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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 05:51

 

Dans quelques semaines se tiendra le sommet de Copenhague. C'est un enjeu important pour l'avenir de la planète ! Pour que du sommet sorte de réelles actions, il faut, une fois d e se mobiliser.

 

Un appel pour l'urgence climatique et la justice sociale est lancé. Le Parti de Gauche y adhère.

 

Pour en savoir plus : http://climatjustice.org/

 


 

 

DH

 


 

 

Urgence climatique, justice sociale

Copenhague décembre 2009



Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu’il s’agit d’une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu’une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.



Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale.

Premiers Signataires :

4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable), Acme France (Association pour le Contrat Mondial de l’Eau), Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables), Aitec – IPAM (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs – Initiatives Pour un Autre Monde), Amis de la Terre, Attac France, Avenir Climat, Bizi !, CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde), Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid) Confédération Paysanne, Ecorev’, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fac Verte, Fondation Copernic, Fondation Sciences Citoyennes, France Amérique Latine, France Tibet, FSU (Fédération Syndicale unitaire), IDD (Immigration Développement Démocratie), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), Mémoire des Luttes, Mouvement de la Paix, MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du Nucléaire, Union des Familles Laiques (UFAL), Union Syndicale Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d’Ecologie Populaire (ZEP)

Soutenu par :

Alter Ekolo, Alternative Libertaire, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Gauche Citoyenne, Gauche Unitaire, Jeunes Verts, Les Alternatifs, Les Verts, Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Parti de Gauche, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Utopia

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 04:49


Rien à ajouter !



DH


Elections régionales de 2011 :

Déclaration du Conseil National du Parti de Gauche

 


Samedi, 24 Octobre 2009

 

 

Les prochaines élections régionales auront une signification nationale. Car le débat de la campagne électorale et le résultat du vote prendront leur place dans le cadre de la crise économique et politique qui accable notre pays. Aujourd'hui nous vivons un paradoxe. Cette crise, les choix et les méthodes du gouvernement de Nicolas Sarkozy devraient placer la gauche comme un recours attendu par le pays. Ce n'est pas le cas.  Loin de là. C'est même le contraire souvent : la droite continue de gagner les élections partielles ou l'abstention devient abyssale. Si rien ne change, non seulement Sarkozy continuera de se sentir les mains libres mais il peut raisonnablement envisager sa réélection. Selon nous, il ne doit pourtant rien à ses propres forces mais tout à la carence de la gauche qui n'est pas à la hauteur.


Pourquoi en est-il ainsi ? Notre analyse nous conduit à constater que la domination du Parti socialiste sur la gauche est la principale cause de la difficulté à mobiliser le grand nombre. En effet elle cantonne toute les propositions dans le cadre étroit de l'accompagnement du libéralisme et elle diffuse dans toute la gauche le poison de ses querelles de personnes et compétition de carrière. Quand la politique de la droite frappe, le PS aujourd'hui est un étouffoir pour toute dynamique populaire qui voudrait remettre en cause le système et imaginer un autre futur. Comme si cela ne suffisait pas, avec les offres d'alliance au Centre, le PS annonce clairement qu'il n'entend pas aller plus loin que ce que le MODEM peut accepter. Cette confusion, dorénavant entretenue dans toutes les élections est un adversaire permanent de la mobilisation à gauche.


Dans ce contexte, notre responsabilité est de proposer un autre chemin, une autre méthode pour que notre peuple puisse faire un autre choix. Sinon comment en finir avec le libéralisme et le productivisme ? Nous ne nous satisferons jamais de la seule protestation contre l'ordre établi. Nous voulons le changer pour de bon. Il faut pour cela construire une nouvelle majorité de gauche autour d'un nouveau pôle de rassemblement à gauche. Notre stratégie est l'alliance de toute l'autre gauche pour y parvenir. Pour commencer cette nouvelle alliance, nous avons construit le Front de Gauche avec les communistes. Il est aujourd'hui le seul point d'appui unitaire disponible. Il a déjà reçu le soutien de 6,5 % des électeurs à sa première présentation devant les électeurs d'outre mer et de métropole. C'est un acquis précieux. Nous voulons le développer pour qu'il devienne la force de référence à gauche.. Et en même temps nous voulons que le front de gauche élargisse sa capacité à peser sur les évènements en concluant une alliance électorale stable avec toutes les autres forces de l'autre gauche, organisations, personnalités, groupement de dimension nationale où locale.


Le Parti de Gauche a travaillé depuis des mois en vue de ce résultat. Aujourd'hui existe un lieu qui permet le dialogue et les convergences, c'est le groupe de travail puisqu'il réunit à la fois les forces qui composent le Front de Gauche et des formations comme le NPA, les Alternatifs ou la Fédération. Bien sur il existe toujours des différents, parfois importants. Mais aucun ne doit être insurmontable pour peut qu'on en ait la volonté. D'ailleurs les avancées n'ont pas manqué au cours des trois premières réunions de ce Groupe de Travail. Le 28 octobre et 2 novembre deux nouvelles rencontres sont prévues. Nous voulons qu'elles permettent de conclure. Nous avons besoin en effet de passer rapidement a l'action et d'entrer tous ensemble de plain pied dans la campagne pour convaincre et entrainer nos concitoyens.


