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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 03:22


 

Pour ceux qui doutent encore que la Droite et la Gauche, c’est la même chose, voici un petit exemple d’actualité.

 

L'UMP va en effet attaquer au Conseil Constitutionnel plusieurs mesures du budget rectificatif 2012 sur le plan de la constitutionnalité. C’est bien évidemment son droit, sauf que l’UMP vise plus particulièrement la contribution exceptionnelle sur la fortune, la "surtaxe ISF"…

 

Non la droite et la Gauche, ce n’est pas la même chose, et ce n’est pas la même conception de la société ! La droite par son invention, une fois de plus montre de quel côté elle se range et qui elle défend…

 

Mon petit coup de gueule du jour est par au discours «  ce sont tous les mêmes », « pourquoi ils ne se mettent pas d’accord entre-eux pour régler la crise », etc.

 

 

DH

 

Pour en savoir plus : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-ump-va-contester-la-surtaxe-isf-devant-le-conseil-constitutionnel_317777.html#xtor=RSS-115

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 03:26

 

On n'en parle pas beaucoup dans les médias, et pourtant ! Ceci dit c'est peut - être aussi pour cela que l'on n'en parle pas ?

 

DH


Le peuple se soulève en masse contre l’austérité

Vendredi 20 Juillet 2012
  Juliette Estivill


Espagne_manif_2012_4

 

Ce jeudi 19 juillet plus de 2 millions d’espagnols sont descendus dans les rues pour dire non aux contre-réformes et au nouveau plan d’austérité de 65 milliards d’euros du gouvernement de Mariano Rajoy.

 

Retour sur deux ans d’un saccage

 

Depuis deux ans, le peuple espagnol ne connaît que plans d’austérité et réformes structurelles seule réponse des gouvernments de gauche comme de droite à la crise qui touche de plein fouet l’Espagne avec l’explosion de la bulle immobilère en 2008.Le premier date de mai 2010 à l’initiative du PSOE de Zapatero ( 50 milliards d’euros ) donnant lieu à une première grève générale en septembre 2010 et à des élections anticipées. Le PSOE  connaît alors une défaite historique aux éléctions générales perdant  près de 4 millions de voix.

 

Rajoy au pouvoir en décembre, poursuit et accélère cette politique dans la même voie. La hausse des économies Espagne_manif_2012_2à réaliser est exponentielle et s’accompagne systématiquement de réformes de libéralisation, de privatisation et de casse des droits des travailleurs. : la "Loi de stabilité budgétaire " (janvier, deux plans d’austérité en deux semaines), une réforme du droit du travail extrêmement violente, un   budget le plus austère de l’histoire de la démocratie espagnole (avec entres autres -16,9% dans les budgets de tous les ministères en moyenne) tandis que les  communautés autonomes sont à l’asphyxie et que nombres d’associations d’aides sociales ferment leurs portes faute de financement.

 

La colère monte...

 

Tandis que les conséquences concrètes de ces plans touchent des millions d’espagnols dans un pays où le taux de chômage avoisine les 25% de chômeurs (50% chez les jeunes de moins de 25 ans), les mobilisations sociales Espagne_manif_%c3%a9taudiantsqu’elles soient locales ou nationales montent crescendo tout au long de l’année et touchent  tous les secteurs : écoles, universités, santé, services publics, industrie, transports....A ces mobilisations s’ajoutent les luttes locales initiées par différentes plate-formes de revendications qui ont vu le jour depuis plus d’un an avec le mouvement des indignés : logement, dette, santé, école...  Ce sont toujours en centaines de milliers de personnes que se comptent les manifestants.La dernière grève générale le 29 mars dernier rassemble plus de 2 millions d’espagnols dans les rues aux cris de : "Ils veulent en finir avec tout!" (Quieren acabar con todo!") , "Non à la réforme du travail" ("No a la reforma laboral!") et "Non aux coupes!" ("No a los recortes!"

 

La marche des mineurs, un nouveau plan d’austérité, la contestation sociale monte d’un cran

 

Mardi 10 juillet et mercredi 11 juillet, la lutte des mineurs devient celle de tout un peuple (http://www.lepartidegauche.fr/actualites/international/espagne-la-lutte-des-mineurs-est-celle-tout-un-peuple-16218#.UAiTeKDjLes). Ce sont des centaines de milliers d’espagnols qui sont à Madrid pour accueillir la marche des mineurs qui sont en grève depuis plus de 50 jours, la représsion policière le mercredi sera particulièrment brutale.

