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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 07:44
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 05:57

 


Le rachat des jours de RTT, aubaine pour le patron, arnaque pour les salariés…

 
 
 
 
 
 
 

Une des mesures phares du gouvernement pour augmenter le pouvoir d’achat des français, c’est le rachat des jours de RTT.

 
 
 

Cela fait l’objet de grandes digressions dans les médias, sur cette « bonne idée » allant dans le sens du « travailler plus pour gagner plus ».

 
 
 

Ceux qui ont prôné une telle mesure, soit sont des « filous », soit des personnes qui ne connaissant pas le code du travail ni la réalité des entreprises.

 
 
 
Un jour de RTT c’est quoi ?
 
 
 

En fonction de l’annualisation du temps de travail dans l’entreprise, et de la limite des 35 heures par semaine, les salariés peuvent avoir des jours de RTT.

 
 
 
Exemple 1 :
 
 
 

Avec un temps de travail journalier de 7h00 par jour sur 5 jours, il n’y a pas de jours de RTT. Le temps de travail n’est pas annualisé.

 
 
 
Exemple 2 :
 
 
 

Avec un temps de travail journalier de 8h00 sur 5 jours, cela dégage sur l’année 28 jours de RTT :

 
 
 

366 (2008 année bissextile) – 104 (samedis et dimanches) – 25 (jours de congés) – 10 (jours fériés) = 227 jours à travaillés

 
 
 

Sur une base de 7h00, cela donne : 227 x 7 = 1589 heures + 7h00 de jour de solidarité = 1596 heures

 
 
 

Comme la base journalière dans notre exemple est de 8h00, cela donne :

 
 
 

1596 / 8 = 199,5 jours à travailler

 
 
 

Et donc 227 – 199,5 = 27,5 jours de RTT, arrondis à 28 jours (si le patron est sympa !)

 
 
 

Des heures supplémentaires c’est quoi ?

 
 
 

Des heures supplémentaires sont les heures effectuées au-delà des 35 heures.

 
 
 

Cela démontre au passage, tout l’intérêt de garder dans le code du travail une référence horaire. Le MEDEF souhaite que cette référence horaire soit négociée au niveau de l’entreprise. On voit tout de suite le danger, car ce chiffre délimite le temps de travail normal et le temps de travail majoré….

 
 
 

Dans l’exemple 1, ce sont des heures effectuées au-delà de la journée de 7h00 si l’horaire n’est pas flexible (*), et le samedi.

 
 
 

Dans l’exemple 2, ce sont des heures effectuées au-delà des 8 heures par jour, si l’horaire n’est pas flexible (*), le samedi et un jour de RTT !!!!!

 
 
 

Les heures supplémentaires sont majorées dans le secteur privé à hauteur de 25%.

 
 
 

Petit détail qui a son importance, c’est le patron qui décide des heures supplémentaires en fonction de son activité. Un salarié ne peut pas refuser des heures supplémentaires, suivant le code du travail. C’est une cause de licenciement.

 
 
 

Mais un patron peut refuser, bien évidemment, des heures supplémentaires à son salarié.

 
 
 

Pourquoi le patron paierait les jours de RTT ?

 
 
 

Dans l’exemple 1, il n’y a rien à payer, car il n’y a pas de jours de RTT !

 
 
 

Avec un horaire annualisé (exemple 2), le patron a déjà payé les jours de RTT ! En effet, lorsque vous êtes en RTT le vendredi par exemple, vous êtes de fait déjà payé (à la maison) puisque sur l’année vous remplissez l’équivalent de vos 35heures par semaine.

 
 
 

Le paiement des jours de RTT serait majoré de 10%, d’après les dernières annonces gouvernementales.

 
 
 

Si le patron vous demande de venir travailler un vendredi RTT, il vous paierait donc 10 % de plus, d’après les dernières annonces.

 
 
 
Quelle belle aubaine pour lui ! En effet, si vous venez en heures supplémentaires, c’est majoré de 25% !!!!!!!
 
 
 

Cherchez l’erreur ?... Où de qui se moque – t on ?

 
 
 
 
 
DH
 
 
 
 

 


(*) L’horaire flexible c’est la possibilité par rapport à un horaire d’ouverture de l’entreprise de 8h00 – 18h00 d’arriver entre 7h00 et 9h00 le matin, et de partir entre 17h00 et 19h00 le soir, par exemple. Les heures en plus et en moins pouvant se compenser, sur un mois par exemple.

 


Complément du 12 décembre 2007 :

 

 

 

Les choses évoluent ou le gouvernement vient – il de comprendre ce que sont des jours de RTT ?

 

 

 

Interview de Xavier BERTRAND du 12/12/07 dans le Monde

 

 

 

Dans quelle mesure le projet de loi présenté au conseil des ministres, mercredi 12 décembre, permettra-t-il d'augmenter le pouvoir d'achat des Français ?

 

 

 

Ce texte que je porte à la demande du chef de l'Etat et du premier ministre, avec Christine Boutin pour le logement, continue de mettre en œuvre le message délivré pendant la campagne électorale : le "travailler plus" est valorisé financièrement.

 

 

 

Après la loi sur les heures supplémentaires, nous offrons la possibilité au salarié de se faire payer les jours de RTT qu'il n'aura pas voulu ou pas pu prendre. Ces RTT, à hauteur de dix jours possibles, seront payés au minimum 110 %. En cas d'absence d'accord collectif dans l'entreprise, ils seront payés comme les heures supplémentaires, à 125 %.