Le CN du Parti de Gauche présente à cet effet ses propositions :

 

1 - Nos listes devront être, aux premiers tours, autonomes et indépendantes vis-à-vis du PS et d'Europe écologie.

 

2 - Elles affirmeront que leur but est de réunir une majorité autour d'elles et de leur programme. Elles s'engageront, en conséquence, à défendre ce programme, quoiqu'il advienne dans les futurs conseils régionaux. Elles chercheront à les mettre en œuvre partout où le rapport de forces le permettra. Bien sur cette ambition suppose que notre programme ne soit pas uniquement déclamatoire et propagandiste ! Nous proposerons une politique cohérente, applicable dans le champ de compétences légales des régions, changeant réellement la vie des citoyens, l'exercice de la démocratie et modifiant le rapport de force avec les mécanismes de l'économie capitaliste en région.

 

3 - Nos listes s'engageront sans ambigüité sur le principe du rassemblement contre la droite au 2ème tour. C'est ce que nous nommerons des « fusions démocratiques » composées proportionnellement aux résultats du premier tour. Elles s'opéreront autour de la liste arrivée en tête : la notre, celle d'Europe écologie ou celle du PS. Nous demanderons solennellement le même engagement du PS et d'Europe Ecologie.

 

4 - En ce qui concerne la participation aux exécutifs nous serons également sans ambigüité. Nous voulons gouverner notre pays. Pourquoi ne voudrions-nous pas diriger une région ? Mais la participation aux exécutifs s'envisage comme un moyen d'atteindre nos objectifs. Ce n'est donc ni « jamais », ni « toujours ». Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit du contenu du programme de deuxième tour, et du rapport de force permettant de l'appliquer. Bien sur, cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d'une quelconque organisation de droite. En raison du rapport de force entre les trois listes de gauche qui se disputeront les suffrages, la situation au soir du premier tour sera sans doute complexe du fait de la présence d'Europe écologie et de listes régionales.. C'est pourquoi nous proposons de ne pas nous enfermer dans un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale.


Nous voulons rappeler que tout commence par un point incontournable. Un préalable à l'accord national que le Parti de Gauche est disposé à conclure sur ces bases : les listes de rassemblement de l'autre gauche au premier tour des régionales doivent être clairement autonomes du PS et d'Europe Ecologie. Nous savons qu'au moment même où nous adoptons cette déclaration, le CN du PCF travaille son « offre » nationale pour les Régionales. Nous espérons qu'elle contiendra clairement cette affirmation. Ensemble, nous pourrons ainsi continuer à mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces qui n'ont pas renoncé à opposer une alternative à la logique du système capitaliste et des modèles productivistes. Ce sera notre propre offre dès la prochaine réunion du groupe de travail de toute l'autre gauche.

 

Bagnolet le 24 octobre 2009.

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Published by Didier HACQUART - dans PARTI DE GAUCHE
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 05:31

Les Députés votent la surtaxe des banques



Hourra, le monde de la finance va désormais trembler. Sarko enfin est à la hauteur de ses discours et la droite s'engage pour faire changer le monde de la finance, pour qu'enfin il revienne aux réalités !


Bravo à Sarko ! Bravo aux députés de droite qui malgré leurs réticences ont pris leurs responsabilités !



Les banques seront taxées d'une taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices pour l'année 2010. Bien sûr que c'est insuffisant, mais c'est une première avancée. Les banques ne sont -elles pas responsables de la crise financière. Les salariés ne paient -il pas la crise économique actuelle conséquence de la première ?


Mais est-ce le WE ? Ai-je lu un peu trop l'article ? Ce serait une erreur d'un député de droite !!!!!!!!!!!!!!! Il va falloir les faire revoter ???!!!



C'était trop beau. Finalement Sarko reste Sarko et des Députés de Droite, des Députés de Droite fidèles à leurs valeurs. Ce ne sont décidément pas les miennes...



Bon dimanche quand même !...



DH

 


Les députés votent la surtaxe des banques par « erreur »

Par Julien Martin | Rue89 | 24/10/2009 | 

 

Dans la série « plus c'est gros, plus ça passe », le gouvernement vient de faire une nouvelle démonstration de ses difficultés à contenir le vent de révolte qui couve au sein de la majorité. Alors que Bercy s'y était dit opposé, l'Assemblée nationale a adopté vendredi par 44 voix contre 40 un amendement instituant une taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des banques pour l'année 2010.

