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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 06:41





C'est dimanche et donc je change de registre ! Ces derniers dimanches, je vous ai fait une série sur mon voyage dans l'ouest canadien. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de mon dernier livre, « le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas. Ce n'est pas un livre qui vous remonte le moral, quoique par certains cotés...

 

Par rapport à tous les « grands discours », ce livre nous ramène à la réalité vécue par nombre de d'hommes et de femmes. Sous un autre aspect, j'ai été confronté à cette réalité lorsque j'étais adjoint au maire avec les dizaines de personnes que j'ai reçu dans mon bureau à la recherche d'un emploi...

 

C'est aussi cela qui donne un sens à l'engagement politique.

 

Merci Florence...


DH

 


 

Florence Aubenas : pratique de l'immersion en temps de crise

Pendant 6 mois, elle s'est mise dans la peau d'une femme de ménage, parce que dit-elle « les médias ont du mal à rendre le réel ».

Florence Aubenas à Paris, février 2010 (Audrey Cerdan/Rue89)

Dans le sillage du journaliste allemand Günter Wallraff, du Français Hubert Prolongeau et de quelques autres, Florence Aubenas s'est immergé en milieu précaire, et a cherché un emploi. Résultat : un livre saisissant, et des questions sur une pratique efficace. Entretien.

« Se laisser porter par la vie », « reprendre un temps normal », et « parler de la crise par ceux qu'elle touche » : voilà ce que Florence Aubenas [précision : Florence Aubenas est actionnaire minoritaire de Rue89, ndlr] a décidé de faire.

Entre février et juillet 2009, elle a pris un congé sans solde à son journal (Le Nouvel Observateur), changé sa couleur de cheveux, et est partie voir la situation de l'emploi à Caen. Avec en poche ses vrais papiers et un CV avec un léger trou, elle s'est mise dans la peau d'une femme de ménage et a cherché un travail.

Des journalistes comme modèles

Quand l'idée de cette expérience lui est venue, Florence Aubenas avait lu les ouvrages qui font autorité sur la pratique de l'immersion. Comme « Tête de Turc » (1986) où le journaliste allemand Günter Wallraff prend pour nom Ali Sinirlioglu, et se fait passer pour un Turc à la recherche d'un emploi. Ou le travail d'Hubert Prolongeau dans « Sans domicile fixe » (1997), inspiré de la même méthode. (Voir la video)


Le quotidien d'une femme de ménage

A Caen, elle s'installe dans une petite chambre (loyer : 348 euros) et se plonge dans le quotidien d'une femme de ménage : agences d'intérim, entretiens à Pôle emploi, boulots difficiles…

Dans le reportage que la journaliste tire de cette expérience, elle raconte un monde dont on sait qu'il existe (« je ne prétends pas avoir découvert la précarité ! ») mais dont on ignore ses existences marquées par la perte d'un emploi, et plus encore par la peur de le perdre.

Il y a Marilou, 20 ans. Elle a deux boulots, dans le ménage. Des CDD. Auxquels vient s'ajouter un troisième emploi. Des « heures » à des horaires impossibles. 200 euros touchés lorsqu'elle démissionne. Un « parachute doré », dira son employeur.

Il y a Philippe, rencontré à un forum pour l'emploi. Chômeur. Lucide. Pour lui, perdre son travail, ce n'est pas la mort. A condition de tout accepter ensuite. Accepter de repartir de zéro.

Victoria, l'amie, ancienne syndicaliste qui fait claquer le mot « femme de ménage » bien fort quand on lui demande ce qu'elle faisait plus jeune. Et tant d'autres.

Tout accepter, ce sont des horaires absurdes, tous les jours, toutes les nuits ; des conditions que l'employeur sait que vous n'êtes pas en mesure de négocier. Des jambes en compote, la fatigue et l'indifférence. Ces clients qui lorsqu'ils vous rencontrent ne savent plus où regarder.

Un reportage qui a de la voix

Sans pathos, Florence Aubenas restitue la violence du travail précaire sans jamais oublier les amitiés qui s'y créent, le courage de recommencer tous les jours sans se départir de sa drôlerie et de son courage. Le livre est à l'avenant : écrit au présent (un temps cash), elle présente les faits avec légèreté et fidélité, laisse ses « témoins » dire la gravité de la situation, de la crise, et de la vie.

