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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 06:06



Elle est toujours au PS (malheureusement !), je n’y suis plus, pour autant je continue à apprécier Marie-Noëlle Lienemann…

Elle propose une autre approche de la taxe carbone. En effet, elle considère et je suis d’accord là-dessus que la taxe de Sarkozy, n’est qu’une taxe à la consommation. Je l’avais exprimé autrement dans un
précédent billet sur ce blog

A méditer…


DH

 

Pour en savoir plus :

 

Taxe Carbone de Sarkozy : tout ça pour ça... par Jean-Luc Mélenchon

 

Rapport ROCARD sur la Contribution Climat Energie (CCE) : Communiqué du réseau "Sortir du Nucléaire

 


 

Une taxe carbone? Oui, mais de gauche!

 

 

La «contribution climat énergie» n'est pas une taxe carbone, explique Marie-Noëlle Lienemann. Ancien membre de la commission environnement et de la commission spéciale «changement climatique» du Parlement Européen, elle demande la mise en place d'une vraie taxe carbone, dans le cadre d'une fiscalité écologique de gauche. Avec une certitude: il existe une alternative intelligente aux propositions Rocard/Sarkozy.

 

 

Le débat sur la « contribution climat énergie » s’engage dans une extrême confusion et les propositions de la commission Rocard vont discréditer l’idée, pourtant essentielle, d’une fiscalité écologique.


La contribution « climat énergie »  est purement et simplement une taxe sur la consommation intérieure d’énergie qui aura pour effet de pénaliser le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et la compétitivité des entreprises. Cette taxe n’a rien à voir avec la taxe carbone qui doit être fondée sur le bilan global carbone des produits et s’imposer aux importations aussi bien qu’à la production nationale, ce qui favoriserait l’éco-innovation et pénaliserait les transports de longue distance comme  les délocalisations infondées. Il est indispensable d’aller vers cette taxation du carbone. Au-delà, créer un impôt injuste pour reverser des compensations aux personnes modestes est une usine à gaz socialement polluante et absurde !

Il faut reprendre immédiatement le principe d’une taxe carbone sur tous les produits et services.  Elle doit pouvoir ainsi contribuer à relocaliser de nombreuses activités. Elle doit être mise en place progressivement sur les produits les plus carbonés et par filière. Il faut taxer sur la base du bilan carbone qui doit être généralisé et systématique. On nous objecte sa complexité, en particulier pour établir les kilomètres parcourus entre la production et la consommation. Pour simplifier la donne et éviter les critiques de l’OMC, on pourrait définir des zones de distances moyennes. La complexité est un argument à géométrie variable, hier utilisé contre la taxe Tobin qui semble aujourd’hui réhabilitée. La complexité des produits dérivés, elle, n’a rebuté personne, bien au contraire !


De toute façon, si on veut lutter contre l’effet de serre et « dé-carboniser » nos économies, il faut généraliser la traçabilité des  produits et les bilans « carbone ». Puisque nous avons beaucoup de jeunes au chômage, il y aurait urgence à créer des emplois jeunes pour aider les PME, les collectivités locales, les associations à établir leur bilan carbone et les conseiller pour économiser la consommation d’énergie. Ces emplois, financés d’abord par la puissance publique, pourraient à terme devenir marchands et être source de la création de nombreuses entreprises. Exigeons-le immédiatement !


La taxation systématique de  la consommation d’énergie est injuste car elle touche des personnes qui n’ont, le plus souvent, pas d’alternative pour la réduire.

 50% des habitants sont des locataires, ce ne sont pas eux qui vont pouvoir transformer la qualité thermique de leur appartement. Certes ils pourront réduire fortement leur chauffage mais l’enjeu est d’abord la nature du logement… Alors il existe des alternatives comme faire payer aux propriétaires une taxe sur le logement en fonction de la classe thermique ( A,B,C,D…). Si le propriétaire fait des travaux, ceux-ci sont déduits de l’impôt cela s’ajoutera à l’éco-prêt à taux zéro. Pour les plus impécunieux, il faudra doper la Prime d’Amélioration de l’Habitat qui est une subvention complémentaire.


Dans le domaine des transports, il serait absurde de faire payer à la SNCF, à la Ratp, les transports en communs (ceux par bus pourraient être taxés en fonction de la qualité énergétique de la flotte). En revanche, il faut pousser à la densité urbaine, combattre l’étalement urbain et la spéculation foncière qui envoie, loin des centres et des transports en commun, les plus modestes. On doit taxer de façon progressive et dans certains cas confiscatoire les plus-values foncières et immobilières excessives. On pourrait créer une taxe de « sous densité » sur le foncier en fonction de l’occupation de la parcelle dans les centres urbains.

Ces deux exemples montrent qu’il existe des fiscalités écologiques justes, incitatives et non aveugles.


Il est clair qu’il nous faut progressivement accroître le coût de l’énergie et tenir compte de sa pollution. Mais on ne commence pas par taxer tout le monde et empêcher les investissements structurants permettant de réduire la  révolution thermique ! Il faudra planifier la hausse des prix, en fonction des progrès déjà réalisés et à promouvoir. Ce qui exige une planification écologique sérieuse  et nécessite de créer une tarification de l’énergie et de l’essence qui soit stable (les yoyos du prix du pétrole tuent la « rentabilité » de certains travaux d’économie d’énergie et du coup dissuadent de s’y engager !). Elle doit aussi, pour le gaz et l’électricité, être progressive en fonction de la consommation pour combattre le gaspillage sans pénaliser les familles modestes. Hélas cette stratégie devient très difficile avec la libéralisation. Néanmoins c’est possible, par exemple en relançant l’idée d’une TIPP flottante qui permette de stabiliser les prix en dépit des cours du pétrole et qui augmenterait très progressivement.


