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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 18:29


Laurent FABIUS à PANTIN le 8 octobre 2006

 
 

Si vous voulez retrouvez les vidéos des interventions des camarades MELENCHON, LIENEMANN, GENEREUX, DOLEZ, VIDALIES, etc., et Laurent FABIUS lui-même, vous les retrouverez à l’adresse suivante :

 
http://www.dailymotion.com/lfabius

A écouter avec attention...

Et notamment celle de Jean-Luc !



Discours de Jean-Luc Mélenchon
Vidéo envoyée par lfabius
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 18:21


A la une : Présidentielle: Fabius se pose en rassembleur du PS sur une ligne de gauche

 

Laurent Fabius a voulu montrer sa capacité à rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels, sur une ligne de gauche, lors d'un grand meeting de lancement de sa campagne à l'investiture PS à l'élection présidentielle, dimanche à Pantin.

Devant quelque 1.500 cadres du parti, brandissant des affichettes ou portant au revers de leur veste des autocollants "Laurent Président", l'ancien Premier ministre s'est présenté comme "le candidat du projet socialiste, le candidat du pouvoir d'achat, le candidat de la construction du futur".

 
M. Fabius s'est posé en défenseur des Français les plus modestes.
 

"Je n'accepte pas, a-t-il déclaré sous un tonnerre d'applaudissements, les salaires de misère, les cadences insupportables, les pensions qui ne permettent pas de vivre, l'écart écrasant des richesses, je n'accepte pas que des dizaines de milliers de familles ne puissent se loger décemment".

 

"Je veux porter l'espoir de tous ceux qui ont la même révolte" et "ne pas mettre mon drapeau dans ma poche", a-t-il ajouté, en prônant "une France forte parce que solidaire".

 

Il s'est voulu précis dans ses propositions, notamment sur les petits salaires, faute de quoi la gauche risque la défaite en 2007, selon lui. Si, sur cette question, la réponse de certains candidats est « On verra », je crains que la réponse des électeurs, le moment venu, soit « On verra », a-t-il lancé.

 

M. Fabius opte ainsi pour une stratégie très différente de Ségolène Royal, qui le distance très largement dans les sondages auprès des sympathisants socialistes, à six semaines du choix du candidat par les militants.

 

Le député de Seine-Maritime s'est affirmé très déterminé: "Je suis prêt à endurer toutes les attaques pour défendre ce que vous pensez et faire honneur à notre peuple", a-t-il assuré.

 

Dans un discours d'une heure très applaudi, M. Fabius s'est efforcé de démontrer ses capacités de chef d'Etat, passant en revue les grands problèmes internationaux : les tentatives de l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, le conflit israélo-palestinien, l'approvisionnement énergétique (pétrole et gaz), le sort de l'Afrique.

 

Le député de Seine-Maritime avait réuni autour de lui une brochette inhabituelle: à ses alliés de la campagne pour le non au référendum sur la Constitution européenne (comme Jean-Luc Mélenchon), s'étaient joints des responsables d'autres sensibilités.

 

Parmi eux, Jacques Généreux, de la direction du Nouveau parti socialiste (NPS, gauche du parti), Michaël Moglia, secrétaire général de « Rénover, maintenant », le courant d'Arnaud Montebourg (allié à Ségolène Royal), Marc Dolez, animateur de la frange la plus à gauche du PS.

 

L'avant-veille, Benoît Hamon, l'un des dirigeants du NPS, réputé influent chez les jeunes socialistes, avait pris position à titre personnel pour Laurent Fabius dans la course à l'investiture.

 

"D'autres vont nous rejoindre. Je leur lance un appel, nous avons besoin d'eux, j'ai besoin des militants", a lancé M. Fabius.

S'il a souhaité "dépasser" la querelle au sein du parti entre partisans du oui et du non lors du référendum de mai 2005, M. Fabius a insisté sur la nécessaire "réorientation de l'Europe". "Je demande que la façon dont fonctionne l'Europe soit conforme à l'intérêt des Européens" et que l'Union "soit capable de défendre l'intérêt des Européens et des Français", a-t-il affirmé.

 
PANTIN (AFP) 16:12
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 22:11

Le Chemin de crête par Jean-Luc MELENCHON
 

Nous devons nous préparer à un moment difficile au parti socialiste. Après le dépôt officiel des candidatures, l'ouverture du débat interne nous enjoint de présenter nos arguments.

 

Nous n'avons certes pas attendu pour le faire. Mais dorénavant c'est une obligation pour chacun. Si nous n'avions pas de solides raisons, pourquoi soutiendrions-nous celui-ci plutôt que celle-là ? Mais présenter ces arguments est dorénavant un enjeu en soi. Une nouvelle injonction au silence dans les rangs déverse à plein régime ses flots autoritaires. C'est la quatrième vague de ce style. Pourquoi ? Parce que les semaines de débats sont un vrai enjeu qui peut modifier la donne et percer la bulle d'hypnose hystérisante qui entoure l'actuel Dysneyland de la pré campagne d'investiture socialiste. Comme les précédentes, cette nouvelle déferlante a pour but essentiel d'émanciper les griots d'avoir à justifier par des arguments rationnels les incroyables déclarations de leur chef de file. Cette stratégie de l'empéchement du débat, c'est la principale constante du blietzkrieg des Royalistes depuis le début.

 

Dès le premier jour, les partisans de Ségolène Royal ont commencé leur campagne par un ample terrorisme intellectuel de type sexiste. Toute critique prouvait la misogynie de son auteur. Quoiqu'il dise, il était disqualifié. Un véritable sexisme inversé se mit en place. Quoi que l'on dise, on trouvait toujours l'illuminé de service pour reprendre l'antienne osée par Ségolène Royal elle-même à un journaliste américain qui lui demandait quelle était sa politique étrangère: "est-ce que vous oseriez poser la même question à un homme?"

 

Puis nous avons eu le pilonnage à propos du "front anti-ségo". Dans cet "angle", comme disent les gens de médias, toute critique exprimerait en réalité le point de vue d'un "front anti-ségo". Un front sans contours, sans visage, catégorie disqualifiante, globalisante où rejeter toute critique et celui qui la portait. Peu importait ce qui était dit. Les aventures du "front anti ségo" fournissait la grille globale de lecture dissolvant la validité tout argument particulier dans une catégorie générale de ce qui s'avérerait n'être qu'un prétexte au compte du "front anti ségo". L'expression elle-même "anti-ségo", invention des simplificateurs médiatiques (cinq colonnes barrant une page du journal "Le Monde") jamais vraiment désintéressés, dans sa familiarité, conduisait à donner cette allure de chamaillerie de cour de récréation qui est une autre façon de disqualifier la critique.

