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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 06:18




Les primaires à gauche, c'est la nouvelle grande idée du PS. C'était la grande annonce et « l'évènement politique » de l'université du PS à La Rochelle. Sachant qu'il n'y a pas eu de débat sur le contenu et la forme des primaires, il n'est pas sûr que les socialistes soient réellement d'accords entre eux sur ce sujet.

 

Les primaires amènent à un certain nombre d'interrogations et de réflexions. Je vous livre celle publiée dans Marianne.

 

C'est un sujet sur lequel je reviendrai...

 

DH

 


 

Les primaires, trompe-l'œil de la démocratie ?

 

Tous les médias ont accueilli la conversion du PS aux primaires ouvertes comme un signe indubitable de convalescence. Hélas, elle constitue surtout une reddition définitive devant la pipolisation de la politique et l'aveu d'une impuissance totale à penser la crise.

 

 


Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient modernes. En 1989, quelques quadragénaires, RPR ou UDF, avaient mené une vigoureuse campagne en faveur de la modernisation de la droite. Ils se trouvèrent un sobriquet médiatique – les Rénovateurs.  Les journalistes politiques, attirés, presque par essence, par la nouveauté et la brillance, les propulsèrent à la une des journaux.


Rappeler le matricule de ces Rénovateurs n’est pas inutile tant la politique se conjugue parfois au futur antérieur. Il y avait là Gérard Longuet, Philippe Séguin, Michel Noir, Dominique Baudis, François Léotard, Michelle Barzach, François Fillon, Etienne Pinte, François Bayrou, etc. Pour plusieurs d’entre eux, la bataille des rénovateurs a presque été le début de la fin, et notamment Séguin, Barzach, Baudis, Noir et Longuet, qui, après divers avatars, ont vu leur carrière bifurquer et s’écarter de la politique pure et dure.


Or, à la même époque, deux quadras – Alain Juppé et Nicolas Sarkozy – firent le calcul inverse. Tout heureux d'écarter quelques concurrents brillants, ils endossèrent l'habit de lieutenants fidèles et loyaux envers leur mentor Jacques Chirac. Avant de finir, surtout le second, à imposer à la droite la plupart des idées des rénovateurs, assez superficielles d’ailleurs : féminisation, libéralisation des mœurs, unité de la droite, etc.

 

Une star'ac de gauche ?

 

L'actuel mouvement des rénovateurs socialistes a été bien accueilli par les médias et leur première victoire à La Rochelle saluée avec enthousiasme (1). Connaitra-t-il un destin plus heureux ? Leurs chances sont sans doute encore moins grandes que celles de leurs prédécesseurs de droite. Pas seulement parce qu’ils sont encore plus désunis et concurrents entre eux. Mais aussi parce que, en dépit des apparences, la politique tranche rarement en faveur de la modernité, l’actuel président étant – bien – payé pour avoir fini par l’apprendre : sa victoire est le fruit des suggestions d'Henri Guaino et de Patrick Buisson davantage que celles d'Alain Minc.


Au-delà de ce parallèle, les primaires risquent de se révéler à la fois une illusion pour les rénovateurs solfériniens et pour les électeurs. Déjà réduit à portion congrue au PS, le débat politique se résumera désormais à une star’ac de gauche pour répondre à la lancinante question : qui passera le mieux à la télé contre Sarkozy en 2012 ?


Mais même si l’on se résigne - en soupirant, en bon républicain - à l’idée que la personnalisation est une donnée désormais incontournable de la vie politique, anticipée en France par la Constitution de la V° République et accentuée par le nouveau calendrier électoral imposé par Lionel Jospin, nous connaissons, grâce à l’expérience de 2007  le piège redoutable des primaires. Fortement articulées à l’humeur médiatique du moment, ballotées à tous les vents « sondagiers », les primaires finissent par ne désigner ni le meilleur candidat ni le meilleur président, qualités qui ne s’apprécient que dans la durée : il a fallu seize ans pour faire de François Mitterrand un bon  candidat, et encore davantage pour Jacques Chirac.

