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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 03:56


L’embellie ne va pas durer longtemps, si HOLLANDE poursuit sa politique d’austérité… Comme déjà évoqué, si la gauche se « râte », le coup d’après sera terrible…

 

DH

 


Non à l’austérité qu’elle vienne de droite comme de “gauche” !

 

Vendredi 29 Juin 2012      /   Eric Coquerel



Le gouvernement Ayrault vient de révéler les décisions, niées la semaine dernière par François Hollande. 

 

our compenser les futures embauches dans l’éducation, la police et la justice, le gouvernement serre la vis de tous les autres ministères.

 

Ce sont 2 fonctionnaires partant à la retraite sur 3 qui ne seront plus remplacés et des budgets de fonctionnement considérablement rognés. Ce qu’il reste de l’état social en prend ainsi un coup. Cette comptabilité mortifère ne prend aucunement en compte les besoins des citoyens.

 

A quelle logique répond cette politique ? Au respect de la règle d’or des 3% de déficit imposée par le Traité de Lisbonne.

 

Le gouvernement socialiste préfère ainsi rassurer des marchés à l’appétit insatiable que défendre l’intérêt général.

 

Cette politique nous mènera à la récession généralisée aussi sûrement qu’elle a conduit à la défaite les gouvernements socialistes de Papandréou ou Zapatero.

Nous ne serons jamais solidaires d’une telle logique. Elle renforce la nécessité d’un Front de Gauche clairement autonome de la majorité gouvernementale.

 

D’où qu’elle vienne le Parti de Gauche s’opposera dans les mois à venir à l’austérité.

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 04:59


 

On s'en préoccupe quand de la planète, après le business ?


DH

 


De Rio plus 20 à Rio moins 20

 

Mardi 26 Juin 2012 / Mathieu AGISTINI

 
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À Rio de Janeiro se déroulait sous l’égide de l’ONU, du 20 au 22 juin derniers, et vingt ans après une première conférence, le nouveau Sommet international pour la Terre, dit de Rio+20. La Conférence de 1992 avait permis d’adopter un texte qui fut le point de départ de nombreux programmes internationaux et conventions. 110 chefs d’États et 178 pays y étaient représentés. En sont directement issus les programmes d’action « d’Agenda 21 », la déclaration sur l’environnement et le développement, celle sur les principes concernant les forêts, la convention cadre sur les changements climatiques qui aboutira au protocole de Kyoto, celle sur la diversité biologique, et enfin sur la lutte contre la désertification.

 

Quand les multinationales prennent les rênes

 

L’enjeu était de taille vingt ans après. La maison brûle et les responsables politiques avaient la responsabilité historique de mettre en place les outils et les mesures nécessaires pour lutter contre la catastrophe écologique. Deux questions étaient notamment à l’ordre du jour : la place de l’économie verte et la question du cadre institutionnel international pour le développement durable.


Le texte final justifie les attaques des mouvements sociaux contre lui. Car c’est un coup de théâtre auquel nous avons assisté pendant la Conférence internationale. Les travaux préparatoires avaient pris fin avec de nombreux désaccords, marquant des reculs très importants par rapport aux engagements internationaux déjà existants. À ce moment là, seul le Brésil, en tant qu’organisateur, avait les clefs en main pour proposer un nouveau texte de synthèse. Tout le monde attendait ce document pour le discuter avant l’arrivée des chefs d’États. Mais celui-ci, plutôt que d’être présenté aux pays de l’ONU l’a été … au G20 qui se réunissait en même temps au Mexique !

 

 

Cela a marqué un tournant dans les négociations. La totalité des revendications des lobbys industriels, pétroliers et financiers a alors été intégrée au texte et notamment celles du BASD (Business action for sustainable development) et du Pacte Mondial des entreprises.

