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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 18:45


Et voilà le résultat des sénatoriales dans le département des Bouches du Rhône. La liste conduite par Jean- Noel GUERINI remporte 5 sièges. C’est très bien.
 
Dommage cependant que Jean - Noel Guérini, ne s’applique pas la règle de non-cumul des mandats, qu’il prône dans sa contribution "La ligne claire" pour le congrès de Reims… Mais bon.
 
J’espère que maintenant Serge Andréoni, le Maire de Berre, qui doit tout au PS va enfin prendre sa carte ! On comprend mieux maintenant pourquoi il ne s’est pas présenté à la dernière minute à la législative laissant le pauvre Jean-Claude Denjean défendre héroïquement les couleurs du PS en catastrophe.

Quant à Roland Povinelli, c’est un élu PS atypique, et il dit doit être le seul à faire alliance avec l’UMP au 1er tour aux municipales ! Mais comme la majorité au Sénat reste UMP, il ne sera pas dépaysé…
 
Je félicite par contre Samia Ghali pour son entrée au Sénat ! Elle apportera la jeunesse et plus à cette haute Assemblée.

Pour finir, Isabelle PASQUET est une élue PC que je n'ai pas l'honneur de connaitre.


DH

RESULTAT DES ELECTIONS SENATORIALES 2008

Nombre de siège(s) à pourvoir : 8

Scrutin PROPORTIONNEL

Résultats

ACCUEIL

BOUCHES DU RHONE (13)

Liste conduite par

Elus

M. Jean-Claude GAUDIN (LMAJ)

M. Jean-Claude GAUDIN

Mme Sophie JOISSAINS

M. Bruno GILLES

M. Jean-Noël GUERINI (LSOC)

M. Jean-Noël GUERINI

Mme Isabelle PASQUET

M. Roland POVINELLI

Mme Samia GHALI

M. Serge ANDREONI



Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

3 061



Abstentions

10

0,33


Votants

3 051

99,67


Blancs ou nuls

52

1,70 

1,70

Exprimés

2 999

97,97 

98,30


Liste conduite par

Voix

% Exprimés

Sièges gagnés

M. Georges GROLLEAU (LDVD)

1

0,03


M. Bernard MARANDAT (LFN)

39

1,30


M. Jean-Claude GAUDIN (LMAJ)

1 182

39,41

3

M. Jean-Noël GUERINI (LSOC)

1 686

56,22

 5

M. Alain COMOLI (LAUT)

14

0,47


M. Bruno COCAIGN (LVEC)

77

2,57



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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 06:06

Il faut toujours remettre les chiffres que l'on nous annonce à la radio ou à Tf1 en perspective.

 

Aujourd'hui, les états ont injectés 1000 milliards de dollars pour sauver « le système » et surtout les banques d'affaires.

 

Ce matin sur Europe 1, Jacques Marseille lors de son débat hebdomadaire avec Jean-François Kahn, trouvait que ce n'était pas beaucoup finalement... Il faut cependant qu'en bon libéral et logique jusqu'au bout, il ne trouvait pas normal que ceux qui ont failli en faisant n'importe quoi disparaissent, et qu'il n'y avait aucune raison de les sauver. Très bien, mais trop tard !!!

 

Vendredi matin, lors du débat sur France Inter de l'économiste Bernard Maris, avec un journaliste des Echos dont j'ai oublié le nom, j'ai entendu des choses hallucinantes. Si des banques font faillite aujourd'hui, c'est bien parce qu'elles ont fait n'importe quoi, en imaginant des systèmes financiers toujours plus sophistiqués pour faire du fric. Si elles sont en faillite, c'est bien de la faute de leurs dirigeants. La faillite est donc l'échec de leur stratégie d'entreprise. Et bien le journaliste des Echos trouvait normal que les PDG de ces banques partent avec le pactole avec des indemnités conséquentes, alors que c'est le contribuable américain, et certainement européen en final qui va « banquer ». Faire des conneries, rattrapées par l'Etat,  et partir avec quelques millions de dollars, « vive le libéralisme », pour quelques uns...

 

Pour revenir aux 1000 milliards il faut les mettre en regard des 500 millions de dollars recherchés avec grand peine pour le programme alimentaire mondial (PAM) auprès de la communauté internationale, pour sauver des millions de vies de la faim... mais là, c'était parait -il trop demandé ?...

 

Gérard Filoche, pousse lui aussi un coup de gueule à ce sujet...

 

A lire, et à méditer, mais vraiment, nous vivons dans un drôle de monde. Et dire qu'en le dénonçant, en essayant d'envisager autre chose, on se fait traiter de gauchiste, par les camarades PS de Vitrolles, lors de ma présentation de la contribution « Réinventer la gauche », jeudi dernier... Pas grave, je reste « fidèle » à mes convictions...

 

DH

 


"Alors qu'il n'y a pas d'argent pour les salaires, la faim, les écoles, les équipements et services publics, les hôpitaux, les pandémies, ils trouvent 1000 milliards de dollars pour rétablir, conforter, encourager les spéculateurs ! C'est un crime sans nom contre l'humanité ! " GF


Laurent Joffrin ose dire ce samedi matin sur France inter que la gauche ne dit rien sur la crise financière...


Il n'a qu'à publier nos communiqués (Démocratie et Socialisme)...


Il y a des dizaines d'excellents communiqués de diverses sources, dont ceux de la gauche socialiste, sur la crise financière avec des analyses pointues, des solutions, des alternatives !


