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Pour mieux connaitre  l’histoire politique de Vitrolles, gérée pendant 5 années (1997 - 2002) par l'extrême droite et le couple Bruno et Catherine MEGRET, plus de 200 articles de presse sont à votre disposition (colonne de droite, rubrique "thèmes" sur ce blog). A l'heure de la banalisation de l'extrême droite, un devoir de mémoire s'impose avec l'expérience vécue à  Vitrolles.

Cette histoire politique est désormais complétée par des vidéos que vous pouvez retrouver dans le thème "l'histoire politique de Vitrolles en vidéo", dans la colonne de droite. Cette rubrique sera renseignée au fil du temps.

@ DH
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 06:15

 

 


 

Ce qui m’a toujours surpris, c’est l’implication de notre ancien Président de la République

Valéry Giscard d’Estaing contre le développement de l’éolien en France. C’est lui qui est à la tête du lobby le plus puissant (*). Cela n’a en fait rien d’étonnant car c’est aussi un grand défenseur du nucléaire. Est-ce que cela aurait un rapport par hasard ?

 

Toujours est-il qu’un rapport parlementaire va dans le même sens. Le rapporteur PS de la commission a même démissionné, refusant de cautionner le rapport uniquement à charge. Le Parti de Gauche se positionne sur ce sujet !

 

A suivre,


DH

 

(*) Pour s’en convaincre tapez Giscard et éolien sur n’importe quel moteur de recherche…

 


 

 

Le lobby nucléaire tente d'asphyxier l'énergie éolienne

 

   

 

 

Depuis plusieurs années, le lobby nucléaire a décidé de tuer l'énergie éolienne qui lui fait concurrence, alors que c'est une énergie dont l'efficacité est reconnue et que le réacteur EPR ne cesse de subir des retards dû à de multiples problèmes techniques. C'est le but à peine caché du rapport de la mission d'information parlementaire.

 

Tout y passe : l'atteinte aux paysages qui serait due au développement «anarchique» des installations, le coût du démantèlement de celles-ci, le classement en installations dangereuses de type SEVESO... Les anti-éoliens veulent aussi éloigner celles-ci des bords de mer : pas une à moins de 10 km à l'intérieur des terres et à moins de 15 miles en mer (24 km). On voudrait interdire toute construction qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

 

C'est oublier qu'il existe un arsenal complet qui protège nos paysage et que face aux 8 000 éoliennes prévues pour 2020 nous avons dans le même temps : 100 000 km de lignes à haute tension, 10 300 km d'autoroutes, 30 000 km de voies ferrées, des milliers de remontées mécaniques et des ports de plaisance envahissant.

 

S'agissant du coût du démantèlement, les partisans du nucléaire y vont fort : ils demandent que soit intégré son coût alors que cela n'a jamais été pris réellement en compte pour aucune autre énergie. Et quant à comparer une éolienne à une installation à haut risque cela prêterait à sourire s'il ne s'agissait d'un rapport parlementaire.

 

Le Grenelle de l'environnement a décidément du plomb dans l'aile.

 

Martine Billard, Parti de Gauche

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 05:46

 


 

François Delapierre du Parti de Gauche parle d'une première avec un sondage qui intègre Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2012. En fait, il y a un deuxième sondage réalisé par le Nouvel Obs.

 

Les choses bougent... Intéressant, non ?

 

A suivre...

 

DH

 

 


Une première

 

Lundi, 29 Mars 2010

 

Quel paysage politique après les régionales ? La question intéresse aussi les sondeurs, qui n'ont pas attendu pour aborder les nouvelles configurations qui peuvent se présenter lors de l'élection présidentielle de 2012. Du coup, c'est la première fois que le scénario d'une candidature à l'élection de Jean-Luc Mélenchon est "testée" (sondage IFOP publié dimanche dernier dans Sud Ouest).

 

Martine Aubry y est créditée de 27% des intentions de vote juste devant Sarkozy (26%). Suivent Marine Le Pen à 11%, Duflot à 9%, Bayrou à 7%, Jean-Luc Mélenchon à 6%, Dominique de Villepin à 6%, Olivier Besancenot à 5%. On mesure donc le bouleversement politique produit par les régionales. Dans le détail du sondage, on trouve que 9% des électeurs interrogés qui avaient voté pour Ségolène Royal au premier tour de 2007 choisiraient cette fois Jean-Luc Mélenchon. Une indication des marges de progression du Front de Gauche.

