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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 06:50

Etre de gauche ? Vision d'un homme de droite...



Un commentaire posé par un internaute à la suite de mon post précédent sur le congrès du PS, m'amène au post d'aujourd'hui !


« Pauvre petit socialiste brimé par Sarko et la régression économique, mais qui va en vacances au Canada. Aux armes citoyens même au mois d'Août, sus à Sarko ».


Je souhaite donc ma réponse faite à cette internaute et la développer.


En effet, je suis toujours étonné que l'on reproche à quelqu'un de gauche sa situation ? Par exemple aujourd'hui, mes vacances au Canada.


Quelqu'un de gauche n'aurait- il pas le droit de partir en vacance, d'avoir une maison, une voiture, etc. ? Est-ce réservé aux gens de droite ? Les gens de gauche, sont-il condamnés à vivre misérablement ?


A un certain niveau de revenu, devrions-nous automatiquement « être de droite » ? Cela me parait - être une vision bien caricaturale de la société.


Ceci dit, une telle réflexion en dit long et donc c'est quelque part reconnaître que Nicolas Sarkozy ne s'intéresse qu'à une partie de la population....


Cela ne reflète absolument pas la réalité, des ouvriers votent à droite, des cadres votent à gauche et réciproquement, toutes les analyses le prouvent. Ensuite, être de droite ou de gauche relève d'autres valeurs, et surtout d'une vision différente de la société. Ces valeurs, je pense que je les ai clairement exprimées sur ce blog. Je pense aussi les avoir exprimées dans mes actes dans mes actions tant politiques que syndicales.


Donc concrètement et n'en déplaise à cet internaute, j'assume totalement ma condition de cadre dans une grande entreprise, mes revenus, ma situation personnelle et mes vacances au canada tout en étant de gauche ! Contrairement à cet internaute, je souhaite que tout le monde puisse se payer des vacances au canada ou ailleurs, et pas seulement une frange de la population...


DH



PS : Je remercie tout de même cet internaute et tous ceux qui s'expriment sur ce blog au travers de commentaires contradictoires !

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 07:36

La Turquie dans l'Europe ?

 

 

 

La rentrée de la Turquie dans l'Europe fait toujours l'objet de beaucoup de débats, avec les pour et les contre.

 

J'avoue que je n'avais pas vraiment une idée très arrêtée sur le sujet.

 

Dans le cadre de mes activités professionnelles et syndicales je m'intéresse aux activités de défense. Ainsi régulièrement je consulte les travaux de la commission de la défense nationale de l'assemblée nationale.

 

Ainsi je suis tombé sur le rapport d'audition du 6 février 2008, relatif à « l'Entrevue avec une délégation de la commission de la défense et des affaires étrangères de la Chambre des députés grecque, conduite par son président, M. Miltiadis Varvitsiotis ». (*)

 

J'y ai appris que « le pays (La Grèce) doit affronter une menace concrète : la mer Égée est quotidiennement le théâtre de batailles entre avions turcs et grecs ; des bâtiments grecs et turcs se font face chaque jour et échangent des tirs. »

 

Je savais que les relations entre la Grèce et la Turquie étaient tendues, mais à ce point ? Est de l'info ? de L'intox ? Ce sont tout de même des informations données devant les députés français. Je suis surpris ( ?) que cela ne soit jamais évoqué dans les médias...

 

Peux - t- on en l'état actuel laisser entrer un pays dans l'Europe, qui journellement échange des tirs avec un autre pays européen ?

 

Sans prendre parti, il faut aussi certainement s'interroger sur l'attitude de la Grèce avant d'accuser la Turquie.

 

A méditer...

 

DH

 

 

 

(*) http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cdef/07-08/c0708021.asp#P2_69

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 06:44

Lundi 2 juin, j'ai noté 2 conférences intéressantes dans notre région. Malheureusement elles sont le même jour. Les thèmes choisis sont d'actualités.


Il va falloir choisir !


