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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 06:04

PRS 13, le site !



Pour la République Sociale des  Bouches du Rhône, PRS 13, a ouvert un nouveau site Internet (merci Alain).



Il complétera le site national de PRS, avec une actualité plus locale...


http://www.pourlarepubliquesociale.org/


A vos souris !!!


DH

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 14:35

Manifestation du 1er mai à Marseille



Nous étions entre 2.500 et 3.000 personnes selon la police, 30.000 selon les syndicats, à manifester à Marseille ce matin 1er mai.


Dans les premiers rangs, des salariés de l'usine Coca-Cola des Pennes-Mirabeau et du site ST Microelectronics de Rousset qui ont récemment obtenu des augmentations après des grèves, défilaient derrière une banderole commune: «Pour les salaires on a lutté, pour les salaires on a gagné». Dockers et agents portuaires qui observent depuis trois semaines une grève perlée à Marseille contre la réforme des ports autonomes, étaient en nombre.

 

Gérard PERRIER militant infatigable avec Hélène, de PRS Essonne, venue renforcer le temps de la manifestation PRS13


PRS et le mouvement social sont indissociables, et bien évidemment les militants de PRS étaient présents à la manifestation et plus de 2000 tracts sur la défense de laïcité ont été distribués. A l'heure ou Nicolas Sarkozy s'attaque à la loi de 1905, et remet en cause la laïcité garante de notre république, après ses discours du Latran et de Ryad, notamment, il est important de se mobiliser.


La manifestation du 1er Mai c'est aussi l'occasion de retrouver les copains syndicalistes et politiques. Cette année, il faut noter l'absence officielle du PS qui n'a semble - t - il pas juger bon d'être aux cotés des salariés ? Il y avait cependant une petite délégation des jeunes du MJS13 qui manifestait et que je salue, sans oublier quelques camarades comme Pascale Morbelli élue de Vitrolles ou Gaëlle Lenfant, candidate PS aux législatives 2007 dans la XIème circonscription.


 

Hélène Lecacheux de PRS13 au coeur de la manifestation en grande discussion pour convaincre
et toujours convaincre !

 

 

 



Mon badge PRS est pret pour la manifestation du 22 mai pour défendre nos retraites !

 


DH

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 06:07

François Delapierre de PRS, livre son analyse sur les mesures présentées par Nicolas Sarkozy pour réduire les dépenses de l'Etat. C'est évidemment instructif, et la comparaison avec les politiques menées par Reagan et Bush.


Ce qui m'avait interpellé dans son discours de présentation de ces fameuses mesures, c'était la nécessité de Nicolas Sarkozy pour se justifier, de faire référence sans cesse à la Gauche ! Ainsi dans son discours il cite Mitterrand (2 fois), Deferre, Mauroy, Charasse, Schroeder, Zapatero, Blair, Brown. Quel était l'objectif de son scribe ? Etait -il aussi peu sûr de son programme et des réactions pour qu'il ait besoin de s'appuyez sur des références à gauche ?


Pour lire le discours cliquez ICI.


DH

 


Une stratégie made in America par François Delapierre de PRS

 


Combien de gadgets et d'attrape-gogos dans la longue liste des 166 mesures présentées par Nicolas Sarkozy pour soi-disant faire des économies et réformer l'Etat ? Un bon nombre, assurément. Notons pour commencer qu'ils ne sont même pas d'accord entre eux sur le montant des économies à en attendre : de 5 milliards selon Accoyer à 8 selon Arthuis, presque du simple au double selon qui en parle !


En fait, ces 166 gadgets visent à créer un paysage. Et à l'installer dans les têtes. Il s'agit d'abord de fabriquer l'évidence que la réduction des dépenses publiques serait un impératif aussi urgent qu'absolu. Il s'agit ensuite de faire croire que l'effort du pouvoir porte en premier lieu sur la réduction du fameux "train de vie" de l'Etat, et s'attaque donc en quelque sorte au superflu plutôt qu'au nécessaire.


Or les chiffres, dont ceux fournis par le gouvernement, démentent ces deux idées. Premièrement, on constate que les économies annoncées représentent moins de la moitié des 15 milliards de cadeaux fiscaux distribués l'an dernier. Non seulement ce plan de rigueur veut faire payer par le plus grand nombre les largesses accordées à une minorité de très riches. Mais en outre, on voit que le levier des recettes fiscales serait bien plus efficace que celui des dépenses pour réduire le déficit budgétaire. Deuxièmement, le pouvoir dit lui-même qu'il escompte que la moitié des économies réalisées proviendront en réalité de la réduction drastique du nombre de fonctionnaires et non de celle du "train de vie" de l'Etat.


Certains espèreront peut-être que la réduction du nombre de fonctionnaires n'affecterait pas la qualité des services publics. Mais savent-ils que la moitié des fonctionnaires travaillent pour l'Education nationale ? Or dans des secteurs tels que celui-ci, on ne peut attendre des gains de productivité réguliers permettant de faire toujours plus avec toujours moins de personnel, comme dans le reste de l'économie. La plupart des services publics sont même pris dans la spirale inverse : plus le marché du travail devient "concurrentiel", plus les dégâts sociaux sont lourds et plus les moyens pour y faire face doivent être importants. La réduction des effectifs ne signifie donc rien d'autre que la réduction du service public et de sa logique. Les lycéens qui défilent ne s'y sont pas trompés.


Pour réaliser les économies exigées par les baisses d'impôts pour les plus riches (mais aussi sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus financiers), le gouvernement doit donc s'attaquer au cœur dur des services publics, notamment l'éducation, surtout si les dépenses militaires et de police sont "sanctuarisées". Mais cela ne suffira pas, d'autant que les suppressions de postes mettent longtemps pour produire leurs effets sur l'équilibre budgétaire. Le gouvernement devra donc s'attaquer à un deuxième gros gâteau : la Sécurité sociale. Le Ministre du budget, Woerth l'a admis au détour d'une phrase dans un couloir de l'Assemblée : "pour parvenir à l'équilibre d'ici à 2012, il nous faut économiser 40 milliards d'euros. En gros, ça fait 5 à trouver sur le train de vie de l'Etat et 5 à économiser sur les dépenses de Sécurité sociale tous les ans". On doit donc s'attendre notamment à une nouvelle augmentation des franchises médicales jusqu'à des niveaux très supérieurs à ceux mis en place au 1er janvier 2008.


Tout ceci a connu un précédent : les Etats-Unis d'Amérique. La "doctrine économique" de Sarkozy tient en effet en une maigre idée : importer en France le modèle américain dans l'espoir d'obtenir une croissance identique. Reagan puis Bush ont commencé leur mandat par des réductions massives des impôts des plus riches. Le déficit budgétaire s'est alors envolé. Lorsqu'ils se sont résolus à faire mine de le maîtriser, ils ont refusé d'augmenter la fiscalité et s'en sont pris aux dépenses de l'Etat. Or au même moment, ils ont orienté le budget militaire à la hausse.


