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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 06:00

Le camarade Gérard FILOCHE, l’inspecteur du travail, membre du Conseil National du PS ne mâche pas ses mots ! As – t – il pour autant totalement tort ?

 
 
 
DH
 
 
 
Protégez la gauche des idées de Manuel Valls !
 



 

Non pas que ces idées soient très remarquables, ni très fouillées telles qu’elles ont (encore !) été exprimées sur France inter ce mercredi 21 novembre. Mais elles tirent à droite le PS alors que ce dont il a besoin, c’est surtout d’être tiré à gauche !

 


Ce qu’il manque au Ps c’est une équipe dirigeante capable de soutenir les mouvements sociaux en cours et leurs objectifs, pas de s’aligner sur la minorité de la gauche chéréquienne.

 


Suivre la direction actuelle de la confédération CFDT c’est s’aveugler et se minoriser : celle-ci avait déjà perdu 100 000 adhérents, de 6 à 8 % des voix aux élections professionnelles, connu une crise récurrente, après sa signature-trahison pour la loi Fillon de mai-juillet 2003,  voilà qu’elle recommence, et abandonne, encore l’unité syndicale, les mouvements en cours… (Elle va encore en payer le prix, hélas pour le syndicalisme et pour nombre d’adhérents CFDT, pas consultés et qui ne sont pas d’accord).

Le Ps, c’est les 35 h, la retraite à 60 ans, la hausse du Smic, la défense de la Sécu, en un mot, dans l’Histoire, comme dans la pratique actuelle, c’est,  ce devrait être la défense et l’élargissement des conquêtes sociales !

 


Pour Manuel Valls, il faut abandonner la retraite à 60 ans (pour laquelle il a pourtant encore lui même voté dans la « synthèse » de novembre 2005 et le « projet » socialiste de juillet 2006…), lâcher les 35 h et se « moderniser » en reprenant l’essentiel des thèses de la droite (sécurité, immigration, compétition, concurrence, etc.)…

Que le Ps se protège de ces idées courtes !

 


Manuel Valls ne doit pas savoir que les Français, dans la vraie vie, dans le réel, travaillent en moyenne 37 annuités et il fait semblant de ne pas savoir que leur proposer, leur imposer de travailler 40, demain 41 annuités, relève de l’escroquerie propre aux libéraux : cela revient à exiger des salariés un objectif inatteignable, qu’ils “sautent à la perche sans perche”, et donc que le niveau de leur retraite baisse…

 


Il paraît que cela s’imposerait à cause de l’allongement de l’espérance de vie : de qui ?  De celle de quelques dizaines de milliers de cadres supérieurs bronzés et vitaminés grâce à leurs stocks option ? Pas celle de millions d’employés et d’ouvriers, de salariés usés par la violence au travail et qu’on met, pour 2 sur 3, au chômage à partir de 55 ou 57 ans… En 2003, l’espérance de vie, en France a reculé d’un mois... Et les naissances sont 2,5 fois plus élevées que celles prévues dans le rapport Charpin. On peut payer les retraites à 6O ans et à 55 ans dans les métiers pénibles, en faisant varier les cotisations sociales autant que de besoin : le COR a calculé qu’avec 0,36 % de hausses des cotisations sociales, patronales et salariales, c’était possible ! Mais le Medef-UIMM ne veut rien savoir, il ne se préoccupe que de distribuer ses 600 millions d’euros d’argent sale en liquide pour casser les grèves...

 


Manuel Valls ne doit pas savoir qu’après 55 ans, deux maladies sur cinq qui se déclarent sont directement liées au travail… Oh, comme les autres, il a des petites phrases, bien vagues, et sans portée, pour les « métiers pénibles » : mais alors qu’il s’acharne contre les 18 000 conducteurs de train, que propose t il pour les 1,1 millions d’ouvriers du bâtiment ? Du vide !

 


Le PS devrait proposer la retraite à 55 ans dans le bâtiment, la protéger dans le transport routier, pour les marins, les travailleurs à la chaîne… Manuel Valls a t il déjà regardé un ouvrier du bâtiment de 55 ans derrière son marteau piqueur ? S’est-il demandé pourquoi tant d’inaptitudes médicales à partir de cet âge ? Sûrement que Manuel Valls doit dire, comme la droite, que les « seniors » doivent travailler plus longtemps : mais s’est-il renseigné sur l’effet pratique de la loi Villepin d’avril 2006, concernant les CDE ?  (Contrat dernière embauche, ceux qui prévoient de remplacer la catégorie 5 des Assedic, entre 57 et 60 ans, par deux possibles CDD de 18 mois consécutifs : combien y en a t il de ces CDD depuis 16 mois en France ? Il y en… 40 !)

 


Manuel Valls doit encore argumenter sur le fait qu’en Europe, par exemple, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, l’âge officiel de départ en retraite soit 65 ou 67 ans… mais il doit encore ignorer, que l’âge réel, de départ est en moyenne de 57 ans… comme chez nous… là-bas comme ici, les technos libéraux racontent des salades…

Manuel Valls ne doit pas savoir que la France n’a jamais été aussi riche : il cite les 15 milliards de cadeaux aux riches de Sarkozy, mais il ne cite pas les 80 milliards d’euros qu’ont encaissé en plus les 500 premières familles de ce pays en 2006 par rapport à 2005 (ce sera davantage cette année !). Manuel Valls ne cite pas les 100 milliards d’euros de bénéfices du CAC 40,  les 12 à 13 milliards de Total, les 3 milliards de manque à gagner de la Sécu par rapport aux stocks option, aux parachutes dorés, aux retraites des privilégiés… Qu’est ce que c’est à côté, les 90 millions d’euros qui sont en jeu à la Sncf ? Epsilon, pourquoi ne pas le mettre en évidence ?

 


Manuel Valls parle de la Dette, dans notre pays qui est le premier au monde en matière d’épargne : va t on mettre comme priorité de faire rembourser par les enfants des pauvres la dette aux enfants des riches ?  Ou augmenter les impôts des riches et des sociétés ? Le Ps devrait clairement dire : nous allons faire une révolution fiscale et redistribuer les richesses : priorité aux impôts républicains directs et progressifs sur les fortunes et les sociétés, et recul des impôts injustes de type indirects et proportionnels.

Pour la fonction publique : un fonctionnaire ca ne coûte, pas, ca rapporte ! Le Ps devrait le dire haut et fort et ne pas paraître hésiter devant la défense d’une fonction publique rénovée, renforcée. Il faut encadrer le marché par les lois de la république, et non se soumettre à sa sauvagerie, il faut défendre une économie mixte et pas une société de marché, mais ça, Manuel Valls cela lui écorcherait sans doute la bouche de le dire alors que c’est ce que le peuple de gauche aimerait entendre des dirigeants de la gauche. Ça changerait le rapport de force donnerait un débouché contre Sarkozy, personne ne va croire ni laisser dire que c’est un gauchiste sectaire comme Besancenot qui peut l’être tout de même !

 


Manuel Valls parle vaguement d’augmenter les salaires : mais de façon tellement vague que personne n’y croit, il ne chiffre rien, n’explique même pas que les profits aient pris 160 milliards d’euros aux salaires et que tout le mal, toute la crise de notre société, de ses banlieues, de ses hôpitaux, de ses écoles, vient de là… Tellement de travailleurs pauvres, de chômeurs, d’exclus, que seule la répression, la prison, l’autoritarisme de la droite paraît l’autre solution… mais Manuel Valls n’a pas ou plus d’idée sociale ambitieuse, il veut abandonner le nom de « socialisme », se propose comme premier secrétaire pour traîner encore plus le parti à droite, à ce qui lui ferait perdre sa base…

 


La base de notre parti, elle était dans la rue hier, ce sont les 93 % d’actifs qui sont salariés, qui produisent les richesses de ce pays et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Les 700 000 manifestants du 20 novembre et les millions de grévistes, c’est la partie la plus intelligente, la plus consciente, la plus mobilisée de la gauche, celle qui porte les victoires possibles, demain… celles auxquelles notre parti devrait porter toute son attention, qu’il devrait soutenir, encourager, aider, appuyer, au lieu de la désespérer…et il y avait une majorité de banderoles pour les 37 annuités, bien plus que dans les états-majors…

 