DH


                                              

A Gardanne : Conférence sur le code du travail avec Gérard Filoche Gardanne


Lundi 2 juin à 19h00 à la Maison du Peuple. Attac Gardanne Bassin minier invite Gérard Filoche, inspecteur du travail, pour une conférence-débat intitulée


« Entreprise de destruction du droit du travail ».


L'occasion de revenir sur le nouveau code du travail entré en vigueur le 1er mai et les conséquences pour les salariés. La conférence sera suivie d'un buffet.


Je rappelle à ceux qui ne le connaissent pas, que Gérard Filoche est Inspecteur du travail et spécialiste du monde salarié. Il est aussi membre du PS. Ce qui ne gâche rien, c'est un excellent orateur !



A Marseille :


« Indépendance de la presse, pluralisme de l'information, attention danger ! »


Organisé par la revue Marianne.


Avec Philippe VAL (Charlie Hebdo), Daniel SCHNEIDERMANN (Arrêt sur Image) et Jean - François KHAN (Marianne).


Au Théâtre du Gymnase

4 rue du Théâtre Français à Marseille


Le  lundi 2 juin à 20h00



MAJ du 1er juin 2008 : Philippe Val est remplacé par Laurent Joffrin de Libération et Aurélie Filippetti, Députée PS.



 

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 06:19

Sarkozy et ses lapsus...

 

 

 



Mais est-ce vraiment un lapsus ?


DH

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 06:06

La crise du dollar faible est une catastrophe pour notre industrie. Travaillant dans le secteur Aéronautique, c’est la première justification de nos dirigeants pour les délocalisations d’activités.

 

Le virtuel, la parité des monnaies, l'emporte sur le réel, la fabrication « physique » d'avions ou d'hélicoptères. En effet, pour rester « compétitifs », nous devons délocaliser dans la zone dollar, et/ou dans des pays à bas coûts (de main d'œuvre), non pas parce ce que nous ne sommes pas performants, flexibles ou autres, mais uniquement, parce que nos ventes s'effectuant en dollar, nous perdons automatiquement en compétitivité du fait de la parité  €/ $.

 

J'ai toujours été convaincu, que les américains jouaient sur la partié de leur monnaie. Aujourd'hui cela leur donne un gros avantage compétitif, qui au passage détruit l'industrie européenne...

 

Edouard HUSSON sur marianne.fr livre son analyse. Sans être autant Gaulliste, qu'il semble l'être, cela n'est pas inintéressant...

 

DH

 


Sarkozy incapable de tourner la page du dollar

 

Par Edouard Husson, historien, qui voit dans l'histoire monétaire française, a fortiori dans les volontés du président, une incapacité à sortir du «système dollar» alors que la réalité devrait nous pousser à se tourner vers les nouveaux grands: Russie, Chine, Japon...


Le 4 février 1965, le général de Gaulle prononça ce qui fut sans doute l'appel le plus important de sa présidence - et l'un des moins compris. Il attira l'attention du monde sur les dysfonctionnements de l'économie mondiale qu'allait bientôt entraîner le système monétaire international tel qu'il avait été conçu à Bretton Woods. Disposant de la seule monnaie convertible en or, monnaie dont ils avaient fait un moyen de réserve international, les Etats-Unis pouvaient s'endetter à volonté puisque le reste de l'économie mondiale avait besoin de dollars pour garantir sa propre fabrication de monnaie. En fait, comme le montrait De Gaulle, qui avait parfaitement intégré les leçons de Jacques Rueff, on avait passé le point d'équilibre: la quantité de dollars en circulation dans le monde était déjà telle que la monnaie américaine se dévaluait de fait. Il fallait refaire de l'or, disait-il, le point d'ancrage du système monétaire international.