 

Cette dénonciation du "front anti-ségo" s'est combinée de longue main avec la mise en scène de la lutte entre les "éléphants et la gazelle". J'ai eu l'occasion de dire que le féminin d'éléphant n'était pas gazelle. Mais on connait le résultat: quiconque contestait la divine s'avérait être en réalité un agent des éléphants, c'est à dire de l'appareil conservateur du parti. C'est sans doute la plus belle réussite de propagande de cette campagne et je veux la saluer. Elle a permis de donner à l'explosion sondagière de Ségolène Royal une allure d'insurrection contre l'appareil du parti. Elle l'a même renforcée. Pourtant, en réalité, au même moment elle redonnait à cet appareil dans sa fraction la plus brutale, une légitimité sans précédent. Chapeau !

 

Ainsi sur "France 2", le soir de l'annonce de sa candidature, une petite trompette klaxonnait en voix off pendant que passaient les images de la foule en délire "seule contre tous Ségolène Royal etc etc..." Cela, le jour même où Mauroy et une rangée de faces de pierre de la bureaucratie de la fédération du nord avaient devancé de quelques heures les génuflexions des autres gentils organisateurs de la fédération des Bouches du Rhône. En arrière plan, les bourreurs d'urnes de l'Hérault saluaient de loin.

 

La gazelle, "seule contre tous", ceux qui n'appartiennent pas à cette bande de rénovateurs échevelés, ne peut compter par ailleurs dans l'appareil du parti que sur les cinq premiers numéros de sa hiérarchie en comptant bien sûr que le Premier Secrétaire est neutre comme cela va de soi. Tout ceci est un montage. Réussi. Joie pure dans la bureaucratie du parti qui a survécu au 21 avril grâce au congrès de Dijon, survécu au "non" au référendum grâce au congrès du Mans sur la ligne "dorénavant c'est comme auparavant". La voici miraculeusement repeinte et légitimée en gazelle pour vendre du Blair à des nigauds qu'on affole avec l'emballage.

 

C'est le moment de la quatrième vague "d'extermination définitive des bandits mal pensant" comme disait Tchang-Kaï-Chek qui finit pourtant à Taïwan, adresse si vivante dans nos mémoires. Les débats télévisés, les débats en général et en particulier, les critiques, tout est de trop. "Il faudra bien qu'ils expliquent pourquoi ils ne veulent pas de la favorite des sondages". Mais ils l'expliqueront en silence et sinon sous les huées. Je forme le vœu que nous soyons en état de relever ce défi. Tous les journalistes, hommes mais aussi femmes, ne sont pas prêts à contribuer pendant cinq semaines de plus au roman photo manipulateur qui s'est mis en place.

 

Quand à nous, nous défendons l'essentiel. C'est à dire le droit pour un militant politique de prendre ses décisions d'après lui-même, ses valeurs, son expérience, sa mémoire, son esprit critique. Le temps du débat est celui de notre honneur au sens intellectuel le plus élevé. Nous ne donnerons pas de leçon, nous. Nous ne demanderons à personne de céder à nos arguments pour quelqu'autre raison que pour leur valeur. Nous allons avoir la tache ingrate d'être les empêcheurs d'aduler en rond. Mais il n'y a pas d'autre chemin praticable pour nous. Avant d'avoir à coller des affiches contre la carte scolaire, pour le permis de séjour saisonnier, l'incarcération des jeunes en centres militaires, la mise sous tutelle des allocations familiales, l'intervention de Bill Clinton au Liban, et les bonnes idées qui viennent de droite ou de gauche, il y a quelques semaines pour être encore de la gauche dans laquelle nous sommes nés.

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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 22:24


J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises la subjectivité des sondages qui semblent gouverner nos choix, notamment pour la désignation du candidat PS à la présidentielle. 4 Députés PS montent au créneau sur ce sujet.

 

Effectivement, j’avais moi aussi noté, que les sondages parlaient des sympathisants PS qui mettaient Ségolène en tête. Hors, n’en déplaise à certains, ce ne sont pas les sympathisants qui votent en novembre, mais les militants qui ont leur carte à jour. Ce n’est pas du tout la même chose. Le candidat PS est désigné par l'intérieur du Parti et non par l'extérieur...

 

Les militants ne doivent pas être abusés. Ils doivent choisir sur de vraies valeurs, sur de vrais débats.

 
DH
 
 

Quatre députés socialistes saisissent le CSA sur l'objectivité des sondages

 

PARIS, 5 oct 2006 (AFP) - Quatre députés socialistes ont adressé jeudi une lettre ouverte au CSA lui demandant de "rappeler solennellement et publiquement les médias à leur devoir d'objectivité et de rigueur" à propos des sondages consacrés aux primaires au sein du PS.


Selon Pierre Bourguignon (Seine-Maritime), Didier Mathus (Saône-et-Loire), Paul Quilès (Tarn) et René Rouquet (Val-de-Marne), "le véritable matraquage de sondages sur les primaires au sein du PS qu'imposent les médias aux adhérents est devenu insupportable" et "devant tant d'excès, la déontologie des médias est en cause".


Dans la campagne pour l'investiture socialiste, MM. Bourguignon et Rouquet apportent leur soutien à Dominique Strauss-Kahn, tandis que MM. Mathus et Quilès ont pris position pour Laurent Fabius.


Evoquant la récente prise de position de la Commission des sondages, rappelant dans Libération que les sympathisants du PS sondés sur leur préférence, ne sont pas les adhérents socialistes qui vont voter, les quatre députés mettent notamment en cause un sondage Ipsos rendu public jeudi, reposant sur un échantillon de 245 personnes "proches du PS".


"Si l'on considère que cela (le nombre de sympathisants du PS, NDLR) correspond à environ 6 millions d'électeurs pour 180.000 adhérents, les militants représentent 3%, soit dans cet échantillon d'IPSOS, seulement 7 personnes", assurent-ils.


"Les sondages fabriqués dans ces conditions ne peuvent pas être scientifiquement et techniquement fondés", poursuivent MM. Bourguignon, Mathus, Quilès et Rouquet.

"En les présentant de manière fallacieuse et en entretenant sciemment et délibérément la confusion entre adhérents et sympathisants, les médias contribuent à donner à voir aux adhérents du PS une réalité qu'on voudrait leur imposer et qui est certainement de nature à orienter leur choix", concluent-ils.

 
tm/tma/fa
 
AFP 19h07 - 05 OCT 06
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 22:23

L’affaire REDEKER a fait débat sur ce blog. La position de Laurent FABIUS va tout à fait dans un sens qui me convient et que j’ai exprimé sous différentes formes.
 
DH
  
 
Liberté d'expression
 
 

Robert Redeker, professeur de philosophie à Toulouse, a publié une tribune virulente dans Le Figaro la semaine passée. Celle-ci a été jugée « blasphématoire » par des groupes religieux intégristes. Un site internet a publié sa photo, révélé son adresse, et encouragé les « fidèles » à l’assassiner. Depuis, Monsieur Redeker est contraint de se cacher. Sa vie est en danger.

