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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 08:29

Enfin, les candidats PS à la candidature vont débattre entre eux !
 
 
Le PS a finalement adopté une charte pour la désignation du candidat PS à la présidentielle 2007.
 
Trois débats télévisés vont être organisés, ainsi trois autres « grands oraux » en Région.
 
Nous ne pouvons que nous en féliciter. Cela honore notre parti et les militants que nous sommes.
 
Seule Ségolène ROYAL  a émis des réserves sur cette démarche démocratique…
 
A suivre.
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
26 septembre 2006 2 26 /09 /septembre /2006 18:39


Comment choisir le meilleur candidat PS pour gagner les élections en 2007 ?

 
 

La première méthode en vogue actuellement, est de se baser sur l’air du temps, de se référer aux sondages et de faire confiance aux médias.

 

La seconde méthode, consiste à se déterminer en fonction d’un programme, des convictions d’un candidat et de son parcours politique.

 

En effet, il n’est pas indifférent qu’un candidat ait voté « oui » ou « non » lors du référendum sur la constitution européenne, qu’il défende les 35h00 ou prône la flexibilité, qu’il se prononce sur la préservation des régimes de retraite ou leur harmonisation, pour le maintien de la carte scolaire ou son assouplissement, qu’il se réfère au modèle de Tony BLAIR, ou à un autre, etc.

 

Les réponses aux questions posées sont essentielles pour clarifier les clivages politiques qui apparaissent derrière les hommes et les femmes qui les incarnent.

 

Le débat doit s’ouvrir. Lens est une première étape. Il faut saluer la Fédération du Pas de Calais pour l’avoir organisé.  C’est bien plus profitable et respectueux des militants dont on accapare le vote avant qu’il est eu lieu. Cela a beaucoup plus de sens qu’une « grande messe » organisée pour une candidate, fut – elle  dans ma ville de Vitrolles le 29 septembre prochain !

A suivre...

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 08:21

Encore une fois, SARKOZY fait des siennes en voulant remettre en cause la loi de 1905. C'est totalement irresponsable. Laurent FABIUS a pris une position, claire, ferme et précise à ce sujet. Je l'approuve sans réserve !

DH


Déclaration de Laurent Fabius du
22 septembre 2006 :

Touche pas à ma laïcité!
 
 
 

Chers Amis,

 
 
 

Après avoir contribué à mettre le feu à nos banlieues, M. Sarkozy propose désormais d'en finir avec la laïcité à la française. Sa dernière idée est de donner suite à un rapport - le rapport Machelon - qui préconise une révision radicale de la loi de 1905. De quoi s'agit-il précisément ? D'ouvrir la possibilité aux communes de financer la construction de lieux de culte. En fait, cela reviendrait à mettre la politique dans la religion et la religion dans la politique. Les impôts des citoyens financeraient des cultes particuliers. On peut imaginer à l'avenir des campagnes électorales municipales avec pour thème : "votez pour ma liste, et vous aurez une Église, une mosquée ou une synagogue". Ou l’inverse.

 
 
 

Ce serait favoriser le communautarisme, les communautés se repliant sur certaines municipalités pour trouver un lieu de culte à leur convenance. La perspective ? Des conseils municipaux contrôlés par des communautés !

 
 
 

Toutes les dérives deviendraient alors possibles. Le principe d'égalité conduira à interdire de refuser aux uns ce qui est accordé à d'autres, puisque juridiquement tous les cultes se valent. Et dès lors que la notion de secte n'existe pas dans notre droit, tous les pseudo-cultes auront droit au financement public !

 
 
 

Aux États Unis, une telle mesure serait inconstitutionnelle. En Allemagne où le financement des cultes existe, il se fait à travers la contribution de chaque citoyen à l'exercice du culte de son choix.

 
 
 

En France, avec la logique de ce rapport commandé par M. Sarkozy, on en finirait avec la séparation des Églises et de l'État, fondement depuis un siècle de notre pacte républicain.

 
 
 

Je suis et je serai toujours un défenseur de la laïcité. Parce que dans le monde où nous vivons, la laïcité, c'est la paix et la paix, c'est la laïcité. Pour cette raison je suis radicalement opposé à la remise en cause de la loi de 1905. J'appelle à défendre la loi de 1905 et à refuser la révision que propose M. Sarkozy. La laïcité n'est pas un tabou, c'est une chance ! La nôtre.

 
 
 

L'égalité entre les religions, le respect de tous les citoyens, la lutte contre les discriminations ne passent absolument pas par le refus de la laïcité, mais au contraire par sa réaffirmation.

 
 
 

Touche pas à ma laïcité !

 
 
 
Laurent Fabius
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 10:40



Il ya quelques mois, je m’étais interrogé sur l’arrivée quasi subite de Ségolène ROYAL sur l’ensemble des médias, et quasiment en même temps. C'était troublant, de voir surgir, sans raison apparente, Ségolène ROYAL du jour au lendemain en tête de sondages, et à la une de l'actualité.


Jean – Jacques CHORRO, des Pennes - Mirabeau, dans le courrier des lecteurs de POLITIS, en donne une explication tout à fait plausible, et qui doit interpeller tous les militants socialistes.


Comme je le dis depuis plusieurs semaines, les militants doivent choisir en leur âme et conscience et non en fonction des sondages qui auraient déjà décidé pour eux...

 
DH

 

Pourquoi Ségolène ? (*)

 

"Récemment, lors d’un JT sur TF1 animé par Claire CHAZAL, François BAYROU a mis les pieds dans le PAF en stigmatisant les liens étroits entre SARKOZY et « des responsables économiques puissants », par ailleurs propriétaires d’une majorité de grands médias français. Il se trouve, a – t – il continué, que ces mêmes grands médias sont à l’origine d’une « orchestration médiatique pour essayer de faire croire aux français que le choix est joué d’avance et qu’ils n’ont plus qu’à se ranger derrière Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL ».

 

Il est évident que François BAYROU a raison. Mais après avoir dit que « ce choix, naturellement, arrange beaucoup de gens, arrange des intérêts puissants », il oublie malheureusement de nous dire pourquoi !

 

En ce qui concerne le choix de Nicolas SARKOZY, l’explication est évidente : parmi les présidents potentiels, il est celui dont les choix politiques se rapprochent le plus de l’idéal tel que peuvent le percevoir des bétonneurs ou des marchands d’armes.

 

Mais Ségolène, pourquoi Ségolène ? Même si elle est plus perverse, l’explication là aussi est évidente. Ségolène est de tous les candidat(e)s socialistes, déclaré(e)s ou non potentiellement la plus fragile, la moins expérimentée, et, en plus c’est une femme !

 

Or depuis Edith CRESSON, on sait jusqu’à quelles bassesses certains medias peuvent aller lorsqu’ils s’attaquent à une femme placée sur les plus hautes marches du pouvoir.