Ces propositions ne sont pas exhaustives. Ces quelques exemples montrent qu’on peut concevoir une fiscalité écologique de gauche ! Les propositions Rocard, de Sarkozy, ne le sont pas. Des alternatives existent !


Par ailleurs, rappelons que l’Union Européenne, donc la France, ont adopté un plan énergie-climat qui impose à chaque Etat membre, pour 2020, une réduction de 20% de notre énergie primaire consommée, de 20% des émissions de CO2 et la production de 20% de notre énergie en énergie renouvelable. Cette ambition est en-deçà des demandes des experts du GIEC, mais quoi qu’il arrive à Copenhague, c’est la base minimale qui s’impose à nous. Nulle étude ne prouve, et encore moins ne chiffre les économies acquises par une contribution climat énergie. Il y a de très nombreuse décisions à prendre immédiatement pour atteindre ces objectifs et là, du coté du gouvernement, des politiques industrielles, des collectivités locales, la mobilisation est insuffisante.  Et là il y a urgence !

 

 

Lundi 07 Septembre 2009

 

Maire-Noëlle Lienemann - Tribune

 

 

Source :

 

 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:00


Collectif Vitrollais de défense de La Poste

 

Votation populaire contre la privatisation de la Poste.

 

 

Le collectif Vitrollais de défense de La Poste s'associe à la Votation populaire contre la privatisation de La Poste la semaine du 28 septembre au 3 octobre. Des votes seront organisés.

 

Vous trouverez ci-après le planning des actions prévues :

 

 

Marignane

 

Vote sur le Marché du 3 octobre précédé d’une massive distribution de tracts.

 

Une urne est fournie par la mairie et un emplacement réservé cours Mirabeau côté monument aux morts.

 

Vitrolles

 

Points de rencontre :

 

Dimanche 27 septembre Marché du centre ville 4 urnes disposées dans différents lieux du marché. Rendez vous dimanche à 9 heures devant la mairie.

 

Mardi 29 septembre : une urne devant chaque bureau de poste de 8h30 à 12h00 heures : Vitrolles principal, Vitrolles Sud et Vitrolles Roucas.

 

Vendredi 2 octobre : marché du quartier des pins : 2 urnes aux deux entrées nord et sud du marché.

 

Rendez vous 9 heures entrée du marché côté nord (vers le centre ville).

 

Samedi 3 octobre matinée parking de Carrefour : voir information complémentaire.

 

Dépouillement public samedi 3 octobre devant la mairie à 17 heures. Transmission des résultats au collectif départemental.

 

 

Contact pour le collectif : Pierre Pradel

 

 

Pour en savoir plus :

 

Le collectif Vitrollais de défense de La poste mobilisé pour le référundum national contre la privatisation

Les sous de La Poste, par la Fondation COPERNIC

 

Le site national : http://www.appelpourlaposte.fr

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 05:32

 


 

Il y a quelques années maintenant, j’ai adhéré à ATTAC suite à l’article d’Ignacio Romanet dans le Monde Diplomatique. ATTAC était à l’origine du lancement en France de la taxe Tobin qui revient bien des années plus tard dans l’actualité.


 Alors que le G20 de Pittsburgh est en cours, ATTAC fait 10 propositions pour sortir de la crise !

 


Cela contribue à la réflexion et au débat…

 


DH

 

 


 

 

 

G20 de Pittsburgh, arrêtons la mascarade !



Le G20 regroupe les économies les plus puissantes du monde. Après Washington et Londres, il se réunira à Pittsburgh les 24 et 25 septembre pour… sortir de la crise sans rien changer au système !

 

 

Ce qu’ils veulent : rhabiller le capitalisme

 

Partie des États-Unis, la « crise du siècle » s’est accélérée depuis un an, suite à la faillite de Lehman Brothers.

 

Enfin de l’action publique ! Oui, mais au service des banquiers...

 

Non seulement les banques ont été sauvées de la faillite par de l’argent public, mais elles l’ont utilisé pour reconstituer leurs profits et continuer leurs opérations spéculatives, préparant ainsi la prochaine bulle. Pire, elles prévoient de verser des bonus faramineux à leurs traders.

 

Des listes de paradis fiscaux ont été établies et de maigres engagements ont été demandés à ceux-ci pour en sortir. Mais les critères retenus par l’OCDE ne permettent pas de les identifier correctement, ni a fortiori de les supprimer.

 

Depuis la rentrée, les gouvernements s’agitent sur la question de la rémunération des traders, après que certaines banques ont été obligées de dévoiler la part de leurs bénéfices qu’elles comptaient allouer en fin d’année à leurs traders (1 milliard pour BNP Paribas, 11,3 milliards pour Goldman Sachs). Si en effet le système de rémunération des traders est un scandale, le cœur du problème n’est pas simplement là, mais dans le fait que les banques et le secteur financier engrangent suffisamment de profits pour attribuer de telles rémunérations à leurs traders et actionnaires, profits qui se font sur le dos des usagers et des salariés.

 

 Ce que nous voulons : dégonfler la finance pour désarmer le capitalisme

 

Adair Tuner, à la tête du FSA, l’autorité britannique des marchés financiers, a déclaré récemment que la plupart des transactions de la place financière de Londres sont « socialement inutiles » (AFP, 27/08/09). Qu’un ancien responsable du Medef britannique en vienne à dénoncer « la dérégulation financière caricaturale » et à demander de « réduire la taille de ce secteur » révèle le trouble qui s’installe face au comportement des banques.