 

Je condamne avec la plus grande fermeté les « fatwas » lancées à son encontre. Elles sont inacceptables dans notre République. La vie de Robert Redeker et la liberté d’expression doivent être défendues. Sans état d’âme. Je suis donc choqué que l’interdiction de parole qui pèse dorénavant sur cet homme ne semble émouvoir que modérément le Ministre de l’Education, Gilles de Robien, qui lui a enjoint, en tant que fonctionnaire, de se montrer « prudent, modéré, et avisé en toutes circonstances ». J’aimerais au contraire que le débat puisse s’engager avec Robert Redeker, qu’il puisse s’exprimer librement et que ceux qui le souhaitent puissent lui apporter la contradiction et démontrer le caractère outrancier de son propos.

 

Pour en avoir le cœur net, j’ai lu la tribune publiée par Robert Redeker dans le journal Le Figaro. Je le dis : cela me semble un mauvais texte, truffé de raccourcis de pensées, d’affirmations sans démonstration et de généralisations abusives. Robert Redeker tente d’accréditer l’idée d’un monde binaire, opposant l’Occident – le camp du Bien – et l’Islam – le camp du Mal. Je ne partage absolument pas cette vision. C’est ignorer que nos sociétés sont complexes, traversées par de nombreuses contradictions. On aurait espéré d’un professeur de philosophie plus de rigueur intellectuelle et moins de provocation. Au demeurant, j’ai pensé que la charge était si violente et approximative qu’elle ne pouvait pas convaincre grand monde. Encore faut-il pouvoir lire cette tribune pour s’en rendre compte.

 

Cet épisode, comme d’autres, est révélateur d’une époque marquée par une offensive de certains religieux. Elle ne concerne pas seulement l’Islam. Rappelons-nous dans un autre contexte le vif débat à propos des racines chrétiennes de l’Europe que certains voulaient inscrire dans le projet de Constitution européenne. C’est une évolution inquiétante car elle construit, petit à petit, un monde où des murs se dressent entre les opinions, où chacun tend à radicaliser ses positions et où l’Autre est rejeté, nié, condamné, excommunié. Pour répondre à cette menace, il faut refuser le prétendu choix binaire que certains aimeraient nous imposer entre concession sur le terrain de la liberté d’expression et diabolisation de l’Autre. Il ne faut pas tomber dans ce piège.

 

Il y a au contraire de la place pour un dialogue exigeant mais serein. A cela, une condition : le respect de règles du jeu communes. Ce cadre minimum de dialogue, de compréhension et d’écoute mutuelle, ce garde-fou empêchant la société de se fragmenter en une multitude de groupes refermés sur eux-mêmes et belliqueux, s’appelle la laïcité. C’est le garant de notre unité nationale dans le plein respect des croyances de chacun. Et c’est tout le sens de mon attachement profond à cette valeur plus que jamais indispensable. C’est pourquoi, j’ai eu l’occasion, dans un billet précédent, de critiquer les prises de position de Nicolas Sarkozy qui témoignent d’une dangereuse dérive communautariste.

 

Pour le moment, Jacques Chirac est resté silencieux dans cette affaire. J’attends de lui qu’il prenne ses responsabilités sur un sujet qui est au cœur de notre pacte républicain. En tant que chef de l’Etat, il lui appartient de rappeler la loi fondamentale : « La France est une République laïque, indivisible, démocratique et sociale ». En ces quatre termes, c’est l’essence de la République qui est exprimée.

 

S’il faut répondre à Monsieur Redeker, c’est avec des mots et seulement avec des mots. Si ses propos sont diffamatoires, il existe des tribunaux pour en juger. Le reste est inacceptable.

 
Laurent Fabius

 
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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 23:05


Je n’ai jamais caché mes convictions écologiques, et je suis convaincu que l’environnement, la défense de la planète, la fin des énergies fossiles, sont les enjeux majeurs des années à venir.
 
Pour moi, nous arrivons à la limite du mode de fonctionnement du monde actuel, basé sur la finance, la bourse, le profit. A quoi sert – il de trimer pour 10, 15% ou plus de rentabilité en bouse, si notre planète est détruite ?
 
Laurent FABIUS s’est déjà emparé du sujet. Je vous livre son analyse et ses propositions pour faire face à l’urgence écologique.
 
DH
 
29 septembre 2006
 
L'urgence écologique
 

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles, ma conviction est forte et ancienne : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir en faveur d’une écologie active. C’est un de mes sept engagements pour 2007. Je souhaite y revenir dans ce billet car la question écologique devra être au cœur de notre rendez-vous avec les Français.

 

La prise de conscience de cette situation se développe rapidement, y compris aux Etats-Unis, comme le montre l’excellent film de l’ancien vice-président Al Gore et les initiatives prises par certains Etats américains. Mais il reste un décalage considérable entre les discours et les actes. Dans notre pays, la plupart des forces politiques et des candidats à la présidentielle parlent d’écologie, mais bien peu indiquent sur quelles mesures concrètes ils s’engagent pour faire du développement durable une priorité dans tous les domaines de l’action publique.

 

Le bilan de la droite sur ce sujet est consternant : loi sur l’eau vidée de son contenu, plan climat sans mesure contraignante, affaiblissement politique du ministère chargé de l’environnement et réduction très forte de ses crédits, privatisation d’EDF et de GDF qui prive nos concitoyens d’un outil majeur de régulation publique, construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sans débat et sans perspectives fortes pour les énergies renouvelables, discrédit international avec l’équipée du Clémenceau au mépris de la Convention de Bâle sur les déchets dangereux. Quant aux propositions du candidat Sarkozy, il ne faut pas beaucoup d’effort pour lire entre les lignes l’obéissance fidèle aux lobbies divers qui agissent contre l’écologie.

 

Pour moi, l’urgence écologique est simultanément une urgence sociale. C’est vrai au niveau mondial comme à l’intérieur de nos frontières. Qui sont les premières victimes de la raréfaction des ressources en eau propre ? Lorsque Katrina balaie La Nouvelle Orléans, quels sont ceux que l’administration de M. Bush laisse plusieurs jours sans secours ? Chez nous, qui souffre prioritairement de la montée des prix de l’essence, de l’augmentation du prix de l’eau, de la dégradation de l’environnement urbain ? La politique écologique de la gauche, après 2007, devra s’appuyer dans toutes ses dimensions sur les principes de ce que j’ai appellé depuis longtemps la « social-écologie », qui vise à concilier en permanence la plus haute exigence écologique avec la justice sociale.

 

C’est pourquoi il est important, sur la base de notre projet socialiste, d’approfondir et de préciser nos propositions. Celles-ci ne peuvent se limiter à un discours vague sur l’excellence environnementale ou à des propositions emblématiques, comme l’interdiction de l’expérimentation des OGM de plein champ, qui sont indispensables mais ne suffisent pas. Leur mise en œuvre devra s’appuyer sur un débat démocratique permanent, qui ne se limite pas à recueillir les observations et les propositions, mais qui fournit aux citoyens un vrai droit d’être informé dans la transparence, de donner leur avis, d’alerter et de débattre, et un vrai pouvoir de prendre des initiatives.