Et il paraissait impossible de réduire davantage les dépenses stratégiques en terme de compétitivité économique comme la recherche ou l'enseignement supérieur. Ils se sont donc attaqués violemment aux dépenses sociales. Actuellement, la principale obsession de Bush est d'abattre le mince filet de protection sociale qui subsiste dans ce pays (Medicare et Medicaid) car leurs dépenses doivent beaucoup augmenter dans les prochaines années en raison notamment de la crise des fonds de pension et de la multiplication des travailleurs pauvres.


Une fois encore, Sarkozy ne fait donc que suivre Bush. Le connaissant, le plus étonnant n'est pas qu'il puisse croire que la société française supportera les conséquences de ce modèle économique fondé sur la suprématie absolue de la "création de valeur" pour l'actionnaire : désindustrialisation, pauvreté de masse, explosion des inégalités. Il croit sans doute qu'avec une bonne communication, entre images de Gandrange, casque sur la tête, et caution de Martin Hirsch, charité à la bouche, tout ceci passera sans peine. Non, le plus étonnant est que Sarkozy épouse ce modèle au moment où celui-ci rencontre aux Etats-Unis mêmes la plus grave crise de son histoire.

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 05:47

Par le réseau PRS13, merci Gérard, j'ai reçu cette interview de Gregor Gysi, le Président du groupe Die LINKE au Bundestag. Le Die LINKE n'est pas un inconnu pour les visiteurs réguliers de ce blog. Cela a d'ailleurs fait l'objet d'un article récemment : Allemagne : Die LINKE, le SPD dans la tourmente.


Comme déjà évoqué, le modèle allemand n'est pas directement transposable en France, mais il interpelle forcément la gauche française. Pour PRS, c'est une voie à explorer...


DH



19 Mars 2008 Kölnische Rundschau


"DIE LINKE" est présentable également à l'Ouest


Interview avec Gregor Gysi, Président du groupe "DIE LINKE" au Bundestag

 

Gregor Gysi est Président du Groupe de "DIE LINKE" au Bundestag. Entretien réalisé par Sandro Schmidt sur la montée du Parti à l'Ouest.



Monsieur Gysi, selon les sondages, DIE LINKE atteint au plan national les 14%. Etes-vous étonné de la montée fulminante de DIE LINKE seulement neuf mois après l'unification de la WASG et du PDS?


Je crois, qu'un saut qualitatif a été franchi avant tout dans les Länder de l'Ouest. Parce que la WASG et Oskar Lafontaine y sont parvenus, nous n'avons plus la réputation d'être un pur parti de l'Est.


Qu'est-ce qui a changé?


Au plan thématique, nous changeons l'air du temps. Nous mettons en avant des choses qui, sans nous, n'existeraient pas: que cela soit le débat sur le salaire minimum, la prolongation de l'allocation-chômage ou l'augmentation des retraites. Les gens disent, plus DIE LINKE est forte, plus les autres corrigent leur politique.

 
Cela vous surprend?


J'ai toujours pensé, que plus l'Ouest progresserait, plus nous perdrions à l'Est. Or, ce n'est pas le cas, au contraire ! Ceux qui ont voté pour nous à l'Est, parce qu'ils sont Allemands de l'Est, ne partent pas. Mais ceux qui viennent à nous, votent pour nous, parce que nous avons maintenant des choses à dire au plan national. Cela m'a surpris et me rend relativement optimiste pour les élections à venir.


Votre force ne réside-t-elle pas dans l'état désolant du SPD?


Une force, qui est liée à la faiblesse de l'autre, ce n'est pas suffisant. Je crois que les thèmes que nous couvrons sont justes. Mais naturellement, vous avez raison. L'état du SPD est désolant. Il y a en fait deux partis dans un. L'aile droite et l'aile gauche n'ont plus rien à se dire. Elles veulent des alliances différentes, une politique différente. Le SPD est devenu un parti néoliberal et le néolibéralisme s'impose à lui politiquement.  Un des courants ne nous laisse pas indifférent, l'autre si ! C'est pourquoi il est si difficile de nous rapprocher. DIE LINKE réussit à l'Ouest, parce que le SPD a cessé d'être un parti social-démocrate.


Est-ce que DIE LINKE est devenue présentable à l'Ouest ?


Oui, nous le sommes. Il est étonnant que la Gauche en Europe parte précisément en miette. Mais dans l'ancienne Allemagne fédérale, qui a été pendant des décennies profondément anticommuniste, de sorte qu'un parti à gauche du SPD n'avait aucune chance, DIE LINKE est de plus en plus acceptée. On assiste à un tournant.

 

...parce que le SPD a glissé à droite?


Avec la politique néolibérale de Schröder, il a laissé de l'espace sur sa gauche. Il a fortement exonéré les consortiums et dit aux chômeurs, "hélas, nous n'avons pas suffisamment d'argent pour vous", et aux malades, "vous devez payer davantage". Ca, les gens ne le comprennent pas.



Votre parti aspire-t-il à gouverner dans les Länder de l'Ouest ou vous sentez-vous mieux dans le rôle d'opposition critique du capitalisme ?


J'essaie toujours d'expliquer à mon Parti, qu'il ne s'agit pas de se sentir mieux, mais d'accepter les demandes des électeurs.


DIE LINKE le comprend aussi ?


Si on veut! Ils apprennent. On n'entre pas en politique, pour que tout se passe confortablement. On n'entre pas en politique pour imposer la doctrine pure. Mais on entre en politique, pour changer la société. Si la possibilité existe, de mener, avec un partenaire, des changements pour lesquels nous luttons et ce, avec quelques compromis acceptables, alors, il faut le faire, bien entendu !


DIE LINKE est un mélange coloré de membres du SED / PDS, de sociaux-démocrates et de syndicalistes déçus, d'anciens membres de groupuscules communistes. Est-il possible avec une troupe si disparate idéologiquement de faire de la politique concrète?


Cela fonctionne, si on saisit que tous les cloisonnements du XX siècle ne vont plus aujourd'hui. Nous devons tenter de devenir une gauche moderne, qui répond aux questions du XXIè siècle. Nous devons faire l'inventaire historique, mais politiquement nous devons regarder en avant.



Vous déterminez-vous encore comme communiste aujourd'hui ?


Non. Aussi, parce que chacun y comprend ce qu'il veut.



Kölnische Rundschau, 19. März 2008


Quelle: http://die-linke.de/die_linke/wortlaut/detail/artikel/die-linke-ist-auch-im-westen-salonfaehig/



Traduction de l'allemand: Françoise Diehlmann


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Published by Didier HACQUART - dans PRS
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:18

Le SPD, le parti socialiste allemand a choisi en Allemagne l'alliance avec la droite d'Angela Merkel. Il en a perdu son identité. En parallèle le parti Die-Linke, « La gauche », dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog monte en puissance élection après élection. Si le SPD a ignoré jusqu'alors le Die Linke, les choses évoluent. Comme en France, finalement, le SPD est « torturé » entre 2 tendances, qui sont l'alliance avec la Droite, soit l'alliance avec la Gauche. Face a ses revers électoraux, le SPD a été obligé de re-gauchir son discours...


La France ce n'est pas l'Allemagne, mais la dérive droitière du SPD doit faire réfléchir le PS qui va définir son orientation dans les prochains mois lors du congrès de novembre. Le PS dans un autre registre doit aussi méditer sur l'échec de l'alliance au centre de Romano PRODI...


