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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:30
VITROLLES
 
 
 

Article paru dans l'édition du 4 décembre 1997.

 
 
 

VITROLLES. Une soixantaine d’enseignants et d’élèves d’un lycée de Vitrolles, mécontents du comportement de leur directrice, qu’ils jugent « trop proche » de la mairie Front national, ont manifesté mardi devant le rectorat d’Aix-en-Provence.

 
 
 

Pour le Syndicat national des enseignants de second degré (SNES-FSU), qui avait appelé à la grève mardi, depuis l’arrivée au lycée Pierre-Mendès-France, en 1993, de Monique Lehman, « l’ambiance s’était déjà dégradée ». « Tout s’est aggravé », selon le SNES, après l’élection de Catherine Mégret à la mairie. Et de dresser une liste des dysfonctionnements qui « s’accumulent et paralysent de plus en plus la vie du lycée ».

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:25

 


Un élu (FN) de Vitrolles est mis en cause dans une action musclée contre des routiers

 
 
 

Article paru dans l'édition du Monde du 19.12.97

 
 
 

Dans la nuit du 4 novembre, à trois heures et demie, le piquet de routiers grévistes du carrefour de l'Anjoly, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), était attaqué par un commando d'hommes en noir et casqués, peu après qu'un cortège de camions de Transport frigorifiques européens (TFE) avait quitté la zone bloquée en empruntant une bretelle en sens interdit vers la RN 113. Deux syndicalistes, assez gravement atteints, se sont constitués partie civile. La police de Vitrolles, arrivée sur les lieux après les incidents, interrogeait quelques témoins, avant que le SRPJ de Marseille, dirigé par le commissaire Catherine Lenzi, soit chargé de l'enquête par la juge d'instruction du TGI d'Aix-en-Provence, Véronique Gouton.

 
 
 

Jeudi 11 décembre, Gilles Lacroix, conseiller municipal (FN) de Vitrolles, adjoint au maire chargé des actions de proximité et de la vie associative, était interpellé dans le cadre de cette affaire, ainsi que Patrick Bunel, responsable des services de sécurité de la ville, et Yvain Pottiez, employé communal. Vendredi 12 décembre, Gilles Lacroix était mis en examen pour « complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation » et « complicité de destruction de biens » par le juge Gouton, de même que les deux employés municipaux.

 
 
 

CELLULE DE CRISE

 
 
 

Lundi 15, la mairie de Vitrolles tenait une conférence de presse et publiait un long communiqué intitulé « Mise en examen d'un élu FN : Histoire d'une machination politico-policière contre la municipalité de Vitrolles-en-Provence ». La municipalité explique qu'elle avait installé durant le conflit une cellule de crise pour assurer les ravitaillements vitaux. C'est dans ce cadre qu'elle fut contactée par « une grosse entreprise de transport (...) qui menaçait de faire sortir directement ses camions semi-remorques sur l'autoroute qui longe son établissement en forçant le rail de sécurité. [Les envoyés de la mairie] se rendent donc sur le site en fin d'après-midi du 4 novembre et tentent de dissuader le chef d'entreprise de faire sortir ses camions sur l'autoroute en lui démontrant le caractère dangereux de cette manoeuvre. (...) Les contacts avec cette entreprise, la présence du responsable de la sécurité et de l'adjoint chargé des services techniques dans l'enceinte de l'établissement seront plus tard rapportés par des témoins. Et c'est ce seul fait, ô combien légitime et naturel, qui va permettre le formidable montage politico-policier qui suivra ».

 
 
 

Le communiqué poursuit en affirmant que le directeur de la sécurité est informé dans la nuit d'une tentative de « forçage du blocus sur un barrage routier ». Il se rend donc sur les lieux et « il s'avère que ces incidents sont le fait de la même société, visitée l'après-midi ». Autrement dit, non seulement la municipalité dirigée par Catherine Mégret n'est pour rien dans l'agression, mais elle n'a fait que tenter de calmer les esprits. Des rencontres avec les différents protagonistes de l'affaire tous désireux de garder l'anonymat, mais dont les témoignages se recoupent exactement alors même qu'ils défendent des intérêts différents laissent pourtant penser que cette opération, qui impliquerait au moins un élu de Vitrolles, pourrait avoir été montée dans le but de faire porter le chapeau de l'agression à d'autres.