 

 

 

Mon avis :

 

 

 

Camarades syndicalistes évitez surtout de négocier, sinon les salariés auront moins que 125 % !

 

 

 

C’est « amusant » de vouloir « favoriser le dialogue social » tout en permettant par la  négociation d’avoir moins d’avantages pour les salariés que si les syndicats ne négocient pas !

 

 

 

Encore une fois chercher l’erreur ?

 

 

 

DH


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 06:31

Le livret A est de nouveau attaqué.
 
 
 
Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds Monétaire International, grand libéral,  a été chargé par le gouvernement d'étudier la façon dont Paris peut répondre à l'injonction européenne sur l'ouverture de la distribution du Livret A à toutes les banques.
 
 
 
Il propose par ailleurs de consacrer une partie des sommes collectées à d'autres investissements que le logement social, ce qui ne manquerait pas d’arriver, sir le livret passe aux banques.
 
 
 
Le livret A, outre le fait, que c’est l’épargne de « tous les français », est aussi la source de financement du logement social.
 
 
 
Il y a encore là un véritable danger. Cette injonction européenne ramène une fois de plus aux débats sur le TCE en 2005, et le traité de Lisbonne aujourd’hui.
 
 
 
Marie Noëlle Lienemann, a été dans le gouvernement Jospin, Secrétaire d’Etat au logement. C’est un domaine qu’elle connaît bien. Je vous livre son analyse.
 
 
 
DH
 
 
 

Attention à la banalisation du livret A : le financement du logement social est en danger !
 
 
 
 
 

Au nom de la libre concurrence, l’union Européenne veut obliger la France à remettre en cause le système de collecte du livret A autour de deux opérateurs spécialisés : le poste et les caisses d’épargne. L’argument apparent est de dire : toutes les banques doivent pouvoir y accéder et il ne doit pas y avoir d’organismes « privilégiés ». C’est une grave erreur. Pourquoi ?

 
 
 

Dans les livrets A, certains sont bien remplis,-et sur ces comptes, les mouvements sont rares-, ils rapportent correctement aux opérateurs. Mais il y a aussi une foule de très « petits » livrets, qui servent à des foyers modestes (anniversaires, fin des mois difficiles, etc..) et là les mouvements sont fréquents, ils rapportent peu, voir coûtent aux gestionnaires. C’est la complémentarité des deux qui permet de viabiliser le système et qui garantit le maintien de points bancaires dans certains secteurs peu attractifs. La concurrence ouvrirait la possibilité aux gros réseaux bancaires de capter la clientèle « attractive », car déjà titulaires de comptes chez eux, menaçant la capacité des autres à garantir une collecte de proximité. Bilan des courses, moins de collecte du livret A -donc moins de ressources pour financer le logement social-, difficultés pour les personnes âgées, les secteurs ruraux et les populations modestes.

 
 
 

Il faut savoir que l’argent des livrets A est centralisé à la Caisse des Dépôts et Consignations, puis prêté aux organismes HLM pour réaliser des logements sociaux. Moins d’argent collecté sur ces livrets, moins de financements pour les HLM. Or nous avons impérativement besoin de construire des logements locatifs sociaux.  Et à certaines périodes, quand le livret A devenait moins rémunéré que les placements monétaires,  le livret A, lui-même, a connu une certaine décollecte. Mais sur la longue durée, ce système a fait ses preuves : il y a toujours eu assez d’argent pour financer les logements programmés par l’Etat (et c’est sur les choix de l’Etat, souvent insuffisants, qu’il faut porter les critiques sur le nombre réalisé, car le livret A permet et permettait d’en faire davantage), en 190 ans, aucun français n’a été spolié par le livret A et n’a vu son épargne menacée….Ce n’est pas le cas de tous les placements.

 
 
 

Jusqu’à présent officiellement le gouvernement français se disait prêt à résister farouchement aux attaques de la commission européenne. Mais le très libéral  sénateur Marini, grand admirateur des modèles anglo-saxon dans l’immobilier (il a été à l’origine de toutes les décisions fiscales en faveur des foncières cotées, ou sur  les hypothèques  rechargeables), a repris l’argument répété dans les couloirs de Bercy. « Ce n’est pas grave, si toutes les banques collectent le livret A, l’argent remontera quand même à la CDC  et le logement social pourra être financé… ». C’est mal connaître les banques, qui une fois qu’elles auront capté la «  clientèle »  du livret A, lui proposeront leurs propres placements supposés plus rentables (au moins à court terme) plutôt que de renvoyer ces sommes à la Caisse des dépôts.. Et on constatera petit à petit la décollecte du livret A.

 
 
 

L’avenir de la CDC sera lui aussi menacé. Les libéraux seront arrivés à leur fin : banaliser tous les circuits financiers au profit du privé, banaliser le financement du logement social avant de banaliser tous les acteurs de l’immobilier et de l’Habitat. On imagine les conséquences pour le droit au logement et pour leurs prix (loyers et achats !).

 
 
 

Nous devons faire pression sur le président de la république, le gouvernement pour qu’il tienne bon à Bruxelles et refuse la banalisation du livret A.

 
 
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 06:45

 


Manifestation des Lycéens à Vitrolles…

 
 

Jeudi 6 décembre la manifestation des Lycéens à Vitrolles a dégénéré. Cela a repris vendredi 7 décembre.

 

Je suis interpellé sur violences des manifestations en tant qu’Elu de la Ville et père d’une Lycéenne de Jean Monnet. J’ai donc voulu un peu mieux comprendre la situation.

