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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 06:31



La crise secoue bien évidemment toute l'Europe. En Allemagne, le parti d'Oskar Lafontaine, le Die Linke avance. Ce n'est pas le fruit du hasard. Les thèses qu'il défend trouvent leur confirmation dans la crise financière actuelle.


L'exemple politique  allemand est à suivre de près et doit faire réfléchir les militants socialistes à quelques jours de leur vote, et la gauche dans son ensemble avant les congrès du PC et plus tard de NPA, sans oublier les VERTS.


A suivre.


DH



Allemagne : L'ultragauche pavoise, ou la dictature du monétariat n'est pas mieux que celle du prolétariat par Oskar Lafontaine du Die Linke... (*)


« L'homme le plus dangereux d'Europe » exulte. Baptisé ainsi par le tabloïd britannique The Sun pour ses idées dangereusement socialistes, Oskar Lafontaine, ex-social-démocrate reconverti en leader de la   gauche anticapitaliste allemande, n'aurait jamais pensé recevoir le renfort du conservateur Sarkozy. C'est pourtant chose faite. En proposant la nationalisation partielle d'entreprises industrielles européennes, le président français légitime les idées défendues depuis longtemps par Lafontaine. Tout comme l'actuelle politique d'Angola Merkel. Parmi les personnalités politiques de gauche qui applaudissent le retour inattendu et forcé de l'Etat dans la sphère économique, le Napoléon de la Sarre est sans nul doute au premier rang. Et il le crie haut et fort sur tous les plateaux de télévision d'Allemagne : « La dictature du "monétariat" n'est pas mieux que celle du prolétariat», assène celui qui veut envoyer les banquiers irresponsables en prison.


Depuis des années, Lafontaine voue le système financier mondial aux gémonies, demande l'interdiction de « l'économie de la spéculation », la nationalisation de l'énergie, de la poste ou des transports, et l'assèchement des paradis fiscaux. Il prône un programme de relance de 70 milliards d'euros pour « aider le peuple ».


Aujourd'hui, ô bonheur, tout ou partie de ses revendications sont allègrement reprises par ses adversaires conservateurs (CDU) et sociaux-démocrates (SPD) actuellement au pouvoir. Stratège de premier ordre, Lafontaine ne se contente donc pas de savourer ce qu'il présente comme une légitimation tardive. Il en rajoute une louche : « Personne ne peut légalement amasser plusieurs milliards d'euros dans sa vie. Les immenses fortunes de nombreuses entreprises familiales sont le résultat d'une dépossession continue des salariés. Il faut donc redistribuer ces richesses à leurs vrais possesseurs, les travailleurs ! » A la base, le discours d'Oskar Lafontaine est reçu cinq sur cinq, et pas seulement par les déçus de la social-démocratie.


Même les enquêtes d'opinion les plus conservatrices attestent un succès croissant des thèses de l'ancien ministre des Finances de Gerhard Schroder. Entré au Parlement avec 8,6 % des voix en 2005 ' Die Linke' le parti de Lafontaine, est aujourd'hui bien installé dans les sondages : autour de 13 % , tendance à la hausse.


Cri de panique d'un député SPD : « Si la crise relance le chômage dans les mois qui viennent, Lafontaine peut même espérer faire entre 15 et 20  % aux prochaines élections. Ce serait un bouleversement politique »...


(*) Journal Marianne / 25 au 31 octobre 2008




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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 06:12



Présentation de la motion C dans les sections, réflexions

 

 

En tant que militant du PS, signataire de la motion C « un monde d'avance », j'ai eu la responsabilité de défendre la motion C dans plusieurs sections Velaux, Vitrolles-Marignane - St Victoret, Eurocopter et Gignac. J'avais auparavant défendu la contribution de Trait d'Union à la section de Vitrolles.

 

C'est un exercice auquel je me prête bien volontiers, car d'une part cela se passe plutôt bien, et c'est l'occasion d'échanges et de confrontations avec les militants PS.

 

De ces présentations, j'en retire quelques remarques et enseignements, qui bien évidemment n'engagent que moi !

 

Dépolitisation du PS


Tout d'abord, comme je le faisais remarquer, dans un précédent post, avec l'interview d'Henri Emmanuelli, il est frappant de constater une certaine dépolitisation du PS. Si par le passé, la force du PS c'était ses militants formés à chose politique, force malheureusement est de constaté que le PS a fortement régressé sur ce point. La formation des militants n'est malheureusement plus une priorité. Cela s'est accentué avec la tentation de certains de vouloir transformer le PS en un parti de supporters, plus qu'en un parti de militants. A bien y réfléchir, qui cela sert - il, si ce n'est une certaine élite du PS ? Cette élite du PS ne souhaite pas s'encombrer de militants bien formés qui discutent et donnent leur avis. Ils préfèrent une équipe de fans, qui ne regarde pas trop le programme... La caricature de ce type d'attitude est bien évidemment Ségolène ROYAL. C'est aussi la motion qui prône des primaires à gauche pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle. Comme l'a présenté Patrick Mennucci à Vitrolles, avec 2 € chacun pourra venir voter pour désigner un candidat à la présidentielle. Cela peut être séduisant et avoir sa logique à première vue, mais n'est-ce pas conduire au degré 0 de la politique, et à la « peopolisation » extrême ? Sur quels critères le candidat sera - t il dé »signé ? Celui qui parle le mieux ? Celui qui présent le mieux ?

