Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 05:12

 

 

 

 


 

Après l'Allemagne, au tour de la France de dire stop au nucléaire !

 
  

centrales-nucleaires_bandeau

 

 

Le Parti de Gauche se félicite de la décision du gouvernement allemand, poussé par les associations et mouvements citoyens, de sortir du nucléaire.

 

L'Allemagne a en effet annoncé la nuit dernière la fermeture de l'ensemble des centrales nucléaires du pays d'ici 2022. Cette décision montre qu'une décision immédiate de sortie progressive du nucléaire est possible dans une des premières puissances industrielles du monde.

 

 

Après le drame de Fukushima et la demande grandissante du peuple français pour une autre politique énergétique, la seule chose qui puisse encore expliquer l'attitude du gouvernement Sakozy à persister dans le tout nucléaire en France, c'est le lobby économique et la collusion d'une oligarchie politique avec les intérêts économiques.

 

Il est grand temps qu'un véritable débat public ait lieu en France, au nom de l'intérêt général, et que la sortie du nucléaire soit soumise à reférendum à l'issue de ce grand débat.

 

 Le Parti de gauche défend depuis sa création en 2009 la sortie progressive du nucléaire. C'est possible, grâce à la planification écologique et à un pôle public de l'énergie, pour mener une politique de transition énergétique basée sur la réduction de nos consommations et les énergies renouvelables.

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 05:49

 

 


 

Et en avant pour 2012 !

 

DH

 

 


L'offre du Bureau national du Parti de Gauche à ses partenaires du Front de Gauche


 

 

Le Front de Gauche est aujourd’hui une réalité politique incontournable. Il a progressé à chaque élection et est devenu, à l’issue du scrutin des Cantonales, la deuxième force à gauche. Il a été présent dans toutes les mobilisations sociales et citoyennes et en a lui-même initié. Dans un contexte de crise du système capitaliste, de révolutions et de résistances citoyennes mais aussi de montée en Europe de mouvements d’extrême droite, il est toujours plus indispensable qu’il poursuive sa démarche lors des échéances électorales de 2012 dont nous savons qu’elles peuvent se révéler décisives pour le pays.


Les forces qui composent actuellement le Front de Gauche, - la Gauche unitaire, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche – ont donc pour responsabilité historique de concrétiser cet immense espoir. Chacune d’entre elle prendra, sous des formes de consultation différentes, des décisions sur cette question au mois de juin. C’est dans ce cadre et dans un esprit constructif que le Bureau national du Parti de Gauche a souhaité faire une offre à ses partenaires. Ces dix propositions, dont la plupart sont des rappels de textes et de principes déjà actés par les partenaires du Front de Gauche, ont pour seul objectif de lever les dernières difficultés et de permettre l’entrée du Front de Gauche, d’un Front de Gauche élargi, en campagne dans les meilleures conditions possibles.

 

LES 10 PROPOSITIONS DU PG POUR FINALISER

UN ACCORD DU FRONT DE GAUCHE


1  – Le texte « stratégie » déjà adopté par les trois composantes du Front de Gauche le 31 mars 2011 et publié.


2 – Le « programme partagé », qui aujourd’hui ne comporte plus de points de désaccord, et est actuellement en cours de finalisation.


3 – Sur ces bases, la proposition immédiate d’élargir le Front de Gauche aux forces qui se disent disponibles, dont récemment  la FASE et Convergence & Alternative. A cette fin,  nous proposons d’entamer  immédiatement avec elles les discussions programmatiques qu’elles mettent en débat. Toujours sur ses bases stratégiques et programmatiques, le Front de Gauche continuera jusqu’au bout à proposer au NPA une alliance pour les présidentielles et législatives. 


4 – Le Front de Gauche appelle immédiatement à un élargissement à toutes les personnalités qui souhaitent œuvrer à son succès. Nous rappelons notre accord commun pour la mise en place d’un collectif national où elles seront associées. Plus largement, le Front de Gauche appelle à s’ouvrir à toutes les citoyennes et les citoyens qui le souhaitent à travers des Front de Gauche thématiques et des assemblées citoyennes partout en France.


5 –Le BN du Parti de Gauche rappelle l’approbation, le 22 janvier dernier lors du vote des délégué-e-s au CN, de la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour porter les couleurs du Front de Gauche l’élection à la Présidentielle.


 6 – Sur la question des législatives, le Bureau national du Parti de Gauche décide de gestes importants pour permettre le règlement rapide des négociations en cours. Nous proposons donc que, tout en garantissant une représentation respectueuse de toutes les composantes possibles du Front de Gauche, une très large majorité de circonscriptions soit attribuée au PCF. Le PG propose une nouvelle répartition sur le plan national avec 70 % des circonscriptions France Métropolitaine pour les candidatures proposées par le  PCF, 10 % pour celles proposées par Gauche unitaire et les forces qui pourraient rejoindre le Front de Gauche, et environ 20 % pour les candidatures proposées par le Parti de Gauche, chacune des forces étant responsable de la parité dans le choix de ses candidatures. Nous souhaitons également que le choix des suppléances participe également le plus possible à la diversité politique de notre alliance.


En tenant compte des discussions en cours, des demandes de candidatures incontournables déjà faites par ses partenaires, le Bureau National du Parti de Gauche s’est attaché à établir une liste de candidatures en partie modifiée. Elle devrait permettre d’acter très rapidement cet accord dès lors que chacun y met du sien. Elle est basée sur ses implantations réelles et sur l’apport qu’elles représentent pour le Front de Gauche en termes de dynamique locale. Elle sera envoyée à ses partenaires et publiée le lundi 30 mai.      


7 – Les partenaires du Front de Gauche doivent avoir pour volonté partagée de permettre à minima la réélection des actuels parlementaires du Front de Gauche, ou de leurs successeurs, à l’assemblée nationale et au Sénat. C’est pourquoi  nous devons avoir pour principe de « réserver » les circonscriptions de nos sortants dès lors qu’ils se revendiqueront clairement de l’étiquette commune du Front de Gauche. En conséquence, le Parti de Gauche demande que soient impérativement validés, les candidat-e-s qu’il désignera dans les trois circonscriptions de ses sortants. Cette logique doit se décliner pour le Sénat où l’existence d’un groupe Front de Gauche sera déterminante à condition qu’il représente le plus possible notre diversité politique. C’est pourquoi la condition d’un accord aux sénatoriales implique de présenter partout en France, dans les configurations d’alliance qui seront choisies localement, des candidatures Front de Gauche en adoptant le même principe que les législatives soit la reconduction de nos sortant-e-s lorsqu’ils ou elles se présentent ce qui est notre cas en Essonne.        