Le raisonnement a certainement été proche du suivant : tant qu’elle n’est que candidate à la candidature, on monte en épingle tout ce que fait Ségolène ROYAL. On met en valeur la fait qu’elle soit une femme et que c’est le moment pour la France de se féminiser à la tête de l’Etat.

 

On réussit ainsi à la faire monter dans les sondages. On oblige de nombreux dirigeants PS ainsi que les adhérents à se positionner en faveur du seul candidat susceptible de faire gagner la Gauche et à voter pour elle lors de la désignation de novembre.

 

Et, dès qu’elle est officiellement « la » candidate du PS pour la présidentielle, on commence à la casser ! Proprement, bien sûr, en y mettant des formes. Mais je prends les paris : Alors que SARKOZY continuera jusqu’au bout d’être traité avec beaucoup de sympathies, il est évident que si Ségolène est désignée, comme candidate du PS, le discours de nombreux médias à son sujet prendra une tout autre orientation.

 

D’un seul coup, le fait qu’elle soit une femme sera la plus souvent présenté comme un défaut, on montera en épingle la plus petit faux pas, la moindre intervention maladroite, on évoquera son manque d’expérience dans certains domaines, comme la politique étrangère, on cherchera à la mettre en porte à faux par rapport à son parti, etc.

 

Il n’est pas trop tard pour que les adhérents du PS réfléchissent à ce scénario qui leur force la main."

 

(*) Jean-Jacques CHORRO Les Pennes - Mirabeau Courrier des lecteurs POLITIS du 21/09/06

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 07:27

En finir avec l'affaire du sang contaminé


Soutenir Laurent FABIUS, c’est se prendre sans cesse "dans les dents" l’affaire du sang contaminé. Plutôt qu’esquiver le débat, il importe d’être clair et précis sur ce dossier.

Le plus simple est de reprendre un article p
aru dans L'Express du 04 mars 1999. Cet article a le mérite de mettre sur la table tout le dossier du sang contaminé et du rôle exact de Laurent FABIUS.

Ensuite chacun est libre de penser ce qu’il veut en connaissance de cause.

DH

Référence :
 
 

Dix ans dans la tête de Fabius par Elise Karlin
 

Pendant tout ce temps, le drame du sang contaminé a hanté l'ancien enfant gâté de la politique. Et hypothéqué son destin. Le verdict du 9 mars 1999 lui apportera-t-il la paix ?

 
[’Express en ligne - Au terme du procès de l’affaire du sang contaminé, la Cour de justice de la République a rendu son jugement le 9 mars: Laurent Fabius a été relaxé, par douze voix contre trois, et «réhabilité». En effet, la Cour a non seulement rejeté toutes les accusations portées contre lui, mais elle l’a également crédité d’une action positive, puisqu’il serait intervenu dans des délais normaux et aurait plutôt aidé à l’accélération des dossiers.]
 

«Mais Laurent... Tu es pédé ou quoi?» Juin 1985. Laurent Fabius déjeune avec Serge Moati. Dans la conversation, le Premier ministre explique à son ami qu'il va rendre systématique le dépistage des dons du sang. Le cinéaste n'en revient pas, un instant il s'amuse. Bien sûr, Serge Moati a entendu parler du sida - pour qui connaît un peu les Etats-Unis, le «cancer gay» affole déjà la communauté homosexuelle américaine... Les autres? Pas concernés. Alors, à table, ce lundi-là, Moati se moque de «Laurent», marié, deux enfants. Et il n'est pas le seul: mis au courant le matin du 19 juin, à quelques heures de l'annonce dans l'hémicycle du palais Bourbon, Claude Bartolone ne cache pas non plus sa stupéfaction. Non, vraiment, il ne comprend pas l'intérêt du chef du gouvernement pour une maladie qui tue moins de 100 personnes par an. Un même souci comptable agace d'ailleurs le journaliste François-Henri de Virieu, qui interpelle Laurent Fabius pendant son Heure de vérité, le 4 septembre 1985: «La question que les Français se posent: est-ce que c'est un travail de Premier ministre [...] dans ce pays de, finalement, prendre la tête de la bataille contre le sida, qui fait 80 morts en France, alors que l'infarctus fait 50 000 morts?»

 
Laurent Fabius, à qui la vie n'a rien refusé, a l'arrogance et la légèreté des esprits brillants
 

«Intuition», dira Fabius plus tard. Certes. Mais cet homme a trop peu l'habitude du hasard pour prendre une décision sur sa seule intuition. En juin 1985, une controverse oppose l'équipe du professeur français Luc Montagnier à celle de l'américain Robert Gallo sur l'antériorité de la découverte du VIH. Depuis des mois, la France et les Etats-Unis se disputent le marché des tests de dépistage. «Intuition.» Dans la tête de Laurent Fabius, une petite voix le met en garde. Trop d'enjeux, trop de signes. Un jour, peut-être, pouvoir dire: «J'ai agi.»

Le dépistage systématique annoncé des donneurs de sang tient en quelques lignes dans la presse du 20 juin. Qu'importe: à 38 ans, le plus jeune Premier ministre «donné à la France» n'en finit pas de composer son portrait, dont chaque touche doit éclairer la modernité. Une gestion moderne des affaires du pays, une communication moderne à la télévision, une écoute plus attentive de la société moderne, des minorités... Laurent Fabius, à qui la vie n'a rien refusé, a l'arrogance et la légèreté des esprits brillants. Normalien, agrégé, énarque, distingué par François Mitterrand, il n'a connu que des succès. La morgue du «dauphin» irrite les socialistes? C'est sans importance, il a la confiance du président. Dans les sondages, les Français le portent aux nues et les Françaises le trouvent «sexy». Les premiers revers n'entament pas cette assurance, ni le naufrage du Rainbow Warrior, ni le parapluie dont l'affuble le dessinateur Faizant à la Une du Figaro, ni l'humiliation que lui inflige Jacques Chirac au cours d'un face-à-face télévisé. Rien ne semble pouvoir atteindre Laurent Fabius jusqu'à ce qu'en 1988, malgré le soutien de François Mitterrand, les socialistes lui préfèrent Pierre Mauroy pour diriger le parti. Il découvre le désamour de ses amis politiques, perçoit celui des Français: l'opinion admirait sa prestance, désormais elle le juge glacé. Hier, elle saluait son parcours; aujourd'hui, elle critique une ambition démesurée. La même réserve, qu'elle tolérait avec bienveillance, devient le symbole d'une insupportable condescendance...

 

Ce mur d'indifférence qui paraît l'isoler a grandi avec lui. Dans la maison d'André Fabius, son père, l'émotion se dissimule: «Tout ce qui était personnel, tout ce qui était susceptible de créer un choc, tout ce qui pouvait simplement poser problème, tout cela devait être évacué», écrira Laurent Fabius. Ne jamais aborder l'essentiel. Un jour, l'un de ses amis lui demande ce qu'il lit. «Robert Ludlum», répond Fabius. «En réalité, j'ai découvert qu'il lisait des poésies de Valery Larbaud dans la Pléiade. Mais le dire, c'était presque ouvrir son cœur.» Pour parer l'indécence des sentiments, le cœur se bronze. La politique, cette passion froide, lui offre toutes les raisons de se durcir encore. La «machine» Fabius promet les plus belles victoires, celles des calculs stratégiques, celles qui méprisent l'ennemi pour la fragilité de sa défense.