De Gaulle, seuls contre tous, à gauche comme à droite


Que ne s'est-on payé la tête de De Gaulle à l'époque ! Sa conférence de presse fut la première d'une série d'analyses lucides de l'état du monde (les discours de Phnom Penh, de Montréal, de la conférence de presse sur la Guerre des Six jours), qui se révélèrent toutes prophétiques, mais qui coupèrent progressivement l'ancien chef de la Résistance française des faiseurs d'opinion, puis ébranlèrent la confiance d'une partie des Français. Le mythe d'un président trop vieux se répandit, complaisamment entretenu par la presse anglo-américaine. Pensez-vous, De Gaulle croyait encore à ces vieilles lunes, il n'avait pas lu Keynes, le pourfendeur de la «relique barbare», l'or ! Personne ne suivit le président français, ni ne comprit la portée de ses avertissements.

C'était l'officier de la Première Guerre mondiale qui comprenait comment les Américains entretenaient, au Vietnam ou dans la multiplication des missiles intercontinentaux, l'esprit de la Guerre froide - grâce à une fabrication potentiellement illimitée de dollars, pourvu que le «monde libre» marche dans la combine. Et tout cela afin de doper, par un «keynésianisme militaire», leur économie soumise à toujours plus rude concurrence (européenne dans les années 1960, asiatique depuis les années 1970). A l'opposé, les soixante-huitards pacifistes sont devenus, avec les années et malgré leur slogan «Faites l'amour, pas la guerre», les garants du système américano-centré. Dans les années 1980, ils ont découvert l'argent facile mis par les Etats-Unis à la disposition du reste du monde, et ont vite oublié leur vieille détestation de l'impérialisme américain. Ils ont toléré, puis encouragé, un système international où le pétrole a remplacé l'or comme garantie matérielle du dollar, ce qui conduit les Etats-Unis à défendre toujours plus agressivement le contrôle qu'ils exercent sur les approvisionnements pétroliers - au risque d'embraser le Moyen-Orient. Ils ont participé toujours plus activement à l'accaparement toujours plus frénétique par une minorité d'individus toujours plus voraces d'un dollar-papier toujours plus dévalué et des produits financiers fondés sur lui à la valeur toujours plus hypothétique. Il n'y a pas d'autre explication sérieuse à la croissance des inégalités dans le monde.


La prise en otage des économies par le dollar


Si l'esprit européen avait été une réalité à la fin des années 1960, les membres du Marché commun auraient fait bloc derrière De Gaulle et exigé des Etats-Unis qu'ils remettent de l'ordre dans leurs finances et qu'ils adhèrent sérieusement à l'esprit de détente. Mais les Etats-Unis n'eurent rien à craindre: on se moqua de De Gaulle, on se réjouit de son départ. Personne ne s'opposa au coup d'état monétaire d'août 1971, lorsque Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus la convertibilité en or du dollar - le président Pompidou et son ministre des Finances Giscard capitulèrent comme les autres Européens. Et depuis plus de trente ans, le monde a dû subir un système monétaire international pervers où les déficits américains servent à financer la croissance monétaire mondiale, où les Etats-Unis drainent jusqu'aux trois quarts de l'épargne mondiale. Car lorsque l'on a des dollars-papiers toujours plus nombreux - et donc valant en réalité toujours moins - on n'a guère d'autre perspective que de les replacer aux Etats-Unis en espérant que la force de travail des Américains, leur ingéniosité financière et leurs dépenses de défense en maintiendront la valeur.


Un système américano-centré tenu par la peur de l'effondrement


Il y avait quelque chose de pathétique dans l'opposition, en 2003, de Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la guerre en Irak. Ils étaient lucides politiquement, mais incapables de comprendre l'envers du décor. Les pays, toujours plus nombreux, qui à la suite de la France et de l'Allemagne, se sont opposés à la guerre, ne semblaient pas voir que c'était la communauté internationale qui donnait, malgré ses critiques, aux Etats-Unis les moyens de financer leur appareil de défense et la guerre. Comment les Etats-Unis peuvent-ils dépenser 50 milliards de dollars par mois pour leur défense, quand ils ont besoin de la même somme, mensuellement, pour combler leurs déficits de toutes sortes ? Parce que le reste du monde (épargnants européens, investisseurs des pays producteurs de pétrole, banques centrales asiatiques) continuent à couvrir ces déficits sans broncher depuis des années.