J’ai rencontré, hier, dans la manifestation parisienne, un militant socialiste du 92, qui est venu me voir, et qui m’a dit « - Gérard, ou est ce qu’on va ? Ils ne rendent compte de rien à Solferino ? Ils ne voient rien ? Ils se bouffent le nez, mais ne soutiennent pas… au moins dans le temps on savait se mouiller, être opposants, appuyer les luttes, mais là… c’est mou, on passe à côté, on ne répond pas ou mal. Dans nos sections, ça roupille, pas de tracts… ».  Je lui ai dit que ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait des sections socialistes, même des fédérations qui appelaient à manifester, qui soutenaient, mais que ce qui sortait du national était d’une faiblesse insigne… on pouvait, on devait mettre Sarkozy en échec, Celui-ci ne devrait pas « tenir » cinq ans, on devait soutenir les 35 h tout comme la retraite à 60 ans, c’était une conquête socialiste, bon sang… Je lui ai dit que je ne comprenais pas pourquoi on ne menait pas une campagne contre les caisses noires antigrève des 600 millions d’euros en liquide du patronat… Je lui ai appris que le Code du travail serait totalement cassé le 4 décembre prochain à l’Assemblée nationale, si on ne faisait rien, et… « on » ne fait rien… Je lui ai dit que le rapport de force pourtant n’était pas mauvais, que le salariat de notre pays etait d’un immense courage, mieux que ses dirigeants… que cette semaine de grève le prouvait et que Sarkozy aurait à payer le prix de ce rapport de force, que celui-ci allait évoluer et grandir encore, qu’un « grand espoir c’était le privé »… comme en mai 68… On est tombés d’accord, comme cela doit être le cas de 70 ou 80 % des socialistes qui ne savent plus ou se mettre quand Valls développe le genre d’idées qu’il a développé sur France inter du 21 novembre, le lendemain d’une si belle grève !

 



Gérard Filoche, le 21 novembre 2007

 
 
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 06:06

 


La phrase du jour…

 
 
 
 
 

Au sujet des grèves pour la défense des régimes spéciaux :

 
 
 

« Notre électorat nous soutient d’autant plus fort que nous lui avons envoyé des signaux forts avec le bouclier fiscal. La réforme des régimes spéciaux était une promesse phare de la campagne de Nicolas SARKOZY ».

 
 
 

Lu dans le Journal Du Dimanche du 18/11/07.

 
 
 

Au moins c’est clair, on cerne mieux l’électorat que défend Nicolas SARKOZY (pour ceux qui avaient des doutes).

 
 
 

J’espère comme déjà dit, que parmi les manifestants qu’il n’y a aucun électeur de SARKOZY, tout comme mardi prochain lors de la grève des fonctionnaires. Je ne crois pas en effet, que parmi ces manifestants, qu’il y ait beaucoup de personnes impactées par le bouclier fiscal…

 
 
 
DH
 
 
 

Pour en savoir plus sur les régimes spéciaux :

 
 
 
La vérité sur les régimes spéciaux de retraites
 
 
 
La fin des régimes spéciaux coûteuse pour les entreprises, exemple à la SNCF !
 
 
 
37,5 ou 40 ans de cotisations ? Torchons ou serviettes ?
 
 
 
KESSLER, l'ultra libéral, ex n°2 du MEDEF veut casser les avancées sociales issues du Conseil National de la Résistance !
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 06:26

Gérard Filoche sort un peu en avance un livre sur mai 68 pour fêter le 40ème anniversaire. Je pense qu’il accélérer cette commémoration en réaction à Nicolas SARKOZY qui pendant sa campagne électorale à fustiger mai 68.
  
Pour mieux comprendre mai 68, 40 ans après, je vous conseille bien évidemment le livre de Gérard !
  
DH


11-2007-Mai68-S-544644.jpgMAI 68 HISTOIRE SAN FIN
 
 
Liquider mai 68 ? Même pas en rêve !”  
 

 

Nicolas Sarkozy accuse mai 68 d’avoir « imposé le relativisme intellectuel et moral », « liquidé l’école de Jules Ferry », « introduit le cynisme dans la société et dans la politique » et « abaissé le niveau moral de la politique ». Il aime à dire que « Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient “ CRS = SS ” prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police », avant d’ajouter : « Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes ». Selon lui, « Il faut liquider mai 68 ! ».


Que de haine contre le plus grand mouvement de grève de l’histoire de France !


Il y eut deux mai 68. L’un : superficiel, mondain, marginal ; l’autre : social, révolutionnaire, solidaire… Sarkozy a fait « l’ouverture » avec le mai 68 mondain (Kouchner) dans son gouvernement de contre-révolution conservatrice. Son but ? Battre les héritiers du vrai mai 68, celui des employés et ouvriers qui continuent à lutter pour une autre répartition des richesses, pour le droit du travail, les salaires et les retraites.


Un combat séculaire.


De la Commune de Paris à juin 36, la Libération, novembre-décembre 95, aux grands mouvements pour les retraites en 2003, ou encore contre le CPE en 2006, c’est toute l’histoire des grands mouvements sociaux qui est en jeu.
Qui va gagner ?


L’histoire sans fin des grandes aspirations humaines : la liberté, l’égalité, la fraternité, ou bien la fin de l’histoire avec la toute puissance de la finance, de l’élitisme, des corporatismes ?


C’est le récit engagé des quarante dernières années de luttes sociales que nous livre un acteur de mai 68, inlassablement ancré au cœur de la gauche.

 

Gérard Filoche est inspecteur du travail, militant syndical et politique, socialiste.

 

Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 21:16

Communiqué de presse de Benoît HAMON,
 
 
 

Député européen, Secrétaire national du Parti Socialiste en charge des questions européennes.

 
 
 
Démission du Secrétariat National à l’Europe.
 
  
 
 
 

Paris, le 06 Novembre 2007

 

 

Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.

 
 
 

Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.

 
 
 

Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.

 
 
 

Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.

 
 
 

Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.

 
 
 

Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 06:48

 



A l’heure où une partie du PS est tentée par la sociale démocratie et le rapprochement avec le centre pour faire un grand parti démocrate à l’Américaine, il est intéressant de se pencher du coté de nos voisins allemands du SPD. J’ai déjà évoqué le pseudo nouveau modèle italien avec VELTRONI qu’il faut regarder avec circonspection il y a quelques jours sur ce blog.

 
 

Pour mémoire, Angéla Merkel gouverne le pays dans une coalition avec le SPD. Le parti socialiste allemand a refusé de faire alliance avec le Die LINKE d’Oscar LAFONTAINE, bien que la gauche fut majoritaire…

 
 

Le SPD a tenu son congrès fin octobre. Il est intéressant de voir que le SPD a réorienté son programme pour renforcer son profil social. En clair, après des dérives droitières, et une coalition avec la droite, le SPD se recentre sur sa gauche pour faire face à la pression du Die Linke, et surtout de peur de perdre les prochaines élections !

 
 

Je vous livre 2 articles du Monde qui résume bien la situation et qui sont à méditer…

 
 

A suivre…

 
 
 
DH
 
 
 
 

Les sociaux-démocrates allemands se rééquilibrent à gauche (*)

 
 
 

Article paru dans l'édition du Monde du 26.10.07

 
 
 

Le congrès du parti, qui s'ouvre vendredi à Hambourg, doit remettre l'accent sur l'Etat social. Les tenants de la ligne « sociale-libérale » se font discrets

 
 
 

Le Parti social-démocrate allemand est-il à l'image d'une épave à la dérive sur une mer tumultueuse ? La couverture de la dernière édition du magazine Der Spiegel témoigne du climat d'incertitude qui règne au sein du SPD alors que ses membres se réunissent en congrès à Hambourg à partir de vendredi 26 octobre.

 
 
 

A la traîne dans les sondages - il stagne à moins de 30 % depuis des mois -, le parti est pris en tenaille entre les unions chrétiennes CDU-CSU, ses partenaires au gouvernement, et le nouveau parti d'opposition Die Linke. A droite, les chrétiens-démocrates lui volent la vedette sur des sujets aussi porteurs que la famille ou l'environnement et profitent de l'aura internationale qui continue d'entourer la chancelière Angela Merkel (CDU). A gauche, le SPD se voit court-circuité sur les thèmes de la justice sociale par Die Linke.

