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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 21:30

Elu Local :
Confrontation avec la réalité sociale
 
  
Etre Elu local, c’est être confronté à la réalité. Ma responsabilité d’Adjoint au Personnel m’amène à rencontrer de très nombreux Vitrollais confrontés à des problèmes d’emploi. J’assure en effet, 2 à 3 vendredis après midi par mois des permanences. A cette occasion je rencontre des employés municipaux mais aussi des Vitrollais en recherche d’emploi.
 
Je ne développerai pas ici les rencontres des employés municipaux qui relèvent de problèmes de carrière, mutation, organisation des services, etc.
 
Dans une ville comme la notre, avec un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, malgré un tissu économique important, l’emploi est un véritable problème, essentiellement lié à une sous – qualification.
 
Très souvent et c’est tout à fait compréhensible « la mairie » est la bouée de secours pour trouver un emploi.
 
Malheureusement la réalité est tout autre, et si la mairie est un gros employeur de la commune, malheureusement la Mairie ne peut pas embaucher tout le monde. Qui plus est pour assurer un service public de qualité, la mairie doit aussi recruter des personnes avec des compétences et des qualifications.
 
Faire de la politique, c’est gérer les contradictions entre notamment dans ce cas, ceux qui ne veulent pas payer d’impôts, tout en revendiquant plus de services (crèches, équipements sportifs, culture, loisirs, etc.), et ceux qui ne peuvent pas payer d’impôt en espérant un emploi à la mairie…
 
Ces séances du vendredi sont parfois difficiles mais toujours très enrichissantes. C’est une véritable confrontation avec la réalité et donc à des situations sociales difficiles et complexes. On n’en sort pas toujours indemne.
 
C’est la rencontre avec les divorcées « d’un certain âge » qui doivent retrouver un emploi pour « se loger et manger », ce sont les très jeunes filles mères, ce sont les hommes et femmes plus ou moins jeunes sans qualification, les chômeurs, les personnes au RMI, etc.
 
Il faut faire front à des situations difficiles (menaces de suicide, etc.) à des menaces parfois (« je ferai voter contre vous », etc.) mais aussi à des situations cocasses, comme la maman qui accompagne son jeune fils de 18 ans, sans aucune qualification qui « veut travailler dans les bureaux, parce que ce n’est pas trop dur »… Je vous fais grâce du cas d’une ex - employée municipale, embauchée par la précédente Municipalité, en contrat d’auxiliaire que nous n’avions pas renouvelé à l’échéance, qui m’a enregistré à mon insu, lors d’un entretien et qui m’a ensuite menacé par lettre. Mais je n’avais jamais dit ce qu’elle voulait me faire dire !…
 
A chaque fois, il faut trouver les mots, donner des pistes, expliquer, rassurer, aiguiller et ne rien promettre, si ce n’est de s’occuper du dossier. L’honnêteté vis à vis de ces personnes me parait essentielle. C’est une forme de respect à laquelle je suis très attaché, et la difficulté pour un homme politique n’est pas de dire OUI, mais de dire NON, s'il ne veut pas céder au clientélisme...
 
Alors que faire ?
 
La première tentation serait d’avoirs recours massivement aux contrats aidés, hier les CES, CEC, aujourd’hui les CAE et autres. C’est une politique pratiquée par le passé à laquelle nous ne voulons pas céder. Notre responsabilité d’élus, ce n’est pas de prendre des gens en contrat aidé, mais c’est de se préoccuper réellement de la fin du contrat. Que vont devenir ces personnes, si elles ne sont pas intégrables dans la Mairie, si ce n’est retourner à l’ANPE, et à la rue ? Nous ne voulons pas aussi, céder à la facilité de la « main d’œuvre pas chère », et ce malgré le forcing des autorités de l’Etat pour « faire du chiffre » avant les échéances présidentielles de 2007…
 
C’est pourquoi, après avoir résorbé les errances du passé au travers du plan de résorption de la précarité (http://didier-hacquart.over-blog.com/article-1822606.html), nous souhaitons avoir une politique maitrisée et responsable des contrats aidés.
 
Tout d’abord, nous limitons les contrats CAE (ex CES) aujourd’hui à des activités ciblées comme la « police administrative ». Ce sont les personnes qui font traverser les enfants devant les écoles, le matin, le midi et le soir.
 