Ce que Chirac et Villepin dénonçaient n'était que la face émergée de l'iceberg. Mais leur combat venait au bon moment, malgré l'insuffisante compréhension des mécanismes en jeu. En effet, George W. Bush restera dans l'histoire comme le président qui aura poussé à bout les ressources du système mis en place par Nixon, au point de le détraquer. Durant les six premières années de sa présidence, la masse monétaire américaine, tous produits confondus, a augmenté de 20% par an - pour amortir le krach des actifs boursiers, entretenir la consommation américaine et financer les guerres américaines. Depuis le début de la crise des subprimes, on en est à au moins 5% par mois. C'est-à-dire que, sous notre ami W, la masse monétaire américaine aura historiquement triplé. Autant dire que les Etats-Unis ont détruit la monnaie de réserve internationale. Le système ne continue à tenir que parce que le reste du monde, à commencer par la Chine, ne veut pas voir s'évaporer en quelques jours d'immenses réserves en dollars sur lesquelles repose le financement de son économie. Mais nul ne peut dire ce qui l'emportera, des forces de destruction inhérentes à la politique «néo-conservatrice» (quelle ironie dans cette auto-désignation !), ou des tentatives de stabilisation de la situation par les grands acteurs internationaux.

On saisit le contresens commis par Nicolas Sarkozy lorsqu'il veut resolidariser la France aux Etats-Unis au moment où il faudrait se concerter activement avec la Russie, la Chine, le Japon et les pays pétroliers pour poser les bases d'un système monétaire international assaini.



Marianne.fr du mercredi 30 Avril 2008

Edouard Husson


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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 06:45

Une école au Kham

 


Un ami de Sénas (13) a lancé une association "une école au Kham" (Est du Tibet). Il a ouvert un blog :


http://une-ecole-au-kham.over-blog.com/


Si sa démarche vous intéresse, n'hésitez pas à le soutenir...


DH

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 05:36

L'UIMM, Denis GAUTIER - SAUVAGNAC et la « fluidification des relations sociales »...



Dans l'affaire de l'UIMM, une phrase lâchée par Denis Gautier - Sauvagnac, l'ex directeur général de l'UIMM a fait couler beaucoup d'encre en jetant l'opprobre sur les syndicats. En effet les 19 millions d'€ en liquide de l'UIMM auraient servi à « fluidification des relations sociales ». Les médias se sont fait un plaisir de pointer du doigt les syndicats et de relayer l'information. Etait- ce réellement une information ou une conclusion hâtive ?


Si ce dossier peut avoir un aspect syndical, il ne faut pas forcément mettre tout le monde dans le même panier et au contraire bien étudier l'histoire de la fédération de la métallurgie.


Il ne faut pas aussi se détourner de l'aspect politique et des fameux amendements UIMM passés tard la nuit via des cavaliers parlementaires (amendements déposés sans lien avec l'objet de la loi en discussion). Ces dernières années, plusieurs amendements de ce type ont d'ailleurs été rejetés par le conseil constitutionnel.


Le dernier aspect est celui de la finalité de la fameuse « caisse noire ». Le groupe PSA vient de dévoiler qu'il a bénéficié en 2007 de 550 000 €, suite à un conflit dans son usine d'Aulnay. Cela n'a rien d'illégal, et l'argent provient de l'EPIM. Ce qui est par contre choquant, c'est l'utilisation de ces 550 000 € :


Le constructeur, qui avait refusé les revendications des grévistes, appelant à une augmentation de salaire, a donc comblé les pertes de ces six semaines de grève avec l'argent de l'UIMM. Peugeot, qui s'était alors montré intransigeant sur les revendications salariales de ses employés, avait donc fait une demande à la caisse patronale, qui lui avait été accordée.