 

Alternance ou alternative ?


Que faut-il pour gagner en 2012 et refonder l'opposition ou le PS ? Une vision claire du monde actuel, de la crise de mondialisation et des contrefeux que la France - et l'Europe - peut allumer pour que la période à venir lui soit davantage favorable.  Et des propositions claires de rupture avec le neolibéralisme.


Par exemple, l'idée de Paul Jorion d'interdire toute spéculation sur les prix à venir, ou bien la création de taxes favorisant la relocalisation (sur les transports routiers notamment), la séparation entre la banque de détail et la banque d'affaires ou bien l'interdiction des marques de distributeurs, l'imposition des entreprises sur la valeur ajoutée (et non sur les profits), etc.


Or, aucune de ces réformes de rupture (et non d'adaptation) n'est en débat. Plus d'une année après l'éclosion de la crise, il ne s'est rien passé dans le domaine des idées, ni au PS, ni au Modem, ni même à la gauche de la gauche ou au sein de la droite anti-sarkozyste. Les débats ont été confinés dans des think thanks qui pullulent sur le modèle américain, comme si les partis politiques leur avaient délégué leur réflexion programmatique. Une sous-traitance qui applique sans discernement le modèle politique américain à notre pays : aux partis l'organisation des supporteurs, aux think thanks la confection des programmes. On en voit le résultat: un président sympathique et volontaire mais complètement pris au dépourvu par la crise.


En France, personne, dans l'opposition, n'est revenu sur ses illusions et ses erreurs passées. Chacun s'est découvert l'âme et le parcours d'un régulateur forcené, même ceux qui souriaient à longueur d'antenne à la mondialisation heureuse.


Ensuite, il n'y a aucun accord sur le diagnostic : la crise actuelle du capitalisme est-elle une secousse cylique un peu plus forte que les autres, mais somme toute assez classique ? Le résultat des excès de la finance et de la banque ? Ou bien la conséquence d'un affaiblissement de la demande mondiale elle-même issue de l'appauvrissement des classes moyennes et de l'alignement sur le moins-disant salarial à l'échelle mondiale ?


Malheureusement, bien peu de socialistes (ou de « modemistes » ou de « villepinistes ») partagent cette dernière interprétation. Du coup, leurs propositions et leurs idées sont fort peu alternatives à la politique sarkozyste. Martine Aubry exige un plan de relance plus généreux, François Bayrou un emprunt européen (dont ne veulent pas les partenaires de la France), d'autres centristes ou même les strausskahniens rappellent leur fétichisme budgétaire, bref rien qui ne tranche vraiment avec ce que fait le gouvernement, rien qui ne soit susceptible d'entrainer les classes populaires. Et rien finalement, qui nous aide à croire que l'échéance de 2012, finalement la seule élection nationale qui compte réellement, puisse accoucher d'une alternative et non d'une simple alternance. Par laquelle, as usual, on nous demandera de choisir quel mannequin politique nous sera le plus agréable pour conduire la même politique. Voilà tout le paradoxe de ces primaires : présentées comme la garantie du renouvellement de la démocratie, elles en constituent le fourrier.

(1) Y compris par Marianne d'ailleurs; profitons-en pour préciser que cet article n'engage que son auteur.

 

Mardi 01 Septembre 2009

Philippe Cohen - Marianne

 


 

 

Source :

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 06:07



 

Un collègue me rappelait l’anecdote suivante : En 1889, au moment où il mettait en place en Allemagne le premier système de retraites au monde, le chancelier Bismarck aurait demandé à son conseiller : « A quel âge faut-il fixer l’âge de la retraite pour qu’on n’ait jamais à la verser ? »


 « A 65 ans », lui aurait-il répondu… (*)

 

Dans un sens, c’est du « pragmatisme » politique !…

 

A méditer à l’heure ou les libéraux augmentent le nombre de trimestres à cotiser…

 

Cela me conforte dans l’idée que la retraite est un choix politique, et un choix dans laquelle société nous voulons vivre…

 

 

DH

 

(*) En fait suivant les sources, l'âge aurait été fixé à 70 ans et non pas 65 ans. Mais de toute façon cela ne change en à la démarche cynique de Bismarck...