 
 
 

La société de transport TFE dispose d'une importante plate-forme à Vitrolles. Surprise par le blocus, elle réussit dans les premiers jours à exfiltrer des marchandises dans des camionnettes. Elle cherche en particulier à livrer des produits alimentaires et pharmaceutiques périssables, comme du plasma, qui s'accumulent sur ses quais.

 
 
 

CASQUÉS ET ARMÉS

 
 
 

Au cours de plusieurs réunions tenues au début de la nuit du 4 novembre dans les locaux de TFE, il est décidé de monter une opération de plus grande ampleur qui aura lieu au creux de la nuit. La voie rapide, parallèle à l'autoroute, sera bloquée par trois voitures : deux de la société et une de la mairie, précise une personne ayant assisté à ces briefings. Au carrefour de Gaulle, hors du champ de vision de la bretelle, seront installés des hommes d'une société de gardiennage convoqués dans la soirée : ceux-ci sont en jean et blouson, et sans aucune arme.

 
 
 

Vers trois heures et demie le convoi se met en marche : les semi-remorques montent vers le carrefour de l'Anjoly, mais emprutent, avant de l'atteindre, cent mètres plus bas, la bretelle à contre-sens. Alertés par quelques grévistes, ceux du piquet de l'Anjoly qui avaient entendu dire qu'une opération se préparait descendent en courant vers les véhicules qu'ils regardent passer, impuissants et ensommeillés. C'est à cet instant que plusieurs véhicules de type monospace arrivent. En jaillissent des hommes tous en noir, casqués et armés de battes de base-ball qui s'en prennent à tous les présents, au point de menacer un membre de la direction de TFE. Ils cognent, remontent vers le piquet où ils frappent encore et cassent des voitures, avant de disparaître. Personne n e sait dire combien ils étaient exactement. A ce point du récit, on pourrait presque croire à une concomitance : l'opération d'exfiltration des camions d'un côté, le commando de l'autre. Mais l'affaire se corse. Un épisode survenu un peu plus tard dans la nuit semble indiquer qu'on a essayé de détourner les soupçons sur la société de gardiennage ce qui signifie dans le même temps qu'on cherchait bien à couvrir le commando. Les gardiens, en effet, qui n'ont pas vu la bagarre, se replient après le départ des camions sur le lieu qu'on leur avait indiqué, le parking de la zone commerciale, avant qu'on ne les appelle à nouveau devant les grilles de TFE. Ils franchissent les barrages discrètement avant qu'on leur dise, aux grilles de TFE... qu'on n'a pas besoin d'eux. Ils sont donc contraints de traverser une deuxième fois les barrages, surexcités par l'incident, d'autant qu'à cette heure du petit matin les nouvelles les plus alarmantes courent sur le sort des blessés : ils craignent par-dessus tout d'être reconnus. Ils savent qu'éclaterait forcément une violente bagarre qui les désignerait définitivement aux yeux de tous comme les coupables de l'action de commando.

 
 
 

Ce déroulement des faits pourrait encore laisser croire qu'aucun membre de la municipalité n'a participé à l'affaire. Seulement voilà : lors d'un « retapissage » organisé par la police, Gilles Lacroix a été formellement et immédiatement reconnu par des témoins présents sur les lieux et qui ne l'avaient jamais rencontré. Ils l'ont désigné comme un des organisateurs de l'opération et affirmé qu'il était présent à trois heures du matin dans les locaux de TFE. Contrairement aux allégations de la mairie, qui n'était peut-être pas impliquée ès qualité, mais dont un conseiller municipal devra bel et bien s'expliquer devant la justice.

 
 
 
MICHEL SAMSON
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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:15

L’inégibilité requise contre Catherine Mégret
 
 
 

Article paru dans l'édition du 20 janvier 1998.

