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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 11:19


Le site internet pour « Une alternative à gauche »…

 
 
 

Pour mieux connaître la gauche antilibérale, qui se structure actuellement, je vous conseille le site :

 
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 10:18


Réunion de PRS13 le 22 novembre 2006

 
 
 
 
 

La lourde déception du 16/11 mérite amplement que nous nous rencontrions pour discuter et réfléchir désormais aux perspectives pour les idées que nous avons portées.

PRS13 vous invite à nous retrouver ce mercredi à partir de 19 heures à Aix-en-Provence (restaurant Coton Rouge, voir plus bas).

 


A l’ordre du jour :

 

 
   - débat sur la situation du PS après le vote du 16/11

 
 

   - débat complémentaire sur la situation de la gauche

   - désignation de nos délégués PRS au Conseil National du  week-end prochain

 
 
 


Je vous invite donc à venir nombreux (adhérents PRS ou sympathisants des convictions défendues par Laurent Fabius durant la campagne interne du PS).

 



 
Restaurant Coton Rouge près de l’IUT et de la fac de lettres :

 
 
 


4 CHEMIN DU COTON ROUGE 13100 AIX EN PROVENCE

 

Tél. : 04 42 38 54 14

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Conseil National de  PRS
 
 
 
les vendredi 24 et samedi 25 novembre à Paris
 
 
 
 
 
 
 
Programme :
 
 
 

vendredi 24 novembre

 
 
 

de 18h30 - 20h00 : accueil des participants

 
 
 

de 20h30 - 22h30  :

 
 
 

- bilan
            - point sur la situation au PS
            - point sur la situation dans les collectifs unitaires

 
 
 
samedi 25 novembre
 
 
 
9h - 17h : perspectives
 


           - rapport politique
           - discussion générale

 
 
 

17h - 19h : travail en commission (ateliers de lecture, formation, jeunes, internet, A Gauche)

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 13:56


Jean-Luc Mélenchon, candidat ?

Par Daniel Bernard, journaliste à Marianne

Ses amis le disent : l'ex-ministre de l'enseignement technique pense depuis plusieurs mois que seul un socialiste peut unifier la gauche du non.
 

S'il n'en reste qu'un, il sera celui-là. De tous les dirigeants présents dans la cour pavée du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon est le seul à ne pas en rabattre. « C'est moderne, c'est rénovateur de défendre ce soir le contraire de ce que j'ai défendu pendant six mois ? », s'agace-t-il. Ce soir encore, le sénateur de l'Essonne se refuse à être « moderne ». L'encadrement militaire, les 35 heures dans les collèges et autres jurys citoyens ne sont pas son genre de beauté. « Ça ne fait pas la maille », dit-il.


En battant la campagne pour Laurent Fabius, Mélenchon a mesuré l'impopularité de son champion. Il a aussi vérifié l'impact de ses talents de tribun, déjà éprouvé dans la campagne en faveur du non. En observant les tranchées qui se creusent au sein des gauches européennes entre une social-démocratie qui se déporte au centre et un électorat populaire qui fait sécession, « Méluche » se voit plus qu'un rôle, un destin.

Ses amis le disent : l'ex-ministre de l'enseignement technique pense depuis plusieurs mois que seul un socialiste peut unifier la gauche du non. Or, Laurent Fabius, qui a réduit la gauche du PS sous la barre des 20%, n'est manifestement pas en mesure de défendre sa ligne contre la candidate du PS. Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire du PS, a renoncé à suivre la voie tracée par Oscar Lafontaine en Allemagne - quitter le SPD pour fonder un parti. Si Mélenchon doit se sacrifier, il fera don de ce qui lui reste de popularité médiatique. Pour être candidat, il faut de l'argent, des parrainages, un brin de folie et du courage. La folie, il l'a - et le courage aussi.

 

Vendredi 17 Novembre 2006

Daniel Bernard

 

Pour en savoir plus :

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 10:17



Ségolène est certes désignée par le PS, mais rien n’est gagné encore pour 2007. Comme je l’ai déjà dit, il suffit de voir les réactions de la gauche antilibérale à sa candidature.

 
A suivre.
 
DH
 
 

La désignation de Ségolène Royal va-t-elle rassembler ou diviser la gauche ?

 

LEMONDE.FR | 17.11.06 | 17h05  •  Mis à jour le 17.11.06 | 19h16


La désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle pourrait amener à une recomposition de la gauche. Au sein du parti, dès l'annonce de la victoire de Mme Royal, malgré leur "tristesse", les lieutenants des deux candidats vaincus ont envoyé un message de ralliement à la gagnante. "L'heure est à la mobilisation contre la droite, a confirmé vendredi Dominique Strauss-Kahn, dans une brève prise de parole. La mienne est totale". "Plus que jamais, je me sens à la disposition du Parti socialiste, de la gauche et de la France", a-t-il ajouté, sous-entendant tout de même, comme son fidèle soutien Pierre Moscovici la veille, que c'est au vainqueur qu'il incombe de rassembler.

 

Ségolène Royal a tenu à montrer qu'elle recevait le message cinq sur cinq, en faisant vœu jeudi soir de "rassembler" le Parti socialiste. La main tendue visera aussi les partenaires de gauche, au-delà du PS lui-même. "Nous allons rediscuter avec les radicaux de gauche, avec Jean-Pierre Chevènement", a précisé jeudi soir Arnaud Montebourg, le porte-parole de la candidate, sur France 2. Le récent candidat Chevènement a surpris en déclarant, dès son premier meeting de campagne lundi, qu'il n'excluait ni le "retrait" de sa candidature, ni une "concertation" avec le Parti socialiste.