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 06:14





J'ai lancé il y a quelques jours, un débat sur le boycott des caisses automatiques installées à Carrefour Vitrolles, mais qui sont implantées aussi chez IKEA et DECATHLON.

 

Cela à fait l'objet d'articles dans la Provence, repris sur Internet. Ce même journal a mis en ligne un sondage du vendredi 28 août 2009 au 5 septembre 2009

 

Etes-vous pour ou contre la création de caisses automatiques dans les grandes surfaces ? (*)

 

  • 33% Oui, cela réduit le temps d'attente

  • 67% Non, c'est destructeur d'emploi

 

 

2/3 des internautes sont sur une ligne défense de l'emploi... C'est à méditer mais c'est aussi rassurant quelque part. Par ailleurs, les nombreux commentaires démontrent qu'un tel sujet de société suscite un véritable débat, que l'on soit d'accord ou pas.

 

A méditer pour la suite des actions qui pourraient être menées.

 

Autre démarche, la pétition sur le net continue : Pour signer la pétition, cliquez ICI.

 

DH

 

 

(*) http://www.laprovence.com/Vitrolles-Vote.php

 

Pour en savoir plus :

 

L'arrivée des caisses automatiques fait débat

 

Didier Hacquart part en guerre contre les caisses sans caissières

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 06:29

 




A méditer en France avec le Parti de Gauche et le Front de Gauche...



DH

 

 


Succés de Die Linke aux régionales en Allemagne

 

31 Août 2009 Par  Jean Bachèlerie

Allemagne : succès de Die Linke aux régionales

 

Une fois encore n’en déplaise aux instituts de sondages etaux analystes politiques, Die Linke obtient un succès historique en Sarre, où Oskar Lafontaine obtient 21,3% et non 16% comme l’annonçaient les sondages et talonne le SPD (24,5) perte de 6,3%. La CDU perd 13% et obtient 34,5, les vertssont à 5,9%, le FDP 9,2%.

 

Heiko Maas, tête de liste SPD avait déclaré avant les élections son souhait de faire une coalition avec Die linke et les verts. La leçon du lamentable choix du SPD de refuser l’alliance avec die Linke est restée dans les mémoires. Cette positiona vait transformé une victoire du SPD, en une défaite cinglante  lors des  nouvelles élections provoquées par le SPD.


Die Linke engrange deux autres bons résultats, en Thuringeo ù avec 27,3% (+ 1,3), la Gauche se situe derrière la CDU 31,2%(-12%) et devant le SPD avec 18,5%, FDP 7,6% et verts  6,2%.Là encore le SPD va devoir faire alliance avec die Linke et les verts. Le président de la région devant être issu des rangs de Die Linke.

 

En Saxe, région ultra conservatrice la CDU obtient 40,2%(-1%), die Linke arrive en seconde positon avec 20,6% (-3%), le SPD avec 10,4 précède de peu le FDP 10%, les verts obtiennent 6,4ù et le NPD 5,6%.

 

Les éditorialistes qui soulignaient au vu des sondages que la chute du SPD ne profitait pas à Die Linke, se voient apporter un démenti cinglant par les électeurs. Souhaitons qu’ils soient plus prudents pour les élections au Bundestag, là encore les instituts de sondage donnent die Linke à9%, ils feraient bien de réviser leurs calculs Die Linke se situera entre 12 et15% avec un SPD entre 22 et 26%.