 

Le cas de l’eau est emblématique : les États-Unis, le Canada, la Turquie, le Brésil et la Chine, ont tout fait pour que ne soit pas mentionné le droit universel de l’accès à l’eau. Le chapitre sur la sécurité alimentaire est lui aussi extrêmement inquiétant : la résolution de la crise alimentaire passera selon le texte par l’accès aux marchés et aux produits financiers. Le développement d’une agriculture paysanne et vivrière est à peine mentionné. C’est le secteur privé et la dérégulation qui joueront le rôle central afin «  d’atteindre le développement durable » et les partenariats public-privé en seront un « important outil ». Plus globalement, c’est la prédominance donnée aux mécanismes de marché pour réguler l’environnement et allouer les ressources vers le développement durable qui est encore étendue. Ainsi les « nouvelles sources de financement » sont régulièrement évoquées comme dans le chapitre portant sur le changement climatique. On comprend facilement ce qu’il y a derrière : le marché carbone et les nouveaux actifs financiers et produits dérivés. C’est la financiarisation et la privatisation de l’environnement qui est mise en place.   

L’économie verte sera capitaliste et productiviste

 

Une très grande partie de la discussion a donc tourné autour de la question de l’économie verte. Pour les mouvements sociaux, tout l’enjeu était d’atteindre une définition qui soit au service des peuples, de l’intérêt général et de la soutenabilité écologique. Si le rôle des ONG est reconnu, nous sommes, pour le reste, très loin du compte.  Outre la financiarisation, les pays du Nord ont refusé les principes fondateurs de la déclaration de 1992 : principe de pollueurs-payeurs, responsabilité commune mais différenciée entre pays développés et pays en développement, principe de précaution. L’exploitation des ressources naturelles est consacrée comme un des moteurs de la croissance, de la prospérité économique de la planète et consacre le mode de production capitaliste.

 

Aucune mention ou prise en compte réelle n’est faite des conséquences des pénuries ou de l’extractivisme sur la santé des populations. Enfin, une place centrale est donnée à l’OMC et à la dérégulation des marchés, pendant que toutes les mesures de restrictions du libéralisme sont condamnées. À l’inverse, plus aucune référence à la justice sociale et environnementale n’est faite dans le texte et aucun engagement n’est pris sur les taxes sur les transactions financières ou sur l’énergie pour financer la transition vers des sociétés justes socialement et soutenables écologiquement.

 

Hollande aura beau regretter qu’il n’y ait pas eu tel ou tel élément, le fait qu’il salue une avancée montre à quel point il a fait siennes les exigences des entreprises. Le texte est limpide : l’économie verte est l’un des outils permettant le développement durable « au même titre que d’autres approches et visions » de nos modes de consommation et de production.


Au final, sans engagements prescriptifs, encore moins contraignants, sans dates réelles de mises en œuvre ou de moyens, rien dans ce texte n’est en mesure de donner satisfaction aux peuples qui avaient bataillé pour un changement radical de l’économie mondiale. L’idée de l’Organisation Mondiale de l’Environnement est repoussée et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement aura tout au plus des compétences élargies. Plus inquiétant encore est la place que prennent les entreprises et les lobbys financiers au sein de l’ONU. Beaucoup disent que les processus multilatéraux ont été enterrés avec ce Sommet pour la Terre qui a vu les accords particuliers d’État à État prendre le dessus. La Chine est allée jusqu’à profiter de sa présence au Brésil pour signer avec lui un accord stratégique de coopération sur l’exploitation énergétique et forestière.

 

La capitulation en règle des responsables politiques à laquelle nous avons assisté à Rio rend plus que jamais nécessaire une révolution citoyenne qui permette notamment de renverser les alliances actuelles pour donner toute sa place aux mouvements sociaux et écologiques. Le Parti de Gauche ne se reconnaît pas dans cet accord qui considère la Nature comme un capital à gérer et soutient, aux côtés des mouvements sociaux, les droits universels d’accès à l’eau, à la souveraineté alimentaire, la reconnaissance des droits sociaux pour tous, la nécessité de changer notre mode de production et une économie au service de l’Humain d’abord, et non assujettie aux logiques de profit.