Espagne_manif_marche_noire_mineurs

 

Dès le lendemain de l’arrivée de la marche des mineurs, Rajoy annonce le plan d’austérité, le jour même des manfestations spontanées ont lieu dans les grandes villes devant les parlements tandis que les deux centrales syndicales CCOO et l’UGT appellent à une mobilisation le 19 Juillet.Entre le mardi 10 juillet et ce jeudi 19 juillet les manifestations seront quotidiennes.La plus importante d’entre-elles a eu lieu dimanche 15 juillet à Madrid, les fonctionnaires bloquent durant plusieurs heures le trafic à Madrid.

Espagne_manif_mineurs_1

Ces manifestations spontanées qui touchent diffférents secteurs: fonctionnaires, pompiers, policiers, étudiats...ont aussi lieu dans d’autres villes notamment à Barcelone, réunissant des centaines, parfois des milliers de manifestants .

 

Aux origines de ce nouveau plan

 

Le sommet de l’Eurogroupe a accordé le lundi 9 juillet dernier, un délai d’un an (2014 au lieu de 2013) pour parvenir aux objectifs de déficit en dessous de 3% (feuille de route : 6,3% cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014), en échange il exige un plan d’austérité. Rajoy s’éxécute : plan de 65 milliards d’économies et de nouvelles contre-réformes qui viennent s’ajouter aux autres. En parallèle, l’UE accorde un prêt pour recapitaliser les banques de 30 milliards en juillet, celui-ci pourrait atteindre 100 milliards).

 

On sauve les banques tandis qu’on ruine le peuple. Viennent s’ajouter aux différents plans les mesures suivantes :

  • réforme de l’administration locale (3,5 milliards d’économies)
  • 0% du nombre de conseillers, limitation du salaire du maire. Réduction drastique et élimination des entreprisespubliques locales
  • Révision intégrale de la fonction publique : réduction du nombre de jours mis à disposition librement, réduction des décharges syndicales, mobilité, suppression  de la prime de fin d’année (un mois de salaire) 
  • 600 millions pour le budget 2012, notamment les subventions. -20% de subventions aux partis, aux syndicats, aux CE pour 2013.- Supression de la majorité des avantages à la signature des contrats.
  • Révision de l’indemnisation chômage. (24 mois - 6 premiers mois 70% puis 50% au lieu de 60 actuels.)
  • Réforme des pensions
  • Hausse de l’IVA (TVA) +3 points de 18% à 21% (la tva réduite passe de 8 à 10% et celle sur les produits de première nécessité reste elle à 4%) 
  • pas de précision sur ce "pannier"
  • Suppression de la déduction dans IRPF ("Impôt sur la Rente des Personnes Physiques") à l’achat d’un bien à partir du 1er janvier
  • Réforme de la contribution environnementale
  • Hausse de l’impôt sur le tabac.- Modification du paiement de l’impôt sur les sociétés.
  • Nouveau "paquet" de réformes structurelles. -nouveau programme de fiscalité énergétique pour résoudre le problème du "déficit de tarif" (différence entre ce que paie l’usager et la compagnie électrique)
  • Mécanisme de résolution des conflits entre entreprises et administrations publiques
  • Libéralisation du secteur des services- Davantage de flexibilité sur les horaires des commerces (notamment dans les zones touristiques)
  • Libéralisation et dans certains cas privatisation, des services ferroviaires, aéroportuaires et maritimes

Le même jour que se préparent plus de 80 manifestations dans tout le pays, Rajoy fait voter par "décret-loi" son plan d’austérité et l’aide de 18 milliards de l’UE (plus de 100 pages de memorendum) premier volet de la recapitalisation de banques.

Des manifestations massives

 

Des manifestations étaient appelées dans plus de 80 villes et villages.

 