Elle les laisse aussi dire les contrats qu'ils passent entre eux, faute d'en avoir d'autres : la solidarité, l'écoute, les discussions. De nombreuses discussions inattendues jalonnent le livre. Comme cette accompagnatrice, Mme Astrid, dont le romancier préféré est PPDA.

L'expérience n'était pas aisée : observatrice aisée (parisienne, pas précaire) et participante, elle a transformé cette immersion pied de nez en reportage. Et s'est arrêtée dès qu'on lui a proposé un CDI, pour ne prendre le travail de personne. (Voir la video)


Trop de médiatisation ?

Ce livre est écrit par une journaliste qui est devenue un vrai personnage depuis sa détention (un livre en 2007). Et qui a été fort médiatisée cette semaine. Son visage, connu de tous durant la guerre en Irak, a été en couverture du Nouvel Obs pour annoncer la sortie de ce livre.

Trop de médiatisation ? Florence Aubenas le reconnaît, sa détention l'a rendue célèbre. Elle dit n'en avoir que les aspects positifs : on s'intéresse à son travail, là, à son livre.

Comme elle le dit dans l'interview, et comme le prouve son livre, « les médias ont du mal à rendre le réel », surtout lorsqu'il est immatériel (précarité, pauvreté). Le procédé utilisé (immersion) génère aussi un procédé (la narration) et un tempo (laisser la vie opérer) qui ne sont plus possible dans la presse d'aujourd'hui.

Ce genre d'immersion fera obligatoirement penser aux livres de William T. Volmann sur la violence et sur la pauvreté. Le genre de livres qui font penser que l'écriture est la plus belle des empathies. (Voir la vidéo)



Le quai de Ouistreham (éd. de L'Olivier,270pp, 19 €)


Voir la version intégrale de l'entretien. Florence Aubenas y parle, en plus des thèmes abordés ici, de la presse et du social, de son travail d'écriture, de son approche, de ses « collègues », du réel et de la fiction dans l'écriture et dans le journalisme, de son énorme médiatisation.

 


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 05:17




J'ai pris un peu de retard pour en parler. Le « célèbre JB » me l'a reproché d'ailleurs. Mais bon, je reste maitre de mon blog et son avis je m'en moque !


Pour autant, Jean Ferrat est décédé, je me devais d'en parler. J'ai choisi un article du journaliste Guy Knopnicki que nous connaissons bien à Vitrolles...


DH




Jean Ferrat, c'était ma France


Les obsèques de Jean Ferrat ont lieu aujourd'hui, (17/03/10) en Ardèche. Guy Konopnicki revient sur « son » Ferrat, ce communiste indépendant qui chantait la France en associant le patriotisme à la révolte.


capture d'écran ina.fr


Jean Ferrat s’inscrit, presque à son insu, dans une longue histoire de métèques, de juifs errants, pâtres grecs pour la rime de son ami Moustaki. Ces immigrés, ces manouches, ces juifs qui firent la chanson française… L’amour des rues de Paris, chanté par Francis Lemarque , Montand et Mouloudji. Ou Joe Dassin, ou encore le Paris s’éveille, écrit par Jacques Lanzmann pour Dutronc. Parce qu’elle populaire, la chanson a attiré et accueilli les enfants d’immigrés, pressés de chanter leur pays d’adoption. Ferrat, comme ceux de la génération qui le précède immédiatement, Lemarque, Montand et Mouloudji, a connu l’apprentissage, il a travaillé tôt. Il vient de la France populaire, celle qui travaille en usine, à Créteil.

Lorsqu’il choisit un nom de scène, Jean Tenenbaum ne cherche pas à se cacher. Deux syllabes, que le public retiendra facilement, un  nom repéré au hasard sur la carte de France. Mais ce choix ne doit rien à la lâcheté ! Il est le premier à chanter la tragédie. En 1965, il fallait oser monter sur scène avec Nuit et Brouillard
. Le rock français domine, il est très loin de l’engagement des rockers américains. Jean Ferrat sait peu de choses de sa propre histoire, il avait neuf ans quand son père a été déporté et assassiné. Sa vision d’enfant juif est aux antipodes de celle qui domine aujourd’hui. Il se souvient de la France républicaine et des militants communistes qui l’ont pris en charge. Nuit et Brouillard ne s’attache pas particulièrement au sort des juifs. La chanson évoque la déportation, ce qui, répétons-le, pour l’époque est un exploit. Le marché veut des 45 tours pour les surboums et les juke-boxes. Des chansons qui passeront en boucle sur Europe 1. Jean Ferrat, découvert avec Ma Môme, récidive avec Nuit et Brouillard et, sur l’autre face, 400 enfants noirs. Puis, Potemkine.