 
 
 

L’AVOCAT général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a requis hier la confirmation des peines prononcées en première instance contre le maire FN de Vitrolles, Catherine Mégret, et une peine complémentaire d’inéligibilité pour ses propos sur les immigrés tenus à un journal allemand.

 

Pierre Philipon a requis la peine d’inéligibilité "en raison de la gravité des faits" et aussi parce que les propos "ont été tenus en qualité d’élu dans une mairie et qu’ils portent atteinte aux valeurs fondamentales de la République".

 
 
 

Il a laissé le soin à la cour de fixer la durée de la période d’inéligibilité.

 
 
 

Catherine Mégret s’est fait excuser pour raison de santé. Condamnée en première instance pour ses propos sur les immigrés publiés en février 1997 par un journal allemand, elle avait fait appel du jugement.

 
 
 

Le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence l’avait condamnée le 8 septembre à trois mois de prison avec sursis et 50.000 francs d’amende pour ses déclarations au "Berliner Zeitung", traduites et reprises par "le Monde", le 26 février 1997. Catherine Mégret avait été déclarée coupable de "complicité de provocation publique à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie ou à une nation déterminée".

 
 
 

Elle avait notamment déclaré au "Berliner Zeitung" : "Les immigrés... font je ne sais combien de gamins qu’ils mettent dans la rue ; ils font des gamins pour toucher des allocations (...). Les immigrés ont l’esprit colonialiste (...). L’insécurité est liée à l’immigration."

 
 
 

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a mis son arrêt en délibéré au 9 mars.

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:12

ILS ONT DIT...
 
Paru dans l’HUMANITE du 24/01/1998
 

MARTINE AUBRY, ministre de l’Emploi et de la Solidarité : "Je suis scandalisée par la décision honteuse du maire de Vitrolles de limiter les allocations de naissance à la nationalité des parents. Par ce geste, dont il sait bien qu’il ne peut avoir de conséquence pratique parce qu’illégal, le Front national fait un pas de plus dans l’intolérance et la discrimination."

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:10

Vitrolles : le FN attise la haine
 
 
 

Article paru dans l'édition du 23 janvier 1998.

 
 
 
De notre envoyé spécial.
 
 
 

NOUVEAU scandale à Vitrolles : Catherine Mégret et son équipe municipale Front national viennent d’annoncer qu’une prime de 5.000 francs serait accordée aux seuls nouveau-nés de familles dont au moins un membre est de nationalité française ou de la communauté européenne et vivant depuis plus de deux ans dans la ville.

 
 
 

Cette disposition indigne et grave provoque ici une intense émotion. Hier soir, lors d’une réunion regroupant les représentants de divers partis politiques de gauche et écologistes ainsi que diverses associations, Alain Hayot, candidat de rassemblement présenté par le Parti communiste français, les Verts, le MDC, la LCR aux prochaines élections cantonales à Vitrolles a réagi en ces termes : "Le Front national par deux fois cette semaine montre au grand jour son vrai visage : celui du fascisme.

 
 
 

Catherine Mégret confirme ses propos sur l’inégalité des races et Bruno Mégret veut appliquer à Vitrolles la théorie raciste de la préférence nationale. Les Mégret confondent Vitrolles avec la Bosnie et oublient que la purification ethnique est contraire aux principes de la République et de la Constitution française. Nous allons saisir le préfet et s’il le faut le Conseil d’Etat pour qu’ils déclarent illégale et irrecevable la délibération du conseil municipal. Il faut que les Français sachent que la majorité des Vitrollais refusent cette haine et sont décidés à se débarrasser du Front national".

 
 
 
JOSE FORT
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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:09

Les principes fondateurs de la République menacés à Vitrolles
 

Paru dans l’Humanité du 24/01/1998

 

La décision de dispenser une allocation de naissance de 5.000 francs aux seules familles dont l’un des parents au moins est français provoque de vives réactions. L’affaire ne concerne pas les seuls Vitrollais. Elle interpelle la nation.