- A Madrid le cortège allait de la Plaza Neptuno à La Puerta del Sol. Près de 800 000 personnes ont défilé derrièreEspagne_manif_2012_1 la banderole : "Ils veulent ruiner le pays! Il faut l’empêcher" Pompiers et policiers sont venus renforcés les rangs des manifestants. A sol lecture du manifeste. Les pompiers deversent alors de la mousse "espuma" sur la place.- A Barcelone, ils étaient 400 000 et 100 000 dans les reste de la Catalogne. Le slogan : "Nous ne nous taisons pas! Défends tes droits!" ("No callem. Defensa els teus drets"). Dans le cortège à nouveau des pompiers, des enseignants, des chômeurs, des policiers, les collectifs santé, logement... Etaient aussi présents les "iaioflautas", collectif de retraité très actif qui appellent à la grève générale.- Dans la région de Valence, ils étaient près de 400 000- En  Andalousie, c’est aux cris de "Cette réforme est un hold-up! " (“Esta reforma es un atraco!”) et "Rajoy démission ! " ("Rajoy, dimisión!") que près de 300 000 personnes ont défilé- En Galice, la banderole qui ouvrait la manifestation à La Coruna disait : "Non au saccage du peuple, il faut empêcher qu’ils nous ruinent! " («Non ao saqueo do pobo, hai que impedir que nos arruinen»), "Ils sauvent les banquiers, et renvoient les ouvriers!".(Rescatan aos banqueiros, despiden aos obreiros») Ce sont là-bas aussi des milliers de manifestants.- Au pays basque à Bilbao, près de 25 000 personnes derrière le slogan : "Ils veulent ruiner le pays. Il faut l’empêcher. Révolte-toi, mobilise-toi. Non aux coupes. Ton futur est en danger.("Quieren arruinar el país. Hay que impedirlo. Rebélate, movilízate. No a los recortes. Tu fututo está en peligro", contra los recortes aplicados por el Gobierno central.- A Murcie, 70 000 personnes. Partout où desmanifestations étaient prévues ce sont des milliers de personnes qui ont répondu présents.

 

Une unité syndicale inédite...

 

L’unité syndicale qui est en train de prendre forme est  inédite. Si l’appel a été lancé par les deux centrales syndicales majoritaires UGT et CCOO,  celui-ci a été rejoint par près de 20 syndicats et d’associations en allant des syndicats sectoriels, en passant par les indignés du 15-M et la plate forme Plataforma Social en Defensa del Estado del Bienestar y de los Servicios Públicos....En tête de cortège à Madrid, on trouvait non seulement les logos des deux principales centrales syndicales mais aussi ceux de syndicats sectoriels (comme le Sindicato Unificado de Policía (SUP), la Unión Federal de Policía (UFP), la Asociación Unificada de Guardias Civiles (AUGC), la Unión de Actores o la anarcosindicalista Confederación General del Trabajo (CGT), la Confederación Europea de Sindicatos (CES) ou le CSI-F -organisationde la fonction publique.) et de la "Plataforma Social en defensa del Estado del bienestar y los Servicios Públicos" (y sont présents plus de 55 syndicats et associations de la société civile.Inédit aussi le nombre de pompiers et de policiers présents dans les manifestations tandis que les coupes s’abattent toujours sur les travailleurs :  chômeurs, retraités, personnes dépendantes, les malades, les fonctionnaires...

 

Et maintenant...

 

Les manifestations d’hier montrent que la tension sociale est montée d’un cran à nouveau en Espagne.La seule Espagne_manif_2012_4réponse du gouvernement, la répression et pour les grands médias un quasi silence.Les syndicats vont décider des suites à donner à la contestation sociale tandis que d’aucuns en appellent à la grève générale.Izquierda unida qui a refusé de prendre part au vote du "decret -loi"  à l’Assemblée appelle à un referendum et à une poursuite des mobilisations dès aujourd’hui. Le groupe parlementaire de IU, ICV-EUiA, CHA a présenté une propostion de loi sur la nécessité de "soumettre au réferendum les mesures de coupes sociales et de hausse d’impôts contenues dans le " Real Decreto-Ley" du 13 juillet" et appelle à la mobilisation devant le Palais de la Moncloa dès aujourd’hui pour une "révolte démocratique" ("Llamamiento para une rebelion democratica").

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 04:14


 

Dans la rubrique, nous vivons une drôle d’époque, je suis tombé hier matin sur une nouvelle ( ?) à la radio.

 

Il était question de sécheresse (aux Usa notamment)  et d’impact sur les récoltes. Je pensais innocemment que le journaliste s’inquiétait sur les risques alimentaires pour la population.

 

Et bien non !

 

Le vrai problème serait celui des spéculateurs sur les denrées alimentaires qui ont des difficultés à gérer (pour plus de profits ?) les fluctuations de la météo… C’est donc vraiment du n’importe quoi. La spéculation sur les biens élémentaires nécessaires à la vie humaine est un scandale. Il est aberrant qu’il soit plus important de faire du profit, même si cela conduit des centaines de millions de personnes sur terre à « crever de faim ».