LE COMMUNISTE INDEPENDANT


Le succès surprend d’autant plus que le chanteur n’est pas particulièrement soutenu par les réseaux militants. Il fera la Fête de l’Huma beaucoup plus tard, en chanteur reconnu. Bien après Claude François ! Jean Ferrat n’était pas le chanteur du parti. Lorsqu’il apparaît, le PC ne tient pas du tout à décerner ce titre. Montand est passé par là. Sa rupture a laissé trop de traces pour qu’on lui cherche un successeur. Au demeurant, Jean Ferrat ne demande rien. Il veut les grandes scènes du music-hall. Il sera la dernière vedette de l’Alhambra Maurice Chevalier, avec une première partie signée Jean-Christophe Averty. Au long de sa carrière, il a très peu chanté lors des galas de la CGT ou du PC. Il signait des appels, se montrait parfois, en militant dans les manifs. Mais il ne s’est pas lié à ce qui était alors un vaste réseau de show-bize, constitué par les fêtes militantes, les galas des comités d’entreprises et les spectacles des municipalités. Jean Ferrat n’a jamais fait de tournée en URSS. Les Soviétiques préféraient Mireille Mathieu, ils se méfiaient des artistes engagés.

Jean Ferrat était un communiste indépendant. Même quand ses chansons semblaient refléter « la ligne 
».

À sa mort, nous n’avons pas beaucoup entendu la chanson gouailleuse qu’il adresse, en 1968, aux gauchistes médiatisés, qu’il traite de « pauvres petits cons. 
» Il voit s’installer la nouvelle pensée dominante « On parle de vous sans cesse de vos opinions »… Cette pensée faite de mépris pour le peuple de France.

LA POESIE D'ARAGON


Jean Ferrat n’a pas seulement chanté Aragon, il l’a lu. Pour la scène, il puise essentiellement dans les Yeux d’Elsa
. La Diane Française est sans doute un peu datée. Il est difficile dans les années 70, de mettre en musique ces rimes, associant Roland sonnant du cor aux héros renaissant au Vercors. Mais c’est bien la France d’Aragon qui inspire Ma France de Jean Ferrat.

Aragon avait brisé un tabou. Le patriotisme républicain chantait la Révolution, le peuple en marche. La terre, le paysage, les villages relevaient du nationalisme maurrassien. Poète de la Résistance, Aragon ne veut rien laisser à Pétain, ni Jeanne, ni Roland, et pas même les jardins de France, ceux que l’on aperçoit quand on a traversé le pont de Cé.
L’évocation de la France par Jean Ferrat, commence avec La Montagne
. La chanson est très éloignée de l’univers communiste, celui des banlieues, où « il faut savoir rentrer dans son HLM manger du poulet aux hormones ».

LA TERRE ET L'HISTOIRE


Ma France reprend le mélange cher à Aragon. Les bruyères de l’Ardèche, les vallons et les collines, et ce peuple militant, par ce journal que l’on vend le matin d’un dimanche. La France, celle dont Monsieur Thiers a dit « qu’on la fusille
 ». Ferrat n’était pas Furet, elle répondait toujours du nom de Robespierre, sa France !

La terre et l’histoire. Jean Ferrat, fils d’immigré juif, avait choisi un enracinement. L’Ardèche n’était pas une villégiature, mais un choix de vie. Il est le dernier, au moins dans la chanson, à avoir porté ce patriotisme, adoptant tout à la fois la longue histoire des révoltes populaires et l’amour du terroir, la nostalgie du vin qui ne sera plus tire, horrible piquette qui faisait des centenaires…

La télé de Giscard avait interdit Ma France
, parce que Ferrat traitait les gouvernants d’usurpateurs. Plus tard, les manifs de gauche ont préféré la Douce France, celle que chantait Charles Trenet en Allemagne devant les prisonniers de guerre, et qui est, beaucoup plus ambiguë. La France de Jean Ferrat était tout à la fois terrienne, populaire et rebelle. La Môme en usine à Créteil et les paysans de l’Ardèche. Ce peuple, dont les « pauvres petits cons » de l’autre chanson refusent toujours d’entendre parler !