Le délégué CGT du groupe PSA dénonçait également, mardi 8 avril, sur I-Télé, des "méthodes de gangster", et affirmait que le constructeur avait proposé de l'argent aux non-grévistes pour qu'ils assument la charge de travail des grévistes. (1)


La finalité de la cagnotte de 600 millions d'€ est pour les entreprises de la métallurgie de disposer d'une caisse antigrève.


L'aveu de PSA démontre que ces "méthodes antisyndicales " ne sont pas des vieilles histoires qui datent de 30 ans. Cela continue encore aujourd'hui. Pour mémoire, Liaisons sociales de ce mois - ci rappelle dans son édito, que « les pratiques de l'UIMM sont issues de la guerre froide et de la lutte menée par le patronat contre l'influence marxiste au sein du monde politique et syndical... »

 

Comme déjà évoqué, cela justifiait le soutien à Giscard contre Mitterrand en 1981, et le soutien aux syndicats anti - marxistes...


Pour la petite histoire, Frédéric Saint-Geours, l'ancien directeur général de Peugeot, a été nommé président de l'UIMM le 20 décembre dernier et Christian Streiff, le patron de PSA, siège au bureau. Ce sont des personnes certainement bien placées pour discuter du dialogue social dans les entreprises...


A suivre...


DH



Pour en savoir plus :


Lundi 24 mars 2008 : UIMM: un siècle de pressions patronales

 

Samedi 9 février 2008 : L'enquête UIMM qui va à droite...

 

Mardi 27 novembre 2007 : Affaire UIMM, le livre noir du patronat français 2001 - 2007


Mardi 30 octobre 2007 : Le scandale de l'affaire Denis GAUTIER - SAUVAGNAC et de l'UIMM



(1) JDD.fr


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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 05:51

L’affaire UIMM, le syndicat patronal de la métallurgie fait un peu moins la une de l’actualité. On sait simplement que Denis Gautier SAUVAGNAC est mis en examen et qu’une enquête est désormais en cours.
 
 
 
Volontairement ( ?) ou involontairement les médias se focalisent sur les versements occultes supposés envers certains syndicats. C’est négliger de parler de l’autre face de l’UIMM.
 
 
 
J’ai déjà parlé de cette affaire UIMM dans deux articles :
 
 
 
http://didier-hacquart.over-blog.com/article-13373130.html
 
 
 
http://didier-hacquart.over-blog.com/article-14054558.html
 
 
 
 
 
Dans libération du 31 janvier, Joseph Pinard, historien revient sur l’histoire de l’UIMM, et complète les informations déjà données pour mieux comprendre ce qu’est réellement l’UIMM, et les relations entre le patronat et le pouvoir
 
 
 
DH
 
 
 
 
 

L'UIMM, l'enquête qui va à droite (*)
 
 
 
 
 
 
 

"Des preuves existent de l'implication de l'UIMM dans certaines campagnes politiques. C'est un fait historique, explique Joseph Pinard, agrégé d'histoire, ancien député (PS), qui rappelle le soutien des industriels de la métallurgie aux réseaux de l'Institut d'histoire sociale et leurs connexions politiques. La prudence et la lenteur de l'enquête sur les fonds en liquide de  l’Union des industries métallurgiques et minières s'explique aussi par ces arrière-plans politiques. Comme le rappelle Joseph Pinard, Hervé Novelli, l'actuel secrétaire d'état aux entreprises, était lui même chargé de mission à la chambre syndicale de la sidérurgie de 1976 à 1986.