 
1991-1992: l'engrenage
 

Elu président de l'Assemblée nationale en 1988, Laurent Fabius retouche son autoportrait. Sous les ors de la République, il s'applique à séduire les parlementaires. Moderne, forcément moderne, il communique sur la revalorisation du rôle du Parlement. Il joue sa propre partition et fait entendre sa différence, comme ce matin d'avril 1991, sur Radio-Monte- Carlo. Laurent Fabius connaît de longue date le journaliste qui l'interroge: ils ont fait leurs études ensemble. Après l'émission, la conversation se poursuit dans la rue. «Dis donc, Laurent, tu as vu cette affaire du sang?» Le journaliste fait allusion à un article d'Anne-Marie Casteret, dans L'Evénement du jeudi, sur la contamination en 1985 des lots destinés aux hémophiles. Fabius s'arrête, à peine un instant de silence. Oui, il a lu cet article, il dit qu'il ne comprend pas. De toute façon, en 1985, il a agi très vite, d'ailleurs on l'a beaucoup critiqué. Les deux hommes changent de sujet.

 
Lorsqu'il prend la direction du PS, le 9 janvier 1992, Laurent Fabius est encore dans les médias «l'enfant gâté de la gauche»
 

Cette année-là, comme tous les ans, Laurent Fabius passe le week-end de la Toussaint avec quelques amis. L'Egypte, les rives du Nil, les coups de téléphone réguliers à Paris... Un jour, le président de l'Assemblée nationale revient soucieux de la cabine. Son directeur de cabinet, Jean-Claude Colliard, vient de lui annoncer que la presse le met en cause assez violemment dans le scandale du sang contaminé. La réponse de Laurent Fabius tient en quelques mots: le seul message à faire passer, c'est la rapidité et l'efficacité de la décision annoncée le 19 juin 1985. Il multiplie les coups de fil, s'exaspère des difficultés de ses collaborateurs à convaincre les journalistes. Dès son retour, il les reçoit lui-même, en vain. Il y a des morts, des enfants, des victimes à peine écoutées.

 

Lorsqu'il prend la direction du PS, le 9 janvier 1992, Laurent Fabius est encore dans les médias «l'enfant gâté de la gauche». Malgré les affaires et le juge Van Ruymbeke, qui perquisitionne Rue de Solferino le jour même de son entrée en fonction. Malgré les remugles de la loi d'amnistie. Malgré les militants d'Act up, qui accueillent le nouveau premier secrétaire en brandissant son portrait en noir et blanc frappé d'une main ensanglantée. Dans sa voiture, Laurent Fabius est impassible. Il faut être de ses amis pour remarquer les traits qui se creusent, la mâchoire qui se durcit, cette absence dans le regard. Fidèle à cette image sans aspérité, il l'est encore le 24 juillet 1992, lorsqu'il est entendu comme témoin au procès des responsables de la transfusion. Il dit qu'il veut «s'incliner devant la douleur des victimes», affronte l'indignation de la salle. Dans la rue, Act up hurle sa colère. L'association a déclaré la guerre aux politiques: comme les médecins, ils doivent payer. Inlassable, Laurent Fabius répète qu'il a été l'un des premiers à agir, en 1985. Mais, à quelques mois des législatives, l'opposition ne laisse pas passer sa chance: en octobre, à l'initiative des groupes RPR et UDF, le député gaulliste Bernard Pons demande une saisine de la Haute Cour pour juger Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix.

 

Les déclarations mettant en cause l'ancien Premier ministre se multiplient, à droite, à gauche parfois: à la buvette des parlementaires, Claude Bartolone et Claude Evin en viennent quasiment aux mains. Le député fabiusien du Pré-Saint-Gervais n'a pas supporté une remarque de l'ancien ministre rocardien. Laurent Fabius, lui, se débat pour échapper au piège. Le 11 octobre, il estime que «la demande de constitution de la Haute Cour est une ignominie». Le 31 octobre, il souhaite s'expliquer devant un jury d'honneur, en attendant qu'une révision de la Constitution lui permette de se défendre devant la justice ordinaire. Mais, le 9 novembre, sans l'en avoir averti, François Mitterrand affirme à la télévision que «le devoir actuel consiste à faire élire les membres de la Haute Cour et à la faire fonctionner normalement». Fou de rage, Laurent Fabius assiste en direct au désaveu présidentiel. Personne n'ose lui téléphoner. Le lendemain, l'homme a recomposé le masque. «Il faudra compter avec cela aussi», dit-il à un proche. Le 15 novembre, sur TF 1, il revendique la procédure de la Haute Cour, sans réussir à effacer le soupçon: ses volte-face apparaissent comme autant de manœuvres pour éviter de comparaître.

 
L'opinion le condamne aux profondeurs des sondages, jetant aux oubliettes ses ambitions politiques
 

Le 10 décembre, il croit apercevoir l'issue: le Sénat l'exempte de Haute Cour, faute d' «éléments suffisants». A une écrasante majorité, après un débat passionné, l'équipe de Laurent Fabius, Rue de Solferino, l'engage pourtant à ne pas se désolidariser d'Edmond Hervé et de Georgina Dufoix. Les «éléphants» du parti sont aussi de cet avis. Dans le secret de l'Assemblée nationale, le premier secrétaire réunit le groupe socialiste. L'atmosphère est tendue, les élus sont divisés. «Laurent, tu dois y aller», lui lance André Labarrère. D'autres voix, sa femme, ses amis, Robert Badinter ou l'avocat Jean-Michel Darrois, lui ont soufflé qu'il serait broyé. En dépit des paroles du président, en dépit des avertissements de ses proches, qui lui parlent d'erreur politique, Laurent Fabius ne se résout pas à comparaître. Que cessent les accusations, les calomnies, les menaces sur sa famille. L'échappée est à portée de la main. Dans la confusion, le 16 décembre 1992, les députés socialistes bloquent la procédure en ne votant pas la mise en accusation d'Edmond Hervé et de Georgina Dufoix. Ils pensent ainsi accorder à ces deux ministres l'indulgence consentie à Laurent Fabius par le Sénat. Le tollé quasi général et la fureur des hémophiles ont raison dès le lendemain de cet ultime stratagème. Hagard, le visage défait, Laurent Fabius est contraint d'annoncer devant la presse qu'il votera lui-même l'acte d'accusation qui saisira la Haute Cour, «puisque tel est aujourd'hui le prix de la vérité et de l'honneur». Mais l'opprobre est jeté sur les socialistes: en mars 1993, la sanction électorale laisse le PS exsangue. Dans sa circonscription, en Seine-Maritime, Laurent Fabius est épargné. Ses collaborateurs respirent: «Jusqu'à la dernière minute, on n'y a pas cru. C'était tellement dur, cette campagne, les poches d'encre rouge qu'on nous balançait à la tête, les tracts avec la photo et la main pleine de sang...»