Mathieu Agostini

 

 

Un Sommet des peuples pour la justice sociale et écologique

Du 15 au 23 juin se déroulait, en écho au Sommet de la Terre, le Sommet des peuples qui réunissait à Rio les mouvements sociaux et écologiques de la planète. C’est notre camarade Christophe Ventura, Secrétaire National à l’international qui nous y représentait pour débattre avec les différentes organisations présentes ou encore rencontrer des dirigeants de l’Alba.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 03:21


 

Analyse des premières mesures du gouvernement de François HOLLANDE. Rien n’est simple, mais à ne pas vouloir « changer le système », on le subit…

 

DH

 


 

Derrière le SMIC... par le Parti de Gauche

 

Mardi 26 Juin 2012

 

 

Une hausse de salaires de 12 %. C’est en moyenne celle dont ont bénéficié cette année les grands banquiers américains et européens. Comment ne pas voir que l’évolution des salaires est l’expression d’un rapport de forces ! Aucune loi économique implacable n’impose donc au gouvernement Ayrault de mégoter sur la hausse du SMIC. Elle ne dépassera pas 5 % disait-il avant les élections législatives. Sitôt le scrutin passé, on apprend que le SMIC pourrait n’augmenter que de la moitié de ce chiffre. Cela ferait moins de 30 euros par mois pour un smicard (le plus souvent une smicarde) à temps plein. De toute façon c’est aux partenaires sociaux d’en discuter, ce qui sera fait lors du sommet social de juin avait aussi expliqué le candidat François Hollande en réponse à la proposition du Front de Gauche de porter le SMIC à 1 700 euros bruts. Finalement l’annonce sera faite sans concertation. C’est logique puisque le montant du SMIC est une prérogative gouvernementale comme nous l’avons maintes fois expliqué. Cela l’est aussi car les syndicats de salariés n’auraient jamais accepté de cosigner une progression aussi minime. Souvenons-nous qu’une fois élu même le RPR Jacques Chirac avait augmenté le SMIC de 4 % !

 

Si le salaire exprime un rapport de forces cela signifie donc que la victoire du PS aux législatives n’a pas suffi pour renverser celui-ci en faveur des salariés. Pour qu’il en soit autrement, il faudrait que le nouveau gouvernement se donne les moyens d’affronter efficacement la finance. La rigueur salariale fait en effet partie des critères économiques imposés par le capital financier, notamment à travers la coordination des politiques économiques européennes, quand bien même l’objectif de celles-ci n’était au départ que la réduction des dépenses publiques.

 

Il faudrait donc que le pouvoir politique reprenne le pas sur la finance. C’est possible en établissant un contrôle démocratique de la banque centrale. Ce serait l’arme fatale. Car toutes les banques privées dépendent de la banque centrale et aucun spéculateur ne peut lui résister dans la mesure où elle dispose de liquidités par nature illimitées puisqu’elle peut émettre souverainement de la monnaie. Pour y parvenir et nous libérer ainsi du joug de la finance, il faudrait assumer sans mollir une confrontation avec Merkel mais aussi, avec les sociaux-démocrates allemands qui soutiennent l’indépendance de la BCE, cette disposition imbécile des traités européens. De tout cela François Hollande n’a pas voulu. Il avait prévenu le pays donc il n’y a pas de surprise. Il risque en revanche d’y en avoir en grand nombre lorsque la majorité de nos concitoyens constateront les conséquences concrètes de ce choix initial.

 

Parmi celles-ci se trouvent les politiques d’austérité qui se préparent pour la rentrée. Un séminaire gouvernemental s’est tenu ce lundi. Vu les délais de sa préparation on se doute que les mesures d’économie qu’il a discutées était dans les tuyaux avant même que les nouveaux ministres ne prennent possession des lieux. Dès lors il ne faudra pas s’étonner de retrouver dans les mesures bientôt mises en œuvre des éléments de continuité avec la politique du précédent gouvernement. Le détail devra être scruté. Quelle traduction concrète par exemple à cette phrase du communiqué final : « Les dépenses sociales seront maîtrisées ». Dès la semaine dernière j’écrivais que le moteur de la nouvelle période serait la contradiction entre l’attente de changement exprimée dans les urnes et la politique qui découle de ce cadre institutionnel inchangé. Nous voilà sans tarder dans le dur.

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 03:37


Les ministres EELV vont commencer à avaler leurs premières couleuvres. C’est vrai qu’un ministre cela ferme sa g… ou ça démissionne…

 

Au-delà, le remplacement « opportun » de la Ministre de l’écologie qui suspendait le permis de Shell en Guyane, est un très mauvais signe donné à la question environnementale. Il faut rappeler qu’elle ne s’y opposait pas, mais voulait revoir le code minier et les conditions de forage…

 

Au fait, comme quoi le Parti de Gauche a une dimension écologique et environnementale, Nicolas HULOT a annoncé qu’il avait voté Jean-Luc MELENCHON au premier tour de la Présidentielle. Il avait plus confiance en lui qu’envers « ses amis » d’EELV ? Il n’était pas effrayé par la planification écologique, telle qu’elle a été développée pendant la campagne…

 

A suivre !