 
 
 

Pour reprendre l'offensive dans la perspective des élections de 2009, Kurt Beck, président du SPD et ministre-président de Rhénanie-Palatinat, cherche à renouer avec l'électorat de gauche. Le nouveau programme, qui doit être adopté lors du congrès, met l'accent sur les références au « socialisme démocratique » et à « l'Etat social prévoyant ».

 
 
 

Autre concession faite à l'aile gauche du parti, l'arrivée d'Andrea Nahles à la tête du SPD. Après avoir été une farouche adversaire de l'ex-chancelier Gerhard Schröder et avoir provoqué le départ anticipé de Franz Müntefering de la présidence du parti en novembre 2005, elle doit être élue vice-présidente en même temps que Frank-Walter Steinmeier, ministre des affaires étrangères, la cheville ouvrière des réformes lorsqu'il était le bras droit de M. Schröder à la chancellerie.

 
 
 

Dans ce droit-fil, M. Beck souhaite revenir sur l'une des mesures phares du programme de l'agenda 2010, hérité de l'ère Schröder, et va soumettre aux délégués une proposition qui vise à allonger la durée de versement de l'allocation chômage pour les plus de 45 ans, réduite à 12 mois sous la coalition SPD- Verts.

 
 
 

Soutenue par la base et l'aile gauche du parti, cette stratégie a donné lieu à un bras de fer avec M. Müntefering, vice-chancelier et ministre du travail. Pour éviter un conflit lors du congrès, ce dernier a expliqué la semaine dernière qu'il allait se plier à la volonté du parti.

 
 
 

Ses autres collègues au gouvernement, le ministre des finances, Peer Steinbrück, ou M. Steinmeier, sont tout aussi sceptiques, mais évitent de contredire M. Beck. Ils savent qu'il faut apaiser la base du parti très remontée contre l'agenda 2010 et répondre à l'aspiration d'une plus grande justice sociale au sein de la population. Si l'économie allemande a pu profiter des réformes initiées par le SPD, elles lui ont beaucoup coûté en terme d'image. Entre 1998, date de l'élection de Gerhard Schröder à la chancellerie et 2007, le nombre d'adhérents a chuté de 775 036 à 545 223 personnes.

 
 
 

Aussi, la proposition de M. Beck devrait être adoptée à une large majorité. Pour le politologue Richard Stöss, professeur à l'Université libre de Berlin, plus qu'un revirement à gauche, la stratégie du SPD se veut être un rééquilibrage par rapport à 1998, lorsque M. Schröder avait fait campagne sur le thème de l'innovation et de l'équité. Ce deuxième aspect avait disparu après le départ d'Oskar Lafontaine, aujourd'hui président de Die Linke, et l'adoption de l'agenda 2010.

 
 
 

Reste à savoir si cette réorientation portera ses fruits. Des élections régionales fin janvier en Basse-Saxe, en Hesse et à Hambourg serviront de test. A plus long terme, cette stratégie pourrait permettre au SPD de former une coalition avec Die Linke même si, officiellement, la direction du parti continue de l'exclure.

 
 
 

En dehors de la politique sociale, d'autres sujets promettent de donner lieu à des débats enflammés. Conduit par le ministre social-démocrate Wolfgang Tiefensee, le projet de privatisation partielle de la Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer, heurte de nombreux sociaux-démocrates. Beaucoup craignent que l'entreprise publique devienne la proie d'investisseurs mal intentionnés. Là encore, M. Beck devrait imposer ses vues en proposant, pour 25,1 % du capital de l'entreprise, l'émission d'actions populaires, dépourvues d'un droit de vote. M. Steinbrück est opposé à cette motion, craignant qu'elle tienne les investisseurs à distance.

 
 
 

En politique étrangère, c'est la participation à l'opération de lutte antiterroriste « enduring freedom » (liberté immuable) (OEF) dirigée par les Etats-Unis qui suscite la controverse. Le ministre des affaires étrangères aura la délicate mission de défendre cet engagement.

 
 
 
 
Allemagne : CONGRÈS SOCIAL-DÉMOCRATE DE HAMBOURG
 
 
 

Le programme du SPD est réorienté pour renforcer son profil social (*)

 
 
 

Article paru dans l'édition du Monde du 30.10.07

 
 
 

Le parti social-démocrate allemand (SPD) s'est doté, dimanche 28 octobre, à l'issue d'un congrès de trois jours à Hambourg, d'un nouveau programme qui renforce son profil social et atteste d'une réorientation à l'égard de la politique menée par l'ex-chancelier Gerhard Schröder. Intitulé « Démocratie sociale au XXIe siècle », ce texte de 36 pages remplace le programme de Berlin adopté par le parti en décembre 1989, quelques semaines après la chute du mur.

 
 
 

A deux ans des prochaines élections, le SPD, qui gouverne en coalition avec son principal adversaire, le parti chrétien-démocrate de la chancelière Angela Merkel, émet ainsi un signal en direction de son électorat tenté par le nouveau parti La Gauche d'Oskar Lafontaine. « Il s'agit d'un changement de cap, nous prenons désormais davantage en compte les intérêts des salariés », affirme Ottmar Schreiner, député SPD de l'aile gauche du parti.

 
 
 

Ce courant gagne en influence, comme le prouve la controverse autour du projet de privatisation partielle de Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer. Le président du parti, Kurt Beck, a dû batailler ferme au congrès pour imposer, contre l'avis du ministre des finances Peer Steinbrück, une résolution demandant d'introduire un système d'actions préférentielles pour protéger Deutsche Bahn contre l'influence d'investisseurs extérieurs. Ce compromis n'allait pourtant pas assez loin pour un grand nombre de sociaux-démocrates, qui refusent toute idée de privatisation.

 
 
 

Le programme du SPD met l'accent sur le « socialisme démocratique » qui « reste pour nous la vision d'une société solidaire, libre et équitable, dont la réalisation constitue pour nous un devoir permanent ». Le président du SPD s'était engagé sur ce point contre l'avis de plusieurs représentants de l'aile pragmatique, qui réclamaient le remplacement de cette référence par le terme de « démocratie sociale ». En même temps, le capitalisme est critiqué à plusieurs endroits du texte.

 
 
 

Le principe d'un « état social prévoyant » est considéré par de nombreux sociaux-démocrates comme la principale innovation du nouveau programme. Pour le SPD, l'Etat doit non seulement couvrir les risques sociaux, mais aussi agir en amont en garantissant l'égalité des chances grâce à une politique d'éducation : « La politique d'éducation est un élément central de la politique sociale. » Le programme se prononce pour la multiplication des écoles ouvertes toute la journée (Ganztagschulen) et une meilleure prise en charge des enfants âgés de moins de 3 ans.

 
 
 

La protection de l'environnement, déjà l'un des points forts du texte de 1989, devient un enjeu de la politique étrangère sociale-démocrate. « La protection du climat et l'accès à l'énergie, aux ressources (...) sont devenus une question éminente de la sécurité internationale ». Le texte réaffirme l'objectif de sortie du nucléaire et se distingue ainsi des unions chrétiennes CDU-CSU, qui plaident pour un allongement de la durée d'activité des centrales atomiques.

 
 
 

L'amélioration des conditions de travail et du pouvoir d'achat constitue un autre axe. Le SPD souhaite instaurer des salaires minimums en Allemagne et en Europe, et aller plus loin que l'accord obtenu en juin dernier avec les chrétiens-démocrates, qui prévoit l'extension d'une législation sur le salaire minimum à une dizaine de branches. Par ailleurs, le programme réclame des augmentations de salaires en fonction de la hausse de la productivité et du niveau de l'inflation.

 
 
 

(*) Cécile Calla

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 06:12


La commission ATTALI rend progressivement ses premières conclusions. C’est un dossier important qui concerne des
millions de salariés en France.
 
 
 
Cette commission qui a exclut les syndicats mais pas les représentants du MEDEF s’attaque au licenciement économique, propose la libéralisation du travail le dimanche, remettant en cause ce « jour à part », fruit d’une « culture bimillénaire ».
 
 
 
Dans un autre domaine, il veut revenir sur le « principe de précaution ».
 
 
 
Le secteur entreprise du PS, s’est déjà positionné sur ce dossier.
 
 
 
A suivre…
 

DH
 
 
 
 
 
 

Communiqué du 25 octobre 2007, d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

 
 
 

A l’évidence, les propositions que vient de présenter la Commission Attali en vue de libéraliser le marché du travail sont de nature à bouleverser le droit du travail et à précariser la situation de millions de salariés.