Mais Laurent Joffrin ne les entend pas parce que ces analyses précisent que c'est une crise du système capitaliste libéral, "la plus grand crise financière depuis cent ans" selon Alan Greenspan

 
1000 milliards de dollars sont donnés aux copains et aux coquins banquiers, aux plus riches des rois de la finance, pour combler leurs méfaits. Ils socialisent les pertes après avoir privatisé les profits.


Alors qu'il n'y a pas d'argent pour les salaires, la faim, les écoles, les équipements et services publics, les hôpitaux,  les pandémies, ils trouvent 1000 milliards de dollars pour rétablir, conforter, encourager les spéculateurs ! C'est un crime sans nom contre l'humanité !


C'est un système féodal, qui s'effondre : il n'y a pas l'ombre d'une théorie, pas une justification, pas une cohérence, il ne s'agit que de cynisme, de pillage, de rapport de force entre dominants, voleurs, exploiteurs...


Ces derniers ne sont même pas sanctionnés, destitués, jugés, non, ils sont blanchis, ils partent avec des trésors de guerre...


Trois hommes sur cette planète possèdent davantage que les 48 pays les plus pauvres...

Tandis que les peuples, les salariés paient une seconde fois avec ses impôts, sa sueur et son sacrifice les détournements volontaires des banques.


Ce monde capitaliste "néo libéral" qui crache sur l'état et les services publics tend pourtant sa sébile à l'état, à la puissance publique pour se renflouer, mais il n'est pas à cela prés...


Il y a une alternative, le socialisme : la démocratie, le pouvoir des citoyens, de la république parlementaire,  sur l'économie, le contrôle des marchés, un ordre public social qui l'emporte sur les gabegies, pillages, déréglementations, qui redistribue les richesses à ceux qui en créent l'essentiel, les salariés.


- Transparence financière, ouverture des livres de compte des banques, réglementation strict des opérations de bourses


- sanction juridique, économique, pénale contre les fraudeurs et spéculateurs


- fermeture totale des "paradis fiscaux", interdiction des actions pourries,


- interdiction des stocks option, parachutes dorés, retraites chapeaux, plafonnement des salaires avec un salaire maxima (20 000 euros),


- hausse immédiate du Smic à 10 euros de l'heure, 200 euros pour tous pour une relance de l'économie,


- un grand pôle bancaire public dominant, crédit et investissement


- respect de la démocratie, des votes des citoyens, contre le TCE ou le traité de Lisbonne

Gérard Filoche, samedi 20 septembre 2008


 Ils demandent à l'état de payer leurs forfaits ! (*)

 


Ces libéraux qui siphonnent toutes les richesses de l'état, pillent les services publics, s'attaquent en permanence à l'impôt républicain, les voilà qui en appellent à l'état contre les méfaits de leurs banquiers, aventuriers, spéculateurs sans foi ni loi.


200 milliards par là pour cautionner Fanny Mae et Freddie Mac, Lehman Brothers, 85 milliards par ci pour équilibrer AIG, l'état US paie les frasques du privé en dépit de tous les credos libéraux. Et on va nous demander l'équivalent de ce côté de l'Atlantique.


C'est la faillite du libéralisme.


Ils nous mentent soir et matin : la main invisible du marché était censée, selon eux, réguler le monde, mais voilà que c'est à la main visible des états qu'ils font appel pour sauver leurs sales dessous de table, leurs vols et leurs tricheries.


Ils ne sont même pas punis, ceux qui ont fait les fautes, en pillant nos salaires, puis en demandant à piller nos impôts pour réparer leurs dilapidations.


Pendant ce temps-là, Sarkozy donne la priorité de ses « courtes nuits » à protéger les yachts des riches dans la mer d'Aden. France inter invite un financier qui ose affirmer qu'il n'y a « pas de meilleur système, sinon, c'est le communisme ». Comme s'il n'y avait que le système stalinien comme alternative : il y a la République sociale, une république socialiste démocratique, où l'économie est placée sous contrôle parlementaire, syndical et citoyen, ou des lois encadrent les marchés, ou les salariés qui produisent les richesses en reçoivent la part qu'ils méritent, où les voleurs et spéculateurs avérés qui détournent des milliards vont en prison et ne reçoivent pas des milliards de stocks option, de retraites et parachute dorés.


Gérard Filoche mercredi 17 septembre D&S


(*) http://www.democratie-socialisme.org/


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Published by Didier HACQUART - dans Parti Socialiste
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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 06:11

Le samedi j'ai l'habitude d'acheter et de lire le journal l'Humanité. Personne n'est parfait me diront certains ! Au-delà de cela, il y a très souvent de bons articles de fond. Je ne l'achète pas tous les jours, car sur le reste, c'est un peu trop toujours la pub du PC et de la CGT., mais c'est une autre histoire.


C'était le cas samedi dernier, à propos de ce qui se passe en Bolivie, dont on nous explique très peu de choses, si ce n'est pour caricaturer les propos du voisin d'Evo Morales, le vénézuélien Hugo Chavez.


Les analyses de Bruno ODENT et Bernard DURAUD sont tout à fait explicatifs. Cela me rappelle le livre de Naomi KLEIN, « la stratégie du choc ».


Bonne réflexion...


DH


La stratégie de la tension de Washington

 

Comme dans le Caucase, l'administration républicaine joue l'instabilité et la confrontation en instaurant un climat de peur favorable au candidat McCain.