 
 
 

Joseph Pinard. «Des dizaines de millions d’euros en liquide sortis de l’UIMM, on sait encore peu de choses. Mais le doute a été bien vite jeté sur les syndicats. Je m’étonne que rien n’ait été signalé par les médias sur les largesses passées du syndicat patronal. Des preuves existent pourtant de son implication dans certaines campagnes politiques. C’est un fait historique. Une tradition ancienne. L’ancien président de l’UIMM, Pierre Guillen a évoqué les “dépenses de rayonnement” destinées à des bureaux d’études. En 1973, le journal l’Unité avait révélé qu’à l’occasion des élections législatives, deux millions d’affiches et trois millions d’autocollants “anti-programme commun” de la gauche avaient été financés par le syndicat patronal de la métallurgie. En 1974, c’est un faux numéro de France Matin imprimé à trois millions d’exemplaires qui annonce le rationnement qu’appliquera François Mitterrand s’il arrive au pouvoir. A l’époque, ces publications sont pour certaines conçues au siège de l’UIMM. Leur directeur de publication, Claude Harmel, n’est pas un inconnu des historiens. Il est l’un des piliers de l’Institut d’Histoire Sociale, aujourd’hui à Nanterre.

 


Une véritable enquête sur l’UIMM ne saurait faire l’impasse sur cet institut – par ailleurs détenteur d’importants fonds d’archives sur l’histoire syndicale. Dès l’après-guerre, la fraction dure du patronat en particulier dans la métallurgie y joue un rôle en soutenant à sa tête d’anciens collaborateurs, condamnés à la libération : Georges Albertini, ex-bras droit de Marcel Déat au Rassemblement national Populaire, et Claude Harmel, ancien cadre de ce parti pro-nazi. »

 
 
 

«Alors qu’en 1943, il s’en prenait par écrit aux “cervelles talmudiques”, Harmel se reconvertit dans le combat anticommuniste de la guerre froide dès 1949. Il fonde l’Association pour la liberté économique et le progrès social (Aleps), grâce à des fonds patronaux, et l’institut supérieur du travail (Ist) pour former les cadres d’entreprise à l’action antisyndicale. Le 12 décembre 2006, l’anniversaire des quarante ans de l’Aleps a été célébré dans les locaux de l’UIMM à Neuilly, en présence d’Alain Madelin, ancien ministre, et d’Hervé Novelli, alors député, mais aujourd’hui secrétaire d’Etat chargé des entreprises. Dans le compte rendu officiel de cet événement, l’on apprend que MM Madelin et Novelli, heureux de leur “long compagnonnage” avec l’Aleps ont été conquis par Claude Harmel qu’ils considèrent comme “leur père spirituel”. Il est vrai qu’Harmel, l’ancien pro-nazi, avait été choisi par les Presses Universitaires de France pour rédiger leur Que sais-je sur la CGT !

 
 
 

Ce compagnonnage de Novelli avec l’Institut d’histoire sociale, que la lettre de Magazine Hebdo appelait “la principale centrale anticommuniste”, remonte aux années soixante dix, lorsque ces anciens collaborateurs ont attiré et recyclé des militants du groupuscule Occident. C’était un sas, une pouponnière. Le ministre, lui, s’est seulement souvenu d’avoir assuré la permanence de la bibliothèque de l’organisme. Il en avait aussi animé la commission “nationalisations” en 1983. De 1976 à 1986, Novelli était surtout chargé de mission à la chambre syndicale de la sidérurgie. Loin de financer les syndicats, ces réseaux les combattent. Il faut souligner le poids de leur lobbying en faveur du détricotage du droit du travail. A l’anniversaire de l’Aleps, un élu a prétendu représenter cent cinquante députés.

 
 
 

“Pourquoi les syndicalistes français, ces nabots du monde occidental, peuvent-ils terroriser nos élus au point de mettre la France à leur merci” s’indignait Bernard Zimmern, le président de l’Aleps, auteur de la dictature des syndicats (2003). Tandis qu’Hervé Novelli le félicitait “d’oser briser la loi du silence”. Zimmern est aussi trésorier fondateur de Contribuables et associés, un mouvement prompt à dénoncer “la mafia des syndicats”. Espérons que l’enquête révélera celle de l’UIMM. »

 
 
 
Recueilli par KARL LASKE
 
 
 

(*) http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/01/luimm-lenqute-q.html

 
 
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 06:24

 


Putain, 2 ans déjà !