 

Il faut en finir avec des activités financières qui sont « socialement inutiles », parce qu’elles ont des conséquences dramatiques sur la vie des populations : c’est la leçon de la crise actuelle, que devraient retenir tous les dirigeants du monde : il est temps que ces derniers se fixent pour objectif non pas de sauver la finance, mais de la désarmer complètement.

 

Cela fait plus de dix ans qu’Attac démontre que la dérégulation des marchés financiers est au cœur du problème de nos sociétés modernes.

 

Attac, à l’occasion du G20, propose 4 principes et 10 mesures pour remettre la finance à sa place et nous engager réellement vers une sortie durable de la crise.

 

 A / Pour une contrôle démocratique des banques et de la finance

 

1. Créer un pôle bancaire public

 

On ne peut pas demander aux citoyens de financer le sauvetage des banques sans contreparties. Le secteur privé a déjà démontré son incapacité à gérer ces biens publics que sont le crédit et la monnaie. Le système bancaire doit être reconnu comme un service public garanti à tous les citoyens. Cela nécessite un contrôle social des banques commerciales et des banques centrales, ainsi que la définition de priorités de financement des activités favorisant le progrès écologique et social.

 

2. Mettre les Nations unies au cœur de la réforme du système financier

 

Le G192, soit l’ONU réformée et démocratisée, aurait en effet plus de chances d’apporter à la crise mondiale une réponse donnant satisfaction non pas aux gouvernements de quelques pays riches, mais à l’ensemble de ses États membres.

 

 B / Stopper la spéculation

 

3. Démanteler les paradis fiscaux

 

De véritables sanctions contre les banques, les entreprises et les États non coopératifs doivent être mises en œuvre, ainsi qu’une aide à la reconversion pour les territoires qui s’engageraient à mettre fin à leurs pratiques occultes. Cela passe par exemple par une harmonisation fiscale au plan européen.

 

4. Mettre à bas la folie des « innovations financières »

 

Les hedge funds sont des fonds spéculatifs massivement implantés dans les paradis fiscaux. Échappant à toute régulation, ils augmentent l’instabilité des marchés financiers et doivent être supprimés. Les marchés de gré à gré, qui échappent à tout contrôle public, doivent également disparaitre. Quant aux produits dérivés et à la titrisation, leur utilisation doit être strictement encadrée.

 

5. Pénaliser les utilisateurs de ces instruments spéculatifs

La taxation des transactions financières trouve ici l’une de ses principales raisons : frapper toute utilisation spéculative des circuits et des instruments financiers.

 

6. Éradiquer la spéculation sur les matières premières

À commencer par l’énergie et les denrées agricoles, en organisant une régulation publique des prix. Les matières premières sont des ressources trop rares et précieuses pour être laissées à la seule loi du marché. Nous ne pouvons tolérer que perdurent les conditions de nouvelles émeutes de la faim comme celles de 2008. Cela nécessite de pouvoir garantir des prix rémunérateurs aux paysans du monde.

 

 C / Réduire les inégalités

 

7. Réduire les inégalités de revenus

Au niveau national, Attac défend un système d’impôt progressif et la fixation de taux d’imposition prohibitifs sur les hauts revenus pour aboutir à un écart maximum de 1 à 5 entre les plus bas et les plus hauts revenus. La suppression des bonus, des stock-options et le plafonnement des hauts revenus versés par les entreprises d’un côté et la généralisation du principe d’un salaire minimum de l’autre sont indispensables pour parvenir à une échelle de revenus de l’ordre de 1 à 5.

 

8. Annuler les dettes insoutenables et illégitimes

La charge de la dette des pays en développement est supérieure à l’aide publique au développement. Cette dette pèse lourdement sur eux. C’est une arme aux mains des pays riches qu’il faut supprimer afin de laisser la place à des mécanismes justes d’endettement pour répondre aux besoins des populations.

 

 D / Promouvoir les biens publics

 

9. Maintenir et renforcer les services publics en les plaçant hors de portée des financiers

Les retraites ne doivent plus être abandonnées aux marchés financiers. Dans les pays qui ont choisi de les financer par capitalisation, des millions de salariés ont vu partir en fumée leurs économies. Les fonds de pension comme les hedge funds, foncièrement incapables de créer la moindre richesse, ne servent qu’à alimenter les bulles spéculatives et doivent disparaître.

 

10. Instaurer des taxes globales pour financer les biens publics

 

Ces taxes seraient appliquées aux transactions financières, aux profits des multinationales et à la consommation d’énergie. S’appuyant sur des données reconnues, Attac chiffre à 1 500 milliards de dollars par an les fonds qui pourraient être levés grâce à ces taxes. Ces fonds serviraient à financer l’aide au développement, la préservation des biens publics mondiaux, la reconversion de l’économie vers un modèle soutenable pour la planète et la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.

 

Attac France, Montreuil, le 22 septembre 2009

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 05:34




Parmi mes multiples engagements, il y a celui à la Fondation Copernic. Elle vient justement de sortir un article intéressant sur « les sous de La Poste », tout à fait pertinent dans le contexte actuel !

 

A méditer, car cela peut contribuer au débat…


DH

 


 

Les sous de La Poste

 

mardi 8 septembre 2009

 


par Marc Mangenot, économiste-sociologue, membre de la Fondation Copernic

 

 

 

Les comptes de l’établissement public La Poste fournissent des informations financières et sociales qu’il est intéressant d’examiner. Où l’on constate, d’une part, que les besoins de financement de La Poste sont dus en partie aux coûts d’acquisition et de financement de filiales ou de sociétés nouvellement acquises ou créées, d’autre part, que les effectifs ont globalement diminué, décroissance qui recouvre une augmentation des effectifs contractuels et une diminution sensible du nombre des fonctionnaires.

