dirigée par André Bergeron, fait la fine bouche et "refuse la remise en question du niveau des retraites". La CFTC exprime la même crainte tandis que la CGC, plus critique, dénonce "l'aveuglement" du gouvernement et s'oppose à tout "alignement" du régime de retraite complémentaire sur le régime général.

 

Quant au patronat, le CNPF d'alors d'Yvon Gattaz, qualifie l'ordonnance d'"improvisée, coûteuse et difficilement applicable". A peine sur les rails, la réforme a du plomb dans l'aile.

 

POUR UNE RETRAITE À LA CARTE

 

Du côté de l'opposition, très minoritaire à l'Assemblée nationale, sa critique tourne au réquisitoire. Lors du débat sur le projet de loi d'orientation sociale, en décembre 1981, la droite dénonce à la fois la méthode des ordonnances et la condamnation de la garantie de ressources. "Vous faites fi du débat d'idées, s'exclame Jean Falala, député RPR de la Marne, non seulement avec votre opposition mais également avec les partenaires sociaux qui ont tous marqué leur opposition à l'égard de cette méthode autoritaire."

 

Philippe Séguin, député RPR des Vosges, et futur ministre des affaires sociales de 1986 à 1988, tonne : "Prisonniers de vos mythes, vous êtes enfermés dans une terrible alternative : désespérer ceux qui ont cru en vous, ou ignorer la réalité économique. Vous n'avez plus le choix qu'entre l'irrationnel et une certaine forme d'imposture. Je ne suis que médiocrement rassuré de vous voir choisir la deuxième voie. "

 

Dans une tribune publiée dans Le Monde du 27 mars 1982, l'ancien premier ministre Jacques Chaban-Delmas joue les Cassandre : "Par les coûts supplémentaires qui pèseront sur des régimes de retraite déjà en difficulté, le gouvernement prend le risque de compromettre gravement l'avenir, ce qui ne peut que conduire à une augmentation des cotisations ou à la diminution du montant des pensions, comme certains de nos voisins européens y ont été contraints."

 

Dans une autre opinion, dans Le Monde du 30 avril 1982, Emmanuel Aubert, député RPR des Alpes-Maritimes (décédé en 1995), plaide pour la retraite à la carte, estimant qu'il faudrait "prendre en considération avant toute chose la durée de l'activité plutôt que de s'arrêter au critère abrupt de l'âge". A bons entendeurs…

 

Il faudra attendre le 4 février 1983 pour que l'horizon se dégage pour la retraite à 60 ans. Ce jour-là, les partenaires sociaux signent un accord qui met les retraites complémentaires au diapason du régime général sur la retraite à 60 ans. Il institue une Association pour la gestion de la structure financière (ASF) chargée d'assurer le surcoût, pour les régimes complémentaires Agirc et Arrco, des retraites versées à taux plein entre 60 et 65 ans.

 

Cette garantie de retraite égale à 20 % du salaire moyen de carrière – s'ajoutant aux 50 % du régime général – favorise les salariés les moins rémunérés. Si le futur retraité était smicard, sa pension sera égale à 80 % du salaire antérieur. S'il gagnait de 4 000 à 7 000 francs par mois, il touchera de 65 % à 70 % de son ancien salaire.

 

Cette fois, la CGT célèbre "une importante victoire de la classe ouvrière". FO salue une "étape très importante" et la CFDT fait savoir qu'elle signe cet accord "avec beaucoup de joie". Le CNPF se déclare satisfait qu'aucune hausse de cotisations ne soit programmée – elle viendra plus tard – mais joue les rabat-joie en ironisant sur ceux qui font souffler des "trompettes triomphantes".

 

Quoi qu'il en soit, le résultat est là : la retraite à 60 ans est désormais financée et elle peut entrer en vigueur le 1er avril 1983 sans que ce soit une farce…

 

Vingt ans après, revenant sur cette réforme dans ses Mémoires (Plon, 2003), Pierre Mauroy la célèbre avec discrétion – il y consacre moins d'une page – et sobriété. Dans la France de 1981, écrit-il, "la condition ouvrière restait très pénible, par exemple dans l'industrie sidérurgique du Nord. J'étais marqué par la dure condition de certains ouvriers des hauts-fourneaux qui, chaque jour, devaient se battre avec l'acier en fusion. C'était épuisant. A partir de 40 ans, ils en paraissaient 60. (…) Cette représentation de la classe ouvrière ne venait pas de Zola, mais bien de la réalité quotidienne que je rencontrais dans ma région. Tous les bassins d'emploi étaient concernés par des travailleurs qui avaient commencé à travailler très jeunes, si bien qu'ils avaient largement payé leur retraite avant d'atteindre l'âge de 65 ans à partir duquel ils étaient enfin libérés, sachant que leur durée de vie était à l'époque, en moyenne, de 63 ans ! ". Vous avez dit pénibilité ?