 

Ce qui me choque aussi, c'est que cela passe à la radio sans états d'âme du journaliste et sans aucune réflexion plus approfondie...

 

Bon c’était mon coup de gueule du matin.

 

J’en profite pour remettre en ligne un communiqué du parti de Gauche de févreir 2012 sur le sujet…

 

DH

  


 

 

Blé : chronique d’un an de spéculation

 

Samedi 25 Février 2012 /  Louis Lermont



Nous sommes en janvier 2011 dans le premier pays importateur de blé de la planète, l’Egypte. Depuis novembre 2010 des manifestations populaires se sont multipliées pour dénoncer l’augmentation du prix de la farine et le Programme Alimentaire Mondial met en garde contre le fait que dans de nombreux pays du Moyen-Orient les manifestants brandissent des miches de pain pour exprimer leur colère face au renchérissement de leur aliment de base. La situation rappelle les émeutes de la faim de 1977 et 2008.

 

Comme alors, les quelques géants multinationaux du négoce désignés par l’acronyme « ABCD » (ADM, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus Commodities, auxquels il peut être ajouté Glencore), se félicitent de leurs profits records (Cargill +63% en glissement annuel, à 4 Milliards USD) grâce au « travail » de leurs divisions de trading, confortablement installées à Genève.

 

Les marchés libres font une fois encore la démonstration de leur immoralité et de leur incapacité à réguler de manière juste et efficiente les échanges internationaux de matières premières agricoles. Comment en arrive-t-on à une situation si inique ?

 

Les prix du blé doublent

 

Sur le marché international de référence qu’est le MATIF de Paris, la tonne de blé s’échange à 280€ début février 2011 contre 130€ seulement sept mois plus tôt. Cet emballement est provoqué par l’annonce de l’interdiction d’exportation de blé russe du fait d’une sécheresse historique (30% de la récolte perdue et situation similaire en Ukraine et au Kazakhstan), et par la dégradation de la qualité des blés meuniers en Allemagne et en Australie. Les cours mondiaux ont donc doublé du fait d’une crainte de pénurie de blé. Qu’en est-il réellement de cette pénurie ?

 

En fin d’année, les estimations de l’IGC (International Grain Council) et la FAO (Food and Agriculture Organisation) font état d’une production mondiale de blé en 2010 en retrait de 4% seulement par rapport à 2009, à 653 millions de tonnes. +100% pour le prix mondial du blé contre -4% pour la production. Qui a dit spéculation ?

 

Le cercle infernal

 

Tout négociant (trader) a intérêt à voir la volatilité des prix s’amplifier puisqu’il tire profit des disparités de valeurs dans le temps (acheter bon marché aujourd’hui et vendre plus cher demain) ou bien dans l’espace (acheter bon marché en Russie pour vendre plus cher en Egypte). Bien entendu, en l’absence de moyens de régulation, ces disparités émergent naturellement puisqu’elles reflètent les déséquilibres locaux entre l’offre et la demande. Par nature la demande (consommation) est relativement prévisible à court terme, mais éventuellement illimitée, à mesure que de nouveaux usages apparaissent (plus d’élevage industriel en Chine, agrocarburants, etc). En revanche la production agricole, soumise aux aléas climatiques, est potentiellement très variable d’une campagne à l’autre, et de toute façon limitée. La sphère spéculative naît dans la précarité de cet équilibre, et attise l’instabilité pour surfer sur les variations. Un produit dont le cours est stable est donc par nature impropre à la spéculation.

 

La spéculation financière n’a pas le pouvoir de déclencher une flambée des prix sans une étincelle permettant de persuader les acheteurs/vendeurs de blé que l’offre et la demande sont fondamentalement et durablement déséquilibrées et qu’ils doivent accepter des prix plus haut ou plus bas. La stabilisation des cours passe donc par tous les moyens de régulation visant à assurer une coordination pérenne et rationnelle de la production et des besoins.

 

La dérégulation

 

La libéralisation mondialisée du marché, accélérée depuis la chute de l’URSS, est passée par le démantèlement de la majorité des organismes publics nationaux ou supra-nationaux de planification, le dernier en date étant celui du Canadian Wheat Board en 2011. Il n’existe quasiment plus de politiques publiques d’envergure pour la gestion de stocks d’intervention ou des infrastructures logistiques, et en particulier dans l’UE qui est pourtant le premier producteur de blé au Monde (140 Mt environ, 20% de la production mondiale), au premier rang duquel se trouve la France (40 Mt, 5ième producteur mondial). La constitution de stocks est pourtant le seul moyen de s’assurer que les besoins seront couverts en douceur d’une année à l’autre. Actuellement, les stocks mondiaux oscillent en volume autour de 3 mois de consommation mondiale, mais sont détenus en très large partie par des opérateurs privés qui entretiennent l’opacité sur leur gestion, au nom de leurs intérêts commerciaux propres. Pire, tous les intervenants du marchés jouent une partie de poker menteur vis à vis du marché en maintenant leur position (quantité de blé possédée) dans le plus grand secret, ne faisant qu’envenimer la situation.