 

Un financement découlant de la privatisation rampante et d’une stratégie de prédation

 

L’établissement public La Poste avait-il et a-t-il besoin d’argent ? Pour le dire autrement, La Poste ne pourrait-elle plus s’autofinancer : c’est à dire faire des dépenses d’investissements en matériels, en logiciels, après avoir couvert toutes ses charges courantes, salaires, cotisations sociales et retraites inclus ? Une étude fouillée des comptes de La Poste demanderait des investigations longues, à condition d’avoir accès aux informations de base détaillées. Toutefois, avec les seules données officielles, il est possible de montrer que les arguments du gouvernement et de la direction de La Poste ne sont que des arguties.

 

Pour commencer et pour simplifier la démarche, on s’abstrait (comme si c’était possible !) du fait que La Poste est et devrait rester un service public. Les données contenues dans les rapports financiers de La Poste sont utilisées ici sans retraitement, bien que certains chiffres demanderaient à être retravaillés et explicités, pour tenir compte de l’introduction des nouvelles normes comptables internationales et donner de la lumière là où les cadres comptables obscurcissent. Quelques reclassements ou regroupements ont cependant été opérés pour ne retenir que les variations les plus significatives et les mouvements les plus importants sur une période de cinq années (2004/2008).

 

Une des questions essentielles qui se pose est de savoir si la marge de financement (l’autofinancement) couvre ou non les dépenses d’investissements de la période et permettent simultanément de rembourser les emprunts contractés antérieurement. D’après les rapports financiers et pour la période considérée, La Poste a investi en matériel, en équipement, en logiciels, etc., pour 2,42 milliards d’euro. L’autofinancement s’élève à 3,45 milliards d’euro. Le solde, soit un milliard d‘euro, constitue un excédent de financement.

 

Autrement dit, l’établissement public La Poste n’a pas eu besoin de recourir à l’emprunt pour financer ses investissements. Le taux d’autofinancement s’établit en effet à 143%. Ce qui est vrai sur la période est également vérifié pour chacune des années qui la composent.

 

Toutefois, il faut tenir compte des emprunts : emprunts remboursés et nouveaux emprunts. Or, durant ces cinq années, La Poste a plus emprunté que remboursé. Les nouveaux emprunts dépassent de 2,5 milliards d’euro les remboursements de la période. Cela revient à constater que La Poste a disposé de 3,5 milliards d’excédents de financement (autofinancement + différence entre nouveaux emprunts et remboursements). A ces 3,5 milliards d’euro, il convient d’ajouter 630 millions d’euro de produits des cessions d’immobilisations, soit en tout près de 4,2 milliards.

 

D’une part, La Poste a augmenté ses immobilisations financières pour 2,2 milliards d’euro, principalement en poursuivant sa politique d’achats de sociétés en France et dans le monde, et de prêts à ses filiales : activité de prédation et non de coopération. Il lui en faudrait 6 milliards de plus, aux dires de la direction. Pourquoi faire, sinon pour continuer une politique de prédation et rendre « attractive » aux capitaux privés une entreprise qui aurait déjà perdu une bonne partie de ses vertus de service public ?

 

D’autre part, après la réforme des retraites la concernant, elle a versé une contribution de 2 milliards d’euro en 2006 [1], année où elle a souscrit pour 2,7 milliards d’emprunts. La contribution retraite devrait être complétée les années suivantes par le versement de dividendes à l’Etat [2]. En 2007, La Poste emprunte à nouveau pour 2,2 milliards d’euro, mais rembourse 3 milliards d’emprunts contractés antérieurement. Sur la période 2004/2008, au total, La Poste, établissement public que le gouvernement et sa direction voudraient transformer en société anonyme, a emprunté pour près de 7 milliards d’euro et remboursé pour environ 4,4 milliards d’euro [3].

 

Evidemment, la plupart des commentateurs, totalement inhibés ou imbibés de libéralisme aveugle, notent que l’endettement de La Poste est considérable eu égard au montant comptable des « capitaux propres » : 6,8 milliards d’endettement financier pour 3,2 milliards de « capitaux propres », fin 2008. Le vocabulaire, en principe applicable aux entreprises privées, ne devrait pourtant pas être pris à la lettre et ainsi induire en erreur. L’endettement peut poser problème, mais, dès lors que La Poste dégage suffisamment d’autofinancement, et n’a pas de compte de résultat déséquilibré, la question n’a pas de sens, puisque La Poste est un établissement public, un service public, un espace public, c’est à dire une propriété collective, celle de tout un peuple vivant sur un territoire, sans capital nominal. C’est en quelque sorte, sans propriétaires, un bien collectif, une propriété publique de jouissance et non de rapport.

 

La Poste devenue prédateur international, largue son personnel et en modifie lentement mais sûrement son statut

 

Les effectifs de La Poste, de l’ordre de 280000 en 2004 sont passés à 257000 en 2008, soit -6,7% (-23600).

 

Cette évolution masque deux tendances contraires. Le nombre de fonctionnaires passe en effet de 190000 en 2004 à 151000 en 2008, soit une chute de 20,3% (-38600). En revanche, les effectifs dits contractuels au statut non garanti, parmi lesquels de nombreux contrats précaires, sont passés de 90 à 105 mille, soit une croissance de 16,5% (+15000).