 

La leçon devrait servir ici aussi, la social-démocratie va de défaite en déroute, l’électorat populaire l’a abandonné majoritairement et l’électorat des classes moyennes votent soit Linker soit Ecolo. Coller à la mondialisation libérale, aux contre réformes en particulier du marché du travail se paie cash,dans les faits Schroeder restera comme le chancelier qui aura fait renaître le salariat pauvre en Allemagne grâce aux lois Hartz IV et s'accroître les inégalités comme jamais depuis les années trente. 20% de  la, population allemande est en dessous du seuil de pauvreté !

 

Une social-démocratie qui fait la politique de la droite ou avec la droite Merkel : baisse d »’impôts pour les entreprises, geldes salaires, baisse des indemnités de chômage, privatisation des services publics la Poste,…n’est plus un parti de gauche.

 

Il nous semble que la situation allemande devrait nous faire réfléchir, plutôt que de s’intéresser aux primaires, machine à réduire les débats et à privilégier les personnes qui ne servira que la droite.

Le parti socialiste doit se doter d’une économie lui permettant de redevenir un parti de gauche. Ce n’est pas en respectant les critères de Maastricht, politique monétariste, politique des rentiers comme aurait dit Mendès France, et en s’appuyant sur une politique de l’offre (réduire les coûts(fiscalité, cotisations sociales et salaires) que le PS pourra espérer reconquérir les classes populaires,  réduire le chômage et les inégalités.

 

 

Jean Bachèlerie / MEDIAPART

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 06:07


 


 

La Nouvelle Calédonie a été frappée d'événements violents en aout. La Nouvelle-Calédonie a été agitée début août par des heurts entre militants du syndicat indépendantiste USTKE et forces de l'ordre, blessant plus d'une trentaine de gendarmes et policiers, dont l'un par balles, ainsi que des manifestants.

 

Ces violences sont intervenues à la suite de l'enlisement d'un conflit au sein de la compagnie locale Aircal.

 

Pour bien comprendre la Nouvelle Calédonie, on peut se référer à jean-Luc Mélenchon qui s'est particulièrement impliqué sur ce dossier. Il nous livre ses réflexions sur son blog.

 

A méditer, comme toujours !

 

DH

 

 


 

La Calédonie sensible, par Jean-Luc MELENCHON (1)


La Nouvelle Calédonie n’est pas pour moi un sujet de circonstance. Je me suis personnellement investi à propos des affaires du territoire depuis 1986. Non seulement en me rendant sur place à trois reprises mais surtout en participant à la totalité des débats parlementaires sur ce dossier. Les archives de ce blog en gardent la trace.

 

Cela ne me donne aucune légitimité supplémentaire, j’en conviens. Juste une connaissance du sujet qui me pousse à écrire dans l’urgence. Je vis en effet avec anxiété ce qui s’y passe en ce moment.

 

La tension en Nouvelle Calédonie, l’incendie qui y a commencé doit être traité avec sens de responsabilités par ceux qui les exercent, sur place et en métropole. L’accord signé à Air cal avec le syndicat USTKE n’épuise pas le problème posé. Tant que le secrétaire général de l’USTKE est en prison, rien ne pourra être réglé. En Calédonie davantage encore qu’en métropole la criminalisation de l’action syndicale ne mène notre société nulle part ailleurs qu’au chaos.

 

Qu’on ne me réplique pas en arguant que la décision de justice prise contre le dirigeant syndical résulte de l’application de la loi. Ce ne serait qu’une argutie. Aucune question en Calédonie ne peut être réglée d’un point de vue purement formel, aucun automatisme habituel n’y a sa place dans la prise de décision publique. Avoir emprisonné le secrétaire général du syndicat USTKE (union syndicale des travailleurs kanaks exploités) est une faute indigne du niveau intellectuel auquel devrait se situer toute décision sur le territoire.