 

Acceptation des idées néolibérales et  fatalisme

 

Un second point qui est frappant, c'est l'acceptation des idées néolibérales. En présentant la motion C, je suis taxé de « trop à gauche », et le programme présenté comme utopiste, et pas réalisable. Tout d'abord, comme je l'ai rappelé « Utopie » n'est pas un « gros mot » ! Ensuite, quel est l'objectif de la politique, si ce n'est de « changer le monde », réduire les inégalités, etc. ? A quoi sert -il de faire de la politique, surtout à gauche, si on ne peut rien faire ? Mitterrand n'a - t-il pas gagné en 1981, parce qu'il voulait « changer la vie » ? Les raisons à tout cela sont bien évidemment multiples, et ramènent au point précédent. On s'aperçoit aussi que les médias à la solde du pouvoir politique et économique, ont réussi ! Le peuple accepte finalement sa condition, et donc ils peuvent continuer leurs petites affaires et leurs gros profits... C'est triste et inquiétant.

 

La recherche d'un chef

 

Les militants ne comprennent pas toujours les batailles internes du PS et les luttes de pouvoir. Parfois, les militants sont à la recherche du chef. La force et la faiblesse du PS, c'est que les militants débattent et peuvent s'exprimer, contrairement aux partis de droite. Qu'il y ait plusieurs motions, et plusieurs leaders aujourd'hui, c'est la richesse du PS. Certes, ce n'est pas facile tous les jours, mais c'est la propre d'un parti démocratique ! Il faut savoir l'accepter. Ensuite, il faut aussi noter que toutes les motions aujourd'hui, qui représentent différentes sensibilités, ne disent pas toutes la même chose ! S'il y a un socle commun, essentiellement sur les valeurs, il y a des fortes différences sur le fond. C'est pourquoi j'engage les militants à lire toutes les motions.

 

Patrick Mennucci dans son intervention à Vitrolles, faisait semblant de croire que tous les militants avaient lu les motions, et que donc il pouvait placer le débat à un autre niveau. C'était une forme de flatterie des militants.  En fait, très habilement, il ne souhaite pas que les militants lisent les motions !... Hors le débat est là ! Il faut justement discuter du fond ! Il faut que les socialistes abordent ensemble les questions économiques, sociales, les alliances, la conquête du pouvoir, etc. Il ne faut pas écarter ces questions, en faisant mine de faire croire que nous sommes tous d'accord. C'est totalement faux !

 

A contrario dans une section, un militant est venu me voir, pour me dire qu'il avait lu attentivement toutes les motions, et qu'à partir de cette lecture, c'est la motion C qui correspondait le mieux à ses idées. Voilà une vraie démarche militante. Si un autre militant m'avait raconté la même histoire, et que son choix se soit porté sur une autre motion, j'aurais été tout autant satisfait (où presque !).

 

Particularisme départemental

 

Dans une section, des camarades s'étonnaient que toutes les motions ne soient pas présentées. Il avait raison, mais pouvais-je expliquer que moi-même j'avais eu la date et l'heure par une indiscrétion, et que l'objectif était la seule présentation de la motion E (Ségolène ROYAL, Jean-Noël GUERINI)... Dans cette section, l'influence du patron des BdR était évidente, et même si plusieurs reconnaissaient ne pas se reconnaître dans cette motion, il fallait cependant apporter son soutien... C'est à la fois triste et inquiétant. N'est-ce pas cela qui conduit au désintérêt des militants pour le PS, aux français pour  la politique ? N'est pas cela qui conduit à un PS en total décalage avec la réalité et les électeurs ?...

 

Pour finir (provisoirement)


Je regrette que la section de Pélissanne n'est pas donné suite à mes solliciatations pour que je puisse présenter la motion C.

Enfin, je pense que les militants ont une vraie responsabilité car pour une fois l'issue du congrès n'est pas jouée d'avance. C'est en militants libres et indépendants qu'ils doivent se positionner. L'avenir du PS est dans leur vote. C'est un enjeu formidable...

 

A suivre,


DH

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 06:34


Le congrès de Reims est dans quelques semaines. Le 6novembre les militants vont voter pour les différentes motions.

Nous sommes très nombreux à parcourir les sections pour défendre nos idées et notre motion ! Pour moi, c'est la motion C "un monde d'avance" autour de Benoit HAMON.

Henri Emmanuelli, pointe quelque chose que j'ai fortement ressenti lors des réunions de section, c'est la dépolitisation du PS, et l'acceptation du néo libéralisme par grand nombre de militants. J'y reviendrai.