 
 
 

En proposant d’ouvrir le licenciement économique aux ruptures décidées pour « améliorer la compétitivité » et « augmenter la productivité », dans l’unique but, comme le reconnaît la Commission Attali, de « maximiser leurs profits », il est en réalité préconisé d’empêcher toute contestation de licenciement économique. En y ajoutant le plafonnement des indemnités de rupture et la possibilité de rupture à l’amiable du contrat de travail, c’est une mise à bas pure et simple du droit du licenciement qui est suggérée.

 
 
 

La proposition d’une libéralisation quasi-totale du travail le dimanche reviendrait à contraindre les salariés à revenir sur le jour de repos hebdomadaire. Comment en effet croire que les salariés, notamment ceux des petites entreprises du commerce de détail, pourront refuser une demande patronale de travailler le dimanche ?

 
 
 

Il n’est guère surprenant que la Commission Attali accouche de propositions si libérales, puisque les organisations syndicales sont totalement exclues de sa composition, quand le patronat y est massivement représenté, au mépris de toute exigence de démocratie sociale.

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 06:14

 


10-2007-Logo-trait-d-Union.jpgTrait d’Union sur la toile Internet !

 
 
 

C’est avec plaisir, que je vous annonce le nouveau site de la sensibilité Trait d'union du Parti socialiste.

 


Ce site vous permettra de mieux connaître notre action au Parti socialiste, au service de l'unité de la gauche et d'une opposition frontale à la droite.

 


Cette première version n'est qu'un début. La présentation et le contenu du site vont rapidement s'enrichir dans les jours qui viennent, en particulier avec des réactions et des témoignages des camarades de Trait d'union investis dans leurs fédérations socialistes et leurs collectivités locales.

 
 
 

Trait d'union s'est affirmé comme nouvelle sensibilité au Parti socialiste après la campagne du Non à la Constitution européenne.

 

Dans la préparation du Congrès du Mans du PS, Trait d'union a déposé sa première contribution générale au Conseil national du PS du 9 juillet 2005 avec les premières signatures de 1 000 militants socialistes.

 

Téléchargez la contribution fondatrice de Trait d'union .

 
 

 

Et bonne visite du site internet : http://www.trait-dunion.org/

 

DH



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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 06:23

 


Le vieil éléphant a encore de beaux restes. Vous trouverez ci-après son intervention à l’Assemblée Nationale lors du débat budgétaire. Il met en exergue un certain nombre de points sur la réalité du budget proposé. Je rappelle que la présentation d’un budget est un acte politique qui traduit les orientations du gouvernement en l’occurrence. L’affectation des dépenses, le choix des recettes (cadeaux fiscaux de 15 milliards par exemple) ne sont pas des actes anodins !

 
 
 

J’ai noté (en toute modestie !) qu’il parle comme je l’avais fait il y a quelques jours de l’incidence de ce budget sur les collectivités locales.

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

Assemblée Nationale – Débat budgétaire général du 17 octobre 200, Intervention de Laurent Fabius

 
 
 
 
 
Monsieur le Président,
 

Madame le Ministre, Monsieur le Ministre,

 
Chers Collègues,
 
 
 

En écoutant le débat qui a commencé hier et qui s’est poursuivi cet après-midi, puis en préparant cette intervention, j’avais à l’esprit une formule d’Edgar Faure, tirée de son beau livre La Disgrâce de Turgot : « Il n’y a pas de politique sans risques, mais il y a des politiques sans chances ». C’est au regard de cette remarque générale que je livrerai mes observations sur votre budget pour 2008.

 
 
 

Première série de constats : quand on lit les commentaires qui sont faits, personne ne croit vraiment à ce budget. Si on laisse de côté un instant notre propre opinion à nous l’opposition, pour se pencher sur ce que pensent les observateurs dits indépendants, en France ou au sein des organismes internationaux (FMI, UE, OCDE…), cette défiance envers votre budget est manifeste. Vous l’avez construit sur une hypothèse de croissance de 2.25% non parce que ce chiffre est vraisemblable, mais parce que vous en avez besoin pour présenter une apparence d’équilibre. Et vous n’atteindrez pas ce chiffre.

 
 
 

D’où viendraient ces 2.25% ?

 
 
 

De la consommation ? Malheureusement non, car les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat sont extrêmement chiches. Ainsi la prime pour l’emploi n’augmentera-t-elle que de 1.3%. Ce sont des millions de Français qui n’y trouveront pas leur compte. Sur les heures supplémentaires, vous ne croyez pas à votre démarche ! Hier, dans son intervention aussi rigoureuse que savoureuse, Didier Migaud a fait justement remarquer que le nombre de ces heures supplémentaires prévues l’an prochain, qui est votre « sésame », reste identique au contingent de cette année, ce qui montre bien que, même pour vous, les mesures gouvernementales prétendument destinées à faciliter ces heures n’auront guère d’effet.

 
 
 

De même avec les prélèvements obligatoires. Vous affirmez qu’ils vont baisser. Le Président de la République s’est même engagé sur un chiffre : 4% en moins. Mais le document officiel que vous avez adressé à Bruxelles sur nos finances publiques 2009-2012 prévoit que ces prélèvements ne baisseront pas. Qui se trompe ? Ou plutôt qui ment ? Cette croissance de 2.25% viendrait-elle d’une amélioration de l’offre, c’est-à-dire des entreprises ? Notre pays a clairement un problème de compétitivité. Mais croire que c’est par une dynamisation spontanée des investissements que l’offre va repartir à +4.75% l’an prochain, c’est une illusion.

 
 
 

Vous dites que nos exportations vont progresser de 5.8%. Mais d’où viendra cette progression ? Regardons la situation. L’euro atteint déjà 1.41 $ et il ne baissera pas avec la politique qui est menée actuellement, or vous retenez comme hypothèse une parité à 1.37 $. Le prix du pétrole vient d’atteindre 88$ le baril alors que votre hypothèse est de 73$ ! Vous affichez des chiffres qui ne sont absolument pas crédibles pour la seule raison qu’ils vous sont indispensables afin d’arriver coûte que coûte à votre hypothèse de 2.25% de croissance. Laquelle est nécessaire pour « maintenir » le déficit à 2.3% du PIB et la dette à 64%, chiffres eux-mêmes très inquiétants. Et vous ne prenez même pas en compte l’effet de la crise avérée des « subprimes » américains. En fait, vous surestimez l’environnement international et national pour sous-estimer votre propre prévision de déficit.

 
 
 

Si on ajoute les chiffres fantasmagoriques des comptes sociaux, comment s’étonner après cela de ne pas trouver le « choc de confiance » annoncé par le Président de la République, mais un contre-choc de méfiance. Le climat de ces jours-ci en d’ailleurs est la manifestation.

 
 
 
* * *
 

Deuxième série d’observations : ce budget tel qu’il est présenté comportera de nombreuses conséquences négatives et beaucoup de dégâts. Sur la croissance, je l’ai dit, ce qu’il prévoit pour alimenter le pouvoir d’achat est très insuffisant. Pour les entreprises, la seule mesure que vous prenez, c’est l’augmentation du crédit impôt-recherche. Cette mesure est bonne dans le principe. Ce n’est pas seulement parce que j’ai contribué à la créer que j’y suis attaché, mais parce qu’elle est tournée vers l’avenir. Faute d’être suffisamment concentrée sur les PME, elle n’est pas hélas à la hauteur des besoins de notre économie et des attentes du monde de la recherche pour lequel vous ne créez aucun poste ni de chercheur ni d’enseignant-chercheur.

 
 
 

Concernant l’emploi public, vous prévoyez 22791 suppressions d’emplois. Nous ne sommes pas hostiles à ce qu’il y ait des redistributions au sein de la fonction publique. Avec Didier Migaud et Alain Lambert, nous avons créé la fameuse LOLF dont l’un des objectifs est d’améliorer l’efficacité de l’Etat. Mais supprimer plus de 11000 emplois dans l’Education nationale c’est dramatique au regard des besoins. Vous dites que l’environnement est une de vos priorités. Pourquoi alors prévoir plus de 1000 suppressions d’emplois dans l’administration en charge de ce domaine. Où est la logique ?