 

Vendredi, Noël Mamère a montré que les Verts ne comptaient pas rester absents des négociations à venir. "Il faut qu'elle soit la candidate de toute la gauche au deuxième tour. On doit obtenir d'elle et du PS, dès le premier tour, un certain nombre de signes pour l'éventuelle signature d'un contrat de gouvernement", a formulé sans ambiguïté sur i-Télé le député-maire de Bègles, en Gironde, candidat des Verts en 2002 ; des Verts dont il ne peut pas imaginer qu'ils en restent à trois seuls députés. Les appétits semblent s'aiguiser autour de ce qui ressemble de plus en plus à une nouvelle gauche plurielle.

 

FORCES CENTRIFUGES À LA GAUCHE DE LA GAUCHE

 

Pourtant, chez les strauss-kahniens et les fabiusiens, réunis pour la soirée électorale jeudi, on pouvait aussi entendre une autre musique, moins douce aux oreilles de Ségolène Royal. "On a créé les conditions pour amener Sarkozy au pouvoir pour cinq ans", a lâché un fabiusien, résumant l'amertume. Sur le blog de Dominique Strauss-Kahn, ou parmi les commentaires des abonnés du Monde.fr, on sentait que la blessure était assez profonde pour qu'un nombre non négligeable de socialistes envisagent clairement de se détourner de la candidate du PS, pour se diriger par exemple vers le centre. "Jamais Ségolène Royal ? Mais qu'entends-je donc ?, tentait d'argumenter en retourJean Marc G., un internaute fabiusien "rallié", sur Le Monde.fr, vendredi. Vous préférez donc Le Pen et Sarko ?! (...) Aussi, à ce que je lis, il semblerait que ce soit les strauss-kahniens les plus amers, et qui parlent de ficher le camp chez Bayrou ! Reprenez-vous !"

 

Si des voix socialistes pourraient filer vers le centre, les forces centrifuges pourraient aussi jouer en faveur de la "gauche de la gauche". "Je me demande ce que je vais faire, a affirmé jeudi soir le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, apparemment très touché. La responsabilité des collectifs antilibéraux est plus grande que jamais : ils doivent arriver à dégager un candidat commun entre eux. (...) Autrement, la gauche va être déséquilibrée, si elle est uniquement appuyée sur le centre gauche."

 

La Ligue communiste révolutionnaire a envoyé un message vendredi : le choix de Mme Royal "ne peut que renforcer la nécessité d'une candidature anticapitaliste à la présidentielle de 2007, candidature ne développant aucune illusion de convertir le Parti socialiste à l'antilibéralisme, et donc claire sur le refus de toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec le PS", a affirmé l'organisation trotskiste. Son candidat, Olivier Besancenot, refuse de participer directement aux négociations sur un candidat unitaire et accuse le PCF de rester un allié du PS, notamment dans les élections locales.

 

"Suite à la situation nouvelle créée à gauche par la désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti socialiste", les communistes ont décidé de réunir lundi leur conseil national pour discuter de "la responsabilité du PCF". A chaud, jeudi, la candidate désignée par les communistes pour briguer l'investiture unitaire antilibérale, Marie-George Buffet, avait dénoncé vendredi les prises de position de Mme Royal, qui "traduisent et même confirment l'aggravation d'une orientation politique préoccupante du PS". Elle a appelé à des "initiatives fortes" pour le rassemblement de "toutes les sensibilités de gauche" dans la perspective de la présidentielle. Le moment est crucial, car les collectifs unitaires n'ont toujours pas réussi à franchir leur principale difficulté : s'entendre sur le nom du candidat commun.

 

Alexandre Piquard

 

Les antilibéraux se mobilisent contre la candidature de Ségolène Royal

 

LEMONDE.FR Avec AFP | 18.11.06 | 09h19  •  Mis à jour le 18.11.06 | 09h20


Alors que Ségolène Royal n'en finit pas recueillir les soutiens des leaders socialistes, la gauche radicale a ouvert un feu nourri contre la candidate socialiste. Selon elle, Mme Royal "se range carrément derrière les libéraux et vogue sur le terrain de Nicolas Sarkozy", a déclaré la LCR.

 

Dans sa première déclaration de candidate du PS à la présidentielle, vendredi, Mme Royal a pourtant souhaité "unir toute la gauche dans sa diversité, puis rassembler une majorité de Français". L'appel a été entendu par le PRG, qui a déjà renoncé à présenter Christiane Taubira en échange d'un accord électoral avec le PS : Mme Royal est "bien placée pour créer une dynamique d'espérance" et emporter "l'adhésion d'une large majorité de Français", s'est réjoui son président Jean-Michel Baylet.

 

Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC pour 2006, à qui Mme Royal avait tendu la main la semaine dernière, a salué aussi sa "victoire incontestable" et dénoncé les "mauvais procès" faits à son encontre. Il l'a appelée à "rebattre les cartes" au PS, pour faire prévaloir des conceptions "ambitieuses et raisonnables" sur "la sécurité, la nation, l'Europe". De son côté, Noël Mamère, député des Verts, a promis à la candidate socialiste le soutien des Verts au deuxième tour, tout en formulant des "exigences" pour un "éventuel contrat de gouvernement".