Nous travaillons pour revoir, le principe (type de contrat) des surveillantes de cantines qui ne travaillent que 2 heures par jour pendant les périodes scolaires (hors vacances, mercredis, etc.). En effet, si cette activité était initialement prévue il y a plusieurs années pour que des étudiants se fassent de « l’argent de poche », aujourd’hui, cette tâche très importante est réalisée par des femmes en situations plus ou moins difficiles. Je ne cesse d’en rencontrer pour avoir « plus d’heures » pour espérer un revenu plus décent. C’est compréhensible et totalement légitime. Cela prouve aussi que le système actuel n’est pas satisfaisant et c’est pourquoi nous travaillons sur ce sujet.
 
Vis-à-vis de ces « petits boulots », notre objectif est de créer « moins d’emplois », mais des « vrais emplois ». L’expérience, montre qu’avec trop de contrats précaires, on ne résout rien, si on n’est pas en capacité d’offrir un réel avenir. A contrario, l’expérience prouve aussi, que dans certains cas, ces contrats aidés permettent à des personnes d’accéder au monde du travail et se réadaptant le cas échéant avec le respect des horaires, des consignes de travail, etc. Rien n'est simple, et nous devons donc trouver les structures adaptées pour réellement faire de la réinsertion à l’emploi.
 
Gérer des chiffres, avoir de grandes théories sur la précarité, est une chose, avoir les personnes en face de soi dans son bureau en est une autre. C'est cela la réalité de l'Elu local confronté au quotidien de la réalité sociale du pays. C’est pourquoi, je tiens à avoir une gestion  humaine vis-à-vis des personnes en grande difficulté, tout en essayant de trouver des solutions adaptées en toute honnêteté dans le plus grand respect qui leur est dû.
 
A suivre…
 
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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 11:25


Vitrolles est redevenue une ville bien gérée…

 
 

L’affirmation n’est pas de moi, mais du classement des meilleurs Maires de France par la revue CHALLENGES (*).

 

En effet il apparaît que la Ville de Vitrolles obtient 2 étoiles sur 3, avec une tendance encore à l’amélioration. Nous pouvons tous nous féliciter et les Vitrollais les premiers de ce redressement suite à la gestion calamiteuse de l’extrême droite pendant 5 ans avec l’équipe MEGRET qui a été mise en exergue dans le rapport de la Cour Régionale des Comptes en juillet 2002.

 

Notre ville dans les Bouches du Rhône est plutôt bien placée, se plaçant derrière les villes de Berre, Miramas, Plan de Cuques, Rognac (3 étoiles) et loin devant les villes en queue de peloton comme Aix en Provence et Marseille…

 

Ce satisfecit n’est qu’un indicateur qui montre que nous sommes sur la bonne voie. Le redressement de la ville était un des engagements du programme municipal de l’équipe de Guy OBINO lors des élections partielles d’octobre 2002. Mais tout n’est pas fini et le travail continue !

 
 
 

(*) Revue CHALLENGES n°30 du 6 au 12 avril, « classement des meilleurs maires de France »

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 22:05

Etre Adjoint au Maire,

c'est aussi célébrer les mariages...

 
 


 

Sur ce blog, je tiens au-delà de l'actualité politique, à faire part de mon expérience d'Adjoint au Maire. C'est le sens de cet article.

 
 


La fonction d'Adjoint au Maire n'est heureusement pas faite que de luttes politiques, de débats sur l'avenir, de décisions diverses, de réunions interminables le soir tard, de joutes verbales lors de conseils municipaux, de jeux de pouvoir et autres, mais aussi de moments toujours particuliers, comme la célébration des mariages.

 


 

Suivant la loi républicaine, le Maire, et par délégation les Adjoints et Conseillers Municipaux célèbrent les mariages. A Vitrolles, nous le faisons à tour de rôle, ou en fonction de demandes particulières comme la famille ou les amis, etc. C'est toujours un moment émouvant, pour les mariés, leurs familles, et pour nous qui avons l'honneur de sceller l'union de jeunes ou moins jeunes amoureux ! Pour nombre de couple, il n'y a pas de cérémonie religieuse, et la mairie devient alors le seul lieu officiel du mariage avec les échanges d'alliances.

 


 

Avec notre belle écharpe tricolore, nous représentons la République, mais surtout nous avons la responsabilité de faire de ce moment qui restera gravé dans la mémoire du couple, un instant solennel. Cela n'empêche pas un petit mot, ou une note d'humour pour détendre l'atmosphère.

 


 

Que le mariage soit « grandiose » avec de très nombreux invités, une salle bondée, ou que le mariage soit célébré dans la plus simple intimité, nous nous devons avec la secrétaire de mairie qui nous seconde, à donner le meilleur de nous -même !