 
 
 

Ce budget est dur pour les collectivités locales. Vos collègues de droite, dans les associations d’élus locaux, seront les premiers, le moment venu, à protester pour dire que le compte n’y est pas ! En ce qui concerne le RMI, quand allez-vous payer ce qui est dû ? Dans beaucoup de collectivités, il y aura un recul des dotations, surtout si l’on prend en compte l’inflation. Je pourrais multiplier les exemples : M. Darcos, le Ministre de l’Education nationale, annonce qu’il a décidé de supprimer l’école du samedi, et indique en passant que la prise en charge des enfants devra être assurée par les maires et les communes. Partout de nouvelles dépenses locales. Comment seront-elles financées ? Pour vous, les collectivités locales et les élus locaux sont des « variables d’ajustement ».

 
 
 

Sur la fiscalité et la justice fiscale, les dégâts là aussi seront lourds, tout comme sur la Sécurité sociale. Vous prenez une mesure très grave de taxation des malades. Jusqu’à présent, les bien-portants payaient pour les malades. Dorénavant, ce seront les malades qui paieront pour les malades. Concernant votre bouclier fiscal, lorsque nous avons demandé à votre prédécesseur ce que représenterait financièrement cette mesure, il faut répondu que la restitution moyenne serait de 4000 € par contribuable. Et le bouclier était alors de 60% ! En réalité, d’après les chiffres fournis par votre Ministère, la restitution est en moyenne de 45000 à 50000 € par contribuable concerné avant même le passage à 50%. Ce « paquet fiscal », c’est un « boulet fiscal » qu’il faudra traîner tout au long de cette législature.

 
 
 
* * *
 
 
 

Tout ce que je dis là, vous y avez sans doute pensé vous-mêmes. Car ce n’est pas le premier budget de l’UMP, mais le sixième. Pourquoi alors nous présenter un projet qui n’est pas équilibré et qui ne sera pas tenu ? L’explication est d’ordre politique, voire politicien.

 
 
 

Dans six mois auront lieu les élections municipales et cantonales. Vous ne voulez pas que l’ensemble des conséquences de votre politique soit tiré avant cette échéance. Au-delà du budget présenté, il y a donc un budget caché. Nous nous opposons à l’un et à l’autre. Ce budget caché contiendra vraisemblablement trois séries de dispositions.

 
 
 

D’abord des amputations budgétaires. Vous montrez le chemin avec les 7 milliards de crédits dont le gel est envisagé dès aujourd’hui. Il n’y a d’ailleurs aucune précision dans votre projet sur les victimes de ce gel. Même dans des domaines où le budget semble en hausse (justice, recherche…), il y aura peut-être des réductions du fait de ces amputations. Précisez-le nous.

 
 
 

Deuxième mauvais coups : les privatisations. Je voudrais vous interroger sur AREVA. C’est une entreprise magnifique à laquelle chacun est attaché. J’étais à votre place quand nous l’avons créée. On dit qu’il va y avoir privatisation, est-ce vrai ? Et si privatisation il y a, l’Etat gardera-t-il la majorité dans le capital ?

 
 
 

De même, la privatisation des hôpitaux, les déremboursements, les hausses de tarifs, toute votre politique signifie qu’il y aura de plus en plus un recours aux assurances privées. Même chose pour les retraites. Les salariés devront travailler plus longtemps pour une retraite probablement plus faible. Ils devront avoir recours eux aussi, en tout cas ceux qui le peuvent, aux assurances privées. Un vaste mouvement de privatisation est en préparation : énergie, santé, retraite.

 
 
 

La différence entre vous et nous n’est pas dans la recherche de la qualité de la gestion publique. Vous voulez, vous, vous débarrasser de l’Etat. Nous voulons, nous, mieux d’Etat. C’est un anachronisme et une faute de ne pas donner les moyens à l’Etat d’être efficace et moderne. Beaucoup des pays qui réussissent savent avoir des Etats puissants et efficaces. Dans votre budget caché, il y aura des taxations, voire des super-taxations. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie pour le gouvernement et l’UMP en rappelant l’épisode de la TVA sociale débusquée entre les deux tours des législatives, mais je voudrais tout de même vous demander s’il y aura une hausse de la TVA, de la CSG, de la CRDS, des trois ensemble, ou d’autres taxes encore ?

 
 
 

Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy avait conçu un slogan efficace qui n’a pas été pour rien dans sa victoire : « Travailler plus pour gagner plus ». En réalité, au vu de votre politique et de votre budget, il faut rectifier la rédaction. Votre projet, c’est « travailler plus pour gagner moins ».

 
 
 
* * *
 
 
 

Je voudrais enfin, m’appuyant notamment sur le document de notre groupe diffusé ce matin, indiquer ce qu’aurait pu et dû être un budget différent répondant réellement aux problèmes du pays. Nous sommes sans doute d’accord sur certains éléments de diagnostic. Le déficit n’est pas tenable. La dette non plus. Le pouvoir d’achat doit être soutenu. La France a un problème de compétitivité. L’Etat doit se réformer pour être plus efficace. Mais à partir de là, il aurait fallu prendre une série de mesures très différentes.

 
 
 

- Une mesure indispensable pour réduire le déficit et la dette. Sur les 15 milliards d’euros du boulet fiscal, la moitié, soit 7.5 milliards d’euros, aurait dû être consacrée à la réduction du déficit.

 

- Le pouvoir d’achat devrait être soutenu. Il aurait fallu augmenter la prime pour l’emploi (PPE) : une hausse de 50% du barème représente 2.5 à 3 milliards d’euros. Il aurait été juste de réserver les exonérations de charge aux entreprises qui acceptent de négocier sur l’augmentation des salaires.

 

- Pour la compétitivité, il aurait fallu aller plus loin sur le crédit impôt recherche en le concentrant sur les PME. L’impôt sur les sociétés devrait être réformé pour favoriser les entreprises qui acceptent de réinvestir par rapport à celles qui distribuent des dividendes.

 

- Les dépenses d’avenir devraient être favorisées pour dynamiser l’économie et la société.

 
 
 

Mesures en faveur de l’école et en faveur de la recherche. Je disais qu’il n’y aura pas l’année prochaine de création de postes d’enseignants chercheurs, alors que vous prétendez vouloir faire de la recherche la priorité. Il faudrait également mettre l’accent sur l’environnement et l’urbanisme, par exemple en encourageant massivement les économies d’énergie dans le neuf et dans l’ancien. Pour financer ces mesures, il aurait été juste de prévoir une taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises pétrolières. La fiscalité des stock-options, la limitation des niches fiscales et une modification de la fiscalité du capital pour la rééquilibrer par rapport à la fiscalité du travail seraient bienvenues.

 
 
 

- Enfin, une initiative de coopération européenne dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui pourrait être la première « coopération renforcée » réussie, permettrait de mettre en commun nos efforts dans ces deux domaines essentiels. Avec de telles mesures, le résultat pour les Français et pour les entreprises, y compris et d’abord en termes d’emploi, ce serait « travailler mieux pour vivre mieux ».

 
 
 
* * *
 
 
 

Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.

 
 
 

Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.

 
 
 

J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 07:12

 



Je vous invite à lire et à commenter cette tribune parue dans le quotidien Le Monde du 25 septembre et cosignée par Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann.

 
 
 
Intéressant non ?
 
 
 
A suivre, DH
 
 
 
Gauche : " l'unité est un combat " par Marie - Noëlle LIENEMANN et Paul QUILES
 
 
 
 
 



Seule une dynamique de dépassement de chaque parti permettra d'enrayer la spirale de l'échec

 
 
 

La gauche n'est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. En 1936 avec le Front populaire, en 1981 avec l'union de la gauche, ou même avec la gauche plurielle en 1997, ce rassemblement a toujours été le fruit d'une confrontation au sein de la gauche : " L'union est un combat ! ", lançait Etienne Fajon dans les années 1970. Et c'est bien la rédaction d'un programme commun de gouvernement qui a alors permis l'union de la gauche : il était impossible à l'époque d'envisager l'unité en surmontant les divergences idéologiques.

 
 
 

Aujourd'hui, la situation est différente, car le monde a bougé : chute du mur de Berlin, mondialisation accélérée, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n'est plus structurée par deux grands partis... Le succès de la gauche lors de l'élection présidentielle de 2012, sa capacité à défendre ses idéaux et à transformer la société ne peuvent être espérés que si ces éléments sont pris en compte dans la définition d'une nouvelle stratégie.