 

Plusieurs mesures fortes, sur lesquelles je m’engage, montrent ce que nous entendons faire pour un changement écologique à la hauteur des enjeux :

 

1) Une loi programme fixant sur cinq ans des objectifs contraignants sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs

 

Cette loi s’appuiera sur deux mesures montrant clairement notre différence par rapport à la politique actuelle, et indispensable pour atteindre ces objectifs : EDF retrouvera un statut 100% public, et la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 sera immédiatement réexaminée.

En matière de politique énergétique, la priorité aux économies et aux énergies renouvelables se traduira par plusieurs mesures très ambitieuses. Dans l’habitat, la mise aux meilleures normes d’isolation de tous les logements sociaux devra être réalisée sur les cinq prochaines années. Dans les transports, sera mis en œuvre un programme volontariste de ferroutage, jusqu’à présent toujours annoncé mais jamais réalisé. La diversification énergétique se traduira par un accroissement très important des crédits en faveur des énergies renouvelables et de l’habitat écologique.

Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur/payeur. Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

 
2) Agir pour un véritable service public de l’environnement
 

Il n’existe pas en France de service public de l’environnement identifiable par les citoyens. Lorsqu’ils souffrent du bruit ou des odeurs d’une installation industrielle, lorsqu’ils suspectent la présence de plomb dans leur logement, les Français n’ont pas de service de proximité vers lequel se diriger spontanément. Ceci suppose de sortir de l’incantation et de constituer enfin le grand ministère de l’environnement autour des pôles environnement, agriculture, transports et énergie, placé sous l’autorité d’un vice-Premier ministre, Ministre d’Etat chargé du développement durable. Il impose aussi, en matière d’eau et de déchets, de rendre aux collectivités publiques leur pouvoir de décision aujourd’hui limitée dans les faits par certains intérêts privés.

 
3) Un plan national de soutien pour des villes écologiques.
 

80 % des Français vivent aujourd’hui dans les villes et leurs périphéries. Or, la réalité urbaine quotidienne est trop souvent celle du bruit, de la laideur, de l’étouffement. La politique de l’environnement doit améliorer l’environnement quotidien des Français. Pour cela, je veux relancer une politique de lutte contre le bruit et aider à la couverture des périphériques et des grands axes des centres-villes. Il faudra aussi rétablir les aides publiques au transport collectif laminées par la droite depuis 2002 et rééquilibrer les dépenses entre le transport individuel routier, privilégié, et les autres modes de transport. Je propose enfin d’encourager un aménagement du territoire plus écologique, notamment en incitant au rapprochement de l’habitat avec le lieu de travail.

 

4) De vraies initiatives pour la reconquête de nos ressources naturelles.

 

Le patrimoine naturel de notre pays est très dégradé. 75 % des eaux douces françaises sont contaminées par les nitrates et les produits phytosanitaires, la Méditerranée a perdu une large part de ses poissons avec l’envahissement de la taxifolia et la pêche intensive, les sept parcs naturels nationaux sont remis en cause par la loi présentée par le gouvernement, les marais et les rivières s’appauvrissent faute d’entretien et augmentent les risques d’inondations, les terrains durablement pollués se multiplient.

Dans notre pays comme dans le monde, la nature et sa diversité biologique sont en danger. C’est pourquoi il faudra réorienter la politique de l’eau en faveur de la préservation de la ressource, lancer un programme national anti-phytosanitaire permettant de diminuer par deux en cinq ans les volumes répandus par l’agriculture, et renforcer l’action de protection des espaces naturels.

 

5) Un vice Premier ministre, Ministre d’Etat en charge du développement durable

 

La mise en œuvre de ces engagements réclamera l’engagement personnel et constant du prochain Président de la République. Mais, dans la République parlementaire nouvelle que je souhaite mettre en place, où le Président aura le pouvoir d’impulser, le devoir de s’expliquer et le droit d’arbitrer, ce ne sera pas à lui de gouverner. Ne mélangeons pas les rôles. Il importe donc que le ministre en charge de l’écologie dispose de larges pouvoirs et qu’il occupe une position centrale au sein du gouvernement. Pour cela, je souhaite qu’il soit le numéro 2 du gouvernement, en tant que Ministre d’Etat ou vice-Premier ministre. L’écologie accédera alors, enfin, au rang politique que justifie le défi sans précédent qu’elle représente pour l’humanité, pour notre planète et, pour notre avenir commun.

 

Oui, nous sommes en état d’urgence écologique. Répondons-y par des actes concrets. Ce sera notre responsabilité après l’alternance de 2007.

 
Pour en savoir plus :

 
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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 21:45


Alain VIDALIES est Député PS des Landes et Secrétaire National aux Entreprises. Je l’ai côtoyé à Paris, rue de Solférino, lorsque j’étais Secrétaire du Groupement National des Socialistes d’Entreprise, du secteur Aéronautique.


Je vous livre son analyse sur les raisons de son choix pour Laurent FABIUS, au travers d’une interview avec les camarades de « rénover maintenant dans la fidélité ».

 
DH


 
Vendredi 22 Septembre 2006
 
 

Alain, avec tes amis de "Rassembler", tu fais partie de Rassembler à gauche. Tu soutiens donc la candidature de Laurent Fabius à l'investiture présidentielle. Quelles sont les raisons de ce choix ?  

 

C’est un choix de raison et de cohérence politique. Mes amis et moi n’avons pas toujours partagé les options de Laurent Fabius, c’est de notoriété publique. Sauf sur un point, fondamental à mes yeux : Sur la défense des valeurs de la République, sur la promotion de la laïcité, Fabius n’a jamais transigé. Le poperéniste que je suis ne fut pas indifférent à son discours du congrès de Dijon sur le sujet. Enfin, contre les intégristes de la décentralisation et de l’expérimentation régionale, il a constamment défendu une certaine idée du rôle de l’Etat.

 

Pour le reste, il est aujourd’hui le seul à avoir réellement pris en compte les leçons du 21 avril. Il sait que le rassemblement de la gauche est la seule stratégie gagnante, et il sait que la convergence politique avec nos partenaires et amis se construit sur la base d’un programme de transformation sociale. En mettant la question sociale au cœur de son projet (pouvoir d’achat, logement, démocratie sociale),  il montre qu’il a compris que ce que notre électorat attend de nous, ce sont avant tout des réponses concrètes pour enrayer la progression de la précarité.

 

D’un point de vue plus personnel, j’avoue que je suis impressionné par son inébranlable détermination. En travaillant à ses cotés depuis quelque mois, j’ai appris à apprécier ses qualités, qui sont celles d’un homme d’Etat. Sa pugnacité, qui fait de lui le plus redoutable adversaire de la droite. Son charisme enfin, qui sera indispensable pour mobiliser notre camp à l’approche des échéances. 