Nouveau couac ? Christine Lagarde aurait en tout cas eu de quoi être gênée par ce vote, elle qui avait attiré l'attention sur cette taxe en se prononçant très clairement contre, dans une interview accordée lundi aux Echos :

« Il n'est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s'est bien comporté pendant la crise. »

Au lieu de cela, aussitôt la décision de l'Assemblée nationale connue, le ministère de l'Economie a immédiatement fait savoir à l'AFP qu'il s'agissait en réalité d'une « erreur technique ». Et à l'élu UMP Jean-François Lamour de voler au secours du gouvernement en expliquant avec embarras à France Info qu'il votait pour lui-même et un autre député et avait « appuyé sur le mauvais bouton ». (Ecouter le son)



« Entre un et deux milliards d'euros »

Le vote dudit amendement n'était pourtant que la suite logique de son adoption en commission des Finances de l'Assemblée nationale. Les voix de députés du Nouveau Centre et de l'UMP s'étaient déjà jointes à celle de l'opposition, et notamment du président socialiste de la commission Didier Migaud, à l'origine de la disposition qu'il justifiait dans Le Monde :

« L'Etat ayant joué le rôle d'assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire de l'automne 2009, il est normal qu'il reçoive la contrepartie de cette couverture exceptionnelle en faveur de l'intérêt général. »

Cette surtaxe, prévue pour s'appliquer uniquement en 2010, aurait permis de rapporter entre un et deux milliards d'euros à l'Etat qui connaît un déficit record. Mais de la même manière que Bercy avait refusé d'entrer au capital des banques auxquelles il avait prêté de l'argent, il vient de nouveau de montrer son opposition à une trop importante ingérence dans les finances des établissements bancaires.

« Entre le vote pour et le vote contre »

Plaidant donc « l'erreur technique », le gouvernement a indiqué qu'il demandera lundi à l'Assemblée nationale d'annuler cet amendement par un nouveau vote. Une façon de faire qui est loin de plaire à Jérôme Cahuzac, député socialiste, au micro de RTL :

« Cette mandature a débuté il y a depuis deux ans et demi et, si je comprends bien, les responsables de la majorité sont en train de nous expliquer que certains de leurs membres ne savent toujours pas faire la différence entre le vote pour et le vote contre… Je laisse à vos auditeurs le soin d'apprécier la vraisemblance de cet argument. »



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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 05:19




Il devrait à nouveau créer l'évènement, Michael Moore sort un nouveau film, « Capitalism : A love story » . Une fois de plus cela devrait être décapant et efficace.

 

A suivre dans les salles obscures !

 

DH

 

 


Michael Moore sort son bulldozer anti-capitaliste par Seb Musset

 

 

 

Le nouveau film de Michael Moore « Capitalism : A love story » sort en France le 25 novembre. Seb Musset l'a vu, il nous raconte les attaques acerbes contre le capitalisme, mais aussi l'espoir que le réalisateur tente d'instiller.

 

 

Michael Moore revient à la base. Le cinéaste de gauche, natif du Michigan[1], conclut avec « Capitalism : A love story » un cycle de films entamé vingt ans plus tôt avec l’émouvant Roger and Me{2] : la trahison du peuple américain par son gouvernement, la réduction à néant de ses espérances, la vente à la découpe de l’industrie et des services publics par des élites au service exclusif des corporations privées.


Pas de pitié avec eux. Par essence, le capitalisme génère le mal et toute tentative de le réguler est une arnaque, spécialement lorsque cette régulation (à base de subventions publiques sans retour) est entre les mains d’incompétents et/ou de corrompus : c’est en gros la thèse du dernier opus, le plus radical, du réalisateur un tantinet blasé qui «n’en peut plus de vivre aux Etats-Unis mais qui refuse d’en partir».


La «love story» est l’objet du premier segment du film. Comme tout enfant de la classe moyenne américaine ayant grandi dans les années 60, le petit Michael a bénéficié des retombées d’une croissance continue basée sur un emploi stable du père, une consommation de biens de transgression et une foi absolue dans le capitalisme comme modèle unique et bienfaiteur. Amour trahi, croyance battue en brèche depuis deux décennies jusqu’au point de non-retour : La crise des subprimes et le sauvetage des banques.


Moore est fidèle à son style : le bulldozer. Articulés autour de transitions plus ou moins heureuses, se succèdent des segments présentant des situations cocasses ou abjectes affectant des américains moyens appauvris en un claquement de bulle spéculative :


•    Des familles expropriées de leur maison (pourtant remboursée) dormant dans une camionnette à 30 mètres de chez elles.


•    Un agent immobilier s’autoproclame fièrement « le vautour », spécialisé dans la revente immédiate de ces maisons

.
•    Des assurances vie contractées sur le dos de salariés par leurs employeurs à leur bénéfice exclusif (et son équation logique : Nos employés ne meurent pas assez jeunes !). Exemple : L’employeur gagne 5 millions de dollars à la mort d’un de ses salariés (qui a bossé 18 ans dans la boîte) et ne reverse rien à la famille qui doit s’endetter pour financer les obsèques (C’est-y-pas une grande famille le capitalisme !)


•    Des pilotes de ligne moins rémunérés que des managers de fast-food (et sa conséquence directe : des crashs en série.)


•    Des étudiants s’endettent à hauteur de 150.000 dollars pour financer un cursus qu’ils rembourseront en développant de nouvelles martingales boursières et autres pièges à pauvres pour leurs banques bourreaux.


•    Le culte financier du produit dérivé foireux (que même leurs créateurs peinent à expliquer).


•    Des ados injustement envoyés en prison par paquets de 1000 avec la complicité d’un juge payé sur commission
pour gonfler les bénéfices d’un concessionnaire carcéral privé.


•    Le passage en force au Congrès du plan Paulson de soutien aux banques malgré la désapprobation populaire.