 
Jeudi et vendredi des Lycéens de Marignane des Lycées Blériot et Genevoix sont venus entrainés leurs camarades Vitrollais dans leur mouvement de contestation.

 

L’origine du conflit, c’est la réforme programmée du bac professionnel (1) qui ne serait plus accessible aux titulaires du BEP, en 4 ans. C’est effectivement totalement scandaleux, et supprimer cette possibilité, revient à supprimer une seconde chance à des élèves de revenir dans une filière bac et plus.

 

Le problème c’est que le mouvement est totalement désorganisé et que cela a dégénéré avec de la casse et de la violence.

 

Cela avait commencé mardi au Lycée Louis Blériot de Marignane. Au grand dam des organisateurs, il y a eu des premiers incidents, et le calme est revenu avec l’intervention des forces de Police.

 

Jeudi, les lycéens de Marignane sont donc venus à Vitrolles, et il y a eu de nombreux incidents à Jean Monnet notamment. Le mouvement s’est transformé en mouvement de casseurs. 3 jeunes manifestants ont été placés en garde à vue.

 

Cela a recommencé vendredi matin. C’est encore pire que la veille, et on se demande où sont les lycéens sincères qui manifestent légitimement contre un projet inique ? Il semble que l’on ait plus affaire à des bandes de casseurs, lycéens ou pas d’ailleurs ? 7 lycéens de Marignane ont été interpellés par les forces de l’ordre (2).

 

Cette violence doit nous interpeller. Même si cela ne fait pas la une des médias, j’avoue avoir découvert, que ce type de problème marignanais qui déborde maintenant à Vitrolles, n’est pas l’apanage de nos 2 villes. Il y a eu des incidents du même type notamment à Mulhouse et à Marseille (3).

 

Il faut dissocier les « vrais casseurs » des lycéens qui se sont laissés entrainés. A ces derniers, il faut qu’il réfléchisse sur le rapport entre une revendication pour la défense du bac pro, et la volonté d’aller tout casser à Carrefour ?

 

Dans tous les cas la violence est inacceptable. Ma fille était dans une classe dont les vitres ont éclatées suite à des jets de pierre. Cela aurait pu être très dangereux pour les élèves.

 

Pour finir, je dissocierai les revendications des élèves des filières professionnelles inquiets à juste titre de la réforme qui se prépare, et celles des casseurs qui sont là pour d’autres motifs. J’espère qu’il n’y a pas de téléguidage derrière ces violences « gratuites »… Il faut absolument que les lycéens se structurent, s’ils veulent conserver une crédibilité dans leur action revendicative. Cela signifie aussi d’éliminer les casseurs des manifestations.

 

Enfin pour finir, la municipalité n’est pas restée inactive face à ces évènements qui se déroulent sur notre ville. La Police Municipale a bien évidemment été mobilisée et le préfet a été sollicité pour des renforts de police sur la ville, ce qui a été fait.
 

A suivre, 
 

DH



NB : Pour le problème de fond de la réforme du bac pro, je conseille la lecture de l’intervention de Jean-Luc MELENCHON au Sénat le 5 décembre, qui a été dans le gouvernement Jospin, Secrétaire d’Etat à l’enseignement professionnel :

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=539#more-539

 
 
 
 
 (1) Réforme du bac professionnel : l'inquiétude monte
[ Les Echos du 04/12/07  ]
 
 
 

La réforme du baccalauréat professionnel annoncée cet automne par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, suscite des inquiétudes.

 
 
 

Après les lycéens qui en ont fait l'un des mots d'ordre de leur mobilisation, les syndicats d'enseignants ont fait monter la pression hier, et ont obtenu de l'entourage de Xavier Darcos la promesse d'être reçus dans « les jours qui viennent ».

 
 
 

Le ministère veut inciter l'an prochain 40.000 lycéens à passer le bac professionnel en trois ans au lieu de quatre. Moyen, dit-il, de revaloriser la filière en la calquant sur les cursus généraux, mais aussi d'inciter plus d'élèves à aller jusqu'au bac professionnel (aujourd'hui seuls 39 % des élèves de BEP poursuivent leur scolarité).

 
 
 

La réforme pourrait cependant conduire à supprimer des classes de BEP, d'où la colère des syndicats qui dénoncent une « logique comptable ».

 
 
 
 
 
(2) Nouvelles manifestations de lycéens à Marseille et sa région
 
 
 

De nouvelles manifestations de lycéens contre la loi Pécresse et la réforme du bac professionnel se sont déroulées vendredi à Marseille et dans des villes voisines, avec une dizaine d'interpellations notamment à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris de source policière.

 
 
 

Selon le rectorat, dix lycées de l'académie d'Aix-Marseille ont été perturbés, tous dans les Bouches-du-Rhône.

 
 
 

Deux d'entre eux ont été bloqués complètement, à Aubagne et Marignane, deux autres ont fait l'objet de blocages filtrants, à Marignane et Marseille, cinq subi des tentatives de blocage avec un fort taux d'absentéisme à Istres et Marseille. Un dixième à Vitrolles a été bloqué par une manifestation de lycéens de l'extérieur alors que les cours se déroulaient normalement à l'intérieur.

 
 
 

A Vitrolles, sept lycéens de Marignane ont été interpellés pour des jets de pierres sur les forces de l'ordre après des incidents devant le lycée Jean-Monnet qui n'ont fait aucune victime. Les manifestants, au nombre de 150 à 200, ont ensuite tenté de pénétrer dans le centre commercial de Vitrolles mais en ont été dissuadés par les vigiles et la présence d'importants effectifs policiers.