 

Victorieuse, la droite se tait: la responsabilité pénale n'a pas de couleur politique. En avril 1993, Michel Rocard écarte Laurent Fabius de la tête du Parti socialiste. Quant à l'opinion, elle le condamne aux profondeurs des sondages, jetant aux oubliettes ses ambitions politiques. Désormais, Laurent Fabius le sait: pour le débarrasser du doute et lever l'hypothèque, la procédure devra aller au bout.

 
1994: l'opprobre
 

En juillet 1993, au terme d'une révision de la Constitution, la Cour de justice de la République succède à la Haute Cour. En septembre, une nouvelle information judiciaire est ouverte, pour «empoisonnement», à l'encontre des conseillers ministériels, des transfuseurs et des membres de la Direction générale de la santé. Un an plus tard, en septembre 1994, Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufoix sont mis en examen pour «complicité d'empoisonnement». L'ancien Premier ministre est atterré. Toujours, il a prévu le pire, et toujours il a eu raison. Mais la cruauté des mots le brûle de l'intérieur. Depuis quelques semaines, pourtant, la politique recommençait à lui sourire. Le premier, il a réclamé des frappes aériennes contre les milices serbes en Bosnie. Le premier, il a dénoncé le «verrouillage» de l' «Etat Balladur». Il s'est même pris à songer à l'échéance présidentielle, celle de 2002. Pour 1995, au lendemain du renoncement de Jacques Delors, quelques-uns de ses amis viennent le solliciter. Il se met presque en colère, imagine son premier meeting chahuté par des militants d'Act up. «Ne venez plus me parler de cela.»

 
«C'est un homme complexe, pas un homme compliqué», dit de lui son ami Maurice Benassayag
 

Depuis 1991, sa défense n'a pas changé. Laurent Fabius répète qu'il est l'un des premiers hommes politiques à avoir agi aussi vite dans ce domaine. Il répète qu'en 1985 les avis médicaux étaient contradictoires. Il répète qu'il a brutalisé l'administration française en imposant un délai d'un mois et demi entre l'annonce d'une décision et sa mise en application. Il répète qu'il n'a pas le sentiment d'avoir failli. A l'automne 1995, il tente une réhabilitation littéraire. Il écrit Les Blessures de la vérité (Flammarion), pour répondre à ceux qui s'interrogent: «Laurent Fabius a-t-il une âme?» «Je dois sortir de moi-même», confie-t-il aux journalistes. Dans le chapitre consacré au drame du sang, il plaide encore: «Y arriverons-nous jamais? Je me sens innocent. Je me sais innocent. Mais la confusion dans l'opinion est si profonde, la demande d'expiation est si puissante...» La parole, si longtemps contenue, n'efface pas la raideur. Un trait de plume ne biffe pas des années de réserve. Les mêmes, qui louent sa gentillesse et la qualité de sa présence, racontent que Laurent Fabius peut passer une soirée sans adresser la parole à quiconque, muré dans son silence au milieu du brouhaha. «C'est un homme complexe, pas un homme compliqué», dit de lui son ami Maurice Benassayag.

 
1998: l'épreuve
 

En juin 1997, Lionel Jospin s'installe à Matignon. Laurent Fabius retrouve la présidence de l'Assemblée nationale, mais il est toujours au plus bas dans les sondages. «Dans l'affaire du sang, l'opinion est chienne, soupire le sénateur Henri Weber. Elle veut des responsables à la hauteur de la tragédie, dans une volonté d'expiation commune. On est loin d'une simple soif de justice.» A l'hôtel de Lassay, sans que jamais sa loyauté ne soit prise en défaut, Laurent Fabius se reprend à espérer, sortant du placard le costume du socialiste moderne. Jamais à court de propositions, il retouche encore son autoportrait et entretient son courant. Il n'est pas en situation de présenter une alternative, juste de reconquérir un espace de liberté. En juin 1998, le deuxième réquisitoire de non-lieu du procureur général paraît ouvrir la dernière porte. L'arrêt de renvoi de la commission d'instruction de la Cour de justice de la République la claque brutalement au visage des trois accusés. «J'avais arrêté de fumer depuis douze ans. Quand j'ai lu cela, j'ai allumé une cigarette», raconte l'avocat de Laurent Fabius, son ami d'enfance Jean-Michel Darrois. Dans l'entourage, c'est la consternation. Toutes ces années, ils ont partagé les doutes, bravé les colères et le découragement, ils ont espéré, convaincus que la politique française ne saurait se passer de l'envergure d'un Fabius. Ils voulaient un procès pour s'expliquer, ils devront d'abord se défendre.

 

Laurent Fabius se jette à corps perdu dans son dossier. Il apprend chaque note, connaît toutes les dates, décortique la presse, travaille sur l'état des connaissances médicales de l'époque. Cette fois, il veut en finir. Ecarter enfin l'épée de Damoclès. Il voit des juristes, des légalistes, des psychologues, il dit qu'il cherche à comprendre les victimes. Les amis de Laurent Fabius, réunis à l'hôtel de Lassay, se consacrent à la préparation du procès. Personne n'en parle, mais tous les socialistes y pensent. Bertrand Delanoë, sénateur PS de Paris, peu suspect d'amitié fabiusienne, prend l'initiative de rencontrer dans le plus grand secret le président d'Act up pour l'interroger sur ses intentions. Philippe Mangeot, qui rendra compte de cet entretien aux militants, lui répond qu'Act up s'est battu pour un procès. Aujourd'hui qu'il a lieu, pas question de descendre dans la rue réclamer la tête des ministres. A quelques jours de l'ouverture du procès, Lionel Jospin déjeune à Lassay avec Laurent Fabius. Le mardi 2 février, comme tous les mardis, le président de l'Assemblée reçoit à sa table les parlementaires qui animent son réseau. Les fidèles ont été conviés, une vingtaine. Tous ils sont venus. «Je suis prêt», leur dit Laurent Fabius. Pendant les trois semaines que dure le procès, il écoute, intervient, se défend, profite d'une situation où personne ne paraît en mesure de lui porter la contradiction. Mis hors de cause par le Pr François Gros, son ancien conseiller scientifique, Laurent Fabius fait annuler les témoins dont il avait demandé l'audition. Il a longuement préparé le texte qu'il lit, le 23 février. La main tremble sans qu'il semble pouvoir la maîtriser. Convaincu de sa propre relaxe, Laurent Fabius, très clairement cette fois, exprime un soutien «vigoureux» à Edmond Hervé et à Georgina Dufoix.