Il y a déjà plusieurs initiatives et réflexions avancées sur l'avenir du PS et de la gauche.


Je citerai les orientations de PRS, autour de Jean-Luc Mélenchon qui s'inspirent du Die-Linke., et celle de Gauche Avenir et le parti « La Gauche » avec Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilés, qui ont déjà jeté les bases d'un nouveau parti politique.


A suivre...

 

DH

 


Allemagne : le SPD dans la tourmente (*)



Le Parti social-démocrate allemand (SPD) pourra-t-il bientôt sortir de la crise dans laquelle il est plongé ? En donnant son feu vert aux régions de l'Ouest pour un éventuel rapprochement avec Die Linke (la gauche radicale), le président du SPD, Kurt Beck, a fait resurgir les lignes de fracture de la social-démocratie allemande. Au cœur de ce conflit, le combat de la députée SPD Dagmar Metzger contre le projet de rapprochement avec Die Linke d'Andrea Ypsilanti, la chef du SPD en Hesse.


Pour cette parlementaire originaire de Berlin-Ouest et dont la famille a vécu la coupure en deux de la ville, il est impensable de rompre une promesse faite avant les élections et de nouer une alliance avec la gauche radicale, composée de l'ancien Parti communiste est-allemand ainsi que d'altermondialistes et syndicalistes de l'Ouest. En face, Mme Ypsilanti, qui appartient à l'aile gauche du SPD, analyse la situation de manière bien différente : pour se faire élire ministre-présidente de la région et chasser Roland Koch (CDU), elle n'a pas d'autre choix que de coopérer avec Die Linke.


Cette divergence a valeur de symbole pour l'ensemble du SPD. Le parti est déchiré entre une aile pragmatique qui revendique l'héritage de l'agenda 2010 - le programme de réformes socio-économiques mis en place par l'ex-chancelier Gerhard Schröder - et souhaite poursuivre les réformes, et une aile gauche qui aimerait renforcer le profil social du SPD et ne craint pas un rapprochement avec Die Linke.


Les cercles centristes du parti avec, à leur tête, les deux vice-présidents, le ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et le ministre des finances, Peer Steinbrück, fustigent la nouvelle ligne instaurée par M. Beck à l'égard de Die Linke. Déjà forcés à accepter une réorientation du parti vers la gauche à l'automne 2007, ils craignent que le SPD s'éloigne un peu plus du centre, là où M. Schröder avait cherché à l'ancrer, laissant ainsi la place libre à l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel. Ils voient dans cette décision une menace pour la crédibilité du parti. En effet, le SPD peut difficilement affirmer qu'il ne nouera aucune alliance avec Die Linke au niveau fédéral après les législatives de 2009, s'il ouvre aujourd'hui la porte à la gauche radicale dans les régions de l'Ouest.


L'évolution politique récente semble leur donner raison. La décision de M. Beck a conduit le SPD à la débâcle en Hesse, puisque Mme Ypsilanti a dû renoncer, dans un premier temps, à se porter candidate au poste de ministre-président. En parallèle, le SPD est en chute libre dans les sondages. Le 12 mars, une enquête de l'institut Forsa publiée par Stern créditait le SPD de 23 % d'intentions de vote. Pour tenter de réconcilier le parti, le président du SPD a annoncé, le 10 mars, une discussion de fond sur les rapports avec Die Linke sans remettre en cause sa nouvelle stratégie.


Le SPD n'a jamais été capable de définir une ligne solide à l'égard de la gauche radicale. En Allemagne de l'Est, où Die Linke est représentée dans tous les parlements régionaux, les sociaux-démocrates ont toujours hésité entre rapprochement et ostracisme, sans pouvoir trancher. Après la chute du mur de Berlin, Hans-Jochen Vogel, alors président du parti, avait décidé de bâtir de toutes pièces un nouveau SPD en ex-RDA plutôt que d'absorber les cercles sociaux-démocrates de l'ancien Parti communiste est-allemand (SED), rebaptisé PDS. Le SPD a été contraint de s'appuyer sur le PDS pour se maintenir au pouvoir à l'Est. Dès 1994, les sociaux-démocrates ont utilisé les voix du PDS pour constituer un gouvernement minoritaire avec les Verts dans le Land de Saxe-Anhalt. Puis des coalitions SPD-PDS se sont formées dans le Mecklembourg-Poméranie- Occidentale, en 1998, et à Berlin, depuis 2001, malgré l'opposition du chancelier Schröder.


RAPPROCHEMENT INÉLUCTABLE


Lorsqu'une nouvelle étape a été franchie, en juin 2007, avec la fusion entre le PDS et le WASG composée d'ex-sociaux-démocrates et d'altermondialistes, le président du SPD, M. Beck, a décidé de corriger un pan de l'agenda 2010 plutôt que de lancer une réflexion sur les rapports entre le SPD et le nouveau parti. En même temps, il a affirmé qu'il n'y aurait aucune alliance avec Die Linke au niveau fédéral et dans les régions de l'Ouest.


Pour l'aile gauche du parti, c'était le moyen de prendre sa revanche sur l'ère Schröder, de limiter l'hémorragie des adhérents et de répondre au besoin croissant de justice sociale au sein de la population. Cette politique n'a pas pu endiguer le succès de Die Linke, qui a fait son entrée dans les parlements de la Hesse, de la Basse-Saxe et de Hambourg en janvier et février. Désormais, les représentants de l'aile gauche considèrent qu'un rapprochement avec Die Linke est inéluctable. Les jeunes générations, à l'instar de Franziska Drohsel, la présidente des Jusos, l'organisation des jeunes sociaux-démocrates, ont même déjà commencé à nouer des contacts. Le bouleversement induit par l'arrivée de la gauche radicale oblige le SPD à réfléchir à de nouvelles options de pouvoir, à l'instar de la CDU, qui va peut-être tester un nouveau genre de coalition en faisant alliance avec les Verts à Hambourg.


Néanmoins, la présence d'Oskar Lafontaine, un transfuge du SPD devenu coprésident de Die Linke depuis juin 2007, constitue encore un obstacle important. Les sociaux-démocrates ne lui ont pas pardonné sa trahison de 1999, lorsqu'il avait démissionné avec fracas de ses fonctions de ministre des finances et chef du SPD en raison d'un désaccord sur les réformes avec le chancelier Gerhard Schröder.


Pour le moment, le SPD exclut une coalition avec Die Linke au niveau fédéral et privilégie un rapprochement avec les libéraux (FDP) en vue des législatives de 2009. Ces derniers, partenaires de la droite chrétienne depuis les années 1980, se détachent de la CDU. L'aile droite du parti espère plus que jamais éviter une candidature de M. Beck à la chancellerie et favorise à sa place M. Steinmeier. Depuis le changement de stratégie à l'égard de Die Linke, la popularité de M. Beck s'est effondrée. Selon une enquête d'opinion d'Infratest Dimap, seuls 20 % des électeurs seraient prêts à voter pour le président du SPD contre 62 % pour Angela Merkel (CDU). Mais un renversement à la tête du parti paraît peu probable. Le SPD a déjà vu défiler trois présidents en moins de quatre ans et le seul candidat plausible, M. Steinmeier, n'a pas assez de légitimité pour pouvoir occuper ce poste. Le SPD a encore des mois agités en perspective.