 
 

Mon blog a désormais 2 ans jours pour jours ! 2 ans sur la planète internet, c’est :

 

- 884 articles publiés depuis la création

 
 

- 2800 commentaires et autant de réponses de ma part !

 

- Désormais entre 6500 et 7000 visiteurs uniques chaque mois. Début 2007 c’était en 3000 et 3500).

 

- Un total de plus de 80 000 visiteurs uniques depuis la création du blog

 

- Un record de 545 visiteurs le 24 mai 2007

 

- Un peu mois de 400 000 pages vues depuis la création du blog

 

- Un record de 5403 pages vues le 09/09/07

 

-Un record de 53672 pages vues en mai 2007.

- Pour les spécialistes, un « blog rank » qui oscille entre 82 et 90
 

- Un blog référencé en première page des blogs politiques d’over-blog et très souvent en 1ère position

- Un référencement dans les 3 premières pages des blogs les plus populaires sur over-blog.


- Un bon référencement sous google, yahoo, voila,etc.

 

   

- Des articles qui entrainent des avalanches de commentaires

 

- Plus de 50 lorsque l’on aborde le travail du dimanche 

  

- Plus de 50 lorsque GAUDIN donne l’investiture UMP à SIMONPIERI pour la municipale 2008  à Marignane

 

- Plus de 60 lorsque le MRAP dénonce l’association extrémiste Faisceaux

 
 

- Plus de 220, lorsque je m’attaque à la même association GRIF, transformée en faisceaux

 
   

- 2 plaintes déposées auprès du commissariat de Vitrolles déposées contre les menaces de groupes extrémistes

   

- Des discussions avec des internautes du Canada, de Belgique et de toute la France

 
  

- etc.

 
   et rendez vous en 2009 !
 
 

Didier HACQUART

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 06:23

 


Une idée de cadeau pour noël, l’abécédaire mal pensant de Jean - François Kahn…

 
 
 

Noël arrive, et il est temps de faire une petite trêve des confiseurs.

 
 
 

12-2007-JFK.gifSi vous cherchez encore un cadeau, je conseille le dernier livre de Jean – François Kahn : abécédaire mal pensant, « a – t - on encore le droit d’écrire çà ? ».

 
 
 

Les visiteurs de ce blog savent que j’apprécie JFK, même si je ne partage pas toutes ses positions politiques. Non je ne suis toujours pas un supporter de Bayrou. J’apprécie par contre les analyses toujours pertinentes de JFK. Parfois il se trompe, et il a la rare honnêteté de le reconnaître.

 
 
 

Dans cette période de fête, je me permets de reprendre quelques définitions issues de son livre choisies presque au hasard !

 
 
 

Progrès social :

 
 
 

Hier, désigner comme objectif à atteindre les hauts salaires des ouvriers américains. Aujourd’hui, tendre à rapprocher le coût du travail de celui qui a cours au Bengladesh. Et, désormais, cela concerne même les ouvriers américains !

 
 
 

Réformisme :

 
 
 

Processus qui consiste à promouvoir une révolution par une série de réformes graduelles. C’est par le réformisme qu’on est passé du têtard au singe et du singe à l’homme. Révolutions s’il en fut ! Aujourd’hui, on appelle réformismes ceux qui préconisent de revenir à un état antérieur : de l’homme au singe, puis du singe au têtard.

 
 
 
Spéculateur :
 
 
 

Personne qui s’enrichit, non grâce à un travail productif ou un service rendu, mais les pieds en éventail en effectuant, au téléphone, des opérations purement financières. On reconnaît le plus souvent, en France un spéculateur à ce qu’il se présente en restaurateur véhément de la valeur travail et se lamente du fait que les français n’en fichent pas une rame.

 
 
 
Etc.
 
 
 
DH
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