 

8  – Sur les questions du financement  des partis politiques qui dépend du résultat aux législatives, le Parti de Gauche propose à toutes les forces actuelles et à venir du Front de Gauche de mettre en place une association de financement commune technique qui pourrait permettre de déconnecter les questions financières des questions de répartition de circonscription. Nous sommes y compris prêts à mettre en place cette solution avec les seules forces qui le souhaiteraient.


9 – Pour prétendre représenter le Front de Gauche, l’ensemble des candidatures  intégrées dans  l’accord national du Front de Gauche devront obligatoirement se déclarer sous l’étiquette politique commune « Front de Gauche soutenu (ou proposé) par le PCF, PG, GU (plus les autres forces qui pourraient nous rejoindre) » comme cela a été acté dans les négociations en cours.


10 – Nous voulons mener campagne en donnant déjà à voir notre conception de la république et de la démocratie. C’est pourquoi le Bureau national du Parti de Gauche rappelle son attachement à une campagne présidentielle et législative collective et unitaire. A cette fin nous appelons à la mise en place de collectifs de circonscription ouverts à toutes celles et à tous ceux qui souhaiteront mener, dans le même élan, la campagne présidentielle et législative. Sur le même principe que le collectif national de campagne tel que validé dans notre texte stratégie, ces collectifs de circonscription devront être présidés par une personnalité du Front de Gauche qui ne soit pas la ou le candidat(e) à la législative ni de son parti.

 

Adopté à l’unanimité du Bureau National du Parti de Gauche le 28 mai.


Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 05:24

  


 

Internet, bien utilisé, est un super outil pour la démocratie. Evidemment "certains" souhaitent d ela maitriser...

 

 

A suivre,

 

DH

 


 

E-G8 : Lorsque l'oligarchie s'attaque à l'Internet

   

martine_billard

 

L'avenir de l'Internet ne peut pas se décider entre grands chefs d'entreprises. Le “ e-G8 ” qui se tient actuellement à Paris n'est pas à la hauteur des enjeux actuels. Il ne s'agit que d'une initiative entièrement financée par des sponsors privés pour servir leurs propres intérêts.

 

 

Lorsque l'on sait que les principaux invités de cette réunion sont également les principaux milliardaires de la planète (Mark zuckerberg, Rupert Murdoch ou encore Bill Gates), il y a tout à craindre sur les objectifs de cette initiative. Peut-on sérieusement discuter de l'avenir de l'Internet uniquement entre chefs de grandes entreprises et sans même daigner inviter les autorités de régulation, les associations de défense des libertés ou encore les représentants de consommateurs ?

 

Face aux multinationales qui voient dans l'Internet une manne de profits mirobolants, il est urgent de défendre la neutralité du net et de garantir un Internet libre et accessibles à tous, un Internet où les droits des citoyens sont protégés pour en faire un véritable outil d'émancipation.

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 05:13

 

 


 

La révolution citoyenne est en marche en Espagne...

 

 

DH



Pour en savoir plus : cliquez ICI.

 


 

 

 

Le populisme déferle Puerta del Sol

  

puerta-del-sol

 

Les garde-frontières postés autour de l’Europe forteresse n’y pouvaient rien. La contagion tant redoutée des pays arabes n’est pas passée par Lampedusa. Ce n’est pas une immigration incontrôlée qui est venue de la rive sud de la Méditerranée mais la révolution citoyenne. La voilà désormais en plein Europe. Seuls les racistes et les communautaristes endurcis ne voient pas les points communs entre le mouvement de la Puerta del Sol espagnole et celui de l’Egypte ou de la Tunisie. Même occupation des places publiques. Même rôle central de la jeunesse et du précariat portant les aspirations du plus grand nombre à la sécurité de l’existence. Même libération de la parole dans un système politique verrouillé. Même dénonciation d’une oligarchie au service de la finance. Même contournement des médias traditionnels.

 

 

Descendue dans la rue pour demander du travail, une génération réalise que le pouvoir en place est incapable de satisfaire cette exigence qui paraît pourtant si simple aux yeux de ceux qui l’expriment. Il lui faut donc changer les dirigeants. Non pas tel ou tel, au détail. Tous ! Pour commencer il faut les nommer. Là-bas c’est la kleptocratie ou la « partidocratie ». En Espagne on pointe le bipartisme (sociaux-démocrates/parti populaire). En France, ce serait l’oligarchie. Ainsi nommé on sait qui l’on combat. Et l’on combat déjà en opposant aux apparences de la démocratie la réalité de ceux qui détiennent le pouvoir. Contre l’oligarchie, partout les indignés et autres «dégagistes » opposent la même alternative, le pouvoir du peuple, revendiquant la démocratie là où règne la dictature et la démocratie « réelle » dans les démocraties officielles.

 

Ah bon c’est tout se disent certains ? Mais la dimension révolutionnaire de cette exigence ne tient pas à sa fidélité au verbe socialiste. Elle tient au fait qu’elle ne peut être satisfaite dans le cadre du système actuel. Elle est même à l’opposé de la logique du capitalisme financier. La domination de la finance est l’ennemi premier de la souveraineté populaire. En ce moment les gouvernements eux-mêmes semblent le découvrir. Il faut entendre le gouvernement de l’Italie récemment menacée d’une baisse de sa note dénoncer l’arbitraire des agences de notation ! Même l’empire états-unien et sa montagne de dettes jusque-là épargné a dû subir un affront d’une de ces agences. Elle s’est contentée d’un avertissement mais la simple mise en cause des Etats-Unis est déjà une première. La révolution citoyenne répond à cette dictature des marchés financiers quand les pouvoirs en place se contentent de protestations sans lendemain, sans chercher à reprendre la moindre parcelle de pouvoir sur la finance, pas même celui de décider souverainement son budget, condition pour décider librement sa politique.