 

DH

 

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Relance des forages en Guyane : écolo à Rio, permis à Paris ?!

 

Jeudi 21 Juin 2012 /   Corinne Morel-Darleux



En plein Sommet sur le climat à Rio, on apprend avec stupeur par dépêche AFP que les forages exploratoires de la compagnie pétrolière Shell vont reprendre en Guyane. Cette annonce est tombée hier soir, au moment même où le Président Hollande était à Rio. 

 

Le préfet de Guyane aurait reçu (de qui ?) l’autorisation et donc signé les arrêtés préfectoraux permettant la relance de cette campagne d’exploration par 6000 mètres de fond dans les eaux guyanaises. Et ce, alors que mercredi dernier, la ministre de l’Écologie Nicole Bricq avait parlé d’une suspension du permis de Shell. Alors que le gouvernement il y a 8 jours énonçait lui-même que les risques d’impact écologique n’avaient pas été étudiés correctement, ces conséquences catastrophiques de la pollution sur les activités économiques existantes, pêche et tourisme, qui font vivre la Guyane !


Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, co-présidents du Parti de Gauche, avaient d’ailleurs interpellé le président de la République, François Hollande, sur ce dossier lorsqu’ils ont été reçus à l’Elysée le 5 juin.Il ne peut y avoir un discours écolo à Rio, extractiviste à Paris. Ou bien est ce là la fameuse "économie verte" qu’essayent de nous vendre ces grands de ce monde ? 


Nous attendons un démenti ferme de la part du gouvernement. A défaut, nous aurons la confirmation qu’une fois de plus les intérêts économiques priment sur l’Humain et la préservation de ses conditions de vie sur Terre. 


Le Parti de Gauche défend la constitution d’un Pôle public de l’énergie pour une véritable transition énergétique, à rebours de la fuite en avant climatique que constitue l’extraction d’énergies fossiles toujours plus profond, toujours plus dangereuse, pour toujours plus de profits.


Le Parti de Gauche s’inquiète de ce qui serait, si le permis est avéré, un deuxième renoncement pour ce qui est de l’environnement après la remise en cause des engagements sur les non expulsions à Notre Dame des Landes. L’écologie serait-elle à ranger au rang des accessoires de campagne électorale vites oubliés une fois les élections terminées ?

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 04:11

 

Et voilà une pétition à signer, devant l'aberration de l'interdiction du champ des partisans à la cérémonie du 18 juin à Bollène !

 

C'est évidemment du n'importe quoi, mais pas si anodin que cela...

 

DH

 

A écouter (toujours et encore):

Le Chant des partisans

 

 

"Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur Bollène"



A la cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin 1940, des élus d’extrême droite de la Mairie de Bollène ont interdit au public d’entonner le Chant des Partisans.

Les élus présents, dont André-Yves Beck, ancien membre du Front National puis proche de Mégret, aujourd’hui bras droit délégué aux finances et à la communication de Madame Bompard Maire de Bollène, ont demandé à la police municipale d’intervenir.
Ce Chant, réactualisé sous l’occupation par Maurice Druon et Joseph Kessel, est devenu le symbole des maquisards, en particulier des FTP, Francs tireurs partisans, et des FFI, Forces françaises de l’intérieur.

Il appartient à toutes celles et ceux qui résistent. Tout comme l’espace public. Nous ne laisserons pas l’extrême droite l’interdire.

Ohé partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !

 

 Pour signer cliquez ICI.

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 01:33

 

Et voilà le bilan et l'analyse du second pour de la législative par le Parti de Gauche...


DH

 

 



Anomalie démocratique

Mercredi 20 Juin 2012 /  Matthias Tavel

 

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L’abstention a battu un nouveau record pour le second tour des législatives. 44,6% des électeurs inscrits ne sont pas allés voter. L’ensemble des partis désormais présents à l’Assemblée représentent à eux tous moins de 55% des inscrits au premier tour. La situation est pire encore si l’on regarde la distorsion que produit le double effet du scrutin majoritaire et de la présidentialisation du régime. Ainsi, après avoir obtenu au premier tour de la présidentielle 55% des suffrages, le PS et l’UMP et leurs satellites ont totalisé au premier tour des législatives 68% des voix soit 38% des inscrits. Ils obtiennent 94% des sièges (541 sur 577).