 

 


 

J’en passe et des pires. C’est le worst-of illustré de ce que l’on peut lire ici depuis deux ans : Une kermesse aux raclures à en filer la nausée même à Sabine Herold, un truc qui donne envie de péter à coup de pelle de la berline allemande à vitres teintées et chauffe-nuque (ça détend) et de sortir le canon à merde aux points presse de Luc Chatel.


C’est en toute logique désespérée qu’en bout de film, un Moore arrivé au bout du paradoxe du cinéaste contestataire distribué par une major et auréolé dans tous les festivals, guide son spectateur sur le chemin de la riposte citoyenne massive. Prenez votre destin, votre entreprise et vos économies en main et retrouvez le sens du collectif : c’est à vous d’écrire la suite.


Invité à l’avant-première, je craignais moins pour le fond du film que pour sa forme. D’autant que j’avais des réserves avec les récentes œuvres du cinéaste, spécialement le palmé Fahrenheit 9/11 sorte de Fox News inversé aussi manichéen que ce qu’il dénonce.
Lié à son ambition d’œuvre somme et contraint par son format, Capitalism a ce principal défaut de brasser les thématiques à un rythme parfois indigeste (ce qui est clairement énoncé dans un « préambule pour cardiaques ») et de passer rapidement sur des personnages ou des thèmes qui méritaient de s’y arrêter. Notamment l’autogestion des entreprises (rarement évoquée dans les médias français, elle est littéralement inconnue de la majorité des américains) qui est probablement la perspective la plus épanouissante et rémunératrice pour le salarié (ce qui explique sa sous-médiatisation alors qu’elle fonctionne depuis des années dans de nombreuses entreprises, petites et grandes ).

Faisant feu de tout bois pour étayer la démonstration parfois simpliste mais souvent jouissive, le film de Moore est avant tout un travail de vulgarisation sur les pathologies chroniques du capitalisme débridé conçue pour parler au plus grand nombre de ces sujets qui les intéressent peu mais qu’ils subissent tant. A défaut d’être un grand film et malgré son mauvais titre, Capitalism : A love story s’impose comme une œuvre d’intérêt collectif facile d’accès, à projeter en classe histoire de décrypter les raisons du désastre et envisager sérieusement une gestion alternative de l’état privilégiant l’homme et non le profit.

Pistes clairement exposées par F.D Roosevelt peu avant sa mort dans un discours final «oublié» par l’histoire :
« 
-     Le droit pour chacun à un travail utile et correctement rémunéré;

•    Le droit pour chacun de manger à sa faim, de pouvoir se vêtir et d’avoir des loisirs;

•    Le droit pour tout fermier de cultiver et vendre ses produits à un tarif lui permettant, à lui et sa famille, une vie décente;

•    Le droit pour tout entrepreneur, petit ou grand, d’échanger dans une atmosphère dégagée de la compétition et de la domination des monopoles domestiques ou internationaux;

•    Le droit pour chaque famille à un toit décent;

•    Le droit pour chacun à la protection médicale, et aux meilleurs conditions de santé possibles;

•    Le droit pour chacun à une protection contre les conséquences économiques de la vieillesse, de la maladie, des accidents de la vie et du chômage;

•    Le droit pour chacun a une bonne éducation. »



Capitalism : A love story en salles le 25 novembre.

 


(1) Michigan, état du nord, jadis le plus riche, aujourd'hui parmi les plus pauvres de l'Amérique. Ghettos, villes fantômes, infrastructures en ruine : à visiter d'urgence pour se faire une véritable idée du niveau de tiers-mondisation interne atteint par la plus grande puissance économique mondiale. Avis aux fans d'M6 : Si vraiment vous voulez devenir propriétaires, vous pouvez acheter dans les faubourgs de Détroit des quartiers complets pour le prix d'une Twingo.

[2] Roger and Me (1989) sur les conséquences durant les années Reagan, de la désindustrialisation du Michigan passant du bastion mondial de l'automobile au terrain vague.

 


 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 05:01




 

Communauté du Pays d’Aix et travail du dimanche à Plan de Campagne,
quelle position des élus de Vitrolles ?

 

 Par La Provence nous apprenons qu’aujourd’hui au conseil communautaire de la CPA (Communauté du Pays d’Aix)  qui se réunit à d'Eguilles est à l’ordre du jour dans le domaine du développement économique, et après délibération de Cabriès et des Pennes-Mirabeau, l’approbation du périmètre d'usage de consommation exceptionnel (PUCE) de la zone commerciale de Plan-de-Campagne pour permettre l'ouverture dominicale.

 
Je n’ai pas réussi à avoir des informations plus précises sur cette délibération, n’ayant rien trouvé sur le site de la CPA : http://www.agglo-paysdaix.fr. Pour le fun le dernier compte rendu de conseil communautaire date du 9 septembre 2008…


Ce dossier est éminemment politique et d’une complexité qu’il ne faut pas nier. Pour autant nos représentants vitrollais à la CPA vont se prononcer. La gestion consensuelle et non politique ( ?) de la CPA prônée par l’ancien Maire, et réaffirmée par Loïc GACHON va – t elle le conduire lui et ses élus vitrollais membre de la CPA à soutenir d’une manière ou d’une autre l’ouverture des magasins le dimanche à Plan de Campagne ?