Washington semble avoir décidé de passer à un nouveau stade dans le bras de fer qui l'oppose à une bonne partie de cette Amérique latine qui a viré à gauche dans la dernière période. Plutôt contraint à faire profil bas, après une première tentative avortée de déstabilisation du Venezuela de Hugo Chavez en avril 2002, Washington semble à nouveau déterminé à investir ce terrain. Les signes s'accumulent : retour d'un discours musclé à l'encontre du Venezuela, étrange tentative de coup d'État dévoilée par le tout nouveau président de gauche du Paraguay, début septembre, et surtout, révélé par la crise d'aujourd'hui, un appui quasi ostensible depuis des semaines aux sécessionnistes des régions riches de l'ultra droite bolivienne.


Cette démarche s'inscrit dans une stratégie qui vise à raviver toutes les tensions internationales au fur et à mesure que s'approche l'échéance de la présidentielle états-unienne du 4 novembre. On en retrouve aussi la marque dans l'aggravation de la confrontation entre Washington et Moscou dans le Caucase sur fond de crise géorgienne ; crise dans laquelle on commence à mesurer l'implication des États-Unis, soutien du président Saakachvili qui s'est cru autorisé à attaquer l'Ossétie du Sud.


En jouant cette carte, extrêmement périlleuse puisqu'elle provoque des cliquetis d'armes dans les eaux des Caraïbes et en mer Noire, l'administration républicaine cherche à booster le soldat McCain. L'instauration d'un climat de peur à l'égard d'un monde devenant plus instable et dangereux, est en effet a priori favorable à l'ancien « héros » de la guerre du Vietnam qui ne manque pas une occasion pour se présenter aux électeurs comme le seul vrai « commandant en chef », capable d'assurer le leadership et la sécurité des États-Unis.


La première grande interview donné jeudi soir par Sarah Palin, la colistière de McCain, confirme combien cette stratégie de la tension constitue l'une des pièces essentielles de la campagne du parti de l'éléphant. La candidate à la vice-présidence s'est voulue dure et implacable face à ceux qui sont, à ses yeux, des fauteurs d'insécurité. Plaidant pour l'intégration de la Géorgie et de l'Ukraine dans l'OTAN, elle est ainsi allée jusqu'à envisager puis justifier une confrontation directe avec Moscou. « Peut-être le faudra-t-il, a-t-elle souligné avant d'ajouter : je veux dire qu'il existe un accord au sein de l'OTAN, si un autre pays membre est attaqué, il faut s'attendre à être mobilisé. »


Bruno Odent  (Article paru le 13 septembre 2008)


L'offensive anti-Morales s'intensifie

 

Bolivie . Les confrontations provoquées par les opposants au président de gauche ont fait huit morts. En signe de solidarité avec son allié bolivien, Hugo Chavez renvoie à son tour l'ambassadeur américain.


Les violences ont fait au moins huit morts jeudi au cours de manifestations antigouvernementales, alors que les tensions diplomatiques des pays de la région avec Washington sont montées d'un cran. Les États-Unis ont en effet ordonné l'expulsion de l'ambassadeur de Bolivie en représailles à la décision du président Morales de déclarer persona non grata Philip Goldberg, le représentant américain à La Paz, accusé d'alimenter la stratégie de la confrontation des régions séparatistes dites de la « demi-lune » contre son gouvernement.


MENACE DE GUERRE CIVILE


Dans la province amazonienne de Pando, sept agriculteurs et un employé du gouvernement régional ont été abattus. « Nous parlons là d'un vrai massacre et le responsable est le gouverneur du Pando », a déclaré le vice-ministre des Mouvements sociaux, Sacha Llorenti. Depuis quatre jours, des affrontements et des manifestations sporadiques se poursuivent dans cinq régions (Santa Cruz, Tarija au sud, Beni et Pando et Chuquisaca) qui détiennent l'essentiel des richesses du pays (hydrocarbures, agriculture). Ils sont l'œuvre de groupes et de commandos d'extrême droite organisés, comme l'UJC (Union Juvenil Crucenista). Dans plusieurs régions, ces manifestants se sont emparés de bâtiments des douanes, des impôts, de centraux téléphoniques ou même d'aéroports. Des manifestants ont aussi interrompu partiellement la fourniture de gaz naturel au Brésil et à l'Argentine, les pays voisins, en fermant les vannes d'un gazoduc et en provoquant une explosion dans une station de pompage.


Face à cette dangereuse - escalade, le chef de l'État bolivien a averti l'opposition que « la patience avait des limites », tandis que le gouvernement dénonçait une « menace de guerre civile » de la part de « groupes fascistes », particulièrement à Santa Cruz, capitale économique du pays et fer de lance de l'opposition à Evo Morales. Ce qui n'était au départ qu'une violente réaction de l'élite blanche et métis à un gouvernement qui entend donner au peuple bolivien la maîtrise de ses ressources naturelles, l'accès à une nouvelle démocratie et la reconnaissance des droits des Indiens formant la majorité du pays s'est transformé en un conflit fomenté par l'oligarchie et les gouverneurs des régions les plus riches. Cette stratégie de la confrontation-séparation fait écho au coup d'État contre Chavez en 2002 ou au lock-out pétrolier quelque mois plus tard. Elle est pilotée par les États-Unis par l'entremise de l'ambassadeur Goldberg. Le scénario est écrit pour renverser le gouvernement d'Evo Morales. À travers lui et la revendication des séparations régionales, la droite et l'oligarchie ne veulent rien céder de leurs richesses ni de leurs pouvoirs aux Indiens de l'Ouest andin.