 

Il faut dire que les politiques alternatives sont interdites par le traité européen de Lisbonne qui a fait sciemment le choix, à la demande des dirigeants allemands, de désarmer les Etats pour les soumettre aux marchés obligataires mondiaux. Le « bipartisme » dénoncé par les espagnols résonne dès lors dans toute l’Europe victime de la soumission conjointe au carcan libéral du traité de Lisbonne des conservateurs et des sociaux-démocrates. En France, il rappelle les « oui compatibles », dont nous fêtons la défaite ce dimanche 29 mai, qui continuent dans le soutien d’Aubry et Hollande à Lagarde pour remplacer à la tête du FMI un DSK hier soutenu par Sarkozy. Ici comme là-bas nous avons donc les mêmes raisons de faire la révolution citoyenne.

 

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 05:46

 


 

Sortir du nucléaire, vite la planification écologique…

 

 

 

Le débat sur le nucléaire dépasse les clivages gauche-droite. Chaque français ne peut aujourd’hui que se questionner sur l’avenir nucléaire après le drame japonais de Fukushima…


Dimanche nous étions sur le marché de Sausset Les Pins pour distribuer ce tract !

  

 

logo-tract-nucleaire.jpg

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 05:56

 


 

Cela bouge en Espagne. Pour mieux comprendre ce qui se passe, voici le manifeste du mouvement « Démocratie réelle maintenant ». Tout un programme.

 

A méditer. A voir en fin de l'article les rassemblements prévus en France...

 

DH

 


 

 

Le Manifeste du Mouvement "Democratie réelle maintenant!"

 

Samedi, 21 Mai 2011

 

  democracia_real_ya_manifestation_espagne_revolution_PP_psoe.jpg

 

Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher un boulot, des gens qui ont une famille et des amis. Des gens qui travaillent dur tous les jours pour vivre  et offrir un avenir meilleur à celles et ceux qui les entourent.

 
Parmi nous, certain-e-s se considèrent plus progressistes, d’autres plus conservateurs. Quelques un-e-s croyants, d’autres pas du tout. Quelques un-e-s ont des idéologies très définies, d’autres se considèrent apolitiques. Mais nous sommes tous très préoccupé-e-s et indigné-e-s par le panorama politique, économique et social autour de nous. Par la corruption des politiciens, des entrepreneurs, des banquiers,... Par le manque de défense des hommes et femmes de la rue.

 
Cette situation nous fait du mal au quotidien, mais si nous nous unissons, nous pouvons la renverser. Le moment est venu de nous mettre au travail, le moment de bâtir à nous tous une société meilleure. Dans ce but, nous soutenons fermement les affirmations suivantes :

 
  • L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent absolument être les priorités de toute société avancée.

 
  • des droits basiques devraient être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.

 
 • Le fonctionnement actuel de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle pour le progrès de l’humanité.

 
  • La démocratie part du peuple, par conséquent le gouvernement doit appartenir au peuple. Cependant, dans ce pays la plupart de la classe politique ne nous écoute même pas. Son rôle devrait être de porter nos voix aux institutions, en facilitant la participation politique des citoyens grâce à des voies directes de démocratie et en procurant aussi le plus de bienfait possible à la majorité de la société, et pas celle de s’enrichir et de prospérer à nos dépens, en suivant les ordres des pouvoirs économique et en s’accrochant au pouvoir grâce à une dictature partidocratique menée par les sigles inamovibles du PPSOE (PP+PSOE NdT).

 
  • La soif de pouvoir et son accumulation entre les mains de quelques-uns crée inégalités, crispations et injustices, ce qui mène à la violence que nous refusons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel, coince le système social dans une spirale, qui se consomme elle-même, enrichissant une minorité et abandonnant le reste dans la pauvreté. Jusqu’au malaise.

 
  • La volonté et le but du système est l’accumulation d’argent, en le plaçant au-dessus de l’efficience et du bien-être de la société ; gaspillant nos ressources, détruisant la planète, générant du chômage et des consommateurs malheureux.

 
 • Nous, citoyens, faisons partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir cette minorité qui ne sait rien de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais, sans nous, rien de cela n’existerait, car nous faisons bouger le monde.

 
  • Si, en tant que société, nous apprenons à ne pas confier notre avenir à une rentabilité économique abstraite qui ne tourne jamais à notre avantage, nous pourrons éliminer les abus et les manques que nous endurons tous.

 

Nous avons besoin d’une révolution éthique. On a placé l’argent au-dessus de l’Etre Humain, alors que nous devons le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, pas des produits du marché. Je ne suis pas que ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète.

 

 Pour toutes ces raisons, je suis indi­gné/e.  Je crois que je peux tout changer.
 Je crois que je peux aider. Je sais que, tous ensembles, on le peut.
 Sors avec nous. C’est ton droit.

 

Traduit par le réseau de traducteurs du Parti de Gauche

 

 

Espagne-nouvelle-soiree-de-manifestation-a-la-Puerta-del-So.jpg

 

 

 

Et en France ?

 

Vous pourrez trouver sur le site (http://reelledemocratie.com/) la liste des rassemblements qui se mettent en place partout en France, et dont je vous remets la liste ci-dessous.

La liste des rassemblements:


LUNDI 23 MAI :


PARIS : 19h à la Bastille
TOULOUSE : Campement permanent Place du Capitole
PERPIGNAN : Campement permanent Place République
NANTES : 16h, Place Royale
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
BORDEAUX : 19h, Place de la Comédie
LYON : 19h, Place Bellecour
MONTPELLIER : 18h, à l'esplanade

MARDI 24 MAI :


TOULOUSE : Campement permanent Place du Capitole
PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LYON : Campement permanent Place Bellecour
PARIS : 19h à la Bastille
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade

MERCREDI 25 MAI :


TOULOUSE : Campement permanent Place du Capitole
PERPIGNAN : Campement permanent Place République
LYON : Campement permanent Place Bellecour
BAYONNE : 18h, Place de la Mairie + campement
CLERMONT-FERRAND : 14h, Place de Jaude
GRENOBLE : 20h, Place Victor Hugo
MONTLUçON : 14h, Place Piquand
MONTPELLIER : 18h à l'esplanade
PARIS : 19h à la Bastille
RENNES : 19h, Place de la Mairie

SAMEDI 28 MAI :


AMIENS : 15h, Campement devant l'académie
LILLE : 12h, Place de la République
MARSEILLE : 15h, Vieux Port, Campement !