 


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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 06:42




J'ai reçu ce texte de Jack London, de mon camarade Pierre. Il nous prose de le diffuser. C'est vrai qu'après avoir eu le droit à 45 minutes de discours de Sarkozy, hier jeudi, cela fait un peu de bien... Remarquez, à un moment donné, j'étais un peu perdu, car il remettait en cause la concurence libre et non faussée pronée par l'Eurocopte et le TCE qu'il a ratifié contre l'avis des Français... J'y reviendrai.

 

DH

 

 


 

Chers ami(e) et camarades,

 

Je ne résiste pas au plaisir de vous soumettre ce texte de Jack London qui écrit en 1896 reste d’une actualité criante. Je vous conseille de lire jusqu’au bout et de le diffuser si comme moi vous l’avez apprécié.

 

Remplaçons Oakland par la France ou quelconque de nos collectivités territoriales, attardons nous sur l’ensemble de nos services publics (eau, énergie, transports, la Poste, télécommunications…) pour constater la modernité de l’ami Jack et que la concurrence demeure une vieille et mauvaise réponse aux questions de notre temps.


Ce texte me fait réagir également à l’idée de « décroissance » prônée par certains.

 

Celle ci n’est pas d’actualité tant que nombre de nos concitoyens demeurent privés du nécessaire et du superflu. Par contre l’abandon des productions inutiles et parasitaires s’avère nécessaire pour une mobilisation du travail et des capitaux dans une croissance maîtrisée autour de productions « utiles » capables d’assurer un progrès social permettant à l’ensemble de nos concitoyens d’accéder à un mieux être matériel et culturel.

 

Pierre Pradel

 

 

 


 

Socialisme municipal et service des eaux de Jack London paru le 12 aout 1896

 

Un mot sur la concurrence. La concurrence est l’âme du commerce. C’est un aiguillon pour le capital et le travail, le consommateur en bénéficie. Elle stimule les affaires et elle donne la mesure de la prospérité nationale . Elle ranime les énergies latentes d’un peuple, développe les ressources d’un pays ; elle lègue à une nation, comme un objet de première nécessité, l’indépendance individuelle et collective.

 

Tout cela- et bien d’autres choses encore-est le résultat, ou du moins, on le prétend, de la concurrence.

 

Le peuple, les grandes masses agitées, le croient, cela doit être vrai, mais le peuple a été, est, et peut être trompé. Prenons comme exemple le jeu de la coquille. Il est simple-le pois, les coquilles, l’opérateur se trouvent exposés à la vue de tous. Cependant, combien y a t-il de gens qui échouent dans leur tentative de réaliser cet exploit dérisoire : désigner la coquille sous laquelle se trouve le pois ?

 

Pourtant ils se prononcent aussi hâtivement sur les mérites ou les démérites de la concurrence. Si chaque citoyen voulait consacrer à la question une analyse honnête et réfléchie, comme les conclusions seraient différentes.

 

Procédons à cette analyse, en prenant pour exemple l’affaire purement locale des compagnies rivales de distribution d’eau d’Oakland.

 

Jusqu’à ces derniers temps , la contra costa water company fournissait toute l’eau de la ville. C’était un monopole, mais ce mot répugnait aux citoyens du lieu, qui se croyaient lésés dans leurs intérêts . Ils réclamèrent à cor et à cri un changement et on leur proposa cette panacée : la concurrence. Ils prirent la dose et s’estimèrent heureux-heureux- heureux comme le mangeur d’opium sous l’empire de sa drogue subtile. Mais quand ses effets se sont dissipés et que commence la réaction, comme le mangeur d’opium se trouve mal à l’aise ! Il en est de même des habitants d’Oakland. Actuellement ils ne ressentent que les effets de l’action ; la réaction est à venir encore à venir.

 

La contra costa water company a l’apport d’eau nécessaire, les installations pour la distribuer, et conclusion logique, les capitaux nécessaires pour faire fonctionner le tout. Il est évident que de nouveaux capitaux n’étaient pas nécessaires pour approvisionner Oakland en eau.