Lors d'un meeting dans la capitale vénézuélienne, Hugo Chavez a exprimé sa solidarité avec son allié bolivien et a - ordonné à l'expulsion sous soixante-douze heures de « l'ambassadeur yankee à Caracas » et le rappel de l'ambassadeur vénézuélien à Washington. Il a en outre mis en garde la Maison-Blanche contre une éventuelle intervention militaire dans la région, soulignant dans un style sans précaution qu'il priverait alors le peuple américain de son pétrole : « Allez au diable yankees de merde ! (...) Allez vous faire voir 100 fois. Ici nous sommes les fils de Bolivar (...) Nous voulons être libres quoi qu'il se passe et quel qu'en soit le coût. » Il a également affirmé que la présence de deux bombardiers russes sur son territoire constituait un avertissement à Washington.


Loin d'avoir résolu le conflit, les résultats des référendums révocatoires du 10 août - confortant à la fois Evo Morales et les gouverneurs séparatistes - ont eu pour conséquence d'accentuer la polarisation politique. C'est dans ce contexte que le président brésilien Luiz - Inacio Lula a téléphoné à Evo Morales pour l'encourager au dialogue tandis qu'une délégation de représentants argentins, brésiliens et colombiens doit se rendre à La Paz pour jouer un rôle de médiation. C'est sur ce même registre que l'Union européenne a condamné les actes de violence, notamment ceux commis contre les projets de coopération et institutions relevant de pays de l'UE, et a appelé « toutes les parties » à favoriser la mise en place d'un « dialogue constructif ».


Bernard Duraud (Article paru le 13 septembre 2008)


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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 07:18

Une autre façon de voir le RSA...


DH

 


 

Mais non, nous ne félicitons pas Sarkozy pour le RSA, par Gérard Filoche



Le « RSA » c'est un système pour faire re-travailler des salariés temporairement privés d'emploi, donc des chômeurs, à prix très bas, à temps partiels et avec des éléments de rémunération donnés... à la place des employeurs : c'est l'état qui paie  des compléments de salaires tout comme c'était déjà le cas avec la fameuse « prime pour le revenu » (PPE).


Que nous chantent-ils ces néo-libéraux, eux qui en appellent en permanence au « moins d'état », refusent une prétendue « économie administrée » (sic), mais qui installent des primes quasi « soviétiques » pour compenser par les aides publiques ce que les employeurs privés ne veulent pas payer ? On marche sur la tête ! Pas de quoi féliciter un prétendu « Robin des bois qui prendrait aux riches pour donner aux pauvres » : on se moque de nous. C'est l'inverse. Sarkozy ne travaille que pour les 2 % les plus riches de la population et encore sur la façon de traiter ce RSA !


 Un salaire, c'est un salaire, pas un soin palliatif.


Un boulot, c'est un boulot, à temps plein, mensualisé, au Smic, et il y en a un immense besoin dans ce pays si on ne favorise pas inutilement les heures supplémentaires, c'est-à-dire si on ne fait pas travailler quelqu'un deux fois plus à la place de quelqu'un qu'on n'embauche pas.

 
Il faut rapprocher les durées réelles du travail de la durée légale à 35 h et il y aura du travail pour tous mieux que par le placebo du RSA/PPE. Mais cela ne peut pas se faire à profit constant !


Il faut que les entrepreneurs et actionnaires apprennent ce qu'est la fameuse valeur du travail et qu'ils la paient correctement. Les « usines à gaz » pour compenser les vrais-faux bas salaires sont des palliatifs.


Haussez le Smic à 10 euros de l'heure immédiatement ! Haussez les salaires de 200 euros immédiatement, cela ira dans le sens de l'indispensable relance pour repousser la récession et dans la voie de l'impérative redistribution des richesses.
 
Nous ne félicitons pas non plus Sarkozy pour piquer 1,5 milliard aux petits épargnants après avoir donné 15 milliards aux grands capitalistes.
Sa « taxe » à 1% (proportionnelle et non progressive) pour toutes les épargnes de type assurance vie frappera la petite épargne à égalité avec les 378 000 millionnaires en euros de ce pays dont il abaissé généreusement l'impôt l'an passé (bouclier fiscal). Les patrons eux s'augmentent de 58 % l'an passé...


Il y a une politique alternative de gauche : redistribuez d'abord les richesses !

Pour les besoins et droits sociaux, nous demandons une fiscalité républicaine, progressive et directe, avec des impôts sur les sociétés, les rentes et les fortunes, qui compense les inégalités sociales.


Pour la Sécurité sociale, les retraites et la protection sociale, nous demandons une hausse massive des salaires et des cotisations sociales appropriées.

 
Oui il faut taxer le capital, puisqu'apparemment c'est donc redevenu possible, mais pas comme cela en trompe l'œil. Pour de bon ! En annulant toutes les mesures prises initialement par Sarkozy en faveur des riches rentiers et actionnaires.
Et il faut hausser tous les salaires, car la France n'a jamais été aussi riche, les caisses privées aussi pleines (les caisses publiques siphonnées vers le prive) et les richesses aussi mal redistribuées.


 Gérard Filoche 28 août 2008 (D&S)



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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 06:20

Le « petit socialiste illustré »


Samedi, en promenant à Aix-en Provence, j'ai trouvé dans une librairie, le livre de Jean-Michel Normand, « le petit socialiste illustré ». Après avoir lu la 4ème de couverture, je l'ai acheté et lu ce week-end.


Il s'agit en fait d'un petit opuscule publié par un journaliste du monde, spécialiste du PS. Si vous voulez tout savoir sur la vie interne du PS, ses mœurs, ses rites, son vocabulaire, son folklore, etc. je vous conseille ce livre.


Connaissez - vous les surnoms que se donnent en interne les uns les autres ? Pour Méluche, c'est facile, mais savez-vous qui est Dark Vador, Bébert Roi du Monde ou la mère tape dure ?