 
 
 

A Marseille, jusqu'à 300 lycéens ont manifesté dans les rues du centre-ville avant un sit-in devant la préfecture. Il y a eu quelques bousculades et deux personnes ont été interpellées.

 
 
 

A Toulon (Var), 150 à 200 lycéens selon la police, 250 à 300 selon les organisateurs, ont fait une tournée des établissements dans le centre-ville en partant du lycée professionnel Cisson et en empruntant la chaussée. Ils se sont dispersés sans incidents vers midi.

 

 
 
 
(3) Les lycées pros marchent à l’explosion
 
 
 

Les élèves du lycée de Vedène dans le Vaucluse bloquent leur établissement.

 
 
 

 

La réaction des lycéens professionnels de l’Académie Aix-Marseille au volet des réformes éducatives nationales qui les concernent oscille entre explosion sporadique y compris d’une certaine violence à un calme qui peut aussi être interprété comme étant de l’apathie et de la résignation. Une vingtaine d’établissements sur 47 ont été touchés à divers degrés (blocage, barrages filtrants, absentéisme), souvent sur un jour ou deux, rarement plus actuellement.

 
 
 

La police a parfois été appelée pour régler des blocages souvent durs, à Colbert, Le Chatelier, Mistral ou Ampère (des lycées commençaient à jeter des pierres sur le magasin Auchan de Saint-Loup), avec des interpellations (9 au Chatelier mardi).

 
 
 

Ce comportement volatil pour l’instant peut être expliqué par les caractéristiques de ce public. "Il y a une grande inquiétude quant à l’avenir chez nos élèves, l’impression qu’ils sont des laissés-pour-compte. Nous avons souffert d’un grand déficit de communication sur la réforme du bac pro, y compris nous. Réalisant notre carence, nous avons beaucoup fait de réunions", a expliqué le proviseur de La Calade.

 
 
 

La réforme du bac pro (lire le dossier sur le Blog Educ) vise à réduire en trois ans le cursus, avec la suppression de certains BEP, le ministère parlant de valorisation pour une meilleure intégration sur le marché du travail, les syndicats enseignants et les lycées protestataires craignant qu’un plus grand nombre de jeunes sortent sans qualification du système scolaire.

 
 
 

Une autre composante du comportement des lycéens pro est leur absence désormais des manifestations nationales contre la loi LRU dite Pécresse. Si les lycéens de Blaise Pascal, Eiffel (La Ciotat), La Calade étaient nombreux dans les premières manifestations, s’affichant avec leurs banderoles, ils sont désormais beaucoup moins nombreux, préférant faire des actions sur le site de leur établissement, voire dans certaines autres villes de France, d’organiser des manifestations spécifiques (Agen, Mulhouse hier avec quelques incidents et quatre interpellations).

 
 
 

"Nous n’avons pas les mêmes revendications et finalement pas la même vie que les lycéens des généraux, destinés à aller en faculté", explique Rémy de Ampère, où les élèves ont fait hier une assemblée générale. A la faculté Saint-Charles, lors de l’assemblée générale de mercredi, un étudiant a demandé que la revendication de la suppression de la réforme du bac pro soit intégrée, sa demande a été rejetée.

 
 
 

Du côté des lycéens pro, alors que la Coordination étudiante et lycéenne de France se rassemble ce week-end à Nice sans aucun représentant de leur corporation, le sentiment d’isolement est parfois majoritaire.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 06:04

 


Remise en cause du code du travail par le gouvernement, des millions de salariés du privé concernés !

 
 
 
 
 

Grâce au travail de Gérard FILOCHE, inspecteur du travail, membre du conseil national du PS, un grand travail d’explication a été réalisé ces derniers jours sur la refonte du code du travail.

 
 
 

Ce travail a ensuite été relayé par le secteur entreprise du PS en la personne d’Alain VIDALIES, Député PS, et avocat spécialiste du droit social.

 
 
 

Le texte est désormais à l’assemblée nationale.

 
 
 

Le code du travail devait être simplifié à « droit constant ».

 
 
 

En final il est loin d’avoir été simplifié, avec 1761 articles supplémentaires !

 
 
 

Par ailleurs, en faisant passer certains points de la partie législative (soumise à l’approbation de l’assemblée nationale pour évolution et modification) dans la partie réglementaire (c’est à dire pouvant évoluer sans débat démocratique, et sans vote, par simple décret), c’est la porte ouverte à toutes les remises en cause en toute facilité pour un gouvernement en place. C'est donc loin d'être à "droit constant"...

 
 
 

Pour mieux comprendre de quoi il retourne, sachant que cela concerne tout de même des millions de salariés du secteur privé, je vous invite à lire les débats de l’Assemblée Nationale sur ce sujet des 4 et 5 décembre 2007. C’est un peu technique, mais éloquent quant à l’attitude et au comportement de la droite UMP et du gouvernement !

 
 
 
 
 
mardi 4 décembre 2007
 
 
 
2ème séance
 
 
 
Ratification de l’ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007 relative au code du travail (partie législative)
 
 
 
3ème séance
 
 
 
ratification de l’ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007 relative à la partie législative du code du travail (suite)
 
 
 
 
 
mercredi 5 décembre 2007
 
 
 
1ère séance
 
 
 
rappel au règlement
 
ratification de l’ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007 relative à la partie législative du code du travail (suite)
 
 
 

En final grâce au travail acharné des députés de Gauche, notamment Alain Vidalies, il y a eu un report du vote à l’Assemblée Nationale du massacre programmé du code du travail !