 

C’est une question à laquelle nous aurons la réponse ce soir, ce qui laisse en termes de démocratie pour le moins perplexe…

 

A suivre !

 

DH

 

Pour en savoir plus sur le travail du dimanche :

 

Travail du dimanche : acharnement thérapeutique et déréglementation du code du travail

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-33681139.html

 

Non au dimanche travaillé, (sondage jdd ifop du 9 décembre 2007)

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-14518389.html

 

Travail du dimanche, suite

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-14871730.html

 

Travail le dimanche, Parisot, code du travail et lien de subordination

 

http://didier-hacquart.over-blog.com/article-26080257.html

 

 

 

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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 06:10



 

Aujourd’hui La Poste est sur la voie de la privatisation. Comme toujours dans ce processus, on assiste à une dégradation préalable du service pour mieux faire accepter ensuite la logique du privé qui résoudra tous les problèmes.

 
C’est ce qui se passe actuellement pour la SNCF. J’ai trouvé dans le journal de Jaurès, L’huma, un article qui résume bien la situation.

 
A titre syndical avec mon organisation, nous défendons au titre de la défense de l'environnement, du réseau autoroputier emcombré, des économies rélaisées par les salariés, etc. dans notre entreprise le TER et la gare qui a été mise en place en face de l’Aéroport et du plus grand constructeur d’hélicoptères des Bouches du Rhône ! Force est de constater que le service n’est pas au RdV et les salariés souvent à juste titre se plaignent. A la lecture de l’article, on comprend vite que la situation n’est malheureusement pas près de s’arranger. C’est quelque part déprimant, mais rien n’était jamais inéluctable, c’est encore un sujet sur lequel il va falloir se battre…


A suivre…



DH

 


 

 

SNCF. Le service public sur une voie de garage

 

Depuis hier soir 20 heures et jusqu’à demain matin huit heures, les cheminots sont en grève à l’appel de la CGT et de la CFDT. Sud Rail qui envisageait de déposer un préavis le jeudi 22 octobre, a finalement décidé de se joindre à celui-ci. Selon les prévisions de la SNCF, le trafic devrait être perturbé dans les TER mais également dans les TGV où, selon les lignes, sont annoncés entre un train sur trois et un sur deux. Les syndicats s’opposent au projet d’entreprise baptisé « Destination 2012 ». Selon eux, ce plan vise à « faire entrer toutes les activités de la SNCF de manière plus agressive dans la jungle de la concurrence » et fait « peser de lourdes menaces sur les conditions sociales de tous les cheminots, sur l’avenir du statut public de la SNCF et l’efficacité du système ferroviaire français ». Ils dénoncent particulièrement la décision d’abandonner le fret ferroviaire de proximité qui jettera, selon eux, 1 200 000 camions sur les routes. Ils redoutent également les conséquences sur l’emploi de la mise en œuvre de Destination 2012 qui rien que dans le fret pourrait conduire « à supprimer entre 4000 et 6000 emplois ». « Le rail une nouvelle route pour la France », proclame l’actuelle campagne de communication de la SNCF. Tromperie sur la marchandise, publicité mensongère rétorquent en somme les syndicats. Décryptage.

 

1. Les trains Corail survivront-ils au projet d’entreprise Destination 2012 ?

 

En 2005 déjà, la SNCF avait tenté de ne plus assumer ces liaisons transversales qui, en complémentarité du TER et du TGV, permettent de se rendre d’une capitale régionale à un autre sans passer obligatoirement par Paris. Elle avait essayé de transférer leur financement aux régions. Devant l’opposition des syndicats, des associations d’usagers, des municipalités concernées et des conseils régionaux, l’entreprise avait dû faire marche arrière. Elle affirme aujourd’hui qu’en raison de la concurrence, elle ne peut plus assumer le déficit d’exploitation de ces lignes qui s’élève, en moyenne, à 120 millions d’euros par an. Au début du mois, à l’occasion de son séminaire annuel de presse, la SNCF a également écarté l’idée d’assumer le coût du renouvellement du matériel qui arrive en bout de course et qui est évalué à plusieurs milliards d’euros. Autrement dit, si l’État qui est autorité organisatrice de ces lignes n’assume pas ses responsabilités, les trains Corail pourraient bientôt définitivement s’arrêter.

 

2. Fret, la nouvelle route est bitumée

 

Le gouvernement a récemment annoncé 7 milliards d’euros d’investissement dans le fret ferroviaire afin de transférer une part du transport de marchandises de la route vers le rail. En vérité, il n’en coûtera rien à l’État et les premiers euros ne sont même pas encore réunis. Pour financer les autoroutes ferroviaires ou encore le TGV fret, l’exécutif compte essentiellement sur les régions, les partenariats publics privés et la SNCF. Celle-ci s’est dite prête à investir un milliard d’euros sur cinq ans qu’elle entend économiser en supprimant le fret de proximité. Cette activité, qui offre une solution ferroviaire aux chargeurs qui n’ont pas besoin d’affréter des trains entiers, est en effet dans son collimateur. Depuis 2006 et l’ouverture de la concurrence, la SNCF et les autres opérateurs privés se replient sur les créneaux les plus rentables. Grand consommateur de main-d’oeuvre, le wagon isolé n’est pas de ceux-là. Son abandon laissera la desserte de régions entières au seul transport routier. Selon les syndicats, 1 200 000 camions supplémentaires seront ainsi jetés sur les routes.