DIMANCHE 29 MAI :


PARIS : 14h, Place de la Bastille
MARSEILLE : 15h, Vieux Port, Campement !

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 05:09

 


 

No comment…

 

DH

 

 


 

 

L'effet Papillon

 

Mardi, 17 Mai 2011

 

 strauss-kahn_ban.jpg

 

Ce qui s’est passé dans la suite de l’hôtel new-yorkais où résidait Strauss-Kahn relève non de la politique mais de la justice. Car c’est d’une accusation de crime qu’il s’agit. Avec, si celui-ci est établi, un coupable mais aussi une victime. Il faut hélas le rappeler puisque les premières réactions à cette nouvelle n’ont fait aucun cas de la femme de chambre. Nous devons donc résister sans faiblesse aux incitations médiatiques déchaînées, ne parler que de ce qui nous concerne et pour commencer, de ce que nous savons. Hélas pour les amateurs de scandales, que l’on cherchera vainement au microscope parmi les lecteurs assidus de A Gauche, nous ne savons rien d’éventuels faits criminels, et dans l’hypothèse contraire c’est à la justice que nous les destinerions.

 

Ce que nous savons en revanche c’est que les commentateurs qui nous pressent de nous exprimer sans tarder sur les conséquences de « l’affaire DSK » sur la vie politique française se méprennent sur l’ampleur de celles-ci. Les primaires du PS en seraient bouleversées, soulignent-t-ils. Bien observé ! Mais un peu court. Quelle que soit l’issue judiciaire, l’onde de choc ira bien au-delà de ce dérisoire château de cartes. Le régime agonise de toutes parts. Les héros d’hier riment désormais aux yeux du grand nombre avec salauds… ou complot. Quelle que soit la version choisie, l’échelle des mérites officiels est à terre. La trame des représentations dominantes est retournée. Rien ne le dit mieux que cette Une du Nouvel Observateur qui crie « ils ont tout » et choisit d’illustrer ce numéro contre l’oligarchie (sic) par une Rolls-Royce avec Marianne en proue et une cocarde de parlementaire. « Il incarne le populisme d’extrème-gauche » avait marmotté Huchon pour juger Mélenchon « pire que Le Pen ». Que pensera-t-il de ce populisme de centre gauche ?

 

Mais surtout cette charge contre l’oligarchie était censée viser uniquement le voyant et vulgaire Sarkozy, les parvenus davantage que les biens nés. Or elle semble aujourd’hui dénoncer DSK, l’autre candidat de l’oligarchie, celle des sondages et des grands médias, des patrons prudents désireux de se couvrir en cas de chute de leur candidat naturel comme on se protège en Bourse de la défaillance d’un débiteur par un CDS. Ce n’est donc pas seulement le PS qui est orphelin mais tout le système de domination idéologique qui espérait se débarrasser du danger de révolution qu’il sent roder (nous sommes en 1788 titre l’éditorialiste du Nouvel Obs) en promouvant une gauche FMIsée.

 

A propos du FMI, il faut aussi mesurer l’impact international de cette affaire. Là encore le regard médiatique opère une sélection des angles et des faits. La question qui taraude la presse se résume à la réaction des marchés financiers. Le regard gagnerait à embrasser celle des peuples. Car c’est en vantant la science du Docteur Strauss-Kahn que les gouvernements des Etats européens tombés entre les griffes du FMI ont justifié leurs plans d’austérité. La plaisanterie à la mode en Grèce est que la femme de chambre est la première personne à avoir résisté au directeur du FMI. Cet humour grinçant peut en rester au stade de l’exutoire. Il peut aussi nourrir le sentiment de l’illégitimité de cette institution et par extension de ceux qui en font leur référence. La physique moderne nous enseigne qu’un système complexe devenu instable (plus exactement métastable) est sensible à « l’effet papillon » : une infime variation des conditions initiales peut bouleverser sa course.

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 05:28

 


 

Combattre le FN par les idées, 2ème partie.

 

 

Apres "les vieilles recettes du FN pour relooker le capitalisme", Pouvoir d’achat: l’imposture FN

 

DH

 


 

 

Pouvoir d’achat: l’imposture FN

 

Entre démagogie et capitalisme, Marine Le Pen suit les pas de Nicolas Sarkozy.

 

Sous couvert de quelques propositions aux allures sociales, les mesures en faveur du pouvoir d’achat, présentées par Marine Le Pen, vendredi, restent ancrées dans un capitalisme à «préférence nationale», bien en phase avec les idées développées par la droite et le patronat.

 

En témoigne sa nouvelle idée «d’une réserve légale de titres» pour les salariés travaillant dans une entreprise de plus de 50 salariés. Selon ce mécanisme que Marine Le Pen qualifie de capitalisme «populaire», les salariés dans leur ensemble détiendraient jusqu’à 10% du capital.

 

Par cet intermédiaire, ils pourraient «avoir droit aux dividendes» mais pas au «droit de vote». Comprenez: pas d’augmentation de salaires, au mieux quelques miettes de dividendes, et, surtout, aucune intervention dans la gestion des entreprises. La présidente du FN n’envisage aucune augmentation du smic dans sa feuille de route économique.

 

Si le FN évoque l’interdiction des stock-options, retraites chapeau ou parachutes dorés, celle-ci s’accompagne d’une opposition catégorique à toute forme de plafonnement des salaires des grands patrons. Le FN appelle, sans plus de détail, à rendre plus progressif l’impôt sur le revenu, mais pas un mot sur l’impôt de solidarité sur la fortune, dont la présidente a prôné en avril la suppression.

 

Quant à l’allocation de solidarité aux personnes âgées, elle serait «réservée aux seuls Français».

 

À l’autre bout de la chaîne du pouvoir d’achat, le parti d’extrême droite propose une baisse de la taxe pétrolière (Tipp) de 20%, dont les pertes pour le budget seraient compensées par une taxe sur les surprofits des «grands groupe pétroliers et gaziers». Mais pour les produits alimentaires, le FN se contente de la création d’un «observatoire des prix»

 

Clotilde Mathieu

 

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 05:21

 

 


 

Combattre le FN par les idées, 1ère partie.

