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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 06:47


Benoit Hamon est le 1er signataire de la motion C, « un monde d’avance » Il a présenté la motion à la mutualité  le 7 octobre devant les militants parisiens. Il le fera à Marseille le 16 octobre prochain.
 

 

 


Plus modestement, j’aurai le privilège de défendre la motion devant les militants de la section de Velaux le 9 octobre à 18h30 à la salle des fêtes, place du village !

 

A suivre,

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 06:43


Paul QUILES nous explique pourquoi il ne faut pas privatiser La Poste. C'est d'ailleurs tellement évident... Cela complète un précédent article.


La crise financière actuelle qui secoue le Monde va peut -être faire évoluer les mentalités sur les « nécessaires privatisations », l'inéluctable loi du marché, et sur le privé forcément « meilleur » que le secteur public... A mon avis, la vigilance reste de mise !

 

Paul QUILES est aussi signataire de la motion C, "Un monde d'avance".

 

A suivre,


DH

 


Pourquoi il faut refuser la privatisation de La Poste



Cette analyse de Paul Quilès a donné lieu à une tribune qui a été publiée dans Le Monde daté du 1er octobre 2008.


*******


Quelle que soit la façon dont les choses sont présentées, le lancement du processus d'ouverture du capital de La Poste apparaît bien comme le prélude à sa privatisation. Cette opération est dans la logique de la politique constante de la droite depuis six ans, accélérée par N. Sarkozy, de déréglementation et de privatisation du secteur public (France Telecom, GDF, EDF, Française des jeux.....).


Le Président de La Poste explique qu'il a besoin de moyens financiers importants pour assurer le développement de son établissement et que l'Etat n'est pas en mesure de les lui apporter. Cette affirmation, dont il est nécessaire d'analyser à quoi elle correspond exactement, ne peut entraîner comme seule et unique réponse la privatisation de ce service public auquel les Français sont particulièrement attachés. 


Avant d'examiner comment d'autres réponses pourraient être apportées, analysons les mauvais arguments avancés pour tenter de justifier ce projet. 


La privatisation serait inéluctable, parce qu'imposée par la déréglementation européenne. 


Ceci est inexact. Rappelons d'abord que c'est ce gouvernement qui a accepté, au sein des instances communautaires, la libéralisation totale du courrier à partir de 2011. Il aurait pu s'y opposer. Or, N. Sarkozy, qui prétend savoir imposer ses volontés à ses partenaires, n'a rien fait. Pas étonnant, puisqu'en 1993, il était déjà membre du Gouvernement Balladur qui a accepté la déréglementation totale des télécoms. 


Par ailleurs, les règles de l'Union ne fixent aucune obligation en matière de statut des entreprises intervenant sur le secteur postal, dès lors que celles-ci respectent les règles de concurrence dorénavant en vigueur du fait de la déréglementation.  


Je tiens à ce propos à souligner que la déréglementation du secteur postal est une erreur politique, industrielle et économique:


- elle va déséquilibrer gravement l'opérateur en charge des missions de service public,  c'est à dire La Poste, qui ne pourra plus financer elle-même ses missions d'intérêt général grâce au monopole dont elle bénéficiait pour les lettres de moins de 50g, pour assurer la péréquation tarifaire sur l'ensemble du territoire, garantir la même qualité de service pour tous quelque soit le destinataire à tarif identique, pour assurer un accès égal au réseau postal à tous, maintenir une présence postale sur tout le territoire...


- les fonds de péréquation proposés par la Commission seront inopérants sur le moyen terme, soit parce qu'ils subiront la pression à la baisse des financements de l'Etat, soit parce que le financement par les concurrents de La Poste est illusoire. 


Au total, on se dirige vers la disparition d'un de nos meilleurs outils d'aménagement du territoire et le délitement des politiques de solidarité liées à l'accès au réseau postal et au service bancaire universel


Ce ne serait pas une privatisation mais une simple ouverture du capital.         


Quel crédit accorder à un tel argument, venant de ceux qui ont privatisé GDF en 2008, après avoir pris les engagements publics les plus fermes et les plus solennels, y compris législatifs, de ne jamais le faire (lors de sa mise en bourse en 2006) ?


La vie politique récente a montré que les processus d'ouverture du capital se traduisent toujours par une privatisation, plus ou moins rapide : Air France, France Telecom, GDF, bientôt la CNP....


Le Gouvernement avance également  un argument curieux : la perte de contrôle majoritaire par l'Etat du capital de La Poste serait, dit-il, "anticonstitutionnelle", en raison des missions de service public national exercées par La Poste. Or, ceci ne figure pas dans la Constitution. A contrario, si le Président avait voulu donner de vraies garanties, il aurait pu le faire figurer dans la réforme du mois de juillet, au moment même où la première annonce de changement de statut de La Poste a été faite.


Quant à la jurisprudence du Conseil Constitutionnel dans ce domaine, à supposer qu'elle confirme cette thèse, elle pourra être aisément contournée en attribuant des délégations de service public à d'autres opérateurs postaux, comme cela se fait dans le secteur de l'eau ou des transports. 


Il n'y aurait rien à craindre de la privatisation, puisque les missions de service public seront préservées. 


Cet argument est assez cynique. En effet, c'est bien N. Sarkozy et son Gouvernement qui viennent de décider la banalisation du livret A. Après avoir constitué la Banque Postale, en expliquant que celle-ci serait une banque comme les autres et avoir même prévu dans la loi l'ouverture possible de son capital, ce même gouvernement s'étonne que la Commission Européenne demande de banaliser le livret A, considérant que la Banque Postale n'a plus vraiment de spécificités à faire valoir !


La banalisation du livret A menace à l'évidence la collecte du livret A et par conséquent le financement du logement social : si les banques veulent pouvoir distribuer le livret A, ce n'est pas pour accéder à une clientèle modeste, mais au contraire pour attirer les épargnants financièrement les plus « intéressants » et leur proposer très vite des produits financiers alternatifs, plus lucratifs pour elles. Il en résultera une baisse de la collecte et un tarissement progressif des ressources financières pour le logement social....alors qu'il faudrait mobiliser le maximum de ressources pour fournir des logements décents à des millions de nos concitoyens démunis.