 

3. TER, le dogme de la concurrence

 

La réglementation européenne oblige à ouvrir à la concurrence l’activité TER au plus tard en 2019. Les directives concoctées par la Commission européenne n’obligent pas les conseils régionaux à recourir à la procédure d’appel d’offres. Le gouvernement, qui craint que les régions, très majoritairement gérées par la gauche, continuent à confier à la seule SNCF l’exploitation de ces trains, a décidé de mettre en place une commission des parties prenantes pour « organiser la concurrence ». Autrement dit, pour aider les entreprises privées du secteur à s’emparer de parts de marché. Celles-ci n’étant pas réputées pour leur philanthropie, les conséquences de la libéralisation du TER seront catastrophiques pour les usagers. Il y a en effet fort à parier que, comme cela s’est passé dans le fret ferroviaire, la concurrence dans le TER se traduira par l’abandon des dessertes jugées non rentables, une hausse des tarifs et une dégradation de la qualité de service.

 

4. Préparer la mariée pour la privatiser

 

Depuis plusieurs années, la SNCF fait évoluer par touches successives sa structuration interne. Petit à petit, l’entreprise intégrée laisse la place à une « maison mère » chapeautant des branches autonomes avec leurs moyens matériels et leurs personnels dédiés. Pour justifier ces transformations, la SNCF met en avant l’ouverture à la concurrence. C’est afin, affirme-t-elle, d’éviter d’être accusée de ne pas faciliter les choses aux opérateurs privés, qu’elle a créé récemment « une entité autonome » baptisée direction de la circulation des trains et une branche autonome baptisée gares et connections. D’autres entités, autrement appelées « centres de profit », par la SNCF, ont été créées pour piloter les activités de la branche fret suivant « le produit » qu’elles commercialisent. Pour la CGT et la CFDT qui dénoncent « une privatisation rampante », ces entités préfigurent la création de filiale et empruntent au même schéma de réorganisation mise en œuvre dans d’autres entreprises publiques récemment privatisées, comme EDF et GDF.

 

5. L’emploi, variable d’ajustement

 

Les restructurations en cours à la SNCF s’annoncent particulièrement lourdes en matière d’emplois. Certes, son président, Guillaume Pépy, affirme qu’il « n’y a pas de sureffectif à la SNCF » et sa direction promet qu’elle ne procédera à aucun licenciement et que les cheminots des secteurs concernés seront affectés à d’autres activités. Mais il n’en demeure pas moins que des milliers de postes seront supprimés. Ainsi, l’abandon du wagon isolé entraînera à lui seul la fermeture, selon les syndicats, de huit triages sur les onze existants. Ce plan menace ainsi de 4000 à 6000 postes. Entre 2002 et 2009, 21 500 emplois ont été supprimés à la SNCF. « Soit l’équivalent de 30 usines Molex et de huit usines Continental », ont calculé la CGT et la CFDT. L’ouverture à la concurrence des TER devrait se traduire également par la suppression de nombreux emplois. Pour gagner en productivité bien sûr mais aussi en raison des pertes de marché que ne manquera pas d’enregistrer la SNCF. Qu’adviendra-t-il en effet des cheminots travaillant à l’exploitation du TER dans une région si l’entreprise publique n’est plus chargée de son exploitation ?

 

6. Le dumping social progresse à grande vitesse

 

Le statut des cheminots n’est pas menacé, jurent en chœur la direction de la SNCF et le gouvernement. Reste que le dumping social progresse. En témoigne le recours grandissant à des statuts de salariés relevant du droit privé. CGT et CFDT relèvent ainsi que « le taux d’emplois contractuel (CDI et CDD) est passé de 11,3 % en 2006 à 18,9 % en 2008 ». Selon la SNCF, le statut et la réglementation du travail qu’elle est « contrainte » d’appliquer, génère « un surcoût de 30 % » par rapport à ses concurrents, qui ne sont soumis qu’à la réglementation du régime général de protection sociale. Pour contourner le statut de cheminots et la réglementation du travail, la SNCF a donc créé des filiales de droit privé. Ainsi, sa filiale VFLI concurrence sa propre branche fret et bénéficie des mêmes conditions qu’Euro Cargo Rail et Veolia Cargo. Á l’avenir, avec l’ouverture à la concurrence du TER, la SNCF a déjà prévu que sa filiale de transport urbain Keolis se positionnerait pour concurrencer SNCF proximité, en charge actuellement des trains régionaux.