 

 

DH

 


 

 

Les vieilles recettes du FN pour relooker le capitalisme

 

Humanité Quotidien

16 Mai, 2011

 

Par Nasser Mansouri-Guilani, responsable à la CGT des questions économiques.

 

Alors que le FN dévoile des éléments de politique économique, l’économiste Nasser Mansouri-Guilani montre en quoi le parti de Marine Le Pen surfe sur les peurs et prône des solutions qui remettent en question le modèle social français.

 

L’écart grandissant entre les promesses électorales de Nicolas Sarkozy et le bilan de son gouvernement, la dégradation de la situation du monde du travail, l’accumulation des difficultés pour la majorité des salariés, des privés d’emploi et des retraités, surtout après la crise économique et financière de 2008-2009, sont propices au développement des idées de l’extrême droite. Les propos scandaleux de Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, concernant les bénéficiaires du RSA, dans la foulée de ceux de Claude Guéant, ministre de
l’Intérieur, concernant, notamment, la présence des immigrés sur le territoire français, attestent de cette dérive dans le discours de l’extrême droite. Le Front national profite de ce contexte. Tout en poursuivant la stratégie de son père, Marine Le Pen veut donner une image plus présentable de ce parti. Le FN cherche surtout à surfer sur les amertumes, les déceptions et les souffrances de nos concitoyens, particulièrement parmi les couches les plus défavorisées de la population. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’extrême droite procède ainsi. Et ce n’est pas la première fois non plus qu’une partie des couches sociales les plus défavorisées est séduite par des idées de l’extrême droite. À chaque fois, cette séduction a conduit au recul de la démocratie et à la régression sociale. La gestion des municipalités


par l’extrême droite en est la preuve la plus convaincante. Il est absolument nécessaire de dévoiler cette tentative de séduction du FN. L’enjeu est énorme pour les travailleurs et pour la démocratie.

 [1]

 

Le FN, un parti traditionaliste et ségrégationniste

 

Sur le fond, le FN demeure un parti conservateur, traditionaliste et ségrégationniste. Dans les médias, on fait beaucoup de bruits sur le « changement d’orientation » du FN après l’élection de Marine Le Pen à sa présidence. Mais on oublie très souvent de souligner que les fondements du programme du FN demeurent inchangés (1). ,En effet, le FN continue de penser que la « cohésion de la nation » repose sur quatre piliers: la famille, l’école, l’armée et la religion. Le changement de présidence du FN n’a donc rien changé en la matière.

 

Par ailleurs, prétextant du «caractère sacré de la vie», le FN programme des reculs sociétaux importants et préconise, notamment, un référendum sur l’avortement. Rien, non plus, ne change en ce qui concerne l’approche ségrégationniste du parti d’extrême droite. Comme par le passé, le FN stigmatise les travailleurs immigrés et leur demande des efforts supplémentaires. Ainsi, le parti d’extrême droite revendique une majoration de 35% des cotisations maladie et chômage des travailleurs immigrés. Comme par le passé, le FN mise sur les peurs: peur des salariés 
de perdre leur emploi, peur de se trouver et de rester en permanence dans la précarité ou dans le chômage, peur de l’étranger… Marine Le Pen reprend la stratégie initiée par ses prédécesseurs.

 

Des mots au gré des circonstances

 

Marine Le Pen a fait beaucoup de bruits autour de son programme économique. En réalité, elle n’a pas fourni de programme digne de ce nom. Elle a simplement présenté quelques éléments au cours d’une « conférence de presse ». Les éléments dévoilés montrent bien que Marine Le Pen poursuit totalement la démarche démagogique de son père, tant sur la forme que sur le contenu. L’agressivité verbale vis-à-vis des adversaires s’accompagne de promesses gratuites et d’une reprise plus prononcée des mots d’ordre des forces progressistes.

 

Comme son père, Marine Le Pen accuse indifféremment la gauche et la droite. En même temps, elle n’hésite pas à donner une «tonalité sociale» plus forte à ses propos, à reprendre des mots d’ordre développés et défendus par des organisations syndicales et des partis politiques de gauche, tout en s’opposant à eux. Par exemple, elle parle de la «nationalisation de certaines banques» sans poser aucunement la question fondamentale de la finalité des banques et celle des droits des salariés. Cela montre que le FN demeure le parti de la démagogie. Comme par le passé, ses pratiques font fi de toute honnêteté intellectuelle. Le changement de sa présidence ne modifie pas cette réalité.

 

Dans le discours du FN, les mots changent en fonction des circonstances, du climat politique et social, de l’audience, mais les idées demeurent inchangées. ,La reprise opportuniste des mots d’ordre des forces progressistes témoigne du fait que, dans la foulée de son père, Marine Le Pen veut profiter de la grande déception provoquée par les politiques désastreuses du gouvernement.

 

L’insistance sur les «valeurs traditionnelles» (famille, école, armée, religion, stigmatisation des immigrés, notamment d’origines africaine et asiatique…) et la reprise des mots d’ordre des forces progressistes donnent un caractère totalement incohérent et contradictoire au discours du FN.

 

Cela rend difficile, surtout pour le citoyen peu familier avec les mécanismes profonds du fonctionnement de l’économie, de se rendre compte des contradictions entre le discours du FN et son «projet de société».

 

La crise sociale: le terreau de l’extrême droite

 

La reprise des idées et des mots d’ordre progressistes par l’extrême droite n’est pas un phénomène nouveau. Notre civilisation est en crise. Un aspect majeur de cette crise est bien l’accroissement des inégalités sociales et le développement de la précarité et de la pauvreté, y compris au sein du salariat (2). Aux yeux d’une partie de la population, particulièrement des plus défavorisés parmi lesquels un nombre croissant de travailleurs (salariés, privés d’emploi, retraités), les fortes mutations en cours provoquent un déracinement social, un désarroi devant un monde qui change trop vite, pour ainsi dire. Ce désarroi conduit dans certains cas à un rejet des valeurs démocratiques, à un déni de solidarités, à un repli sur soi, etc.

 

Ce contexte est très favorable au développement des idées de l’extrême droite, voire aux idées fascisantes. Il permet à l’extrême droite de récupérer des mots d’ordre développés par les forces progressistes. L’objectif de l’extrême droite est de gagner les voix des déçus, des «laissés-pour-compte», non pour résoudre leurs problèmes, mais pour abuser de leur confiance afin de renforcer le système d’exploitation capitaliste.