 

Enfin, je pense que nous avons besoin d’un candidat dont l’expérience et la force de caractère s’imposeront immédiatement dans les relations internationales. Au moment où les négociations sur le cycle de Doha sont reportées sine die, sous la pression des Etats-Unis attachés à leurs privilèges, j’ai la conviction que demain la voix de la France devra être portée par un Président de la République qui a été capable de s’opposer à une vision de l’Europe réduite à un grand marché.

 

La sensibilité que tu représentes est engagée de longue date dans la gauche du parti. Comment analyses-tu ce que d'aucuns présentent comme un "tournant politique" chez Laurent Fabius : son engagement en faveur du "non" au TCE, son positionnement à gauche ?

 

Fabius a compris qu’après le 21 avril, rien ne serait pire que de continuer comme avant. L’infléchissement de son discours part de là. Puis vient l’affaire du Traité constitutionnel européen. A cette occasion, il fait un choix majeur. Personnel et politique. Ceux qui résument une telle décision à un choix tactique se font une piètre idée de la politique. Et, accessoirement, laissent à penser qu’on peut jouer l’avenir du pays sur un coup de poker.

 

Sur la question européenne, Laurent Fabius avait depuis longtemps fait part de sa circonspection relativement à la politique menée. Il a consulté, travaillé, écouté. Quand il s’engage finalement pour le « non », le « oui » est à près de 70% dans les sondages. Il se fait traîner dans la boue par la presse, il est mis au ban par le cercle de la raison. Il tient bon. Le oui gagne au PS, on le croit fini. Le non l’emporte dans le pays.

 

Fabius, qui est profondément européen, avait senti que nos concitoyens aspiraient à une réorientation profonde la construction européenne. Il porte un regard lucide et exigeant sur la mondialisation et l’Europe. Il développe une argumentation forte, selon laquelle l’émergence de la Chine et de l’Inde au sein du grand marché mondial transforme radicalement la donne. Ces pays nous égalent pour l’innovation et la technologie. On ne peut pas se contenter de quelques accompagnements à la marge d’un libre-échange généralisé. L’Europe doit être une puissance au service d’une autre mondialisation.

 

Comment tes amis et toi parvenez-vous à exister politiquement, au sein de "Rassembler à gauche" ?  

 

Nous travaillons….beaucoup ! En parfaite intelligence et dans un climat fraternel. Nous partageons tous le même objectif, mais Laurent Fabius respecte notre autonomie de pensée et d’expression. Nous ne sommes pas dans un courant intégré au sens traditionnel : un rassemblement qui s’est opéré autour de la candidature de Laurent Fabius avec des sensibilités qui ont une histoire différente comme les amis de Jean-Luc Mélenchon, ceux de  Marie-Noëlle Lienemann ou ceux de Marc Dolez.

 
Pour en savoir plus :
 
 
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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 09:00


Laurent Fabius officiellement candidat à l'inversiture socialiste (*)

 

Laurent Fabius a annoncé formellement, dimanche 1er octobre, qu'il se présentait à l'investiture présidentielle socialiste."Chers amis, chers camarades, j'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré l'ancien premier ministre qui a fait sa déclaration sous la Halle de Fleurance, devant les militants socialistes du Gers, où il participe à l'université d'automne du collectif "Sauvons la recherche".Il rejoint ainsi Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

 

"J'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a lancé M. Fabius sous les applaudissements des centaines de militants qui l'ovationnaient, en scandant : "Laurent président". "Je veux que dans les mois à venir il y ait un "candidat du pouvoir d'achat" qui parle aux salariés, et qui fera du logement, de l'emploi et de la santé des messages forts de la campagne". "J'aime la France, je la connais dans ses profondeurs" et "elle peut retrouver un rang qu'elle n'aurait jamais dû perdre", a-t-il dit en fustigeant ceux qui parlent de "déclin".

 

"Il s'agit de faire en sorte que dans quelques mois le prochain président de la République soit un socialiste", a-t-il affirmé, en appelant à "une gauche rassemblée autour d'un projet novateur" et affirmant que le gouvernement qu'il mettrait en place serait "composé à égalité de femmes et d'hommes".

 

M. Fabius a fait son annonce sous la halle du bourg, en terre socialiste, devant le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le député PS et président du Conseil général du Gers Philippe Martin et le maire PRG de Fleurance, Raymond Vall.

 
FABIUS ASSUME SON VIRAGE À GAUCHE
 

Laurent Fabius a déclaré samedi à Cuincy, dans le Nord, "assumer complètement" son changement d'orientation politique, l'expliquant par le fait que lui-même et la gauche "ont gouverné". "Les valeurs du socialisme n'ont pas varié d'un iota (...) mais sur les propositions concrètes, il est vrai que les choses ont changé pour moi", a déclaré M. Fabius lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS) de Marc Dolez, rallié à sa candidature.

 

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a ajouté l'ancien premier ministre, en faisant allusion à ses engagements très marqués à gauche depuis deux ans, alors qu'il a longtemps eu l'image d'un social-libéral. "Les choses ont changé, d'abord parce qu'on a gouverné et que j'ai gouverné", a-t-il expliqué, évoquant également un "monde qui n'est plus le même". "Tout cela fait qu'honnêtement, je dis aujourd'hui que si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, que si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche", a ajouté celui qui avait, comme M. Dolez, soutenu le "non" au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005."Ce que je dirai, je le ferai mais je refuserai aussi tout conservatisme", a-t-il promis, très applaudi, appelant au "rassemblement de toute la gauche". Parmi les soutiens à sa candidature, M. Fabius a pu noter celui de Michaël Moglia, secrétaire général du courant "Rénover, maintenant" d'Arnaud Montebourg, rallié, lui, à Ségolène Royal.

 
 
(*) LEMONDE.FR



Déclaration de Laurent FABIUS le 1er octobre 2006

 
 

J’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République.

 

J’ai pris cette décision parce que la France a besoin de changement. Parce que le changement ne peut venir que de la gauche, de la gauche rassemblée autour d’un projet novateur.

 

Le projet socialiste que je porterai comprendra d’abord l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier par l’augmentation du Smic, des salaires et des retraites. J’engagerai un effort massif pour l’emploi – qui implique des entreprises dynamiques - ; un effort pour l’éducation, la formation et la recherche ; un effort pour le logement et la santé. Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d’hommes, j’avancerai vers une République parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenants bon sur le terrain de la laïcité. Enfin je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan écologique face à la mondialisation et en respectant, bien sûr, les résultats du dernier référendum.