 

7. La sécurité passe après le profit

 

La concurrence met-elle en péril la sécurité des voyageurs et des populations ? C’est en tout cas ce qu’affirment les syndicats de cheminots qui relèvent qu’à plusieurs reprises les trains des opérateurs privés ont été impliqués dans des incidents dont les conséquences auraient pu être dramatiques. Le 26 avril 2008, en raison d’un défaut de freinage, un train Veolia a traversé la gare de Montauban à plus de 60 km/h, évitant de peu la collision avec un train de voyageurs. Le 20 mai dernier, un train d’Euro Cargo Rail, dont le chargement était mal arrimé, est entré en collision avec un train fret de la SNCF, blessant le conducteur de ce dernier et provoquant une interruption du trafic pendant près de douze heures. Selon les syndicats de ces entreprises et les témoignages de plusieurs de leurs salariés, les conditions de travail et la pression managériale poussent les conducteurs à ne pas toujours respecter les procédures de sécurité. Ainsi, dans notre édition du 9 octobre dernier, un conducteur d’Euro Cargo Rail expliquait que pour gagner du temps certains de ses collègues n’effectuaient pas correctement les essais de freins de leur convoi.

 

PIERRE-HENRI LAB

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 04:25





La politique c'est aussi débattre ! Le Parti de Gauche y prend sa place...


Alors à vos agendas...


DH

 



GRAND FORUM PUBLIC DE LA GAUCHE DE TRANSFORMATION SOCIALE ET ECOLOGIQUE



24 OCTOBRE à MARSEILLE FAC ST CHARLES (Amphi Fabry)

14H00 à 20H00



Face aux attaques qui se multiplient dans notre pays (destruction de la Poste comme service public emblématique de l’égal accès de tous aux droits élémentaires, réforme anti-démocratique des institutions, multiplication des atteintes aux droits et aux libertés publiques, allongement de la durée de cotisation pour la retraite, travail du dimanche..) et aux urgences planétaires (réchauffement climatique, déséquilibres Nord/Sud, épuisement des ressources...), il est temps pour les forces de la gauche de transformation sociale et écologique de travailler ensemble, de rechercher des convergences d'analyse et d'action, de mettre en débat avec les citoyens les alternatives à proposer au modèle économique actuel.

 

Organisé par les Alternatifs, la FASE, la Gauche Unitaire, le NPA, le Parti de Gauche, le PCF et les Verts 13, ce forum sera, dans notre département, un premier pas dans ce sens.


Au programme, deux tables rondes - débat :

 

- 14h30 à 16h30 - Crise économique, sociale, environnementale : comprendre pour agir

  Intervenants : Philippe Blache (universitaire, GU), Benoît Borritz (économiste, Les Alternatifs), Joël Martine (militant éco-socialiste),

                       Arlette Parola (médecin, FASE)

 

- 17h30 à 19h30 - Quelle(s) alternative(s) : propositions, projet(s), stratégie(s)

  Intervenants : Sophie Camard (Les Verts), Jean-Louis Marchetti (NPA), Isabelle Pasquet (PCF), René Revol (PG) [4x15']

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 05:40

Jean-Luc Mélenchon s'exprime dans le journal Marseillaise, avenir du Parti de Gauche, du Front de Gauche, les Régionales et plus, tout y est !


DH


Interview de Jean-Luc Mélenchon dans La Marseillaise - 16 octobre 2009

 

Samedi, 17 Octobre 2009 00:05 Jean-Luc Mélenchon

 

 

Interview de Jean-Luc Mélenchon dans La Marseillaise - 16 octobre 2009

 

Vous venez de déclarer que « les choses avancent bien » pour l'unité de la gauche radicale aux prochaines élections régionales. Quelles sont les raisons de cet optimisme?

 

Souvenez-vous. On nous avait prédit qu'il serait impossible de nous retrouver ensemble, que la fracture entre le Front de gauche et le NPA était trop profonde.  Or des réunions de toutes les organisations de « l'autre gauche » se sont tenues. Une nouvelle rencontre est prévue pour ce vendredi 16 octobre. Depuis les élections européennes, des rencontres bilatérales entre nos organisations ont défriché le terrain. L'esprit de responsabilité l'a emporté sur l'esprit de chicane.

 

Certes, je ne cache pas la réalité des difficultés à surmonter. La campagne des Européennes a laissé des traces. En outre, le décalage du calendrier politique de chaque formation ne facilite pas la démarche. Le Parti de gauche s'est prononcé dès le 13 juin pour des listes autonomes de l'autre gauche. Le NPA a pris position à la rentrée. Le Conseil national du PCF rendra publique une offre politique nationale le 24 octobre prochain. Mais il faut respecter le processus de décision de chaque partenaire.

 

Selon vous, ces handicaps peuvent-ils être surmontés?

 

Je le crois. Lors de la première réunion, alors que les discussions ont été vigoureuses, nous avons été capables d'adopter une déclaration qui rend possible un cadre commun pour les élections régionales.

 

Nous ne sommes pas au bout du chemin. Des questions restent en débat. Nous avons offert que le PCF fasse une proposition de texte pour la réunion de ce vendredi. Cela pourrait faciliter sa démarche.

 

Sincèrement, j'estime que les choses ne se présentent pas trop mal.

 

Quelles sont vos propositions ?

 

Au premier tour, nous sommes partisans de listes autonomes de l'autre gauche dans toutes les régions. Au second tour, du rassemblement de toute la gauche autour de la liste arrivée en tête.