 

Le « nouveau discours social » du FN n’est pas si nouveau

 

Contrairement à ce qui est souvent dit dans les médias, Marine Le Pen n’innove pas dans le domaine du discours social. En la matière, le changement de vocabulaire du FN a débuté dans les années 1990. Marine Le Pen lui donne un accent plus prononcé. Depuis pratiquement deux décennies, l’accent du FN est devenu de plus en plus «socialisant» au fur et à mesure que se développaient la précarité, les inégalités et l’insécurité sociale (3). Par-delà le vocabulaire, le FN ne veut pas d’une France plus solidaire; il veut une France où les capitaux français auraient davantage de liberté pour exploiter les travailleurs français.

 

Jean-Richard Sulze, un théoricien de la doctrine économique du FN, par ailleurs conseiller régional du parti d’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais, résume bien la philosophie du «projet de société» de ce parti. Ce «projet» demeure fondamentalement ancré dans le capitalisme national: «Liberté du commerce et de l’industrie à l’intérieur du pays, garantie par un État gendarme, qui lui-même sera plus protecteur vis-à-vis de l’extérieur.» (4)

 

Un « État gendarme » pour mieux défendre 
les intérêts des détenteurs de capitaux

 

La référence à l’«État gendarme» n’est pas fortuite. Il ne faut pas voir dans cette référence une quelconque rupture avec les traditions capitalistes. Contrairement aux idées reçues et largement propagées par les libéraux, le système capitaliste n’a jamais fonctionné sans État. L’intervention de l’État a toujours été indispensable pour le maintien et le développement du système capitaliste et de l’exploitation des travailleurs. Bien sûr, le contenu de l’intervention de l’État est conditionné par les luttes sociales et politiques. Ainsi, les luttes sociales en France ont donné lieu aux avancées sociales en faveur des travailleurs. Et c’est bien ces avancées-là qui sont aujourd’hui visées, tant par la droite que par le FN. En effet, le FN ne cache pas son hostilité à l’égard des forces de progrès, des forces sociales qui luttent pour défendre les intérêts des travailleurs et développer les droits sociaux. Cela explique, entre autres, l’opposition du FN au puissant mouvement social contre la réforme des retraites. Cela explique aussi et surtout son hostilité vis-à-vis de la CGT.

 

Des propositions dangereuses
pour les travailleurs

 

Le FN attribue, en dernière analyse, les difficultés de la France à deux facteurs principaux: l’euro et les «étrangers» (soit les immigrés, soit les pays étrangers). En termes d’outil de politique économique, cette vision conduit le FN à proposer trois mesures principales: sortie de l’euro, protectionnisme accru, préférence nationale. En attribuant les difficultés de la France à ces facteurs, le FN vise en fait à camoufler la vraie cause de nos difficultés, à savoir la stratégie de dévalorisation du travail au profit des détenteurs de capitaux.

 

Menée par les entreprises et soutenue par l’État, cette stratégie a surtout abouti à un développement sans précédent de la précarité et des bas salaires, à un accroissement des inégalités sociales. Elle a aussi conduit à un affaiblissement du potentiel productif du pays et au recul de la France sur la scène internationale (5).Les idées avancées par le FN ne permettent pas de remédier à ces difficultés. Au contraire, elles risquent de les aggraver.

 

Voyons pourquoi.

 

Sortir de l’euro, pour mieux exploiter 
les travailleurs français

 

La sortie de l’euro est présentée comme la pièce maîtresse des propositions économiques du FN: l’euro sera remplacé par le franc; un «nouveau franc» à parité avec l’euro serait rétabli (autrement dit, ce nouveau franc vaudrait 1euro); ce franc serait ensuite dévalué de 20% à 25 %. L’argument avancé pour défendre ces idées est la suivante: «Donner des marges de manœuvre au pays.» Pour ne pas heurter les salariés qui sont constamment mis sous pression par le patronat avec l’argument de « compétitivité», le FN se garde bien d’utiliser cette expression. Mais en réalité, sa proposition correspond bien à la stratégie patronale de gains de compétitivité sur le dos des travailleurs.

 

La proposition du FN consiste bien à opérer une «dévaluation compétitive» avec comme seul objectif d’améliorer la «compétitivité-prix» des produits français. Le FN reprend donc à son compte, sans le dire explicitement, la vieille recette de dévaluation de la monnaie nationale au détriment des travailleurs.

 

Cette proposition provoque au moins trois effets pervers:

 

1. La dévaluation signifie une dévalorisation de la valeur de la force de travail des salariés français.

Cette politique a été déjà expérimentée en France. Elle n’a jamais profité aux travailleurs. Son but principal a toujours consisté à permettre aux capitaux de préserver leurs intérêts au détriment des travailleurs.

 

Les dévaluations successives des années antérieures à l’introduction de l’euro n’ont pas empêché, par exemple, la hausse du chômage ni la fermeture des sites industriels.

 

2. La dévaluation conduit automatiquement à une hausse des prix, obérant surtout le pouvoir d’achat des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Une dévaluation de 20 % à 25% signifie une baisse d’au moins autant du pouvoir d’achat.

 

3. Enfin, la dévaluation alourdira le poids de la dette publique dont deux tiers sont détenus par les «non-résidents», c’est-à-dire par des sociétés et des individus installés juridiquement à l’étranger; elle alourdira également les charges d’intérêt de la dette. Les seuls bénéficiaires seront les détenteurs de capitaux financiers.

 

Un protectionnisme accru

 

Pour soi-disant mieux protéger l’intérêt national, le FN préconise, notamment, l’établissement de contingents d’importations et le rétablissement de droits de douane. Ici aussi le FN fait fi des effets pervers d’une telle mesure: représailles des autres pays, hausse des prix… Les exportations de la France comptent pour environ un quart de la production nationale. Inversement, un quart de ce qu’on consomme en France provient de l’étranger, soit pour la consommation directe des ménages, soit sous formes de matières premières et de produits intermédiaires utilisés par les entreprises. Il est fort possible que l’instauration des quotas d’importation conduise les autres pays à riposter.