 
"ROYAL, LIBÉRALE"
 

Réunis vendredi soir à Montpellier devant 4 000 personnes, les leaders de la gauche antilibérale ont vivement critiqué les positions de la candidate socialiste. Celles-ci "confirment l'aggravation d'une orientation politique préoccupante du PS", a également estimé le numéro un communiste Marie-George Buffet.

 

Le PCF se sent investi d'une nouvelle "responsabilité" pour redonner de l'élan au rassemblement de la gauche antilibérale qui tente - avec beaucoup de mal - à s'accorder sur un candidat unique en 2007, notamment en raison de l'insistance communiste à ce que Mme Buffet soit cette championne.

 

Mme Buffet a appelé vendredi à des "initiatives fortes" pour le rassemblement de "toutes les sensibilités de gauche". Geste inhabituel, le PCF a décidé de réunir son Conseil national lundi pour évaluer la nouvelle donne.

 
MÉLENCHON À MONTPELLIER
 

A Montpellier, les Collectifs antilibéraux ont reçu vendredi le soutien de Jean-Luc Mélenchon en personne, qui s'est dit "très déçu" et "consterné" par le raz-de-marée en faveur de Mme Royal. Le bouillant sénateur PS devait participer à un meeting des antilibéraux à Montpellier vendredi soir, insistant sur la nécessité pour les Collectifs de "dégager un candidat commun".

 

"La désignation de Ségolène Royal laisse un espace politique aux antilibéraux, qui aurait été plus réduit si Laurent Fabius avait été élu", souligne Frédéric Dabi, de l'institut IFOP. Mais il souligne les handicaps de la gauche radicale à cinq mois des échéances : le réflexe du "vote utile" et le "tout sauf Sarko" qui va drainer des voix vers la candidate socialiste. A l'écart du chaudron antilibéral, Arlette Laguiller, candidate de LO, a prévenu que Ségolène Royal pourrait "remporter" la présidentielle, mais "sans garantie que cela change quelque chose pour les classes populaires".

 

Quant aux autres leaders de la gauche antilibérale, José Bové, Marie-George Buffet et Clémentine Autain, ils ont pronostiqué la présence de la gauche antilibérale au second tour de l'élection présidentielle.



A la gauche du PS, l'espoir d'un possible espace électoral

 

LE MONDE | 18.11.06 | 12h48  •  Mis à jour le 18.11.06 | 12h48


Le choix des adhérents socialistes en faveur de Ségolène Royal comme candidate du PS à la présidentielle ne semble pas perturber les autres candidats de la gauche. Ils l'attendaient et patientaient pour entrer en campagne. Mais, tant ses anciens alliés de la gauche plurielle que l'extrême-gauche veulent croire que cette désignation peut leur ouvrir un espace électoral.

 

La victoire de la députée des Deux-Sèvres ne surprend guère du côté de la gauche antilibérale. A leurs yeux, la candidate aurait été désignée par les médias et les sondages. Même l'ampleur du soutien ne semble guère troubler les anciens ténors du non à la Constitution européenne qui tentent de trouver un candidat commun : le vote traduit une adhésion à un projet "social-libéral" et une dérive droitière qu'ils dénoncent depuis des mois. "C'est un choix cohérent pour une campagne blairiste", lâche José Bové, l'un des cinq prétendants à la candidature unique. Ses amis sont plus nuancés. "Ce mouvement de droitisation du PS ne nous réjouit pas car c'est une mauvaise nouvelle pour le peuple", assure ainsi Clémentine Autain, autre postulante.

 
APPÉTITS AIGUISÉS
 

L'aspiration au changement de tête à l'intérieur d'un parti jugé vieillissant et la volonté de désigner une candidate capable de faire gagner la gauche sont bien comprises. Mais c'est pour mieux dénoncer ces "illusions". "La gueule de bois risque d'être dure", prévient Olivier Besancenot, candidat de la LCR. Ce désir de renouvellement serait même une "arnaque", selon Mme Autain. "L'alternative à Sarkozy ne peut être une gauche "royale"", assure Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, "proposée" par son parti comme candidate unitaire.

 

Depuis jeudi 16 nombre et les résultats de la primaire socialiste, les appétits se sont en tout cas aiguisés. Tous les concurrents potentiels à la gauche du PS veulent croire que cette désignation libère des perspectives. "Cela crée une place pour une bouffée d'air frais sur les questions de discriminations et les questions sociales", prédit M. Besancenot.

 

"C'est un choix qui renforce l'urgence de notre rassemblement antilibéral", avertit de son côté José Bové. L'enjeu est clair désormais : gagner la gauche du PS. "On doit être capable de convaincre l'électorat socialiste qui ne se retrouverait pas dans la campagne de Royal", juge Patrick Braouezec, député communiste de Seine-Saint-Denis.

 

Seule Dominique Voynet, ne fait aucun pari. "Je me suis préparée depuis des semaines à cette désignation. L'ampleur du vote ne change rien", explique la candidate des Verts qui disait jusqu'alors patienter pour entrer elle-même en campagne. Si elle attend "avec impatience" que le débat électoral s'engage, elle avoue aussi qu'en raison de la popularité de la candidate PS, "les choses ne vont pas être simples". Pour ne pas injurier l'avenir, l'ancienne ministre de l'environnement a félicité Mme Royal par SMS en lui souhaitant "bonne chance".