 

Francois Delapierre

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:48




Dimanche 28 mars, avec les partisans du Parti de Gauche nous avons distribué un tract sur le marché de Vitrolles sur le thème des retraites. L'accueil a été plutôt bon, car le sujet impacte tout le monde !


Jacques Généreux, économiste de renommée, membre du parti de Gauche revient sur ce sujet dans Le monde.


A méditer en cette période où la retraite est mise à mal par Sarko et consorts...


DH

 

 

GEDC1249.JPGj

Jean-Claude, Patrice, Georges, Serge, mais aussi, Albert, Patrick et Denis étaient sur le marché malgré le changement d'heure !!!



Pour en savoir plus : le tract-PG-sarko-pas-touche-retraite

 



Le report de l'âge de la retraite contribuera à baisser les pensions



LE MONDE.FR | 23.03.10



Déçu par "la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales", Jacques Généreux quitte en 2008 le PS pour participer à la fondation du Parti de gauche avec Jean-Luc Mélenchon. Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, il est l'un des rares économistes à défendre la retraite à 60 ans. Selon lui, l'allongement de la durée de cotisation vise à terme à développer les régimes de retraites privés.


 

 

En 1950, l'espérance de vie des hommes était de 63 ans (69 ans pour les femmes), elle est aujourd'hui de 77 ans (84 ans pour les femmes). Un report de l'âge légal de départ à la retraite n'est-il pas inévitable ?


Il y a trois paramètres sur lesquels on peut agir : le niveau des ressources (c'est-à-dire les cotisations), le niveau des pensions, et enfin la durée effective de cotisation. Si vous partez du postulat – qui est celui de toutes les réformes engagées en Europe depuis une dizaine d'années – qu'il n'est pas possible de toucher aux ressources, alors en effet, avec l'allongement de la durée de la vie, vous ne pouvez à terme que baisser les pensions et/ou allonger la durée de cotisation. Mais ce postulat est faux. On peut augmenter les ressources. Il n'y a d'ailleurs rien d'anormal à ce que la population âgée occupant une part croissante dans la population capte également une part croissante du revenu distribué.


Comment augmenter les ressources ?


Il y a deux leviers : le taux des cotisations et l'assiette. Si on décide d'augmenter le taux de cotisation, on sait ce que ça coûte. Financer le régime actuel en maintenant le niveau des pensions (le taux de remplacement actuel est en moyenne de 72 %) suppose d'augmenter de 9 points le taux de cotisation d'ici à 2050. Cela correspond à une hausse progressive de 0,4 à 0,5 % par an, ce qui est parfaitement supportable pour notre économie.


Un levier encore plus efficace consiste à élargir l'assiette. La masse salariale représente aujourd'hui 60 % de la valeur ajoutée. Les 40 % restants vont aux entreprises pour financer les profits, les investissements, et ne participent pas au régime de protection sociale. Si, au lieu de cotiser sur 60 % de la valeur ajoutée, on cotise sur 100 %, on diminue considérablement le taux de cotisation. Evidemment, le patronat ne veut entendre parler ni d'une hausse du taux de cotisation, ni de l'élargissement de l'assiette, car son souci est de préserver une part constante des profits. Si on regarde sur le long terme, la part des profits dans la valeur ajoutée est stable quelle que soit l'élévation des taux de cotisation. On aboutit donc à cette fausse contrainte : puisqu'on ne peut pas augmenter les ressources, les travailleurs doivent travailler plus longtemps ou accepter des retraites plus faibles.


En 1970, il y avait 2,5 actifs pour 1 retraité. La proportion passera à 1,5 actif par retraité en 2030. Une augmentation des cotisations ne pèsera-t-elle pas nécessairement sur la compétitivité du pays ?


C'est l'argument classique, mais il n'est pas sérieux. La productivité du travail augmente en moyenne de 1,7 à 1,8 % par an. Le nombre d'inactifs à charge pour chaque actif va certes augmenter de 75 % d'ici à 2050, mais le revenu créé par les actifs aura dans le même temps doublé. La charge réelle sera donc en réalité plus faible !


Cela fait quarante ans qu'on augmente les taux de cotisation, au fur et à mesure que la population a vieilli et que les retraites se sont développées. Que je sache, ça ne s'est pas traduit par un effondrement de la compétitivité. L'effort qu'il faut faire d'ici à 2050 est le même que celui que nous avons fait entre 1945 et 1995. Durant cette période, la part des retraites a augmenté de 7 points en part de PIB, il faudrait l'augmenter de 6,5 à 7 points au cours des quarante prochaines années.