 


 

Nous en sommes très souvent récompensés par une photo avec les mariés, "la bise" à la mariée, et les remerciements à la fin de la cérémonie des parents ou des amis des mariés.

 


 

Pour mon « premier mariage », j'étais autant ému que les jeunes mariés !... Avec l'expérience, chaque élu à ses anecdoctes, y compris le marié qui ne se présente pas le jour du mariage...

 


 

A Anne, Tony, Zoheir, Doriane, Jaleleddine, Nabila, Djamal et Schéhérazède que j'ai marié, lors de 4 cérémonies, samedi dernier, je souhaite mes meilleurs voeux républicains.

 


 
 
 

Le hasard, a fait que jusqu'à présent, que je n'ai pas eu l'occasion de célébrer de baptêmes républicains, mais je ne désespère pas d'ici 2008. A suivre...

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 13:46

Conseil Municipal du 30 mars 2006
 
 Comme déjà explicité dans une brève prédente
 
 
le Conseil Municipal est l’occasion pour tous les citoyens de mieux connaître la vie municipale et les rôles et responsabilités du Maire, des Adjoints et des Conseillers Municipaux.

Le point fort sera le vote du budget.

N'hésitez pas à venir nombreux pour assister aux débats.
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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 22:00



Personnel Municipal, Masse salariale :

 

Une véritable gestion de gauche à Vitrolles

 
 

La gestion municipale de notre Ville de Vitrolles est pénalisée par le poids de la masse salariale dans notre budget. C’est une réalité issue de l’histoire. Les causes en sont diverses, et certaines relatées dans le rapport de la Cour Régionale des Comptes de 2002.



Vitrolles est dans ce domaine au dessus de la moyenne nationale des villes de la même importance (plus de 60% du budget de fonctionnement).

 

Toute masse salariale d’une collectivité locale évolue chaque année en fonction du GVT, terme barbare qui n’est autre que le Glissement – Vieillesse – Technicité. En clair, la masse salariale évolue « mécaniquement » en fonction des augmentations des fonctionnaires décidées par le gouvernement, l’évolution de carrière des agents (avancements d’échelons et de grades) et des évolutions du statut de la fonction publique territoriale. A ces évolutions « mécaniques » s’ajoutent notamment les recrutements, l’évolution du régime indemnitaire des agents. Se retranchent les départs en retraite, les mutations, les révocations.

 

Le GVT moyen des communes de France était respectivement de 4,8 %, 2,4% et 3,3% en 2002, 2003 et 2004.

 

Pour une bonne gestion, il est essentiel que les recettes évoluent au moins autant que ce GVT, sinon le poids de la masse salariale ne fait que s’accroître, limitant de fait les dépenses de fonctionnement de toute collectivité. C’est évidement un problème et un enjeu pour toutes les communes de France, surtout avec ce qui se profile au niveau de la refonte de la taxe professionnelle par le gouvernement actuel, principale source de revenu.

 

Mais au-delà, il ne faut jamais oublier que derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes d’une part et des services offerts aux citoyens d’autre part. A ce titre malgré un personnel important, les attentes légitimes des Vitrollais sont encore très fortes.

 

Chaque collectivité a des obligations de base comme l’Etat Civil, le cadastre, les écoles primaires, les ordures ménagères, la propreté de la ville, l’éclairage public, etc. Ensuite, il faut intégrer les services supplémentaires comme par exemple la Politique Culturelle, le développement de la vie associative et sportive, etc. Il faut aussi tenir compte comment certaines activités sont réalisées (dans le cadre du service public, ou privatisées).


Tout cela résulte de choix politiques qui ont un impact sur la masse salariale.

 

Ainsi à Vitrolles, le niveau offert au niveau des écoles (une ATSEM par classe, des activités périscolaires très développées, l'extension de l'accès à la restauration scolaire, etc.) est très supérieur à ce qu’offrent beaucoup d’autres communes. C’est un choix, et tous nos petits Vitrollais ne peuvent que s’en féliciter.



Dans un autre domaine, nous avons une Ecole de Musique et de Danse, d’un très haut niveau et très prisée des enfants Vitrollais, ce qu’offrent peu de communes de taille équivalente.


Rouvrir la Maison pour l’Emploi, développer un Service Logement, créer le service Politique de la Ville nécessitent des moyens en personnels, mais répondent à des urgences pour nombre de Vitrollais.


La liste n’est pas exhaustive.