 

En effet, on ne peut pas demander aux autres pays de continuer d’acheter des produits français et en même temps attendre d’eux de vendre moins de produits en France. Autrement dit, les prétendus et hypothétiques gains d’activité dus à l’instauration de quotas d’importations pourraient être annulés par les pertes potentielles d’activité liées à la baisse des exportations, qui pourrait résulter des mesures de représailles des autres pays.

 

De plus, l’instauration des droits de douane conduit généralement à la hausse des prix, ce qui obère le pouvoir d’achat des travailleurs.

 

Une préférence nationale pour dédouaner la stratégie patronale

 

C’est peut-être là le sommet du cynisme et de la démagogie du FN. Selon le FN, la politique d’immigration française coûterait 40 milliards d’euros par an. Il suffirait, selon lui, de renvoyer les étrangers chez eux pour économiser cet argent et le dépenser «utilement». Selon Marine Le Pen, «un étranger a vocation à rentrer chez lui s’il ne trouve pas d’emploi… Il faut réserver la protection sociale à certains, et notamment aux Français». Cette vision cynique cherche en fait à blanchir la stratégie patronale de surexploitation des travailleurs immigrés. L’apport des travailleurs immigrés est indispensable au fonctionnement de l’économie française. De plus, les travailleurs immigrés rapportent plus aux caisses de l’État et de la Sécurité sociale qu’ils n’en reçoivent (voir la deuxième partie de la présente note).

 

Des propositions 
qui remettent en cause notre « modèle social »

 

Les propositions du FN en matière fiscale demeurent pour l’instant trop vagues. Mais elles vont dans le sens d’une remise en cause de notre système social. Le FN évoque un système fiscal articulé autour de 5 axes: impôts sur le revenu, sur les sociétés, sur le patrimoine, sur la consommation, droits de douane.

 

Ces axes ne sont pas détaillés. Dans l’état actuel des annonces, le FN viserait surtout à:

– «fusionner l’impôt sur le revenu, la CSG, la CRDS et les cotisations sociales salariales». Ces impôts seraient prélevés à la source;

- «unifier la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale». Il n’y aurait qu’une seule loi régissant le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale.

 

Ces idées remettent en cause la logique de notre système de protection sociale.

 

Fusionner l’impôt sur le revenu et les cotisations sociales conduit en fait à couper le lien entre le travail et la protection sociale, lien qui constitue le fondement de notre système de protection sociale. Le système de protection sociale se transformerait en système d’assistanat. De plus, une telle fusion mettra le système de protection sociale et sa gestion à la discrétion entière de l’État. Les travailleurs perdront toute possibilité d’intervention directe dans ce domaine. La protection sociale deviendra, encore plus, un facteur d’ajustement aux exigences des marchés financiers.

 

Les principaux bénéficiaires de telles idées sont des acteurs privés, notamment des compagnies d’assurance qui profitent déjà largement de la multiplication des restrictions budgétaires. Les principaux perdants seront donc les travailleurs, c’est-à-dire les salariés, les privés d’emploi et les retraités.

 

S’agissant du prélèvement à la source, il faut préciser que cette idée est défendue, notamment, par les libéraux depuis longtemps, libéraux que le FN prétend dénoncer. Le prélèvement à la source déséquilibrera davantage les rapports de forces entre l’employeur et les salariés, au détriment de ces derniers.

 

L’écart grandissant entre les promesses électorales de Nicolas Sarkozy et le bilan de son gouvernement, la dégradation de la situation du monde du travail, l’accumulation des difficultés pour la majorité des salariés, des privés d’emploi et des retraités, surtout après la crise économique et financière de 2008-2009, sont propices au développement des idées de l’extrême droite.

 

Les propos scandaleux de Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, concernant les bénéficiaires du RSA, dans la foulée de ceux de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, concernant, notamment, la présence des immigrés sur le territoire français, attestent de cette dérive dans le discours de l’extrême droite. Le Front national profite de ce contexte.

 

Tout en poursuivant la stratégie de son père, Marine Le Pen veut donner une image plus présentable de ce parti. Le FN cherche surtout à surfer sur les amertumes, les déceptions et les souffrances de nos concitoyens, particulièrement parmi les couches les plus défavorisées de la population. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’extrême droite procède ainsi. Et ce n’est pas la première fois non plus qu’une partie des couches sociales les plus défavorisées est séduite par des idées de l’extrême droite. À chaque fois, cette séduction a conduit au recul de la démocratie et à la régression sociale. La gestion des municipalités par l’extrême droite en est la preuve la plus convaincante.

 

Il est absolument nécessaire de dévoiler cette tentative de séduction du FN. L’enjeu est énorme pour les travailleurs et pour la démocratie.

 

 

NOTES

 

(1) Voir « Pourquoi la CGT combat l’extrême droite », 
Note économique, nº 108, mars 2007 [2].

(2) Voir Note économique nº 131, mars-avril 2011 [3].

(3) « Anti-utilitarisme et déterminisme identitaire », 
Sylvain Crépon, Revue du Mauss, nº 27, 2006.

(4) Revue Challenges, disponible sur: http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20110311.CHA402... [4].

(5) Cf. « Récession sociale et récession économique: quels liens? Quelles réponses? », 
Note économique, nº 120, septembre 2008 [5].

 

 

http://humanite.fr/15_05_2011-les-vieilles-recettes-du-fn-pour-relooker-le-capitalisme-472206

 

 

Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article
17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 05:58

 

 


 

Ne nous laissons pas distraire par l'affaire DSK...

 

DH


Bilan Sarkozy : Quatre ans de régression


Bilan Sarkozy : Quatre ans de régression

 

A l'occasion du 4ème anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, l'Elysée a édité une brochure vantant l'action entreprise depuis le 6 mai 2007. Son titre est déjà tout un programme : « La France avance ». Elle avance effectivement, mais dans le mauvais sens. Tour d'horizon.


La Rupture avec la République


Nicolas Sarkozy a appliqué son slogan de campagne : la « rupture ». Rupture il y a eu, avec la République et ses principes.