(*) Par Cécile Calla Le Monde.fr du 26/03/08

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 05:24

Je vous ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog du Linskparteï, devenu aujourd’hui Die Linke en Allemagne :

 

Mercredi 11 juillet 2007 :

 

Die LINKE : Leçons germaniques

 

Jeudi 21 juin 2007 :

 

Oskar LAFONTAINE et le Die LINKE

   

Vendredi 15 juin 2007 :

 

Une des issues possibles pour la gauche, par Jean - Luc MELENCHON

 

 

Manifestement, il se passe actuellement des choses, et ce nouveau parti politique prend sa place dans le paysage, obligeant le parti socialiste Allemand, le SPD à regauchir son discours et espérons ses actes.

 

J'étais présent au meeting d'Aubagne le 3 février pour le référendum, organisé par le CNR. Chacun a pu noter que l’intervenant à la tribune le plus applaudi était justement un  camarade allemand du Die Linke. C’est un signe que l’idée fait son chemin…

 

A méditer…

 

DH

 

Résultats de Die Linke en Hesse et Basse-Saxe

 
 
 

Information de DIE LINKE sur les résultats des élections dans les Länder allemands de la Hesse et de la Basse-Saxe. Traduit de l’anglais par Françoise Diehlmann dans Le Grand Soir, 30-01-2008

 
 
 
 
 

C’est avec succès que, le dimanche 27 janvier, DIE LINKE a émergé des élections régionales en Hesse et en Basse Saxe. Après le Land de Brème, où le Parti, en mai 2007, est entré pour la première fois dans un parlement d’un Land de l’Ouest du pays, la Gauche a maintenant des parlementaires dans deux autres Länder allemands. En Basse Saxe, (capitale : Hanovre), le parti a obtenu 7,1% des voix, alors qu’en Hesse (capitale Wiesbaden), il a, avec 5,1%, franchi le seuil des 5%. Dans les deux Länder, les grands partis ont tenté d’empêcher DIE LINKE d’entrer au Parlement en faisant une campagne anticommuniste.

 
 
 

En Hesse, le Premier ministre sortant, Roland Koch (CDU) a échoué dans sa stratégie de vouloir gagner les élections avec une campagne populiste et de polarisation, exigeant que les les jeunes migrants délinquants soient sévèrement punis. L’Union Chrétienne Démocrate (CDU) a perdu 12% et la majorité absolue qu’elle formait avec le parti libéral (FDP). Le rejet de la rhétorique raciste et homophobe par les électeurs a été largement commenté comme un signal encourageant. La campagne du Parti social-démocrate (SPD) a été conduite par Andrea Ypsilanti, membre de l’aile gauche du SPD, qui s’est appropriée d’importants messages politiques de DIE LINKE (comme le salaire minimum, la réforme du système scolaire ou des réformes fiscales progressives) en tentant ainsi de rivaliser avec DIE LINKE. La tête de liste de DIE LINKE en Hesse, Willy van Oeyen, syndicaliste et représentant de marque du mouvement de paix allemand, a annoncé que DIE LINKE continuerait de faire pression sur le SPD, pour qu’il agisse conformément à ses promesses de campagne. La composition du futur gouvernement du Land de la Hesse est encore plutôt vague, vu la situation de faible majorité.

 
 
 

En Basse Saxe, un Land structurellement conservateur, DIE LINKE a atteint un résultat élevé inattendu. On pourrait l’expliquer en partie par le fait que personne ne doute d’une victoire claire de la CDU, du Premier ministre sortant, Christian Wulff, et de la coalition CDU-FDP, contrairement à la Hesse où une course au coude à coude entre les deux grands partis était attendue. La tête de liste DIE LINKE, Tina Flauger, a annoncé que DIE LINKE deviendrait une force d’opposition durable et dérangeante.

 
 
 

Ces deux élections modifieront de façon substantielle le paysage politique allemand. Un système avec cinq partis politiques pertinents est maintenant établi de façon durable et ce pas seulement au niveau parlementaire national, mais renforcé par les parlementaires des Länder.

 
 
 

Lothar Bisky, co-président de DIE LINKE, a déclaré lors de la première conférence de presse : “Nous avons causé un déplacement du curseur du paysage politique. Si l’on considère le nombre total des mandats, nous sommes la troisième force politique en Allemagne. DIE LINKE produit ses effets.” Et d’ajouter : “Nous avons franchi un grand pas dans notre parti avec ce processus. Entrer au Parlement de deux grands Länder est un événement marquant. et une percée importante. Nous sommes maintenant sur la voie des élections régionales à Hambourg (24 février) et des élections municipales en Bavière (2 mars) et dans le Schleswig-Holstein (25th Mai).”

 
 
 

Oskar Lafontaine, co-Président de DIE LINKE, a déclaré : “Il y a plus important que l’entrée de DIE LINKE dans le parlement, à savoir le changement, par ces élections, du climat social en faveur de ceux qui se prévalent de la justice sociale. Je prédis que pour ce qui est des questions des retraites ou des politiques sociales, la coalition CDU-SPD devrait faire des concessions en notre direction, vu les pertes substantielles aux élections. ” Et se référant aux positions de DIE LINKE en matière de politique régionale, il a déclaré : “Nous sommes le parti qui est contre la privatisation, pour le système d’écoles non confessionnelles, pour des études gratuites, pour le maintien des prix de l’énergie et du gaz gérés par les municipalités“.

 
 
 

Une autre élection importante a eu lieu dimanche à Leipzig : Au cours du premier référendum dans l’histoire de la ville, 87% des citoyens ont voté contre la privatisation d’une société d’utilité communale. Le référendum était soutenu par DIE LINKE.

 
 

Hesse : (participation au scrutin : 2008 64.3% ; 2003 64.6%) :

 
2008
2003

CDU (Chrétiens-Démocrates)

36.8 % (42 sièges)
48.8 % (56 sièges)

SPD (Sociaux-Démocrates)

36.7 % (42 sièges)
29.1 % (33 sièges)

FDP (Libéraux Démocrates)

9.4 % (11 sièges)
7.9 % (9 sièges)

GRÜNE (Verts)

7.5 % (9 sièges)
10.1 % (12 sièges)

DIE LINKE (La Gauche)

5.1 % (6 sièges)

Autres partis

4.4% (0 siège)
4.1% (0 siège)
 

Basse-Saxe : (participation au scrutin : 2008 57.0% ; 2003 67.0%) :

 
2008
2003

CDU (Chrétiens-Démocrates)

42.5 % (68 sièges)
48.3 % (91 sièges)

SPD (Sociaux-Démocrates)

30.3 % (48 sièges)
33.4 % (63 sièges)

FDP (Libéraux Démocrates)

8.2 % (13 sièges)
8.1 % (15 sièges)

GRÜNE (Verts)

8.0 % (12 sièges)
7.6 % (14 sièges)

DIE LINKE (La Gauche)

7.1 % (11 sièges)
0.5 % (0 siège)

Autres partis

3.9% (0 siège)
2,0% (0 siège)
 
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Published by Didier HACQUART - dans PRS
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 06:26