 

Re-municipaliser le service du nettoiement en 2004, a aussi été un choix politique pour que Vitrolles retrouve enfin un niveau de propreté satisfaisant. Cela a par exemple entraîné 9 embauches de salariés de la société POLYURBAINE à la ville de Vitrolles. Privatisé à l’époque, par l’équipe MEGRET, la ville était sale, qui plus est pour un coût excessif. .

 

Dire que le nombre d'agents municipaux est trop important et coûte cher n’a pas de sens si nous ne mettons pas en regard les prestations offertes aux citoyens.


Je ne reviendrai pas par contre sur l’héritage de l’effectif de la Police Municipale de Vitrolles qui est très supérieur aux moyennes des villes de même taille. Cela a été largement débattu sur ce blog et sur ceux de l’opposition et au Conseil Municipal de Janvier 2006 !

  

Pour finir, n’en déplaise semble – t – il parfois à certains grand libéraux, les agents communaux sont des fonctionnaires et il n’y a pas de plan social possible. Donc ils y sont, ils y restent jusqu'à leur retraite ou leur éventuelle mutaion vers une autre collectivité !

 
En 2006, à Vitrolles, où en sommes - nous ?

Il faut d'abord rappeler, qu’il manquait 1 million d’euros au budget 2002 pour payer le personnel municipal lors de notre arrivée en octobre !  Cela traduisait une réelle dérive sur la masse salariale de la Municipalité précédente. Comment se tromper en effet de 1 million d’euros sur un budget prévisionnel de 33 millions d’euros de masse salariale ?

  

Pour notre part, la masse salariale a augmenté de 2,84% entre 2002 et 2005, (contre 20 % entre 1997 et 2002, sous la municipalité MEGRET), soit un accroissement très inférieur aux moyennes nationales avec notamment :

 

-   Un recrutement de cadres, pour faire face au sous – encadrement dramatique de la Ville de Vitrolles en octobre 2002 (Voir rapport de la Cour Régionale des Comptes sur ce blog).

 
-    La mise en place du protocole de résorption de la précarité
 

-   La revalorisation du régime indemnitaire des agents pour remettre Vitrolles au niveau des communes du département. Le redressement de la ville ne se fait pas au détriment de la rémunération des agents.

 
-     La re-municipalisation du service propreté.
 

La remise en marche et le développement de nombreuses activités (Cybermaisons, Centre de vacances de NEVACHE, Maison de l’Emploi, service du Logement, politique de la ville, Ecole d’Art Plastique, augmentation du nombre de places en crèches, service environnement, Centre de Loisir Sans Hébergement, etc.).

 
-     Etc.
 

Tout n’est pas parfait et de nombreux chantiers sont en cours dans la poursuite de la maîtrise budgétaire pour assurer de meilleurs services aux Vitrollais, tout en travaillant sur le fonctionnement des services (par exemple, la réorganisation de la Direction de l'Education en 2005), sur une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, et la mise en place d’une démarche Qualité des services publics.

 

Tout un programme et un véritable enjeu pour les semaines et mois à venir !...

 
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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 11:16

Une gestion de Gauche du Personnel Municipal :
 
La résorption de la précarité au sein

de la Mairie de Vitrolles
 
 
La responsabilité de la Délégation au Personnel Municipal, pour un Adjoint au Maire, va au-delà d’une simple gestion d’une masse salariale, aussi importante soit – elle. Car derrière des chiffres, il ne faut pas oublier qu’il y a des hommes et des femmes, sans oublier des missions de service public. Je reviendrai sur ce sujet prochainement.
 
Au travers, de cette série de rubriques, j’essaierai d’expliciter qu’elle est la vision de Gauche de l’équipe Municipale de Guy OBINO vis-à-vis du Personnel Municipal au travers d’exemples concrets.
 
A notre arrivée en octobre 2002, au niveau du personnel municipal, nous avons fait le constat d’un certain nombre d’anomalies avec notamment une véritable pléthore de contrats aidés CES, CEC et emplois jeunes et de nombreux agents avec des contrats d’auxiliaires.
 
Manifestement, les contrats aidés CES, CEC et Emplois Jeunes ont constitué une « main d’œuvre pas chère », sans oublier le clientélisme… La problématique des contrats aidés, n’est pas de faire en nombre des contrats aidés, ce qui est simple et pas cher, mais à mon sens c’est de se soucier de la fin du contrat
 
Notre responsabilité d’Elus est à ce niveau. Il est humainement difficile de se séparer d’agents qui ont travaillé utilement dans la mairie pendant 5 ans et plus. Ce sont par essence essentiellement des personnes en difficulté qui se sentent « jetées » au bout de ces 5 années. C’est légitime, même si la réalité est plus complexe, la finalité d’un contrat CEC n’étant pas forcément un emploi dans la Fonction Publique Territoriale.