 

Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 19.11.06

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 09:52
 
Interviewé par le mensuel Parti Pris, Emmanuel Todd livre son analyse des enjeux de la prochaine élection présidentielle. Extraits.
 
 

Parti Pris - Le décrochage des élites et des masses populaires que vous dénonciez en 1995 s'est-il aggravé ?

 

Emmanuel Todd - Non seulement la dissidence des milieux populaires s'est renforcée mais les classes moyennes les ont aussi rejoints dans le non au référendum sur le TCE. Les causes et les conséquences de l'extension de la dissidence aux classes moyennes, qu'il faudrait définir, mériteraient une analyse économique sérieuse. Ce qui semble sûr c'est la récurrence au moment du référendum des questions liées à la mondialisation et au libre-échange. La stagnation des salaires dans les catégories intermédiaires et l'emballement des prix de l'immobilier, forme d'inflation déguisée dans un système réputé de stabilité des prix, ont sans aucun doute joué. Ces facteurs économiques directs, ont aussi rendu obsolète le discours optimiste sur la globalisation et sur l'ajustement notamment face au décollage de la Chine qui ouvre une ère économique nouvelle.

 

Parti Pris - Que pensez-vous de la situation actuelle ?

 

Emmanuel Todd - Ce qui est troublant dans la situation actuelle c'est qu'on assiste à une montée de révolte, de colère sans que cela occasionne un début de réflexion chez les classes dirigeantes. Le discours libéral n'a pas fléchi. Au contraire, on voit plutôt un phénomène de raidissement et d'exaspération, parfois proche de l'hystérie dans les classes dominantes. Cet autisme des classes supérieures se renforce en parallèle du processus d'extension de révolte. On pourrait être dans une sorte d'année zéro avec un renforcement très préoccupant de forces antagonistes. Cette situation est dangereuse.

[…]

Parti Pris - N'assiste-t-on pas justement à un affaiblissement du discours sur l'égalité ?

 

Emmanuel Todd - Il y a le discours de Fabius sur le smic quand même ! Pour moi, si la montée d'un mouvement égalitaire au XXe siècle est liée au développement de l'alphabétisation de masse, le développement des études supérieures a conduit au développement d'un substrat social inégalitaire. La réalité des forces profondes en France serait cette tension entre la montée d'un subconscient social inégalitaire et la résistance d'un inconscient égalitaire. Dans chacun des actes de révolte des milieux populaires ou des classes moyennes, on sent la coexistence des deux. Dans le vote FN, on peut ainsi voir une dimension égalitaire, « merde aux élites » et la recherche d'un bouc émissaire inférieur. On trouve inextricablement liées, les valeurs d'aspiration à l'égalité et à l'inégalité.

 

Parti Pris - L'un des enjeux à gauche serait donc de surmonter le défi de l'égalité…

 

Emmanuel Todd - L'urgence c'est de faire en sorte que les inégalités économiques montantes ne mettent pas en péril l'égalité civique, le suffrage universel. La réalité de la gauche aujourd'hui, c'est qu'elle est en situation défensive. C'est évident à l'échelle mondiale. Le pays le plus puissant, les Etats-Unis, s'est abandonné à l'inégalité. En France on sent comme un basculement. Il est vrai qu'il existe aussi un fonds anthropologique français spécifique des valeurs familiales, qui refuse les inégalités et reste attaché à l'égalité. Nous sommes actuellement dans une tension entre ces deux tendances, dans une phase d'hésitation où deux scénarios sont possibles. L'un soft repart vers l'égalité. L'autre, hard, tend vers une liquidation de la démocratie. Il n'y a pas de bon équilibre. Ce qui est sûr, c'est que si le PS n'est pas capable de désigner quelqu'un qui s'ancre à gauche et défend des valeurs de gauche égalitaires, on est sûr de la catastrophe.

 

Parti Pris - Que pensez-vous du positionnement actuel des deux grands partis que sont le PS et l'UMP ?

 

Emmanuel Todd - On est dans un contexte où les deux grands partis se sont déconnectés des aspirations réelles de la société. Le processus de désignation des candidats se fait par les sondages, par des groupies avant même que l'opinion ne se forme. Si ces candidats ne proposent rien qui correspond aux attentes des français, il y a le risque d'un vide tellement manifeste que d'autres candidats pourraient émerger indépendamment des désignations par les appareils des partis.

 

Pour télécharger l'intégralité de l'interview au format PDF (29 ko), cliquer ici.

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 16:56

Meeting Unitaire National le 6 novembre 2006 au Mans à 18h30 avec :
 
 
M.G.BUFFET, J.BOVE, Y .SALESSE, C.VILLIERS, C.PICQUET, F.BAVAY, R.REVOL, C.AUTAIN, C.DEBONS, E.COQUEREL, J-J.BOISLAROUSSIE
 
 
Toutes les forces de la Gauche antilibérale s’unissent pour 2007
 
Le meeting sera retransmis en direct sur public sénat (TNT, Canal Satellite, TPS et sur internet : www.publicsenat.fr)
 
 
  
RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE ANTI-LIBERALE


CE QUE NOUS VOULONS
 

Introduction et propositions - au 20 octobre 2006

 
 

CE QUE NOUS VOULONS 

 
 

Le programme est présenté ici en 8 parties distinctes.