 

Déjà, la reconquête de l'opinion peut commencer. Offrir une autre conception de la politique, plus moderne, plus européenne, peser dans le débat: la place laissée vacante est toujours à prendre. Un discours devant les socialistes au moment de la convention Europe, à la fin du mois, quelques meetings pendant la campagne, plus tard, peut-être, un autre livre - la machine n'a rien perdu de son efficacité. «Elle peut devenir une entreprise à recycler les rancœurs, le centre d'accueil des déçus qui n'ont rien obtenu, analyse un dirigeant socialiste. Mais Fabius n'a pas de perspective à court terme, du moins pas au regard de la situation actuelle de Jospin.» Le temps n'a pas d'importance. Laurent Fabius a appris la patience.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 08:06

« Dès lors qu'il y a débat,
 

les données du choix changent, suite »

 
 
  
 
 
 
Vous trouverez une petite revue de presse après les interventions de Lens. Laurent FABIUS est loin d'être hors jeu, et il est maintenant le véritable et unique adversaire de Ségolène ROYAL. Les militants par leur choix s'engageront aussi sur la sur la ligne du Parti Socialiste. A méditer...

 
 
 
Le Parisien
 
 
 

Laurent Fabius, théatral et percutant : 17/20

 
 
 

D'une voie grave et pénétrée, Fabius qui prend la parole en dernier captive la salle d'emblée en évoquant la disparition d'une figure locale. Puis s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy, « homme dangereux » et « futur caniche du président américain ». Sans la nommer, il réfute à plusieurs reprises les thèmes ou positionnements de Royal. Sur la stratégie d’abord : « le rassemblement ne peut s’opérer que sur des positions authentiquement de gauche. » Sur la carte scolaire ensuite : « c’est un outil fort de la mixité sociale. » Sur les sondages enfin : « ils n’ont aucune valeur au niveau de la prédiction : la réflexion ça existe, le débat, ça existe, l’engagement, ça existe. » Enfin, la voix brisée, semblant au bord des larmes , il termine évidement sur Jaurès, et soulève la salle. Multiples acclamations, public emballé.

 
 
 
Reuters
 
 
 

Plus de trois heures après la fin du débat, Laurent Fabius serrait toujours des mains et signait des autographes sous un chapiteau où déjeunaient plus de 1.000 personnes.

 
 
 
20 Minutes
 
 
 

Laurent Fabius a conquis samedi l'auditoire lensois, en creusant seul son sillon du candidat à gauche toute. [..] « Fabius m'a impressionné, explique Guy, fonctionnaire à Arras et militant ségoléniste. Il est le meilleur candidat de gauche, mais pourrait-il pour autant battre Sarkozy ? »

 
 
 
Le Figaro
 
 
 

De tous les intervenants, il est le seul à assumer clairement des différences avec ses rivaux. [..] Orateur talentueux, il parvient à enflammer l'assistance, notamment lorsqu'il s'en prend au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy [...]. La salle exulte. [..] En citant Jaurès, il finit, ému et à nouveau longuement applaudi.

 
 
 
La République des Pyrénées
 
 
 

En fait, si vrai choix il doit y avoir chez les socialistes le 16 novembre prochain, il pourrait sans dommage être réduit à une confrontation entre S. Royal et L. Fabius: une gauche moderniste face à une gauche traditionaliste. Cela ne laisse qu'un mince espace aux autres.

 
 
 
Agence France Presse
 
 
 

Un ton au-dessus des autres postulants à l'investiture PS pour 2007 (Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang notamment), les deux anciens Premiers ministres sont sortis du lot dans le Pas-de-Calais. Ils ne sont pas toutefois dans la même situation: M. Fabius a exclu de s'effacer devant M. Jospin, tandis que l'ex-leader de la gauche plurielle doit, pour "y aller", convaincre MM. Strauss-Kahn et Lang de se retirer à son profit.

 
 
 
Libération
 
 
 

C’est un Laurent Fabius très offensif qui a rappelé ses propositions, notamment la hausse du Smic. Et, aussi, sa motivation : «J’ai l’intention d’être candidat à l’investiture. Je le souhaite.» Et de s’offrir, après une sortie sur l’importance jugée démesurée des sondages, destinée à Ségolène Royal qui semble avoir définitivement fait le break en la matière, le champion de la droite, «qui se fixe comme objectif d’être le futur caniche du président des USA.»

 

Une intervention offensive, qui attira à son auteur les plus vifs applaudissements.

 
 
 
Associated Press
 
 
 

Alors qu'on lui demandait à l'issue de son grand oral si la réunion de Lens aura fait bouger les lignes au PS, l'ancien Premier ministre a répondu, modeste: "c'est à vous de juger". "J'ai essayé de montrer que, tout en partageant beaucoup de choses avec les autres candidats, il y a des points sur lesquels il fallait trancher". "Il y a des orientations de fond sur certains points qui peuvent être différentes", a-t-il dit.

 

[..] Devant un public lensois séduit, qui a largement voté contre la Constitution européenne en mai 2005, l'ex-leader du "non" a continué à sculpter son image de "candidat du pouvoir d'achat", "authentiquement de gauche": hausse "immédiate" du SMIC de cent euros pour le porter à 1.500 euros au moins d'ici 2012, retour de GDF dans le giron public ou "excellence environnementale" avec une "loi programme" sur cinq ans.

 
 
 
Nice-Matin
 
 
 

L. Fabius, champion toutes catégories de l'art oratoire

 
 
 
Agence France Presse
 
 
 

Outre Mme Royal, l'ex-leader de la gauche plurielle et Laurent Fabius, candidat déclaré à l'investiture alors que M. Jospin hésite encore, se sont partagé les applaudissements les plus nourris. Ecouté au début dans un silence impressionnant, M. Fabius s'est lancé dans une diatribe anti-Sarkozy, traitant le président de l'UMP et probable candidat de "futur caniche du président des Etats-Unis".

 
 
 
Reuters
 
 
 

Alors que les sondages le classent dernier ou avant-dernier de la compétition interne, Laurent Fabius a fait jeu égal avec [Ségolène Royal et Lionel Jospin] à l'applaudimètre. [..] L'ancien Premier ministre a également dénoncé l'omnipotence des études d'opinions. "Si on écoutait les sondages à quoi servirait les débats?". "Il faut que ce soit par la réflexion, par l'intelligence, le débat maîtrisé, amical, que petit à petit vous les militants vous vous forgiez votre conviction".

 
 
 
Le Monde
 
 
 

Après son intervention réussie, à Lens, devant les militants du Pas-de-Calais, qui ont chaleureusement applaudi son discours, samedi 16 septembre, suivi à la télévision par les autres, l'ancien premier ministre a reçu une pluie de messages de félicitations. [..]

 

Les amis de Lionel Jospin n'ont pas été les plus avares de compliments, même parmi ceux qui, comme Bernard Poignant, président du groupe socialiste au Parlement européen, ne cachent pas leur hostilité depuis le référendum sur la Constitution européenne. [..]