De cette expérience douloureuse, nous définirons en 2006, notre politique vis-à-vis des nouveaux contrats aidés, CAE et autres, même si la pression du gouvernement VILLEPIN est forte pour « faire du chiffre » avant les élections Présidentielles de 2007.
 
Les contrats d’auxiliaires étaient utilisés aussi de manière abusive et en grand nombre, avec des agents présents dans la mairie avec des contrats renouvelés de 3 mois en 3 mois depuis parfois plus de 5,6, ou 7 ans !
 
Fin 2002 et en 2003, de nombreux contrats de CEC arrivaient au terme des 5 ans, sans possibilité malheureusement d’offrir un débouché. Des contrats d’auxiliaires n’ont pas été renouvelés à l’échéance du contrat. Pour mémoire, contrairement à ce qu’avait pratiqué en 1997 l’équipe MEGRET, il n’ y a pas eu de « charrette » générant  de multiples contentieux et procès.
 
C’est pourquoi, dès la mi - 2003, nous avons engagé avec les organisations syndicales de la Mairie de Vitrolles la négociation sur la mise en place d’un protocole de résorption de la précarité au sein du personnel municipal. Le principe reposait sur les points suivants :
 
ð        Définir et négocier les critères objectifs pour rentrer dans le protocole
 
o       Emplois jeunes, apprentis, CEC, auxiliaires
o       Ancienneté > 2 ans
o       Avis de la hiérarchie sur le travail effectué
o       Etc.
 
ð        Définir l’ordre de stagiarisation (*)
 
o       Fin de contrat
o       Ancienneté
o       Planning de stagiarisations étalées sur le mandat électoral 2004-2008
 
ð        Etablissement de la liste des noms après validation des critères (plus de 100 agents)
 
ð        Respect de l’ordre des stagiairisations tel que négocié
 
ð        Volonté pour tendre à ne plus recréer de la précarité
 
ð       Passage en Conseil Municipal pour officialiser la démarche et les engagements
 
ð      Signature du protocole par les 3 organisations syndicales SDU – CGT et FO
 
Concrètement le planning a été accéléré (finalisation en 2006) l’ordre respecté à la satisfaction de tous que ce soit les intéressés eux – mêmes (visibilité sur leur avenir, pas de sentiment d’injustice), les organisations syndicales (transparence, respects des engagements pris par la Municipalité) et les Elus (pas de problème de sollicitations « diverses »).

Se sont rajoutées au protocole des stagiarisations dans le cadre de la Loi SAPIN.
 
Suivant le même principe, un second protocole sera négocié en 2006, pour prendre en compte les dernières situations d’agents qui ne rentraient pas dans les critères du premier protocole, essentiellement pour des problèmes d’ancienneté mairie.
 
D’autres cas de précarité ne sont pas oubliés et sont dans nos objectifs, comme les surveillantes de cantine dans les écoles par exemple.
 
Tout n’est certes pas parfait, et du travail reste à accomplir, mais je revendique notre vision de Gauche dans la démarche !...
 
 
 
 
(*) stagiairisation : étape préalable à la titularisation dans la Fonction Publique Territoriale. La titularisation est prononcée à l'issue d'une période de 1 an.
 
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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 20:05



Moi, je défends les fonctionnaires,

 

car j’apprécie leur sens du service public…

 
 

En tant qu’Adjoint au Maire Délégué au Personnel Municipal, je suis scandalisé par les propos tenus contre les fonctionnaires sur certains blogs et notamment :

 
 
 

Ce document a été beaucoup diffusé sur internet, et Monsieur Jean FIGADERE s’en fait aujourd’hui le porte parole. C’est son droit le plus strict.

 

Abonder dans le sens de cette caricature de la Fonction Publique, relève bien de la pensée libérale de ceux qui propagent le document.


C'est méconnaitre et dénigrer injustement les fonctionnaires !

 

Personnellement, bien que travaillant dans le secteur privé, j’ai appris à reconnaître la valeur des fonctionnaires et particulièrement ceux de notre ville, ainsi que leur sens du service public. Quand le feu gagne la Ville un certain été 2004, ils répondent présents. Quand un rocher tombe de la falaise, ils répondent présents en pleine nuit. Après un gros orage et des inondations, ils répondent présents. Je ne parle pas de tous ceux qui s’occupent avec la plus grande attention de nos écoles (Agents d’Entretiens, ATSEM, Agents techniques), de ceux qui entretiennent très tôt le matin notre ville, Etc., etc.