 

[Les points de débat ou nécessitant précisions sont entre crochets]

 

- INTRODUCTION

 

- 1 - SECURISER L’EMPLOI, AMELIORER LE NIVEAU DE VIE, RESTAURER LA PROTECTION SOCIALE

 

- 2 - UN NOUVEAU TYPE DE DEVELOPPEMENT

 

- 3 – ECOLE – CULTURE – MEDIAS - RECHERCHE : construire une société de la culture, de l’information et de la connaissance partagée

 

- 4 - POUR L’EGALITE HOMMES – FEMMES

 

- 5 - POUR UNE 6e RÉPUBLIQUE

 

- 6 - UNE AUTRE EUROPE DANS UN AUTRE MONDE

 

- 7 - LES MOYENS FINANCIERS DE NOTRE POLITIQUE

 

- ANNEXE ET MANQUES

 

La réflexion n'est pas l'apanage du PS. Cela bouge à la Gauche du PS, dans une démarche innovante et constructive, même si tout n'est pas simple. Tout cela comptera pour la Présidentielle et les législatives 2007. Les amis du PS, doivent tenir compte de cette mouvance, ne pas la négliger voire la mépriser. Le choix du candidat PS n'est pas neutre. Seul Laurent FABIUS est en mesure aujourd'hui d'être le meilleur rassembleur de l'ensemble de la Gauche. Il ne faut pas l'oublier...

DH
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 17:12


Pendant que les socialistes débattent pour le choix du meilleur candidat et au- delà de l’orientation politique du PS, pour la Présidentielle 2007, cela bouge aussi du coté de « l’autre gauche ». Le collectif national était réuni le week-end dernier. Vous trouverez ci-joint les grandes orientations. Un collectif existe à Vitrolles, avec des membres du PC, des Verts, de PRS et du monde associatif.
 
 
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
 
 
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
Collectif d’initiative national pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes
 
 
 
 
 
 

Document programme

 
 
 

CE QUE NOUS VOULONS

 
 
 
Introduction + propositions
 

Version 08 – 20 octobre 2006

 
 
 
 
 
 
 
Introduction
 
 
 

Un autre monde est possible, il est nécessaire. Il est plus « réaliste » que ce monde, transformé en marchandise, que nous impose le capitalisme libéral. Nous vivons une société où le chômage est tenu pour inévitable, où les inégalités s’accroissent, où les discriminations deviennent le lot commun, où les individus sont le jouet de décisions qui leur échappent, où la jeunesse est pointée du doigt, désignée comme dangereuse, réprimée lorsqu’elle résiste, où toutes les ressources sont mises à sac de façon insoutenable. Une telle société, porteuse de violence, est injuste, explosive. Elle n’est pas viable. La concentration des pouvoirs et de la richesse entre les mains de quelques uns, au détriment du bien-être et de la citoyenneté du plus grand nombre, ne fournit pas de bases acceptables pour vivre ensemble.

 
 
 

Depuis plus de vingt ans, du local au mondial, dans tous les domaines de la vie, tout est fait pour nous convaincre que nous sommes contraints d’accepter les dogmes de la marchandisation et de la spéculation, les diktats des multinationales et de la finance.

 
 
 

Certains veulent pousser le plus loin possible le recul des conquêtes sociales, des libertés individuelles, des services publics, des droits civils et politiques hérités des combats républicains : c’est le projet du patronat et de la droite.

 
 
 

D’autres entendent concilier la toute puissance du capital financier et un socle restreint de droits et de garanties sociales : c’est le programme de la gauche sociale-libérale.

 
 
 

Dans les deux cas, la main reste aux marchés financiers ; les profits flambent et le peuple trinque ; les inégalités galopent et la démocratie s’essouffle.

 
 
 

Tout cela, nous l’avons expérimenté, dans l’alternance au pouvoir de la droite et d’une partie de la gauche qui a renoncé à changer véritablement les choses. Nous voici donc devant un choix : ou bien nous poursuivons dans la même veine, ou bien nous changeons de cap. Nous proposons d’en finir avec l’impasse de l’alternance, de passer à une véritable alternative. C’est cela que nous proposons de construire et de réaliser ensemble, à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas au pire, qui ne s’accoutument pas au spectacle d’une gauche de renoncement.

 
 
 

Pour rompre avec des logiques qui ont fait la preuve de leur nocivité ou de leur inutilité, il faut à la fois une visée ambitieuse, des mesures concrètes, la capacité et la volonté politique de les mettre en œuvre. Nous voulons pour cela bouleverser la donne à gauche, avec l’ambition de rendre majoritaire une alternative antilibérale fondée sur le soutien et la mobilisation populaires.

 
 
 

Il y a de la cohérence – dangereuse – dans les choix qui sont au cœur du capitalisme contemporain. Le néolibéralisme a des objectifs (la conversion de toute chose en marchandise et l’accumulation des profits financiers) et des méthodes (le recul des pratiques démocratiques, le démantèlement des politiques publiques, la mise en concurrence des peuples et des individus, la casse des droits du travail, le pillage de la planète). Objectifs et méthodes forment chez lui un tout.

 
 
 

Nous leur opposons une autre cohérence, plus juste et plus efficace.

 
 
 

- Nos objectifs sont le pouvoir des peuples de décider de leur destin et la possibilité pour chacun-e de vivre dignement et décemment grâce à un développement des activités humaines n’opposant plus les réalités sociales, économiques, écologiques.