 

La conclusion de M. Fabius, "la gauche et la France sont deux causes superbes et cela vaut qu'on y consacre toute une vie", ne peut laisser insensible M. Jospin. [..] A Lens, dans la salle attenante au hall Pierre-de-Coubertin où se sont retrouvés les présidentiables, les deux hommes se sont longuement parlés. A deux pas, d'autres, comme le député du Nord Yves Durand, proche de Martine Aubry, louait le "talent" de l'ancien premier ministre de François Mitterrand. "Fabius s'est défoncé", notait de son côté Pierre Mauroy. Parmi les militants, certains se disaient "ébranlés" à la sortie. "Il m'a bien surprise. Même s'il est loin dans les sondages, je m'en fiche, je crois que je vais voter pour lui", affirmait à la sortie une jeune femme de 26 ans.

 
 
 
UN FRISSON DANS LA SALLE
 
 
 

Connu pour ses talents d'orateur, M. Fabius a touché l'assistance quand il a laissé paraître son émotion. Seul le député de Seine-Maritime a ouvertement parlé de sa candidature à la tribune. "Je m'y suis préparé et je me sens la capacité, comme d'autres, à l'être." Seul aussi, il a évoqué les sondages annoncés par "un mot plus personnel", provoquant ainsi un petit frisson dans la salle. "Il faut que ce soit par la réflexion, l'intelligence que, petit à petit, vous vous forgiez une conviction, a-t-il lancé aux militants. La réflexion, ça existe ; le débat, ça existe ; l'engagement, ça existe !"

 
 
 

Souvent accusé d'insincérité, M. Fabius est apparu, samedi, comme l'un des intervenants les plus sincères : "Sur l'essentiel, nous sommes d'accord. Mais il y a des points où il faut aller plus loin." Il est ainsi le seul à avoir nettement rejeté la suppression de la carte scolaire. "Je ne serai jamais sur cette position-là !", s'est-il écrié. Enfin, sa diatribe contre Nicolas Sarkozy lui a attiré la sympathie du public.

 
 
 
 
 
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 18:36
 
« Dès lors qu'il y a débat,
les données du choix changent »
 
 

L'appréciation comparée des candidats socialistes à Lens laisse apparaître deux vainqueurs : Ségolène Royal et Laurent Fabius. Il serait prématuré de parler de retournement mais c'est une étape importante.

 

Trois groupes se dégagent à l'issue de cette première prestation comparée.

Les vaincus : Jack Lang et Dominique Strauss Kahn. Le premier semble manifestement en voie de décrochage. Il a intégré la réalité des chiffres. Il n'y a pas d'espace pour un second souffle. L'aventure est terminée dans sa tête donc dans les faits.

Pour Dominique Strauss Kahn, il n'arrive pas à sortir de sa posture de "meilleur économiste du PS". La présidentielle va au-delà. Pour lui aussi, mais probablement à un degré moindre à ce jour, la fin de l'aventure s'approche.


Ailleurs : Lionel Jospin. Il n'a manifestement trouvé ni le contenu ni le souffle pour faire naître une adhésion nouvelle. Il s'est positionné en "grand témoin" des enjeux et des arbitrages pour que la gauche soit porteuse d'un projet réaliste. Il a abandonné parfois cette dimension pour s'en prendre plus particulièrement à Ségolène Royal.

Les vainqueurs : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Devant un public favorable, Laurent Fabius a manifesté ses talents de vrai chef de parti, prêt à conduire à la bataille sur des bases traditionnelles de la gauche défenderesse des opprimés et adversaire motivée de la droite. Quant à Ségolène Royal, de posture plus rigide et moins militante, elle a prononcé un discours de qualité relevant d'une approche social-démocrate plus modérée.

 

Selon des cadres du parti, Ségolène Royal recueillerait autour de 55% des voix des militants si la désignation avait lieu aujourd'hui. Rien n’est plié d’avance, et tout peut encore basculer.

 

Mais les partisans de Jospin et Fabius voient dans le rendez-vous lensois la preuve que "dès lors qu'il y a débat, les données du choix changent", selon Harlem Désir, proche de M. Jospin.

 

Au vu des réactions de la salle, "il a été démontré que les militants ont beaucoup moins fait leur choix que ne le disent les sondages", renchérit Claude Bartolone, "lieutenant" de Laurent Fabius, en réclamant des débats "dans toutes les fédérations".

 

Laurent FABIUS a assumé franchement ses désaccords avec Ségolène Royal, pour tenter de montrer qu'elle et lui "incarnent deux stratégies, deux lignes idéologiques" entre lesquelles les adhérents du PS devront choisir, selon M. Bartolone.

 

Le jeu se clarifie.

 
Il semble rester deux cas de figures.


Soit Jack Lang et Dominique Strauss Kahn rejoignent Lionel Jospin pour lui donner un nouveau souffle et une nouvelle course à trois s'ouvrira : Royal, Fabius, Jospin.

Soit Jack Lang et / ou Dominique Strauss Kahn rejoignent Ségolène Royal et le duel Royal / Fabius s'ouvrira recoupant des clivages plus profonds au sein du PS.


Le premier ralliement en faveur de Ségolène Royal devrait la mettre à l'abri d'un retour de Lionel Jospin.


Une étape importante vient d'être franchie !

 
A suivre, sachant qu'en dernier ressort, ces sont les militants qui choisiront en leur âme et conscience...
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 09:30

Ségolène et les éléphants, soyons sérieux…
 
 
Une vague médiatique s’abat actuellement, sur les éléphants du PS (DSK, FABIUS, LANG, JOSPIN, etc.) qui se ligueraient contre la « jeune nouvelle gazelle» dans la sphère politique, Ségolène ROYAL.
 
Je crois, qu’il faut être un peu sérieux, et se rappeler que Ségolène était conseillère de François MITERRAND de 1982 à 1988, Ministre de l’environnement d e 1992 à 1993 du gouvernement Pierre BEREGOVOY, Ministre déléguée à l’enseignement scolaire de 1997 à 2000 du gouvernement de Lionel JOSPIN Ministre Déléguée à la famille et à l’enfance de 2000 à 2001 du même gouvernement JOSPIN.
 
S’ajoutent à cette déjà longue carrière politique engagée depuis près d'un quart de siècle, des mandats de Député en 1988, sans oublier en 2004 la Présidence du Conseil Régional de Poitou-Charentes.
 
Je pense qu’un tel CV, que beaucoup cherchent à gommer, montre que Ségolène n’est pas si neuve que cela et quelque part elle fait partie elle aussi des éléphants du PS… A contrario, ce CV marque aussi son expérience en politique.
 
Encore, une fois, le combat politique ne doit pas se mener sur l’image et les sondages, mais sur la réalité d’un projet et d’idées…
 
A suivre…
 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 16:02


Quel est le candidat Socialiste crédible qui peut se rendre à la fête de l’Huma, et être bien accueilli ?