Savez - vous d'où vient le bestiaire du PS, avec les éléphants, les lions, la gazelle, etc. ?


Savez vous comment on caractérise, les fabiusiens, les rocardiens, les hollandais, les Séguolâtres, les Strauss_Kahnien, les jospino-Deloïstes, etc. ?


Connaissez-vous les « poètes », les « low-cost », l'effet portillon, l'expression « être en responsabilité », le « tout se tient », « se compter », « l'union dans la clarté », « la nouvelle offre politique », « le logiciel » , le « non-cumul des mandats », etc. ?


Connaissez - vous le rituel du congrès et le « haka » des contributions ?


Que serait aussi le PS, sans la « culture de la vanne » ?


Bien que socialiste depuis maintenant quelques années, je pense qu'il faut savoir faire son autocritique et accepter la critique, et quelques moqueries. Au demeurant, l'auteur ne demande pas aux socialistes de remettre en cause ses traditions centenaires, qui font aussi l'âme de ce parti politique.


A l'aube du congrès de Reims, il est toujours intéressant aux non-initiés, « camarades », ou non du PS, de pouvoir décoder les pratiques et les rites de ce parti, afin de mieux comprendre ce qui se passe.


Pour connaître, un tout petit peu et très modestement, quelques arcanes de ce parti, Jean-Michel Normand ne livre pas tout et reste encore pudique sur certaines pratiques.


Ce livre n'est pas à la gloire des socialistes, mais n'est pas une critique non plus pour la critique. C'est un véritable appel pour 2012, pour que le PS se remette en cause pour gagner les élections de 2012. Tout un programme !


En annexe, je voue renvoie à quelques bonnes pages de ce livre diffusées sur le site de bakcich.info : Cliquez ICI



DH

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 07:32

PRS revient sur Barack OBAMA. Si sa victoire est souhaitée et souhaitable, il ne faut cependant pas sombrer dans l'angélisme.


C'est l'occasion aussi de revenir sur le traité transatlantique tel qu'évoqué dans la contribution de Trait d'UNION dans le cadre du congrès du PS.


A méditer...


DH


Obama : pas d'angélisme !


On entend souvent dire en réponse à notre refus d'un grand marché transtlantique que notre intransigeance vis-à-vis de l'Europe américaine serait compréhensible à la limite sous Bush mais n'aurait plus aucun sens si Obama était élu président en novembre prochain. Nous sommes parfois carrément accusés de paranoïa anti-américaine ! Hélas, autant les critiques qui nous sont adressées sont d'une naïveté et d'une superficialité atterrante, autant notre point de vue est fondé sur des arguments extrêmement solides.


Bien sûr la victoire d'Obama serait un mieux pour les Etats-Unis et pour le monde. Mais hélas elle ne changerait pas tout. Car il existe des logiques nationales qui s'imposent aux présidents américains quels qu'ils soient. Attention donc à l'angélisme. Dans le passé déjà, la victoire électorale du démocrate John Kennedy n'a pas mis fin à la guerre du Vietnam : le nouveau président a choisi au contraire d'envoyer de nouvelles troupes.


Qu'il soit démocrate ou républicain, tout président américain se doit d'agir pour préserver l'hégémonie américaine dans le monde. C'est parfaitement compréhensible et totalement incontournable. Si les Etats-Unis perdaient leur statut de puissance dominante, cela aurait de lourdes conséquences pour le peuple américain. Par exemple la perte du statut monétaire privilégié du dollar entraînerait une baisse très importante de niveau de vie ainsi que l'obligation d'augmenter très lourdement les impôts ou encore de réduire fortement les dépenses de l'Etat. Quel président s'y risquerait ? Sans compter que la perte du statut de puissance dominante est psychologiquement très douloureuse pour tout peuple, quel qu'il soit. Les intérêts dominants aux Etats-Unis attendent tout particulièrement d'Obama qu'il renforce du pays dans le monde. Le candidat démocrate est en effet le favori de Wall Street et a recueilli deux fois plus de dons auprès des milieux financiers américains que le républicain Mc Cain (8 millions de dollars contre 4 : cf la Tribune).


Or sur quoi repose aujourd'hui l'hégémonie américaine qu'Obama se devra de protéger voire de renforcer ? Elle repose désormais principalement sur la suprématie militaire du pays. La force industrielle des Etats-Unis ? Elle a été largement détruite par les délocalisations vers l'Asie. Ce sont des choix qu'il est très difficile d'inverser. Autant les délocalisations sont rapides et « faciles », autant la réindustrialisation face aux nouveaux concurrents asiatiques serait difficile et prendrait beaucoup de temps. La puissance financière des Etats-Unis ? Elle repose sur une fragilité fondamentale. Les Etats-Unis sont l'un des pays les plus endettés du Monde (sa dette a été multipliée par 10 ces 10 dernières années). Alors qu'en 1945, les Etats-Unis avaient les moyens d'aider l'Europe ou le Japon à se reconstruire, et donc d'obtenir en contrepartie leur alignement dans le « camp occidental», ce sont eux désormais qui dépendent des capitaux étrangers, notamment ceux des puissances pétrolières et de la Chine. Si demain la Chine arrêtait de financer le déficit budgétaire américain, la monnaie américaine s'effondrerait purement et simplement. Les Etats-Unis sont donc devenus financièrement dépendants des puissances émergentes qui seront bientôt en position de contester son hégémonie. Le contrôle des matières premières ? Les USA souffrent d'une forte dépendance au pétrole. Avant 1971, le pays était autosuffisant en hydrocarbures, en 2007, ils doivent importer 60% de leur consommation. Les technologies d'avenir ? L'avance américaine a dramatiquement fondu. Elle n'est décisive et durable que dans le domaine de l'industrie militaire (et peut-être dans celui des OGM, mais ceux-ci sont largement contestés). On voit que dans tous les domaines essentiels pour asseoir l'hégémonie d'un pays, la suprématie américaine est battue en brèche. Tous sauf un : la puissance militaire.