 



Avant que VELTRONI devienne la coqueluche de certains politiques de Gauche français, notamment au PS, je vous livre l’analyse de Jean-Luc MELENCHON sur cette désignation, et sur qui est vraiment VELTRONI…

 

A suivre…

 

DH




Election de Veltroni à la tête du Parti Démocrate italien :
PEPONE VOTE DON CAMILLO, par Jean Luc MELENCHON
 
 
 

Quelle mouche pique France 2 ? Un reportage sur la Grande Bretagne qui montre des gens en train de faire la queue pour s’inscrire chez le dentiste, des mamies qui s’arrachent les dents elles mêmes, et juste à côté des dentistes pour riches où tout va bien ! Gauchistes ! Et juste après ça un reportage sur l’élection de Veltroni à la tête du « Parti Démocrate italien », la gauche parait-il, suivi d’une interminable séquence sur un amuseur public qui agite des foules italiennes hostiles aux partis et aux élus menteurs ou corrompus… Gauchistes ! Un instant pourtant, j’ai cru être revenu dans un monde normal sans auto censure, ni « moutonnisme » médiatique. La Grande Bretagne n’y serait plus seulement le paradis des yuppies mais l’enfer du grand nombre ! Les bacchanales centristes de la gauche en peau de nouille italienne ne sont pas seulement l’extase des modernisateurs mais une déchéance honteuse.

 


Chers lecteurs, avec Veltroni, le monde de la gauche européenne est devenu juste un peu plus trompeur et vulgaire. « Ce candidat libéral en économie et consensuel en politique n'a pas craint d'aborder des thèmes tabous à gauche comme la sécurité, l'immigration ou la richesse » nous prévient la dépêche de l’AFP. Il « n’a pas craint »! Quel courage ! Quelle audace ! Tout est dit avec cette phrase dans la novlangue du « ministère de la vérité » qu’avait imaginé Orwell et que nous savons tous décoder. Le nouveau point de décadence atteint par les anciens communistes italiens repeints en centristes est plus bas que le précédent. « Il est important de comprendre que les réponses ne peuvent plus être enfermées dans l'identité socialiste, il faut apporter des réponses non idéologiques aux problèmes d'aujourd'hui. », proclame-t-il. Noooon ! Serrons les dents à cette musique bien connue et voyons de plus près.

 
 
 

Le « bonisme », maladie sénile de la social démocratie

 
 
 

Monsieur Veltroni a été élu par des passants dans la rue qui acceptaient de donner 9 euros pour voter. Lui-même ne s’est pas risqué à dire un mot de programme et pas un reportage ne cite une seule de ses idées à propos de ce qui serait bien pour les Italiens. Mais dans la collection de phrases toutes faites qu’il a débité on reconnaît les grands classiques de l’orientation « démocrate » dont j’ai décrit dans mon livre les origines et les poncifs. Celui là les enfile comme des perles chaque fois que surgit un micro. « La politique est au service du bonheur des citoyens », « La sécurité n'est ni de gauche ni de droite » ou encore « Il faut passion et raison, idéalisme et pragmatisme ». Extraits de films ou images d'archives sont convoqués pour ses réunions publiques et servent de références symboliques sans aucun soucis de cohérence: Charlie Chaplin dans « Le dictateur », la chute du mur de Berlin, Sacco et Vanzetti, Gandhi, Robert Kennedy et ainsi de suite dans les poncifs, projetés sur des écrans vidéo géants, dégoulinant de bons sentiments. Justement c’est ça la ligne : le « bonisme » version transalpine en guimauve de « l’ordre juste ». « Le Point » (19 juillet) observe une réaction : « Habitué aux discours plus âpres et combatifs des grands leaders communistes, le vieux militant laisse échapper, dubitatif : « J'ai cru qu'il allait aussi nous coller Bambi ! » Veltroni serait plutôt une émule de Pinocchio l’homme de bois qui voulait oublier son fabricant et qui aurait tellement voulu être un centriste comme les autres. Ou bien de Peter Pan, l’eternel jeune sans passé. Au prix de quels bobards !

 



PINNOCHIO

 
 
 

« Je n'ai jamais été idéologiquement communiste », déclare-t-il au « Monde ». Mais comment donc ! Bien sur ! Juste conseiller communal communiste de Rome à 21 ans, député communiste à 32, membre du comité central du Parti Communiste à 33, directeur de L'Unità, le journal du parti communiste, à 37. Pendant tout ce temps, comme Ségolène Royal à propos des trente cinq heures ou du Smic a 1500 euros, Walter ne croyait pas à ce qu’il disait. On comprend mieux pourquoi sous sa direction le quotidien fondé par Antonio Gramsci a fait ses choux gras des transgressions qui sont le pain quotidien des démocrates enquistés sous la peau accueillante des meilleurs emballages de gauche.

 
 
 

Avec lui, L'Unità offrait des figurines de footballeurs pour les collectionneurs et même des extraits de la Bible et ... les Evangiles eux-mêmes. On devine qui cela transfigure de joie chez nous. Au « Nouvel Observateur » (27 septembre) le champagne est sorti : « Dans son discours d'investiture du 27 juin, le premier magistrat de la Ville éternelle a produit un petit chef-d’œuvre de sérieux, de sobriété et de pragmatisme. «Libéralisme, communisme, les grandes utopies sont mortes...» Message à l'intention des forces de progrès : «Même la gauche et les syndicats peuvent être corporatistes et conservateurs.» Waaa ! Génial ! Attendez, encore une idée incroyable : « le Parti démocrate italien sera comme les démocrates américains et le Labour anglais ». Nouveau, non ? Et aussi une pensée très profonde et pleine de compréhension du concret de proximité sans langue de bois, ni tabou : « « le kennedyanisme a été avec la social-démocratie suédoise la meilleure forme de gouvernement expérimentée dans les sociétés occidentales avancées.» C’est fort ! C’est neuf ! On se demande quels genres de crétins peuplent la Suède pour avoir renvoyé ce pic avancé de civilisation à son niveau électoral le plus bas de son histoire il ya quelques mois.

 


Avec ça, Weltroni est branché comme personne et pas sectaire. Il approuve « l’ouverture » de Sarkozy, assiste à la messe à la gloire du chef de l’Opus Dei, visite le Pape régulièrement et s’en vante, et propose à l’épouse de Berlusconi de rejoindre le parti Démocrate. Le récit de cette trouvaille je vous le livre comme je l’ai lu dans « Le Point » du 11 octobre : « Le coup de foudre a eu lieu durant une réception à la mairie de la Ville éternelle. Entre deux petits-fours et un coucher de soleil sur les ruines du Forum romain, Weltroni avait noté « l'indépendance d'esprit et la curiosité culturelle » de l'épouse du Cavaliere. Bref, « une personne rare qui pourrait contribuer au Parti démocrate ». Mais s'il comptait semer la zizanie à droite, Walter Veltroni s'est trompé. Car ce sont les femmes de gauche qui ont accusé le coup et un chœur s'est élevé contre cette « initiative machiste, futile et de mauvais goût ». La principale intéressée a donc décliné l'invitation. « Je suis la femme du leader de l'opposition, il existe des frontières qui ne peuvent être franchies. » Cette femme n’est visiblement pas digne d’être dans le parti de monsieur Veltroni vu comme elle ne comprend rien à l’art de cracher dans la soupe !