La réforme des retraites n'est donc pas, selon vous, un problème technique ?


Il s'agit d'un choix de société. Les réformes qu'on nous propose ont un but évident. Fixer le niveau de cotisation aboutira nécessairement à une baisse des pensions, car l'augmentation de la durée de cotisation n'est que théorique. Ce n'est pas parce qu'on repousse l'âge de la retraite que les gens vont effectivement travailler plus longtemps. Aujourd'hui, les gens partent à la retraite en ayant cotisé en moyenne pendant 37 ans et demi, et c'est encore moins pour les femmes. La moitié des gens qui partent à la retraite ne sont déjà plus au travail !


Allonger la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein reviendra donc à diminuer les pensions. Et la seule solution sera d'épargner tout au long de sa vie pour des régimes de retraites privés. Le message est le suivant : il y a un filet minimal qui est le social, et pour le reste c'est une affaire de choix individuels. Or c'est bien là le but : créer un nouveau secteur marchand, qui est le développement des assurances sociales privées. Le Medef ne s'en cache d'ailleurs pas, pas plus que le gouvernement.


Le seuil légal de départ à la retraite est généralement de 65 ans en Europe, voire de 67 ans comme en Allemagne... Pourquoi la France ferait-elle exception ?


Si tous ces pays vont dans ce sens, c'est précisément pour les raisons que je viens de citer. Dans tous ces pays, les taux de pension diminuent et ne sont maintenus que par le développement de systèmes de capitalisation privée. Les travailleurs sont aujourd'hui en position de faiblesse face aux détenteurs de capitaux qui menacent en permanence d'aller ailleurs si on ne les satisfait pas. Ce rapport de forces génère des réformes qui se font uniquement à l'avantage des détenteurs de capitaux : elles garantissent leur part dans les profits et le fait qu'ils contribueront de moins en moins à la solidarité nationale.


Propos recueillis par Soren Seelow



 

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Published by Didier HACQUART - dans Parti de Gauche Vitrolles
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 05:16


Les résultats des élections régionales font l'objet de diverses analyses. Ces élections ont été dominées par le fort taux d'abstention et le vote FN.

 

Sur le forum de La Provence.fr, « Tamaroque » dans une de ses interventions a fait référence à un article du journal Le Monde d'Eric Maurin. L'analyse mérite en effet d'être lue...

 

A méditer, DH

 

 


 "En France, la peur de l'avenir n'a pas d'équivalent ailleurs", par Eric Maurin

 

 

 

Eric Maurin, Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), est l'auteur de La Peur du déclassement (Le Seuil).

 

Comment analyser les résultats de l'élection régionale ?

 

Les scrutins se suivent et se ressemblent, sourdement dominés par l'abstention et le vote Front national. Beaucoup de commentateurs insistent sur le caractère volatil des électeurs mais ce qui me frappe, c'est plutôt la persistance d'un rejet massif. Toute une partie de la population vit aujourd'hui dans la peur du lendemain et ne se sent pas représentée. Les régionales sont à bien des égards une réplique de scrutins antérieurs, comme 2002 ou 2004, même si la défiance peut prendre des visages différents selon la conjoncture politique. Ce climat est installé depuis longtemps dans le paysage politique français. Il est caractéristique d'une société parmi les plus fragmentées et les plus inquiètes du monde développé.

 

La géographie des comportements protestataires a-t-elle évolué ?

 

Pour moi, la première clé de lecture n'est pas géographique mais sociale. Le clivage central de la société se situe entre ceux dont l'avenir est protégé et ceux que menace la violence du marché du travail et des évolutions économiques. Ce clivage traverse les classes populaires et les classes moyennes. Il n'y a pas une seule "classe moyenne", une seule "France d'en bas", mais plusieurs, très inégalement exposées au risque de déclassement, les unes défendant des statuts chèrement acquis, les autres bataillant pour en obtenir, souvent en vain.