 
 
 

Naturellement, celle-ci n'a rien à voir avec les opérations qui confondent rénovation et renoncement et qui croient trouver au " centre " la modernité qui manquerait aux idées de gauche. Ce genre de dérive a toujours conduit dans l'impasse et parfois aux pires compromissions. La nouvelle stratégie ne peut pas non plus se réduire à des alliances électorales circonstancielles.

 
 
 

On voit bien qu'il faut aujourd'hui aller au-delà de l'union et fixer un nouveau cap stratégique, celui de l'unité. Cette perspective est la seule qui permettra à la gauche de l'emporter, mais aussi de changer profondément la société française. L'unité de la gauche est la clé de son renouveau, à condition de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet politique et culturel commun. L'exigence d'unité doit aller de pair avec l'affirmation sans complexe de l'identité contemporaine de la gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités creuses.

 
 
 

Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d'une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l'égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l'affirmation d'un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. Il s'agit de redonner de la vigueur et de la crédibilité à l'idée d'alternative politique, mise à mal par la répétition de thèses - contestables - sur la droitisation de la société française, sur la nécessité d'accepter sans nuance le capitalisme sous prétexte de modernisme, ou sur le dépassement du clivage droite-gauche.

 
 
 

L'ambition de la gauche doit être aussi d'assumer le pouvoir et de transformer la société par l'action gouvernementale. L'affirmation du réformisme, qui s'appuie sur le primat de la démocratie, ne doit en rien empêcher une perspective plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques. L'unité doit permettre de faire la synthèse du militantisme et de l'engagement à gauche, de la culture réformiste et de la culture contestatrice. C'est ce que Jaurès appelait " l'évolution révolutionnaire ".

 
 
 

Dans la Ve République et encore plus depuis l'instauration du quinquennat, l'élection présidentielle est l'événement directeur de la vie politique en France. Compte tenu du rapport de forces à gauche, c'est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d'être élu(e) et qui fixe donc l'axe central des propositions de la gauche.

 
 
 

Or si des forces nombreuses - qui plus est divisées - subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux-ci établis, la " gauche non socialiste " a peu de prise pour les modifier et peser ! Ce même mécanisme existe lorsque la gauche gouverne.

 
 
 

L'unité doit permettre un rééquilibrage à gauche. Seule cette dynamique de dépassement de chaque structure permettra de stopper la spirale d'atomisation qui n'a pu être conjurée en dépit de l'échec de 2002. Elle devra assurer aussi une véritable prise en compte de l'écologie politique ou de certains mouvements altermondialistes, qui ne peuvent plus être considérés par la gauche comme périphériques.

 
 
 

En tout cas, force est de constater qu'au pouvoir ou dans l'opposition, avec la division et la concurrence, l'affaiblissement d'un des partis de la gauche n'a pas assuré le renforcement des autres ni le progrès de l'ensemble. Aucun parti de gauche ne se porte bien et bon nombre de leurs électeurs et de leurs militants sont en plein désarroi. Les rénovations en vase clos ne pourront pas lever ces handicaps. C'est pourquoi nous plaidons pour le dépassement des partis existants et la création d'une nouvelle organisation fédérant tous ces courants de la gauche, à partir d'un congrès de l'unité de la gauche.

 
 
 

Cela nécessitera de nombreuses étapes. La première, pour actualiser les valeurs de gauche et affirmer le projet de la gauche du XXIe siècle. Une charte pour l'unité de la gauche pourrait en jeter les bases. L'unité ne saurait se bâtir sur la base de l'uniformité. Il est sans doute trop tôt pour définir les formes concrètes que pourrait prendre cette nouvelle organisation, mais, ce qui est sûr, c'est qu'elle devra assurer le respect des histoires et de la diversité des cultures que seule la représentation proportionnelle peut garantir.

 
 
 

Toute l'histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu'il a fallu aux militants de cette cause accomplir tout un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion. Ce fut le cas en 1905, avec le congrès du Globe, où l'intelligence politique sut triompher des guerres picrocholines entre partis, des désaccords irréconciliables entre modérés et radicaux. On pourrait encore citer l'unification des socialistes à Epinay en 1971.

 
 
 

En tout cas, la gauche et les socialistes ne se sont jamais sortis des crises, n'ont jamais réussi leur renouveau sans une nouvelle dynamique unitaire. Comme on le disait hier pour l'union, " l'unité est un combat ". Avec d'autres, que nous espérons nombreux, nous y prendrons toute notre part.

 
 
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 07:34

 


Laurent FABIUS fait sa rentrée politique. Vous trouverez le texte intégral du discours qu’il a prononcé lors de la journée nationale d’échanges et de réflexions de Rassembler à gauche, à Paris.

 
 
 

Il est classé parfois « ringard », traité « d’éléphant », mais assurément il a une vraie réflexion politique, que l’on soit d’accord ou pas avec lui.

 
 
 
A suivre…
 
 
 
DH
 
 
 
 
 
Reconstruire, par Laurent FABIUS
 
 
 
Le 29 septembre 2007
 
 
 
 
 
Chers Amis, Chers camarades,
 
 
 

Je commencerai par une anecdote qu’on m’a rapportée récemment. Un des dirigeants du Parti Socialiste est à son bureau. Le téléphone sonne. « Comment vas-tu ? » demande son correspondant. « Ca va très très bien », répond le dirigeant socialiste. « Ah bon, tu n’es pas seul ! Rappelle-moi quand tu pourras parler librement... » Librement et amicalement, c’est ainsi que nous avons échangé aujourd’hui, par-delà les chapelles et les querelles. Librement, c’est ainsi que je veux m’adresser à vous et, à travers vous, à nos concitoyens.

 
 
 

Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, notre pays voudrait croire à une amélioration, mais nos concitoyens commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Beaucoup de dirigeants socialistes, eux, sont déboussolés. Quant aux militants et aux sympathisants de gauche, comme vous, ils veulent se battre. Ils veulent une opposition active, responsable cela va de soi, capable non seulement de critiquer une méthode ou un calendrier mais de dénoncer avec force le contenu de la politique gouvernementale et de contre-proposer. Qu’entend-on partout ? « Il faut ré-no-ver ». Nous sommes, bien sûr, tous d’accord avec cette aspiration rénovatrice. Mais il faut beaucoup plus : en réalité, et c’est le sens de notre rencontre aujourd’hui et de celles qui suivront, l’urgence est à la reconstruction. Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche. Nous devons être, nous sommes des reconstructeurs.

 
                                                                                                                 
 
* * *
 
 
 

Face à nous, le Président de la République a une stratégie précise.

 
 
 

Au départ, c’est la fameuse et fausse théorie du « choc de confiance ». L’idée martelée que, grâce notamment à près de 15 milliards d’euros de transferts fiscaux en faveur surtout des plus riches, 100 milliards de francs chaque année, grâce à l’affichage énergique d’une volonté de rupture, la croissance repartira automatiquement, l’emploi et le pouvoir d’achat avec. Le problème, c’est que cette stratégie utilise des moyens injustes et qu’elle est contredite par les faits. Au point que l’on est en train de s’apercevoir que le "paquet fiscal" de la droite pourrait bien devenir le "boulet fiscal" de la France.

 
 
 

Pouvoir d’achat érodé, prévisions de croissance gonflées, déficit commercial rouge foncé, déficits budgétaire et social encore plus élevés qu’annoncés : cet illusionnisme sent la fuite en avant pour aujourd’hui et le plan d’austérité pour demain.

 
 
 

"Le réel, disait le psychanalyste Lacan, c’est quand on se cogne". Et bien la droite va se cogner au réel. Elle sera confrontée, c’est pour les prochains mois, à un "contre choc de méfiance". Elle allumera des contre-feux. Pour réduire le plus possible les interventions et services publics, puisque c’est son obsession idéologique, elle invoquera, elle évoque déjà la montée de l’individualisme : comme si le recours au collectif était contradictoire avec la satisfaction des individus ! Elle tentera de diviser les fonctionnaires, en leur promettant une ristourne si les postes de leurs collègues sont supprimés, si elle parvient à ses fins. Il y aura bien au bout du compte moins de fonctionnaires et pas mieux payés. Les Français en général pourront "gagner plus s’ils travaillent plus" ? Non, il faudra travailler plus sans gagner plus ; souvent même, on devra travailler plus et plus longtemps, pour finir par gagner moins, en salaire, en retraite et, une fois toutes les ponctions opérées, en pouvoir d’achat. Le SMIC sera remis en cause, le contrat de travail aussi puisque, dans cette conception, l’avancée économique ne peut exister que par le recul du social. Quant à l’Europe, elle sera à la fois courtisée et accusée de tous les maux pour excuser les échecs gouvernementaux.