 

Les fonctionnaires de La poste représentaient plus des deux tiers des effectifs en 2004 (67,7%) ; ils ne sont plus en conséquence que 58,9% en 2008. Ils assuraient la pérennité et la qualité du service. Il est intéressant de noter que la lente mais réelle dégradation des services de La Poste est concomitante avec le recul du nombre de fonctionnaires. De plus, ce déséquilibre démographique ne permet plus de financer les pensions des postiers à partir des cotisations des effectifs fonctionnaires en diminution, alors que l’effectif des salariés de droit privé est lui en hausse. Cette évolution, non conforme au bon fonctionnement du service public, a servi d’argument supplémentaire pour imposer la réforme du système des retraites de La Poste.

 

La Poste : un service public qui n’a nul besoin d’être privatisé

 

Voulue par le gouvernement, l’évolution actuelle de La Poste à l’échelle internationale relève d’une politique agressive qui, de façon générale, ne bénéficie pas au public. Qu’il faille une coopération et une coordination internationales n’est pas niable. Au contraire. Mais faut-il entrer dans l’affrontement concurrentiel qui ne conduit pas, sauf exception, à améliorer la qualité des services, à étendre leur champ, à les rendre accessibles à tous, en tous lieux ? Qu’il s’agisse de la Banque Postale, qui heureusement n’est pas (encore ?) entrée dans les jeux spéculatifs intoxiqués, mais dont les services sont déjà fortement dégradés notamment pour les petits épargnants ou pour les personnes et PME disposant de petits comptes courants, qu’il s’agisse du courrier et du service colis dont l’organisation faisait et fait encore partie du maillage social du territoire.

 

Licencier, supprimer des bureaux de poste, est une condition dans la concurrence. Celle-ci ne peut en effet se développer qu’en abandonnant les secteurs estimés les moins rentables (surtout à court terme), quelle que soit leur utilité sociale, en réduisant les effectifs, en dégradant la qualité des services, en éloignant ceux-ci des personnes qui en ont le plus besoin, en détricotant le maillage du territoire.

 

Contrairement à ce qu’affirme la direction de La Poste et les ministres d’un gouvernement gravement réactionnaire, celle-ci n’a nul besoin de capitaux externes pour maintenir, développer ou améliorer les activités qui sont normalement les siennes. En revanche, La Poste pourrait développer une politique de concertation et de coopération internationales, sans affrontement et sans comportement de prédateur, en s’appuyant notamment sur un renforcement et une amélioration des fonctions de l’Union Postale Universelle. Un service postal européen pourrait être envisagé ou, à tout le moins, une coopération dans l’esprit de service public. Pour cela, nul besoin de financements supplémentaires à caractère privé, nul besoin de libéralisation, ni de privatisation, ni de rémunérations pour des actionnaires gourmands qui ne se satisferont certainement pas des résultats bénéficiaires enregistrés régulièrement par La Poste, ni de dégradation du service d’une part, de la condition des postiers d’autre part.

 

D’après un article publié par la revue électronique Réchauffer la banquise (Cactus, La Gauche)

 

[1] Dans le cadre de la mise en concurrence de La Poste, un Etablissement public national de financement des retraites de La Poste a été créé. C’est à cet établissement qu’un versement a été effectué en 2006, pour 2 milliards d’euro.

[2] En 2008, La Poste a versé 143 millions d’euro de dividendes à l’Etat.

[3] On ne tient pas compte ici de la création de la Banque Postale en 2005, puisqu’il s’agit d’un mouvement interne de fonds vers une activité filialisée. On note cependant que la transformation du service des Chèques Postaux en banque « ordinaire » est une aberration eu égard, en particulier, à leurs fonctions originelles. Faut-il commenter ce crime social qui consiste notamment à transformer l’argent des particuliers et plus spécialement des plus modestes –comme pour les Caisses d’Epargne- en instrument financier dans le champ de la finance mondialisée, libre de se mouvoir comme elle l’entend au motif de dégager des profits.

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 06:04





Malheureusement le forum des associations qui devait ce tenir à Vitrolles samedi dernier a été vaincu par les dieux de la météo ! Je devais tenir un stand avec les camarades de la LDH. Ce n'est que partie remise .......pour l'année prochaine.

 

Cela ne doit pas nous empêcher de rappeler le rôle de la LDH au travers notamment de ses prises d positions et pétitions.

 

Je retiens aujourd'hui la prise de position suite aux propos de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.

 

A suivre,

 

DH

 


 

Racisme, antisémitisme et discriminations

 

 

L’identité nationale vue par Brice Hortefeux : « C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes »

 

Communiqué LDH


Samedi 5 septembre, à l’Université d’été de l’UMP, un jeune Maghrébin prénommé Amin se fait prendre en photo avec le ministre de l’Intérieur, ex-ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale. Une militante UMP précise, sans doute pour rassurer le ministre : « lui, il mange du cochon et il boit de la bière. » Monsieur Hortefeux répond : « Il ne correspond pas du tout au prototype »… et ajoute tranquillement : « Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

 

Selon le cabinet de Brice Hortefeux, ces propos ne visaient que… les Auvergnats. Il est vrai qu’en janvier dernier, lorsque le même ministre avait fait remarquer aux journalistes qu’il n’était « pas évident » que Fadela Amara soit sa « compatriote », il avait déjà soutenu qu’il ne parlait que de leurs attaches auvergnates. Le préfet Girod de Langlade, sanctionné il y a quelques jours à la demande de monsieur Hortefeux pour avoir trouvé qu’à Roissy on ne voyait que des Noirs, aurait dû prétendre qu’il ne visait que des Bretons ou des Alsaciens… d’autant plus que lui ne risquait pas d’être démenti par une caméra indiscrète.