 

DEPUIS l’arrivée de la famille Mégret à la tête de la municipalité de Vitrolles, les mauvais coups pleuvent semaine après semaine. Chaque décision porte une marque fascisante accentuée. L’annonce, jeudi, par Bruno Mégret en personne que la mairie décidait de créer une allocation de naissance de 5.000 francs versée aux seules familles dont l’un des parents au moins est français ou ressortissant de l’Union européenne a fait l’effet d’une bombe. "Jusqu’où iront-ils", s’interrogeaient hier de nombreux habitants de la commune, certains demandant une intervention des autorités de la République et ajoutant que "si Mégret et le Front national décrètent ici la préférence nationale l’heure est venue d’une riposte d’urgence au niveau de l’Etat".

 

La gravité de la mesure annoncée invite à une première question : la nation peut-elle laisser faire ou, au contraire, le gouvernement, les élus, la population, le pays ne doivent-ils pas participer à un sursaut général ? A Vitrolles, la majorité de la population semble désormais convaincue qu’il faut faire vite. Dès jeudi matin, Alain Hayot, le candidat du rassemblement sur le canton présenté par le PCF, les Verts, la LCR, le MDC et de nombreuses associations, avait réagi en condamnant "la théorie raciste de préférence nationale" et annoncé qu’il allait saisir le préfet et le Conseil d’Etat.

 

Hier matin, après la déclaration de Le Pen soutenant l’annonce de Mégret, Alain Hayot, ce sociologue, universitaire et membre du Comité national du PCF qui a décidé de relever le défi sur le terrain avec toutes les forces et les intelligences en mouvement contre le danger Front national, déclarait : "Nous avons immédiatement réagi à cette véritable provocation. Aujourd’hui, nous éuvrons pour une riposte citoyenne de grande ampleur. Cette affaire concerne d’abord les Vitrollais mais pas seulement : elle interpelle le pays. La décision annoncée par Bruno Mégret est contraire à la Constitution française, aux principes de la République. Les Français doivent savoir et réagir avec nous."

 

Mais que dit le préfet ? Vendredi après-midi, nous avons interrogé les services de M. Jean-Paul Proust, impossible à joindre directement. Réponse : "A notre connaissance, il n’y a pas de délibération du conseil municipal de Vitrolles. Si un tel document existe, s’il arrive en sous-préfecture d’Istres, et s’il contient des mesures discriminatoires, le préfet ne manquera pas de faire appel au tribunal administratif." M. Proust, pour le moment, ne veut pas en dire plus. Nous sommes en mesure d’informer le représentant du gouvernement dans les Bouches-du-Rhône que la délibération du conseil municipal de Vitrolles sur l’allocation de naissance a bien été adoptée mardi, tard dans la soirée.

 

Jin Nersessian, conseillère municipale d’opposition de Vitrolles demain, explique comment la décision indigne a été adoptée : "Les conseillers municipaux reçoivent l’ordre du jour une semaine avant la tenue de la réunion. Aucune mention de l’allocation de naissance ne figurait dans le document que j’ai reçu. En fin de conseil, mardi dernier, vers 22 h 3O, le point 20 a été ajouté au dernier moment. Il s’agissait de le faire passer en catimini avant la conférence de presse tenue par Bruno Mégret le lendemain matin. Bien entendu, les conseillers municipaux de l’opposition ont voté contre." Pour Henri Agarrat, élu communiste, "alors que toutes les demandes en faveur des chômeurs sont restées lettres mortes, alors que la directrice de l’aide sociale de la mairie qualifie les privés d’emploi de "canailles", l’opération Mégret vise à flatter son électorat potentiel".

 

Selon Alain Bernard, porte-parole des Verts, "l’équipe Mégret a montré sa nullité dans la gestion de la ville et joue ainsi l’effet d’annonce". Pour René Agarrat (CAP), la mesure est "illégale" sur "fond de manoeuvre électorale", tandis que Simone Bessade du Mouvement démocratique vitrollais, les animateurs des associations antiracistes, Cathy Cau de la CGT invitent à une "réaction immédiate". Les principes fondateurs de la République sont menacés à Vitrolles. Ici on réagit, ailleurs il le faudrait aussi.