 

Avec 1,8 millions de voix au premier tour (6,91% des exprimés), le FG obtient seulement 10 élus (1,7% des sièges). Un député du FG représente 179 000 électeurs du premier tour. A l’inverse, un député PS ne représente que 28 000 électeurs du premier tour. En résumé, il faut six fois plus de voix au Front de Gauche qu’au PS pour obtenir un député ! Enfin, alors que le Front de Gauche, le Front National et le Modem ont rassemblé près de 14 millions de voix et 40% des suffrages à la présidentielle, ils obtiennent au total 14 députés soit 2,4% des sièges.

 

La déroute de l’UMP

 

Pour autant, la déroute de la majorité sarkozyste sortante n’en est pas moins réelle. Après de lourdes pertes en voix au premier tour, l’UMP et ses alliés subissent un nouveau revers. Le total droite chute de 116 sièges, passant de 343 sièges à 227 sièges dont seulement 194 pour la seule UMP. Le désaveu est tranchant pour des figures de l’UMP : Michèle Alliot-Marie, ancienne présidente du RPR, Hervé Novelli, n°2 de l’UMP ou encore Frédéric Lefebvre sont battus. Dans l’ancienne circonscription de François Fillon dans la Sarthe, l’UMP obtient 40% au second tour. On comprend qu’il ait fui vers Paris, dans une circonscription gagnée d’avance. La même sagesse a guidé Alain Juppé : dans la 2ème circonscription de Gironde où il devait être candidat avant de renoncer, l’UMP ne recueille que 41% au second tour!

 

Extrême droitisation de l’UMP

 

La défaite de la droite est surtout l’échec de la stratégie d’extrême-droitisation de l’UMP. Ses principaux artisans sont battus comme Claude Guéant et Guillaume Peltier, un des théoriciens du rapprochement idéologique avec le FN. Nadine Morano avec ses appels aux électeurs du FN connait la même sanction. Enfin, la "Droite Populaire" perd la moitié de ses membres : seuls 20 de ses 41 députés sont réélus. Quant à Thierry Mariani, chef de file du mouvement, il ne doit sa réélection qu’à un parachutage dans une circonscription des Français de l’Etranger.

 

Loin d’affaiblir le FN au profit de l’UMP, la stratégie d’extrême-droitisation de l’UMP produit exactement l’inverse. Elle renforce l’extrême-droite. C’est le maire d’extrême-droite d’Orange Jacques Bompard qui récupère la circonscription de Thierry Mariani dans le Vaucluse. C’est dans ce même département que le FN gagne un de ses deux sièges avec Marion Maréchal-Le Pen. Et, dans le Gard voisin, si un député UMP-Droite Populaire est battu, c’est dans la circonscription d’à côté que Gilbert Collard est élu à la faveur d’une triangulaire et d’un effondrement de l’UMP au profit du FN entre les deux tours. A noter qu’aucun candidat FN n’obtient plus de 50% des suffrages dans le pays, les deux élus l’étant dans des triangulaires avec 42% des voix et que les trois députés d’extrême-droite sont élus dans des terres anciennes d’implantation du FN. Bien qu’en hausse entre les deux tours, les autres dirigeants du FN n’ont pas réussi à s’imposer comme Florian Philippot et Marine Le Pen battus en Moselle et dans le Pas-de-Calais.

 

Le FN perd dans 57 circonscriptions sur les 59 où il était présent au second tour. Pire, il est battu dans les 31 duels qui l’opposaient soit à la gauche (22 dont 20 PS-FN) soit à l’UMP (9). Et dans un cas sur deux, les "consignes" de Marine Le Pen appelant à faire battre 8 candidats n’ont pas fait la décision.