 

Ne cherchez pas, il n’y en a qu’un, c’est Laurent FABIUS, d’ailleurs, les autres ne viennent pas.


Pour gagnez, en 2007, il faut un candidat PS, capable de rassembler le peuple de Gauche dès le 1er tour, et pas « par défaut » au second tour ! Sinon, il n’y a aura pas de second tour, comme en 2002…

 

Camarades du PS, réfléchissez – y avant de vous déterminez en novembre prochain…

 
DH
 

 
Fabius à la fête de l'Huma pour rassembler la gauche (*)

 

Le candidat à l'investiture PS est revenu à la fête de l'Humanité pour y porter un "message de rassemblement". L'accueil a été chaleureux.


Laurent Fabius (PS) est revenu dimanche 17 septembre à la fête de l'Humanité, après y avoir fait un passage chahuté en 2005, pour a-t-il dit, porter un "message de rassemblement".


Le candidat à l'investiture socialiste pour 2007 a reçu un accueil chaleureux et s'est promené dans les allées sans incident.


"Salut Lolo, c'est pour toi qu'il faut voter", "Socialistes! à gauche toute!", ont lancé sur son passage quelques visiteurs. Seules de rares huées ont retenti pendant la promenade d'une heure du candidat à l'investiture socialiste, dans les allées du parc de la Courneuve où, l'an dernier, il avait reçu un œuf sur la tête.


Il a conversé avec Marie-George Buffet durant quelques minutes, le temps pour les responsables des deux pôles de la gauche, qui se tutoient, de dire tout le mal qu'ils pensent de Nicolas Sarkozy et de sa politique envers les immigrés.


"Sarkozy" banni


"Il y a un mot qu'il ne faut pas prononcer ici à la fête, c'est Sarkozy", a raconté Marie-George Buffet tandis que Laurent Fabius renchérissait: "les gens sont inquiets" devant le "personnage, nous avons une responsabilité" de gagner.
"Cela me fait plaisir d'être à tes côtés pour dire que le rassemblement à gauche est nécessaire", "les Français en ont marre, ils disent mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, rassemblez-vous", a insisté Laurent Fabius.


La dirigeante communiste, qui veut rassembler une gauche radicale, a nuancé : "il faut cette fois une gauche qui vraiment réussisse, c'est notre mot d'ordre".
Laurent Fabius a précisé devant la presse être "porteur d'un message: c'est qu'il faut rassembler la gauche pour réussir à changer la France". "Il faut au deuxième tour que tout le monde se rassemble, vraisemblablement autour du candidat socialiste, sur une base nouvelle pour changer les choses".


Le député de Seine-Maritime a aussi évoqué l'épisode de l'an passé: "Ce n'est pas toujours facile. L'an dernier, il y avait eu des incidents avec quelques zozos", mais "le rassemblement à gauche est une grande tâche, qui mérite qu'on fasse preuve de détermination". Cette année, "l'accueil est bon enfant, chaleureux", a-t-il commenté.

"Volonté populaire"


Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, la venue de Laurent Fabius à la fête de l'Huma est "un geste très positif qui va contribuer à détendre les tensions et les crispations entre les forces de gauche".


D'autres socialistes sont venus avec un message d'unité pour leurs camarades communistes. Henri Emmanuelli a ainsi appelé les formations de gauche à "s'asseoir autour d'une table" pour discuter d'un programme commun pour la présidentielle.
Jack Lang, autre présidentiable PS, a fait une visite plus discrète, mais a également été accueilli chaleureusement par des visiteurs qui se faisaient prendre en photo avec lui. Il a fait part de son optimisme, car il sent "une volonté populaire à la base, profonde, de rassemblement".

 

(*) NOUVELOBS.COM | 17.09.06 | 15:24

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 10:47



Grâce aux camarades  du nord, les candidats PS à la candidature ont présenté le 16 septembre à Lens leurs orientations pour la future élection Présidentielle.

 

Vous trouverez ci-joint le discours de Laurent Fabius, qui la presse est unanime à ce sujet, a été le plus applaudi par les militants présents. La campagne a pris à un réel virage hier.


Camarades militants, rien n’est joué et tout peut basculer. Cela ne dépend que de vous et de votre bulletin de vote.

 

D’autres débats auront normalement lieu après le dépôt des candidatures. Les suivre et lire les interventions des uns et des autres est essentiel pour se positionner individuellement en faisant fi de toutes les luttes d’influence.

 

Rappelez-vous le 29 mai 2005, où le PS s’est retrouvé en total déphasage avec le pays sur le traité constitutionnel. Vous aviez été nombreux à voter sincèrement OUI au TCE lors du référendum interne, en cédant à la pression de nos hiérarques. Vous avez été tout aussi nombreux à voter NON, le 29 mai, loin des influences du parti.

 

Il ne faut pas que le PS se retrouve encore une fois en décalage avec la réalité du pays… En 2007, il nous faut un candidat apte à faire gagner la Gauche en la rassemblant.

 

Bonne lecture…

 
DH
 
 

Enfin ! La désignation du candidat PS à la Présidentielle s’engage sur le débat de fond..

 
 
Texte du discours de Laurent Fabius :
 

Beaucoup de ceux qui nous écoutent doivent se dire « mais au fond ces socialistes, ils sont venus l’un après l’autre mais ils sont d’accord ». Et c’est vrai que sur l’essentiel, nous sommes d’accord, sinon nous ne seront pas socialistes, mais il y a aussi des points sur lesquels il faut aller plus loin de notre discussion car il ne serait pas normal que les débats aient lieu à propos du PS partout en France, sauf au sein du PS.

 

Il faut les débats au sein du PS et ensuite tout le monde rassemblé dans l’unité. Nous ne savons pas encore qui sera notre candidat. Mais nous savons déjà qui sera notre adversaire et il ne serait pas normal que passant quelques heures ensemble, relayées puissamment, nous ne consacrions pas une part importante à cet adversaire. Je le ferai en quelques dizaines de secondes à ma manière. Oui, on l’a dit, M. Sarkozy est un homme dangereux, mais le danger est encore plus grand lorsqu’il est assorti de talent et de moyens financiers et médiatiques considérables. Et autant je suis en désaccord sur beaucoup de points avec Bayrou, autant je pense que sur cette question du contrôle financier économique des médias, il a eu raison de dire ce qu’il a dit.

 

Sarkozy qui sera vraisemblablement candidat est un réactionnaire. Nous, nous sommes socialistes. En une seule après-midi, se posant par hélicoptère au Medef il a sacrifié le droit de grève, annula les 35 h, et la semaine suivante, il veut supprimer les régimes spéciaux, dont le régime minier, et ça veut dire quelque chose dans le Nord et le Pas-de-Calais. Sarkozy, futur candidat à la présidence de la République n’est pas un républicain laïc, c’est un communautariste. M. Sarkozy n’est pas un Européen convaincu comme nous tous, qui défend les intérêts de la France, il est avant tout un pro américaniste, il est un zélateur de Bush. Nous n’avons pas besoin à la tête de l’Etat de quelqu’un qui veut comme programme être le futur caniche du président des Etats-Unis.