 
 
 

- Nos valeurs sont celles de l’égalité, de la solidarité et de la liberté, qui font du libre développement de chacun-e la condition du libre développement de tous.

 
 
 

- Nos méthodes sont le respect des biens communs, la garantie des droits individuels et collectifs, économiques, sociaux, politiques ou culturels et l’appropriation sociale de leurs instruments nécessaires. Ce sont la souveraineté populaire et la citoyenneté élargie, que ce soit dans la cité ou dans l’entreprise. C’est l’égalité réelle et non formelle entre les femmes et les hommes, dans tous les domaines ; c’est le refus du racisme, de la xénophobie, du sexisme, de l’homophobie, de toutes les discriminations.

 
 
 

En bref, notre objectif, notre principe et notre méthode, c’est une démocratie sociale et participative, où chacun-e participe à part égale au pouvoir, quelle que soit son origine ou son statut. Une démocratie qui s’appuiera sur la mobilisation et la lutte, car nous savons que les privilégiés du système actuel ne voudront pas perdre leur privilèges.

 
 
 
Que peut-on, que doit-on vouloir dès aujourd’hui ?
 
 
 

Changer l’ordre des priorités : ne pas subordonner la vie de tous et l’avenir de la planète à l’accumulation des profits par quelques uns ; considérer que la société est la fin et l’économie le moyen ; envisager un nouveau développement plus égalitaire, dans le respect d’une contrainte forte, celle de la rareté des biens et ressources mondiales, en premier lieu l’énergie. Cela nécessite un changement radical de perspective politique, sociale, culturelle et bien évidemment économique. Cela implique en premier lieu un emploi et sa stabilité, des revenus suffisants, un socle de droits individuels et collectifs dont l’effectivité est garantie par la puissance publique.

 
 
 

Se doter de moyens pour affirmer une volonté collective et impulser un nouveau type de développement, en remettant en cause la spirale des privatisations, en étendant les services publics et en les modernisant c’est-à-dire en les démocratisant, en confortant l’économie sociale et solidaire, en donnant de nouveaux droits aux salariés dans les entreprises. L’objectif de la vie économique ne doit pas être la croissance pour elle-même, mais le développement des capacités humaines ; le critère ne doit pas être la rentabilité financière, mais l’utilité sociale des activités et des productions.

 
 
 

Changer la donne économique et sociale, en répartissant autrement les richesses disponibles (d’abord, redonner au travail la part que le capital lui a ravie depuis vingt ans), en orientant les ressources autrement, vers les dépenses utiles et non vers les marchés financiers.

 
 
 

Changer la donne environnementale, en remettant en cause le productivisme du modèle de développement capitaliste, en réaffirmant le lien nécessaire entre justice sociale et préservation de l’environnement, en abordant de façon démocratique et sociale les enjeux et les défis du réchauffement de la planète.

 
 
 

Changer la donne politique, en ouvrant la voie à une VIème République démocratique et sociale, représentative et participative, laïque et émancipatrice ; en affirmant la primauté des droits, du bien commun et de l’intérêt général ; en cassant la logique de confiscation des pouvoirs, en étendant la logique démocratique au monde de l’entreprise.

 
 
 

Changer la donne pour les femmes, en combattant toute discrimination de sexe, en contestant les effets de la domination patriarcale, en considérant que l’émancipation féminine, qui ne concerne pas un groupe mais l’égalité dans la société tout entière, est un élément fondamental de la transformation sociale.

 
 
 

Changer la donne pour les jeunes, en intégrant la question de leur place, de leur rôle et de leur avenir comme une question politique majeure. Leurs conditions de vie, de travail et d’étude seront sensiblement améliorées, les solidarités intergénérationnelles seront réaffirmées.

 
 
 

Changer la donne du partage des connaissances et des cultures. Mettre fin aux inégalités scolaires, ouvrir à toutes et à tous les arts et œuvres de l’esprit ; permettre à chacun-e de maîtriser toutes les technologies de communication ; développer une démocratie culturelle associant citoyens et professionnels ; promouvoir le principe d’exception culturelle pour tous les peuples, afin de protéger la diversité culturelle en la mettant à l’abri des règles du marché.

 
 
 

Changer la donne en Europe où notre politique aura un écho immédiat. Nous ne laisserons pas les règles libérales européennes étouffer notre action de transformation. Nous mènerons bataille, en prenant appui sur les autres peuples, pour une transformation profonde de la construction européenne.

 
 
 

Changer la donne internationale aussi. Nous voulons que la France joue un tout autre rôle en Europe et dans le monde, en refusant la logique de la guerre économique et de la guerre sans fin et sans limite, en agissant non comme une puissance impériale mais comme un ferment de paix, de justice, de solidarité et de démocratie. Nous voulons qu’elle contribue au développement économiquement et écologiquement responsable de la planète.

 
 
 

Pour nous, la satisfaction des besoins et la création d’emplois stables ne sont pas des coûts ou des contraintes qui s’opposent à l’efficacité économique. Tout au contraire, la justice est la condition de l’efficacité dans un nouveau mode de développement, attentif avant tout aux hommes et à leur environnement. L’effectivité des droits pour toutes et tous, l’extension des services publics, les dépenses de santé, éducatives ou culturelles sont des investissements majeurs qu’il ne saurait être question de restreindre.