 

La guerre de l’information

 

A la fin du printemps 2010, les majors de l’agrobusiness sont alertées par leurs équipes d’analystes (climatologues, agronomes, etc.) et leurs réseaux commerciaux, qui leur indiquent que la situation de sécheresse en Russie est catastrophique, et ce bien avant que le marché n’en prenne conscience. Celles-ci s’empressent d’acheter un maximum de blé à bas prix de façon à en avoir beaucoup au moment où les annonces officielles feront augmenter les cours. Assis sur des tas de blé et s’accaparant toutes les récoltes accessibles, ils rendent le blé... Alors que pour détendre la situation c’est précisément l’inverse qu’il eut fallu faire – relâcher des stocks sur le marché - au nom de l’intérêt général.

 

Contrer la spéculation

 

La lutte contre la spéculation et l’appropriation injuste de la valeur ajoutée agricole par une oligarchie de firmes cyniques, doit passer par la transparence des échanges, et donc la promotion du bien commun. L’augmentation de la production prônée par les lobbys céréaliers mondiaux ne fait certainement pas partie des ces propositions. De fait, les augmentations de production sont captées par des usages non-alimentaires ou par l’agro-industrie (élevage industriel, etc.). Comment agir ? En reprenant le contrôle.

 

Il faut un retour à la gestion publique de stocks d’intervention, une obligation de publication de la position de tous les opérateurs pour que chacun sache qui possède quoi, où et quand, un encadrement des ventes à découvert (vente de marchandises non possédée), une attribution de licences d’achat et de vente, limitées en volume, aux seuls opérateurs de la filière qui utilisent le grain à des fins industrielles, un plafonnement des prises de commissions sur la logistique (coefficient multiplicateur entre l’achat et la vente). D’autre part le soutien public aux agro carburants doit être supprimé.

 

Ce ne sont là que quelques exemples. La production agricole est un bien commun, et en tant que tel elle doit être gérée par des instances mandatées et légitimes, pour le bien de tous, comme le propose le Front de Gauche.

 

Louis Lermont

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 04:41

 

 

 

 

 

 

 


 

Italie : Le Parti démocrate valide le Pacte d’austérité Merkozy et condamne les européens à subir le joug de la Troïka via le MES

Samedi 14 Juillet 2012 /  Céline Meneses


216 voix pour, 24 voix contre et 21 abstentions. Le Sénat de la République italienne a approuvé ce jeudi le Pacte budgétaire. Pas une seule voix du Parti Démocrate (PD), équivalent du PS français, n’a manqué pour faire passer ce texte. On ne recense que deux abstentions parmi leurs votes. La messe est donc dite.

 

 

 Illustrations-assemblee_italie

 

 

A l’instar du vote favorable des parlementaires sociaux-démocrates allemands, ce vote du deuxième parti européen le plus proche de François Hollande augure mal du vote que feront les députés PS français quand le texte leur sera présenté.

 

Le même jour, la même assemblée votait en faveur du traité établissant le Mécanisme européen de Stabilité (MES) par 191 voix pour, 21 voix contre et 15 abstentions. L’Italie est le dernier Etat de la zone euro à pouvoir opposer son veto à l’entrée en vigueur de ce mécanisme mortifère qui sous prétexte de rembourser les créanciers des Etats leur impose des plans d’austérité inhumains. En votant à l’unanimité pour, les sénateurs du PD ont clairement indiqué qu’ils n’empêcheraient pas sa mise en place.

 

Le Parti de Gauche dénonce cette nouvelle forfaiture des alliés de François Hollande. Il soutient la Fédération de la Gauche italienne qui appelle les députés italien à ne pas renouveler ce vote lors du passage des deux traités à la Chambre des députés et à mettre en place un référendum.

 

En France, nous appelons dès à présent l’ensemble des citoyens à se battre pour obtenir un référendum sur le pacte budgétaire.