 

Car la Calédonie est un territoire unique en son genre dans notre République. Sur ce territoire, le peuple français a reconnu le fait colonial. Que cela plaise ou pas. Il en a déduit des règles et des dispositions particulières qui seraient inadmissibles en République sans ce fait fondateur. Si le fait colonial a dû être reconnu, c’est pour pouvoir prendre les mesures dans les champs économiques et politiques qui permettent de dépasser cette situation initiale. Telle est la logique des accords signés entre parties prenantes sur place depuis 1988. Par exemple, l’une de ces mesures d’exception, liée à la reconnaissance du fait colonial et à la volonté de le dépasser, est d’avoir institué un corps électoral spécifique, pour l’élection de l’assemblée du territoire. C’est un point essentiel. Une telle mesure n’existe et ne serait acceptable nulle part ailleurs. Peut-être faut-il que je dise pourquoi.

 

L’unité du corps électoral est à la base de la République. Je reviens un instant sur la construction de la cohérence républicaine. En République, la loi s’applique à tous. La légitimité de cette  autorité vient de ce que la loi est décidée par tous. La souveraineté donc est dans le peuple qui fait la loi par l’intermédiaire de ses représentants. J’ai mis le mot peuple au singulier. L’unité et l’indivisibilité de la République, ce n‘est pas une affaire de frontières. C’est celle du souverain et de la communauté légale que son action législative institue. Hum !

 

J’entre dans le détail. Car les niveaux s’enchainent étroitement dans cette construction. Le peuple est premier. Il est  un et indivisible. Cela signifie par exemple que les communautés n’ont pas d’existence politique reconnue. Elles n’ont aucuns droits spécifiques. Et elles ne peuvent être productrices de normes particulières qui s’imposeraient à ceux qui en seraient membres. Ainsi, par exemple, aucune association (de type loi de 1901) non plus ne peut s’émanciper des règles dont dispose la loi. Donc, deuxième niveau, la seule communauté légitime est la communauté légale. Celle-ci est décrite comme l’ensemble des dispositions que prévoit la loi ainsi que par le peuple qui en décide et les institutions qui organisent cette prise de décision. Ça c’est la République.

 

En Calédonie il existe un corps électoral composé sur d’autres critères que celui de la seule nationalité française pourtant commune à tous les Calédoniens, à égalité avec tous les autres Français, où qu’ils résident. Une personne, de nationalité française, née à Toulouse peut voter pour élire le conseil général de Seine Saint Denis, pour peu qu’elle soit inscrite sur les listes électorales en faisant la preuve qu’elle y réside. En Calédonie ce n’est pas le cas. On ne peut être membre du corps électoral en faisant seulement la preuve que l’on réside sur place. D’autres conditions sont requises liées à l’ancienneté de la présence sur le territoire et à la filiation sur le territoire…

 

En Calédonie, donc, le souverain n’est pas un et indivisible. Il y a donc, au moins, deux peuples. Cette dualité se vérifie concrètement : il y a le peuple qui a le droit de vote pour l’élection du congrès du territoire et celui qui n’a pas de droits dans ce domaine. Ce fait prend une signification très spéciale. En effet, les lois votées par le Parlement national ne s’appliquent pas mécaniquement à la Calédonie. Il y faut en effet l’accord du Congrès du territoire. Lequel en principe devrait être saisi systématiquement. Donc, sur le territoire français de Nouvelle Calédonie, la loi, votée par tous, inclus les parlementaires issus de la Calédonie, ne s’applique donc à tous que dans la mesure où une partie des citoyens y consent…

 

J’ai fait cette explication, dont je prie mes lecteurs d’excuser la pesanteur, parce qu’elle me semble indispensable pour faire comprendre la complète spécificité de la situation locale. Si ces dispositions ont été décidées, par un vote des deux assemblées, plusieurs fois renouvelé, et reconnu par tous, c’est donc qu’il y a en Calédonie un cas de force majeure. Je l’ai dit, c’est le fait colonial.  Le fait colonial en Calédonie n’est pas une question d’opinion. C’est un fait reconnu par la loi et contrebattu par des institutions spécifiques. Cette spécificité ne crée pas seulement des institutions particulières extra-ordinaires. Elle commande un état d’esprit et une façon d’agir pour ceux qui exercent l’autorité. C’est cela dont il n‘a été tenu aucun compte à propos du président de l’USTKE.