 


La traduction en italien du programme démocrate.

 


Comme d’habitude avec ce genre de personnage le programme existe quand même. Ecrit en tout petit, au fil des notes de bas de page des journaux people, au débotté d’une interview et ainsi de suite. Ce n’est jamais cela qui est mis en avant ni en débat, évidemment. Comme ailleurs, les feux de la rampe courent sur les sondages, les petites phrases et les diversions. N’empêche que l’on peut récapituler.

 


C’est du Classique « démocrate » exactement comme je l’ai décrit dans mon livre « En quête de gauche ». Laurent Maffeis en a fait la recension pour « A Gauche », l’hebdomadaire de PRS à paraitre cette semaine :

 


L’obsession de la dette et de la rigueur : Veltroni propose de dégonfler radicalement la dette publique italienne en multipliant les privatisations de services publics (l’électricien ENEL et le gazier ENI) et même la vente du patrimoine immobilier direct de l’Etat, y compris les casernes.

 


• Les baisses d’impôts et le « parti du business » : Weltroni s’est dit séduit par l’idée de TVA sociale, chère à Sarkozy. Et il a pesé pour obtenir du gouvernement Prodi la baisse de 5 points de l’impôt sur les sociétés, saluée par Luca Cordero di Montezemolo, le président de la Confindustria, le MEDEF italien. Comme Blair et Clinton, Weltroni assume d’ailleurs complètement cette proximité avec le patronat au point d’avoir choisi de lancer sa candidature le 28 juin au Lingotto, le bâtiment vedette de Fiat à Turin, devant un parterre qui mélangeait personnalités économiques et politiques.

 


La flexibilité pour les salariés : Weltroni s’est prononcé en faveur d’un contrat unique de travail. Sous couvert d’être à durée indéterminée, ce contrat conduirait à allonger la période d'essai et à permettre de contourner pendant trois ans l’actuel statut protecteur des salariés que même Berlusconi n’était pas arrivé à complètement démonter.

 


• Le renforcement de l’exécutif et la bipolarisation : sur le modèle anglo-saxon Weltroni souhaite renforcer l’exécutif au détriment du Parlement en permettant par exemple au 1er ministre de changer ses ministres sans en référer au Parlement ce qui est aujourd’hui impossible en Italie. Il propose surtout d’abandonner le vote à la proportionnelle pour décapiter le paysage politique à gauche et notamment éliminer l’autre gauche du Parlement.

 
 
 
Pepone vote Don Camillo
 


On se souvient que j’ai pointé dans mon livre l’abondance des références au sentiment religieux dans le nouveau vocabulaire « Démocrate ». Les Italiens n’échappent pas à la règle et contrairement à ce que croient quelques esprits simples, ce n’est pas du tout une tradition de la gauche italienne. Weltroni se coule facilement dans le nouveau moule. Il ne cache pas son hostilité à la tradition laïque d’une large partie de la gauche italienne. Reçu par le pape en audience privée et le faisant savoir bruyamment, il s’affiche aussi régulièrement aux côtés des plus hauts responsables de l’Opus Dei. Le 22 septembre 2005 il crée le scandale à gauche en se rendant au Cinquantenaire du sacerdoce de l’intégriste Javier Eschevarria Rodriguez, le dirigeant actuel de l’Opus Dei au niveau mondial. Tout cela doit davantage au calcul politique qu’à la foi personnelle. L’ex-social démocrate, ex-communiste, Fasino explique dans « le Monde » la volonté d’ancrage catholique du nouveau parti démocrate. Il s’agirait de prendre en compte « la constante italienne du catholicisme en politique ». Le souci à ce sujet est exclusivement politicien. « Depuis qu'il n'y a plus de parti catholique, la tentation est récurrente de greffer sur le monde catholique une politique de droite. Le Parti démocrate est aussi la réponse à ce problème : maintenir le monde catholique dans le camp progressiste ». La fameuse triangulation, appliquée au fond de la doctrine !

 


Et il ajoute la série des refrains bien connus : « Le vieux schéma tripolaire droite, centre, gauche, l'un cherchant à gagner contre les deux autres, ne fonctionne plus. » Et cela non pour développer l’idée socialiste mais l’inverse : « La gauche doit être capable de parler au centre et de le représenter. » On a bien lu : le représenter ! On devine la signature dont se réclame cette traite sur une identité politique aussi confuse: « Le parti qui guide le front progressiste doit toujours être un grande formation de centre gauche. C'est ce qu'ont fait Tony Blair avec le Parti travailliste et Gerhard Schröder avec le SPD ».

 
 
 
Une résistance à gauche
 
 
 

Certes cette note est déjà bien longue. Mais je ne veux pas la laisser sur l’impression déprimante de ces dernières lignes dont on connaît trop bien la conséquence. Je dois donc évoquer la résistance à gauche face à cette incroyable plongée dans le néant centriste de la gauche italienne, hier modèle de cohérence et d’organisation, aujourd’hui caricature d’opportunisme sans principe. Incapables de s’unir dans les congrès de leur ancienne organisation, les courants de gauche de l’ancien parti social démocrate DS s’efforcent à présent de survivre face à la débâcle que leur division a facilitée (suivez mon regard).

 


Le « Correntonne » dirigé par le tandem Mussi/Berlinguer qui représentait 15 % des militants au congrès de DS de 2005 a ainsi convergé avec Cesare Salvi (dont la motion avait fait 5 %). Ensemble ils forment une nouvelle organisation provisoire appelée « Gauche démocratique – Pour le socialisme européen ». Avec 21 députés ils ont créé leur propre groupe parlementaire et comptent 12 sénateurs, 4 députés européens et 4 membres du gouvernement (dont Fabio Mussi, le ministre de l’Université). Menacés d’être engloutis avec toute l’autre gauche italienne face au nouveau parti démocrate, ils entendent les appels de Rifondazione Communista. Il s’agirait de fonder une nouvelle force politique qui regroupe avec eux les 2 partis communistes actuels (Refondazione et le PDCI), et les Verts. Ils multiplient donc les initiatives communes. Ainsi le 10 octobre dernier à Bruxelles les députés européens des quatre partis ont tenu une réunion publique commune. Il y a aussi en discussion un projet de fusion des 4 principaux médias de l’autre gauche (Il manifesto et Liberazione proche de Rifondazione, Aprile proche des socialistes et Rinascita proche du PDCI). C’est déjà pas mal. Mais c’est encore bien peu.

 
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Published by Didier HACQUART - dans PRS
20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 14:14

Respectez notre non !
 
 
 
 
 

Je suis intervenu à plusieurs sur le mini-traité traité européen ces derniers jours sur ce blog. Mais alors que le sommet de Lisbonne vient d'adopter dans la nuit de jeudi à vendredi un nouveau traité européen, je souhaite attirer votre attention sur la note d'analyse de Jean-Luc MELENCHON publiée sur son blog à ce sujet :

 
 
 

Textes à l'appui, il explique les raisons pour lesquelles il faut dire non à ce nouveau traité quand on a dit non à la Constitution européenne.