 

Mais le combat doit continuer pour mobiliser encore plus contre ce projet.

 
 
DH
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 07:34

 


J’aime bien Pierre LARROUTUROU. C’est un atypique dans la planète PS au bon sens du terme.

 
 
 

J’avais fait référence à lui lors de la présidentielle. C’est un proche de Michel ROCARD, et même si je ne partage pas tous ses points de vue, j’aime ses analyses.

 
 
 

Je vous livre le double page de Libé de ce WE où il expose sa vision du PS, et sa détermination à faire bouger les choses.

 
 
 

Comme beaucoup d’entre nous, il a été interpellé par les propos de Josiane BALASKO, il y a quelques jours à propos du PS : "Qu'est-ce qu'ils foutent les mecs du PS ? Elle est où l'opposition ?"

 
 
 

Pierre lance un appel avec des amis. C’est une bonne idée, que l’on soit d’accord ou pas avec lui :

 
 
 
 
 
 

Il y a quelques semaines, j’avais fait part de mes interrogations sur le salariés et le consommateur, sachant que dans le discours, on a l’impression que ce sont deux personnes différentes. D’un coté on veut des consommateurs « riches »pour acheter des produits, de l’autre baisser les salaires des salariés qui en demandent toujours plus… Pierre résume bien cela en rappelant Henri FORD…

 
 
 

A suivre,

 
 
 
DH
 
 
 
 
 

 


L’hyperlibéralisme nous conduit dans le mur»

 
 
 
 
 

Parler de l’effondrement du système capitaliste comme vous le faites dans votre livre et dire que la crise de 1929 est devant nous, n’est-ce pas exagéré ?

 
 
 

Comme le dit l’agroéconomiste Lester Brown, nous sommes sur des «trajectoires d’effondrement». Aucune des tendances actuelles n’est durable. C’est vrai de la crise sociale, de la crise financière et, bien sûr, de la crise écologique. Nous sommes au bout d’un système. Il est urgent de construire une alternative globale.

 
 
 

Vous mettez tous les pays occidentaux dans le même sac…

 
 
 

Il y a quelques différences mais la précarité s’est généralisée dans l’ensemble des pays occidentaux. Au Japon, 32 % des emplois sont précaires. En Allemagne, 6,3 millions de salariés n’ont que des emplois à 400 euros (pour 15 heures par semaine). Aux Etats-Unis, le pays du plein-emploi selon Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures. La précarité s’installe partout, et même ceux qui ont un emploi stable sont obligés de revoir à la baisse leurs demandes salariales : «Si t’es pas content, va voir ailleurs», remplace souvent toute vraie négociation. Même le FMI, plutôt libéral, explique, dans son dernier rapport, que la part de la richesse qui va aux salaires a fortement baissé dans tous les pays occidentaux : «La baisse atteint 10 % en Europe et au Japon.»

 
 
 

Est-ce aussi valable pour la France ?

 
 
 

Depuis vingt-cinq ans, en France, la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée que la part des salaires et cotisations sociales dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 11 %. Onze pour cent de chute sur un PIB de 1 800 milliards, ce sont cette année quelque 200 milliards d’euros qui vont rémunérer le capital, alors qu’ils iraient aux salariés si nous avions conservé l’équilibre de 1982. François Fillon dit que, sans réforme, le déficit des retraites sera en 2020 de 1 % du PIB, mais depuis vingt-cinq ans la part des salaires et cotisations a reculé de 11 % du PIB. Bien sûr qu’il faut réformer les retraites, mais l’essentiel est de lutter contre le chômage et la précarité. Si la part des salaires remontait de 6 points, le financement des retraites serait bien plus facile.

 
 
 

Mais la croissance se maintient presque partout…

 
 
 

Au prix d’un endettement sans précédent. Les libéraux passent leur temps à critiquer la dette des Etats. Mais le plus grave c’est sans doute l’envolée de la dette privée, celle des ménages. Dans de nombreux pays, le seul ressort de la croissance est l’endettement des ménages. La crise des crédits subprimes aux Etats-Unis en est une preuve : tout a été imaginé pour pousser les ménages à s’endetter sur des montants incroyablement élevés et sur des périodes extrêmement longues.

 
 
 

Cette crise n’est qu’un début. Aux Etats-Unis, la dette totale des ménages, des entreprises et des collectivités (sans parler du secteur financier) vient de dépasser les 230 % du PIB. En 1929, lors de la dernière grande crise du capitalisme, le même ratio atteignait «seulement» 140 % du PIB. Si on ajoute la dette du secteur financier, la dette atteint 340 % du PIB américain ! Du jamais-vu. Les chiffres sont formels : la croissance européenne, ou américaine, serait négative depuis sept ans si nous n’avions pas fortement augmenté la dette privée.

 
 
 

Le capitalisme ne tiendrait que grâce à l’endettement ?