 

Le PS hégémonique

 

Avec 51% des voix au second tour, la gauche remporte 343 sièges. Elle gagne au total 118 sièges. Le PS se trouve dans une configuration inédite depuis 1981. Avec 280 députés, il tutoie la majorité absolue à lui seul à l’Assemblée (289 voix) d’autant qu’il pourra compter sur les 19 députés divers gauche, pour l’essentiel des dissidents socialistes. A cela, le PS peut encore ajouter les 15 sièges des députés PRG et MRC qu’il a fait élire. Au total, les soutiens de François Hollande au premier tour de la présidentielle trustent 314 sièges soit 54% de l’Assemblée.

 

Le PRG et Europe Ecologie Les Verts auront plus de sièges que le FG. Pour autant, avec 17 députés dont seulement 16 siègeront, le groupe EELV ne pèsera pas comme il l’espérait à l’Assemblée, le PS pouvant se passer de ses voix. Surtout, l’accord électoral signé entre le PS et EELV prévoyait entre 25 et 30 députés EELV en cas de victoire de la gauche. A l’arrivée, EELV obtient moitié moins de députés que prévu.

 

Le FG rassemble au 2e tour

 

Avec 10 députés, le Front de Gauche réalise quasiment un sans-faute au second tour. Seul un candidat FG échoue face à Jean-Louis Borloo dans le Nord. Dans les autres circonscriptions, les candidats FG rassemblent très largement. C’est bien sûr le cas de Marc Dolez, Marie-George Buffet et trois autres candidats qui restaient seuls en lice et sont élus avec 100% des voix. C’est aussi vrai pour Gaby Charroux et Alain Bocquet qui obtiennent plus de 60% dans des duels avec le FN. Jacqueline Fraysse, André Chassaigne et Patrice Carvalho l’emportent sur l’UMP dans les deux premier cas, dans une triangulaire contre le sortant UMP et un FN dans le troisième. Enfin, les scores solides du FG au premier tour permettent la défaite de la droite et du FN dans des scrutins serrés comme à Hénin-Beaumont, Marseille-3 ou dans les 15 autres circonscriptions où le candidat de gauche est élu avec moins de 51%.

 

Et maintenant ?

Le système de la Vème République atteint son paroxysme avec une majorité écrasante pour un président qui a réuni moins de 30% des voix au premier tour de la présidentielle. Avec le contrôle de l’Assemblée, du Sénat, de 23 régions sur 24, de 61 départements sur 100 et de la majorité des villes du pays, le PS a désormais tous les leviers du régime en main. Comme l’écrit même Le Nouvel Observateur : s’il échoue, il n’aura "aucune excuse".

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 05:33

 

Sincérement, il y a bien plus grave que le Twitt de la compagne de Hollande !!! Elle dit ce qu'elle pense, c'est son problème et ce n'est pas une affaire d'Etat !

 

D'un côté on nous explique que la compagne (ou l'épouse ou époux) du Président n'a aucun rôle dans notre constituion, et d'un autre côté toute intervention de la même compagne est un fait politique de première ampleur ? Il faudrait savoir ce que l'on veut...

 

Plus intéressant, c'est la note postée sur le blog de Jean-Luc MELNCHON et dont je vous conseille la lecture : "C'est ma fête"


 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/06/13/cest-ma-fete/#more-12816

 

DH

 

 


 


 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 02:56

 

Pour avoir précisément tous les résultats des législatives, circonscription par circonscription, n’hésitez pas à consulter « la référence », c’est-à-dire le site du Ministère de l’Intérieur :

 

http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats

 

Par ailleurs, on a dit et écrit beaucoup de choses sur la défaite de Jean-Luc MELENCHON, en oubliant de préciser qu’il pouvait se maintenir au second tour, et que pour faire barrage au FN, il a fait le choix de se désister au profit du candidat de Gauche arrivé en première position. C'est la position qu'il avait toujours défendu !

 

La précision me semblait importante.

 

http://elections.interieur.gouv.fr/LG2012/062/06211.html

 

Le communiqué de Jean-Luc Mélenchon : cliquez ICI


DH

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 04:10

 

Le 10 juin on vote Front de Gauche et dans la 12ème,des BdR, Jean-Claude LABRANCHE !