 

Michel Noblecourt

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 06:18

 

 

 


 

J'aime bien photographier les affiches portées par les manifestants. En voici quelques unes de la manifestation du 23 septembre.

 

Bien évidemment, nous remettons cela encore plus nombreux le 2 octobre !!!! Il va falloir que le gouvernment FILLON/SARKOZY arréte de mépriser les français...

 

DH

 

GEDC0655Evidemment je commence par mon ami Albert du Parti de Gauche !!!

 

GEDC0630.JPGOk !!!

 

GEDC0636.JPGC'est pas évident sur la photo, mais c'était une poussette avec un vrai bébé dedant !!!

 

GEDC0640.JPGAprès tout, pourquoi pas ?

 

GEDC0648.JPG

ATTAC à l'affiche...

 

GEDC0651.JPGLa suite d'ATTAC...

 


 


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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 08:20

 


 

Retraite, quelques élèments de réflexion…

 

 

 

On nous parle beaucoup de l’allongement de la durée de vie qui justifierait l’allongement des durées de cotisation. Par contre connaissez-vous l’espérance de vie en bonne santé ?

 

……………..63,1 ans (2007), soit 1 an de plus que la barre des 62 ans… Le progrès social consisterait donc de partir en retraite pour commencer à gérer ses problèmes de santé, sans parler de tous ceux pour qui les problèmes de santé arrivent avant, car il s’agit d’une moyenne.

 

La pénibilité serait désormais prise en compte avec un taux d’invalidité de 10 % contre 20 % précédemment dans la première version du projet du gouvernement.  Il y a une confusion volontaire dans la communication entre pénibilité et invalidité. L’invalidité liée à une maladie professionnelle ou un accident de travail, n’a rien à voir avec la pénibilité du travail. Un salarié qui travaille en 3x8 toute sa vie verra son espérance de vie diminuer suivant les différentes études médicales, sans pour autant avoir une incapacité de travail de 10 % ou plus car il n’a pas eu de maladie professionnelle, ni d’accident.

 

Savez – vous qu’avec 41,5 ans d’années de cotisations en 2020, ce sera le nombre le plus élevé d’années de cotisations nécessaires pour une retraite à taux plein en Europe ?

 

A suivre !

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 06:12

 

 


Pour alimenter le débat sur les retraites...


DH

 



 

pena_ruiz

 

Les retraites mal traitées. Réalisme ? Non. Mystification et régression. Invoquer seulement l'évolution du rapport entre « actifs » et « passifs » et l'élévation de l'espérance de vie pour élever l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation est irrecevable. On prétend le faire au nom de la pure économie. Mais celle-ci n'existe pas sans dimension sociale. Ainsi le coût social du chômage ou du surmenage ne figure pas dans les livres de comptes des entreprises. Pourtant il existe. Le capitalisme fait semblant de l'ignorer. Sous son nom pudique de libéralisme il promeut une économie irresponsable et assistée en laissant ces coûts à la charge de la collectivité: coûts humains, coûts écologiques, coûts sociaux. En détruisant la retraite à 60 ans, le gouvernement impose une honteuse régression sociale. Pour cela il néglige cinq paramètres majeurs. Qu'on en juge.


-Premier paramètre oublié :l'écart entre les espérances de vie selon le niveau social.

 

Depuis que l'âge légal de la retraite a été fixé à 60 ans, en 1981, l'espérance moyenne de vie a progressé de six ans. Mais pas pour tout le monde. Tous les chiffres convergent : entre un ouvrier et un cadre supérieur, l'écart des espérances de vie s'est accru ces dernières années pour s'élever à 7 ans. 7 ans, c'est beaucoup. L'usure liée à une tâche pénible, voire au stress d'une rentabilité obsessionnelle, abrège la vie. Pire, l'espérance de vie en bonne santé n'est que de 63 ans pour les hommes et 64 pour les femmes, avec un écart de sept ans là aussi entre un ouvrier et un cadre. Dans une société marquée par de telles inégalités, comment peut-on oser dire « On vit cent ans ; on ne peut s'arrêter de travailler à soixante ». Qui vit cent ans ? Pour les plus démunis, qui meurent avant les autres, la retraite à soixante ans est un droit essentiel et une garantie. Point de vue partisan ? Sans doute, autant que son opposé. Mais si une société est juste et bien fondée quand elle réserve aux plus démunis un sort décent, ce point de vue est finalement universel.


-Deuxième paramètre oublié: le lien entre l'âge de la retraite et l'espérance de vie.