 

Je crois que les juges doivent faire des efforts particuliers en Calédonie. La Justice en effet a eu un rôle très néfaste dans le passé sur le territoire. Elle a contribué à exacerber les tensions et l’ambiance de violences coloniales. Ce fut le cas dans la période qui a culminé avec le massacre de la grotte d’Ouvéa, sous le gouvernement Chirac et qui s’est dénoué dans les Accords de Matignon. Rappelons que ceux-ci n’ont été possibles que grâce à la victoire de la gauche, le deuxième septennat de François Mitterrand et la dissolution de l’assemblée nationale.

 

Des exemples ? Ce rôle négatif, ce fut notamment le non lieu pour les assassins des frères de Jean Marie Djibaou qui abattirent ces derniers à coups de fusils dans une embuscade. Ce furent les centaines de radiation des listes électorales de Kanaks condamnés pour des délits parfois tout à fait mineurs. Il y a donc un lourd passif. Bien sûr celui-ci est derrière nous, dans le temps. Une autre génération de magistrat rend aujourd’hui la justice. La Calédonie n’est plus le lieu où l’on finit un parcours professionnel commencé dans les anciennes colonies, comme ce fut le cas pendant des décennies. Mon intention n’est donc pas de dire que la décision prise à propos du président de l’USTKE n’est pas légale. Mais elle est disproportionnée. Et elle est inappropriée à l’apaisement de la situation auquel elle est censée aussi devoir contribuer. En ce sens elle n’est pas de bonne justice. Rendre la justice ne consiste pas seulement à appliquer mécaniquement des textes, surtout dans une vision répressive maximaliste. Sinon il n’y aurait pas besoin de juges. Une machine suffirait, qu’on alimenterait avec un QCM informé !

 

Et n’oublions pas que la justice est  rendue « au nom du peuple français ». Donc il est temps de calmer le jeu avant que, d’incidents en incidents, on ne revienne dans le cycle mortel des années quatre vingt et de la logique d’affrontement antérieure aux accords de Matignon. La demande de mise en liberté qui doit être examinée dans quelques jours (2) est donc bien davantage qu’un épisode judiciaire. C’est un test. Tout ce que je sais de la vie du territoire et ce que j’ai observé des évènements de ces derniers jours me font dire que le choix de la paix civile en Calédonie dépend beaucoup de cette décision.

 

(1) http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=703

 

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 06:15




Malgré les congés le Comité Vitrollais de défense de La Poste s'est mobilisé ! Les « privatiseurs » ne partent pas en vacances et le processus s'accélère. La Poste est un service public, bien de tous les français. Le collectif a interpellé les Maires et élus des communes de Vitrolles, Marignane et St-Victoret.

 

Cela rentre dans la continuité des actions menées ces derniers mois.

 

A suivre,

 

DH

 

 


 

Comité de Vitrolles, Marignane, Saint Victoret contre la privatisation de la Poste

 

 

Vitrolles le 18 août 2009

 

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de Vitrolles, Marignane, Saint Victoret

 

 

Le gouvernement vient d’annoncer pour la fin de l’automne le débat parlementaire sur le changement de statut de La Poste. Ce changement de statut ouvre en grand la porte de la privatisation de ce service public. C’est avec les mêmes arguments que précédemment France Télécom , EDF/GDF ont été privatisés avec toutes les conséquences négatives perceptibles aujourd’hui.

 

Le comité national contre la privatisation de La Poste propose une« votation » nationale pour ou contre le changement de statut de La Poste le samedi 3 octobre.