 

De fait, à chaque grand tournant de notre histoire économique, comme celui que nous vivons actuellement, certains métiers, certaines classes sociales voient leur position s'effondrer. Dans les années 1950, avec l'avènement de la société salariale, cela a été le cas du monde des petits commerçants, des petits artisans - ce qui a donné naissance au poujadisme. Dans les années 1980, c'est la classe ouvrière, celle du monde industriel traditionnel, qui a pris la mutation économique de plein fouet - d'où l'explosion initiale du Front national et sa persistance aujourd'hui dans les vieux territoires ouvriers de la désindustrialisation, comme le Nord-Pas-de-Calais ou l'est de la France.

 

Avec la globalisation technologique et commerciale, nous assistons désormais à un nouveau tournant : toute une partie des classes moyennes du secteur privé - les représentants de commerce, les techniciens, l'encadrement intermédiaire, les contremaîtres, mais aussi les agriculteurs, etc. - se retrouvent en grande difficulté, tant sur le plan du pouvoir d'achat que sur le plan résidentiel.

 

Ce mouvement de déclassement reste, pour l'heure, relativement contenu. Mais la question, c'est de savoir ce qui se passera, d'un point de vue électoral, si la crise s'étend encore aux cadres du privé par exemple. Jusqu'où, alors, progressera le discours de rejet ?

 

Cela signifie que les aspects conjoncturels (débat sur l'identité nationale...) n'ont en réalité qu'un effet limité sur les votes ?

 

Probablement. Les éléments structurels sont toujours déterminants. Et s'il existe un élément conjoncturel, c'est avant tout la récession économique : elle accroît le déchirement entre les classes moyennes du public, qui perçoivent la remise en cause de leurs statuts comme injuste, et les classes moyennes du privé, qui se sentent plus que jamais abandonnées face aux destructions d'emplois. Les classes sociales les plus menacées dans leurs statuts sont traditionnellement les plus proches de l'abstention ou du FN.

 

Dans sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy avait stigmatisé les fonctionnaires et promis qu'il défendrait le niveau de vie des catégories les plus affectées par la désindustrialisation. Or M. Sarkozy, pas plus qu'un autre, ne peut faire face à la concurrence de la Chine sur l'industrie européenne par exemple. D'où la déception d'une partie de son électorat, tant idéologique qu'économique. Le débat sur l'identité nationale a juste contribué à réactiver la répulsion qu'opère M. Sarkozy chez beaucoup de gens de gauche.

 

Le FN a-t-il retrouvé un espace politique ?

 

L'économie moderne postfordiste rejette en permanence une partie de la population sur le bord de la route, plus ou moins durablement déclassée. Du coup, les scrutins ne sont plus simplement polarisés entre droite et gauche, mais également par le clivage entre ceux qui adhèrent et ceux qui rejettent le monde économique tel qu'il se construit, autour des valeurs libérales notamment. Comme toute formation qui prône le rejet du système, l'extrême droite tire profit de cette polarisation fondamentale de l'électorat.

 

En France plus qu'ailleurs, du fait de notre prédilection pour les statuts, les échecs professionnels sont très longs et difficiles à surmonter. Il en résulte une peur de l'avenir qui n'a pas d'équivalent ailleurs dans le monde, capable de motiver des réactions de repli et de rejet aussi extrêmes qu'un vote FN.

 

Dans un sondage publié par "Le Monde" en janvier, les valeurs du FN (peine de mort, immigration...) apparaissaient en recul. Comment le comprendre ?

 

La cible traditionnelle du FN est principalement constituée d'électeurs peu diplômés. Elle a tendance à se réduire parce que la proportion de diplômés augmente. Le FN fait donc évoluer ses idées. En agitant la peur de l'islam, ses dirigeants se positionnent sur la laïcité, ce qui leur permet sans doute d'avoir un écho dans des milieux qui, traditionnellement, votent peu pour l'extrême droite. Je suis curieux, par exemple, de voir si le FN progresse dans des milieux comme le monde enseignant.

 

Propos recueillis par Luc Bronner

 

Article paru dans l'édition du 25.03.10

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 06:41





C'est dimanche et donc je change de registre ! Ces derniers dimanches, je vous ai fait une série sur mon voyage dans l'ouest canadien. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de mon dernier livre, « le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas. Ce n'est pas un livre qui vous remonte le moral, quoique par certains cotés...

 

Par rapport à tous les « grands discours », ce livre nous ramène à la réalité vécue par nombre de d'hommes et de femmes. Sous un autre aspect, j'ai été confronté à cette réalité lorsque j'étais adjoint au maire avec les dizaines de personnes que j'ai reçu dans mon bureau à la recherche d'un emploi...