 
La pénibilité influe de façon négative sur l'espérance de vie. Retarder l'âge de la retraite, dans ce cas, c'est rendre la mort plus rapide. D'autant que l'inégalité devant la maladie et la mortalité s'est accrue. Les dépassements d'honoraires et le renchérissement des soins, la privatisation des services publics et les coupes sombres dans les budgets sociaux pour faire payer au peuple l'irresponsabilité des spéculateurs, pèsent évidemment plus lourd sur les personnes les plus démunies. Une nouvelle figure de la misère moderne émerge. L'affaiblissement du système de santé publique atteint en premier lieu ceux qui ne peuvent le compenser par l'argent. Bref travaillez plus longtemps, soyez plus stressés par les nouvelles cadences infernales de la rentabilité, et soyez soignés en proportion de vos moyens : voilà la recette pour faire régresser l'espérance de vie des plus démunis. Et l'on voudrait entériner cette régression en faisant sauter le dernier rempart que constitue le droit de partir à la retraite à 60 ans ! Car ce n'est pas le moduler que de décider d'emblée de l'abolir et de lui substituer l'arbitraire du cas pas cas.


-Troisième paramètre oublié : l'accroissement de la productivité du travail.


Depuis 25 ans, celle-ci a augmenté de 50%, selon le chiffre généralement admis de 2 % de progression par an. Bref un « actif » d'aujourd'hui produit dans le même temps beaucoup plus de richesse qu'un actif de 1985. Qu'a-t-on fait d'une telle plus-value ? Faut-il admettre par principe que les gains de productivité du travail ne doivent profiter qu'au capitalisme, et raisonner sans signaler ces gains ni la monopolisation de la richesse accrue qui a été produite ? Où est le progrès partagé par tous ? Quelle mauvaise conscience pousse les tenants de l'idéologie dominante à souligner abstraitement les progrès de l'espérance de vie et des conditions de travail, comme s'il s'agissait de privilèges alors qu'ils ne constituent qu'une modeste part du progrès général ? Les privilèges réels sont d'un ordre. Ils sont incommensurables aux droits sociaux conquis de haute lutte. Ils concernent ceux qui jouent leur mobilité dans la luxueuse classe affaire de la mondialisation libérale et n'éprouvent aucun problème pour prendre soin d'eux-mêmes.


-Quatrième paramètre oublié : l'écart croissant entre les revenus du travail et ceux du capital.


20 années de croissance à 2% l'an donnent 40 % d'augmentation de la richesse nationale. Qui en a profité ? Le partage de la valeur ajoutée issue du travail humain de ces vingt dernières années s'est effectué en faveur du capital, dont les revenus ont progressé bien plus vite que ceux du travail. Ne peut-on mettre à contribution le capital autrement que par une augmentation dérisoire de 1% pour l'impôt sur les plus hauts revenus ou par une aumône prélevée sur les dividendes ? En fait le chômage a servi à comprimer les salaires tout en induisant sur le marché du travail un rapport de force entièrement défavorable aux salariés. Et le résultat est là. Les profits du capital ont pris plus de 8 points de richesse nationale aux salaires entre 1983 et 1990. Les plus grandes entreprises du CAC 40 ont affiché des profits records (en 2004, 54 milliards d'euros, en 2005, 80 milliards, en 2006, 100 milliards), et distribué des dividendes en proportion, alors que les salaires étaient pratiquement gelés. Pour Total, les dividendes versés ont grimpé de 15% et les salaires de 2,2% : pour la Société Générale, les chiffres sont respectivement de 32% et de 2,7% ; pour Renault, de 28,5% et de 4,6% (pour 2004-2005) ... (Sources : Les Echos et la Tribune). Les machines ont remplacé les hommes. Mais on persiste à ne faire cotiser que les travailleurs. Ainsi malgré des gains de productivité qui compensent le déséquilibre démographique, le déficit des retraites s'est accru. Il est plus que temps de mettre sérieusement à contribution les revenus du capital.


-Cinquième paramètre oublié :la pression du chômage sur le coût du travail.

 
Il est paradoxal d'en appeler à un allongement du travail alors que le chômage se maintient autour de 10 % de la population active et qu'il frappe notamment nombre de seniors remplacés par des personnes plus jeunes et moins payées. Les Services publics et la Sécurité Sociale, gages d'une bonne santé de toute la population sont sacrifiés. Saisissant contraste avec les parachutes dorés et autre stock options de ces professeurs d'austérité qui ne se l'appliquent pas à eux-mêmes ! Si le taux de chômage officiel était réduit de moitié, le déficit des retraites, grâce aux cotisations de ceux qui auraient retrouvé un emploi, serait lui aussi réduit de moitié. Madame Parisot a osé déclarer « L'amour et la santé sont précaires. Pourquoi le travail devrait-il échapper à la loi ?». Cet éloge de la précarité qui comprime les coûts salariaux en dit long sur l'idéologie qui se déguise en science économique pour mieux nous en imposer. C'est la même personne qui vient d'affirmer que la retraite à 60 ans était une illusion et qui n'a pas de mots assez durs pour les 35 heures !