De façon plus générale, l'accès à un service bancaire universel est une nécessité pour assurer une véritable égalité d'accès aux services bancaires. La Poste et La Banque Postale devraient continuer de jouer un rôle spécifique dans le système bancaire français, ce qui n'a pas malheureusement pas été prévu par la loi qui a créé la Banque Postale.


Les processus de privatisation ont débouché largement sur le délaissement progressif des missions de service public : France Telecom, tarifs d'EDF, tarifs de GDF, desserte du territoire par Air France,...Nous le savons bien : la logique du CAC40 l'emporte toujours sur les missions d'intérêt général. 

 

La privatisation serait le seul moyen d'accompagner le développement futur de La Poste : 


De quel développement parle-t-on ?      


- S'agit-il d'investir dans des bureaux de Poste plus modernes, d'ouvrir davantage le samedi, d'arrêter d'avancer les heures de la dernière levée, de permettre aux personnes âgées de disposer des lettres recommandées chez elles dans les immeubles urbains ?


- S'agit-il de continuer d'investir massivement dans des centres de tri dont le trafic baisse, parce que le volume du courrier physique se contracte dans une tendance de long terme ou bien d'investir dans les NTIC, pour favoriser l'émergence de La Poste comme un opérateur majeur du courrier physique et du courrier électronique et fournir aux entreprises et aux particuliers des solutions complètes à leurs besoins de communication ?


 - Bien sûr, La Poste doit aussi poursuivre le développement de ses activités bancaires et de transport rapide et express de colis, y compris avec des alliances industrielles, pour autant qu'elles soient utiles et profitables au développement durable de ces activités dans un univers très concurrentiel. Les structures actuelles du Groupe La Poste permettent précisément, à travers la Banque Postale et Géopost (activités colis), de nouer ces alliances, en ouvrant si nécessaire le capital de façon minoritaire.



                                                    ***************      


L'accroissement des fonds propres de La Poste est souhaitable, si cela contribue aussi à la réduction de sa dette, qui a très fortement augmenté ces dernières années, en dépit de la hausse continue du prix du timbre. 


Pour y parvenir, tout en garantissant à terme le statut public de La Poste et en confortant ses missions de service public et d'aménagement du territoire, d'autres solutions doivent être étudiées. Par exemple : 


- L'entrée de la Caisse des Dépôts dans le financement de La Poste. Au moment où le Président de la République prétend faire de la CDC un « fonds souverain », il serait paradoxal de ne pas l'utiliser pour conforter les besoins de fonds propres de La Poste. On pourrait aussi envisager de restructurer le capital de la CNP, où la CDC et La Poste deviendraient conjointement les actionnaires majoritaires de la compagnie, les Caisses d'Epargne cédant leur participation. Ceci permettrait tout à la fois de conforter cette alliance, de sécuriser les revenus tirés de la CNP, tant pour la CDC que La Poste et de conserver cette grande institution financière dans le secteur public, contrairement aux projets de l'Elysée. 


- La création d'une structure publique de contrôle, ayant par exemple le statut de fondation, à l'instar de ce qui se fait dans certains pays anglo-saxons, ou de coopérative, qui ferait appel public à l'épargne, avec une association des représentants des sociétaires, des usagers, des clients et des élus aux instances de contrôle de l'entreprise.

 

Pour toutes ces raisons, le projet du gouvernement doit donc être rejeté. Toute volonté de passer en force et d'imposer une solution se heurtera à une forte mobilisation de nos concitoyens, qui n'assisteront pas passivement au démantèlement d'un de nos services publics les plus emblématiques.


Mardi 30 septembre 2008



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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 06:02

 


Pour le congrès de Reims, nous en sommes venus aux temps des motions. Personnellement je défends la motion C, « un monde d'avance », dont le 1er signataire est Benoit Hamon.


Mais connaissez-vous la motion S ?


DH

 


 

N.S. (c'est tout ce que l'on sait de lui) a failli déposer une motion pour le Congrès de Reims du PS. Par des indiscrétions, on vient d'avoir connaissance de certains extraits de son texte.


A leur lecture, il semble bien que, si elle avait été déposée, cette motion S se serait placée très à gauche sur l'échiquier socialiste !


Jugez-en plutôt : 


« Au fond, c'est une certaine idée de la mondialisation qui s'achève avec la fin d'un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait contribué à la pervertir. L'idée de la toute- puissance du marché, qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, cette idée de la toute-puissance du marché était une idée folle. L'idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. »


(........)

« L'économie de marché, c'est un marché régulé, mis au service du développement, au service de la société, au service de tous. L'économie de marché, ce n'est pas la loi de la jungle, ce n'est pas des profits exorbitants pour quelques-uns et des sacrifices pour tous les autres. L'économie de marché, c'est la concurrence qui réduit les prix, qui élimine les rentes et qui profite à tous les consommateurs. »
(.........)


« Mais, à l'inverse, ne rien faire, ne rien changer, se contenter de mettre toutes les pertes à la charge du contribuable et faire comme s'il ne s'était rien passé serait également une erreur historique. »

(.........)


« Les responsabilités doivent être recherchées, les responsables de ce naufrage doivent être sanctionnés, au moins financièrement. L'impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires, les clients, les salariés, les contribuables en exonérant les principaux responsables. Personne ne pourrait accepter ce qui serait ni plus ni moins qu'une injustice de grande ampleur. »


(.........)


« J'appelle l'Europe à réfléchir sur sa capacité à faire face à l'urgence, à repenser ses règles, ses principes, en tirant les leçons de ce qui se passe dans le monde. L'Europe doit se donner les moyens d'agir quand la situation l'exige, et non se condamner à subir. Si l'Europe veut préserver ses intérêts, veut avoir son mot à dire dans la réorganisation de l'économie mondiale, elle doit engager une réflexion collective sur sa doctrine de la concurrence, qui n'est, à mes yeux, qu'un moyen, et non une fin en soi, sur sa capacité à mobiliser des ressources pour préparer l'avenir, sur les instruments de sa politique économique, sur les objectifs assignés à la politique monétaire. » 

 

 

Naturellement, vous l'avez reconnu. N.S. est un homme de droite et il se moque de nous....Mais cette démarche de récupération systématique de nos idées doit amener les socialistes et la gauche à réfléchir.