 

C'est aussi cela qui donne un sens à l'engagement politique.

 

Merci Florence...


DH

 


 

Florence Aubenas : pratique de l'immersion en temps de crise

Pendant 6 mois, elle s'est mise dans la peau d'une femme de ménage, parce que dit-elle « les médias ont du mal à rendre le réel ».

Florence Aubenas à Paris, février 2010 (Audrey Cerdan/Rue89)

Dans le sillage du journaliste allemand Günter Wallraff, du Français Hubert Prolongeau et de quelques autres, Florence Aubenas s'est immergé en milieu précaire, et a cherché un emploi. Résultat : un livre saisissant, et des questions sur une pratique efficace. Entretien.

« Se laisser porter par la vie », « reprendre un temps normal », et « parler de la crise par ceux qu'elle touche » : voilà ce que Florence Aubenas [précision : Florence Aubenas est actionnaire minoritaire de Rue89, ndlr] a décidé de faire.

Entre février et juillet 2009, elle a pris un congé sans solde à son journal (Le Nouvel Observateur), changé sa couleur de cheveux, et est partie voir la situation de l'emploi à Caen. Avec en poche ses vrais papiers et un CV avec un léger trou, elle s'est mise dans la peau d'une femme de ménage et a cherché un travail.

Des journalistes comme modèles

Quand l'idée de cette expérience lui est venue, Florence Aubenas avait lu les ouvrages qui font autorité sur la pratique de l'immersion. Comme « Tête de Turc » (1986) où le journaliste allemand Günter Wallraff prend pour nom Ali Sinirlioglu, et se fait passer pour un Turc à la recherche d'un emploi. Ou le travail d'Hubert Prolongeau dans « Sans domicile fixe » (1997), inspiré de la même méthode. (Voir la video)


Le quotidien d'une femme de ménage

A Caen, elle s'installe dans une petite chambre (loyer : 348 euros) et se plonge dans le quotidien d'une femme de ménage : agences d'intérim, entretiens à Pôle emploi, boulots difficiles…

Dans le reportage que la journaliste tire de cette expérience, elle raconte un monde dont on sait qu'il existe (« je ne prétends pas avoir découvert la précarité ! ») mais dont on ignore ses existences marquées par la perte d'un emploi, et plus encore par la peur de le perdre.

Il y a Marilou, 20 ans. Elle a deux boulots, dans le ménage. Des CDD. Auxquels vient s'ajouter un troisième emploi. Des « heures » à des horaires impossibles. 200 euros touchés lorsqu'elle démissionne. Un « parachute doré », dira son employeur.

Il y a Philippe, rencontré à un forum pour l'emploi. Chômeur. Lucide. Pour lui, perdre son travail, ce n'est pas la mort. A condition de tout accepter ensuite. Accepter de repartir de zéro.

Victoria, l'amie, ancienne syndicaliste qui fait claquer le mot « femme de ménage » bien fort quand on lui demande ce qu'elle faisait plus jeune. Et tant d'autres.

Tout accepter, ce sont des horaires absurdes, tous les jours, toutes les nuits ; des conditions que l'employeur sait que vous n'êtes pas en mesure de négocier. Des jambes en compote, la fatigue et l'indifférence. Ces clients qui lorsqu'ils vous rencontrent ne savent plus où regarder.

Un reportage qui a de la voix

Sans pathos, Florence Aubenas restitue la violence du travail précaire sans jamais oublier les amitiés qui s'y créent, le courage de recommencer tous les jours sans se départir de sa drôlerie et de son courage. Le livre est à l'avenant : écrit au présent (un temps cash), elle présente les faits avec légèreté et fidélité, laisse ses « témoins » dire la gravité de la situation, de la crise, et de la vie.

Elle les laisse aussi dire les contrats qu'ils passent entre eux, faute d'en avoir d'autres : la solidarité, l'écoute, les discussions. De nombreuses discussions inattendues jalonnent le livre. Comme cette accompagnatrice, Mme Astrid, dont le romancier préféré est PPDA.

L'expérience n'était pas aisée : observatrice aisée (parisienne, pas précaire) et participante, elle a transformé cette immersion pied de nez en reportage. Et s'est arrêtée dès qu'on lui a proposé un CDI, pour ne prendre le travail de personne. (Voir la video)


Trop de médiatisation ?