 
 
 

Dans la bataille contre le projet de Constitution européenne, des collectifs unitaires et populaires se sont constitués dans toute la France. Dans la foulée de leur victoire du 29 mai 2005, ils ont élaboré une Charte pour une alternative au libéralisme. Cette Charte n’est pas un projet bouclé, mais elle énonce des axes de transformation forts et réalistes. À partir des options de la Charte, nous mettons en débat public des propositions, dont nous pensons qu’elles constituent la trame d’une politique authentiquement de gauche, fidèle à ses idéaux et aux grands acquis sociaux et démocratiques de son histoire.

 
 
 

Ce texte n’est ni une simple déclaration d’intentions, ni un programme électoral habituel. En effet, il s’agit pour nous de s’engager autour d’un projet politique durable, qui ne saurait s’épuiser dans l’élection d’un président, ni dans l’application de quelques mesures symboliques. Il est pour nous fondamental de redonner du sens à l’action politique et de montrer qu’une véritable volonté politique est crédible.

 
 
 

Ces propositions, nous les soumettons donc au débat public, pour les enrichir et pour qu’elles prennent force collective. Car nous le savons bien : aucun programme, aucune politique ne peuvent s’imposer et changer l’ordre des choses s’ils ne sont pas les fruits d’un vaste mouvement populaire et citoyen, où chacun-e discute, décide et contrôle. Sans peuple acteur, et en permanence, sans lutte collective, sans mobilisation sociale et politique vigilante, aucune transformation sérieuse n’est envisageable. Nous ne disons pas : « Faites-nous confiance », mais « Luttons, contestons et bâtissons ensemble, à tout moment et partout ».

 
 
 

Si nous portons ensemble l’exigence de ce que nous voulons, une nouvelle donne est possible pour la France, le mouvement populaire est au premier rang et la gauche retrouve le sens de son combat.

 
 
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
 
 
 
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 22:19


Présidentielles 2007, la Droite du FN à l'UDF au service du MEDEF

 
 

Au delà des batailles internes du PS, pour la candudature, il ne faut pas oublier que l'objectif est de battre la Droite. Il ne s'agit pas d'un objectif pour le simple plaisir, mais d'un réel objectif politique pour faire face  à une politique libérale, dont le meilleur supporter est la représentante du MEDEF. Il importe de bien connaitre les programmes des uns et des autres.


Ces derniers jours Laurence PARISOT, qui souhaite mettre  ses idées et propositions au cœur de la présidentielle 2007 a toutes les raisons d’être satisfaite :

 

A l’université du MEDEF, Nicolas SARKOZY a promis de limiter le droit de grève. Il a annoncé quelques jours plus tard de transformer l’école et l’université en un vivier de main d’œuvre corvéable et licenciable à merci.

 

François BAYROU, a de son coté promis de « libérer le travail », et comme SARKOZY « d’exonérer de cotisations patronales les heures supplémentaires », ce qui sonnerait le glas des 35 heures, déjà bien mises en péril.

 

Dominique de VILLEPIN annonce lui des réductions de l’ISF et de l’impôt sur le revenu.

 

Jean – Marie Le PEN propose d’allonger le départ à la retraite à 67,68 ou 69 ans.

 

Et tous rêvent de remettre en cause les droits de succession, hérité de la révolution Française pour mettre fin aux dynasties de l’argent…

 

Non la Droite et la Gauche, ce n’est pas la même chose. Les vrais programmes politiques de la droite et leurs conséquences sur les citoyens de base que nous sommes doivent être dénoncés. La réalité est trop souvent cachées derrières les paravents de l’insécurité (SARKOZY) , du bouc émissaire (Le PEN, De VILLIERS), du ni - Droite ni - Gauche (BAYROU), etc.

 
A suivre…
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14 septembre 2006 4 14 /09 /septembre /2006 07:53

Bravo…
 
 
 
 
 

Pour une fois n’est pas coutume, je vais rendre hommage à François BAYROU ! Il ne faut pas y voir une conversion soudaine, ni un quelconque changement d’orientation politique. Tout au plus cela montre que je ne suis pas « un gauchiste sectaire » comme on veut bien le dire parfois...

 
 
 

Non, je tiens simplement à saluer sa détermination à dénoncer « les liens d’intimité et d’intérêts unissant le pouvoir politique aux grands groupes de médias détenus par les puissances industrielles. Nicolas SARKOZY assume cette intimité… »

 
 
 

Il n’a pas peur de s’attaquer à Claire CHAZAL en direct sur TF1 sur ce sujet… C'est suffisament rare pour être salué !

 
 
 

Il soulève un réel problème de démocratie, qu’il va bien falloir traiter…

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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 15:40


Malgré la campagne interne du PS, pour désigner le meilleur candidat pour 2007, SARKOZY nous dévoile un peu plus son programme.

 

Ceux qui pensent que SARKOZY est proche des salariés sont trompés par les apparences. Nous en avons pour preuve son ovation lors de l’université d’été du MEDEF.


Il est bon de revenir sur quelques unes de ses déclarations. SARKOZY jouent sur tous les tableaux. D’un coté il joue sur le coté populiste pour séduire un certain électorat et empiéter sur le terrain du FN, de l’autre, il  conforte ses positions libérales, ce qui ne manque pas de séduire le MEDEF. Il faut le dire, le redire et le faire connaître.