Nous ne devons pas nous contenter de dénoncer l'imposture. Il faut bien entendu le faire, mais nous devons surtout nous efforcer d'aller au-delà des mots et donner un contenu concret et cohérent à nos propositions et aux actes qui les accompagnent.


Vaste programme....Nous en reparlerons bientôt, à l'occasion des débats du Congrès de Reims.


Paul Quilès


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 06:14

 


Je suis fier d'être « archaïque » face aux « modernes » sociaux libéraux qui ont accompagné ces dernières années la financiarisation de l'économie, et qui ont été acquis à l'idée de la « nécessaire »  remise en cause de la protection sociale, des retraites, du code du travail, la nécessité de la privatisation des services publics, etc. Nous connaissons aujourd'hui les conséquences de ces politiques avec la crise actuelle de la finance mondiale...


Je rappelle toujours que l'économie n'est pas une science, mais résulte de choix strictement politiques. Rien dans le domaine n'est inéluctable. Si comme le rappelle très justement Jean-Luc Mélenchon, la finance a pu prospérer et déraper autant, c'est par grâce à la loi, et donc à l'abandon du politique.


Sarkozy semble découvrir aujourd'hui « l'eau tiède », mais jusqu'à la semaine dernière, cela ne l'empêchait pas vraiment de dormir, et de profiter du yacht de son ami Bolloré, par exemple...


Le congrès du PS s'annonce important et intéressant. La crise d'aujourd'hui influe déjà sur les orientations des motions des majoritaires historiques du PS, c'est à dire la bande Delanoë, Royal, Aubry. C'est très bien, mais eux-aussi découvrent l'eau tiède, et changent leur discours opportunément à l'approche du congrès. Mais qui cela va - t - il tromper ?


A suivre...


DH

 


La farce de Sarkozy par Jean-Luc Mélenchon


«La voie étroite de Nicolas Sarkozy pour réformer le capitalisme» minaude le journal «Le monde» On se pince. Sarkozy anti capitaliste ! Quelle farce ! Et depuis, ses gesticulations tournent en boucle. Mais ce qu'il dit n'a pas de sens. La crise du capitalisme n'est pas une crise morale. Dans cette note je parle de cela du traité de Lisbonne et du congrès socialiste.


La cause de la crise n'est pas dans la voracité des traders mais dans le système qui a non seulement permis mais encouragé leur activité. C'est d'ailleurs pourquoi l'idée de les punir est absurde. Ces gens n'ont pas agit contre la loi mais avec elle. D'ailleurs les lois ont été modifiées sans trêve pour leur convenir et faciliter leur travail. Tous les compartiments de l'activité économique ont été mis au diapason. Tous sans exception et chaque jour davantage. C'est ce qu'on appelle «la réforme» ou «la modernisation» depuis des années et des années. La financiarisation du capitalisme n'est pas un accident du capitalisme mais l'état naturel de son nouvel âge depuis bientôt au moins vingt ans. Déréglementation, dérégulation, flexibilité sont les maitres mots des politiques des programmes de droite et des sociaux libéraux pendant toute cette période.


Et cela, Sarkozy ne propose pas de l'arrêter un instant. Ni une semaine, un jour, une seconde. A l'inverse. Il dit que la crise ne doit pas ralentir la réforme mais au contraire l'approfondir. Lui et les autres ont compris qu'il faut donner l'impression que tout va changer pour que tout dure comme avant. Vieille tactique des puissants lorsque leurs turpitudes sont devenues trop visibles ou qu'elles ont créé trop de dégâts. Comme il est triste de voir se réaliser nos pires prédictions.


Voyez par exemple les fameuses retraites par capitalisation ! Des millions de gens ont d'ors et déjà perdu des années de travail, d'économie et d'efforts. Ils seront pauvres jusqu'à leur dernier souffle. Ou sont les coupables ? Tous ceux qui ont fait taire nos voix, brocardé nos porte paroles et déversé des millions en publicité et pot de vin pour obtenir des législations qui permettent l'installation de ces fonds partout dans le monde. Ce sont les hommes politiques de droite et de gauche, les journalistes de tous poils à la Jean-Marc Sylvestre qui ont des années durant  été les griots du système. Ils ne seront pas punis par Sarkozy. Ni par personne. Et voila le point qui compte.


Combien de temps pour que la prise de conscience de cette impunité gagne du terrain ? Selon moi, après bien d'autres, tout ceci ne fait que commencer. Une nouvelle période s'ouvre, très dangereuse pour la paix et la démocratie si l'on se réfère à ce qu'a montré l'histoire dans des situations comparable. C'est ça aussi la nouveauté: plus le monde change plus il ressemble au passé...


Mais il y a un absent de taille : un projet et un programme alternatif. Le communisme est rayé de la carte, le socialisme «démocratique» est domestiqué. Le monde du travail est donc sans voix politique. En France, les commentaires des portes parole du PS sont aussi creux qu'éloquents. Ils ne peuvent naturellement pas dénoncer le système : ils viennent juste d'annoncer partout avec leur déclaration de principe qu'ils y sont ralliés. Donc ils politicaillent: «Sarkozy peut pas dire que tout est de la faute de la crise parce que c'est aussi de sa faute !» Nannanère! Nannanère! Et au passage un peu de sauce social libérale: Michel Sapin reproche à Sarkozy le déficit excessif du budget de l'Etat et la perte de compétitivité des entreprises ! Mais le plus «perché», comme on dit à Marseille, c'est encore une fois ce pauvre Rocard. Il déclare dans «le Parisien» de ce 26 septembre que Sarkozy est le représentant d'une droite «réformatrice et intelligente» jusqu'au point où si «des hommes politiques de droite se rendent compte qu'il ya une erreur d'aiguillage du capitalisme cela n'en fait pas des hommes de gauche pour autant mais cela rend des convergences possibles». Avec de tels ennemis, le capitalisme financier n'a pas besoin d'amis.


DE LA SUITE DANS LES IDEES


On aurait tort de croire que la crise financière abat seulement le château de carte du capital fictif. Ou  qu'elle ridiculise seulement les politiciens de village qui ont couru derrière les compliments des puissants et des gavés. Elle fiche aussi par terre ce qui reste de boniments en faveur du lamentable traité de Lisbonne dont Nicolas Sarkozy oublie de parler dans ses tirades de nouveau guévariste.


Il sera bon de l'y ramener ainsi que tous les euros béats de droite et de gauche qui s'y sont raccrochés comme à une bouée de sauvetage depuis la noyade du traité constitutionnel dans l'océan du vote populaire. Si ces beaux parleurs lisent au moins une fois dans leur vie le texte auquel ils adhérent ils découvriront le genre d'Europe protectrice qu'ils ont mis en place. Par exemple à l'article 56 du nouveau Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui reprend exactement l'article III-156 de feu la prétendue Constitution européenne. Lisez, lisez, brave gens: «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites».

 

Pas de barrage contre l'argent fou, les flots de placements toxiques, les brassées de titres pourris. C'est interdit de s'en protéger! La belle Europe que voila ! Et comme si ça ne suffisait pas le même article prévoit que «toutes les restrictions aux paiements entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites.»


Succursales et agents double sont donc autorisés à puiser à pleine main dans les caisses européennes pour nourrir les comptes bancales d'outre atlantique. Mille mercis au grand prévoyant Nicolas Sarkozy, auteur parait-il de ce texte «simplifié». Sera t il sanctionné?


Mille bravos aux zozos du PS, des verts et des radicaux de gauche qui ont permis par leurs votes complices au congrès du parlement que ce texte soit approuvé. Ceux là ou sont-ils passés ? On n'entend pas leur voix ni leur trémolos européiste ni leur tirade contre les «xénophobes nonistes». Seront-ils sanctionnés ? Et quand ils vont venir faire leurs tirades anti capitalistes pour se mettre à la mode du jour se souviendront-ils du mal qu'ils ont déjà fait en tant qu'apologiste du traité de Lisbonne? Lequel de mes lecteurs veut bien publier ici de nouveau la liste de ceux qui ont voté oui à la réforme de la Constitution a Versailles pour rendre ce mauvais coup possible ! Evidemment ca vaudra la peine de voir qui signe quelle motion au congrès du PS parmi eux. Car ce ne sera pas un bon signe de lucidité politique.

 

UN FAIT HISTORIQUE


Voila qui m'amène jusqu'à la porte du congrès socialiste. Je rappelle à mes lecteurs intéressés par le détail de ce sujets et ses rebondissements qu'ils peuvent avoir des nouvelles à tout instant sur ce thème en se rendant sur le blog du courant auquel je participe : « Trait d'union » et dont la responsable est Pascale Le Néouannic conseillère régionale d'ile de France. « Trait d'union aujourd'hui, c'est un plancher de huit mille voix, une présence dans quatre vingt cinq départements, cinq membres au bureau national du PS, vingt dans les instances nationales de ce parti, près de cent cinquante secrétaires de sections, trente maires, autant de conseillers généraux,  et ainsi de suite. Mais c'est aussi et de bien des façons une force en suspend.


Des centaines de ses membres considèrent que c'est sans doute leur dernier congrès si rien ne change au PS. Si nous n'avions pas fait la motion commune de la gauche du parti je pense que nombreux auraient été ceux qui n'auraient même pas attendu le congrès pour jeter l'éponge. C'est pourquoi l'accord pour la motion commune a pu se faire sans difficulté de ce côté et que les conditions de la cuisine interne qui l'on accompagné ont été si vite réglées. Une fois Hamon et Emmanuelli bien convaincus que rien de cohérent ne pouvait se faire à cette étape avec Martine Aubry, nous étions partisans sans préalable de la motion commune. Ce qui s'est fait.


Le dépôt d'une motion commune de toute la gauche du parti est un évènement historique. C'est la première fois depuis trente ans que cette branche du socialisme se présente unie aux suffrages des militants.  En plaçant un homme de 41 ans, ancien premier secrétaire du MJS, à la fois moderne par son âge et traditionnel par son parcours, comme premier signataire et candidat au poste de premier secrétaire nous avons aussi donné un signal de renouvellement qui finit de mettre toutes les chances de notre côté pour proposer aux socialistes une alternative crédible et conquérante. Je crois que l'hétérogénéité des cultures et des histoires des composantes qui forment cette motion est elle aussi un signe de bonne santé et un gage d'ouverture d'esprit.


Un ancien rocardien, Benoit Hamon, voisine avec un ancien fondateur de la ligue communiste révolutionnaire, Gérard Filoche, un ancien jospiniste comme Henri Emmanuelli s'unit à un ancien fabiusien comme Paul Quilès. Et ainsi de suite, même si je sais bien que toutes ces histoires sont dorénavant loin derrière chacun des personnages que j'évoque... En tous cas, pour moi qui ai fondé et animé quinze ans «la gauche socialiste» puis «Nouveau Monde» je dois dire que, même si mes illusions à l'égard du PS sont quasi nulles, je vois avec beaucoup d'émotion et d'espoir ce rassemblement se mettre en mouvement. Je l'ai tant espérer en vain dans le passé. Mes amis s'y sont voués avec énergie et leur pétition pour cela avait recueilli en mai dernier mille trois cent signatures.


Je pense que la motion commune de la gauche du parti peut inverser la pente droitière sur laquelle dévale le Parti surtout depuis la défaite de 2002. Je n'exagère pas. Les niveaux précédents de votes de gauche au PS permettent d'envisager que la motion Hamon passe en tête. Surtout quand l'ancienne majorité est divisée en trois motions concurrentes. Et plus encore dans le contexte de la crise financière qui valide les thèses constantes de la gauche du parti et ridiculise les professions de foi sociale libérale des poids lourds de l'ancienne majorité. Je sais bien que les mêmes qui hier faisaient assaut de gages droitier peuvent demain se mettre à débiter des discours quasi révolutionnaires avec la même tranquille assurance. «Mettez vous à genoux vous finirez par croire », disait Blaise Pascal. Donc je préfère les entendre pourfendre le capitalisme que lui lécher les bottes. Mais je ne crois pas qu'ils convaincront beaucoup dans leur nouvelle posture. Il me semble que si c'est pour passer enfin à une critique constructive du capitalisme et penser un autre futur, la gauche du parti est plus crédible.


  

(*) http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=624#more-624


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 06:56

 


La gauche du PS rassemblée présente une motion pour le congrès de Reims. Pour soutenir la démarche, il est important de signer la motion.


Encore, faut-il savoir quoi signer ! Donc voici le texte de la motion C, dont les premiers signataires sont Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard filoche, Marc Dolez, Pierre Larrouturou, Jacques Flaury, Paul Quilés, etc.


Après la lecture, pour signer, cliquez ICI.


Ma démarche est évidemment partisane, mais j'engage tous les militants PS à lire attentivement chaque motion, et à se déterminer en fonction de leurs propres convictions ! L'avenir du PS est dans leur main, et dans la main de personne d'autres ! on en peut pas revendiquer d'un coté la démocratie participative, le respect des militants et confisquer leur vote ! Tout du moins c'est une conviction strictement personnelle !


DH

 


Un monde d'avance - Reconstruire l'espoir à gauche

 

Motion pour le Congrès de Reims du Parti Socialiste 2008


Regardons les choses en face.


Le monde change, le vent souffle et il peut nous porter loin. Mais, pour cela, nous devons enfin reprendre l'initiative et ne plus subir. Ne plus subir la droite, son discours et son agenda. Ne plus subir l'air du temps, la dictature de l'opinion et des médias. Ne plus subir les évolutions imposées par nos adversaires comme une fatalité insurmontable. Ne plus subir le temps comme un agent érosif de nos valeurs.

Le vent souffle. Il nous portera loin si nous orientons les voiles dans le bon sens. Le néo-libéralisme sombre. Le monde est confronté à quatre crises majeures - crise financière, énergétique, alimentaire et environnementale - dont la simultanéité met en évidence les dangers et les limites de ce qu'il est convenu d'appeler la « mondialisation libérale ». En moins d'une semaine, le capitalisme financier, arrimé sur la dérégulation, la privatisation à outrance, le tout marché et le libre-échange sans limites, a vu voler en éclat la suprématie que lui conférait son caractère prétendument « indépassable » ou « incontournable ».


Seul le recours massif à l'action publique et aux contribuables a permis de mettre un terme provisoire au chaos créé par la spéculation et la subordination de l'intérêt général aux intérêts particuliers. La véritable hiérarchie entre l'économie et la politique a ainsi pu être rétablie. Si l'on ne change pas radicalement de cap, les conséquences de ce chaos, aujourd'hui encore largement occultées, se feront durement sentir pour les plus faibles, dans les mois et les années à venir. La fameuse « économie de l'intelligence », si chère aux tenants de la suprématie du tout-marché, vient se noyer dans la fameuse :« privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes ». Il en va de même en matière alimentaire, énergétique et environnementale. Si de solides régulations ne sont pas mises en place, par l'action publique concertée portant l'intérêt général, cette tendance désastreuse ne pourra que se renforcer.


Le vieux est mort et le neuf hésite à naître. Le monde qui disparaît engloutit bien des certitudes. Mais ce constat doit-il nous nous réjouir ou nous inquiéter ? Nous réjouir dès lors que le néo-libéralisme et son cortège d'inégalités, de violences et d'injustice agonisent.


Nous inquiéter aussi devant la montée des nationalismes, l'incitation au « choc des civilisations », la radicalisation religieuse et la multiplication des régimes autoritaires. Nous inquiéter devant le caractère irréversible de nombreuses blessures infligées à l'environnement. Nous inquiéter enfin, devant la surdité de certaines autorités politiques ou financières confrontées à l'ampleur d'une crise qu'elles n'ont su ni anticiper, ni comprendre, ni résoudre.


Face à cette métamorphose, la France, livrée au pouvoir d'un seul homme, ne va pas mieux que ses voisins. Elle va même beaucoup plus mal.


A la crise sévère de nos finances publiques, s'ajoutent le retour de l'inflation et la chute brutale de la croissance qui nous placent en situation de récession. C'est la pire des situations : « la stagflation », que l'on croyait ne jamais revoir. La faiblesse de l'investissement public et privé - scandaleusement attribuée par la droite aux 35 heures ou au code du travail - est la véritable cause de notre perte de compétitivité : elle débouche sur un déficit record de notre balance commerciale. De délocalisation en plans sociaux - c'est désormais le tour des secteurs automobile et aéronautique - la désindustrialisation croissante de notre pays constitue une lourde menace pour notre niveau de vie et l'avenir de notre recherche que l'on s'obstine à délaisser. Le taux de chômage réel remonte, malgré un camouflage statistique très politique. De surcroît, la dégradation de la qualité des emplois et des conditions de travail, pèsent très fortement sur nos concitoyens. Plus des deux tiers des emplois créés au cours des dernières années sont des emplois intérimaires ou des temps partiels subis et mal payés. C'est ce qui explique l'apparition de travailleurs pauvres, que l'on s'apprête à cantonner dans le RSA aux côtés des Rmistes. D'une manière générale le pouvoir d'achat des salariés et des retraités recule : traduction implacable de la captation de plus de 10 points de valeur ajoutée par le capital au détriment des salaires, résultant de l'essor sans précédent du capitalisme financier. Pour la droite, la « valeur travail » est bien évidemment sans rapport avec sa rémunération. A cette tendance de fond s'est superposé un recul des politiques de redistribution, fiscales et sociales, qui se traduit aujourd'hui par une remontée vertigineuse des inégalités. Les écarts de salaires et de revenus ne défient plus seulement la justice sociale : ils attentent au bon sens. Voilà ce qui, si les mots avaient encore un sens, devrait être la première préoccupation des socialistes.


Le contexte international n'est pas étranger à la détérioration de la situation.


Mais, en France, la droite en porte la responsabilité principale. Ses choix fiscaux, comme les 14 Milliards d'euros en faveur des plus riches dès le début de législature, ont aggravé l'état de nos finances publiques. Ils privent, de surcroît, notre pays de toute marge de manœuvre budgétaire pour éviter la récession, sans avoir la moindre conséquence positive sur l'investissement privé.


Suppression de l'impôt sur la fortune, bouclier fiscal, niches fiscales dont le coût est supérieur au double du déficit budgétaire, démantèlement des 35 heures et du code du travail... sont la marque d'une politique conservatrice, affichée au mépris de la plus élémentaire justice sociale. Simultanément, la protection sociale recule, qu'il s'agisse des retraites ou de la santé, au profit d'un secteur privé, dont la débâcle nord- américaine augure mal de la pérennité. Gageons que dans les mois à venir, nous entendrons moins parler des fonds de pensions qui séduisaient tant, parfois, hélas, jusque dans nos rangs. Le déficit de notre régime de santé - bien que préoccupant, mais lié, en réalité, au niveau de l'emploi et au périmètre de l'assiette de perception des cotisations- va s'avérer être peu de chose, comparé à la contribution du trésor américain au sauvetage, en catastrophe, des compagnies d'assurances privées.


La prétendue « rupture» prônée par Nicolas Sarkozy, se résume en réalité à un alignement sur le néo-conservatisme américain, au moment où celui-ci échoue. Elle ne se cantonne pas au domaine économique et social. Elle ne se contente pas de l'appauvrissement des catégories populaires de plus en plus fragilisées et du harcèlement fiscal et tarifaire des classes moyennes, elle s'étend aussi à l'ensemble de l'action publique. De la politique étrangère qui faisait jusqu'ici l'objet d'un consensus relatif entre gauche et droite, en passant par la personnalisation grotesque du pouvoir, les atteintes aux libertés publiques en matière politique et pénale, le démantèlement organisé des services publics. La remise en cause frontale de la laïcité traduit bien la volonté de rompre avec notre modèle républicain.


En fait de rupture, le gouvernement nous fait entrer dans une période réactionnaire, au sens étymologique du terme, telle qu'en a connu périodiquement la France. Seules, l'hypermédiatisation, parfois étrangement servile, de l'agitation présidentielle, et la faiblesse insigne d'une opposition politiquement indéterminée, parviennent encore à brouiller cette réalité.


Car il faut se rendre à l'évidence : l'opposition, c'est à dire pour l'essentiel notre parti, porte sa part de responsabilité dans ce scénario médiocre. Alors que nous n'avons jamais disposé d'autant d'atouts (trois groupes parlementaires puissants, la majorité des départements, des régions et des municipalités, grandes et moyennes), notre parti n'a pas la faveur des Françaises et des Français qui jugent son action timorée, brouillonne et son projet inexistant ou illisible. Alors même que le contexte politique, aussi bien national qu'international, nous est favorable, nous nous trouvons, le plus souvent, incapables de répondre aux attentes de nos électeurs.


Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, ces carences ne peuvent en aucun cas s'expliquer par des raisons purement « socialo-socialistes ». Ni l'absence de leader avéré, ni notre diversité interne, ne nous permettent de comprendre cette situation. Le mal est plus profond. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de l'acceptation, par la social-démocratie, des principes néolibéraux, des valeurs de nos adversaires ? Reconnaissons-le, cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable !

Nous avons bien perdu, dans les dernières décennies, la bataille culturelle, c'est à dire la bataille politique au niveau le plus élevé et le plus profond. Il est temps, plus que temps, d'inverser la tendance.


L'avenir du PS ne peut être le passé de la démocratie européenne.


Nous n'avons pas gagné d'élection présidentielle depuis 20 ans, ni d'élections législatives depuis 11 ans. Et rien n'indique que nous serions en mesure de l'emporter aujourd'hui, malgré les cafouillages et les échecs de la droite au pouvoir. Imputer cette position de faiblesse à la qualité des équipes ou à l'état du navire est un peu court : comme nous l'a appris Sénèque, « il n'y a pas de bons vents pour le marin qui ne sait pas où il va ».


Le cap, la ligne, le projet : peu importent les mots choisis. Ce qui est essentiel pour un parti politique, ce qui entraîne l'adhésion ou motive la critique, c'est son orientation politique : les valeurs qu'il défend et les moyens qu'il préconise pour les mettre en œuvre. La société qu'il dessine, l'horizon qu'il propose.


Le PS n'est pas à court d'idées. Ses valeurs sont, plus que jamais, d'actualité. Son patrimoine historique ou la relation privilégiée qu'il devrait entretenir avec le progrès, lui fournissent la matière pour bâtir un véritable projet alternatif à celui des conservateurs. Mais notre visibilité est brouillée par les concessions incessantes à une pensée qui n'est pas la nôtre.


Nous avons gagné les élections chaque fois que nous avons eu un temps d'avance. Un temps d'avance sur l'adversaire, un temps d'avance dans la compréhension du monde, un temps d'avance sur les métamorphoses de la société.


Aujourd'hui nous devons avoir un monde d'avance.


Là où la droite contemple les ruines d'un modèle de développement fondé sur le laisser-faire généralisé, la gauche est seule légitime pour lever une nouvelle espérance. A nous de reconstruire l'espoir à gauche.



Pour lire la suite de la motion en ligne


Pour télécharger la motion en PDF

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 06:14

Soutenons la motion C : « Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche »



Lors du conseil national du 23 septembre, nous avons déposé notre motion, qui sera intitulée « Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche ».


Il est important de noter et de faire savoir que celle-ci représente déjà un premier rassemblement significatif des courants d'idée du PS (7 contributions, sur les 21 déposées !) :


- Changer ! (Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès...)


- Reconquêtes (Benoît Hamon et Henri Emmanuelli)


- D'abord, redistribuer les richesses (Gérard Filoche)


- Debout la Gauche (Marc Dolez)


- Réinventer la gauche (Jean-Luc Mélenchon)

 
- Urgence sociale (Pierre Larrouturou)


- Et si le parti restait socialiste (Jacques Fleury)



Vous pouvez soutenir cette motion dès aujourd'hui avec votre signature : Cliquez ICI.


Pour en savoir, je vous livre l'interview de Jean-Luc Mélenchon, et l'intervention de Benoit Hamon, lors du dépôt de la motion le 23 septembre.


A suivre, car le congrès qui d'être passionnant et passionné !


DH

 

 

 

 

 

 




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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 05:52


L'évènement politique : Une motion rassemblée de la Gauche du PS !


Benoit Hamon, Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle LienemannGérard Filoche, Pierre Larrouturou, Jean-Luc Mélenchon sont les premiers signataires de la motion de la Gauche du PS.


Personnellement, membre de Trait d'Union, je me félicite de ce rassemblement, avec la jeunesse, et l'avenir du Parti avec Benoit Hamon, la fougue d'Henri Emmanuelli, grand spécialiste des questions économiques et sociales, la détermination de Marie-Noëlle Lienemann sur les questions du logement, des services publics, sa connaissance des entreprises. Gérard Filoche reste un spécialiste incontesté du monde du travail. J'apprécie depuis longtemps, l'approche de Pierre Larrouturou sur l'économie, et sa détermination à défendre la semaine de 4 jours. Enfin je reste fidèle à Jean-Luc Mélenchon depuis mon adhésion au PS en 1995, pour sa vision politique.


Face à une majorité éclatée avec les motions de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry, la gauche du PS, en 2008, est rassemblée. Cela n'est pas anodin, et doit être interprété comme un véritable signe politique. C'est cela le vrai évènement politique aujourd'hui, en vue du congrès de Reims.


Ce congrès sera très important, et au-delà du choix de telle ou telle personnalité pour diriger le PS, l'enjeu est politique. Quelle ligne donner au PS pour la décennie à venir ? Si ce débat a été esquissé lors de la présentation des contributions, il devra être tranché sans ambigüité dans quelques semaines.


De vrais choix vont se poser aux militants socialistes dans les prochaines semaines. Le PS ne pourra plus se contenter de « synthèse molle », et pour reconquérir le pouvoir à la droite dure de Sarkozy, il devra apporter de vraies réponses aux français sur le pouvoir d'achat, la protection sociale, les retraites, le service public, le rôle de l'état, les questions environnementales, la mondialisation, etc. En tant que syndicaliste, le monde de l'entreprise et de ses salariés devra avoir une meilleure place qu'il n'en a eu jusqu'à présent au sein du PS. La question des alliances sera aussi au cœur des débats, comme le mode de désignation du candidat du PS.


Les militants PS auront la lourde responsabilité de faire des choix en leur âme et conscience. Ils ne devront pas déléguer cette responsabilité aux caciques du parti, ni céder aux pressions locales et départementales.


D'ores et déjà, vous pouvez soutenir la motion de la gauche du PS ! cliquez ICI.


A suivre !


DH




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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 15:36

Mélenchon qualifie "d'événement historique" l'unité de l'aile gauche du PS

 

 

PARIS (AFP) - Le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a qualifié mardi d'"événement historique" l'unité de l'aile gauche du PS, après son accord avec Benoît Hamon pour présenter une motion commune en vue du Congrès de Reims.

 

"C'est un événement historique, c'est la première fois depuis 30 ans que l'aile gauche du parti est rassemblée, alors que la majorité est divisée", a affirmé à l'AFP M. Mélenchon, à quelques heures du dépôt des motions devant le Conseil national du parti.

 

M. Mélenchon avait exprimé la semaine dernière son souhait de parvenir à une motion commune avec Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche, qui s'étaient déjà rassemblés pour présenter un texte.

 

Après plusieurs jours de tractations et de rencontres, notamment samedi, l'accord est finalement intervenu in extremis. 

Pierre Larrouturou 
ne présentera pas de motion et rejoint l'unite de l'aile gauche du PS.

Benoit Hamon, 41 ans, va annoncer mardi 23 septembre au Conseil national sa candidature au poste de premier secrétaire.

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 06:15

Congrès du PS, réflexions sur la présentation des contributions à Vitrolles et à la fédération PS des Bouches du Rhône.



Au nom de Trait d'Union et de la contribution « réinventer la Gauche », j'ai eu l'opportunité de la défendre devant les militants de la section PS de Vitrolles., le jeudi 18 septembre. Le lendemain vendredi, j'étais à la fédération PS des Bouches du Rhône pour écouter les différents défenseurs de contributions.


L'objet de ce billet est d'en faire une petite analyse personnelle.


1 - Section PS de Vitrolles


Seules 2 contributions étaient présentées, celle « la ligne claire » de Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb et Manuel Valls et celle de Réinventer la Gauche, dont le 1er signataire est Jean-Luc Mélenchon.


C'était un peu « seul contre tous », car une grande majorité des militants de Vitrolles et des élus PS de la ville, s'est rangée derrière le patron du Conseil Général.


Le débat était intéressant et je retiendrai aujourd'hui quelques points :


- Les grands tenants de la « démocratie participative » refusent de faire voter les citoyens qui se trompent lors des référendums, comme celui sur le TCE en 2005. Finalement, Sarkozy a eu raison de ratifier sans vote le traité de Lisbonne copie conforme du TCE refusé par le peuple français en 2005, et le peuple Irlandais récemment !


Cela ma parait être une belle contradiction particulièrement choquante venant de socialistes.


- Quand j'évoque le traité transatlantique (*) ratifié par les députés européens sans que nous ne soyons informés des tenants et aboutissants de ce rapprochement avec les Etats-Unis, cela laisse évidemment tout le monde interloqué, et personne n'a pu me contredire.


- Le plus inquiétant reste à mon sens le fatalisme de beaucoup sur les retraites, les 35 heures, la protection sociale etc. On ne pourrait ne rien faire, et il faut être « moderne », « réformiste »et « regarder notre siècle tel qu'il est », et qu'il ne faut plus « plaquer de vieux modèles ».


Personnellement, j'assume mon archaïsme supposé, en répétant inlassablement, que l'économie n'est pas une science mais relève de choix politique. La crise financière mondiale de ces derniers jours me fait que conforter mon opinion et je renvoie le lecteur à mon précédent billet sur le sujet.


- Les tenants de la ligne claire se définissent sur une ligne politique « sociale démocrate », sans jamais oser se définir par rapport aux modèles de Tony Blair en Angleterre, Gerhard Schröder en Allemagne, ou Romano Prodi en Italie ?


L'alliance du SPD avec la CDU en Allemagne qui conduit par exemple à la retraite à 65 ans est -elle gênante ?


Le modèle italien de Veltroni avec les « grandes primaires à gauche », vantées dans la contribution « la ligne claire », qui a conduit à la quasi disparition de la Gauche au parlement, est - elle problématique ?


Tony Blair, l'homme de la dérégulation du code du travail n'est pas un modèle présentable ?


- J'ai plaidé pour que le PS dans le cadre du congrès et de la suite se positionne « clairement » et sans ambigüités sur tous ces sujets de société qui intéressent au premier chef les français. Je suis surpris, que ce débat gênait mes interlocuteurs ? Pourquoi refuser de débattre ? Pourquoi refuser de se positionner sur les retraites, les 35 heures, etc. ? Je n'ai pas la réponse.


A Trait d'Union, nous ne prétendons pas « détenir le vérité, » mais nous voulons que tous ces sujets soient réellement débattus au sein de notre parti. Ensuite, ce sera à chacun de se positionner et de choisir.