Ce livre est écrit par une journaliste qui est devenue un vrai personnage depuis sa détention (un livre en 2007). Et qui a été fort médiatisée cette semaine. Son visage, connu de tous durant la guerre en Irak, a été en couverture du Nouvel Obs pour annoncer la sortie de ce livre.

Trop de médiatisation ? Florence Aubenas le reconnaît, sa détention l'a rendue célèbre. Elle dit n'en avoir que les aspects positifs : on s'intéresse à son travail, là, à son livre.

Comme elle le dit dans l'interview, et comme le prouve son livre, « les médias ont du mal à rendre le réel », surtout lorsqu'il est immatériel (précarité, pauvreté). Le procédé utilisé (immersion) génère aussi un procédé (la narration) et un tempo (laisser la vie opérer) qui ne sont plus possible dans la presse d'aujourd'hui.

Ce genre d'immersion fera obligatoirement penser aux livres de William T. Volmann sur la violence et sur la pauvreté. Le genre de livres qui font penser que l'écriture est la plus belle des empathies. (Voir la vidéo)



Le quai de Ouistreham (éd. de L'Olivier,270pp, 19 €)


Voir la version intégrale de l'entretien. Florence Aubenas y parle, en plus des thèmes abordés ici, de la presse et du social, de son travail d'écriture, de son approche, de ses « collègues », du réel et de la fiction dans l'écriture et dans le journalisme, de son énorme médiatisation.

 


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Published by Didier HACQUART - dans Qui suis - je
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 05:24




C'est aujourd'hui !

 

http://www.no-sarkozy-day.fr/wp-content/uploads/2010/03/SH-79-NSD-dessin-02.jpg

 

  

http://www.no-sarkozy-day.fr/wp-content/uploads/2010/02/no-sarkozy-day-sticker-violet.gifPour en savoir plus : http://www.no-sarkozy-day.fr

 

DH

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 05:42




 

Mine de rien c’est un évènement historique ! Je me rappelle il y a quelques années un voyage à titre professionnel aux Etats – Unis. La question qui revenait à chaque fois concernait le fonctionnement de notre système de protection sociale. C’était au début des années 9o, et pourtant mes interlocuteurs travaillaient plutôt dans des grandes entreprises… Dire que les libéraux qui nous gouvernent veulent tout remettre en cause…

 
Ce qui est classe aussi, c’est l’intervention de Barak OBAMA. Inutile de faire la comparaison avec notre Sarko…

Malheureusement, il doit y avoir un nouveau vote. espérons que...

 
DH

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/857366.jpg

 



Barack Obama remporte la bataille sur la réforme du système de santé...





“Ce soir nous avons surmonté le poids de la politique, alors que tous les spécialistes nous affirmaient que ce n‘était plus possible. Nous n’avons pas cherché à échapper à nos responsabilités, nous les avons endossées. Nous n’avons pas eu peur de notre avenir, nous l’avons façonné. Le Congrès des Etats-Unis a finalement déclaré que les travailleurs américains, que les familles américaines et les petites entreprises méritent la sécurité. Ils méritent aussi de savoir que dans ce pays, ni la maladie, ni un accident ne pourra mettre en danger les rêves de ceux qui ont travaillé toute une vie. Ce jour ne représente pas la fin des défis pour notre pays. Nos efforts pour relancer l‘économie continuent. Nos efforts pour promouvoir la création d’emplois dans le secteur privé vont aussi de l’avant comme nos efforts pour rendre les rêves des familles américaines de nouveau possible. Nous marchons avec une confiance renouvelée, revigorés par cette victoire au nom du peuple américain”.

 

Après le Sénat, la Chambre des Représentants a elle aussi voté en faveur du projet après des mois de tractations par 219 voix contre 212. Une majorité de 216 voix était nécessaire, une bataille menée jusqu‘à la dernière minute par les démocrates et le chef de la Maison Blanche.

Pour en savoir plus :

Santé : la réforme Obama vue par un chercheur

[ 23/03/10  ]

Victor Rodwin, universitaire new-yorkais spécialiste de la santé publique, porte un jugement positif sur la réforme du système de santé américain.