 

L’oakland water company s’est créée et il faut désormais un capital double pour alimenter Oakland en eau. La nouvelle compagnie double les canalisations de l’ancienne, éventre encore une fois nos rues, et creuse des tunnels et établit des barrages dans nos collines pour obtenir cette précieuse fourniture. Alors la guerre commence, les tarifs diminuent dans des proportions ruineuses, tandis que nos concitoyens se régalent du spectacle et font en même temps des économies. Ils oublient qu’il y a toujours un lendemain. Avec une telle concurrence bel et bien instaurée et une guerre des tarifs qui sévit, il peut y avoir trois résultats- pas davantage.

 

Tout d’abord, à vendre de l’eau à perte, la compagnie ayant le capital le moins élevé, moins armée pour subir l’épreuve, va sombrer. L’autre compagnie va désormais jouir d’un monopole et la première chose qu’elle va faire, c’est de réaliser des économies. Les habitants d’Oakland qui bénéficiaient de tarifs modérés en feront les frais, en payant plus cher.

 

En second lieu, la lutte peut être si âpre et s’annoncer comme devant durer si longtemps que la compagnie la plus riche va racheter la plus pauvre. Que s’ensuit-il ? Elle a été obligée de doubler son capital investi et de trouver sur ce nouveau capital un dividende équivalent de celui qu’elle recueillait antérieurement, il lui faudra donc doubler ses tarifs. En outre, du fait qu’elle avait perdu de l’argent au cours de la période de concurrence elle augmentera encore davantage ses tarifs pour se rembourser.

 

En troisième lieu, si les deux compagnies sont à peu près d’égale importance elles peuvent continuer la guerre jusqu’au moment où l’une des deux se trouve au bord de la faillite. Alors elles s’apercevront des dangers de la situation. Elles vont se concerter et aboutir à la conclusion qu’avec une bonne gestion, elles peuvent l’une et l’autre recueillir de bons dividendes sur leurs investissements. Elles vont mettre leurs intérêts en pool et augmenter l’une et l’autre leurs tarifs jusqu’à un niveau sur lequel elles se mettront d’accord.

 

Puisque le capital investi est maintenant le double de ce qu’il était, un intérêt double est nécessaire ; que les anciens tarifs aient à être doublés pour obtenir ce résultat est la conclusion prévue.

 

En dehors de ces trois moyens, il n’y en a pas d’autre pour régler la question de la concurrence entre les compagnies d’eau d’Oakland. La réaction est arrivée- le mangeur d’opium s’est réveillé !

 

La question du chemin de fer de la vallée peut être analysée de la même façon, de même, en réalité, que toute affaire similaire. Si une compagnie est parfaitement en mesure de faire fonctionner son affaire, l’intervention d’une seconde ne peut se terminer que de l’une des trois façons que nous avons examinées. Si la compagnie est trop peu importante pour s’en tirer et qu’une autre entre en scène, il n’y aura que très peu de concurrence car ni l’une ni l’autre ne se trouvera en situation de reprendre l’affaire de l’autre ; tandis que si la nouvelle compagnie est d’une taille suffisante, elle évincera la plus ancienne.

 

Supposons un communauté de cent travailleurs, dont tous sont occupés à produire légitimement le nécessaire et le superflu ; on décidera si elle est plus prospère qu’une autre communauté de cent travailleurs parmi lesquels vingt sont occupés à la tâche improductive d’assécher l’océan.

 

Supposons que Dingee ait employé 500 hommes pendant une année comportant 300 jours de travail, la journée comportant dix heures. 1 500 000 heures de travail ont ainsi inutilement, à tort, dépensées, puisque la contra costa water company était parfaitement capable d’alimenter Oakland en eau.

 

Il semble visible qu’une telle concurrence nécessite un gaspillage de travail et de capitaux et aboutit toujours à un monopole.

 

Y a-t-il un autre chemin pour sortir du désert ?

 

Le lecteur peut il suggérer un remède à la concurrence des compagnies d’eau rivales d’Oakland ? Sinon, je lui demanderai s’il a déjà entendu parler de domaine municipal ?

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 06:13





Le dimanche, la rubrique sera un peu plus personnelle...