Dès l'été 2007, l'égalité devant l'impôt a été mise à mal avec l'abaissement du bouclier fiscal à 50% et la quasi-suppression des droits de succession. Il y a aussi eu rupture dans l'égalité d'accès au service public avec les fermetures de tribunaux et d'hôpitaux, la libéralisation de la carte scolaire, les franchises médicales... La transformation de la Poste en société anonyme restera un symbole. L'objectif recherché par l'UMP est en passe d'être atteint puisque l'Arcep, l'autorité de régulation, notait dans un communiqué du 6 mai 2011 que « la qualité du service universel postal a connu une baisse marquée en 2010 ». De même, l'explosion des prix du gaz, de l'électricité et du logement, encouragée par les lois NOME et Boutin constitue une rupture avec le droit au logement et à l'énergie.

Bilan Sarkozy : Quatre ans de régressionLa rupture s'est aussi appliquée à l'université. Jusqu'ici, le modèle républicain visait à répartir les équipements d'enseignement supérieur dans une logique d'aménagement du territoire. Avec la loi LRU, voté dès l'été 2007, c'est un tout autre modèle qui a été imposé : autonomie, concurrence entre universités, concentration des moyens publics sur quelques fleurons, rapprochement avec les entreprises.


Mais Sarkozy n'a pas seulement rompu avec l'égalité. Il a aussi rompu avec les autres principes républicains. La liberté a été mise à mal par les nombreuses lois sécuritaires, la généralisation du fichage génétique, le développement de la vidéosurveillance. La fraternité a beaucoup souffert des multiples lois contre les immigrés, du débat sur l'identité nationale, de l'opposition entre salariés du privé et du public. La laïcité a été très tôt attaquée lors du discours de Latran, où N. Sarkozy vanta la supériorité du curé ou du pasteur sur l'instituteur de la République.


Enfin, la souveraineté populaire elle-même, fondement de la République, a été bafouée - avec l'aide du PS - dès 2007 avec l'adoption sans référendum du traité de Lisbonne dont le contenu avait pourtant été rejeté par le peuple en 2005.


Utiliser la crise


Dès le début de la crise financière, Sarkozy a révélé son état d'esprit : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l'arrêter ou le ralentir » (discours de Toulon, 25/09/08). Pour lui, la crise est une opportunité pour aller plus loin dans la remise en cause des droits sociaux et accentuer la logique à l'œuvre depuis 2007.


La crise a d'abord permis au « président du pouvoir d'achat » de se dégager de ses promesses sur le pouvoir d'achat et l'emploi sur le registre du « qu'est-ce que vous attendez de moi, que je vide des caisses qui sont déjà vides ? » et du refus de toute hausse du SMIC depuis 2007 au-delà de l'obligation légale ! Elle a aussi permis au gouvernement de masquer sa responsabilité dans l'importance des déficits et dette publics. Le sauvetage du système bancaire, sans contrepartie, apparaît comme la source des difficultés alors que les mesures fiscales décidées depuis 2007 sont les premières responsables (baisse de TVA dans la restauration, suppression de la taxe professionnelle, loi TEPA).


Par ricochet, la crise justifie l'austérité salariale et les suppressions de postes dans la fonction publique (100 000 entre 2007 et 2010 et ce n'est pas fini) alors que cette politique est en place depuis 2007 avec la RGPP. La crise économique a été allégrement utilisée pour justifier le report des âges de départ en retraite. Et l'explosion du chômage devrait être bientôt le prétexte à une nouvelle offensive après celle de 2008 pour obliger les chômeurs à accepter n'importe quelle offre d'emploi !


Au niveau européen comme au niveau national, Sarkozy utilise la crise pour accentuer les dérives autoritaires et antisociales. Au nom de la sauvegarde de l'euro, il a largement contribué à imposer des plans d'austérité drastiques à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal et est à l'initiative avec A. Merkel du Pacte Euro plus, véritable machine de guerre pour imposer l'austérité à perpétuité.


C'est aussi la crise qui est à l'origine du « Grand Emprunt » censé illustrer la « politique de relance » menée par le gouvernement et qui est en fait un puissant outil de diffusion du libéralisme (exemple éloquent à l'Université avec les « Laboratoires d'excellence » (LABEX)).


L'Oligarchie au pouvoir


Après 4 ans, le roi est nu. Les objectifs réels de sa politique sont connus de tous. Si certains ont mis du temps à s'en apercevoir, le message était pourtant clair dès le 6 mai 2007 et les festivités du Fouquet's. Sarkozy est là pour servir les intérêts de sa classe. Il fait partie de cette oligarchie qui gouverne dans son seul intérêt : bouclier fiscal puis baisse de l'Impôt sur la fortune, suppression des droits de succession, niches fiscales et sociales en tout genre, arrangements avec la morale comme dans l'affaire Bettencourt. Les nantis amis du pouvoir peuvent dormir sur leurs deux oreilles, ce gouvernement d'affairistes veille à leurs intérêts. C'est normal, c'est aussi les siens : Christine Lagarde paye moins d'ISF grâce à une disposition qu'elle a fait votée ! La seule solution pour rester au pouvoir étant de faire diversion avec les trois « i » : identité, insécurité, immigration.


Villepin précurseur


Dominique de Villepin ne mâche pas ses mots contre N. Sarkozy et sa politique. Il nous ferait presque oublier que Sarkozy, Lagarde, Bertrand et d'autres ont été ses ministres. Surtout, il a beau jeu de réclamer un « impôt citoyen » et de critiquer le bouclier fiscal à 50% alors qu'il a instauré celui à 60%. Il est facile de critiquer le recul de l'intérêt général quand on a ouvert le capital d'EDF, GDF, privatisé les autoroutes et lancé les programmes de suppression de postes de fonctionnaires (-15 000 au budget 2007 voté en 2006 !). Enfin, réclamer une « révolution de la dignité » ne manque pas de sel quand on a proposé le CPE-CNE et sa période d'essai de 2 ans !


Un PS conciliant

Le PS affirme qu'avec lui ce sera « le changement ». Pourtant, il aura été un opposant très conciliant aux principales mesures du gouvernent Sarkozy-Fillon : abstention sur la LRU, abstention sur la révision constitutionnelle permettant l'adoption du traité de Lisbonne sans référendum, soutien au « plan d'aide » à la Grèce assortie de mesures d'austérité drastiques, refus de voter la proposition de loi du Front de Gauche préservant la primauté du parlement français sur le vote du budget face à la commission européenne, accord sur l'allongement de la durée de cotisations pour obtenir une retraite à taux plein...

 



Repost 0
Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
commenter cet article