 

Dans ce monde nouveau et rude, la tâche ne sera pas facile. Mais j’ai confiance. J’ai confiance parce que la France, ce pays magnifique et que j’aime, porte en elle des ressources puissantes. J’ai confiance parce que je me suis préparé pour cette tâche. J’ai confiance parce que je sais que la majorité des Français, en particulier les jeunes, ne veulent pas d’une société brutale et précaire que leur prépare Monsieur Sarkozy, mais qu’ils veulent comme nous une France forte, une France juste, une France sûre, une France solidaire : une France forte parce que solidaire.

 

Voilà pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République : pour changer et pour gagner. Vive la République et Vive la France !

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 22:23


Je me permets de diffuser la réflexion de Jean-  Luc MELENCHON, toujours intéressante et enrichissante pour le débat. De bonnes questions sont posées. Il est temps que le PS réagisse et que les militants s’investissent dans le débat et ne se fassent pas phagocyter par les appareils…
 
DH

 
D'ou vient la division à gauche ?
Par Jean Luc MELENCHON
 

Hier mercredi. Rendez vous pour la matinale de canal + à sept heures vingt le matin. Des camarades m’envoient ensuite des SMS pour me mettre en garde contre ma mauvaise mine. Je m’étonne: j’ai fini mes réunions à minuit et je me suis levé six heures ! Comment puis-je avoir mauvaise mine ? Mais si jamais c’est le cas…. qu'y puis-je ? Dans le métro, dès l’age de vingt ans tout le monde a une drôle de mine à ces heures là. Ce doivent être les néons.

 

« Attention à l’image ! » m’assène tel conseiller improvisé. Je préfère sourire. C’est plutôt les téléspectateurs qu’il faudrait mettre en garde, non ? Ils en ont bien besoin. J’ai peut-être mauvaise mine mais ce que j’explique vaut mieux que mon teint. J’ai commencé ma journée avec ça : « que pensez-vous de la déclaration de madame Royal ». Laquelle ? J’en étais à ses sottises sur l’immigration saisonnière et régionalisée et j’avais mon argumentaire bien calé dans la bouche. Patatras, il y a une autre de ses fatwas à commenter.

 

Madame Royal s’est demandée « si certains n’ont pas envie de perdre, si la machine à perdre n’est pas déclenchée ». Elle parlait de l’organisation des débats entre les candidats socialistes à la présidentielle. Qu’est ce que j’en pense, me demande le journaliste ?

 

J’ai répondu. Ses supporteurs écument de rage et m’inondent de leurs mails injurieux. Il leur échappe que je n’ai pas choisi la question. J’ai dit « personne ne veut perdre au PS ! C’est une accusation très grave ! De qui parle-t-elle ? Depuis quand discuter nous fait perdre ? ». Preuve par l’inverse : en 2002 un seul candidat, pas une critique, pas une discussion. On a gagné ? Des talibans royalistes me pourchassent dans ma boite aux lettres électroniques : assez de critiques contre Ségolène ! Vous divisez la gauche, vous faites le jeu de la droite. Cet argumentaire tourne en boucle. Il est temps d’y répondre.

 

Discuter le point de vue de Ségolène Royal ce serait diviser la gauche. Donc nous devrions l’approuver quoiqu’elle dise ? Et si c’était ce qu’elle dit qui divisait la gauche ?Et si chaque fois qu’elle ouvre la bouche nous n’étions pas en train de perdre des voix ? Au premier et au second tour!

 

Comment comptez-vous convaincre les gens de gauche de voter la fin de la carte scolaire quand ils savent que cette revendication est celle de l’extrême droite des années 80 ? Et les familles de français qui ont des parents immigrés à qui on propose pour avenir à leur proches le permis de séjour saisonnier et régionalisé ? Et tous ceux qui pensent que l’armée n’à pas le savoir faire pédagogique pour encadrer de jeunes « au premier acte de délinquance » ? Et ceux qui n’ont pas voulu de la tutelle des allocations familiales décidées par Sarkozy et n’en veulent pas davantage sous couleur Royal ? Et ainsi de suite.

 

Royal divise la gauche chaque fois qu’elle transgresse les fondamentaux de notre famille politique. Et si, comme c’est son droit elle décide de le faire et d’en assumer le risque, cela ne donne pas le droit à ses partisans d’exiger de nous le silence avec les méthodes du terrorisme intellectuel qui rappelle les pires crises d’arrogance du « oui » pendant le référendum sur la Constitution européenne. Hier, qui était pour le « non » était contre l’Europe. Aujourd’hui qui contredit Ségolène Royal diviserait la gauche.

 

En constatant la violence des propos qui me sont adressés sur le sujet je me suis demandé quelle pouvait en être le ressort car je vois bien que ceux qui m’écrivent sont tout aussi sincères dans leur convictions que je le suis moi-même dans les miennes. D’après moi, ceux qui s’enragent à vouloir faire taire les critiques expriment en réalité la peur de ce qu’ils constatent eux-mêmes autour d’eux. C'est-à-dire que si certes elle soulève des adhésions enthousiastes, elle est aussi en train d’installer des rejets tout aussi violents dans des secteurs de la gauche dont les voix au premier ou au deuxième tour ne seront pas compensées par les très hypothétiques voix de droite ou du centre que ses conversions idéologiques veulent capter.

 

Une ligne de facture est en train de se créer à partir des transgressions de Ségolène Royal. Elle passe à l’intérieur de la gauche et pas seulement parmi les adhérents du PS. Quand des enseignants des Bouches du Rhône s’opposent à la visite de Ségolène Royal dans un collège du département, on sait bien que leurs motivations ne sont pas fondées sur des arguments personnels ou même politiques (dans le sens où ils n’expriment pas d’hostilité à sa candidature ni au PS en tant que parti). Il n’en reste pas moins que cela prouve une rupture de complicité, un manque d’accointance d’ores et déjà consommé à sept mois de l’élection dans un milieu social crucial pour la gauche. J

 

e donne un autre exemple de cette mauvaise ambiance qui gagne du terrain tandis que continuent à sonner les trompes de l’adoration médiatique perpétuelle. Les commentateurs ne se sont pas intéressés comme ça le mérite à une déclaration particulièrement importante de Marie Georges Buffet sur RTL avant la fête de l’Humanité. La secrétaire nationale du PCF dit que les communistes se désisteront sans condition pour le candidat de gauche le mieux placé, « même si c’est Ségolène Royal », a-t-elle souligné. Mais elle a ajouté que « sur la base de la politique que Ségolène Royal énonce aujourd’hui » les communistes ne pourraient pas participer au gouvernement…. L’idée qu’il faille préciser « même si c’est Ségolène Royal » en dit long déjà. La formule contient une appréciation implicite qui n’est pas le fait de la seule Marie Georges Buffet. On peut même dire qu'elle tente au contraire d’y répondre en s’exprimant de cette façon.

 

Il n'empêche. Imaginons le contexte d’un second tour qui commencerait par un désistement certes « sans condition » mais accompagné d’un refus, même discret, de participation des communistes au gouvernement…. Comment en est - on déjà là ? La capacité de rassemblement et de conquête de la gauche est mise en danger par le positionnement programmatique et le jeu d’hallucination médiatique de la campagne de Ségolène Royal.