Aux Etats Unis, le pouvoir des compagnies d'assurances ou de l'industrie pharmaceutique est plus fort que celui du corps médical. » Victor Rodwin, professeur de santé publique à l'université de New York, porte un regard positif sur la réforme Obama adoptée dimanche par la Chambre des représentants. « Près de 30 % des Américains ne sont pas satisfaits du système actuel, où environ 50 millions de personnes ne sont pas couvertes. Mais, en même temps, ils sont très attachés au libre choix de leur assureur et craignent un rationnement des soins imposé par la bureaucratie de l'Etat fédéral intervenant dans la relation entre le patient et le malade. Les Américains ne veulent pas non plus d'une agence fédérale prenant en compte le rapport coût efficacité des soins inspiré du système Nice comme celui mis en place en Grande-Bretagne. » Invité récemment par l'agence Nile et la revue « Espace social européen », le chercheur américain, également professeur à Paris Sud-11, insiste sur les spécificités de son pays, parfois peu lisibles de ce coté de l'Atlantique . « Aux Etats-Unis, chaque citoyen est libre de choisir sa couverture maladie et l'assurance obligatoire ne fait pas partie de notre culture. »

 

Pas loin de 50 millions d'Américains, majoritairement employés dans des entreprises de moins de 50 personnes, sont concernés par cette réforme. Pris dans une véritable tenaille, ils ne bénéficient pas du soutien de leur employeur pour financer leur assurance et n'ont pas accès à l'aide publique réservée aux plus démunis (Medicaid). « Quand on devient pauvre, on bascule dans Medicaid et on est couvert », résume Victor Rodwin. Une des données majeures de la réforme consiste à élever le seuil d'éligibilité à « ce statut de pauvreté ». « Cela bénéficiera à environ 15 millions de personnes supplémentaires. C'est un peu comme la CMU en France. Mais les médecins n'aiment pas trop le Medicaid, car c'est très mal remboursé », indique le chercheur new-yorkais.

Bourses de santé

L'autre versant de la réforme consiste à mettre en place un système de bourses de santé facilitant l'accès aux assurances privées pour les bas salaires. « Le but est de rendre l'assurance plus abordable. Mais cet aspect est encore très vaseux. Les rapports présentés par le Sénat et la Chambre de représentants comprennent plus de 2.000 pages et personne ne les a lus. Il faudra attendre les décrets d'application pour y voir plus clair. »

 

Le système de santé américain s'appuie sur un réseau d'hôpitaux de qualité très variable. « Le rapport est de un à six entre les meilleurs et les moins bons. Mais les Américains restent très attachés à la gestion directe de leur hôpital par un conseil d'administration local favorisant l'innovation. Près de 30 % des hôpitaux sont privés et 60 % sont privés sans but lucratif avec une obligation de soins. On ne meurt pas dans la rue aux Etats-Unis. » L'organisation des soins repose également sur des financements caritatifs (« charity ») très présents outre-Atlantique. « Les fonds philanthropiques représentent 1,8 % du PIB, contre 0,3 % en France. »

 

Cet ensemble consomme beaucoup d'argent : plus de 7.000 dollars par an et par patient en 2007, contre environ 3.300 dollars en France (voir tableau). La part payée par le malade (reste à charge) est plus élevée outreAtlantique (890 dollars) qu'en France (246 dollars). Ces dépenses considérables (16 % du PIB) sont, selon Victor Rodwin, affectées d'un « gaspillage épouvantable » (estimé à 700 milliards de dollars par un cabinet d'audit).

Une des premières sources d'économies envisagées par la réforme vise la réduction « des hospitalisations évitables ». Selon, Victor Rodwin, « les maladies chroniques comme le diabète ou les maladies cardio-vasculaires sont mal prises en charge par le système de soins primaires assuré par les généralistes ». Selon le chercheur américain, la mise en place de cette réforme va prendre des années et va se traduire par une vaste vague d'expérimentations. « C'est une des grandes différences avec le système français. Vous avez du mal à faire des expériences qui ne s'applliquent pas à tout le monde. »

ALAIN PEREZ, Les Echos

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 05:50




 

Communiqué du Parti de Gauche de la 12ème circonscription des Bouches du Rhône


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Dimanche 21 mars vers 20h30, alors qu'il sortait de la Salle des Arts de Sausset où il avait pris connaissance des résultats locaux de l'élection régionale, Rémy Pernaud militant du Parti de Gauche est très violemment pris à partie par le Maire Eric Diard (député UMP) entouré de 7 ou 8 personnes très menaçantes, pour des propos tenus dans une conversation privée une semaine auparavant à proximité du bureau de vote du Grand Vallat et rapportés par une jeune femme participant elle-même à l'agression. Les propos en question soulignaient que "l'UMP s'était comporté comme des voyous" en recouvrant tous les panneaux électoraux par des affiches "Mariani", au mépris des espaces réservés à chaque formation.