 
JOSE FORT
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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:00

Catherine Mégret condamnée pour injures
 
 
 

Article paru dans l'édition du 17 février 1998.

 
 
 

CATHERINE MEGRET, maire FN de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), a été condamnée hier par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à deux mois de prison avec sursis et 20.000 francs d’amende pour "injures" envers un ancien employé de la ville, Ahmed Sarhane, qui avait été renversé dans des circonstances mal définies par une automobile le 9 février 1997, jour du second tour de l’élection municipale partielle de Vitrolles.

 
 
 

Au cours de l’émission "Le vrai journal", sur Canal+, l’épouse du délégué général du FN avait traité M. Sarhane de "délinquant". Catherine Mégret devra, en outre, verser 30.000 francs de dommages et intérêts à la partie civile et 5.000 francs en application de l’article 475 du Code pénal.

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 11:00

ILS ONT DIT...
 
Paru dans l’HUMANITE du 24/01/1998
 

MARTINE AUBRY, ministre de l’Emploi et de la Solidarité : "Je suis scandalisée par la décision honteuse du maire de Vitrolles de limiter les allocations de naissance à la nationalité des parents. Par ce geste, dont il sait bien qu’il ne peut avoir de conséquence pratique parce qu’illégal, le Front national fait un pas de plus dans l’intolérance et la discrimination."

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 10:58


Mégret, le chômage et les "canailles"

 

Paru dans l’Humanité du 26/01/1998

 

Bruno Mégret est un spécialiste des effets d’annonce. Jeudi à Vitrolles, il lançait son dispositif de "préférence nationale".

 

Le lendemain, le maire consort affirmait à Brest que le FN soutenait le mouvement des chômeurs. La vérité est autre. A Vitrolles, nous avons eu l’occasion de rencontrer les responsables du comité des chômeurs et plusieurs syndicalistes. Tous assurent que les demandes d’aide ont été repoussées par la mairie, la directrice du bureau d’aide sociale qualifiant même les privés d’emploi de "canailles". Avant les élections régionales, la manoeuvre de Mégret consiste à la fois à flatter l’électorat potentiel du FN par une annonce xénophobe (5.000 francs par naissance aux seuls parents français) et tenter de faire croire à l’autre bout de la France qu’il s’intéresse aux chômeurs. Allez faire un tour à Vitrolles, les chômeurs sont dans la rue. Pas à la mairie.

 

José Fort

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998
5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 10:42


VITROLLES. UN BAMBIN JOUFFLU

 

Paru dans l’HUMANITE du 04/02/1998

 

Un bambin joufflu se fait souhaiter la "bienvenue" par voie d’affiche. Blanc et français de souche. Les 5.000 francs alloués ne relèvent pas du "cadeau social", mais de la pomme empoisonnée de Blanche-Neige. Ils signifient : "Toi, nous t’acceptons ; les autres nous les rejetons"...

 

La haine "ethnique" n’entraîne jamais à la générosité, toujours à la discorde et au bout du compte l’exclusion. Tradition aussi ancienne que le FN de Jean-Marie Le Pen. L’opération "préférence nationale" lancée par le couple Mégret vient une nouvelle fois le confirmer. Elle n’est rien d’autre qu’une "discrimination à caractère raciste et xénophobe contraire au préambule de la Constitution de la République", soulignaient Alain Hayot (membre du Comité national du PCF) et Henri Agarrat (conseiller municipal communiste) dans leur lettre adressée au préfet des Bouches-du-Rhône. De l’art d’emballer la propagande raciste...

 

AFP/GEORGES GOBET

 


 

VITROLLES. Le préfet de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur a confirmé le 4 février 1998 la suspension des mesures de "préférence nationale" pour les familles françaises instaurées par la municipalité Front national.

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Published by Didier HACQUART - dans Histoire politique de Vitrolles : 1997 - 1998