En matière militaire, la domination des Etats-Unis est non seulement incontestable, elle est même sans précédent dans l'histoire de l'Humanité. Alors que les Etats-Unis ne comptent quasiment aucune nation ennemie dans le monde, leurs dépenses militaires sont égales à celles de tous les autres pays du monde réunis. Si l'on ajoute les dépenses de leurs alliés, on atteint le total pharamineux de 83% des budgets militaires mondiaux. Le budget militaire américain s'élève à 730 milliards de dollars, en comparaison celui de la Russie atteint 70 milliards, celui de la Chine est entre 100 et 120 milliards.


Une masse considérable de militaires, fonctionnaires du Pentagone, intérêts industriels et financiers vivent de ce budget. Donnons quelques chiffres. 735 bases militaires officielles dans le monde (sans compter les bases secrètes), réparties sur 130 pays et 5 continents. 288 627 soldats stationnés hors du sol national, sans compter 221 700 militaires sur le terrain en Irak et Afghanistan. Chiffre auquel il faut ajouter au moins 100 000 mercenaires, surtout en Irak. Soient 600 000 hommes à l'étranger ! En comparaison, les troupes françaises à l'étranger représentent environ 15 000 hommes, celles de la Grande-Bretagne 40 000 hommes, celles de la Chine... 0 ! et celles de la Russie quasiment rien également (quelques effectifs marginaux en Géorgie et dans le Caucase). Et tout ceci sans compter le renseignement : 45 milliards de dollars, 100 000 hommes.


Qui peut croire un instant que Barack Obama, si tant est qu'il en ait la volonté, aurait les moyens de prendre de front ces intérêts considérables sur le plan humain et financier ? Et surtout pour quel projet ? Il n'existe à court terme aucune stratégie de puissance crédible pour les Etats-Unis en dehors de la valorisation de leur suprématie militaire. Bien sûr les Etats-Unis auront à l'avenir toute leur place dans un monde polycentrique. Mais cela veut dire qu'ils doivent renoncer à leur suprématie. Et il n'y a aucune raison qu'ils y renoncent d'eux-mêmes s'ils peuvent l'éviter. Il faudra donc que la communauté internationale -et tout particulièrement l'Europe- se donne les moyens -pacifiques- de leur imposer un nouvel ordre du monde dans lequel ils ne seront plus qu'une grande puissance parmi plusieurs autres.


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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 08:26

Le sujet est polémique et dans tous les cas complexes. Je veux parler de Marina Petrella. C'est un sujet sur lequel je n'avais pas une idée ou position arrêtée. Mais à l'heure, où Nicolas SARKOZY, propose aux membres des FARC, l'asile politique en France, la question de Marina Petrella prend un autre relief.

 

 

En effet, que vaut la parole de la  France, et l'engagement de son Président de la République, si des années plus tard,  par un autre Président, dans un pays démocratique comme le notre, cette parole, est reniée ?  

 

Les membres du FARC tentés de venir en France devraient y réfléchir à deux fois...

 

Quelle est enfin, la cohérence entre vouloir accueillir des membres des FARC et extrader dans le même temps Marina Petrella ? Les faits et agissements des uns et des autres ne valent guère mieux.

 

A méditer...

 

DH

 

(*) Pour en savoir plus : http://www.paroledonnee.info/index.htm

 


 

 

 

Communiqué de presse

 

Mardi 8 juillet 2008

 

Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella  

 

Marina Petrella, une histoire française

 

Les collectifs de solidarité avec Marina Petrella ont pris acte du fait que la campagne menée depuis 11 mois en sa faveur et la large prise de conscience de l'iniquité que représenterait son extradition ont amené ce matin monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, à s'exprimer publiquement sur cette question d'une façon bien plus nuancée qu'il ne l'avait fait jusqu'à présent.

 

Quant au contenu de cette intervention, nous répondons :

 

Monsieur le président,

 

Vous semblez considérer que la situation actuelle de Marina Petrella relève des relations franco-italiennes.

 

Pourtant :

 

- C'est bien la France qui s'est engagée envers Marina Petrella en dépit des décisions de justice italiennes :

 

- En l'accueillant en 1993 ;

- En la régularisant en 1998 ;

- En la laissant vivre ici pendant 15 ans.

 

- C'est bien la France qui a retourné sa veste en l'arrêtant brutalement le 21 août dernier sur la base d'une demande italienne vieille de 15 ans ;

- C'est bien la France qui est responsable de son état de santé dramatique dû à une détention de 11 mois, d'autant plus insupportable qu'elle intervient près de 30 ans après les faits.

 

Vous dîtes estimer, monsieur le Président, qu'il serait souhaitable que votre homologue italien décide d'une grâce en raison de l'état de santé de Marina Petrella et de l'ancienneté des faits. Nous vous demandons donc d'être conséquent et de prendre les responsabilités qui sont les vôtres en qualité de Président de la République française :

 

- Prenez les dispositions nécessaires à une levée d'écrou immédiate ;

 

- Appliquez la clause humanitaire inscrite par la France dans la convention de 1957 régissant les conditions d'extradition de Marina Petrella ;

 

- Abrogez le décret d'extradition.