 

On sait que depuis deux ans la « rupture » avec la tradition républicaine passe souvent par une parole publique « décomplexée ». Mais mesure-t-on les effets de ces dérapages répétés sur l’image du politique et sur le vivre ensemble ? On peut déjà être pénalement sanctionné dans ce pays pour avoir cité une injure proférée en public par le président de la République. Que répondrons-nous à ceux qui construisent leur fonds de commerce électoral en répétant qu’il y a trop d’Arabes en France, que l’Islam n’est pas compatible avec la République et que tous les SDF devraient accepter de manger de la « soupe au cochon » ? Qu’ils n’ont rien compris à ce qu’en pense le ministre de l’Intérieur ?

 

La LDH s’inquiète des conséquences de ce triste dérapage pour les victimes présentes et à venir du racisme… anti-auvergnat.

 

Paris, le 11 septembre

 

 

 

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans LDH
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 06:13




Vigilance pour la l'avenir du plateau de Vitrolles...

 

Vitrolles en photos

 

Le débat sur l'avenir du plateau de Vitrolles est désormais lancé, grâce notamment à La Provence qui a mis sur la place publique, un projet que le Maire Guy Obino se gardait bien de le faire.

 

Revenons un peu en arrière...

 

Lors du 1er mandat (2002-2008) de Guy Obino, ce dernier nous avait informé qu'il avait négocié avec la Préfecture la possibilité de conserver une réserve foncière de 100 ha entre le Rd9 et Walbacol, pour « préserver le développement de la ville de Vitrolles ». Il avait fait la démarche sans en référer à sa majorité municipale. Cela avait donné lieu à des échanges vifs entre élus entre les pros pour le projet du maire, et les contre dont je faisais partie. Je rappelle que le Maire demande une dérogation à un projet qui consiste à protéger l'environnement de toute cette zone (Natura 2000, PIG,etc.). L'idée principale est d'éviter le bétonnage depuis le pourtour de l'étang de Berre jusqu'à Aix en Provence. Des réserves foncières très limitées sont prévues autour du Stadium et de la gare TGV.

 

C'était pour moi, un point de désaccord politique et le Maire voulait en faire un enjeu du second mandat.

 

Pour diverses raisons, et celle là en fait notamment partie, je ne suis pas de l'équipe du second mandat. J'ai été très étonné que ce projet ne soit pas dans le projet de la nouvelle mandature. Je l'ai dit, écrit, et l'équipe Obino 2 est restée muette sur ce projet. Pourquoi ? Il est certain que le sujet est « sensible » politiquement, mais pour autant pourquoi ne pas vouloir en parler ?

 

Mais ces derniers mois, le sujet ressort via La Provence. Le projet n,'est donc pas enterré. Apparait même le projet de 500 logements écolo-compatibles. On nous explique, que le projet n'est qu'une étude proposée « par les services ». Soyons sérieux, les « services » travaillent seuls sur ces sujets, et l'étude a forcément été commandité par quelqu'un !

 

Ce qui est surprenant, c'est qu'au fil des interviews les élus nous font comprendre, que rien n'est fait, et que globalement personne ne semble vraiment pour le projet. Mais alors pourquoi la ville s'entête à vouloir cette dérogation pour permettre des constructions ? Si personne est vraiment pour, la solution est simple.

 

Au travers des débats qui ont eu lieu sur le net, une raison invoquée pour les 500 logements serait les recettes fiscales générées par ce nouveau quartier ! Alors là on marche complètement sur la tête. Construire dans une zone sensible et protégée pour « augmenter » les recettes de la ville est à mon sens une vision à court terme, et vraiment le plus mauvais argument. L'idée de certains est sans doute que Vitrolles passe la barre des 40 000 habitants ce qui la ferait changer de strate démographique avec des nouvelles recettes à la clé.

 

Penser la ville de demain pour une question de finance n'a pas de sens, sachant que tout nouveau quartier implique aussi des dépenses.

 

Le point positif aujourd'hui, c'est que « l'affaire » n'est plus cachée puisque désormais sur la place publique. Les élus de la majorité municipale ne peuvent pas s'engager sur un projet qui engage véritablement l'avenir de la ville alors qu'ils n'ont en aucun cas été mandatés pour cela, car ce n'était pas dans le programme de 2008. Je n'ai en aucun cas voté pour la liste Obino pour ce projet et je ne suis pas le seul !

 

Je rappelle que la liste UMP de Christian Borelli prévoyait explicitement la construction d'un complexe sportif sur cette zone. C'était dans son programme.

 

Une autre façon de penser la ville est possible. J'y reviendrai dans une prochaine rubrique !

 

A suivre,

 

DH

 


Pour en savoir plus (ne pas oublier de lire les commentaires postés par les internautes à la suite des articles publiés par La Provence).

 

- Lundi 14 septembre 2009

Logements sur le Plateau : le débat ressurgit à Valbacol


- Lundi 31 août 2009

500 logements sur le plateau de Vitrolles, cela se confirme...

Lundi 20 juillet 2009

Des projets en réflexion par l'équipe de Guy Obino à Vitrolles : Hausse des impôts locaux et urbanisation du plateau !...

 

- Mercredi 21 janvier 2009

Vitrolles, "La ville restera à taille humaine", soyons vigilants !!!!

 

- Mardi 14 octobre 2008


Nouvelles zones constructibles à Vitrolles ?

 

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Published by Didier HACQUART - dans Vitrolles demain
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 05:47

 



Et voilà le communiqué du Parti de Gauche après la grande fête de l'Humanité à La Courneuve riche en débats, prises de paroles et interventions diverses des responsables politiques.