 

DH

 


 

Derniers jours

Mardi 5 Juin 2012
 


Une poignée de jours nous sépare désormais du premier tour. Le vote confirmera que l’alternance à gauche est engagée. La défaite de Sarkozy a déjà commencé à fissurer profondément l’édifice UMP pris dans une guerre au sommet dont on ne voit pas comment elle pourrait se résoudre pacifiquement. La ligne dure continue à dominer le parti ex-présidentiel, engagé dans une entreprise extraordinairement périlleuse de concurrence avec l’extrême-droite qui l’amène parfois à la remplacer, souvent à la légitimer. Cette orientation d’extrême-droitisation a été défaite à la présidentielle, elle le sera aux législatives. Une campagne de quelques courtes semaines entrecoupées de ponts ne peut inverser le rapport de forces dans le pays. De plus, le vote de dimanche aura lieu avant que tout bilan de l’action gouvernementale puisse être fait. Aucun événement n’est survenu qui pourrait faire changer d’avis un nombre significatif d’électeurs après la victoire de la gauche à la présidentielle. Mais cette nouvelle configuration à droite change la suite. L’opposition au gouvernement socialiste élue dans ces législatives sera fermement installée sur les terres idéologiques du Front national. Et l’espace de conquête de ce dernier sera élargi d’autant.

 

Face au danger renforcé, il faut une alternative renforcée à gauche. Il le faut car la crise va connaître de nouveaux rebonds et approfondissements. La Grèce ne remboursera pas. Lorsque nous l’avons dit, dès le premier jour, on nous a regardés de haut comme des incroyants incapables d’admettre la redoutable efficacité des remèdes du bon docteur Strauss-Kahn à la tête du FMI. Nous avions hélas raison et même les banques ont du l’admettre en s’asseyant sur une partie de leurs créances. Elles n’ont pas fini de le faire et certaines sont prises jusqu’aux essieux dans le défaut grec. Et que diront-ils quand nous en serons à l’Espagne ? Jusqu’à maintenant la seule réponse des dirigeants de l’Union est la fuite en avant dans l’Europe austéritaire. Ils continueront tant qu’un peuple ne les aura pas arrêtés. Car cette ligne est un triomphe politique pour eux. D’anciens banquiers ultralibéraux trustent les fonctions européennes, voient leurs prérogatives gonfler avec la crise et se retrouvent même parfois propulsés à la tête de gouvernements ! Mais pour nos sociétés, le désastre est au bout de la route. Ou alors le changement d’itinéraire. Or pour cela il faut un outil politique capable d’organiser la bifurcation qui sera l’issue positive à l’impasse.


Le fleuve finit toujours par creuser son cours. Qui eut dit en Grèce qu’une des composantes d’une autre gauche mortellement divisée, petit parti originellement si éloigné de toute ambition gouvernementale, deviendrait le recours à gauche et dépasserait les socialistes inoxydables du PASOK ? Mais que de souffrances inutiles pendant cette longue marche vers l’alternative ! En France nous pouvons aller bien plus vite grâce à l’existence du Front de Gauche. 4 millions de voix rassemblées sur une orientation combattive et claire. Une union qui continue de grandir et devient un rassemblement populaire. Dimanche prochain elle peut conforter son poids. Elle peut aussi être en position d’arracher des élus qui seront autant d’outils de résistance, appréhendables par le grand nombre, donnant confiance dans la possibilité de se rassembler majoritairement contre la finance. Si nous y arrivons, tout change !

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 02:02

 


 

 

Après avoir retiré l'investiture de Sylvie Andrieux à Marseille, le PS doit prendre toutes ses responsabilités...


DH

 

 


 

 

Le PS doit soutenir Marie Batoux


Lundi 4 Juin 2012
 


Le Parti Socialiste a retiré son investiture à Sylvie Andrieux dans la 3ème circonscription des Bouches-du-Rhône en raison de son renvoi en justice. Il s’agit d’une bonne décision. Mais le PS doit aller plus loin.


En effet seule désormais Marie Batoux, candidate du Front de Gauche, est dans la capacité de battre la droite et le FN qui veulent profiter de cette affaire. Nous demandons donc à la direction nationale du PS de donner une claire consigne de vote en appelant au rassemblement derrière cette candidature. Ce serait un geste républicain fort mais aussi une nécessité si le PS veut aller jusqu’au bout de sa logique, Sylvie Andrieux utilisant toujours le logo socialiste dans son matériel de campagne. Nous appelons donc le BN du PS réuni mardi à soutenir la candidature de Marie Batoux.


 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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