Réfléchissons. Le programme de l'ultralibéralisme a déjà existé, avant les lois sociales conquises dans le sang et les larmes. C'était au dix neuvième siècle...En Europe, en 1837, la semaine de travail durait environ 72 heures. Et l'espérance de vie pour les ouvriers était en moyenne de 43 ans. Enrichissez-vous ! Chaque dimanche était jour d'aumône. Le fameux supplément d'âme d'un monde sans âme. Est-ce le retour à cet âge d'or du capitalisme que veulent nos dirigeants ? Qui peut encore prétendre que la lutte des classes est d'un autre âge ?


 

Retraites mal traitées :

un scandale déguisé en réalisme.

par Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain, membre du Parti de Gauche.

Tribune publiée dans Le Monde 25 juin 2010

 

Henri Pena Ruiz, philosophe et écrivain, membre du Parti de gauche.
Dernier ouvrage paru : La solidarité, une urgence de toujours.
Editions Rue des écoles Paris 2010

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 05:02

 

 


 

Hier matin, j’ai failli pendre prendre l’avion pour Paris. En fait j’ai passé un peu moins d’une heure dans l’avion de 6h30 pour Paris, jusqu’à l’annonce d’un décollage au mieux vers 9h30… Finalement j’ai renoncé à mon déplacement sur Paris, comme la majorité des passagers ! En fait il y avait une grève du contrôle aérien. Cela m’a permis de lire en attendant et je suis tombé sur un article du Monde qui parlait des retraites et du « Président qui hésite à repousser l’âge légal à 63 ans »… Concrètement nous en saurons plus dans la journée avec les annonces gouvernementales…

 

 

 

Une petite phrase dans l’article m’a interpellée. « Il faut donner des gages aux Allemands. La rigueur, je l’a revendique, je l’assume. Il faut dire la vérité aux français. Il faut une vraie réforme des retraites, des symboles politiques forts » a estimé François COPE partisan de la retraite à 63 ans devant « les nouveaux adhérents UMP » dimanche dernier.  

 

Et voici en fait la cerise sur le gâteau : « Christine LAGARDE  qui se sent comptable des engagements européens de la France a plaidé dans le même sens… » On ne nous aurait pas tout dit ? Cela renvoie à un autre article que je reproduis ci-après.

 

Monsieur BAROSO a décidé en effet qu’un homme sur terre ne doit pas passer plus d’un tiers de sa vie à la retraite ! Mais c’est qui lui pour décider de ce qui est bien ou mal pour nous ?

 

Encore une fois, nous marchons sur la tête… Et encore une fois cela renvoie à l’Europe refusée par les Français en 2005…

 

Cela n’a rien à voir, quoique. L’électorat de droite réclamerait si l’on en croit certains la retraite à 63 ans ? Je m’interroge… Je ne suis pas certain que cela soit le rêve de tous ceux qui votent à droite ?

 

DH

 

 


 

 

La Commission européenne préconise un recul de l'âge de départ à la retraite

 

LEMONDE.FR avec AFP | 28.05.10


La Commission européenne recommande un recul sensible de l'âge du départ en retraite dans les pays membres, selon un document interne à la Commission cité par le Financial Times Deutschland.

 

Selon le journal, la Commission estime que l'âge de la retraite doit être reculé de manière à ce qu'un actif ne passe pas plus d'un tiers de son temps de vie d'adulte à la retraite. Sans de telles réformes sur l'âge du départ en retraite s'esquisse la perspective d'une "douloureuse combinaison alliant des versements plus réduits [aux retraités] et des cotisations plus élevées", selon le document cité.

 

L'âge moyen de départ en retraite au sein de l'UE se situe actuellement légèrement au-dessus de 60 ans, d'après les calculs de la Commission, soit à un niveau nettement inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE, où le chiffre moyen est de 63,5 ans pour les hommes et 62,3 ans pour les femmes.

 

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso avait dit en février à Madrid qu'il jugeait nécessaire une réforme générale des systèmes de retraites dans les pays de l'Union européenne face à l'augmentation de l'espérance de vie et au faible taux de natalité. "Nous incitons les gouvernements à agir de manière responsable et dans le cadre du dialogue social pour faire des réformes du système européen des retraites que nous voulons justement préserver", avait-il dit.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Réforme des retraites