 

C'est le fond et non la forme qui fait d'ores et déjà le problème. Lisez plutôt cette échange publié par el Pais (17/09/2006). Question: «même s'il continue à se dire que vous n'êtes pas suffisamment a gauche ?" Réponse de Ségolène Royal: "Ils disent cela parce que je regarde les choses telles qu'elles sont, j'évite les formules dépassées, l'idée que tout ce que fait la gauche est bon et que tout ce que fait la droite est mauvais. Les gens ne veulent plus rien de cela".

 

Dès lors, Marine Le Pen sent la bonne affaire quand elle dit que le duel Sarkozy/Royal c’est « la primaire au centre » (France Soir). Elle veut dire que les conditions d’une réédition du second tour de 2002 se réunissent avec un seul point assuré : la présence de Le Pen au second tour. Le scandale moral est que cette menace soit brandie comme un bâillon par ceux là mêmes qui aggravent ce risque !

 
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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 12:47


Les sondages semblent aujourd’hui guider nos choix. Comment faire pour ne pas voter pour Ségolène, puisque les sondages la donne gagnante ? Je rappelle, qu’un sondage national, c’est environ 1000 personnes, et que ce serait donc ces mille personnes qui décideraient pour tout le peuple. A entendre certain, ce n’est même plus la peine de voter.
 
 
 
Les sondages sont des indicateurs. Il faut les prendre comme tel. Ils peuvent être aussi des outils de désinformation et de manipulation. Pour mieux comprendre comment cela fonctionne, et comment nous pouvons en être des victimes innocentes, la petite analyse suivante est intéressante… Encore une fois, c’est à méditer !
 
 
 
DH
 
 
 
Attention danger sondages !
 
 
 
 
 

Les sondages occupent une place de plus en plus envahissante dans la campagne interne au Parti socialiste pour la désignation du candidat à la présidentielle. Dans la plupart des médias, ils remplacent toute analyse de fond sur les orientations portées par les candidats. Cette place des sondages est d’autant plus démesurée que la majeure partie des personnes interrogées actuellement, soit refusent de répondre (environ 30 % des personnes contactées), soit acceptent les questions mais n’ont pas d’avis (environ 30 % de ceux qui ont accepté de répondre). A 7 mois de l’élection présidentielle, les sondages construisent donc une réalité politique artificielle plus qu’ils ne reflètent l’opinion profonde des citoyens sur les échéances à venir.

 
 
 

D’ailleurs, à 7 mois des élections présidentielles précédentes (2002, 1995, et même 1981), les résultats des sondages donnaient tous des résultats complètement erronés par rapport à ceux qui sortirent des urnes. Il est donc urgent pour chaque militant engagé dans la campagne interne pour la désignation du candidat à la présidentielle de lutter contre la culture de l’audimat qui est en train de s’emparer du PS.

 
 
 

Omniprésents dans la vie politique, les sondages légitiment les actes et les paroles politiques. Transformés en véritables porte-parole de l’opinion les journalistes interpellent les hommes politiques en leur assénant ce qu’ils considèrent comme des vérités inébranlables. Toute conclusion tirée d’un sondage tend en effet à devenir doublement irréfutable comme image de l’opinion du peuple et comme produit validé par la science. Les journalistes et politologues sont censés dire, mieux que les représentants du peuple eux-mêmes, ce que veux et pense le peuple. Cruel paradoxe. Ainsi, en a-t-il été lors des sondages précédant le 29 mai 2005 : le travail d’explication de l’opinion a été accaparé par les journalistes qui expliquaient le non par la peur du plombier polonais. A travers les sondages, la presse dispose ainsi d’un outil redoutable pour conforter l’idéologie dominante, et ancrer la domination d’une opinion compatible avec l’ordre des choses. Un outil que tout militant de gauche se doit de mieux connaître pour en déjouer les pièges alors que se prépare 2007.

 
 
 
L’ère du « marketing d’opinion »
 


Il faut avoir à l’esprit que le sondage est la simple importation de l’étude de marché dans le domaine politique. Ainsi, dès le début du 20ème siècle, un sociologue, Paul Lazarsfeld énonçait qu’il n’existait « aucune différence de méthode entre l’étude du vote socialiste et l’étude de l’achat de savon ». Cette dimension marketing des sondages est particulièrement flagrante dans ce qu’on appelle les sondages omnibus, qui intercalent des questions de consommation et des questions d’opinion. Après avoir avoué que vous n’achetiez pas telle marque de biscotte, on vous demandera de choisir votre candidat à l’élection présidentielle ou de vous prononcer sur la dette publique de la France ; déroutant… Les sondages transforment ainsi le citoyen en un consommateur d’idées, de slogans et d’images politiques. La politique tend à être perçue à travers les schèmes de l’économie : les hommes politiques deviennent des produits.

 
 
 
Des outils de domination
 


Les sondages sont devenus le principal instrument de connaissance du monde social. Jamais on n’a dépensé autant d’argent pour savoir ce que souhaite le peuple et jamais on ne l’a aussi mal su. Les utilisateurs de cet instrument statistique ne le remettent jamais en cause, pas même lorsque leurs prédictions échouent lamentablement comme le 21 avril 2002.

 


Les sondages présupposent un accord improbable des sondés sur les questions qui méritent d’être posées. En d’autres termes, les sondages font comme si tout le monde se posait les questions que se posent les élites médiatiques, économiques et politiques qui écrivent les questionnaires. En réalité, les sondages en disent souvent bien plus long sur ceux qui posent les questions que sur ceux qui y répondent ! La plupart des personnes interrogées ne se sont jamais posées la question qui leur est soumise. Ou finissent par se la poser à force d’en entendre parler dans les médias.

 
 
 

C’est ainsi à coup de sondages bien calibrés, que la gravité de la crise des retraites, des contraintes pesant sur les entreprises ou même du déclin du pays finit par s’imposer dans la tête des gens (cf. ci-contre l’exemple d’un sondage sur les retraites). Ainsi, le sondage impose les problématiques de la classe dominante : c’est ce que Pierre Bourdieu appelle la puissance d’injonction du sondage. Le sondage devient un outil de domination qui force les citoyens à se prononcer sur des questions qui peuvent leur sembler absurdes, incohérentes ou même incompréhensibles. On prétend mesurer l’opinion publique, en fait on la crée.

 

Les sondages supposent aussi que chacun comprenne la question de la même manière. Or il existe souvent un décalage entre le sens précis que les enquêteurs donnent à la question et sa compréhension par les sondés. En 1986, IPSOS demandait par exemple si les revendications des agriculteurs en colère étaient justifiées ? 66% des personnes interrogées répondaient positivement. 3 mois plus tard, l’institut BVA posait cette question : les agriculteurs se plaignent ils trop ? 61% de l’échantillon répondait positivement. On comprend ainsi comment les médias peuvent arriver à expliquer de plus en plus souvent à coup de sondages que l’opinion ne soutient pas tel ou tel mouvement social, en focalisant les questions sur les perturbations induites plutôt que sur la légitimité des revendications.