 

Ainsi, la semaine dernière je suis allé en famille voir le film Océans de Jacques PERRIN. Si vous êtes amoureux de la mer et de la vie marine, allez – y !!

 

 

DH

 

http://www.paradise-plongee.com/images/stories//News/News2008/FilmOceans.jpg

 

Les photos qui suivent ne sont pas tirées du film OCEANS, mais je les ai prises en aout 2009, lors de mon voyage dans l'Ouest Canadien...

 

P1010512.JPG

 

Des orques dans le Johnstone strait  (Ile de Vancouver)

 

P1010466.JPG

Dauphin à flancs blanc du pacifique (Ile de Vancouver)

 

P1010835.JPGUne baleine à bosse du coté de UCLUELET (Ile de Vancouver)

 

P1010838.JPGLa queue de la baleine à bosse

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 05:57




 

http://www.prestigium.com/local/cache-vignettes/L302xH403/arton1335-3a58a.jpg

La semaine dernière j'ai « zappé » les vœux du Maire. Ce n'est pas du boycottage, ni pour des raisons politiques ou autres, mais tout simplement pour aller en famille au cinéma à la demande de mes filles !...

C'est vrai que j'ai raté le film sur la film, dont j'ai eu par ailleurs de bons échos, mais ce n'est que partie remise, et Il n'y a pas que la politique dans la vie...

 

Nous sommes donc allés voir en famille  AVATAR et je vous conseille le film !

 

DH


 

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 06:31



Déformation d'ingénieur ? Dans tous les cas cette machine ultime ma plait. Est - ce sa portée hautement philosophique ?

 

A méditer...

 

DH

 

 

 

 

 

 

NB : Ok allez c'est dimanche... Je vais me reposer, quoique !

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 06:01




Mon blog a 4 ans !!!

 

 

Mon blog a désormais 4 ans jours pour jours ! 4 années sur la planète internet, c'est :

 

Depuis la création le 3 janvier 2006 :

 

- 1603 articles publiés

 

- Un total de plus de 187000 visiteurs uniques

 

- 738451 pages vues

 

- 7624 commentaires et autant de réponses de ma part !

 

- Un record de 5403 pages vues le 9 septembre 2007.

 

- Un mois record de 53672 pages vues en mai 2007.

 

En 2009 :

 

- 34442 visiteurs en 2009, soit 2870 en moyenne par mois.

 

- 65567 pages vues, soit une moyenne de 5464 par mois.

 

- Un record absolu de 2165 visiteurs le 19 juillet 2009 (publication des résultats de la municipale partielle d'Aix).

 

- Pour les spécialistes, un « blog rank » qui oscille en 2009 entre 60 et 80 avec un maximum de 82.

 

Et la suite de l'aventure en 2010 grâce à votre soutien... 

 

Didier HACQUART

 


 

Pour en savoir plus :

 

Mercredi 3 janvier 2007

 

Le blog, un an déjà

 

Mercredi 2 janvier 2008

 

2 années sur le blog de Didier Hacquart

 

Dimanche 4 janvier 2009

 

Blog de Didier HACQUART, 3 ans déjà

 

 

 

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 06:13





Il a pris le pseudo de « Vitrollaislambda » sur le forum de La Provence.com où il intervient régulièrement. Il est aussi photographe, et une de ses images a été retenue par le Maire de Vitrolles pour ses vœux 2010.

 

Il anime aussi un blog avec de très belles photos de Vitrolles et ses environs :

 

« Instants photographiques du Païs de la Mar de Berre » : http://pais-de-la-mar.blogspot.com/

 

Vous y découvrirez un autre visage de Vitrolles, avec des coins méconnus...

 

Merci à lui !

 

DH

 

 

01-2010voeu-mar-ombrs.jpg

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 01:01



J'adresse mes meilleurs voeux à tous les internautes fidèles à mon blog et aux autres bien sûr !!!

Didier HACQUART

http://85.31.196.116/carredartistes/site/docs/upload/2009110205_CartedeVoeux20102.jpg

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 05:25


Bon anniversaire à ma seconde fille née un 31 décembre il y a 18 ans !

Tout cela ne nous rajeunit pas...

http://a33.idata.over-blog.com/2/12/74/82//anniversaire-le-chat.jpg

  DH




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