 

Et puisque vous soulignez que le temps écoulé constitue un délai déraisonnable pour appliquer la peine que Marina Petrella encourt, pointant ainsi du doigt ce refus d'amnistie long de 30 ans qui constitue l'anomalie italienne, il vous revient, monsieur le Président, d'intervenir dans votre sphère de souveraineté en procédant à un moratoire sur toutes les extraditions.

 

La vie de Marina Petrella dépend de vous : libérez la !



 

 

 

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 08:28

Serge DASSAULT se fout vraiment du monde en jouant l'ultralibéral. Sa société DASSAULT n'existe que grâce à l'Etat français et à l'Armée de l'Air !

 

C'est facile de jouer les grands libéraux avec l'argent de l'Etat...

 

Les leçons de morale du copain de Sarkozy sont scandaleuses.

 

Au passage, c'est le même qui en tant que maire a mis sa ville au bord de la faillite, et qui s'en son père perpétue les campagnes électorales avec les billets de banque largement distribués...

 

 

 

DH


 

 

Serge Dassault invente l'hypra libéralisme (*)

 

Jul 10, 2008 16:24:00 GMT


Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s'est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires... Autant d'institutions qu'il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?


«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d'envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l'industriel et député UMP n'a pas le temps de rêver. Une mission importante l'attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».


 


Serge Dassault invité de la matinale d'iTélé


«Les 35 heures, c'est le cancer de la France», répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu'il voit également les grèves comme des métastases : «pourquoi on fait la grève ? interroge le patron. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce qu'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l'entreprise ?» Car Dassault est formel : «c'est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l'actionnaire.»


Le rêve de Dassault : pas de fonctionnaires, pas de grèves, pas de syndicats et pas de CDI


Sarkozy lui-même n'est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est «paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures...», le pôvre !

 
Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s'il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies «dès le premier jour.» Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : «Il faut que les entreprises soient libres d'embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n'en ont pas.» Les fonctionnaires ? Ce n'est pas 30000 qu'il faut virer selon lui mais «40000, 50000... [Le Président] n'a qu'à faire ce qu'il faut sans en parler.» D'ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : «à quoi ça sert d'avoir des activités nationales ?»

 
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c'est le modèle américain... Un modèle actuellement en pleine santé, n'est-ce pas ?


(*) http://www.netvibes.com/lecafedemarianne#CAFE_WIFI



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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 07:32

L'Europe dans la mondialisation, un débat entre spécialistes, à l'écart des citoyens.

 

 

 

Le site http://euromonde2015.eu dédié au rapport EuroMonde2015, une stratégie européenne pour la mondialisation, est accessible depuis le mois de juin dans la perspective e la présidence française du Conseil de l'Union Européenne.

 

On y apprend qu'une mission « l'Europe dans la mondialisation » a été confiée à l'avocat Laurent Cohen-Tanugi par les Ministres Christine Lagarde et Xavier Bertrand. Et qu'un rapport a été rendu public en avril, qui invite la France à soutenir « les orientations proposées par le Commission et entérinées par le Conseil européen pour le cycle 2008-2010 ». Peu de français en ont été informés (*).

 

Et c'est comme cela que l'on s'étonne que les français rejettent cette Europe là !

 

Le rapport, nous rappelle que nombre de décisions comme « au hasard », l'allongement de l'âge de la retraite de 5 ans en Europe, a été entériné en 2002, par le gouvernement français (CHIRAC/JOSPIN) dans le cadre de la « stratégie de Lisbonne ».. Ainsi en France, toutes les discussions et pseudos négociations sur le sujet ne sont que des « pantalonnades », puisque le gouvernement s'efforce de tenir cet engagement. C'est pourquoi, François FILLON, sans négociation, impose le passage à 41 ans de cotisations, après avoir imposé en 2003, le passage de 37,5 à 40 ans pour les fonctionnaires.

 

A la lecture du rapport, on voit bien la dérive libérale de l'Europe où l'économie prime sur les hommes et les femmes. L'ouverture au marché des services publics, une plus grande « flexibilité » du marché du travail, etc. sont les moyens trouvés pour faire face à la mondialisation ! Par ailleurs, tout n'est pas négatif dans le rapport, mais on s'aperçoit que les objectifs de Lisbonne en termes d'investissements pour la recherche et Développement, ne sont pas tenus. Or, la R&D c'est l'avenir d'un pays...

 

Même si le rapport est un peu aride, il est à parcourir, pour mieux comprendre, ce qui va nous « tomber » dessus dans les mois à venir...

 

DH

 

 

 

 

(*) Politis n°1009 du 3 juillet 2008

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 06:46

Déclaration de principe du Parti Socialiste



Jean - Luc Mélenchon a fait un très bon discours lors de la convention nationale du PS au sujet de la déclaration de principe. Il a été très applaudi par l'assistance...


Je ne suis pas sûr que tout le monde ait cette lecture de cette déclaration de principe...


A écouter et à méditer...



Par ailleurs, au-delà des discours, il faut aussi noter les pratiques internes du PS, Pour « l'ambiance »,  voici le récit de Jean-Luc Mélenchon...


DH


GRANDS PRINCIPES ET VOTES BIDONS AU PS



Vendredi qui rit. Irlande en tête. Samedi : grisailles et dépit. Car samedi, c'était la convention du PS sur la déclaration de principe. Plus que jamais il y  avait la réunion réelle d'un côté et le récit médiatique de la réunion de l'autre. Deux scènes, deux enjeux.