 
 
 

La politique gagnante pour la France, ce n’est pas cela. Ce n’est pas de favoriser les plus aisés et de ponctionner les autres. La mesure de toute chose dans la société, ce ne peut pas être seulement l’argent. Notre vision, notre projet sont différents. C’est la priorité donnée à l’éducation et à la culture, au lieu de les amputer, à la recherche au lieu d’agir petit bras, à l’innovation et à l’investissement au lieu de la rente, à la personne humaine. C’est un Etat qui se remet en cause en corrigeant les inégalités au lieu de les creuser. Ce sont des collectivités locales stimulées et non pressurées. C’est une Sécurité Sociale consolidée et non pas amputée pour faire place aux assurances privées. Ce sont le logement et la sécurité améliorés. C’est la construction d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique. C’est l’indépendance à l’égard de toutes les puissances, y compris les Etats-Unis. Disons-le tranquillement, mais disons-le clairement.

 
 
 

La France possède des atouts : notre productivité, notre démographie, notre qualité de main d’œuvre, nos services publics, notre géographie, mais notre pays a besoin de réformes profondes, justes, concertées. Nous avons besoin de renforcer l’offre des entreprises, en particulier les PME, sans amputer le pouvoir d’achat. D’où l’absurdité injuste de mesures telles que la taxation médicale, les hausses de prix tous azimuts, l’augmentation de la TVA (rebaptisée maintenant - jusqu’où va l’invention sémantique ! - « TVA pouvoir d’achat » !) et divers reculs sociaux intervenus ou programmés, contre lesquels il va falloir mobiliser. Nous avons besoin de rassembler le pays dans un effort de dynamisation, de réforme et de justice, plutôt que d’opposer les catégories entre elles : jeunes contre vieux, centre villes contre quartiers, travailleurs contre chômeurs, nationaux contre étrangers, salariés du public contre secteur privé. Nous avons besoin d’une politique de résultats plutôt que d’une politique de médias.

 
 
 

Je mentionne les médias parce que leur maniement joue un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Là aussi, il nous faut déconstruire sérieusement la méthode. Premier temps : le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion ont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.

 
 
 

L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. Face à une catastrophe, à un fait divers, à la douleur, chacun est touché. On se dit : "et si c’était ma famille ? Mes proches ?" Parfois, on participe à une action de solidarité. Mais on reste discret. Par décence. Là, c’est l’inverse : la compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.

 
 
 

Tout est organisé pour favoriser cette stratégie. Aujourd’hui, vous le savez sans doute, l’expression du Président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, oui ; le Président, non ! Or le vrai chef de l’exécutif et de la majorité, plus encore que dans le passé, c’est lui. Il serait donc normal, comme cela a été demandé, que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir. Ce texte court, j’ai même commencé à l’écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition ». Je souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. Cet aspect est devenu plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques dont on discute. Je propose l’adjonction de ce texte et je propose d’en faire un des éléments déterminants de notre vote sur la réforme des institutions.

 
 
 

La tactique dite « d’ouverture » complète enfin la stratégie présidentielle. Ont été convaincues d’entrer au gouvernement - sans trop de mal, semble-t-il - des personnalités anciennement classées à gauche. Il n’a pas été question - ce qui aurait constitué une vraie « ouverture » - de modifier le contenu de la politique de la majorité afin de tenir compte de l’opposition. Non : il s’agit exactement du contraire. Il s’agit d’essayer de disqualifier la gauche en prétendant que la politique de la droite recueille désormais l’assentiment général. Comment qualifier ces transfuges ? Pour moi, c’est une sorte de « club des papillons ». Car, au-delà de leur diversité, ils me semblent présenter deux caractéristiques communes : être attirés par la lumière et voleter de conviction en conviction - comme les papillons volètent de support en support. Le PS a hésité sur l’attitude à adopter. Elle est pourtant simple. Dans les instances, commissions et procédures de la République, nous devons occuper toute notre place ; en revanche nous devons refuser toute participation directe ou indirecte à l’exécutif. La démocratie, c’est d’abord la clarté.

 
 
 
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Déconstruire la droite, reconstruire la gauche. Pour cela, il faut ne pas tout mélanger, les valeurs, les propositions, la stratégie.

 
 
 

 Nos valeurs, nous devons les revendiquer. Elles n’ont pas pris une ride. L’exigence d’égalité, qui constitue le ciment de la gauche, reste pour nous centrale notamment dans la mondialisation financière qui charrie tant d’inégalités et d’injustices. La liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’égalité, face aux pressions et oppressions de toutes sortes - et je veux dire notre haut le cœur devant la répression de la « révolution Safran » par les criminels du régime militaire birman. La solidarité est aussi une de nos valeurs fortes, au sein de notre pays comme avec les autres (c’est cela l’internationalisme), ainsi qu’avec les générations futures (cela s’appelle le vrai développement durable). Car il ne s’agit plus seulement pour la gauche de changer le monde mais de sauver le monde... en le changeant. La laïcité enfin, valeur-trésor en réplique aux intégrismes de tous bords. Les voilà les valeurs de la gauche, bien plus en phase que la dérèglementation, la financiarisation ou l’ultralibéralisme chers à la droite si on veut faire face aux défis contemporains. Il faut défendre ces valeurs, ne pas en avoir honte, ne pas baisser la tête mais les populariser, les revendiquer. Il faut une gauche décomplexée.

 
 
 

 Certains de nos propositions concrètes, elles, devront parfois s’adapter. Car le monde a changé. Quand la France souffre comme aujourd’hui d’un décrochage manifeste de croissance par rapport à ses principaux concurrents, la question de l’innovation et de la compétitivité doit être précisément traitée. Quand le système de production et d’échanges est transformé en un gigantesque Monopoly où les entreprises s’achètent et se vendent en un clic, où les salariés sont des variables d’ajustement, où le stress frappe au point de pousser à l’irréparable, le défi de la régulation publique doit être relevé. Quand la situation des comptes publics est grave et que le pouvoir fait de la cavalerie financière, on doit réagir : par exemple, dans la position actuelle de notre pays il faut dire qu’il n’est pas sérieux d’opérer une baisse massive de recettes publiques si elle n’est pas compensée par des ressources équivalentes. L’expérience aussi nous a marqués. Par exemple, la politique environnementale qui, pour nous, convenons-en, a longtemps été périphérique doit devenir essentielle. Puisqu’un Grenelle de l’Environnement se prépare, puisque le risque n°1 est le dérèglement climatique lié au gaz carbonique, je souhaite que nous placions désormais au cœur de nos propositions concrètes une pollutaxe climat énergie, dissuadant particulièrement les émissions de CO2. De même, nous devons apporter des réponses nouvelles aux questions liées à l’allongement de la durée de la vie, la santé, la dépendance, les retraites : pour garantir celles-ci, je souhaite que, là où la droite fait reposer tous les efforts sur les revenus du travail, nous proposions que les revenus du capital soient également soumis à contribution. Proposons concrètement à gauche et proposons moderne.

 
 
 

 Il faut enfin clarifier notre stratégie. Elle reste confuse à l’approche des élections municipales. Alors, précisons. Nous sommes pour le rassemblement à gauche ; nous n’écartons pas par principe de ce rassemblement des personnes ou des forces qui ne s’y trouvaient pas auparavant mais à la condition incontournable qu’existe une cohérence politique. Cohérence nationale, c’est-à-dire refus des accords à la carte. Cohérence de projet, c’est-à-dire affirmation d’objectifs nationaux et locaux communs avec ces partenaires et d’abord le rejet de la politique économique, sociale et fiscale actuelle. Force est de reconnaître que cette cohérence n’existe pas aujourd’hui. Toute autre attitude nous transformerait en un simple mouvement opportuniste avec à terme à la clé de sérieuses déconvenues électorales.