 
 
 

Oui. Au Japon, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, au Danemark, en Espagne, en Angleterre, dans tous les pays que les libéraux prennent comme modèle, la croissance se maintient grâce à l’endettement privé. En 2006, la dette des Etats-Unis, hors secteur financier, a augmenté huit fois plus vite que le PIB. Si la crise immobilière américaine se répand dans le reste de l’économie, elle ne sera pas sans effets sur l’économie chinoise et donc sur la situation sociale (déjà tendue) de ce pays. Une grande part de sa croissance vient des exportations vers les Etats-Unis et l’Europe. Si les Etats-Unis tombent en récession, qui peut être sûr que ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30 ne se rejouera pas en Chine, avec Taïwan à la place de l’Alsace-Lorraine ? L’hyperlibéralisme peut nous conduire à la catastrophe. Faut-il attendre que la crise explose pour réagir et construire une alternative ?

 
 
 

Faut-il reprendre les modes de régulation des Trente Glorieuses ?

 
 
 

Il faut moderniser les règles proposées par Keynes, Ford et Beveridge.

 
 
 

En 1917, Ford, le patron des automobiles du même nom, expliquait qu’il avait doublé la productivité de ses usines, mais qu’il fallait écouler cette production, qu’il fallait donc des consommateurs avec un vrai pouvoir d’achat. Il expliquait aussi qu’en période de crise les patrons veulent tous baisser les salaires. Mais s’ils baissent tous les salaires, qui achètera la production ?

 
 
 

Ford plaidait en faveur de règles collectives, de façon à ce que les salaires augmentent en fonction de la productivité. Mais peu de patrons ont suivi ses recommandations. La crise de 1929 s’explique surtout par un découplage entre la productivité et le pouvoir d’achat des travailleurs.

 
 
 

Plus tard, après la Seconde Guerre mondiale, les recommandations de Ford ont été adoptées, notamment en Europe. Les salaires ont progressé au même rythme que la productivité.

 
 
 

La seconde régulation des Trente Glorieuses est celle de Beveridge, avec l’adoption d’un système de sécurité sociale. Keynes nous a appris que lorsque ces deux régulations ne suffisent pas, l’Etat doit intervenir par le biais de sa politique monétaire et/ou de sa politique budgétaire.

 
 
 

Vous affirmez que la mondialisation n’est pas responsable du chômage ni non plus de la crise sociale.

 
 
 

Depuis 2002, depuis que la Chine est membre de l’OMC, nul ne peut nier l’importance des importations chinoises en Europe. Je propose que l’Europe négocie avec la Chine des montants compensatoires, pour obliger la Chine à respecter d’ici cinq ans les règles du jeu social et environnemental, qu’elle avait officiellement acceptées avant d’adhérer à l’OMC. Mais pour le moment, le chômage en Europe ne s’explique pas par la concurrence des pays à bas salaires : globalement, hors Europe, la balance commerciale de la France est équilibrée ! Plutôt que la mondialisation, ce sont les gains de productivité qui ont détruit des emplois.

 
 
 

On vit une vraie révolution. La France est le pays qui a le plus augmenté sa productivité. En trente ans, l’économie française produit 76 % de plus avec 10 % de travail en moins. Le total des heures travaillées est passé de 41 milliards d’heures à 36,9 milliards par an. Mais en même temps, grâce au baby-boom et grâce au travail des femmes, la population active passait de 22,3 à 27,2 millions de personnes. Le travail nécessaire à l’économie a baissé de 10 %, mais le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 %. Un écart de 33 % s’est creusé entre l’offre et la demande de travail.

 
 
 

Cet écart serait la principale explication du chômage ?

 
 
 

Oui. Si depuis 1974 la durée individuelle du travail avait baissé de 33 %, le chômage serait resté à son faible niveau de 1974. Or la durée réelle du travail a très peu baissé. Du coup, un partage du travail assez sauvage s’est mis en place : 19 millions travaillent plein pot (à 39 heures, en moyenne, avec les heures sup), 4 millions de personnes – les chômeurs – font 0 heure par semaine, et 4 millions sont à temps partiel.

 

Au moment où les 35 heures sont décriées, vous plaidez pour la semaine des quatre jours…

 
 
 

Les 35 heures étaient déjà dans le programme commun en 1980. Est-ce un horizon indépassable ? 400 entreprises, de tous secteurs, sont déjà passées à quatre jours, avec un financement qui permet de stabiliser la masse salariale sans toucher aux salaires en dessous de 1 500 euros.

 
 
 

Si tous les salariés passent, en moyenne, à quatre jours et si l’entreprise crée au moins 10 % d’emplois en CDI, elle bénéficie d’une exonération des cotisations chômage qui permet d’équilibrer la masse salariale. Selon une étude du ministère du Travail, un mouvement général vers les quatre jours permettrait de créer 1,6 million d’emplois en CDI. Si l’on divisait par deux le chômage, la négociation sur les salaires aurait une tout autre allure. Si l’UMP et le Medef sont tellement hostiles à une forte RTT, c’est parce que, bien négociée, elle serait, à moyen terme, le moyen le plus puissant de faire remonter les salaires. La gauche devrait être plus claire sur ce point.

 
 
 

Après le 21 avril 2002, vous êtes entré au Parti socialiste. Cinq ans plus tard, ce que vous racontez sur le fonctionnement de la Rue de Solferino est accablant.

 
 
 

Soyons clairs. Ce n’est pas ma famille politique que je critique, mais seulement les dix ou les quinze qui squattent Solferino. Leur paresse ou leur aveuglement deviennent scandaleux. Je pensais que le choc du 21 avril serait suffisant pour déclencher des débats de fond. François Hollande m’avait demandé de rejoindre la commission économie du PS, où j’espérais que nous allions vraiment travailler. Hélas, cette commission ne s’est pas réunie une seule fois pendant deux ans. Ne soyez pas étonnés si le PS n’a pas grand-chose à dire sur la fiscalité, les retraites ou encore le chômage.