Le tutoiement, les agressions verbales grossières, les menaces, les intimidations et les comportements furent d'une extrême violence, la police municipale devant s'interposer et protéger notre militant, qui s'est contenté de confirmer ses propos quant à l'affichage illégal de l'UMP.


Eric Diard, député-maire UMP, les yeux quasi exorbités provoquant: "Viens demain matin dans mon bureau, je te démolis la gueule..."


Une autre personne non identifiée (il a refusé de dire qui il était): "Si je t'avais chopé plus tôt, tu n'aurais pas été en état de voter aujourd'hui !"


Suite à ce traquenard et ce déchainement de violence, Rémy Pernaud a fait une déposition, étayée par les témoignages de deux personnes, auprès de la gendarmerie de Carry le Rouet en demandant que Eric Diard soit invité à s'expliquer et que ses complices, inconnus des Saussétois présents, puissent être identifiés et convoqués à leur tour.

Le Parti de Gauche s'insurge contre ces pratiques mafieuses de menaces et d'intimidations, destinées à instiller un sentiment d'insécurité et de peur.


Le Parti de Gauche espère que la Justice agira de manière à mettre fin à ces pratiques avant que les violences physiques soient effectives.


 

Le 24 mars 2010




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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 05:19




Manifestation du 23 mars 2010, le Parti de Gauche dans la rue à Marseille

 

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Hélène LECACHEUX et Albert BRUN, "ABBA" en grande discussion...


Le Parti de Gauche était à coté des salariés le 23 mars à Marseille à l'appel de la manifestation unitaire CFDT-CGT-FSU-UNSA-SOLIDAIRE.

 

Nous étions 50000 suivant les organisateurs et 12 000 suivant la Police. De tels écarts n'étonnent plus personne à Marseille depuis longtemps, pour nous qui sommes habitués au pavé marseillais !

 

Après le vote des 14 et 21 mars, espérons que Sarkozy et son gouvernement ont entendu les salariés et retraités !

 

A suivre !

 

DH



GEDC1244.JPGLes camarades du Parti de Gauche assuraient "un point fixe" comme d'hab...


 

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Le camarade Rémy et son épouse du PG 12ème


otre serviteur avec "ABBA"

DSC02259.JPGVotre serviteur avec "ABBA".




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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 06:26


Communiqué du Parti de Gauche sur le second tout des élections régionales 2010.

DH

2ème tour des élections régionales: les électeurs effacent la victoire présidentielle de Sarkozy de 2007


Dimanche, 21 Mars 2010

  

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Les électeurs viennent d'effacer politiquement la victoire présidentielle de Sarkozy en 2007. La déroute qu'ils ont infligée à la droite est d'une ampleur historique. Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont désormais plus aucune légitimité pour continuer à détruire les acquis sociaux et républicains de notre pays. A commencer par leur réforme des retraites que nous combattrons dans la rue dès le 23 mars prochain.


Le gouvernement prétend que sa politique n'a pas été sanctionnée? Alors qu'il le vérifie en remettant sa majorité parlementaire en jeu par le biais d'une dissolution ! Hélas le pouvoir va tenter de se dérober au verdict populaire. Après avoir refusé d'écouter la rue, le voilà décidé à nier les urnes. Cette obstination annonce une crise politique majeure.


Le Front de Gauche va s'y préparer. Il est désormais installé dans la vie politique française. Il lui faut maintenant trouver un second souffle pour offrir un recours au pays. De ce point de vue, le résultat de la liste Front de Gauche-NPA du Limousin à ce 2ème tour (autour de 19 % contre 13 % au 1er tour) est un formidable encouragement. Il démontre la capacité mobilisatrice de l'autre gauche réunie. Il faut poursuivre dans cette voie afin de constituer au plus vite une alternative politique majoritaire à gauche. Pour ce faire, le Front de Gauche doit asseoir sa crédibilité dans les mobilisations et les urnes, en prenant d'une part toute sa place dans la bataille contre la réforme des retraites qui débute le 23 mars, en présentant d'autre part des candidatures communes dans les prochaines élections (cantonales, présidentielle et législatives), autour de plates-formes partagées proposant une autre voie pour la France.

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