 
 
 

Ce nouveau texte n'est en effet ni un traité simplifié, ni un traité plus social, ni un traité plus démocratique. Aucune des exigences exprimées par les Français dans leur vote du 29 mai 2005 n'est donc prise en compte.

 
 
 

Vous trouverez aussi sur son blog une note concernant les modalités de ratification de ce nouveau traité en France et notamment la capacité qu'à la gauche d'imposer un référendum :

 
 
 

Je vous annonce également l'ouverture du site www.respecteznotrenon.org dédié à la bataille qui s'annonce pour obtenir que les Français soient saisis de nouveau traité. Vous trouverez aussi sur ce site le développement prochain de nos arguments, ainsi que l'actualité de notre action contre ce nouveau traité européen.

 
 
 

N'hésitez pas à diffuser largement ces arguments et l'adresse du site Respectez notre non !

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 05:48

 



PRS a réuni son Conseil national les 6 et 7 octobre. Je vous propose de lire la résolution adoptée à l'issue des travaux.

 
 
 
DH
 
 
 
 
 
 

Résolution du Conseil National de PRS des 6 et 7 octobre 2007

 
 
 
 
 

Gauche réveille-toi, le peuple a besoin de toi !

 
 
 
 
 
La droite à l'offensive
 
 
 

Depuis plusieurs mois, les attaques contre les acquis sociaux et républicains de notre pays se succèdent sans discontinuer. Sur tous les sujets, le nouveau président fait adopter des lois ou prononce des « discours fondateurs » qui sont autant de ruptures avec ce qui fait le meilleur de notre histoire. Rupture avec la progressivité de l’impôt lorsqu’il met en place le bouclier fiscal. Rupture avec la vision laïque et universaliste des relations internationales lorsqu’il met au premier plan de notre politique étrangère le « choc entre le monde musulman et l’Occident ». Rupture avec l’ordre public social lorsqu’il promeut la supériorité du contrat de travail sur la négociation collective et sur la loi. Rupture avec le devoir social de l’Etat lorsqu’il veut lui enlever le pouvoir d’augmenter le SMIC. Rupture avec le service public lorsqu’il décide la privatisation de GDF. Rupture avec la sécurité sociale lorsqu’il veut instaurer le principe « malade payeur » à travers les franchises médicales. Rupture avec la conception politique du lien social issue des Lumières lorsqu’il convoque la génétique dans la procédure du regroupement familial.

 
 
 

Cette offensive sans précédent prend la forme d’une bataille culturelle de tous les instants. Selon le baromètre des journaux télévisés des chaînes hertziennes de l'Institut national de l'audiovisuel, Nicolas Sarkozy est apparu à l'écran 224 fois de mai à août 2007, quand Jacques Chirac n'était apparu que 94 fois durant la même période en 1995 et 75 fois en 2002. Cette avalanche médiatique submerge amis et ennemis sous un flot d’annonces de toutes sortes qu’il leur est impossible d’analyser sérieusement et de discuter de façon argumentée avant qu’arrive la vague suivante. Alors le premier objectif de Sarkozy est atteint : tout ce qu’il dit prend l’allure de l’évidence puisque personne n’a le temps de le décrypter.

 
 
 

Pour Sarkozy, la campagne présidentielle continue. Il sait que son arrivée au pouvoir est le fruit d’une guerre-éclair, que l’adhésion de l’opinion est fragile, que l’exaspération populaire reste forte. Il lui faut donc conforter la prise. C’est la raison d’être de son activisme médiatique : jour après jour, des dizaines de slogans sont déversées sur le plus grand nombre pour tenter d’arracher l’hégémonie culturelle dont il a besoin pour mener à bien sa politique.

 
 
 

De plus, son hyper présence lui permet de redonner une cohérence à son camp, sorti en lambeaux de l’ère Chirac. La parole présidentielle arbitre les désaccords, distribue les consignes, assure la promotion des dirigeants. Faute de cela, la force des milliers de militants UMP sur le terrain se perdrait dans le sable.

 
 
 

Sarkozy tente donc de réunir à nouveau les ingrédients qui ont permis son succès à la présidentielle. Son objectif est de construire une force durablement majoritaire au service d’une redéfinition libérale et antirépublicaine de l’identité du pays. Cette façon d’agir a son revers et la gauche serait bien inspirée d’en prendre la mesure pour saisir les opportunités qui en découleront. L’unification des droites sous la houlette de Sarkozy est une condition de son offensive. Il en maintient le cap au prix d’une radicalisation qui est ensuite le prétexte à des débordements qui approfondissent encore la droitisation de la droite comme on l’a vu à propos des tests Adn pour les immigrés où l’hébergement des SDF sans papier. De nouvelles tensions en résultent. A leur tour elles ne se résorbent que par l’hyper présence présidentielle.

 
 
 

Dans ces conditions nous pouvons dire que la fragilité du système politique s’est aggravée à mesure que sa stabilité repose davantage sur une seule personne. La gauche a raison de dénoncer cette omniprésence qui bafoue la démocratie. Elle ne doit pas pour autant oublier que sa première tâche est de lui répondre. C'est-à-dire d’organiser la défense pied à pied des conquêtes sociales qu’il agresse.

 
 
 
La gauche tétanisée
 
 
 

L’offensive de Sarkozy prend appui sur un vide à gauche. Son objectif principal est d’ailleurs de l’aggraver. Il en va ainsi de « l’ouverture ». D’un côté, celle-ci met à profit l’existence au sein de la gauche d’une sensibilité qui cultive depuis plusieurs années des convergences idéologiques et politiques avec la droite. De l’autre, elle vise à couper les jambes de l’opposition de gauche en la décrédibilisant par avance.

 
 
 

Malheureusement, l’opposition à Sarkozy est inconsistante ou inexistante. La gauche ne s’est toujours pas remise de la défaite de la présidentielle. Celle-ci, en raison notamment du contenu de la campagne de Ségolène Royal, a profondément brouillé ses repères et désorienté son électorat. Cette orientation se paie aujourd’hui lourdement. Alors que le pouvoir n’a jamais été aussi à droite, il n’est plus évident pour une conscience de gauche de s’y opposer avec force et détermination.

 
 
 

Dans ce contexte, la relégation de la conscience républicaine organisée par le courant « démocrate » du Parti Socialiste et divers secteurs de l’autre gauche se paye au prix fort à présent. Le démantèlement des points d’appui fondamentaux de la forme républicaine de notre société n’est ni perçu ni combattu par eux. La compréhension de ce que vise la droite est rabougrie à une vaine protestation ponctuelle, au cas par cas, sans capacité à montrer la cohérence de la contre révolution libérale ni ses implications de long terme sur notre société. Il en résulte à nos yeux qu’il est urgent de renouveler la présence et la parole critique du républicanisme socialiste sur la scène publique de notre pays. Et il est urgent que ce soit de gauche que parte le retour de cette parole républicaine.