 
 
 

Difficile d’imaginer que des Strauss-Kahn, Fabius, Hollande ou Royal n’ont aucune analyse critique de la situation…

 
 
 

Les statuts du PS prévoient que nous devrions avoir deux conventions par an pour approfondir une question. Depuis cinq ans, depuis le choc du 21 avril, nous aurions dû avoir dix conventions, dix grands moments de réflexion, sur le chômage, l’éducation, les questions Nord-Sud, l’environnement… Nous n’en avons eu aucune !

 
 
 

Pas une seule convention depuis cinq ans, est-ce un élément d’explication de la défaite du PS aux présidentielles ?

 
 
 

C’est la principale explication. Ségolène Royal aurait dû s’appuyer sur un projet du PS. Je suis délégué national chargé de l’Europe depuis deux ans. Mais je n’ai pas eu une seule heure de travail avec Hollande ou Moscovici sur les questions européennes. Et je raconte dans mon livre que quand les dirigeants socialistes allemands viennent à Solferino pour réfléchir à une relance de l’Europe nous n’avons rien à leur dire, car nous n’avons rien préparé…

 
 
 

Ce refus du débat manifesté par Solferino est d’autant plus scandaleux que jamais les élus locaux, les militants, les associations et les universitaires n’ont «fourni» autant de matière pour construire un projet crédible.

 

En s’ouvrant à tous ces acteurs, le PS aurait pu, assez facilement, dessiner les contours d’une nouvelle société. Hélas, pendant cinq ans, François Hollande a refusé tout débat de fond. Il faudra un jour qu’il s’en explique.

 
 
 

Rien de changé depuis l’élection de Sarkozy ?

 
 
 

J’ai sous les yeux le programme du «grand forum de la rénovation», que la direction du PS organise le 15 décembre. Le menu est alléchant : «Les socialistes et le marché. Quels modèles de croissance justes et durables aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne.» Hélas, le grand forum commence à 10 heures et il s’achève à… 13 heures ! Trois heures de débat pour actualiser l’ensemble du projet économique du PS. Je suis peut-être un peu lent intellectuellement, mais je ne suis pas totalement certain que trois heures soient suffisantes pour actualiser notre projet économique.

 
 
 

Aucune convention thématique en cinq ans. Des grands forums qui durent à peine trois heures… «C’est du sabotage. Du foutage de gueule», explosait l’autre jour un militant du sud de la France.

 
 
 

Cela devient tellement caricatural que je ne comprends pas ce que l’équipe de Solferino a dans la tête. Je constate seulement que de plus en plus de militants et d’élus qui jusque-là la soutenaient disent que ce refus du débat devient inacceptable. Insupportable.

 
 
 

Hier, j’ai entendu à la radio que deux médecins sont traduits en justice pour non-assistance à personnes en danger. Je pense que s’ils s’obstinent à ne rien faire, certains dirigeants du PS pourront être un jour poursuivis pour non-assistance à peuple en danger. Non-assistance à civilisation en danger.

 
 
 

C’est une appréciation grave…

 
 
 

J’assume mes propos. Je critique le fonctionnement d’une équipe sans juger telle ou telle personne.

 
 
 

Il y a deux semaines, lorsqu’elle défendait les sans-abri, Josiane Balasko poussait un coup de gueule en demandant : «Qu’est-ce qu’ils foutent les mecs du PS ?» Je me pose la même question. Comme tous les rocardiens, je connais les défauts de Mitterrand, mais il avait l’obsession de construire une Europe forte. Aujourd’hui, qu’est-ce qui motive réellement les principaux dirigeants du PS ? Education, chômage, dérèglement climatique, relations Nord-Sud… Qu’est-ce qui les empêche de dormir ? Pourquoi font-ils de la politique ? Je ne sais pas.

 
 
 

Que faites-vous pour faire bouger les lignes au sein de ce PS que vous décrivez amorphe ?

 
 
 

Avec douze parlementaires, des premiers fédéraux, des élus et des militants, nous lançons une pétition pour que le PS se mette enfin au boulot, et qu’il s’ouvre à tous ceux qui veulent construire le progrès social (1). Les statuts du PS sont clairs : si nous recueillons 5 000 signatures de militants PS ou 50 000 de citoyens non-PS, la direction sera obligée de nous écouter. La gauche se remettra au travail.

 
 
 

Les idées de gauche sont plus complexes que celles de droite. «En période de crise, il faut que chacun travaille plus. Et les Noirs, il faut qu’ils rentrent chez eux.» Un message de ce style passe bien en trente secondes à la télé. Ça parle au cerveau reptilien, à ceux qui veulent de la castagne. Les idées de gauche sont moins intuitives. Il faut plus de temps pour les expliquer.

 
 
 

Si la gauche attend 2011 pour se mettre au travail, alors nous sommes sûrs de nous prendre encore une veste. C’est en 2008 qu’il faut se mettre au boulot

 
 
 
 
 
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 09:37

 


Après le discours de Nicolas SARKOZY le 29 novembre, j’ai retenu le communiqué du MEDEF. Ma culture syndicale et politique font que quand le MEDEF se félicite très vite de mesures gouvernementales, alors je m'inquiéte !

 
 
 

Le MEDEF se félicite en effet de la remise en cause, en fait de la quasi disparition des 35 heures.

Associée avec la remise en cause du code du travail, les salariés ont des soucis à se faire dans les mois à venir.