 
 
 
Une scientificité discutable
 


De nombreux biais faussent aussi souvent les résultats, comme ce que les sociologues appellent l’« effet prestige » : par exemple, peu d’électeurs du FN avouent leur choix politique face à l’enquêteur. A l’inverse, les intentions de vote pour les grands partis ou candidats reconnus comme politiquement corrects par les médias sont souvent surestimées car il est bien vu de voter pour ces partis. Face à cela, les instituts de sondages effectuent des redressements et pondérations aussi artificiels qu’opaques.

 


Reste surtout que 40% en moyenne des personnes interrogées refusent de répondre, ce qui est toujours passé sous silence. Les sondeurs essaient donc de limiter le taux de non-réponses et pour que tous puissent répondre quelque chose, même ceux qui n’ont pas d’opinion, les questionnaires ne comportent le plus souvent que des questions fermées (les réponses sont pré formatées), et une réponse médiane, dans laquelle les indécis pourront se réfugier artificiellement.
On comprend donc pourquoi il faut absolument se méfier des sondages et ne pas voir naïvement en eux, comme récemment Bertrand Delanoë, des « instruments de travail pour aujourd’hui. » L’opinion publique construite par les sondages doit être contestée au nom même de l’idéal républicain et de la volonté générale souverainement exprimée par des citoyens libres de tous conditionnements.

 
 
 
 
 
Le capitalisme des sondages
 
 
 

Ceux qui croient que les Instituts de sondage sont des organismes à vocation scientifique en quête de neutralité se trompent lourdement. Le marché des sondages est en effet hautement intégré au nouvel du capitalisme, et a même directement accompagné le mouvement de financiarisation de l’économie des années 1980 et 1990, où l’on voit exploser les chiffres d’affaires des instituts. Dans l’ère de la différenciation commerciale à outrance et de la marchandisation les sondages et autres études de marchés sont rois. Avec comme règle d’or que le résultat satisfasse autant que possible le client.

 


Les sondages politiques ne représentent qu’une part infime du chiffre d’affaires des instituts et ne les intéressent surtout que comme vitrine et outil d’influence et de pouvoir au service de leurs intérêts économiques. A l’exception de l’IPSOS et du CSA, qui sont encore majoritairement la propriété de leurs fondateurs, les grands instituts français appartiennent tous à des groupes financiers et industriels. Ainsi le groupe TNS SOFRES, numéro deux mondial du secteur est détenu en partie par FIMALAC (Financière Marc Ladreit de Lacharrière), BVA par le financier George Pébereau (le frère de Michel, PDG de la BNP), et l’IFOP appartient à 52 % à Laurence Parisot, présidente du MEDEF et 2ème constructeur mondial de portes de placards. Une interaction problématique apparaît donc entre les instituts et les médias que possèdent aussi souvent ces groupes financiers, susceptibles d’orienter les questions posées, le traitement des résultats et leur diffusion autour de leurs intérêts.

 
 
 
39
 


C’est le nombre de sociétés de sondages, d’études marketing et de mesures d’audience acquises à travers le monde par TNS Sofres depuis sa création à la fin des années 1980. Présent dans 70 pays, le leader français du sondage et numéro deux mondial effectue plus des trois quarts de son chiffre d’affaires (plus de 1,2 milliards d’euros) à l’étranger. Un chiffre d’affaire qui a doublé entre 2000 et 2005.

 
 
 
Les sondages pris la main dans le sac
 
 
 
Fausse addition et grosse manipulation
 


Voila l’information fracassante que l’AFP, ensuite reprise par de nombreux journaux et radios, a cru trouver dans un sondage IFOP paru fin janvier dans Elle : « 59% des Français pourraient voter pour Ségolène Royal à l'élection présidentielle ». Problème : ce chiffre de 59 % n’apparaît absolument pas dans les résultats du sondage, qui se contente de dire que 16 % des personnes interrogées « voteraient certainement pour elle » et que 43 % d’entre elles « voteraient peut-être pour elle ». Or en probabilité, l’adition d’un « certainement » et d’un « peut-être » n’a rigoureusement aucun sens. Il est même certain que si le choix « pourrait voter pour Ségolène Royal » avait été proposé aux mêmes enquêtés, le résultat n’aurait pas été de 59 %. L’AFP et les médias qui ont repris son annonce choc ont ainsi carrément inventé un résultat en prétendant simplement relayer les résultats d’un sondage.

 
 
 

Comment expliquer aux gens qu’on ne peut pas faire autrement

 


Voici une question posée dans un sondage IPSOS pour France 2 et le Figaro, dont les résultats ont été annoncés lors de l’émission spéciale lors de laquelle François FILLON a annoncé le plan gouvernemental pour les retraites : « Parmi les mesures suivantes destinées à remédier au problème du financement des retraites, laquelle vous semble la moins acceptable : L’allongement de la durée de cotisations nécessaires ? La diminution du montant des retraites ? Une augmentation des cotisations ? » L’exemple typique du sondage qui arrive à faire dire aux gens des choses qu’ils ne penseraient pas s’ils n’étaient pas interrogés de cette manière. La même question aurait en effet pu être posée ainsi, avec des résultats au sens très différent

 

 :
« Parmi les mesures suivantes destinées à améliorer le financement des retraites, laquelle vous semble la moins acceptable : la fin des exonérations et réductions de charges patronales ? La taxation des revenus financiers des entreprises à hauteur des prélèvements vieillesse acquittés par les salariés ? Le basculement sur la valeur ajoutée de l’assiette de calcul des cotisations sociale ?

 
 
 
Conclusions hâtives et catégoriques
 


Non seulement les chiffres avancés par les sondages sont artificiels, mais en plus leur analyse est parfois truquée. Comme sur cette une publiée par Le Parisien en novembre 2005, en pleine violences urbaines qui titre : « 73% des Français favorables au couvre-feu - 83% pour l’apprentissage à 14 ans - 86% scandalisés par les violences ou mécontents » - et conclut : « Massivement, les Français disent oui à la fermeté ».

 


Mais ce n’est pas au « couvre-feu » que 73% des sondés avaient en fait acquiescé, mais à « l’autorisation donnée aux préfets de recourir au couvre-feu ». Quant à l’apprentissage à 14 ans, la question évoquait « la possibilité d’offrir l’accès à l’apprentissage dès 14 ans pour les jeunes en difficultés » ce qui est très différent de la conclusion favorable au gouvernement qui en est tirée.

 
 
 

Pour en savoir plus :


http://www.trait-dunion.org/article/blogview/56/1/2/

 
 
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