 

Nous vous invitons pour cela à interpeler vos parlementaires : http://www.placeaupeuple2012.fr/interpellez-vos-parlementaires-sur-le-traite-de-lausterite/

 

 


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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:53


 

Ouf les banques sont sauvés ! Mais les espagnols ?????


DH

 

 


Rajoy sauve les banques et ruine le peuple

 
Mercredi 11 Juillet 2012
Juliette Estivill et Céline Meneses


Lundi, l’Eurogroupe  (réunion des ministres des finances des Etats membres de la zone euro) s’est mis d’accord sur un « plan de sauvetage de l’Espagne » : une aide aux banques espagnoles pouvant atteindre 100 milliards d’euros dont 30 milliards sera versée dès la fin du mois et un délai d’un an (2014) est accordé pour parvenir à un déficit de 3% du PIB.



Mariano-rajoy

 

 

Seule contrepartie demandée aux banquiers: les directeurs de banques devront baisser leurs salaires.

 

Par contre pour le peuple espagnol, la note est salée.

 

En échange de la recapitalisation des banques, le gouvernement Rajoy a accepté de mettre l’Espagne sous tutelle de la Troïka et de faire valider avant la fin du mois un plan de rigueur pour 2013-2014.

 

Le gouvernement annoncera aux députés mercredi le détail des mesures contenues dans ce nouveau "plan d’ajustement" Le Conseil des ministres, quant à lui, devra adopter les projets de loi correspondant dès vendredi.

Le plan prévoit rien de moins que :

  • une hausse de l’IVA (TVA espagnole)
  • une augmentation du temps de travail des fonctionnaires
  • la baisse du nombre de fonctionnaires
  • la baisse des cotisations des entreprises à la Sécurité sociale
  • la diminution des prestations chômage (les prestations seraient fixées à 60% du salaire au lieu des 70%, baisse de la durée de l’indemnisation du chômage actuellement de  24 mois)
  • la révision du calcul des pensions

En outre, le  secrétaire d’Etat aux  Administrations Publiques, Antonio Beteta, a déjà annoncé que le gouvernement procédera à une « profonde réforme de l’administration locale » pour économiser 3,5 milliards d’euros

Le Parti de Gauche dénonce ce nouveau plan de rigueur imposé au peuple espagnol qui n’en peut plus.

Il ne fera qu’aggraver la récession économique à l’instar des plans précédents.

 

Nous soutenons les luttes d’Izquierda Unida, du mouvement 15M et des syndicats contre ces politiques absurdes et nocives.





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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 03:49


 

La politique ce sont des choix à faire. Ce que prévoit le gouvernement de Monti en Italie met en lumière ses choix politiques pour réduire la dette.

 

Hier dans La provence (09/07/12), il y avait un article intéressant sur l'Hopital militaire de LAvéran dont l'avenir semble compromis sur l'autel des économies. Au delà du drame sanitaire que cela engendrerait, un spécialiste d'étonne des millions d'€ qui sont versés pour la future clinique privée d'Ambroise Parée...

 

DH


 

ça s’écrit "spending review", ça se lit casse de la Santé et de la Fonction Publique.

Lundi 9 Juillet 2012 / Guillaume Mariel
 
 
Le gouvernement Monti, soutenu au parlement par une Gross Koalition à l’italienne qui va du parti de Silvio Berlusconi jusqu’aux Démocrates de Pierluigi Bersani, s’apprête, via la procédure de" spending review" (révision des dépences) à tailler dans les budgets publics de Santé, de Justice, d’Education, de Recherche et de Fonction Publique.
 

Illustrations-assemblee_italie

 

Le décret qui sera présenté fin Juillet pour approbation au Parlement, couvert par une 28ème (!) question de confiance depuis le début du gouvernement Monti, prévoit de réduire les dépenses de plus de 26 Milliards d’euro en trois ans. Ceci ajouté aux 17 Milliards de coupes franches, toujours sur trois ans, de la dernière manoeuvre de correction budgétaire de l’ère Berlusconi porte l’amputation du budget de l’Etat à plus de 40 Milliards. Le but? ... Atteindre l’équilibre financier et respecter la "règle d’or" et les injonctions du du 6 Pack et du Pacte budgétaire.

La destruction de l’Etat social et la politique de classe est rendue encore plus évidente encore par le choix de détourner 200 millions d’euro de financements aux universités publiques et à la recherche pour les attribuer aux universités privées, dont le président du Conseil Monti est à la fois un des produits et un ex recteur...