 
 
 

C’est un véritable retour en arrière de la condition sociale des salariés qui se profilent. J’ai noté qu’il n’y a pas un mot pour l’emploi, les chômeurs, la précarité, etc.

 
 
 

C’est vrai qu’après avoir fait des cadeaux fiscaux de plus de 15 milliards d’€ en début d’été, il n’y aurait plus de marges de manœuvre…

 
 
 
Triste France…
 
 
 
DH
 
 
 
 
 

 


Le Medef dit bravo à la remise en cause des 35 heures

 
 
 

Le Medef a vanté le réalisme économique de Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée et accueille favorablement la remise en cause des 35 heures. "Le président de la République fait preuve à la fois d'un réalisme économique et d'une considération à l'égard des partenaires sociaux prometteurs pour le rétablissement de la prospérité de notre pays en général et de chaque Français en particulier", dit-il dans un communiqué.

"Les entreprises françaises accueillent la proposition de remise en cause des 35 heures sous réserve d'un accord d'entreprise sur les salaires avec beaucoup d'intérêt et d'espoir"
, ajoute le Medef.

 
 
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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 07:41

Le PS son secteur entreprise se mobilise pour défendre le code du travail. C’est une bonne chose, mais il faut faire vite !
 
 
 
Pour en savoir plus :
 
 
 
 
 
 
Et
 
 
 

Gérard FILOCHE s’explique sur la radio des sous et des hommes.

 
 
 
DH
 
 
 

Remise en cause des droits des salariés et des institutions
 
 
 

Mardi 27 novembre 2007

 
 
 

Communiqué d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

 
 
 

Le projet de loi de ratification de l’ordonnance sur la recodification de la partie législative du code du travail aboutit en réalité à une remise en cause des droits des salariés et des institutions chargées de contrôler leur respect, notamment l’inspection du travail.

 
 
 

Le Parti socialiste constate que dans ces conditions, la recodification proposée n’a pas été réalisée à droits constants.

 
 
 

Dès lors, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à l’instar de celui du Sénat, s’opposera à l’adoption en l’état de cette ordonnance et proposera par voie d’amendements un rétablissement des droits sociaux ignorés.

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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 06:11

 


Et pendant ce temps là… Le code du travail est en cours de refonde. Ce n’est pas un acte anodin, même si cela se fait en catimini, dans la plus grande opacité. C’est pourtant, comme le dit le camarade Gérard FILOCHE, ce qui régit la vie quotidienne de millions de salariés. En tant que militant syndicaliste, je sais de quoi je parle !

 
 
 

C’est encore un sujet sur lequel il va devoir se mobiliser rapidement !

 
 
 

A suivre, DH

 
 
 

 
 
 

Massacre du code du travail dans le silence général par Gérard Filoche inspecteur du travail. (*)

 
 
 

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l’Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.

 
 
 

En 2005, une commission de cinq «rédacteurs» avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché. Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi «sur le développement de l’actionnariat salarié», publiée le 30 décembre 2006, un «cavalier parlementaire», l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : «Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !» Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

 
 
 

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

 
 
 

Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : «Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets», a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du «comité d’experts».

 
 
 

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec «les obligations des travailleurs» faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

 
 
 

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc. Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «salaires».

 
 
 

L’apprentissage a été chassé de la partie «contrat de travail» pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie «administration du travail».

 
 
 

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

 
 
 

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

 
 
 

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques. Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est «trop compliqué» pour «intéresser les gens» alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

 



(*) Libération.fr du vendredi 23 novembre 2007

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 05:59

 


La politique, c’est faire des choix de société.

 
 
 

Pour le gouvernement de Nicolas SARKOZY, le choix est clair. Pendant que les « privilégiés » de la SNCF et les fonctionnaires descendant dans la rue, le gouvernement fait passer à l’assemblée, une nouvelle réduction d’impôt pour les plus aisés…

 
 
 
DH
 
 
 
 
 
Attac: l'impôt de Bourse supprimé "au profit des grandes fortunes" (*)
 
 
 

L'association altermondialiste Attac a estimé jeudi que la suppression de l'impôt de Bourse voté par les députés montre "la volonté du gouvernement de sacrifier systématiquement la fiscalité (...) au profit des grandes fortunes".

 
 
 

"Les députés ont adopté, vendredi 16 novembre 2007, la suppression en France de l'impôt de Bourse. Cet impôt, plus que centenaire, portait sur lesprincipales transactions boursières. Régressif, il taxait les transactions à 0,3% lorsqu'elles étaient inférieures à 153.000 euros, puis à 0,15% au-dessus de ce seuil", écrit Attac dans un communiqué.

 
 
 

"Ce n'était pas un impôt important en volume, il n'aurait rapporté que 260 millions d'euros en 2008, les spéculateurs ayant depuis longtemps trouvé les moyens de le contourner. Mais la mesure est hautement symbolique de la volonté du gouvernement de sacrifier systématiquement la fiscalité sur l'autel de la compétition internationale, au profit des grandes fortunes", ajoute-t-elle.

 
 
 

Enfin, "Attac demande d'établir un impôt de Bourse progressif ; de transformer cet impôt en instrument anti-spéculation grâce à un dispositif à double taux d'imposition : un taux fixe assez faible, et un taux variable, très élevé lors de fortes tensions spéculatives ; d'établir un impôt sur les transactions de change qui utilise les mêmes principes".

 
 
 
AFP le 22/11/2007 18h37
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