 

A suivre, DH

 

 




COMMUNIQUE DE PRESSE 15 SEPTEMBRE 2009 :

 

APRES LA FETE DE L’HUMANITE,

FRONT DE GAUCHE

DANS LES LUTTES ET DANS LES URNES !

 

 

 

La Fête de l’Humanité a été un immense succès populaire. Une affluence remarquable, notamment dans les débats, a montré qu’il y a une attente forte dans notre pays d’une alternative de gauche. Elle a manifesté un grand potentiel de combativité contre la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy. Elle a témoigné de l’espoir qu’a suscité la naissance du Front de gauche pour nombre de nos concitoyens.

 

Nous sommes heureux d’avoir pris toute notre part dans ce moment de mobilisation, de débats et de fraternité à travers un stand qui a constitué un des points forts de la fête grâce au dévouement de plusieurs centaines de nos militants.

 

La Fête de l’humanité a aussi été marquée par les initiatives et échanges des composantes du Front de gauche sur la manière de répondre à cette attente populaire.

Pour notre part, nous avons proposé que le Front de gauche pour les élections européennes devienne un Front de gauche durable, présent dans les luttes et dans les urnes, lors des prochaines élections régionales, présidentielle et législatives.

 

Cette grande ambition n’est pas compatible avec une alliance de premier tour avec le Parti socialiste. Car l’objectif du Front de gauche est justement de passer en tête de la gauche pour lui permettre de sortir de l’impasse des primaires et des logiques d’accompagnement du capitalisme portées par le PS.

 

En outre, les déclarations de Martine Aubry lors de la Fête ont rappelé que la première secrétaire du PS refuse toujours d’exclure les alliances avec le Modem notamment lors des prochains régionales. Ceci renforce la nécessité pour l’autre gauche de se rassembler pour mettre en échec ce tournant démocrate qui représente un grand péril pour la gauche et de conserver son autonomie par rapport aux listes du PS au premier tour.

 

C’est pourquoi nous avons dit que le Front de gauche ne tiendrait pas d’ateliers avec le PS qui auraient pour objet de discuter d’une ou de plusieurs plateformes partagées avec ce parti. Nous le réaffirmons. Cela serait en effet une source de confusion à une période politique où il est essentiel que les citoyens puissent choisir entre les deux lignes qui partagent de plus en plus nettement la gauche. C’est non seulement le seul moyen de changer la gauche mais également de mobiliser les électeurs pour battre la droite. Présent au premier tour, le Front de gauche s’alliera au Parti Socialiste et à Europe Ecologie au 2ème tour dans le cadre de fusions démocratiques pour que pas une région ne bascule à droite.

 

D’ici ces élections, nous proposons d’enraciner la démarche du Front de Gauche dans les luttes et dans les urnes, tel que nous l’avons initié avec nos partenaires au moment des élections européennes. Le Front de Gauche doit s’élargir à toutes les forces désireuses de construire une alternative politique à vocation majoritaire en rupture avec les logiques capitalistes et les modèles productivistes.

 

Pour cela nous allons proposer rapidement à nos partenaires du Front de Gauche, PCF et Gauche Unitaire :

 

  • - D’engager dans les régions des campagnes d'urgences, alliant débat et action, tout d'abord autour des trois propositions de lois déposées par nos parlementaires pour les salaires et l'ensemble des revenus, pour l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires, pour la défense et le développement des services publics; sur les convergences nécessaires à construire pour le droit et le financement des retraites dès l'âge de 60 ans ; et enfin pour la préparation du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.

 

  • - D’engager dès maintenant en vue de des élections régionales un travail sur le contenu de politiques régionales clairement ancrées à gauche. Le Parti de Gauche propose donc à ses partenaires du Front de Gauche d’activer sans tarder le « groupe de travail » sur les politiques de ruptures dans les Régions que le PCF, Gauche Unitaire mais aussi d’autres forces, notamment le NPA, ont évoqué ensemble ou séparément depuis juillet et à nouveau, favorablement, au cours de la Fête de l’Humanité. Le NPA vient de proposer un rendez-vous en ce sens, nous répondons positivement sur le principe et allons maintenant travailler à en définir les modalités. Ce groupe de travail doit être ouvert à toutes les forces qui entendent œuvrer à des mesures de rupture avec la logique du système capitaliste et du modèle productiviste dans les régions d’une part et qui refusent en conséquence toute alliance avec le MODEM.

 

 

Contact : Eric Coquerel – secrétaire national chargé des relations extérieures - 0614736814

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 05:29



Joseph STIGLITZ
, prix Nobel d’économie, a remis dernièrement son rapport au Président de la République. Il était chargé dans le cadre d’une commission « d’identifier les informations complémentaires nécessaires pour aboutir à des indicateurs de progrès social plus pertinents que le PIB ».

 

La démarche est intéressante et novatrice. Le rapport montre que l’on peut « mesurer le bonheur », autrement que par le PIB, la croissance, etc. En effet le PIB d’un pays peut croitre, alors que la pauvreté augmente, que la protection sociale diminue, les niveaux de retraite sont bas, etc.

 

Enfin la démarche doit être saluée et encouragée. Pour autant, la prudence reste de mise sur ce que fera Sarko de ce rapport comme d’autres d’ailleurs ? A ce propos je vous livre la rubrique de Bernard MARIS, « l’autre économiste » sur France Inter.  A lire aussi la chronique de  de Jessica THOMAS dans Marianne2.fr.

 

DH

 

 


 

 

Le rapport Stiglitz, par Bernard MARIS

 

 

Nicolas Sarkozy a plaidé hier pour un changement de la mesure du progrès économique et social.