 
 
 

Revendiquer nos valeurs, adapter nos propositions concrètes, clarifier notre stratégie : voilà le chemin pour reconstruire. C’est un parti socialiste à 35 % des voix au premier tour qu’il faut bâtir, un parti diversifié dans son recrutement et ses dirigeants, en phase avec les associations et les syndicats, sachant écouter ses élus locaux mais aussi les fédérer. Un parti qui fasse l’amalgame entre l’expérience et le renouvellement. Un parti à la fois protestataire et gestionnaire. Un parti socialiste qui sera - chacun de ces termes compte - internationaliste, alter-européen, écologiste, éducationnel, paritaire, pour répondre aux grands défis du nouveau siècle. Quand je réfléchis à plus long terme, j’ai même à l’esprit un mouvement rassemblant encore plus largement que le PS aujourd’hui les sensibilités de la gauche, un mouvement socialiste et progressiste. C’est dans cette perspective de l’unité la plus large qu’il faut reconstruire. J’entends parfois parler de « nouvel Epinay ». Pourquoi pas à condition qu’on se souvienne qu’à Epinay François Mitterrand avait conçu comme un tout indissociable la reconstruction du parti socialiste et son ancrage déterminé à gauche.

 
 
 
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Deux remarques avant de conclure.

 
 
 

L’accumulation des déficits et des dettes, l’abondance des promesses fallacieuses, l’ampleur des problèmes vécus par les Français, tout cela me conduit à penser que, mise en difficulté par les faits, la droite cherchera à regagner sur un autre terrain sa popularité menacée. Ce terrain, ce pourrait être d’essayer de nous piéger en concentrant le débat sur la façon d’être plutôt que sur les résultats de l’action. Ne tombons pas dans ce piège Ce terrain, ce pourrait être aussi, de façon plus précise, l’immigration. Là aussi, je propose que nous soyons clairs. Quatre lois de la droite en quatre ans ! Le ministère de l’identité nationale, la traque des enfants de sans papiers et maintenant les scandaleux tests ADN, contraires à notre droit de la bioéthique, contraires à notre approche de la famille et à mon sens contraires aux principes de la Constitution. Cela suffit ! Et pourtant, l’évocation de quotas d’immigrés par métiers et par régions discutés annuellement par le Parlement constitue la dernière trouvaille gouvernementale. Du pain bénit pour un pouvoir qui n’oublie pas ce qu’il doit aux voix d’extrême droite ! Pensez donc : chaque année un débat serait organisé au Parlement sur l’ampleur des quotas d’immigrés ! Comme si pour certains l’immigration était moins une question qu’un filon ! Or voici qu’un certain nombre de socialistes tombent dans le panneau. Et bien, au nom même de nos valeurs et de notre souci d’efficacité, nous devons répondre. L’immigration ne doit pas être pas une braise sur laquelle le pouvoir souffle lorsqu’il se révèle défaillant, c’est une question sérieuse qui doit être traitée sérieusement, c’est une question humaine qui doit être traitée humainement, c’est une question européenne et sur laquelle je souhaite notre mobilisation.

 
 
 

La reconstruction du Parti socialiste et la réussite de nos propositions alternatives passent enfin par une réflexion lucide sur l’Europe. Débat riche. D’ici quelques mois, lorsque le texte en aura été complètement écrit, nous aurons à nous déterminer sur le traité constitutionnel « corrigé ». Nous n’avons oublié ni les arguments échangés de part et d’autre, ni la consultation populaire. Mais de grâce, ne nous enfermons pas dans la seule problématique institutionnelle ! Ne dispersons pas nos forces dans la mécanique procédurale ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est surtout d’un cap et d’une stratégie. Nous devons partir d’une donnée économique nouvelle : l’affirmation des pays émergents, dont le réservoir de main d’œuvre est quasi-illimité et la force de frappe économique, financière et même technologique désormais considérable, alors que l’Europe cultive souvent une vision irénique de la mondialisation. Intégrons une autre donnée, politique : les principaux acteurs de la scène internationale ne sont plus ceux du concert européen des nations, Etats-Unis en plus. Désormais le libéral-communisme de la Chine, la puissance énergétique de la Russie, la multitude démocratique de l’Inde, le Brésil, l’Iran, d’autres s’imposent comme des acteurs clefs. Face à ces réalités, l’Europe doit être plus audacieuse et moins naïve. Face aux dumpings chinois ou autres, pourquoi serions-nous un continent passoire ? Face à la crise financière venue des Etats-Unis, pourquoi la Banque centrale européenne est-elle moins active que la Réserve fédérale ? Face à l’affaiblissement des ressources en pétrole ou en gaz, pourquoi la Commission européenne semble-t-elle parfois s’ingénier à favoriser la vente à la découpe de nos grands groupes ? Beaucoup d’entre nous ont été critiqués dans le passé pour avoir proposé que l’Union Européenne soit à la fois offensive et défensive, à travers sa monnaie, sa politique commerciale et de concurrence, l’harmonisation fiscale plutôt que le dumping généralisé, l’exigence de réciprocité des normes sociales et environnementales. Je crois comprendre que les préventions contre ces thèses commencent de reculer ? Affirmer sans arrogance la souveraineté européenne, ce n’est pas être protectionniste. Mais nous devons aussi être offensifs. Proposer par exemple une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation, ces deux matières premières du futur, Communauté qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effectivement mise en place, notamment avec les pays de l’Euro. C’est une idée forte et neuve. J’espère qu’elle sera reprise par la France lors de sa présidence de l’Union.

 
 
 
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Chers amis, j’ai été plutôt silencieux ces derniers mois car je voulais laisser le pouvoir « faire ses preuves ». Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. En revanche je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond, pour une gauche décomplexée, moderne, fidèle à ses valeurs et rassembleuse. J’ai pris des positions ces dernières années, je les assume. Beaucoup d’entre vous ont partagé ces choix. Personne n’est infaillible mais lorsque nous regardons le chemin parcouru, que voyons-nous ? Il n’était pas inutile, me semble-t-il, comme je l’ai fait il y a déjà assez longtemps de proposer le premier aux socialistes le terme et le contenu de la « social-écologie », en insistant sur le caractère transversal et non pas latéral que devait avoir la préoccupation de l’environnement. Il n’était pas superflu plus récemment, face à la montée des communautarismes, d’exiger un coup d’arrêt sur les signes religieux à l’école, qui fut à l’origine de la loi laïque que l’on sait. Il était significatif de proposer de mettre au cœur de nos débats la question des délocalisations, de montrer qu’elles étaient une réalité et non un fantasme, qu’elles appelleraient une riposte d’ampleur à tous les échelons et non des rustines. Il était audacieux il y a deux ans, quand la question fut posée à tous les Français, de refuser au nom de l’Europe sociale que soient gravées dans le marbre d’une Constitution la politique monétaire de la Banque centrale européenne et le primat de la concurrence libre et non faussée, politiques désormais jugées contre-productives par beaucoup. Et il ne fut tout à fait inutile, il y a quatre mois, entre les deux tours des législatives, de débusquer la volonté gouvernementale de financer ses déficits par l’augmentation de la TVA. Ces positions ne nous ont pas valu que des soutiens sur le moment, mais elles ont une cohérence : la conviction qu’est juste, efficace, moderne pour notre pays et pour l’Europe ce qui permet une meilleure régulation collective dans l’espace et dans le temps plutôt que ce qui la détruit. C’est donc une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Je compte la faire vivre dans les grands débats de demain.

 
 
 

J’ai utilisé à cet égard l’expression de « sage actif ». Certains ont retenu la notion de « sage » et oublié en chemin « l’actif ». Mieux vaut sans doute inverser l’ordre des termes : je serai donc un « actif sage », un responsable engagé qui vous demande d’être engagés.

 
 
 

Qu’on ne compte pas sur moi pour disputer la coupe de France des people ou le championnat d’Europe des paillettes. Ce n’est pas ma conception de la politique, ni mon tempérament. En revanche, je suis d’accord pour la solidité, la crédibilité et la solidarité ; d’ailleurs dans le monde qui vient et sur la durée, existe-t-il une autre voie pour assurer à son pays un vrai progrès ?

 
 
 

Chers amis, Chers camarades, il s’agit ensemble de reconstruire pour reconquérir. Je suis en unité de pensée et d’espérance avec vous et avec des millions de nos concitoyens. Bon travail.

 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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