 

J’avais cependant déjà apprécié, sans être élu, le rôle et l’importance des fonctionnaires au travers de notre système éducatif, de notre système hospitalier, de notre système social, etc., etc.

Critiquer  EDF, c'est facile, mais aucune entreprise privée n'aurait été à la hauteur pour remettre sur pied le réseau électrique en peu de temps après les grandes tempètes d'un certain hiver...

 

Pour finir, je pense que les Agents Municipaux  de la Ville de Vitrolles, considérés par vous et vos amis, Monsieur Jean FIGADERE à priori comme "d'affreux privilégiés",  apprécieront certainement vos propos, vous qui prétendez "reprendre la Mairie"  en 2008.

 A suivre...

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 16:45
Vitrolles sur le WEB…
 
 J’ai le plaisir de vous annoncer que Vitrolles a désormais son site WEB !
 
Bon surf pour découvrir notre Ville et son histoire…
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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 12:02

Le BLOG, outil de propagande ou outil d’information ?

 
 

Monsieur Hubert FAYARD, de sinistre mémoire à Vitrolles, au CV bien chargé rappelé sur son BLOG, m’interpelle sur la Police Municipale de notre Ville. Au-delà de son BLOG, je vous engage à faire des recherches sur le WEB, où vous trouverez tout un tas d’informations sur ses états de service…

 

Tout d’abord, bien qu’il me traite « d’illustre inconnu », je le remercie de faire ma publicité, si j’en avais besoin et de tenir autant compte de mes propos !

 

Mais quel est l’objet de ses critiques ? Les effectifs de la Police Municipale évidemment !

 

Pour bien comprendre les choses, il est bon de rappeler que Vitrolles était pour l’équipe MEGRET, dont monsieur Hubert FAYARD était un illustre représentant le laboratoire des idées du Front National, puis du MNR. Le fond de commerce était évidemment la sécurité. C’est pourquoi, il s’est constitué une Police Municipale conséquente sur la Ville, sans parler d’un service de sécurité annexe.

 

Pour comparer les effectifs, par rapport aux autres villes, il suffit très objectivement de se rapporter au rapport de l’Observatoire de la Fonction Publique Territoriale sur les Polices Municipales en France de 2002 :


http://www.observatoire.cnfpt.fr/pages_local/contenu.phtml?id=14

 

Il est précisé, page 8 :

 

« Les grandes communes que sont les communes de 20 000 habitants et plus regroupent la moitié des effectifs des policiers municipaux ; les communes de 20 000 à 79 999 habitants en regroupant près d’un tiers.

Les communes moyennes, de 3 500 à 19 999 habitants, emploient 39 % de l’ensemble des policiers municipaux, celles de moins de 3 500 habitants, 10 %.

La taille moyenne des services de police municipale s’accroît avec la taille de la commune. Elle est très élevée pour les communes de plus de 80 000 habitants qui recensent environ 73 agents. Les polices municipales des communes de 20 000 à 79 999 habitants se composent quant à elles de 16 agents en moyenne. Les services des communes de 3 500 à 9 999 habitants en regroupent 3, et celles de moins de 3 500 habitants, 2 » 

 

Donc, nous avions en 2002, une Police Municipale digne d’une Ville de 80000 habitants, alors Vitrolles avait moins de 37000 habitants…

 

La sécurité de nos concitoyens n’est pas une simple bataille de chiffres du nombre de Policiers Municipaux.

 

Il faut bien se rappeler que la sécurité de nos concitoyens est aussi et avant tout la responsabilité du gouvernement et des moyens qu’il met en place en termes de Police Nationale et Gendarmerie. En tant que citoyens, nous payons des impôts aussi pour cela. La Police Municipale peut être un complément, mais il faut savoir qu’il n’y a pas une Police Municipale dans toutes de villes en France ! Une Police Municipale ne doit pas conduire au désengagement de l’Etat sur ses responsabilités premières…

 

Si nous avons une Police Municipale importante, comme c’est le cas à Vitrolles, cela signifie simplement que nous payons 2 fois notre sécurité au travers de nos impôts sur le revenu et nos impôts locaux.

 

La Police Municipale à Vitrolles existe, elle restera, ses missions évolueront comme le Maire l’a rappelé lors des vœux à la population vers une Police de Proximité. N’en déplaise à ceux qui surfent sur l’insécurité réelle ou supposée, les chiffres confirment une baisse sensible de la délinquance dans notre ville depuis 2002. C’est toujours évidemment trop pour ceux qui sont touchés directement par ces problèmes, mais chacun ne peut que prendre acte de la réalité des faits.

 

La baisse de l’insécurité n’est certainement pas qu’une simple affaire d’effectifs de Police Municipale et de politique répressive et de stigmatisation à la SARKOZY, mais aussi une affaire de travail sur l’emploi, le logement, la vie associative culturelle et sportive, le cadre de vie, la prévention, etc. C’est le sens de notre action municipale !

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 20:18

En tant qu’Adjoint au Maire depuis octobre 2002, et Délégué au Personnel Municipal de la Ville de Vitrolles, je peux apporter un témoignage des conséquences de la gestion d’une Ville Front National puis MNR pendant 5 ans.


Si j’ai pour habitude dans le cadre de ma délégation de ne pas refaire l’histoire, mais au contraire de regarder de l’avant  pour remettre  sur pied l’administration de la Ville et la gestion de son personnel, il me semble intéressant d’apporter mon témoignage de la situation telle qu’elle était en octobre 2002 à notre arrivée à la mairie. Je ne parlerai ici que des aspects liés au Personnel Municipal. Il y aurait beaucoup à dire dans d’autres domaines !


Pour les non Vitrollais, je rappelle que Vitrolles est une ville de près de 40000 habitants. Les effectifs de la Mairie sont de l’ordre de 850 fonctionnaires auxquels il faut ajouter un certain nombre de contrats d’auxiliaires et de contrats aidés.


Il est important de rappeler que la ville jusqu’en octobre 2002 était dirigée par 3 ou 4 cadres A de la fonction publique alors qu’à taille équivalente le ratio serait d’une trentaine de cadres A. La priorité a donc été de recruter au plus tôt un Directeur Général des Services (DGS) pour remettre sur pied l’administration. Ensuite il a fallu recruter rapidement un vrai Directeur Financier pour nous aider à gérer la ville et son budget. Il faut bien comprendre que la ville était à la limite du passage sous tutelle. En octobre 2002, il manquait 1 million d’€ au budget pour payer le personnel municipal. Depuis 2003, nous avons donc recruté plusieurs cadres A de la fonction publique pour renforcer progressivement le niveau d’encadrement en fonction de nos contraintes budgétaires. Cela continuera en 2006.


Il est évident que l’absence d’un encadrement digne de ce nom a entraîné un grand nombre de dysfonctionnements au fil du temps dans la mairie… A contrario, le renforcement de l’encadrement a permis d’entamer une réorganisation progressive des services.

L’ancienne municipalité a aussi clairement pratiqué une politique clientéliste avec un recours massif voire abusif aux contrats aidés CES et CEC. A ces contrats aidés, s’ajoutaient un nombre important de contrat d’auxiliaires. Notre problème était que beaucoup de contrats arrivaient à échéance en 2003. Après 5 ans passés dans la mairie, il était incompréhensible pour ces personnes de se retrouver de nouveau « à la rue », surtout avec des promesses faites année après année par l’ancienne équipe MEGRET. Ces promesses étaient illusoires et mensongères. La Mairie n’était pas en capacité d’intégrer dans ses effectifs en un si grand nombre tous ces contrats. Face à cette difficile situation, et aux drames qu’elle engendrait, nous avons mis en place un protocole de résorption de la précarité sur 3 ans.


Ce protocole a été négocié avec les syndicats de la mairie et a défini les critères d’accès au protocole ainsi que les priorités de stagiairisation (*). Ce protocole sera soldé en 2006 avec plus de 100 stagiairisations sur 3 ans. Un second protocole soldera les derniers contrats en cours. A terme, nous serons revenus à une « gestion statutaire » des personnels d’une collectivité locale digne de ce nom.


Revenir à une situation normale, supposait aussi de mettre fin à des situations illégales, pointées par un rapport de la cour régionale des comptes de 2002, notamment au niveau du paiement d’heures supplémentaires illégales (payées non effectuées par exemple).

La volonté de la Municipalité a été d’éviter « la chasse au sorcière » et au contraire de pratiquer l’apaisement. Seuls les contrats de « quelques figures emblématiques » de l’ancienne équipe, non fonctionnaires et membre de la garde rapprochée des MEGRET, n’ont pas été renouvelé à leur échéance.  Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs trouvé rapidement un emploi dans la commune voisine de Marignane…


Il faut comprendre que le personnel municipal était fortement politisé avec des affrontements réels entre agents faisant appartenant à  des camps différents. Le fait politique était très fort dans la mairie. Le manque de « vrais cadres » avait aussi conduit à des carrières fulgurantes pour quelques uns plus liées à « l’appartenance au bon camp » qu’aux compétences professionnelles… Par ailleurs, faute de directeurs, nombre d’élus sous l’ancienne municipalité, faisaient office de directeur, et le cabinet du maire gérait la mairie… Aujourd’hui, si chacun garde ses convictions, le fait politique n’est plus au cœur des préoccupations quotidiennes des agents dans le cadre de leurs activités professionnelles.


Lors du recrutement de cadres A, nous avons eu à faire face à un problème de rémunération. En effet, il s’est avéré que la Ville de Vitrolles n’était pas attractive financièrement par rapport aux autres collectivités du Département. Un retard avait été pris par rapport à certaines dispositions statutaires non appliquées à Vitrolles. Il a fallut revoir le régime indemnitaire. La démarche a été en fait étendue à l’ensemble des agents des catégories C, B et donc A.


Malgré toutes ces difficultés, nous avons remunicipalisé le service de propreté urbaine qui avait été transféré sous l’ancienne municipalité au privé avec un résultat catastrophique au plan financier mais aussi sur le terrain avec une ville très sale. Cette opération a été un succès visible chaque jour par les Vitrollais. Tout n’est peut –être pas parfait, surtout les jours de mistral, mais à coté de la propreté d’une ville comme Marseille, nous pouvons être très fiers de notre ville !

L’action de la municipalité vis-à-vis du personnel municipal pour cette 1ère partie de mandat se résume à :

  • Politique générale d’apaisement après 5 années de luttes internes, de déchirement, et de dysfonctionnements de nombreux services
  • Renforcement de l’encadrement avec l’embauche de cadres A
  • Réorganisation des services
  • Retour à des fonctionnements statutaires, suite aux dérives constatées par la cour régionale des comptes
  • Mise en place d’un protocole de résorption de la précarité pour mettre fin à des situations sociales indignes d’une collectivité de gauche
  • Remise à niveau du régime indemnitaire pour remettre Vitrolles dans la moyenne des villes du département en termes de rémunération.
  • Réorganisation des services
  • Remunicipalisation du service propreté


Pour la seconde partie de mandat je compte m’attacher plus particulièrement à :
  •  La poursuite du renforcement de l’encadrement et à la remise à plat de certains fonctionnements internes. 
  • La mise en place d’une démarche Qualité du Service Public. Les perturbations de l’ère MEGRET, l’arrivée de nouveaux responsables nécessitent de retravailler sur le Service Public, ce qu’en attendent les Vitrollais, et sur le rôle des agents municipaux, etc.
  • La poursuite de la mise en place d’une véritable gestion des ressources humaines. Il est essentiel de continuer à développer le travail sur les compétences, la gestion prévisionnelle des effectifs, la formation, l’absentéisme, etc.

 
Si nous sommes conscients d’une part d’un sureffectif à Vitrolles, d’autre part de manques de compétence, il me semble intéressant de travailler sur une véritable gestion prévisionnelle de Ressources Humaines, en utilisant les outils comme la formation, les départs en retraite, la remise à niveau des outils informatiques, politique de recrutement ciblée, etc.  En effet, les agents qui sont fonctionnaires travaillent à Vitrolles et y resteront pour la plupart jusqu’à la retraite. Pour mémoire, la Vitrolles dispose d’une Police Municipale en termes d’effectifs, digne d’une ville 10 fois plus grande !…

 

Le problème n’est pas aussi très simple lorsque les attentes et les besoins dans une ville comme la notre avec une forte population jeune, un taux de chômage au-delà des moyennes nationales ainsi qu’un habitat social très important. C’est un des enjeux politique de notre équipe municipale !

En conclusion, la Délégation au Personnel Municipale, est enrichissante par les rencontres des agents du service public et les problèmes à affronter, pas très simple dans le contexte Vitrollais, méconnue du public, mais vraiment passionnante ! A suivre.

 

(*) 1ère étape pour l’intégration des agents de catégorie C dans la Fonction Publique Territoriale. Au bout d’un an si tout se passe bien, l’agent devient pleinement fonctionnaire. Le non titularisation suppose un dossier très solide (compétences professionnelles, comportement, etc.).

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