 
 
 

L’engourdissement de la gauche a donc des causes politiques. La ligne « démocrate » initialement élaborée par Clinton puis Blair, qui s’est instillée progressivement en son sein conduit à récuser l’opposition frontale entre gauche et droite, à mettre en péril la stratégie du rassemblement de la gauche au profit d’un rapprochement politique avec le « centre », à donner raison à Sarkozy sur plusieurs points essentiels de son idéologie. Force est de constater que cette ligne ne tient ni le choc de la campagne électorale ni celle de l’opposition. D’ores et déjà la paralysie gagne tout l’organisme de la gauche. Demain, si l’emportent les tentations du changement d’alliance, de la division, du sectarisme, tout peut même voler en éclats.

 
 
 

Faute de mots d’ordre de combat, faute d’organisation politique capable de porter la contre-offensive, beaucoup se laissent aller et laissent finalement faire. Le premier devoir d’une conscience de gauche n’est pourtant pas de commenter mais d’agir, de faire quelque chose.

 
 
 
Agir pour changer d'horizon
 
 
 

Dans les semaines qui viennent, PRS veut contribuer à la mobilisation contre la droite avec son apport spécifique dans le domaine de l’éducation populaire. Raisonnablement, nous pouvons être fiers de notre contribution à la réflexion collective de la gauche. Le concept central du Manifeste adopté l’an passé, l’Emancipation fait son chemin dans les débats de la gauche. Nos propositions pour l’avenir de la gauche ont été mises en mots dans le document « la gauche d’après » adopté lors de notre dernière Convention nationale et publié depuis lors par notre revue. Celles-ci font aussi leur chemin dans les organisations politiques de gauche qui ont lancé chacune de leur côté des processus de débat interne. Les militants de PRS sont plus que jamais disponibles pour y participer. En même temps, nous savons que la nécessaire recomposition de la gauche pour qu’émerge une force politique nouvelle a besoin du ferment de la lutte qui éduque. Aucune résolution politique ne remplacera l’action concrète pour construire des consciences de gauche éclairées. C’est en s’opposant à la droite que l’on reconstruira la gauche. C’est possible. Le pouvoir en place n’est pas intouchable. Cela se constate déjà.

 
 
 

On se souvient que la simple mise en cause du projet de TVA sociale avait modifié le rapport de forces entre gauche et droite entre les deux tours des élections législatives. Ceci montre qu’en se mobilisant sur quelques mesures emblématiques de la politique de Sarkozy, la gauche peut faire bouger les lignes.

 
 
 

C’est notamment le cas sur la mise en place des franchises médicales. Une mobilisation significative s’organise contre cette mesure. Elle rassemble un front très large au plan social, organisationnel et politique. Elle est éminemment pédagogique dans son contenu, en montrant comment la « responsabilisation » des personnes contredit le droit à la santé et ce qu’implique la privatisation rampante du secteur de la protection sociale solidaire contre la maîtrise collective incarnée par la Sécurité sociale. Les rassemblements organisés samedi 29 septembre dans plusieurs villes de France, notamment à Paris au gymnase Japy, ont été un succès. De nouveaux rendez-vous sont d’ores et déjà fixés, notamment à l’occasion de la manifestation du 18 octobre prochain. PRS se met au service de cette mobilisation. Celle-ci ne doit pas s’arrêter avec le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale par le Parlement. Beaucoup de nos concitoyens découvriront les franchises quand elles commenceront à s’appliquer. De plus, on sait que la droite entend faire des franchises le principal levier de remise en cause de l’assurance-maladie, par le biais d’une augmentation importante et régulière de leur montant. A terme, l’objectif du gouvernement est d’offrir aux groupes privés d’assurance un marché dont le montant pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliards d’euros (équivalent au budget de l’Etat). C’est donc un combat de longue haleine qui commence autour de la défense de la sécurité sociale, convergeant avec la défense du droit à la retraite et posant à terme la question d’un nouveau partage des richesses dans notre pays.

 
 
 

Autre rendez-vous d’ampleur avec le pouvoir, les réformes de la Constitution prévues par Nicolas Sarkozy. Celui-ci prépare deux révisions décisives de la Constitution. L’une peut déboucher sur un changement de régime. L’autre sur la ratification d’un traité européen reprenant presque mot pour mot le projet de Constitution européenne rejeté par les Français. Dans leur contenu comme dans la méthode parlementaire prévue pour leur adoption, ces deux projets priveraient le peuple du droit de décider les règles selon lesquelles se prendront à l’avenir la quasi totalité des décisions le concernant. Il ne faut pas en effet se laisser abuser par les habillages du chef de l’Etat. Le pseudo « mini-traité », appellation qui n’est utilisée qu’en France, aurait rigoureusement la même portée que l’ancienne Constitution. Quant à la réforme prétendument « technique » de la Ve République, il suffit d’écouter Edouard Balladur parler ouvertement du passage au régime présidentiel, contribuant ainsi à mettre toujours davantage le pouvoir à l’abri des citoyens. Ces deux révisions doteraient notre pays des deux fondements de nature constitutionnelle qui organiseraient demain notre « démocratie ». Les principes démocratiques minimaux exigent que des décisions de cette ampleur soient prises par le peuple.

 
 
 

Or la gauche a les moyens d’obliger le pouvoir à recourir au referendum. La révision constitutionnelle se décide en effet à la majorité des 3/5 des députés et sénateurs. La gauche est à 8 voix du seuil du veto. On sait déjà que Nicolas Sarkozy devra compter avec plusieurs défections dans son camp. Si la gauche respecte la synthèse politique nouée au moment de la présidentielle lorsque Ségolène Royal a annoncé avoir réconcilié le « oui » et le « non » en exigeant un nouveau referendum sur tout nouveau traité, elle pourra mettre Sarkozy dans les cordes. C’est pourquoi PRS lancera une campagne pour informer les Français du contenu du nouveau traité et exiger un referendum populaire dès que celui-ci sera publié.

 
 
 

La gauche doit se réveiller. Elle peut changer le cours des choses. Pour l’heure Sarkozy se nourrit des faiblesses de la gauche. Mais la politique du pouvoir affronte les intérêts de la majorité salariée du pays. Elle heurte nombre de nos concitoyens attachés à nos conquêtes sociales et républicaines. Elle soulève d’ores et déjà des résistances et des mobilisations : contre les franchises médicales, pour la défense de la retraite et des régimes spéciaux, contre les fermetures de poste dans l’Education nationale, contre les conditions de travail à Goodyear... Celles-ci doivent être encouragées, fortifiées, organisées, unifiées, éclairées politiquement. C’est le rôle des organisations de gauche. PRS y contribuera par la présence de ses militants, son travail politique d’éducation populaire et un esprit unitaire sans faille.

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Published by Didier HACQUART - dans PRS
8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 07:13

 


A vos agendas, et venez nombreux !

 
 
 
DH
 
 
 
 

Quel avenir pour la gauche en France et en Europe ?

 
Faut-il relancer les partis existants et reconstruire
une union des gauches ?
 

Faut-il s'ouvrir à d'autres mouvements ?

 
Faut-il créer une force politique nouvelle ?
 
 



Le club Pour la République Sociale - PRS organise une réunion ouverte à tous pour débattre de toutes ces questions :


Le mercredi 10 octobre à partir de 19h45
 


A Aix-en-Provence,
 


Salle AGESA - Le Cèdre, (Entre l'avenue du Deffens et la rue J. Lombard )
 
 
 
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