 

Les élu(e)s ont souvent exprimé leur souci de garantir un service public de qualité et de proximité pour leurs administrés

 

Le comité local contre la privatisation de La Poste vous propose de bien vouloir être partie prenante dans l’organisation de la consultation sous forme d’un référendum local.

 

Confiants dans votre réponse positive et urgente compte tenu des délais, nous restons à votre disposition pour toute rencontre.

 

Veuillez agréer, mesdames et messieurs les élu(e)s, l’expression de notre parfaite considération.

 

 

Pour le organisations suivantes faisant partie du comité :


PCF : Pierre Pradel

Parti de Gauche :Didier Hacquart

PS : Nabéra Guy

CGT :Isabelle Deruche

FSU : Sylvain Bartet

(NPA, CFDT et FO membres également du comité n’ont pas été joignables pendant les congés.)

 

Pour la réponse veuillez contacter :

 

Monsieur Malik MERSALI, Mairie de Vitrolles 13127

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 05:49

La Provence a repris dans sa version papier et sur son site mon appel au boycott des caisses automatiques dans grandes surfaces vitrollaises. Cela a donné lieu à un petit buzz avec de nombreux commentaires de toutes sortes.

A lire et à méditer, et bien sûr à suivre !!!!



DH




Didier Hacquart part en guerre contre les caisses sans caissières

95 contributions


Publié dans La Provence, le lundi 24 août 2009



Didier Hacquart, ancien élu municipal vitrollais, et actuel responsable local du Parti de Gauche, a lancé jeudi sur son blog (didier-hacquart.over-blog.com) une pétition contre les caisses automatiques, donc sans caissières, qui ont récemment fait leur apparition dans deux des grandes surfaces vitrollaises, Carrefour et Décathlon.

"Les caisses automatiques sont destructrices pour l'emploi et contribuent à déshumaniser la relation clients-grande surface, argumente Didier Hacquart, qui appelle les "citoyens, clients, salariés, retraités, militants syndicaux, militants politiques, bref tout le monde, au boycott des caisses automatiques dans les grandes surfaces de Vitrolles".


La Provence



Complément :

 

A lire l'article paru ce jour et les commentaires bien sûr :

 

http://www.laprovence.com/articles/2009/09/01/900395-A-la-une-L-arrivee-des-caisses-automatiques-fait-debat.php

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Published by Didier HACQUART - dans Boycott Caisses automatiques
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 05:43



500 logements sur le plateau de Vitrolles, cela se confirme...

 

 

J'ai à de nombreuses reprises alerté sur le projet de la municipalité de Guy Obino de construire des logements sur le plateau de Vitrolles.

 

La Provence est revenu sur ce sujet durant l'été.

 

Lire l'article :

 

http://www.laprovence.com/articles/2009/08/05/881437-A-la-une-500-logements-sur-le-Plateau.php#reaction

 

Les déclarations du 1er adjoint, comme celles d'autres élus dans les commentaires n'ont rien de rassurant.

 

Un projet est bien en gestation.

 

De quasiment secret, le projet se dévoile peu à peu, même si des élus déclarent que rien n'est fait et qu'ils ne sont pas vraiment pour. Mais alors pourquoi être un projet si on est contre ? Il faut être sérieux.

 

Je rappelle que ce point n'a jamais été évoqué dans le projet de Guy Obino en 2008 dans sa campagne pour le mandat actuel. Il n'est en aucun cas mandaté par les Vitrollais pour engager l'avenir du développement de la ville dans ce sens ! Nous serons un certain nombre à y veiller...

 

A suivre...

 

DH

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Published by Didier HACQUART - dans Vitrolles demain
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 06:02





Et voilà tout a une fin...

 

Les congés sont terminés et c'est demain lundi la reprise du boulot !

 

En 2008, nous avions visité en famille le Québec avec une incursion dans l'Ontario pour voir les fameuses chutes du Niagara.