Je vous livre aujourd'hui, l'interview d'Henri Emmanuelli dans le courrier Picard.

A méditer...

 

DH

 


Le PS n'a plus vraiment le choix

 

Henri Emmanuelli, député PS des Landes, était en visite hier à Amiens. L'occasion de faire le point sur la campagne au secrétariat général de son parti. Entretien recueilli par PHILIPPE FLUCKIGER.

 

Courrier picard : Henri Emmanuelli, vous êtes partisan de la motion « c » présentée par Benoît Hamon, qui prône un réancrage à gauche du Parti socialiste. Vous pensez que le PS est mûr pour entendre ce discours ?

 

Henri Emmanuelli : Je crois que le PS est aujourd'hui très dépolitisé. Il faut reconnaître que la social-démocratie européenne a accepté beaucoup de paradigmes néolibéraux. Mais la crise est là et j'ai la certitude qu'elle va remettre pas mal de pendules à l'heure. Alors, est-ce que le PS est mûr pour entendre cela ? Je dirais qu'il n'a pas tellement le choix. Si même Sarkozy devient socialiste, pourquoi pas le PS ? Je plaisante...

 

On perçoit nettement chez certains socialistes la tentation d'une alliance au centre droit, au détriment d'une alliance historique à gauche...

 

Cela fait trois fois que nous perdons la présidentielle parce que nous confondons de premier tour et le deuxième. Nous ne sommes pas les seuls. Sur 16 élections majeures survenues ces derniers mois en Europe, la social-démocratie en a perdu 13. Certains y voient un glissement à droite de la société. Je pense plutôt que c'est parce que nous n'avons su répondre aux aspirations des électeurs de gauche.

 

Après avoir été élus sur des programmes de gauche, les socialistes ont souvent mené des politiques à peine moins à droite que celle de la droite assumée. N'est-ce pas là, la cause de l'échec ?

 

Je ne suis pas sûr que ces programmes étaient de gauche. Cela dit, en France ce n'est pas exact. En 1981, il y a eu une vraie politique de gauche. C'était vrai aussi en 1997. Je vous rappelle les 35 heures, la CMU...

 

Tout de même, le démembrement de la SNCF, la privatisation d'Air-France, de France Télécom...

 

C'est vrai, sur les dernières années j'ai été amené à dénoncer des affichages qui n'étaient pas compatibles avec une politique de gauche. Mais je rappelle que jusqu'en 2002, le salaire médian a continué à augmenter. Depuis, il n'y a plus que les très gros salaires qui progressent ce qui masque la stagnation de la majorité des revenus. Et la vraie question est là, c'est celle de la répartition des richesses. Je pense que le principal échec de la gauche, c'est que les inégalités se sont remises à augmenter.

 

Si à l'issue du congrès vous constatez que le PS n'entend pas ce discours et qu'il s'ancre dans une dérive droitière, vous faîtes quoi ?

 

Quand j'écoute les discours aujourd'hui au PS, tout le monde est très à gauche. J'espère qu'après le congrès cela durera, parce que sinon le PS sera en danger de rupture. Mais j'ai des bons échos partout. J'ai la conviction que la crise aidant, on va redécouvrir des réalités qu'on a fait semblant d'ignorer. La question du pouvoir d'achat, celle des inégalités. Il faudra en particulier veiller à la problématique de la redistribution. C'est en répondant à ces questions qu'on rassemblera le Parti socialiste, et au-delà toute la gauche.

 

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 06:31




La crise financière et la préparation du congrès PS de Reims

 

Les motions ont été écrites avant la crise. Il y a ceux qui aujourd'hui se trouvent en déphasage avec la réalité et les autres !


Ce n'est pas le cas de la motion « un monde d'avance » de Benoit HAMON. Ceci dit le PS se doit d'analyser les causes de cette crise et y apporter des réponses. Benoit Hamon et son équipe ont organisé ces derniers jours une conférence sur ce thème en invitant différents économistes.


A lire et écouter avec la plus grande attention !


DH



Crise financière : que doit proposer la gauche ?      


Les actes de la conférence organisée le 15 octobre dernier par Un monde d'avance à Sciences Po Paris peuvent être téléchargées ici (pdf)


Retrouvez aussi :




Conférence sur la crise financière : Henri Emmanuelli
par unmondedavance





Conférence sur la crise financière : Frédéric Lordon
par unmondedavance





Conférence sur la crise financière : Jacques Sapir
par unmondedavance





Conférence sur la crise financière : Bernard Maris




Crise financière : nos propositions      


Lors de la conférence sur la crise financière, Benoît Hamon concluait son intervention avec des propositions "pour un nouveau réalisme économique de gauche".



"Comment croire que ceux qui dans les 20 dernières années, sont associés intellectuellement et idéologiquement à la marchandisation croissante de la société, au recul de la puissance publique et à la mise en retrait des mécanismes collectifs de solidarité seraient à droite comme à gauche les plus crédibles pour proposer une sortie de crise. Sans parler de modernité, c'est la crédibilité économique et politique qui a objectivement changé de camp. Je voudrai donc développer les principes de ce nouveau réalisme économique de gauche."


Lire la suite...


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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 06:03

Benoit HAMON est celui qui représente la nouvelle génération PS dans ce congrès de Reims. Qui plus est, il est le premier signataire de la motion « à gauche du PS », « un monde d'avance ».

Heureux hasard, il se trouve que c'est la motion que je soutiens !!!

 

Il est toujours intéressant de l'écouter. Pour mémoire à Marseille, l'autre jeudi, il a été le plus applaudi par les militants...

 

A suivre !

 

DH


 Benoît Hamon: «Laporte, c'est la droite bête»

 

Le député PS européen, auteur de la motion «Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche», était l'invité de Parlons Net. Il a évoqué, bien sûr, la crise économique, mais aussi le sujet qui a passionné la classe politique, Bernard Laporte en tête, cette semaine : la Marseillaise sifflée.


Député européen, Benoît Hamon est candidat au poste de premier secrétaire du parti socialiste. Sa motion, «Un monde d'avance : reconstruire l'espoir à gauche», le classe à la gauche du PS. Invité de Parlons Net, il est longuement revenu sur les causes et les conséquences de la crise qui remet au premier plan ses positions anti-libérales longtemps considérées comme archaïques au sein d'un parti acquis à la cause du néo-libéralisme. C'est cette vision qu'il défendra, dans trois semaines, au congrès de Reims.




Benoît Hamon sur France Info 1/3


envoyé par FranceInfo


1.      La crise


Député européen, membre de la commission économique et monétaire, Benoît Hamon considère José Manuel Barroso comme l'un des grands responsables de la crise. «Il est l'un de ceux qui ont considérablement accéléré la libéralisation qui touche de plein fouet l'Europe». Mais il n'est pas le seul : «Barroso est un mauvais président, mais il a été au diapason des dirigeants européens».


Interrogé sur le plan Sarkozy et son financement, il répond que «Fillon Lagarde et Sarkozy sont des imposteurs» car c'est bien le contribuable qui va payer pour sauver les banques. Et de plaider pour la constitution d'un pôle financier public.

 
Et que pense-t-il du rôle (de second plan) joué par le PS - au point que c'est l'UMP qui a décidé de lancer une réflexion sur la refondation du capitalisme? «Ce n'est pas parce que Frédéric Lefebvre fait son numéro que c'est un débat sérieux», répond-il. Avant d'ajouter : « Comment peut-on croire que l'UMP, qui voulait dépénaliser les abus de biens sociaux et ne s'attaquera pas aux paradis fiscaux, va changer le système ?»




Benoît Hamon sur France Info 2/3


envoyé par FranceInfo


2. Dans trois semaines, le congrès de Reims


Benoît Hamon prédit une crise économique et sociale violente, et craint l'exacerbation des nationalismes, du racisme et de la xénophobie en Europe. Dans ce contexte, la gauche doit être «décomplexée», ce qui semble signifier pour lui une gauche... de gauche, tout simplement. Du coup, il considère que cette crise valide les thèses, analyses et solutions de ceux qui soutiennent sa motion qui, partant, est «la plus crédible».


Sur la cuisine interne du PS, il s'étonne que ce soit «ceux qui occupent les médias régulièrement qui estiment que débattre entre eux serait de 'l'exhibitionnisme'». Interrogé sur l'éventualité d'un rapprochement avec Ségolène Royal, il botte en touche : «J'observe des conversions à très grande vitesse à la nationalisation, la restriction du libre-échange, etc.». Quant aux alliances éventuelles du PS avec d'autres partis, il exclut que toute mention d'une éventuelle alliance avec le MoDem figure dans la synthèse.




Benoît Hamon sur France Info 3/3

envoyé par FranceInfo


3. Actualité


Vidéosurveillance, droit à la sécurité, privatisation de la poste... Benoît Hamon commente l'actualité de la semaine.


Lorsqu'il aborde le sujet des sifflements qui ont accueilli la Marseillaise au Stade de France, et aux diverses réactions que cela a suscité, il s'en prend violemment à Bernard Laporte. b[«Ce que Laporte a dit sur le public sain, c'est honteux». «Laporte c'est un des ministres les plus honteux de ce gouvernement. Il s'illustre dans la caricature, l'outrance. C'est vraiment un nul [...] C'est la droite bête»]b.



Samedi 18 Octobre 2008 -

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 06:39



Le débat fait rage au PS entre ceux qui voulaient voter « pour » le plan Sarkozy comme Manuel Valls (voir son interview dans le JDD), ceux qui se sont abstenus avec une certaine hypocrisie occasionnant un manque de visibilité politique, et ceux qui ont voté contre (Marc Dolez, Jean-Luc Mélenchon).


Certes il fallait sauver le système bancaire, mais cela ne valait pas un blanc seing à Sarkozy. Par ailleurs, il faut bien comprendre ce qu'il y a dans ce fameux plan. Je vous renvoie à l'Hebdomadaire Marianne de cette semaine qui détaille et analyse ce plan. J'y reviendrai, prochainement.


A la lecture de ce dossier, j'ai eu la surprise que le trop fameux Camdessus revenait sur la scène publique. C'est hallucinant, et pour « sauver » la France et l'Europe, Sarkozy n'a pas trouvé mieux ?


Je voulais faire un post la dessus. Mais je me suis aperçu que Jean Luc Mélenchon est aussi intervenu sur ce sujet. Comme il le fait mieux que moi, je reproduit ici son article.


Camdessus est le symbole même de l'ultra libéralisme. Mettre cet homme de 75 ans à la tête de l'organisme prévu pour refinancer les banques avec l'argent du contribuable est une hérésie, et un signe fort donné aux libéraux, pour dire, que « rien ne changera ». C'est un signe pour parait-il, « redonner la confiance », mais à qui, et pourquoi faire  ?...


A suivre,

DH



Au secours Camdessus est de retour, par Jean-Luc Mélenchon (*)


La Caisse d'épargne a perdu six cent millions dans un incident ! Un incident ! Il s'agit d'un montant égal au budget annuel de la rénovation urbaine en France. Mine déconfite des commentateurs. Il y a quelques jours quand on leur disait que pendant la nationalisation et la débâcle les spéculateurs continuaient leur sale besogne ils prenaient des airs excédés par tant d'acharnement à dénoncer de malheureux traders en déroute! Quand la mer engloutira les terres basses du fait du réchauffement climatique, les voyous de la finance lanceront à fond les machines à produire des maillots de bains et spéculeront sur le prix des cercueils. Le capitalisme ne peut pas être moralisé. Il est d'essence amorale. Et la nécessité d'accumuler en toutes circonstances est un code génétique qui ne peut pas être modifié. Sans oublier la force de l'habitude. Ca vaut aussi pour les responsables politiques de droite à commencer par le président de la République. En nommant le Frankenstein du FMI, le sinistre sieur Camdessus, à la tête de l'organisme prévu pour refinancer les banques avec l'argent du contribuable, Nicolas Sarkozy, aux discours si anticapitalistes depuis peu, a adressé à la bien-pensance mondiale un clin d'œil qui devrait nous glacer. Camdessus ! Au secours !


Michel Camdessus est tristement connu pour son passage à la tête du FMI de 1987 à 2000. Ses exploits avaient à ce point discrédités l'institution et provoqués de tels désastres qu'il a du quitter son poste avant la fin de son mandat. Libéral exalté il avait donné à l'action du FMI un tournant particulièrement brutal à l'égard des plus pauvres. Partout où il est passé avec son char sanglant de privatisations et réductions des dépenses publique d'éducation et de santé, les économies émergentes locales ont été rasées. Naturellement il n'en est rien résulté de mieux pour personne. Au contraire. Sous sa direction le fond a aggravé et même dès fois déclenché des crises terrifiantes. Au total une dizaine lui est directement imputable : Mexique en 1994, Asie du sud est (1997-1998), Russie (1998), Brésil (1999). Et plus que tout : l'Argentine en 2000- 2001. Là, il avait déjà commencé a sculpter ses rêves dans la chair du peuple argentin dès 1998. Avec les grands airs indispensables en de telles circonstances et la mine pompeuse de ses sortes de rebouteux de l'économie il avait vanté son laboratoire argentin : « L'argentine a une histoire à raconter au monde : une histoire sur l'importance de la discipline fiscale, des changements structurels et une politique monétaire rigoureusement maintenue ». Musique bien connue. Quelques mois plus tard l'Argentine s'effondrait sous l'effet des mesures de Camdessus. La pauvreté passait de 25 % de la population 70%. De toute cette période Camdessus, la CNUCED (commission de l'ONU pour le développement et le commerce) conclura qu'elle a « provoqué le chaos en extrême orient et en Russie et neutralisé tous les progrès accomplis en Amérique latine »


De tels exploits le signalent à l'attention des libéraux français. Pour marquer sa détermination à faire la rupture, Nicolas Sarkozy lui confie en 2004 un rapport sur la croissance dont il dira de façon ridicule qu'il était devenu son livre de chevet, rien de moins. Ce document traduisait en français les remèdes de cheval que Camdessus affectionne : suppression des trente cinq heures, arrêt de l'augmentation du SMIG, non remplacement d'un fonctionnaire sur deux et ainsi de suite. Tout cela ira ensuite nourrir le catalogue de mesures rabâchées par le MEDEF, le programme de Nicolas Sarkozy et le conseil de François Bayrou. Cette notice biographico-politique serait incomplète si l'on oubliait de mentionner que Camdessus est membre du conseil consultatif de l'école de commerce de l'université de Navarre qui est directement gérée par l'Opus dei, sainte association à qui il avait déjà emprunté le professeur juan José Torribio pour l'assister comme directeur exécutif du FMI quand il l'a présidé. Michel Camdessus, consultant financier de l'Etat du Vatican a été nommé par Jean-Paul II membre du conseil pontifical justice et paix chargé de la promotion de la doctrine sociale de l'église. Ca ne s'invente pas. C'est ce personnage sulfureux, couvert de crimes économiques et directement lié à une secte catholique extrémiste qui gèrera l'usage d'un fond d'un montant supérieur au budget annuel de la République française. On ne pouvait faire pire choix.


(*) http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=631



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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:02



Présentation des motions à la fédération PS des Bouches du Rhône, premières impressions


Photo La Provence


Tout d'abord il faut rappeler que cette présentation des motions se  voulait confidentielle, dans la mesure, ou peu de publicité avait été faite sur l'évènement. Cela n'a rien à voir avec le battage qui avait été fait, il y a quelques jours pour la présentation de la motion GUERINI / ROYAL, à Allauch... Malgré cela, la salle était pleine, mais quand on sait que la fédération se vante de 10000 adhérents, cela fait finalement peu...


Lors de la présentation des contributions, il y a quelques semaines, Eugène CASELLI, 1er fédéral, avait bien rappeler que conformément aux statuts, lors des contributions, il n' y a pas de débat, et que le débat se fera lors des motions. Ce n'est évidemment en aucun cas statutaire, mais bon, on a l'habitude dans le 13.


Surprise, aujourd'hui, Eugène CASELLI, arguant le trop grand nombre de motions, et sachant qu'un débat serait interminable, il n'y eu donc pas de débat, ni de question de la salle. Pour celui qui défend ardemment Ségolène ROYAL et sa démocratie participative, en donnant la parole aux citoyens, il est amusant de voir, qu'il refuse de donner la parole aux militants PS... Classique.


Je retiendrai « à chaud » des présentations de Kader ARIF (motion A - Delanoë), Christophe Caresche (Motion B), Benoit Hamon (Motion C), Martine Aubry (Motion D), Vincent Peillon (Motion E - Royal - Guérini) et Henri Lombard (Motion F - UTOPIA), les points et phrases suivantes :


- Sans parti pris, Benoit HAMON, et sans parti pris, tient la tête à l'applaudimètre devant Martine Aubry et Vincent PEILLON. Au passage, c'est un petit exploit, pour les 2 premiers dans cette fédération...


- Il y a eu plusieurs interventions qui ont insisté sur « le respect des choix (vote) des militants », et  « l'importance pour des socialistes de rester des hommes et des femmes indépendantes ». Le congrès doit donner lieu à un « débat de confrontation des idées ». Autant d'idées que je défends sur ce blog...


- Le représentant d'UTOPIA a été cinglant mais pertinent lorsqu'il s'est étonné que certains au PS voulaient retarder le congrès de Reims, arguant de la crise (Julien DRAY de la motion ROYAL/ GUERINI) : « Ils ne sont donc pas prêts face à la crise ? Ils ne peuvent pas apporter de réponses ?  Mais alors qu'ont -ils fait jusqu'à aujourd'hui ? Ils ne travaillaient pas ? 


- Les 2 motions les « plus politiques » ont été celles de Benoit HAMON et Martine AUBRY. Vincent PEILLON est lui parti dans de grandes tirades, mais n'avait pas grand-chose à dire, si ce n'est de justifier les alliances avec le MODEM, sans le dire franchement, pour se maintenir au pouvoir. Kader ARIF n'avait malheureusement pas grand-chose à dire...


- Christophe CARESCHE a fustigé lui les motions qui disent, « voter pour moi  et se mettra au travail après »... Il y en a plusieurs qui se sont sentis visés à la tribune !


Pour finir, après cette soirée forte intéressante, et après avoir bien écouté les uns et les autres, je confirme mon choix pour la motion C conduite par Benoit HAMON et soutenue par Trait d'Union et Jean-Luc MELENCHON.  Ce n'est pas un scoop...


Dans les jours qui viennent, je dois normalement défendre la motion C notamment devant les militants de Vitrolles-Marignane-St Victoret puis de Gignac, après l'avoir fait à Velaux, le 9 octobre.



A suivre, DH


Les copains de la Motion C avant le meeting...



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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:02



Aujourd'hui, le 16 octobre 2008, Benoit HAMON présente la motion C à Marseille à 18h30 à la Fédération PS 13, rue Montgrand.


C'est une occasion unique de comparer ses arguments, à ceux des autres motions. Martine AUBRY sera présente pour la motion D.


Fait quasi historique, le congrès de Reims n'est pas « plié d'avance » er reste au contraire très ouvert. L'issue ne dépend que des militants. Leur positionnement doit venir du débat des idées, et pas d'autre chose ! Nous ne pouvons que tous nous en féliciter...


A suivre,


DH

 


Résumé de la motion C : Un monde d'avance

 

Le monde se métamorphose : le néo-libéralisme plonge la planète toute entière dans la crise. Un monde s'éteint et le neuf hésite encore à naitre. Notre congrès se déroule dans ce clair obscur, cet intervalle entre deux cycles dont peuvent émerger le meilleur, un monde régulé et plus juste, ou le pire, le nationalisme ou la renaissance d'un capitalisme financiarisé.


Le contexte international n'est pas étranger à la détérioration de la situation en France. Mais la droite en porte la responsabilité principale. La politique de Nicolas Sarkozy a affaibli toutes les fondations du pays. Cette politique fait système et rien n'est plus absurde que de vouloir y répondre au coup par coup, sans stratégie ni projet clairs.


Notre parti n'a pas la faveur des Français qui jugent notre action timorée et souvent illisible. Il n'est seul. La social-démocratie européenne a subi 13 défaites sur les 15 derniers scrutins. Est-ce, dans chacun de ces treize partis, faute de leaders ou de discipline ? Ou bien est-ce le résultat de la défaillance du projet social démocrate ? Cette seconde hypothèse paraît tout de même plus vraisemblable ! Ce qui est essentiel pour un parti, ce qui entraîne l'adhésion ou motive la critique, c'est son orientation politique. Nous devons retrouver un temps d'avance. Trois tâches immédiates s'imposent aux socialistes.

 

S'opposer

 

Nous devons nous opposer sans donner le sentiment d'avoir toujours besoin de nous justifier d'être de gauche et de notre rejet de la politique de la droite. Car au regard de la politique de Nicolas Sarkozy, la fois réactionnaire et anachronique, cela n'a presque jamais été aussi simple d'être de gauche.. Mais pour cela, il faut dire clairement que le vieux système libéral est en bout de course. Or, nous avons manqué de pugnacité et de clarté dans notre combat contre la droite. Reims doit ouvrir le cycle d'une gauche décomplexée.


Proposer

 

Notre motion propose de clarifier notre ligne politique, en tranchant ce que nous voulons, mais aussi ce que nous refusons, sur 9 points : Sortir du libre échange généralisé, répondre à l'urgence écologique, redistribuer les richesses, affirmer le retour de la puissance publique, changer le cours de la construction européenne, aller à la reconquête de la démocratie, promouvoir une société de progression des droits et libertés, aller vers une société d'émancipation plutôt qu'une société d'ordre, définir une politique étrangère progressiste.


Rassembler

 

Le congrès de Reims sera utile s'il permet de clarifier les orientations stratégiques de notre Parti. Les ambiguïtés sont en effet loin d'être levées. Nous revendiquons une stratégie claire de refus d'alliance avec le centre. Nous proposons d'engager une démarche politique et programmatique pour l'émergence d'un "Parti de la Gauche".



Voter pour la motion Un monde d'avance c'est :

 

Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu'elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le PS doit donc s'affirmer à gauche.


Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du PS dont sont issues les 3 autres principales motions.


Faire le choix du renouveau et de la rénovation : le PS a besoin d'un nouveau souffle, d'un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.


C'est ainsi offrir aux Français les raisons d'espérer qu'ils attendent de nous.

 

C'est donner à la Gauche les meilleures chances de gagner en 2012.

 

Le 6 novembre, saisissons la chance qui nous est donnée d'affirmer notre volonté de voir notre parti changer.


Ensemble, prenons un monde d'avance, reconstruisons l'espoir.

 

Pour en savoir plus, cliquez ICI

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Published by Didier HACQUART - dans Congrès PS 2008
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:43


Congrès de PS de Reims : Présentation des motions aux militants à la Fédération PS 13 à Marseille



Pour une fois, le résultat du congrès du PS n'est pas joué d'avance. Si cela inquiété certains, cela est aussi une chance. Cela signifie, que le congrès « n'est pas verrouillé » et que l'avenir du PS est vraiment dans la main des militants.


Déjà s'activent les tenants du vote utile, qui brandissent cet argument, en évitant de parler du fond et des idées. C'était le sens du discours, et quasiment le seul argument du camarade qui présentait la « motion Royal », à la section PS de Velaux, il y a quelques jours (*).


Plutôt que d'aborder les vraies questions, « l'angoisse » c'était le parti près le congrès. Ensuite, avec une majorité, il sera toujours temps de réfléchir à ce que nous ferons... Sans commentaire, d'autant que sa candidate, est tout de même celle qui n'a pas prononcé le mot socialiste qu'une seule fois, lors de son dernier rassemblement de la Fraternité au Zénith le 27 septembre dernier.


Le congrès de Reims ne doit justement pas être un congrès de personnalité, et on verra après ! C'est tout le contraire. Il faut que nous débattions ensemble sur des questions aussi essentielles que la crise financière, qui va déboucher sur une crise économique, puis sociale, puis internationale.


J'invite tous les militants PS à lire et relire les motions qui sont soumises à leur vote. J'invite les militants PS des Bouches du Rhône à venir assister à la présentation des motions dans leurs sections, et à la fédération PS de Marseille, rue Montgrand, le 16 octobre prochain.


Benoit HAMON, au nom de la motion, « un monde d'avance » sera présent. Je vous invite à venir l'écouter.


Pour en savoir plus : Le site de la motion C « Un monde d'avance ».