A noter en outre qu’alors que le système de santé italien est le moins financé d’Europe après celui du Portugal, le gouvernement a prévu de supprimer plus de 18 000 lits dans les hôpitaux publics, contraignant la population au "choix" du privé pour pouvoir être soignée.

Par ailleurs, alors que la justice italienne est la plus lente d’Europe, pour éviter de devoir embaucher de nouveaux fonctionnaires, la ministre de la Justice a décidé de faire fermer pas moins de 37 tribunaux!

Tout cela sans retirer un centime d’Euro du programme d’achat des chasseurs bombardier F-35 pour la modique somme de 15 Milliards d’Euro, et sans toucher les autres chapitres de dépense de la Défense comme la présence militaire italienne en Afghanistan.

Pour rembourser une dette illégitime, gonflée par la spéculation et les politiques de récession qu’il impose, le gouvernement Monti a choisi son adversaire: l’Etat Social.

Le Parti de Gauche et la section italienne du Front de Gauche sont aux cotés des mouvements, des syndicats et des partis de la gauche italienne qui combattent avec nous dans la même bataille contre ces politiques récessive et d’austérité européenne qui font payer aux peuples les erreurs des gouvernements conservateurs et des banques privés.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 04:05

Quand on s'attaque aux grands puissants...

 

DH

 

Nb : Lire aussi sur marianne.fr



Les méthodes de Suez-Lyonnaise des eaux

Vendredi 6 Juillet 2012
 


Le Parti de Gauche a découvert avec stupéfaction les méthodes déployées par la société Suez-Lyonnaise des Eaux pour nuire à l’action d’un de ses élus.Gabriel Amard, Président de la communauté d’agglomération "Les Lacs de l’Essonne", s’est en effet retrouvé au cœur d’une manœuvre visant à discréditer son projet de passage en régie publique de l’eau, qui a vu jour le 1er janvier 2011 pour la commune de Viry-Chatillon.

 

Cette manœuvre, dévoilée par le journal Marianne, démontre une fois de plus l’absurdité de confier à une multinationale la gestion d’un bien commun de l’humanité, et les dérives que l’appât du gain et la recherche permanente du profit peuvent entraîner.

 

Le Parti de Gauche s’inquiète également du rôle joué dans cet affaire par Antoine Boulay, à l’époque directeur du cabinet d’information travaillant pour Suez  et aujourd’hui chef de cabinet de Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture. 

 

Cette intervention interroge sur la position réelle du Parti Socialiste en faveur de la gestion publique de l’eau. Cette révélation intervient d’ailleurs alors que se pose de nouveau la question d’un passage en régie publique d’une des plus grosses communautés d’agglomération de la Région parisienne, Est-Ensemble, gérée majoritairement par des élus socialistes.

 

Le Parti de Gauche entend ne pas se laisse intimider par ces procédés crapuleux et poursuivra son combat pour un retour en régie publique de l’eau.

 

Gabriel Amard, par ailleurs secrétaire de La Gauche par l’Exemple, association des élu-e-s du PG, continue son combat contre le lobbying de la fédération des majors privés de l’eau et à ce titre participe aujourd’hui même dans les Landes à la création du réseau des gestionnaires publics de l’eau  « France eau publique », aux côtés des élus et techniciens du bas Rhin , de la Vienne , du Nord , de Franche Comte , de Moselle , de Paris et des Landes . 

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 04:03


 

Jean-Luc MELENCHON anime un blog sur son activité de Député Européen :


http://europe.jean-luc-melenchon.fr

 

 

Je vous conseille de lire son Décryptage des conclusions des sommets de la zone euro et de l’UE.

 

Intéressant et instructif comme d’habitude !

 

DH

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 03:36


 

 

Attention, les électeurs attendent autre chose qu’un simple accompagnement du système… Ils n’ont pas voté pour du « SARKO light »…

 

DH

 

 


 

L’austérité c’est maintenant

 

 

Mercredi 4 Juillet 2012

 