 

La devise de la République française, c’est liberté, égalité, fraternité. Et bien moi, je me battrai de toutes mes forces pour que n’accède pas à cette plus haute charge, quelqu’un dont en fait la vision des choses est "marche ou crève". Il n’en est pas question. A partir de cela, se pose un problème politique.

 

M. Sarkozy prend cette position non seulement parce qu’elle est profondément la sienne, mais parce qu’il veut draguer l’extrême droite dont il ne faut pas minimiser aujourd’hui et demain l’influence. Et je crois comprendre que dans le débat implicite, respectueux, qui s’établit chez nous, il y a deux positions possibles sur l’attitude que nous devons prendre.

 

Ou bien on dit la gauche sera obligée de voter pour le candidat socialiste alors n’en faisons pas trop, telle n’est pas ma position. La gauche si elle veut gagner doit rassembler. Le rassemblement ne peut s’opérer que sur des positions authentiquement de gauche. Il faut au premier tour que tout se passe pour que le rassemblement de la gauche s’opère autour du candidat socialiste et ensuite au deuxième tour viendra le reste. C’est la seule stratégie gagnante pour battre la droite en 2007.

 

J’ai l’intention d’être candidat. Je m’y suis préparé, je me sens en capacité de l’être et je le souhaite. Ce sera aux militants de trancher. Mais je peux d’ores et déjà dire, pour faire écho aux propositions qui ont été faites, que le futur président aura au moins quatre immenses défis à relever.

 

Le premier, c’est le défi du quotidien, du pouvoir d’achat, du logement, de la santé. Mon projet le voici c’est le notre à tous. Qu’on puisse dire si je vote socialiste, voilà ce que cela changera dans ma vie. C’est pourquoi parmi d’autres, avec d’autres, je fais la proposition, le SMIC à 1500 €, d’abord récusée ensuite acceptée par tous, je pense qu’il faut être plus précis. Le SMIC aujourd’hui en brut est à 1254 €, je pense que parmi les propositions emblématiques que nous devrons porter dans cette campagne, il y a une augmentation immédiate du SMIC. On le dit c’est pas le problème.

 

Je ne dis pas que le seul problème concerne les smicards, mais il y a sans doute 20 % de la population qui est au SMIC et davantage encore chez les femmes. La gauche arrivant au pouvoir ne serait pas capable de proposer une augmentation de cent euros, je dis que si on est de gauche et compte tenu des expériences que nous avons faites les uns les autres au pouvoir, la première tradition de la gauche doit être une augmentation des salaires et d’abord des petits salaires.

 

Il y a eu un débat sur la carte scolaire. Je le dis clairement, tout en respectant chacune et chacun, mon idéal n’est certainement pas la suppression de la carte scolaire. L’aménager oui mais encore faut il voir les conséquences. Admettez qu’il y ait le choix entre beaucoup d’établissements, on sait bien qui se portera dans les établissements huppés. Une certaine catégorie de la population ou les enfants qui auront des notes formidables. Mais les autres, ce que nous voulons aussi protéger, ils resteront dans des établissements désertés par tous. On sait d’ores et déjà quels sont les établissements qui ont de vrais moyens, il faut donner des moyens en subordonnant l’attribution des moyens aux origines sociales. En intégrant l’établissement privé, qui doit prendre sa part de la mixité sociale en faisant en sorte que les jeunes qui choisissent le professorat puissent déjà avoir un salaire, pour qu’ils ne soient pas empêchés d’accéder à ce superbe métier parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire des études. En développant l’enseignement supérieur.

 

Il faut d’abord que notre candidat soit le candidat du pouvoir d’achat. Il faut aussi qu’il soit en candidat de l’excellence environnementale, il faut en parler. Le XXIe siècle sera écologique ou n’existera même plus, d’où la nécessité d’un programme précis prévoyant les énergies renouvelables, les économies d’énergie, plus de transport collectif et non pas la suppression des moyens des transports collectifs. C’est le débat GDF, au-delà des arguments excellents qui ont été donnés, je n’admets pas un instant qu’alors que tous les pays du monde savent bien qu’il s’agit de reprendre en main les capacités énergétiques, la France avec un gouvernement de droite laisserait GDF confié aux pouvoirs privés, cela n’a pas de sens. Nous devons garder la maîtrise de notre énergie. Oui je suis pour la reconquête à cent pour cent d’EDF.

 

Il faut, troisième tâche du président de la République, introduire la démocratie partout, on l’a fort bien dit, les uns et les autres, notamment à fond pour la décentralisation, mais la décentralisation ne veut pas dire la suppression du rôle de l’Etat ou des services publics. Je crois que c’est 68 millions d’euros que le gouvernement, et non pas l’Etat, doit dans une grande partie pour les RMI. Il faut une péréquation financière parce que sinon les plus riches seront les plus riches, alors bravo pour la région parisienne et la région Rhône-Alpes, mais que deviendra le Nord-Pas-de-Calais ou la Normandie ?

 

Le quatrième enjeu, mes camarades, c’est qu’il faut relancer l’Europe et réorienter l’Europe. On l’a dit dépasser le oui et le non. Il faut tenir compte du vote des Français. On a parlé tout à l’heure de Stora. Il y a des mesures à prendre en France mais il y a aussi des mesures à prendre en Europe et dans le monde. Parce que tout le monde comprend que si on continue à ne jamais poser la question sociale ou environnementale ou monétaire, on laisse les travailleurs dans la situation de misère.

Il faut que l’Europe soit capable d’avoir une vraie politique industrielle une vraie politique scientifique. Il faut une Europe relancée, réorientée. On a besoin d’industrie, on a besoin d’aller plus loin dans le rejet des délocalisations.

 

Je termine en disant un mot plus personnel, les sondages. Une chose est certaine, c’est que les sondages ont une valeur à un instant donné. Il faut que ce soit par la réflexion, l’intelligence par la discussion le débat maîtrisé amical, que vous les militants vous vous forgiez vos convictions, et qu’ensuite cette conviction élargie, relayée devienne celle de la gauche puis du peuple de France. Si l’on écoutait les sondages, à quoi serviraient les débats. Oui, mais voila, la réflexion ça existe, le débat ça existe, l’engagement ça existe, j’ai à l’esprit cette phrase de Jaurès : « le courage c’est de se donner aux grandes causes, sans savoir qu’elle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni même s’il lui réserve une récompense ».

 

Je ne sais pas quelle sera la récompense, et je ne sais pas pour quoi, mais je sais que la gauche et la France sont deux choses superbes et que cela vaut qu’on y consacre toute sa vie.

 
 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste