Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Référencement

Il y a actuellement  

  personnes connectées à Over-Blog dont  

  sur ce blog
  Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com

 

Wikio - Top des blogs - Politique

Archives


Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 22:00


Bruno Mégret, de mieux en mieux dans le mal en pis

 
Paru dans l’Humanité du 14/05/1999

Condamné, mardi, à ne plus utiliser le sigle et le nom Front national, Bruno Mégret n’en finit plus de déchoir. Hier, le tribunal administratif de Marseille a annulé une délibération de la municipalité de Vitrolles, accordant au maire Catherine Mégret la prise en charge par la commune des frais de justice occasionnés par ses procès pour propos racistes tenus dans le Berliner Zeitung. En conséquence, les avocats de la mégrétiste Mégret devront restituer les honoraires perçus à la municipalité et attendre des poches de celle qui a commis une " faute détachable de sa fonction " un règlement en bonne et due forme.

Repost 0
3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 21:55

Comment Mégret a fait exploser le FN
 

source : Le Nouvel Observateur le 17/06/1999 auteur : PAR PASCAL PERRINEAU*


Front national : 5,7%, Mouvement national : 3,3%. Le verdict des européennes est dur pour une extrême-droite qui nous avait habitués depuis quelques années à caracoler vers les 15-16%. La modestie des résultats semble doucement ramener l'extrême-droite vers l'âge groupusculaire. Et pourtant souvenons-nous. L'émergence puis la confirmation d'un puissant courant électoral d'extrême-droite ont constitué le principal changement que la scène électorale française ait connu au cours des deux dernières décennies.

 

Longtemps relayée au rang de phénomène marginal ou de brusque poussée de fièvre vite éteinte, l'extrême-droite s'était habituée, depuis sa percée aux élections européennes de 1984, à être un acteur de poids de la vie politique et, son renforcement aidant dans les années 90, à perturber de plus en plus le jeu politique national et local.

 

Son maintien au second tour des législatives de 1997 avait fortement contribué à la défaite de la droite, sa « main tendue » à des notables de droite accrochés à leur pouvoir régional avait pu faire croire aux régionales de 1998 que l'extrême-droite était en train de réussir une OPA sur une droite déboussolée. Face à une droite en pleine explosion et crise d'identité, le Front national pouvait donner l'impression de camper aux portes du pouvoir. Aussi, est-ce avec ravissement qu'une droite impuissante à réduire cette aile extrême vit le FN s'engager en décembre 1998 dans la voie d'un suicide politique.

 

La violence de l'affrontement interne entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret fit voler l'appareil en éclats. Dans la rupture partisane, le second emporta avec lui 59% des secrétaires départementaux et 51% des conseillers régionaux. Chacun à la tête de leur petite principauté défaite, les deux leaders semblaient régner sur des champs de ruines et des micro-appareils renouant avec la marginalité des chapelles obscures de l'extrême-droite des années 60 et 70.

 

Mais l'affrontement n'avait jusqu'alors eu lieu que dans le tout petit monde des appareils. Il restait à l'électorat à dire son mot. Première leçon du suffrage universel : si l'électorat d'extrême-droite est toujours là, il est, pour la première fois depuis quinze ans, sensiblement à la baisse. Les deux listes du FN et du Mouvement national rassemblent à elles deux 9% des voix, soit le plus mauvais niveau atteint par cette famille politique dans des élections européennes (10,9% en 1984, 11,8% en 1989 et 10,5% en 1994).

 

Depuis 1994, l'extrême-droite perd dans tous les départements (sauf 7 départements où elle maintient tout juste son influence, et ce recul, par rapport à des élections européennes de 1994 pourtant déjà médiocres pour elle, est particulièrement sensible dans certains de ses bastions méditerranéens : ­ 4,9 dans le Var ; ­ 4,1 dans les Alpes-Maritimes.

 

 Par rapport à la dynamique de hausse que connaissait le FN dans toutes les élections de la deuxième moitié de la décennie 90 il y a même un fort mouvement d'érosion : aux dernières élections régionales de mars 1998, où il avait rassemblé 15%, le FN dépassait 20% dans 13 départements, aujourd'hui les deux frères ennemis ne franchissent plus ce seuil dans aucun département. Enfin, leur capital électoral de 9% de voix a son impact fortement affaibli du fait de la division : 6% + 3% pèse politiquement beaucoup moins lourd que 9%. Deuxième leçon : l'éclatement partisan a amené un éclatement électoral qui n'obéit pas aux mêmes logiques que le premier. Lors de la rupture du FN une analyse, parfois un peu hâtive, a donné l'avantage à Bruno Mégret. En effet la dissidence mégrétiste a largement contribué à décapiter l'appareil, même si une majorité de la base des adhérents semble être restée fidèle à Le Pen. Décapiter l'appareil est une chose, convaincre l'électorat en est une autre : telle est la dure leçon de ces élections pour Bruno Mégret qui n'est parvenu à capter qu'un quart de l'électorat frontiste. La majorité est restée fidèle au vieux leader, et seul un département français (les Bouches-du-Rhône, où les mégrétistes contrôlent les deux mairies de Marignane et Vitrolles) a donné un faible avantage à Bruno Mégret.

 

La victoire de Le Pen est importante pour celui-ci car son challenger, privé de représentation au Parlement de Strasbourg et confronté à de vraies difficultés pour assurer les lendemains matériels et politiques de son petit mouvement, est renvoyé dans la marginalité électorale. Mais cette victoire est une victoire à la Pyrrhus : la scission a suffisamment enlevé de chair électorale à Jean-Marie Le Pen pour que son parti, qui jusqu'alors semblait avoir l'avenir électoral pour lui, découvre les rudes voies du déclin. Pour la première fois en quinze ans le FN se retrouve dans une position marginale : 5,7%, derrière même le groupe de pression des Chasseurs (6,7%). Jean-Marie Le Pen n'a su garder qu'environ la moitié de l'électorat traditionnel du Front, 25% rejoignant le Mouvement national et le reste connaissant l'attraction du nationalisme de Charles Pasqua (les très bons résultats de ce dernier dans les Alpes-Maritimes et dans le Var en témoignent : 20,4% et 19,2%) et du poujadisme de la liste des Chasseurs (dans l'Eure-et-Loir, l'Hérault ou la Somme, leur dynamique électorale entraîne une érosion sensible de l'extrême-droite). La période de l'épanouissement électoral de l'extrême-droite semble se clore : la querelle de chiffonniers de l'hiver dernier a laissé des traces et a fait perdre au FN son potentiel de « parti pas comme les autres », la stratégie mégrétiste de rapprochement avec les droites et d'inoculation d'une thématique d'extrême-droite à celles-ci a échoué car le noyau dur de l'électorat du FN, électorat de la protestation populaire, ne s'est pas retrouvé dans le style national-technocratique de Bruno Mégret.

 

En outre, l'avenir national-populiste que cherchait à incarner Jean-Marie Le Pen n'en est plus un car il a toutes les allures d'un passé qui ne fait plus illusion.

 
P. P. (*) Directeur du Centre d'Etude de la Vie politique française (Cevipof).

Repost 0
3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 21:41

Coup de sang Dégoût
 
Paru dans l’Humanité du 27/10/1999
 

Alain Darmuzey, directeur d’école du Liourat et surveillant de cantine à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), a été relevé de ses secondes fonctions par la mère Mégret, maire de Vitrolles et femme de l’autre, celui qui rêve d’être le Brutus de Le Pen. La grave faute professionnelle de l’exclu est un acte de non-allégeance : il a refusé de serrer la main de Catherine Mégret. Il s’est contenté d’un simple bonjour, se gardant d’ajouter le contact charnel au minimum syndical en matière de politesse, ce qui est son droit le plus strict.

 

À Vitrolles, ce geste de salubrité citoyenne est un crime. Ou plus exactement un " manque de courtoisie " qui " n’est pas acceptable ", dixit l’adjoint au personnel de la municipalité. Mais depuis quand faudrait-il être " courtois " avec un personnage qui est au civisme ce que la viande contaminée est à la santé publique ?

 

En évitant de se salir les mains (et le reste), Alain Darmuzey n’a fait que reprendre à son compte cette maxime de Jules Renard : " Je ne suis pas toujours sûr d’avoir bon goût, mais j’ai le dégoût très sûr. " Comme quoi il est des circonstances où le dégoût est une valeur républicaine inaltérable.

 
Jack Dion
Repost 0
3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 21:30
En baisse
 

source : Le Nouvel Observateur le 18/11/1999

 

Catherine Mégret a été condamnée à 15000 francs d'amende pour diffamation à l'encontre de l'association culturelle Productions du Sous-Marin. La maire MNR de Vitrolles avait fustigé son activité «discutable et douteuse» et dénoncé «l'embrigadement partisan» de l'association qu'elle avait expulsée de son local municipal il y a deux ans.

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 07:10


Vitrolles sanctionnée pour discrimination

 
Paru dans le Nouvel Obs du 24/01/2000
 


Le tribunal administratif annule des subventions à une association.


Le tribunal administratif de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) vient d'annuler des subventions accordées par la mairie (Mouvement national républicain) de la ville à une délégation de l'association Fraternité française. Cette dernière "ayant fait sienne la distinction entre Français et étrangers".


Deux délibérations du conseil municipal allouant des subventions de 20.000 francs pour les années 1998 et 1999 à l'association ont été annulées. La municipalité, dirigée par Catherine Mégret, a également été condamnée à résilier un bail de location qui accordait à Fraternité française un local pour un franc symbolique par an. Le tribunal avait été saisi d'un "recours pour excès de pouvoir" contre la mairie par des contribuables de la commune et l'association "Ras l'front Vitrolles".


Selon l'arrêt de la cour, cette association "s'est donnée pour but d'organiser toute action de bienfaisance visant à venir en aide sur les  plans moral, juridique, social (...) aux citoyennes et citoyens français déshérités ou dans le besoin".


Même si le mot "français" ne figurait pas dans l'objet social de l'association, la justice a estimé que cette dernière avait "fait sienne la distinction pratiquée entre Français et étrangers".


Estimant que cette distinction présente le "caractère d'une discrimination contraire à la loi", la mairie de Vitrolles "ne pouvait légalement ni mettre un local à sa disposition, ni lui allouer deux subventions de fonctionnement".


(N. Obs)

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 07:00
EN BAISSE
 

source : Le Nouvel Observateur le 27/01/2000 auteur :


Catherine Mégret, maire MNR de Vitrolles, a été désavouée par le tribunal administratif de Marseille, qui vient d'annuler une subvention de 20 000 francs allouée par la ville à l'association Fraternité française et la mise à disposition d'un local municipal. Les juges ont estimé que l'organisation établissait une distinction discriminatoire entre Français et étrangers.

Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 06:52

Municipales : difficile accord PC-PS

 
Paru dans l’Humanité du 01/03/2000
 

Déjà en échec avec les Verts sur un accord électoral en vue des élections municipales, le Parti socialiste semble provoquer des "blocages" avec le PCF. C’est du moins ce que vient d’affirmer Pierre Blotin, à la veille d’une rencontre entre les deux partis. Le responsable communiste fait état de "reculs sur tout une série de villes par rapport aux avancées antérieures". Outre qu’il réclame les têtes de liste des quatre communes dirigées par le Front national, alors que Alain Hayot (PCF) s’est déjà déclaré candidat à Vitrolles, le PS voudrait obtenir la direction des affaires à Pantin, ville de Seine-Saint-Denis, dont le maire est communiste.

 
Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 06:50

Municipales : le PS flirte avec l’environnement
 

Paru dans l’Humanité du 07/03/2000

 

La vie politique réserve parfois des coïncidences heureuses. Tandis qu’il participait, samedi à Rennes, à la convention régionale consacrée à l’environnement - première des six conventions devant préparer la convention nationale du PS, Territoires et citoyens, en juin à Clermont-Ferrand -, François Hollande a affiché son scepticisme quant à la possibilité de conclure avec les Verts un accord national pour les municipales de 2001.

 

" Leur stratégie est de privilégier une meilleure implantation dans les communes, pas forcément d’être maires ", a-t-il analysé, faisant valoir que les Verts étaient également " partagés entre ceux qui veulent compter leurs voix et ceux qui veulent des postes dans les équipes municipales ".

 

Le premier secrétaire du Parti socialiste venait, avec insistance, dans son discours de clôture de définir l’écologie comme " le sens même de l’action que nous conduisons ", pour convenir, à la suite de plusieurs participants, que le thème serait au cour de ces élections. François Hollande a confirmé, en marge de la convention, que des " propositions sérieuses " serait faites aux écologistes lors d’une nouvelle rencontre le 16 février. En tout état de cause, il devrait s’agir des dernières, formant un " paquet " indissociable. Si aucun accord n’est trouvé, restera aux Verts à négocier des accords départementaux, François Hollande prévenant toutefois de " l’appétit " des fédérations départementales socialistes. Le premier secrétaire du PS a réitéré son espoir de conclure " un peu avant la fin du mois " des accords nationaux avec le MDC, le PRG et le PCF. Un certain nombre de villes de plus de 100 000 habitants, considérées comme gagnables, telles Caen, Le Havre, Vitrolles, Nancy ou Saint-Étienne suscitent encore des arbitrages quant à la future tête de liste. Metz ne semble plus revendiqué par les Verts, ni Orange, et le candidat pressenti par les écologistes à Toulon, Gérard Paquet, a décliné l’invitation. En tout, les Verts auraient revendiqué une soixantaine de têtes de listes dans les villes de plus de 25 000 habitants.

 

Reste le cas de Paris, qui déborde du cadre tracé par le premier secrétaire du PS, qui consiste à privilégier l’implantation locale et à susciter un accord large au sein de la gauche plurielle, Verts compris. Si François Hollande se refuse à exprimer une quelconque préférence entre le candidat déclaré, Bertrand Delanoë, et Jack Lang, candidat potentiel, il note que " Jack Lang est celui qui prend le plus de risques ". Le maire de Blois depuis 1986 joue en effet à plus long terme, en cas de parachutage dans la capitale, son siège de député du Cher. Entre Toulouse, où le PS peine à présenter un candidat, et Marseille où quatre candidats socialistes se sont déclarés, le PS a également du pain sur la planche en interne. Les candidats " seront-ils des personnalités connues ? Peut-être pas, il y aura des personnalités inconnues. La grande différence entre les deux, devait juger François Hollande, c’est que les secondes deviendront connues alors que les premières n’ont pas forcément envie de redevenir inconnues ", résumant ainsi les cruels dilemmes qui restent à trancher.

 
Lionel Venturini
Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 06:40


Belgique, le Block fait pâte de velours

 
 

source : Le Nouvel Observateur le 09/03/2000 auteur : Didier Pavy


Avec sa façade néoclassique fraîchement repeinte d'un jaune éclatant et sa porte de chêne verni, l'hôtel de maître du 98 Amerikalei, à Anvers, respire l'opulence et l'honorabilité. Seuls trois étendards accrochés au balcon distinguent cette belle demeure de ses voisines: le lion noir sur fond jaune de la Flandre, le rouge et blanc de la ville d'Anvers et le blanc et orange du Vlaams Blok. A l'intérieur, aucune relique néonazie, pas le moindre skinhead bardé de cuir. Pas même une banderole avec le fameux slogan flamingant né dans les tranchées de 14-18: «Tous pour la Flandre, la Flandre pour le Christ». Mais des jeunes gens concentrés sur les écrans d'ordinateurs flambant neufs. Cette demeure bourgeoise est pourtant le siège du parti nationaliste, xénophobe et intégriste qui fait peur à la Belgique depuis qu'il a raflé 18 sièges sur 55 au conseil communal d'Anvers, lors des élections de 1994.


Même s'il est issu de l'aile dure du mouvement nationaliste flamand, dont certaines figures sont allées jusqu'à la collaboration avec l'occupant pendant la Seconde Guerre mondiale, le Vlaams Blok ne se présente pas pour autant sous les traits d'un parti néonazi professant des thèses négationnistes. On imagine mal ses dirigeants déclarer publiquement, comme le fit Le Pen, que les chambres à gaz étaient un «détail» de l'histoire. Le Blok affiche clairement sa volonté de rendre la Flandre indépendante de la Wallonie, son rejet des immigrés et sa politique nataliste. Mais il le fait sans violence, laissant aux activistes du Tak, du Vlaamse Volksbeweging ou du Voorpost le soin de jouer les gros bras. C'est ce qui le rend tout à fait fréquentable aux yeux de certains élus libéraux ou sociaux-chrétiens flamands qui ne refuseraient pas de former une coalition de centre-droit, à l'autrichienne, avec cette organisation qui, forte de 15000 adhérents, est soutenue par 600000 électeurs.


«La participation du FPÖ au gouvernement autrichien est un précédent très intéressant, explique Filip Dewinter, secrétaire général du parti et député au parlement de la Région flamande. Nous sommes déjà le premier parti d'Anvers, avec près de 30% des voix. Si nous obtenons 5% de plus aux prochaines élections communales, continuer à gouverner cette ville sans nous irait à l'encontre de la volonté du peuple.» «Nous n'avons rien contre les Wallons, nous sommes leurs meilleurs amis, affirme Dewinter. Mais nous avons deux langues, deux cultures et deux économies différentes. Et la Flandre donne chaque année 200 milliards de francs belges à la Wallonie, victime de l'incurie socialiste, pour financer sa sécurité sociale. Cet argent serait très utile pour régler les problèmes qui affectent la Flandre.»

 

Xénophobe, le Vlaams Blok ? Raciste ? «Pas du tout, réplique Dewinter. Nous ne nous considérons pas supérieurs aux Marocains ou aux Turcs mais nous pensons que chacun doit organiser sa propre culture dans son propre pays. L'intégration, ça ne marche pas.» «Pour emporter Anvers, dont Dewinter rêve de devenir le bourgmestre, ils copient la politique du Front national à Vitrolles et à Orange, explique Fauzaya Talhaoui, élue du parti écologiste flamand Agalev et première femme  d'origine étrangère à siéger au Parlement fédéral belge. Ils offrent, par exemple, un chèque de 30000 francs belges (5000 francs français) à chaque naissance d'un "echte Vlaams" (un Flamand de souche).» Alors que la majorité des Flamands ne désirent pas la disparition de l'Etat belge et que le chômage, en constant recul depuis cinq ans, est passé en Flandre au-dessous de la barre des 10%, comment expliquer la progression du Blok? «Pendant près de soixante-dix ans, explique le politologue Pascal Delwit, Anvers a été gérée conjointement par les socialistes et les sociaux-chrétiens. Elle est la ville la plus endettée du pays, avec Liège. Pour endiguer le chômage, la municipalité a créé un grand nombre d'emplois publics. Mais les deux partis au pouvoir se sont répartis les postes dans la plus pure tradition clientéliste.» «Anvers croulait sous la dette, nous l'avons réduite, répond la bourgmestre socialiste Léona Detiège. Nous avons aussi investi dans la rénovation de la ville et lancé un programme d'intégration des jeunes immigrés.» Une enquête publiée le mois dernier par l'institut régional flamand de la statistique fournit une autre explication à la progression du Vlaams Blok. Selon ce document, le Flamand moyen se considère comme comblé mais «subjectivement» malheureux. «Cette impression de malheur, cette angoisse irrationnelle, ce sentiment désagréable sont autant de sources d'inspiration pour l'extrême-droite», écrit Yves Desmet, rédacteur en chef du quotidien «De Morgen». «Je ne crois pas qu'on puisse uniquement lier le vote Vlaams Blok à la pauvreté dans les villes, confirme la syndicaliste Mia De Vits. Je vais dans certaines d'entre elles, prospères, tranquilles, et où il n'y quasiment pas d'immigrés, et on me dit que le Blok y a progressé.»


Reste à savoir, aujourd'hui, si le cordon sanitaire établi depuis 1994 par les partis démocratiques du nord de la Belgique autour du Vlaams Blok l'empêchera de déferler jusqu'à Bruxelles. Renouvelé aux élections législatives et provinciales de juin 1999, il n'a pas empêché le Blok de progresser non seulement à Anvers mais aussi à Gand et à Malines. En vue des municipales d'octobre prochain, les dirigeants des partis flamands ont menacé d'exclusion ceux de leurs membres qui se laisseraient tenter par un flirt avec le Blok. Mais les partis francophones de Bruxelles et de Wallonie doutent de l'efficacité de cette méthode. «Le choix est difficile, admet Fauzaya Talhaoui. Isoler totalement le Vlaams Blok, c'est en faire la seule réponse au mal-être des gens. L'interdire, c'est en faire un parti martyr.» Rinke Van Den Brink, spécialiste de l'extrême-droite européenne à l'hebdomadaire néerlandais «Vry Nederlands», va plus loin: «La classe politique belge a peur du Vlaams Blok et elle manque de foi dans la force de la démocratie. Il faut les combattre à visage découvert plutôt que par de petites machinations qui ne font que le renforcer.» Il serait en tout cas paradoxal que la Belgique, qui s'est montrée l'une des plus ardentes partisanes de l'isolement de l'Autriche au sein de l'Union européenne au moment de l'arrivée du FPÖ au pouvoir à Vienne, se retrouve quelques mois plus tard dans la situation de l'arroseur arrosé.

 
D. P.
 
Repost 0
2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 06:34
Téléphone Rouge
 

Source : Le Nouvel Observateur le 16/03/2000



PS: surprises marseillaises

 

Beaucoup de surprises à l'occasion de la vérification des cartes de la fédération PS des Bouches-du-Rhône par la Rue-de-Solférino. Exclus du PS depuis plusieurs années, Lucien Weygand, ancien président du conseil général, et Jean-Jacques Anglade, ancien maire de Vitrolles, ont reçu récemment une lettre de la direction nationale du PS leur demandant de confirmer leur adhésion. Les deux hommes figuraient encore sur les fichiers de la fédération qui avait «oublié» de les radier...

Repost 0