 

Peut-on mesurer le progrès ? Peut-on mesurer le bonheur ? C’est hélas pas si facile que ça. Nicolas Sarkozy s’est attaqué, je cite, à la « religion du chiffre » ce qui est tout de même assez plaisant, quand on sait que cette religion fait des ravages en matière de sécurité par exemple. Mais bon. Il est clair que le produit national brut augmente chaque année, et que pourtant, vous ne vous sentez pas plus heureux (en tout cas pas moi) qu’il y a vingt ans où j’étais beaucoup plus pauvre. Il est probable que cette croissance masque deux choses :

 

1) de fausses valeurs ; ce n’est pas parce que des traders gagnent des milliards, que vous êtes plus heureux, même si en moyenne, vous plus les traders êtes beaucoup plus riches.

 

2) des dégâts irréversibles ne sont jamais comptabilisés et devraient l’être. Si vous vivez dans un environnement nécrosé par votre richesse même, par les litres d’essence que vous consommez et les kilomètres de bitume que vous avez coulé, sans plus aucune hirondelle dans le paysage, dans un univers carcéral, vous êtes certainement plus riche, mais plus bougon, grognon, boudeur.

 

Un embouteillage augmente la richesse...

 

C’est l’exemple très classique repris par Joseph Stiglitz, l’économiste qui, à la tête de la commission éponyme, cherche de nouveaux indicateurs de bien être. Lorsque vous êtes dans un embouteillage vous consommez de l’essence (richesse), des pilules anti-stress (richesse) vous provoquez un accident (richesse car ambulanciers, pompiers, infirmières et médecins) etc. Remarquable dans le discours de Nicolas Sarkozy est sa remise en cause de la notion de moyenne, la moyenne qui est la base de la rhétorique économique. La moyenne cache l’inégalité. Si certains se gavent, et si d’autres s’appauvrissent, tout le monde en moyenne s’enrichit, ce qui ne veut rien dire. Aux Etats-Unis, le PIB moyen augmente de 9% depuis dix ans, mais le revenu médian, le revenu de l’américain qui est au milieu, qui a 50% d’américains plus riches et 50% plus pauvres, lui il diminue de 5% !

 

Le marché n’indique donc pas les « bonnes valeurs »...

 

C’est ce que dit le Président – même s’il ajoute aussitôt qu’il croit toujours en lui, un peu comme on croit en la divinité. Le marché ne tient jamais compte que de l’instant. Tout ce qui se situe au delà de quelques années n’a aucune valeur pour lui, ne parlons pas de ce qui concerne les générations futures, dont il n’a que faire.

 

La phrase : « de Miguel de Unamuno : Si nous pouvions en économie politique laisser de coté cette terminologie damnée de la valeur, de la richesse, du revenu, du capital, mots si gros de vie latente, mais si corrompus par le péché original » « L’essence de l’Espagne »

 


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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 04:56



 

Pourquoi la crise actuelle du capitalisme s’est – elle produite et comment en sortir ?

 


Selon Karl Marx, la recherche incessante du profit et de la valorisation du capital incite à produire toujours plus alors que la consommation reste limitée. Lorsque la surproduction apparaît, il faut réduire la production et donc imposer le chômage partiel et des licenciements. Des entreprises font faillite, les actions chutent en bourse, le chômage explose et la surproduction s’étend. Les plans de relances et les aides de l’Etat ne font que limiter la casse car les crises résultent des contradictions inhérentes au capitalisme.


Pour en savoir plus sur la modernité de la pensée de Karl Marx, étudié encore aujourd’hui dans les universités du monde entier, je vous conseille le livre suivant :



Karl Marx, Les crises du capitalisme, préface de Daniel BENSAÏD, éditions Demopolis

 DH


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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 06:33





A quelques jours de l'ouverture du débat parlementaire qui conduira à la privatisation de La Poste, le collectif Vitrollais mis en place il y a plusieurs mois, et particulièrement actif lors de la suppression d'agents à Vitrolles, relaiera du 28 septembre au 3 octobre la consultation nationale pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

 

A suivre bien entendu pour le détail des actions à venir...

 

DH

 

Pour en savoir plus : http://www.appelpourlaposte.fr/

 

 

 

 

 


Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal.

 

 

Consultation nationale du


28 septembre au samedi 3 octobre 2009

 

relayée par le collectif Vitrollais de défense de La Poste

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

 Actuellement, La Poste est un établissement public. Premier service public de proximité, son rôle est crucial pour la collectivité et plus particulièrement en période de crise.

 

C'est pourtant le moment choisi par le président de la République, le gouvernement et la direction de la Poste pour transformer La Poste en société anonyme.

 

 Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l'Etat a effectué ce type d'opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme, (France Telecom, EDF, GDF…), avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.

 

La transformation en société anonyme constitue la première étape d'une privatisation programmée de La Poste.

 

 Gouvernements et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6 000 bureaux de poste sur 17 000 ont été “transformés” et plus de 50 000 emplois supprimés.

 

La population est la première victime de ce désengagement !

 

Cela se traduit par l'espacement des tournées,les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l'allongement des files d'attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé.

 

Une privatisation de La Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers. La rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraient priorité sur l'intérêt général .

 

Un Comité national regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l'avenir de La Poste comme il en a la possibilité. Sans réponse à ce jour.

 

C'est pourquoi, face à la menace de privatisation de La Poste, du lundi 21 septembre au samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée près de chez vous, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.


 


 

 

Consultation nationale organisée à l’initiative du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal http://www.appelpourlaposte.fr/


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