A suivre...


DH



(*) Je présentais la motion C, "Un Monde d'avance" à cette réunion de section

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 05:55


Si c'est lui qui le dit !


Michel ROCARD remet en cause l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, et le pacte de stabilité. Va - t il passé pour un archaïque et un affreux gauchiste ? Il fait même son mea culpa, pour avoir été partie prenante de cette Europe qui s'éloigne des peuples... Il apparaît comme un visionnaire par rapport à ses collègues des motions AUBRY, ROYAL et DELANOE qui tous sous-estimaitent complètement la crise à venir, début septembre...


Ceci dit,  il n'a pas dû bien lire la motion qu'il a signé pour le congrès du PS, celle de Bertrand DELANOE, pas vraiment sur cette ligne politique, et il aurait du au contraire signer celle de Benoit HAMON, plus en phase avec ses idées actuelles...


A lire avec délectation...


DH


Michel Rocard : nous n'aurions jamais dû céder sur la Banque de France (*)


1er septembre 2008 (Nouvelle Solidarité) - Michel Rocard mâche de moins en moins ses mots lorsqu'il s'agit de parler de la crise financière que nous subissons actuellement et des causes qui en sont à l'origine. Très présent à l'Université d'été du Parti socialiste à La Rochelle ce weekend, Michel Rocard a prononcé quelques paroles lourdes au cours de son intervention dans l'atelier consacré à ce que doit être aujourd'hui la politique économique et sociale.


Prenant la parole à la fin d'un panel de sept intervenants parmi lesquels Vincent Peillon, Michel Sapin, Gérard Colomb et Jean Marc Ayrault, Michel Rocard a d'abord insisté sur la gravité de la crise, estimant que ses prédécesseurs qui avaient tous pourtant traité de la crise, n'en avaient pas assez insisté sur sa gravité.


Il s'en est pris à l'immoralité du capitalisme financier qui a mis fin aux « trente glorieuses » d'après guerre, comme étant à l'origine de cette crise. L'ancien Premier ministre n'a pas hésité à dénoncer « l'ordure morale » de cette forme de capitalisme qui endette délibérément des personnes incapables de tenir leurs engagements hypothécaires, se disant qu'il suffira de saisir leur bien pour se rembourser, en cas de pépin.


A ce capitalisme financier prédateur à l'origine de crises spéculatives de plus en plus graves tous les cinq ans et qui portent désormais atteinte à l'ensemble du système, Michel Rocard a opposé la stabilité des « Trente glorieuses », une période de plein emploi qui n'a pas connu de crise financière et où la croissance oscillait entre 3 et 5.5%.


Michel Rocard, qui avait cosigné un texte paru dans Le Monde du 22 mai, avec quatorze anciens chefs de gouvernement et responsables de grandes institutions, appelant à une conférence internationale de chefs d'Etat pour poser les bases d'un nouveau système monétaire et économique international, a évoqué le rôle nécessaire du crédit à bon marché dans le développement économique.


Il ne peut y avoir de création de richesses sans anticipation monétaire, a dit l'ancien Premier ministre en substance, soulignant que les critères de Maastricht nous ont poussés vers une économie extrêmement malthusienne.


Nous n'aurions pas du céder nos instruments d'intervention dans l'économie, a dit Michel Rocard, nous n'aurions pas du céder sur la Banque de France qui permettait à l'Etat d'émettre du crédit, alors qu'aujourd'hui il est contraint de l'emprunter aux banques privées... Michel Rocard a battu sa propre coulpe sur cette question où lui-même avait joué un rôle à l'époque, soulignant qu'il avait alors considéré que la création de l'euro, face au dollar, valait bien ce compromis et que l'Allemagne, de toutes façons, n'aurait jamais accepté de concessions sur l'indépendance de l'institut d'émission.


Face à l'urgence de la crise, Michel Rocard a estimé que plutôt que de poser immédiatement la question du statut de la Banque centrale européenne, car cela exigerait de revoir les traités, il fallait utiliser, dans l'urgence, la Banque Européenne d'Investissement (BEI) a laquelle aucun statut n'interdit de faire du crédit pour des investissements dans d'importants projets d'infrastructures ou en faveur des PMI/PME innovantes. Selon ses statuts, la BEI dont les capitaux sont souscrits par les Etats, peut prêter à hauteur de 250% ses capitaux propres qui atteignent actuellement, près de 165 milliards d'euros. Elle aurait donc, en principe, un trésor de guerre représentant un peu plus de 400 milliards d'euros, ce qui est bien loin de ce qui est requis pour sortir de la crise que nous connaissons.


Il n'a pas, cependant, précisé si elle a les moyens d'émettre du crédit public, à bas taux d'intérêt afin de rendre ces investissements intéressants, ou si elle est obligée d'emprunter sur les marchés aux taux élevés pratiqués par ceux-ci, cas dans lequel ces investissements ne pourraient pas représenter une sortie à la crise actuelle.


(*) http://www.solidariteetprogres.org/article4505.html

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