 

Je considère que les points de vue sont moins éloignés qu'on ne le croit. Le PCF n'est pas partisan de participer partout à l'exécutif, comme il l'a montré dans la région Nord Pas-de-Calais. Quant au NPA, peut-il soutenir l'idée de toujours refuser d'y participer ? Même si la liste de l'autre gauche est en tête ? On ne doit pas s'enfermer dans le « toujours » ou le « jamais ». Avec les Alternatifs, le Parti de gauche propose d'utiliser trois critères pour répondre à la question de la participation aux exécutifs. Quel système d'alliance du PS au second tour ? Quel contenu du projet ? Quels rapports de force ?

 

Nous pourrions les examiner dans chaque région après le premier tour.

 

Après une période d'hésitation, le Parti de gauche a décidé de participer à l'organisation des Ateliers de la gauche. Où en est le Front de gauche aujourd'hui ?

 

A l'origine, les Ateliers ont été mal engagés.  Nous avons appris par le PCF quels en seraient les thèmes, les dates, les lieux. Dans ces conditions on ne pouvait parler de co-organisation. Le Front de gauche est une construction commune. Il n'y a pas un grand frère et les autres qui suivent.

 

De plus, une certaine ambiguïté subsistait sur l'objectif de ces Ateliers. Certains responsables du PCF expliquaient qu'il s'agissait de définir un projet commun avec ceux qui y participent.  Le PS ? , les Verts ? Pour nous, il ne peut en être question. Nous voulions une clarification.

 

D'abord l'élaboration d'une plate-forme partagée entre nous, ensuite une discussion avec les autres. Le périmètre du Front de gauche ne doit pas se diluer. Il ne peut s'élargir au PS. Ce n'est pas son but.

 

Mais cet épisode ambigu n'est pas l'essentiel. Ensemble, nous avons décidé la création d'un comité de liaison permanent du Front de gauche. C'est un événement de grande portée qu'il faut davantage valoriser.

 

Vous faites la proposition d'un « paquet électoral » liant régionales, présidentielle et législatives. Dans quel but ?

 

Pour le Front de gauche, nous devons construire des perspectives ambitieuses, de long terme. Il serait contre-productif de repartir à zéro après chaque élection. Au contraire, il faut créer des dynamiques d'une élection à l'autre.

 

Notre proposition vise à constituer un pôle stable de rassemblement, mais aussi de « décongestionner » la question de la présidentielle en la liant aux législatives. La présidentielle doit être un point d'appui pour aborder ces dernières.

 

Nous devons nous inspirer de ce que fait et réussit Die Linke en Allemagne.

 

Presqu'un an après sa création, quel est le bilan de santé du Parti de gauche ?

 

C'est très difficile de construire un nouveau parti. Mais globalement, la dynamique est bonne. Notamment depuis le bon résultat des Européennes.

 

Dans les prochaines semaines, nous allons être rejoints par un groupe d'écologistes animé par la députée Martine Billard. En décembre, nous tiendrons une convention nationale qui adoptera notre manifeste, un plan d'urgence social et écologique. Rude programme.

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 04:53





Avenir de La Poste à Vitrolles, suite...

 



Nous étions environ une douzaine de militants du Collectifs de défense de La Poste (1) le dimanche 18 octobre sur le marché pour d'une part rendre compte de la votation citoyenne contre la privatisation sur Vitrolles, et faire part d'autre part de ce qui se trame avec la réduction du nombre de facteurs sur la ville.

 

La Provence sur Internet met en ligne certains articles parus sur la version papier. Ainsi un des articles sur le conflit des facteurs est en ligne ce qui permet aux internautes de déposer des commentaires. C'est à consulter ! Mais c'est aussi très triste vus les propos tenus par nos concitoyens manifestement contaminés par un certain discours sur les fonctionnaires, sur les bienfaits du privé par rapport au secteur public, etc. A nous de continuer à faire de la pédagogie sur ce dossier comme d'autres.

 

A suivre avec aujourd'hui la rencontre du Collectif avec la Directrice de La Poste (Guichets)...

 

DH

 

Avec Serge et ses tracts, du Parti de Gauche Vitrolles 12ème...


 

 

(1) Parti de Gauche, PCF, PS, NPA, VVG, citoyens, etc.

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 05:08





Panneaux de libre expression envahis par les publicités commerciales...


Les Pinchinades le 17/10/09


 

Je n'en fais pas une fixation, et je conçois que ce ne soit pas dans les priorités du nouveau Maire qui s'installe. Mais, je reviens sur mon histoire des panneaux de libre expression vampirisés par les publicités commerciales.

 

J'avais reçu, il y a quelques mois, après plusieurs relances, un « beau » courrier très technique signé de notre défunt Maire. La réponse était loin d'être satisfaisante, et manifestement, la personne qui l'avait rédigé n'avait pas bien regardé les panneaux de notre ville. Je n'avais pas voulu poursuivre, ayant l'impression de parler à des murs.

 

Il se trouve que ces dernières semaines, les afficheurs sont passés à la vitesse supérieure. Si notre précédent maire doutait du fait que les activités du Richeboiss oient commerciales, mais plutôt culturelles (??!!),  je pense qu'aujourd'hui, plus aucun doute n'est possible avec les publicités de la compagnie Aigle AZUR pour des voyages !

 

Alors sans polémique aucune aujourd'hui, je pense qu'il faudra bien que la ville finisse par régler le problème !

 

A suivre.

 

DH

 


 

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