 

SARKOZY, est un réel usurpateur à la solde de la haute finance. Ce n’est pas le défenseur « du pauvre peuple » qu’il souhaite paraître. SARKOZY s’attaque donc ouvertement aux 35 heures et au droit de grève...

 
 
 
Nicolas, star du MEDEF…
 
 

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot, a clos jeudi l'université d'été de la première organisation patronale de France en présence de Nicolas Sarkozy, dernier invité de marque, qui a tenu un véritable discours de campagne présidentielle devant plusieurs centaines de chefs d'entreprise conquis.

 

La huitième université d'été du MEDEF s'est achevée jeudi en début d'après-midi sur le campus de l'école des hautes Etudes Commerciales (HEC) de Jouy-en-Josas (Yvelines), après trois jours de débats économiques, sociaux et philosophiques sur le thème: "concilier l'inconciliable".

 

Actualité électorale oblige, à quelques mois de l'échéance présidentielle, de nombreux représentants politiques de premier plan ont été présents. Le ministre de l'Economie Thierry Breton, l'ancien ministre socialiste de l'Economie Dominique Strauss-Kahn, ou encore le président de l'UDF François Bayrou sont venus cette année participer aux rencontres. Egalement conviée, Ségolène Royal a "poliment décliné" l'invitation, selon le MEDEF.

 

A l'applaudimètre patronal, c'est le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, venu le dernier jour, qui a remporté un véritable triomphe, attaquant le "modèle social français", ou encore taclant les socialistes à de nombreuses reprises, et remettant encore une fois en cause les 35 heures.

 

"Ce n'est pas la peine d'aller inventer la pierre philosophale. La France ne s'est pas encore remise du choix historiquement stupide d'expliquer aux gens qu'en travaillant moins on pouvait gagner davantage", a lancé Nicolas Sarkozy, qui s'expliquait devant 300 chefs d'entreprise réunis pour la séance plénière de clôture de l'université d'été.

 

=> Le sens de la vie suivant le MEDEF et les libéraux comme SARKOZY, c’est de travailler de plus en plus, et de plus en plus longtemps ! C’est vrai qu’en s’usant au travail, jusqu’à 65 ans et plus, cela réduira le problème des retraites. C’est en fait un non – sens historique, et une remise en cause du progrès social de ces 100 dernières années.  

 

Longuement applaudi, il a également expliqué que "le modèle social idéal, c'est celui qui donne un emploi à chacun. Ce n'est donc plus le modèle social français". Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait "en tant que politique", a aussi lancé qu'il fallait "faire plus pour ceux qui ont moins, mais en même temps arrêter de considérer qu'il y a un guichet ouvert et que même si on ne se donne pas la peine de se lever le matin, on a droit à des allocations".

 

=> Les plus de 2 millions de chômeurs et tous les exclus du travail apprécieront. En 2006, la droite libérale incarnée par SARKOZY est encore su le schéma de considérer les chômeurs, comme des fainéants et oisifs, qui profitent du système. C’est particulièrement choquant. Sait –il au moins ce que c’est un chômeur en fin de droits qui se retrouve sans rien à la fin du mois ? Mais c’est un discours qui doit plaire effectivement au MEDEF.

 

Sur le droit de grève, Nicolas Sarkozy a proposé une loi prévoyant un vote à bulletins secrets dans les universités, les administrations et les entreprises au bout de huit jours de conflit social, "pour en finir avec les dictatures de certaines minorités".

 
=> Sans droit de grève, aurions nous obtenu les congés payés, la semaine de 40 heures en 1936, etc. ? Si les salariés avaient attendus que cela vienne d’un patronat compréhensif et progressiste, ils auraient attendus très longtemps… Remette en cause le droit de grève, est le rêve du MEDEF, en ôtant aux salariés, leur seul et réel pouvoir.

 

Après 30 minutes de discours, et après avoir été ovationné à peine arrivé, Nicolas Sarkozy a quitté le campus sans répondre aux questions des très nombreux journalistes. Avant de partir, il a invité son auditoire à "fortement participer aux débats" en vue de l'échéance de 2007, propos immédiatement repris par Laurence Parisot.

 

=> Rien de plus normal, que le MEDEF participe au débat électoral, s’il reste à sa place, comme d’autres instituions de la société civile, et que les patrons ne fassent pas de menace vis_ à vis de telle ou telle mesure proposée… Trouver démagogique une mesure qui consiste à augmenter le SMIC immédiatement de 100 €, car elle menacerait l’économie des entreprises. La remarque est d'autant plus déplacée, lorsque l’on voit les salaires de quelques patrons, leur niveau d’augmentation en 2005, sans parler des stocks-  opions…

 

La présidente du MEDEF a ainsi expliqué qu'elle souhaitait que la France se concentre sur l'élection présidentielle et fasse l'effort de se mettre "au bon niveau du débat", laissant entendre que l'université d'été patronale devait largement y contribuer. "Ce que nos tables rondes ont montré", a-t-elle ainsi dit, "c'est qu'il y a des enjeux de moyen terme -la question de l'énergie- et des questions économiques et sociales également".

=> Très bien, mais en démocratie, c'est le peuple qui est souverain et qui décide ce qui est bon pour lui. Désolée, Madame PARISOT, mais nous n'avons pas vraiment besoin de vos conseils, et le débat sera au niveau que nous souhaitons !

 
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Published by Didier HACQUART - dans Présidentielles 2007
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