- Pour « le fun », j'aime toujours lorsqu'on accuse « la gauche du PS » de tous les maux, et d'être responsable des défaites. Il faut tout de même relativiser les responsabilités entre ceux qui sont écartés de tout depuis 20 ans ou plus, et ceux qui sont aux commandes du parti pendant cette même période, et qui aspirent à la rester à Reims !...


Bien évidemment, les propos ci-dessus n'engagent pas tous les militants PS de Vitrolles, et je remercie ceux qui m'ont fait des petits signes d'acquiescements...


2 - Présentation des contributions à la fédération PS des BdR


J'accompagnais à Marseille, Audrey GALLAND , de la fédération de Paris, et par ailleurs originaire des Pennes Mirabeau qui était descendue de Paris pour défendre notre contribution


Nous avons eu droit à une présentation des contributions « Delanoë », « Filoche », « Utopia », « Guérini », « Hamon / Emmanuelli », « Larrouturou », « Ségolène Royal », « Socialisme écologique » et « Jean-Luc Mélenchon ».


Pour reprendre la remarque d'un intervenant, cette réunion qui aurait due être ouverte à tous les militants, ne l'étaient pas vraiment, car ciblée sur les secrétaires de section. C'est dommage, et ce n'était certainement pas volontaire ?...


Par ailleurs, on apprécie toujours, qu'une fois la présentation d'Eugène Caselli de la ligne claire, que de nombreux militants ( ?) ne jugeaient plus utiles de rester, après « la claque » pour le patron, et quittent la salle...


Au-delà de ces « détails », quoique, je retiens de ces présentations les idées suivantes.


A part la ligne claire, et j'y reviendrai, il faut noter la « gauchisation » de toutes les interventions, y compris celle de la contribution de Bertrand Delanoë par Marie-Arlette Carlotti, et celle de la contribution de Ségolène Royal par Nadia Brya.


C'est une pratique assez connue, avant les congrès où il est de bon ton de gauchir le discours pour séduire les militants.


C'est vrai aussi que l'actualité, avec le crack boursier s'y prête avec une remise en cause du système capitaliste.


Les militants PS de Vitrolles qui la veille, m'avaient interpellé, moi le « gauchiste » auraient été vraiment surpris !


Toutes les contributions ont parlé de redistribution des richesses en rappelant que la part des salaries dans le PIB a baissé de 11 % ces 20 dernières années au profit du capital. Toutes sauf une, « la Ligne claire », qui ne remet pas en cause cette redistribution. Pour Eugène Caselli, il ne pourra être redistribué que les nouvelles richesses qui seront produites. C'est ce que j'appelle une approche totalement à droite.


Eugène Casselli prône la sociale démocratie, toujours sans la définir clairement, sans jeu de mot, et ne veut pas une gauche radicale. Hors 5 minutes plus tôt, Nadia Brya nous a parlé de la nécessité d'un changement radical ! Sachant qu'il y a désormais un accord entre les 2 contributions, cela va être amusant !


Au travers de l'écoute de plusieurs contributions, il y a à mon sens un problème sur les questions environnementales et la crise énergétique. Je suis aussi surpris que la contribution sur le socialisme écologique soit farouchement contre l'idée de décroissance.


En effet, quasiment tous s'alarment sur le prix du pétrole et de ses conséquences sur le prix de l'essence, sans aller plus loin. Tout d'bord, il va falloir se remettre farouchement en cause et se faire à l'idée qu'il n'y aura pas éternellement du pétrole, et qu'il va se raréfier et être de plus en plus cher. C'est la société dans son ensemble qu'il faut revoir. C'est donc un vrai sujet politique !


Ensuite, si le pétrole est cher, cela a un lien direct avec la parité € / $. Avec un dollar faible, les producteurs pour acheter des biens ont besoin de plus de dollars.  Donc ils augmentent le prix du baril, pour « avoir plus de dollars » et  compenser ainsi la faiblesse de la monnaie ! Si le dollar remonte, le baril baisse, « tout simplement », ou presque ! Il faut donc voir du coté de nos amis américains, avec qui l'Europe se lance dans une grande alliance, avec un marché déréglementé et  qui « jouent » sur leur monnaie pour que l'Europe se « casse la figure »... A méditer.


La suite sera dans quelques semaines avec la présentation des motions, en vue du congrès de Reims ! Encore une fois, j’engage les militants à les lire avec attention, pour se déterminer en toute liberté et en leur âme et conscience de militant socialiste…


DH

 

(*) En complément sur le traité transatlantique :


http://didier-hacquart.over-blog.com/article-2865308.html

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 05:52

Congrès du PS 2008, présentation des contributions à Vitrolles et à Marseille !



Le congrès PS fait actuellement couler beaucoup d'encre. Cela prouve au moins que le PS est une force politique qui compte !


Nous en sommes toujours aujourd'hui dans la phase des contributions. Viendra prochainement le temps des motions.


Les contributions et les motions ne sont pas que des textes que l'on a tendance à oublier ensuite. Cela traduit concrètement ce que pense et propose les uns et les autres. Derrière les luttes de personnes, qu'il ne faut pas nier, il y a aussi des visions différentes qui s'affrontent. Un congrès c'est l'occasion d'un vrai débat politique.


Localement, il y aura une présentation des contributions le jeudi 18 septembre à la section PS de Vitrolles. J'y présenterai la contribution que j'ai signé, « Réinventer la Gauche » dont le 1er signataire est Jean-Luc Mélenchon.


Vendredi 19 septembre, c'est à la Fédération PS, rue Montgrand que seront présentées les différentes contributions.


Le 1er RdV pour les Vitrollais, et le second pour l'ensemble des militants des BdR sont des évènements à ne pas manquer. La responsabilité de l'avenir du PS incombe à chaque  militant qui doit se positionner et choisir en son âme et conscience.

 

Par ailleurs, il n'est pas trop tard pour signer la contribution...


A bientôt !


DH



Contribution "Réinventer la gauche"

 

 



Présentée par : Jean-Luc Mélenchon (BN), Pascale Le Néouannic (SN), François Delapierre (BN), Marianne Louis (BN), les membres Trait d'Union des instances nationales, des responsables fédéraux, élus et militants du Parti socialiste.


Lire la contribution en ligne

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