La couleur politique du nouveau gouvernement n’y change rien. La France va prochainement adopter un plan de rigueur d’une brutalité sans précédent. C’est une immense erreur économique car c’est la première fois que le moteur de la deuxième économie du continent sera ainsi éteint. Il y aura des réactions en chaîne. Même l’opinion allemande pouvait le comprendre : son économie est rattrapée par les difficultés de ses voisins condamnés au régime sec par leur propre chancelière. Et les statistiques économiques désastreuses qui se succèdent pour justifier le tour de vis plaident au contraire pour une politique inverse. C’est en effet la baisse du pouvoir d’achat inédite depuis plus de 25 ans qui explique la forte baisse des prévisions de croissance pour cette année. Comprimer encore les revenus salariaux et de la protection sociale tout en diminuant l’investissement va faire reculer l’activité. Ce choix de Hollande est d’autant plus dramatique qu’il a permis de renforcer le tour de vis donné au même moment partout en Europe. En soutenant le traité Merkozy et en se disant prêt à accepter les évolutions soi-disant « fédérales » proposées par Merkel (un plus grand contrôle des politiques nationales par les partisans de l’austérité), Hollande prend la responsabilité de renforcer le verrou austéritaire que la défaite de Sarkozy aurait permis de faire éclater.

 

Ce choix lui vaut en revanche le soutien actif des puissants. Les instruments du bourrage de crâne sont en batterie. L’enthousiasme médiatique autour de l’audit de la Cour des Comptes explique par contrecoup l’acharnement de la presse dominante contre le Front de Gauche, seule force significative à refuser l’austérité. Cela rappelle la préparation d’artillerie sur les retraites. Il faut lire les éditorialistes qui jubilent en prétendant que les contraintes économiques s’imposent à tous par-delà les appartenances politiques. Ils expriment sans s’en rendre compte une haine bienpensante du peuple et de la démocratie dans leur joie de voir les élections renvoyées au rang d’épisodes sans conséquence. Mais dans la société ce fait a au contraire de grandes conséquences. La continuité dans l’alternance ne peut être sans conséquences. De ce point de vue, la couleur politique du nouveau gouvernement change tout.

 

Beaucoup d’abstentionnistes dont il ne faut pas oublier qu’ils furent un nombre sans précédent lors des dernières législatives y verront la justification de leur position. A quoi servait ce vote dès lors que ce sont les traités européens qui imposent le cadre général et les hauts fonctionnaires non élus de la Cour des comptes qui fixent le détail de la feuille de route du gouvernement ? Pour les plus impressionnables le climat d’intimidation sur les comptes publics fonctionnera sans doute… jusqu’au jour où ils en mesureront les conséquences concrètes. Les espoirs douchés du changement créeront aussi de la colère chez ceux qui attendaient une politique de gauche de la victoire du PS. Le Front de Gauche ne peut donc attendre qu’une prise de conscience mécanique se produise. Il sera un Front d’action pour impulser des alternatives et aider aux résistances. Il sera un front d’éducation populaire pour montrer que l’austérité n’est pas une fatalité. Il sera un front ouvert à tous ceux qui ont besoin d’une force de gauche dans ce pays. Ce programme sera mis en œuvre à la rentrée. Elle commence tôt cette année, avant même la Fête de l’Huma, lors d’Estivales Citoyennes organisées pour la première fois de son histoire par toutes les forces du Front de Gauche.

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 04:13

 

En Allemagne, comme en France les sociaux démocrates rentrent dans le rang... C'était à craindre. Dommage...

 

DH

 


A l’instar de François Hollande, le SPD fait du Merkel

Samedi 30 Juin 2012 /  Céline Meneses


Ils l’avaient acté jeudi 21 Juin avec Madame Merkel. Ils l’ont fait ce vendredi 29 Juin.


Sous prétexte d’avancées pour la croissance qui n’en sont pas, 93 députés du SPD (équivalent allemand du PS) sur 146 ont voté pour le Pacte budgétaire Merkozy. Seuls 23 d’entre eux ont voté contre. Nous les saluons.


Sans surprise, les députés du SPD ont aussi très majoritairement voté pour le Mécanisme européen de stabilité: 128 voix pour et seulement 8 voix contre.


Seuls les députés de Die Linke (équivalent du Front de Gauche) ont unanimement voté contre ces deux traités qui condamnent les peuples à l’austérité et instaure le droit pour l’Allemagne et la France de décider seules du sort des Etats en difficulté.


Le Parti de Gauche dénonce la forfaiture des sociaux-démocrates allemands. Elle annonce le vote à venir des députés PS français. La validation du Pacte budgétaire par François Hollande  à l’issue du Sommet européen l’annonce tout autant.


Le Parti de Gauche salue ses camarades de Die Linke et les félicite pour la campagne qu’ils ont menée contre ces traités.

En France, l’heure est à la bataille contre le Pacte Merkozy et pour obtenir un référendum.
Ni Merkozy, Ni Merkhollande ! Non à l’austérité !


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