 

Cette année en 2009, c'était une nouvelle incursion au Canada, mais du coté de la côte Ouest avec les rocheuses ( Calgary, Banff, Jasper, etc.) puis la côte pacifique et la « route intérieure en ferry (15 heures de traversée entre Prince Ruppert et Port Hardy sur l'Ile de Vancouver puis Port Mc Neill, Ucluelet, etc.) et enfin la ville de Vancouver.

 

Ce sont des contrées magnifiques au milieu de la vie sauvage avec notamment les ours noirs en foret (plus les grizzlis dans certaines régions) et au bord de la route, sans oublier les baleines à bosses, les orques, etc. Bref, un grand dépaysement au milieu d'une nature magnifique, très sauvage au milieu d'espaces immenses.

 

Pendant ce séjour il était impossible de trouver un journal en français, même québécois. A l'occasion , j'avais suivant les lieux accès ou pas au wifi, pour avoir quelques nouvelles de la France et de Vitrolles, via le site de La Provence. Tour cela pour dire que je dois me mettre à jour de l'actualité !

 

Le blog va donc repartir, malgré un nouveau problème d'ordinateur qui n'a pas voulu redémarrer à mon retour, bien qu'il soit tout neuf de juillet 2009...

 

A suivre, avec quelques photos dès que possible.

 

DH

 

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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 05:12



 

Jean-François KAHN et la réalité de terrain, bilan d’une élection…

 
Dans un entretien dans le Nouvel Obs du 30 juillet Jean-François KHAN dans une interview nous fait part de ses réflexions sur sa campagne Européenne.


Je n’ai jamais caché sur ce blog, ma sympathie pour JFK, même si je suis loin de partager toutes ses opinions. J’apprécie son coté intellectuel qui réfléchit sur notre société. En passant de « l’autre coté » et en s’engageant au MODEM, il a je pense perdu un peu de sa crédibilité. Ma réflexion n’est pas forcément par rapport au MODEM en tant que tel (
clin d’œil à JCM !), je veux dire en s’engageant en politique.


Ce qui est intéressant dans ladite interview, c’est ce qu’à « découvert » JFK pendant cette campagne, je cite :


« Ma découverte principale est traumatisante. J’avais écrit un livre sur
la bulle d’en haut dans laquelle sont enfermées les gens les plus favorisés. Eh bien j’ai découvert l’ampleur d’une bulle d’en bas. Il existe un monde totalement déconnecté, qui ne comprend pas un mot de ce que nous disons. Jamais, nulle part je n’ai entendu l’accusation très parisienne, de « populisme ». Mais le contraire, oui : « Votre discours est trop haut de gamme, pour Bac+5, on a besoin de slogans simples, etc. ». Une partie de la population est en train de subir un décervelage inconscient, à cause de la presse people, de la téléréalité… En bas, on découvre une misère inouïe : personne ne crève de faim, mais il y a une misère morale, psychologique, culturelle, intellectuelle, physique même ! »

 

Je pense que nous aurons le droit à un prochain livre dans les prochains mois. Mais JFK n’a fait que découvrir la « réalité » du terrain bien connue des militants et élus municipaux de base… Personnellement j’ai toujours considéré qu’il y avait plusieurs niveaux et temps en politique. Il y a le long terme, et le monde que l’on veut changer. Il y a le moyen terme et les actions concrètes que l’on peut mettre en œuvre. Mais il ne faut pas oublier le court terme, et les réponses quasi immédiates qu’attendent les personnes en réelles difficultés logement, emploi, santé, etc. La difficulté, c’est de faire comprendre que les courts, moyens et longs termes sont totalement liés. Pour le faire comprendre, cela signifie se battre fasse à TF1 et autres qui font effectivement tout pour que les citoyens ne fassent pas le lien… dans un autre domaine, quoique, cela revient à une réflexion postée sur ce blog il y a quelques jours…

 

A suivre,

DH

 

 

 

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