Certains dirigeants socialistes ne sont jamais allés plus loin que le couloir où campaient les médias. Ils n'ont pas mis un instant les pieds dans la salle. De leur côté certains journalistes ne sont pas entrés une seconde dans la salle. Pour la plupart nous naviguions de l'un à l'autre front. En ce qui nous concerne, je veux dire "nous" la gauche du parti et mes amis en particulier (au PS notre groupe s'appelle « trait d'union »), nous avons bien dominé le match dans la salle pendant une longue phase, avec discours applaudis et bonne mobilisation de vote.


Mais nous avons fini par perdre la partie lors du  comptage du vote final bidonné au-delà du raisonnable. Hollande le sournois, dans le style calembour et facéties qui font son charme, a encore battu un record de « foutage de gueule » en entendant les protestations de la salle. Comme ça protestait de tous côtés contre le scandale des 580 votes de délégués qu'il s'était arrogé dans une salle qui n'a jamais contenu plus de quatre cent personnes (délégués invités et journalistes compris) et les 17 voix attribuées à l'abstention alors que le quart de la salle avait levé la main à ce moment, il déclare goguenard: « quoi, qu'est ce qui se passe ? Des camarades ne sont pas contents ? Qu'on leur donne deux ou trois voix de plus ». Et comme tout le monde rit de la calembredaine, Hollande peut passer à la suite de son discours et aux sornettes creuses qu'il contient. Il aurait tort de se gêner. Il parle pour les copains copines qui servent le récit type dans la presse et qui se fichent comme d'une guigne de ce qui se dit réellement,  se fait, se compte. Aucun ne s'étonne de ce qu'aucun décompte de vote des fédérations socialistes départementales n'ait été publié, ni du sens du petit chiffre de participation affiché (40%) ni du fait qu'il ne correspond à rien des constatations faites partout. Car sur le terrain c'est à peine 25% qui ont participé à la mascarade qui consiste à voter un texte encore en cours d'amendement. Tout cela n'existe pas.


Palme d'or du récit standard composé depuis la planète mars au 13 heures de France 2, le prétendu service public : « le PS unanime adopte sa nouvelle déclaration de principe et renonce à toute référence marxiste ». La veille cette télé de connivence étalait la rage des oui-ouistes  fanatisés avec une  grosse manipulation sur le vote en Irlande en donnant la parole au seul Front national pour commenter le résultat. Cette manipulation n'a pas de prétexte. Car cette magnifique rédaction « éthique et indépendante », après m'avoir fait réserver un moment pour une réaction sur ce sujet s'était ensuite décommandée : « nous avons déjà trop de réactions enregistrées ». Comme je n'avais rien demandé et que j'avais déjà eu pas mal de moyens de m'exprimer ça ne m'avait pas décoiffé. Mais quand j'ai vu le résultat je me suis dit que la défense de la liberté d'une telle engeance et de leur soit disant service public de l'information était une belle foutaise.


L'autre rigolade c'est de voir Ségolène Royal sortir dans un nuage de caméras et déclarer qu'elle a « gagné idéologiquement sur tous les points » : les enregistreurs automatiques médiatiques prennent aussitôt  l'air inspiré que l'on connaît. Problème : maman n'a pas mis les pieds une seule fois à la commission de rédaction et aucun de ses amis qui y a fait de brefs passages n'y a dit un mot sur quoi que ce soit. Quand au texte final qui établit sa « victoire idéologique totale » il nous permet d'apprendre qu'elle approuve la transformation sociale "radicale" et le "système" de "l'économie mixte", grande revenante de feu le programme commun, que contient la déclaration de principe. Mais lequel de ces répondeurs automatiques a lu le texte et l'a comparé au précédent ? Hélas, ils ne sauront rien du décryptage que j'ai fait du texte. Ni de sa portée notamment lorsqu'il renonce à la reconnaissance des « lois du marché » contenue dans le précédent texte. Ni de ses manques insupportables sur l'Europe et l'union de la gauche. En effet la madame est sortie au moment où je prenais la parole entrainant avec elle toutes les lumières que la litanie des congratulations de tribune commençait à saouler. Mais ce pauvre Gaêtan Gorce, lui, a bien compris. Du coup, il vote contre le texte de la déclaration de principe puisque "Mélenchon peut s'y retrouver". Et Hollande le rusé de se donner le luxe de dire que ceux qui n'approuvent pas la déclaration de principe peuvent aller ailleurs l'essentiel étant que le parti reste capable de rassembler tous ceux qui le veulent au moment des élections. Rires gras dans la salle. Gorce est prévenu!


Voila comment on peut dire que Hollande et ses compères ont gagné une superbe bataille médiatique en faisant avaler à la même bande de gogos pour la quatrième fois depuis 1995 la rénovation, la modernisation, le Bad Godesberg du Parti socialiste. Cerise sur le gâteau : s'exprime à la tribune une représentante du SPD le parti qui gouverne avec la droite et qui vient traiter le Linke de « parti populiste ». La prochaine fois, tant qu'à inviter un socialiste qui gouverne avec la droite,  il faudrait faire venir Jean-Marie Bockel, car lui au moins n'insultait pas ses camarades. Mais qui se souvient qu'au congrès du Mans c'est Romano Prodi que l'on acclamait la bouche ouverte ?  Ma semaine est finie. Je suis épuisé par trois réunions publiques et par ce sketch, sans parler du reste. Je vais m'acheter des fleurs fraîches car ça me détend de le faire et que j'adore mettre un beau bouquet sur ma cheminée. Je vais oublier tout ça jusqu'à lundi.

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